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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 00:06

Dans mon dernier article concernant le capitalisme, je mettais en parallèle la finalité à laquelle il conduit par rapport à la finalité d’un processus de survie propre au vivant et même bien au-delà, qui est de procréer pour renouveler l’espèce. Nous retrouvons le processus de pérennisation pour tout organisme.

Bien évidement il ne s’agit là que de la compréhension de notre structure cérébrale et non d’une vérité absolue. Cette compréhension s’affine et se complexifie de plus en plus grâce aux moyens technologiques issus de notre cerveau qui a démultiplié nos sens sans en changer la structure.

Notre regard sur le monde est l’univers n’est donc que celui de notre filtre cérébral et j’ai le mien comme tout un chacun, ce qui fait de moi un être partial et partisan. Le développement des sciences fait entrer des analyses et observations durables et vérifiables en limitant la suggestibilité.

  • Un monde « faux » mais viable.

C’est ainsi que dans mon article j’ai parlé du capitaliste seulement comme événement phénoménologique et non comme événement scientifique. Dans son développement, la formation du capital suit un certain nombre de comportements humains qui se sont règlementés, autour de théories économiques qui se parent du vocable de science, car elles peuvent être mathématisées. Ce qui dans l’opinion publique reçois une accréditation de vérité déterministe, puisque c’est quantifiable, passant d’une mesure à une vérité. Je mesure 1m80 est naturellement faux, je suis seulement plus grand ou plus petit qu’un autre. Pour tant le fait d’introduire une mesure va permettre de réaliser des productions adapté à ma taille. Cela même par quelqu’un qui à l’autre bout du monde ne m’a jamais vu et à qui l’on a communiqué ma taille. Les mathématiques ne sont en rien une vérité à laquelle nous devrions nous soumettre sans réflexion.

La problématique qu’elle induise est que, par leur utilité nous pouvons développer un monde déterministe avec des réalisions très concrètes qui nous suggèrent qu’il peut en être ainsi de la vie humaine. Nous avons donc une fâcheuse tendance de confirmer le déroulement de nos existences par des mesures mathématiques. Ce sont les instituts de sondages, les études d’opinions, la mesure de l’économie, l’usage de la monnaie etc.

Sauf, que nous savons ou pas que l’existence dépend étroitement de l’influence de notre environnement et que celui-ci n’est pas stable. Que nos tentatives de son appropriation induiront des modes d’existences différents qui ne seront pas tous interchangeables, même s’ils peuvent être quantifiés avec les mêmes mathématiques. Enfin et surtout notre cerveau ne peut interpréter toutes les données que nos sens perçoivent, une contrainte de vitesse de circulation de l’information.

Tout cela rend nos analyses approximatives, pourtant ce sont sur elles que nous nous appuieront parce qu’elles auront inévitablement un effet observable et mesurable qui nous donnera une prise intelligible saisissable et rassurante sur nos existences et le monde.

Nous pouvons donc traduire nos existences en mesure comptable, ce faisant nous décrirons un monde déterministe qui sera « faux » mais viable.

Il faudra donc en dégager comme conclusion que son existence en justifie la raison d’être, même si la finalité nous échappe partiellement.

  • La fainéantise guide nos existences.

Nous avons donc pris l’habitude d’entendre aujourd’hui attribuer notre développement « existentiel » au capitalisme qui est présenté par leurs bénéficiaires comme le seul facteur de progrès social et économique, en vers et contre toutes évidences de l’histoire culturelle humaine. D’autant plus que l’effondrement du communisme en ex URSS et le passage de la Chine à l’économie capitaliste en deviennent une preuve convaincante.

Rien ne nous choque de considérer que le progrès social et économique vient du droit d’exploiter les autres, car c’est cela que nous disons en plaçant le capitalisme comme seul facteur de progrès. Et pourtant il n’y a pas si longtemps nous voulions faire une journée mémorielle de la traite des noirs qui fut effectivement le moyen d’exploitation humain le plus éhonté du capitalisme.

Or que signifie cette volonté d’exploiter les autres quand nous y regardons de plus prés. Ce n’est que la volonté de se soustraire à l’effort nécessaire pour extraire de la terre ce qui nous est nécessaire en le faisant exécuter par d’autres.

Plus clairement, le capitalisme né parce que, vulgairement, l’homme est fainéants, plus subtilement toutes réalisations cherchent à s’accomplir en utilisant le moins d’énergie possible. Il ne viendra à personne l’idée d’aller cueillir sur un arbre fourni le fruit le plus haut perché, s’il n’est pas arboricole.

Ainsi, si nous sommes attentifs à nos actions nous verrons que la plus part du temps nous recherchons la facilité. L’économie de pillage consistait en des troupes armées qui s’accaparait les productions et réalisations des autres, et les efforts mis dans la production d’armes constituait le moyen le plus facile de guerroyer dans les meilleures conditions d’efforts.

Cette approche du capitalisme est refoulée par notre histoire judéo chrétienne qui a fait du travail une punition céleste dont il nous reste toujours des relents, au travers de la valeur travail récompensé par l’effort méritocratique qui la situe dans le même cadre, celui du mythe.

Néanmoins cette constante de la recherche de la facilité se trouve subtilisé à notre observation par la compétition qui inverse les analyses et nous "obnubilise». Quand nous recherchons d’aller d’un point à un autre le plus facilement possible cela revient à produire des machines qui vont de plus en plus vite et nous parlons de records de vitesse de rapidité de déplacement et non de facilité de déplacement.

La réalité historique est que dans la production de biens l’homme a utilisé son semblable pour se faire remplacer dans l’effort, l’esclavage, la servitude, ensuite il a domestiqué les animaux, puis créé des machines et aujourd’hui des robots.

