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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 19:56

Nous sommes depuis maintenant plus de vingt ans entrée dans une déconstruction sociale de ce qui a été un moyen d’intégration d’une nation française qui était ouverte à l’immigration bon gré mal gré.

J’indique l’entité Nation et non tous les citoyens qui la forment, le peuple. Cette distinction est nécessaire car le peuple dans son ensemble n’a jamais été un facteur d’évolution et encore moins de révolution. Sauf qu’il n’est pas sympathique de dire cela dans une démocratie où la population est amenée à formuler son opinion individuellement. Et chacun d’en déduire que tout sujet dispose d’une opinion individuelle, alors qu’il vit sur les bases d’une éducation et une instruction commune qui s’organisent autour de lois, dont historiquement le peuple dans son ensemble n’a jamais été l’auteur. Les populations « laborieuse ont été en permanence tenu en servitude et ce serait et c’est une erreur de ne pas tenir compte qu’aujourd’hui, il en est encore ainsi sous le vocable et la condition sociale du salariat. Le salaria n’est rien d’autre qu’une organisation de servitude moderne dans une société ou l’échelle sociale permettait de s’en affranchir. Comme hier les maitres affranchissaient leur serviteur et parfois l’esclave.

Nous avons donc pris l’habitude de nous approprier les mérites ou les désagréments de nos comportements en les regroupant sous l’appellation peuple ou nation qui n’offre à partir de là aucun moyen de distinction pour analyser et comprendre les évolutions ou les régressions. Ainsi, contrairement à ce que nous soutenons l’individu est absorbé par une dynamique où sa capacité intellectuelle est en permanence orienté par les informations qu’on lui délivre sur l’état et l’évolution de la nation du monde dont il n’a jamais connaissance réellement en dehors de la représentation qu’il lui en ait donné, sauf s’il vit cela dans son quotidien qu’il compare au discours généraliste qui lui est proposé par l’information socio-économique. Ainsi, la prise en compte de l’individualisme comme finalité dissous la responsabilité collective qui se formalise autour de partage d’idées, d’idéaux, d’usage, de coutumes, de philosophie, de communautés ouvertes ou fermées et font le bonheur des faiseurs d’opinions qui sont aujourd’hui les médias et les instituts de sondages.

Nous vivons l’exemple de la avec l’affaire de la crise des migrants. Nous rappelons que la France reste un pays d’accueil sans jamais dire ce qu’en pensaient les citoyens français quand ils ont pu être interrogés, s’ils ne l’ont jamais été en tant que tel. Généralement c’est la structure décisionnelle des différentes républiques qui ont pris les décisions concernant l’accueil des migrants sur notre sol, et ont construit autour cette réputation de France terre d’accueil. Les citoyens constituant la France ont suivit l’évolution de la démocratie républicaine, car nous le savons la France révolutionnaire ce fut d’abord les bourgeois, puis ce qui s’exprimaient par le vote censitaire, puis les hommes à la majorité de 21 ans, puis les femmes et enfin aujourd’hui tous les citoyens âgés de plus de 18 ans.

Cela est donc l’histoire que nous racontons que le mythe de la France terre d’accueil, forcé à cela par une minorité agissante d’individus que l’on peut qualifier d’intellectuels et d’humanistes, contre ou dans l’indifférence des populations.

Contre, car nous avons de nombreux exemples du rejet de l’étranger qui vient sur notre territoire qu’elle que soit sa nationalité. Les lois sur la xénophobie et le racisme et que j’ai rappelé dans un article « Mort aux Italiens » viennent confirmer cela.

Je rappelle souvent cette phrase attribué à Casimir Perrier parlant des gens des campagnes et autres migrants qui venaient s’installer dans des gourbis autour des villes industrielles, « quel sont ces barbares qui s’installent autour de nos villes ». Naturellement, cela n’est pas une exception française, mais un comportement humain conservateur durablement répandu dans le monde, que le développement de l’universalité humaine qui remonte au christianisme et de l’humanisme ne sont pas parvenus à endiguer face à l’égoïsme que justifie la nécessité qui ne trouve jamais le temps d’un partage, même quand comme dans nos sociétés occidentales nous sommes gavés au point de jeter 30% de notre consommation et que nous périssons sous la capacité de sur production.

Je me suis permis de développer ce filtre, non pour convaincre qui que ce soit mais pour donner la possibilité de ne pas lire la problématique d’aujourd’hui par le seul filtre de l’information médiatique, qui sert des buts et auxquelles nous n’avons pas toujours accès, nous conduisant sur des critères fallacieux à nous opposer, ignorant que le phénomène même du développement des sociétés par la circulation des populations est primordial.

Un organisme qui ne reçoit rien de l’extérieur meurt sous ses propres déchets.

Ainsi, s’il y a des peuples à plaindre ce sont ceux qui subissent cette hémorragie de population, car chacun la compris dans ce type d’exode ce ne sont pas les plus pauvres et les plus ignorant qui partent.

