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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 23:18

 

 

 

Face à une république qui croyait qu’il suffisait de développer l’employabilité des hommes pour que le communautarisme ne soit pas un recours c’est râpé. C’est dans un rejet de l’autre, qu’une partie de la population et des partis politiques cherchent une légitimité fédératrice, d’autant plus s’il est musulman et immigré. Quand à la société laïque libérale elle se radicalise face à la monté d’un islam qui les effraie par l’amalgame fait avec le terrorisme qui s’en revendique et l’ignorance de l’âge d’or de la pensé musulmane. Nous avons trop cru qu’une économie libérale était synonyme de démocratie et qu’il suffisait de se faire l’apôtre du libéralisme pour voir se développer l’idéal républicain. Certains ont cru et croient encore qu’il suffit d’aboutir à une employabilité capitaliste pour conforter la république, alors que l’essence même du capitalisme est porteuse d’inégalité. Ainsi, l’activité socialisant humaine s’amenuise dans un égoïsme étroit qui ne sait plus ou ne veut plus pratiquer en conscience la solidarité égoïste qui repose sur la mutualisation des risques et la répartition des fruits de l’activité économique  pour faire une place aux humains à la table du banquet français, européen ou mondial (malthusianisme).

Face à l’aliénation des hommes politiques dieu est un recours.

Faute de cette disposition instable, incertaine et constamment redéfinit que ne parvient plus à maintenir ni comprendre une bonne partie des citoyens qui forment la république, certains d’entre-deux trouvent espérance dans les religions traditionnelles. Celles-ci sont un danger pour la république si elles ne se réforment pas à l’orée du 21 siècle qui a chamboulé les connaissances humaines et rendu l’humain aveugle par la connaissance de l’infiniment petit, qui ne peut se lire que par l’intermédiaire de la technologie, ce qui nous oblige d’y confier son existence, comme les croyants la confient à dieu. De la sorte la république est attaquée de toute part, alors qu’elle croyait que le respect des religions ne deviendrait pas un recours devant la faiblesse de l’action socialisante du travail définit comme une charge et devant la faiblesse d’un enseignement général insuffisant tandis que celui supérieur n’est accessible qu’à quelques initiés. Ainsi, devant le rôle des hommes politiques qui se sont transformés en gardien d’un potentiel mercantile, sans philosophie autre que son expansionnisme, le recours à dieu ouvre une nouvelle ère par l’expression du pire de ces aspects, celui du littéralisme. Dieu peut-il dire aux hommes que ce sont les hommes qui parlent de ce qu’ils ont compris de Dieu comme l’on fait, Spinoza, Giordano Bruno,, Copernic, Kepler, Gallieni, Descartes, Pascal,  Newton qui étaient tous croyant. Ne pouvant découvrir que ce que notre intelligence peut comprendre, le littéralisme religieux demeure une entrée en matière, du monde qui était celui de ceux qui l’on écrit, fondant sur ces bases et définissant l’évolution qui se confirmait par de nouvelles compréhension de la vie.

 II en fut de même chez les musulmans où de nombreux penseurs voyaient dans le coran un livre ouvert sur la découverte de ce que les hommes qui l’avaient écrit concevaient des moyens d’obtenir une existence exemplaire. Tel Abu l-hudhayl al-‘ allaf, Avicenne et Averroès pour les plus connus des occidentaux, tant la liste et longue des philosophes de l’âge d’or islamique. Ainsi, la question de dieu ne peut se réduire à une acceptation littérale des écritures. Dans ce domaine les protestants réformés furent et sont toujours des chercheurs de l’esprit des textes, non qu’ils cachent quelques secrets qui dévoilerait dieu, mais comment ils peuvent se concilier avec les découverts scientifiques humaines qui sont tout autant son œuvre, comme l’avaient compris ceux dont j’ai cité les noms et qui parfois ont risqué leur vie face aux dépositaires tutélaires de la lecture des écritures.