  • Un beau rôle que dément l’histoire.

Pourtant à un moment de notre histoire, celle de l’industrialisation est apparu en 1804 le salariat qui imposait aux employeurs, au système d’exploitation capitaliste, le paiement d’un salaire en échange d’une prestation de louage de services, et avec l’abolition de l’esclavage qui leur supprimait une main d’œuvre au prix du son (céréale) ce versement d’un revenu salarial devenait une charge de production.

L’histoire nous dit donc que ce n’est en rien le capitalisme qui est à l’origine du progrès social et économique. Toute fois avec cette évolution vers le salariat s’enclenchait le processus d’évolution exponentiel des connaissances, l’école pour tous. Ce sont de ces cerveaux instruits que naitra non sans difficulté le bien être d’aujourd’hui, alors que le patronat d’alors s’opposait à l’instruction des enfants tous comme leurs parents qui voyaient en eux une source de revenus complémentaires.

Aujourd’hui fort d’une grande inculture sociale et politique les employeurs se donnent le beau rôle et les parents se prennent pour des saints. En fait les premiers recherchent à réduire leurs charges et les seconds de penser que l’école est seulement faite pour fournir de la main d’œuvre aux employeurs.

La conséquence de tout cela se trouve dans une analyse de l’évolution des populations des pays dit riches.

Il faut se rappeler que le principe de vie de toute espèce et d’assurer la survie de celle-ci. Or, dans tous les pays où le bien être c’est accompli par la production de richesse dans le seul cadre de la réalisation d’un profit, dans tous les pays où l’organisation capitaliste a utilisé les avancées sociales pour en faire une source de gains et la désidérabilité pour la même fin CES PAYS ne renouvellent pas leurs populations autochtones.

  • Changeons de paradigme de réflexion-.

En effet, de source, UNFPA réalisé sur la période de 1995 à 2000. La comparaison des tendances démographiques entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement ne va cesser de s’accroître. Les régions développées, Australie, Amérique du Nord, Europe, Japon, Nouvelle-Zélande, abritent 1,2 milliards d’habitants avec un taux de fécondité de 1,57 enfant par femme. Dans les 50 prochaines années, leurs populations ne devraient pas évoluer car leur taux de natalité va rester inférieur au taux de renouvellement (qui est de 2,1), avec des disparités. On notera un affaiblissement dans des pays comme l’Espagne, la Fédération de Russie, Hongrie, Italie, Lettonie et Portugal, parce que leur taux de renouvellement avoisinera le zéro. Celle des pays comme L’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et les États Unis seront ceux qui auront un taux de renouvellement le plus élevé autour de 1, en parti du fait de l’immigration.

Dans le même temps, les populations des pays en développement qui abritent 4,9 milliards d’habitants auront doublé, passant à 8,2 milliards d’habitants avec un taux de fécondité de 3,1 ; parmi lesquels les pays les moins avancés, se situant en Afrique, auront eu triplé la leur, passant de 269 millions à un milliard, avec les taux de fécondité les plus élevés ; alors que l’ensemble des pays les moins avancés passera de 658 millions à 1,8 milliards. Corrélativement l’urbanisation s’accroîtra également les villes de plus de 1 million d’habitants passeront de 4,3% en 2000 à 5,2% en 2030 et celles de moins de un million passeront de 28,5% en 2000 à 30,6% en 2030. Si cette étude date, aujourd’hui l’Europe en est a 1,6, l’Amérique du nord à 1,8 l’Asie de l’est à 1,6 et tous les autre pays dépassent 2.

Toutes les analyses convergents pour dire que dans les trente prochaines années 12 pays verront leurs populations tripler et 50 pays verront la leur chuter, principalement en Europe.

Je livre donc à votre réflexion celle-ci. Si tous les pays riches ne procréaient pas pour renouveler leur population, alors que les conditions de bien être s’améliorent, il faut en conclure que l’organisation capitaliste de la production (exploitation de l’autre dans la seule recherche d’un profit) n’est pas un facteur favorable à la pérennisation de l’espèce. Ou, pour le moins génère un processus d’autorégulation.

Nous n’abordons jamais notre développement sous cet aspect car nous pensons toujours que nous maitrisons nos existences, alors qu’elles sont dirigées par l’environnement en perpétuelle rétroaction. Ce qui signifie que nos production sont de nature à altérer notre environnement et qu’en conséquence il n’est pas sain pour croitre et de manière inconsciente nous ne procréons pas ou peu, en croyant que c’est nous qui prenons cette décision alors qu’elle nous est dictée par l’environnement « géohistorique ». Je ne m’étends pas sur les autres pays, mais il sera intéressant de suivre si les pays qui accèdent à l’organisation capitaliste de la production suivent ce développement.

Je terminerais sur une observation. L’organisation capitaliste ne génère pas un accroissement de la population qui le développe. Ceux qui dans les états d’Europe privilégient les « Souchiens » se voueraient à la disparition. S’ils survivent c’est qu’ils reçoivent une immigration, suivant un principe qui est qu’une cellule qui ne reçoit rien de l’extérieur périe sous ses propres déchets si elle est incapable de les recycler.

Si l’on ne peut nier la place du capitalisme dans les pays occidentaux, il est moins courant que l’on en démontre la nocivité pour l’espèce, qui ne répond pas au souci d’une compréhension de l’individu, mais répond à des règles d’autorégulation avec son environnement, dont nous ignorons encore beaucoup, nous contentant de noter les paradoxes.

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Published by ddacoudre - dans critique
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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