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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 23:42

Ce n’est pas souvent le cas, même jamais. Mais nous ne nous en sortons plus du misérabilisme de toutes les exploitations médiatiques des drames de la vie. Ce soir à FR3 l’information disait que le code du travail aller être révisé. Le temps de l’image d’un code du travail, l’info a pris 30 secondes. 30 secondes pour dire à 27 millions de salarié que la réglementation du travail allait être révisée, pas un mot de plus.

C’est quoi après tout la révision du code du travail, un événement insignifiant, les citoyens sont tellement habitués à se faire rosser économiquement et socialement par le pouvoir, que ce soit celui de Sarkozy ou celui de Hollande, qu’il n’est pas utile de leur en dire d’avantage. Et puis, il n’y a pas encore eu de chemise déchirée, pas de village pris en otage, pas de voiture d’une humble Rmiste brulée.

Chacun est prévenu pour passer à l’antenne il faut de l’inédit voire des cadavres. C’est parlant un cadavre, l’on ne tari pas dessus. Ensuite, il n’y a pas en à avoir honte, cela fait parti de la mémoire ancestrale quand nous étions encore que des hommes préhistoriques. Et oui en ces temps c’est des cadavres d’animaux que nous retirions parfois nos protéines. Pas de couteau ni autres outils, pas de dents acérées, pas d’ongles durs pour déchirer peau et chair. Il fallait attendre la putréfaction du cadavre et nous n’étions pas regardant sur les mouches. Ainsi pour survivre nous avons été des charognards et vu le nombre que nous sommes sur terre cela nous a réussi.

Aussi, régulièrement depuis quelques années nous avons retrouvé une certaine appétence pour les morts. Régulièrement au moment des repas ils nous sont servis sur le petit écran, ce sont les cadavres du jour. Et si cela ne nous suffit pas nous pouvons prendre en désert tous ceux du monde sur le net. Les hommes préhistoriques en auraient attrapé une indigestion, mais nous non, l’image ça ne nourri pas, ça vide parfois les cerveaux, quand ce sont toujours les mêmes, mais ça ne nourri pas, ni le ventre, ni l’intelligence.

Mais, suivant les morts ça fait travailler les marchands de lampions, de fleurs ou de ballons.

Je ne pousse pas plus loin je ne compte pas l’air pour les gonfler ni la ficelle pour les tenir avant le lâché.

Ce dimanche 25 au soir c’était ceux de l’autobus, j’ai revisioné les vidéos depuis jeudi, j’ai été un peu déçu. Aucun journaliste ne s’étend sur l’odeur d’humain brulé qui devait flotter dans les environs. Les témoins semblent avoir tous été atteint de surdité. Personne ne rapporte les cris des victimes qui semblent s’être laissé cuire en silence.

Au moyen âge il était d’usage que le bourreau étrangle la victime sur le bucher pour éviter d’entendre les cris. Là il semble que ce soit la censure journalistique.

C’est que chacun doit bien comprendre que pour tenir l’écran allumé il ne faut pas écœurer le téléspectateur, surtout au moment où, entre deux sursauts de compassion et un hochement de tête d’empathie, il boit son verre de rouge ou avale sa portion de steak ou tout autre chose.

Quand l’on parle de culture humaine, nous pourrions trouver curieux comme pratique qu’au moment du repas soit servi tant de morts, c’est entrée dans les mœurs. Après tout une cuisse de poulet ou autres rondelles de saucisson, un filet de poisson, n’est-ce pas du cadavre. Je le reconnais cuisiner, pas brut de mouches.

Par contre entre le vendredi 23 et le dimanche 25 le 19/20 sur FR3 a consacré 35 minutes à l’accident d’autocar dans lequel ont péri 42 personnes âgés, et le premier ministre de se fendre d’un commentaire que rapporte le News :

Le Premier ministre français Manuel Valls s’est rendu sur place :
“C’est un choc terrible, un choc terrible pour ce territoire, pour la Gironde, pour l’Aquitaine, c’est un choc terrible pour la France et aujourd’hui la France et les Français sont en deuil
.”

Les victimes, toutes des personnes âgées, faisaient partie d’un club du troisième âge qui partait en excursion toute la journée. Toutes venaient des villages alentour. Un jeune enfant se trouve aussi parmi les victimes.

Le président François Hollande est attendu dans la journée sur place. De la Grèce où il était en déplacement, il a parlé d’une “catastrophe”.

Et bien le premier ministre se trompe. Le territoire s’en fout, la gironde encore plus, l’aquitaine s’en branle, la France n’en a rien à faire et les français se tapent la cloche en écoutant ses billevesées de circonstances de gouvernants hypocrites pour citoyens trop cons qui de leur vivant acceptent qu’on leur serre la ceinture et sont heureux que ceux qui les brimes se rendent à leur chevet.

Naturellement, je ne parle pas de ceux qui achètent des œuvres d’art contemporains à 2 millions d’euros pièce et qui se foute royalement de quelques retraités qui ont cuit comme au bon vieux temps des bûcher ou des nostalgiques des fours. Je suis certains que si en caméra cachée un journaliste avait suivit l’enquête, ils auraient pu nous dire qu’à l’odeur de caramel ils devaient y avoir des vieux souffrant de diabète. D’autres sortir une statistique sur l’économie faites par les caisses de retraite, tout en soupirant pour dire que si tous le jours il y en avait une quarantaine nos comptes seraient bénéficiaires.

Ce voyeurisme devient outrancier et inadmissible mais le plus important est de comprendre que les citoyens dans leur ensemble sont demandeurs au-delà de la seule information.

En plus, d’aucun dans tous les partis de demander que la France se relève et nous croyons y arriver en nous penchant tous les jours sur des morts.

La vie n’épargne pas grand monde, tôt ou tard chacun de nous est confronté à la perte d’un être cher. Je porte le prénom d’un cousin mort écrasé par un tracteur à l’âge de 13 ans. Ce fut une manière comme une autre de gardé la mémoire vive de son souvenir, mais cela est l’affaire des proches, pas de la France. Les guerres fédéraient les peuples et ils se solidarisaient dans les sacrifices des morts pour la patrie, faut-il croire que cela nous manque pour faire la compétition des drames, et agiter sous la verve des médias des cadavres, alors que d’autres sous la révolution coupaient des têtes pour les faire taire

Comme quoi suivant l’époque on fait parler ou taire les morts.

Il y a une forme indécence à se servir de certains cas croustillants pour faire de l’audience. Et pour terminer sur une note immonde, quoi de plus appétissant pour les médias que des cadavres grillés.

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Published by ddacoudre
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