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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 09:48

La supposer crise des migrants syrien, chrétiens de surcroit, les autres à priori ne sont pas des migrants dignes d’intérêts par opposition, n’est aucunement une crise, compte tenu qu’ils sont le résultat d’un conflit géopolitique instruit par ceux mêmes qui utilisent le terme de crise, devenu totalement galvaudé pour être utilisé à tout propos. Si c’est le cas alors il faut accepter l’idée que nous sommes dans une société malade et que toutes les mesures que nous penons aggravent la société, puisque des conséquences en découlent toujours une crise.

Une énième fois nous utilisons la sensibilité humaine envers le sort des enfants pour que les puissant poursuivent des buts et visées politiques qui s’appuient sur une compassion et empathie qu’ils n’ont certainement pas, compte tenu que tous les jours 18 000 enfants de moins de cinq ans meurent dans le monde dont plus de 8000 de faim, tandis que les traders s’engraissent en jouant ave la spéculation alimentaire.

D’autres articles sont venus préciser que cet enfant n’était pas celui d’un réfugié politique. C’est dire, quand l’on connait le milieu de requin politicien, qu’il n’y a de place que pour de sordides calculs dénués de toute compassion, que les migrants on donné l’occasion à ces pouvoirs de se dédouaner du flop démocratique Grec. Egalement que les réseaux sociaux sur le net ne sont pas une source fiable d’information. En France il y a toujours eu des humanistes de tout bord attachés à l’humain d’abord, mais ce n’est pas la majorité des citoyens actuellement du moins, de ce qu’il ressort d’études faites à froid antérieurement, plus de 60% pensent qu’il y a trop d’étrangers. L’Europe compte plus de 700 000 000 d’habitants, en France tous les ans naissent plus de 800 000 enfants et meurent 550 000citoyens et il faudrait que l’accueil d’immigré provoque une crise. Nous savons depuis longtemps que nos jugements en la matière, pour certains, sont guidés par la xénophobie, le racisme et l’islamophobie, que fédère le FN, à tord ou raison, qui s’implante dans tous les partis qui s’en dédouanent en se disant décomplexe. Cela nous conduit à faire des entorses aux droits de l’homme qui stipulent :

Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14
Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.
2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies

L’Europe faisant fit de cela a donc décidé arbitrairement quelle choisirait par quota qui doit aller, Bravo et bon nombre de citoyens en sont d’accord, comme ils le furent en 1962.

Emigrants Souvenez-Vous.

Texte écrit par manuel Gomez en juillet 2015

C'est de cette façon qu’en juillet 1962, on traita les rapatriés d’Algérie

26 juillet 1962, le maire de Marseille,

Le socialiste Gaston Defferre, accorde une interview au quotidien Paris-Presse l’Intransigeant.

Sujet : l’arrivée massive des rapatriés d’Algérie.
53 ans plus tard, il m’apparait comme instructif, pour les générations qui n’ont pas connu, ou mal connu, ces évènements tragiques, de faire souvenir de quelle manière ont été accueillis ces Français lors de leur arrivée, contre leur gré et emportés par le vent de l’Histoire, dans leur pays, leur patrie, la France.

Le « bafouilleur marseillais », Gaston Defferre ne se prive guère de donner son avis :
« Ils fuient. Tant pis ! En tout cas, je ne les recevrai pas ici. D’ailleurs, nous n’avons pas de place. Rien n’est prêt. Qu’ils aillent se faire pendre où ils voudront ! En aucun cas et aucun prix je ne veux des pieds-noirs à Marseille. »

À la question « Voyez-vous une solution aux problèmes des rapatriés à Marseille ? »,
il répond : « Oui, qu’ils quittent Marseille en vitesse ; qu’ils essaient de se réadapter ailleurs et tout ira pour le mieux. »

Mais Gaston Defferre n’est pas un cas isolé.
Un sondage IFOP début juillet indique
62 % des métropolitains refusent toute idée de sacrifice à l’égard des Français d’Algérie.
Voici d’ailleurs un rapport découvert lors de l’ouverture des archives : Les Français d’Algérie qui débarquent en métropole font l’objet d’une froide indifférence, ou même d’appréhensions. On ne les connait pas. On ne sait d’où ils viennent ni si ils sont “vraiment” français. Jugés premiers responsables du conflit qui vient de se terminer et qui a coûté la vie de trop nombreux soldats métropolitains, ils ne semblent pas “mériter” que l’on porte sur eux le regard compatissant que beaucoup espèrent.

Conseil des ministres du 18 juillet 62, Louis Joxe s’exclame :
« Les pieds-noirs vont inoculer le fascisme en France. Dans beaucoup de cas, il n’est pas souhaitable qu’ils retournent en Algérie ni qu’ils s’installent en France. Il vaudrait mieux qu’ils aillent en Argentine, au Brésil ou en Australie. »

Pompidou, Premier ministre, appuie cette idée :
« Pourquoi ne pas demander aux Affaires étrangères de proposer des immigrants aux pays d’Amérique du Sud ou à l’Australie ? Ils représenteraient la France et la culture française. »

De Gaulle : « Mais non ! Plutôt en Nouvelle-Calédonie ! Ou bien en Guyane, qui est sous peuplée et où on demande des défricheurs et des pionniers ! »

Le 22 juillet 1962, Gaston Defferre poursuit ses anathèmes sur Paris-Presse :
« Français d’Algérie, allez vous faire réadapter ailleurs. Il faut les pendre, les fusiller, les rejeter à la mer… Jamais je ne les recevrai dans ma cité. »

Dans le centre de Marseille, une inscription sur un grand panneau :
« Les pieds-noirs à la mer. »

À l’aéroport d’Orly, la direction interdit aux pieds-noirs d’emprunter l’escalier mécanique parce qu’elle estime que leurs valises et leurs ballots volumineux sont une gêne pour les autres voyageurs.

Pas l’once d’une compassion parmi les responsables politiques français
« L’intérêt de la France a cessé de se confondre avec celui des pieds-noirs », dit froidement de Gaulle, le 4 mai 1962, en Conseil des ministres.

Un autre jour, à Peyrefitte qui lui expose « le spectacle de ces rapatriés hagards, de ces enfants dont les yeux reflètent encore l’épouvante des violences auxquelles ils ont assisté, de ces vieilles personnes qui ont perdu leurs repères, de ces harkis agglomérés sous des tentes, qui restent hébétés… »,
le Général répond sèchement :
« N’essayez pas de m’apitoyer ! »

Parlant d’Edmond Jouhaud, l’un des généraux putschistes du 13 mai 1958
« Ce n’est pas un Français, comme vous et moi, c’est un pied-noir. »

Voilà, tout est dit. Ceux qui ne savaient pas le savent à présent. Quant à ceux qui n’ont jamais voulu savoir, qu’ils croupissent dans leur ignorance.

Je ne sais pas jusqu’où l’on peut être fier d’être français, quand l’on s’attribue les mérites de quelques humanistes qui ont existé et que l’on ne l’ait plus soi-même, et que la fierté nécessaire à tous quitte le domaine humain pour se réfugier derrière le sport d’élites et son fric. Je crois que nous avons irrémédiablement rejoint les USA unit dans la guerre et les jeux.

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Published by ddacoudre - dans critique
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