Nous ne pourrons vivre le 21 siècle sans que les religions distinguent la foi des rituels organiques qui disparaîtront par « syncrétisation » devant le mélange des cultures qui sillonneront le monde, quand nous irons de paris à Tokyo en 3h. Pour l’instant le capitalisme pousse les populations au replie sur soi et l’islam représente l’immobilisme tyrannique refermé sur des comportements ancestraux d’un autre âge. Ceci aux seules fins de s’opposer au mercantilisme (le marché) qui n’a plus de respect pour la vie humaine, en qui il ne voit que production de monnaies sonantes et trébuchantes qui n’ont pas manquées de contaminer aussi les états islamiques, qui tout en dénonçant les dérives capitalistes d’un occident marchand, n’oublient pas d’investir leurs pétrodollars dans cette économie plutôt que de les mettre au service de leur conviction religieuse et de leurs compatriotes.

Croire n’est pas un choix.

Nous vivons une transition aussi importante que le passage du polythéisme au monothéisme, les dérives de la comptabilisation de l’existence génère des réactions d’ignorances, mais également la prise en compte des erreurs d’une industrialisation scientifique, qui a irrémédiablement modifié l’environnement humain, et qui engendrera des réponses de celui-ci. Bien que nous ne lisions pas toujours le devenir qui se dessine, tant les informations sont brouillées par les conflits d’intérêts à courts termes, qui favorisent l’immédiateté émotionnelle pour toute réponse, toujours plus rapide et sans recul, dont bien des penseurs et philosophes jugeaient bon d’y faire entrer de la raison. Ceci impose de disposer d’un bon bagage de savoirs pour ne pas être abusé ou largué et ainsi tomber dans les bras de ceux qui nous vendent des potions magiques au travers de concept fondateurs respectables pour le rôle qui voulaient jouer dans l’universalité d’un bonheur sur terre ou au-delà. Bien qu’ils aient répandu misère et mort, ils sont prêts à remettre cela, en ignorant la volonté de ceux qui ont écrit la déclaration universelle des droits de l’homme pour que chacun ait une place au banquet de l’humanité. La religions islamique est encore en bute à l’esprit d’ouverture face à l’esprit de clôture, alors que les religions judéo chrétiennes ont fait, avec difficultés et dans le sang, le pas, forcé en cela par la laïcité, qui est né du développement des science, et qu’illustre Darwin, qui vers la fin de son existence ne croyait plus en dieu. Alors nous avons des défis énormes à affronter,  repenser le libéralisme dans la collectivité mondiale, abandonner la comptabilisation suggestive de notre activité économique capitaliste pour l’assoir sur des données vérifiables et réfutables, l’énergie humaine, rendre la parole de dieu aux hommes et lui laisser leur foi, non dans des rituels éducatifs clos, mais dans l’infini des possibilités qu’il offre aux hommes qui s’ouvrent au monde et à l’univers de pouvoir croire tout simplement.

S’ouvrir n’est pas un choix.

Il ne s’agit pas de s’ouvrir par principe, mais de savoir que de génération en génération le discourt se dilue et se distord, et qu’il est heureux qu’il en soit ainsi sinon nous serions dans le déterminisme le plus absolu et les religions n’auraient jamais existé et nous serions condamné à vivre dans le capitalisme. Mais s’ouvrir ne signifie pas s’aliéner aux autres et repose sur une réciprocité et non sur une domination de l’un sur l’autre. Ensuite le temps fait son office et les générations les leurs pour que demain soit autre. Pourtant nous sommes réticent à cela, tous éduqués dans la vérité de nos cultures et il est triste de constater que le trait d’union des peuples n’est qu’un combat économique fondé sur le langage mathématique qui quantifie nos désirs suggestifs et utilise la culture pour s’opposer, aux risques de maintenir des archaïsmes d’un autre temps qui permettent de s’accrocher à une espérance à la quelle la république ne fait plus rêver. Il n’y a bien que Sarkozy pour croire qu’il suffit de s’appeler républicain pour l’être, à moins que ce soit la réalisation d’une intuition de feu Georges Frêche qui avait condamné le socialisme au bénéfice de la social démocratie et considéraient qu’il ne faudrait que deux partis majoritaires, l’un Républicain l’autre Démocrate. Nous verrons si après la déculotté des présidentielles de 2017 le PS franchit le pas pour se relancer.

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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