Nous devons donc distingues différents types de migrations qui ont constitué un va et vient constant au-delà de ceux qui se sont installés durablement. Celles économique qui constituent la majorité, celle de regroupement familial avant même que la loi existe et celle du droit d’asile minoritaire (chacun doit pouvoir retrouver les rapports sur des sites de statistique).

De la sorte l’immigration économique se structure d’une part entre. 1) Ceux qui vont et qui viennent, le temps de se faire un pécule pour chez eux. 2) Ceux qui s’installent durablement et se multiplie par le regroupement familial.

Ces derniers donnant naissance à une population caractérisé par sa culture d’origine qui va devoir s’intégrer avec plus ou moins de bonheur dans le respect des lois du pays d’accueil. Je dis bien des lois et non des us et coutumes ou de ce qui constituent sa culture propre du pays d’accueil, car seule la loi de la république constitue une obligation incontournable pour les migrants d’où qu’ils viennent. A ce jour la liberté républicaine est encore de manger ou ne pas manger ce que nous voulons pour qui que ce soit, et la loi se borne à des réglementations sanitaires.

C’est ce groupe qui a nourri nos banlieues d’aujourd’hui de sujets français de IIème ou IIIème génération qui se confondent avec des migrants ponctuel nanti de titre de séjours qui pratiquent également le regroupement familial, contrairement aux migrants illégaux peu nombreux qui trouveront où pas a se glisser au travers de la législation et qui servent d’épouvantail.

L’impossibilité des citoyens d’opérer une distinction qui n’est que toute administrative, et nourrir les desseins des hommes politiques racistes et xénophobes qui ont fait de l’immigration la pierre angulaire de leur politique.

Si par malheur nous devions les conduire au pouvoir nous nous retrouverions dans une situation identique à celle de l’Allemagne, car les français dit de souche (blanc pour certain dans le cadre du droit du sang) ne font pas suffisamment d’enfants pour renouveler leur population.

Les USA ont subit une véritable Espanisation de ses populations du sud, et est encore un pays « ségrégationniste » dans le cadre du mariage entre citoyens américains ethniquement différenciés. Ce qui est moins vérifiable pour la France qui pratique plus facilement le métissage familial à partir des IIème et IIIème génération. Néanmoins il ne faut pas nier que c’est dans ces groupes familiaux, concentrés le plus souvent par une alliance endogamique sur les territoires d’accueils des migrants qui se situent toujours aux portes de nos villes, que naissent des difficultés. C’est là, où se concrétisent les difficultés inhérentes à l’intégration, car la régression sociale qui a mis en panne l’ascenseur social, qui repose sur la pratique d’une croissance par la consommation en panne, pour de seules raisons financières et non techniques ou productivistes.

Nous préférons jeter, arrêter de produire, plutôt que de partager, cela en devient scandaleux, mais non pas incompréhensible. Les populations ne sont pas partageuses à l’exception d’une minorité, je ne vais pas développer, nous ne sommes pas guidés par des soucis autres que ceux que nous pouvons cerner.

Or l’intérêt de l’autre nous est toujours présenté comme un adversaire un compétiteur qu’il faut toujours battre pour exister. Cette vision qui se perpétue par une mémoire archaïque en se développant au fil de nos connaissances, est contrairement à ce que nous le présentons, un frein aux extraordinaires capacités dont nous sommes en possession, et fait resurgir tous les stigmates de l’obscurantisme dont aujourd’hui les migrants font les frais. Il est plus facile de les rejeter que de nous ouvrir au monde. Et ceux à qui nous avons confié le pouvoir, par une domination impérialiste, non jamais consenti au moindre partage, sous nos applaudissements, puisque nous les confortons en les réélisant régulièrement.

Ainsi, ce peuple, cette nation auxquels nous attribuons une responsabilité morale (comme l’entreprise) nous empêche de saisir, même nous pousse à rejeter les groupes agissants qui se constituent par affinités ou concomitance d’intérêts. De la sorte, les débats que ces groupes agissants suscitent disparaissent. Ils laissent la place à ceux qui au nom d’entités dans lesquelles ils placent leur intérêt, disposent des moyens modernes de communication et promènent au gré des vagues du monde, les peuples et les nations dont les citoyens s’arque boutes sur leur « mémoire archaïque », incapable de se regrouper pour faire front avec lucidité, tant ils sont privés depuis trente ans de clairvoyance nourri à la théorie du choc (Naomi Klein).

C’est donc une illusion d’endiguer les flux migratoires, pire en faisant cela nous préparons une catastrophe qui se présentera certainement dans ce millénaire. Mais qui nous demande d’être intelligents de voir au-delà de notre peur entretenu (choc), certainement pas ceux qui s’en nourrissent. Alors, si chacun ne fait pas l’effort de trouver d’autres filtres que ceux qui leurs sont médiatiquement vendus, nous ne feront que du suivisme et croirons que nous représentons le peuple alors que nous seront que des Perroquets Répétiteurs.

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Published by ddacoudre - dans critique
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