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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 23:35

Mémoire politique.

Il est difficile ne disposant que d’informations médiatiques peu fiables de ne pas se tromper en faisant une analyse dans l’ignorance d’éléments dont l’on ne dispose pas. Cela n’empêche pas de constater qu’après l’attentat du 13 novembre, des cellules terroristes ont été interceptés rapidement. Nous apprendrons donc dans quelques temps que ce n’était pas aussi clair que ce que l’on a bien voulu nous le dire. Non que j’en sois fâchée, car si j’ai écris que nous étions tous responsables de ces événements par nos choix politiques, ce n’est pas une raison qu’après avoir agressé ces états du golf nous acception sans broncher qu’à leur tour ils nous agressent. Dans un conflit que nous ayons tord ou raison chacun en toute logique protège son existence, la seule chose c’est que l’indignation n’est pas de rigueur quand l’on n’a pas la mémoire courte.

Il semble pourtant que ce soit le cas de tous nos médias, même si l’on peut comprendre que ce ne sont pas les hommes politiques qui ont fait ces choix qui vont en revendiquer la paternité. Il ne reste donc qu’à des marginaux et à quelques opposants de rafraichir les mémoires. C’est d’autant plus nécessaire que dans un pays où la dépolitisation bat son plein sous la houlette du contrôle des masses populaires et leur normalisation par la pensé unique et le contrôle des médias comme dans tous les pays occidentaux, USA Canada Europe.

Si la France ce distingua par sa spécificité elle est aujourd’hui rentré dans le rang des états vassaux des USA en important son modèle au-delà de son seul impact économique. Sauf que nous avons en même temps importé ses maux qui ne se sont pas arrêtés à la frontière comme le nuage de Tchernobyl, car il n’y avait aucune raison que ce que nous observions chez eux ne se produise pas chez nous, particulièrement la dépolitisation des populations ce qui évite de remettre en cause l’organisation économique et d’avoir une analyse politique en fonction des débats entre partis ou autres, plutôt que d’avoir son esprit et son éducation politique fait par les médias. Ainsi devant un attentat comme celui que nous venons de vivre cet absence de référence politique fait défaut et une fois l’émotion passé, il n’y a que du vide, alors l’on recasse son émotion et l’on tourne ainsi en rond. Tandis que pour les hommes politiques c’est du pain bénit et pourvu que ça dure.

Mémoire historique.

Nous avons réagit comme si la France n’avait jamais eu à faire au terrorisme, le gouvernement dans une course à la surenchère électorale à mis les bouchées doubles par tout un arsenal de mesures et chaque partis dans cette course effrénée d’en rajouter sans aucun recul historique, proposant des solutions qu’ils ont un temps dénoncé chez les autres que je rappelais dans mon article précédent.

Pourtant nous savons que l’armée et la police ne sont d’aucune utilité face au terrorisme. 50 ans de terrorisme de l’ETA en Espagne, plus de 80 ans en Irlande avec l’IRA, 67 ans en Israël pour la libération de la Palestine. Sur notre territoire de puis la fin de la guerre ils n’ont pas cessé à partir des années 1950, d’abord ceux de l’extrême droite, OAS, puis de l’extrême gauche, brigade rouge puis des régionalismes Bretons, Corse, Calédonie, Caraïbe, Algérie, s’ensuivent des attentats de radicaux islamistes suite à la présence militaire de nos armées dans les territoires du moyen orient, et c’est dans cette continuité que ce situe celui du 13 novembre.

Alors les discours « plus jamais çà » sont ceux d’ignorants. Or une nation démocratique ne se dirige pas avec des ignorants, et quand nous sommes ignorants, des gens qui viennent s’installer à notre place pour nous dicter ce que nous avons à faire, car nous ne seront devenus que de la graine d’esclave.

En quoi cet attentat serait plus horrible qu’un autre, je rappelais que Daesh ou l’EI faisait une révolution dans leur pays et l’importait au-delà des frontières qu’il conquiert ; et menait des actions pour terroriser ceux qui s’y opposaient, dont la France. Si nous avons pu observer que leurs comportements recours à la barbarie, je n’ai pas de mémoire historique appris que la révolution français, que la révolution bolchévique, que la révolution Chinoise, que la révolution khmers rouges se soient faites dans la dentelle. Dans leurs actes de barbaries ils feraient plutôt enfants de cœurs en comparaisons de la cruauté des sévices japonais et autres délicatesses que nous avons connues sous le régime hitlérien, sans oublier celles faites en catimini par les USA à Guantanamo.

En l’espèce il ne s’agit pas, de ne pas dénoncer leurs comportements d’un autre temps, mais après le temps de l’émotion de ne pas entrer dans une hystérie communicative. Nos guerres propres ou interventions militaires par largage de bombes réduisent en miettes sans aucun crie ceux sur qui elles tombent, combattants ou civils. Alors, comment être à la fois ébranlé par des attentats et assez cynique pour parler de guerre propre, sans que cela ne nous choque.

La mémoire inconsciente.

Je vais essayer de donner une explication au travers d’un processus inconscient lié à la confession musulmane.

D’une certaine manière l’histoire des nations pèsent sur leur peuple, et il est courant que nous rappelions tels ou tels événements du passé, même lointain quand nous avons été éduqués dans leurs souvenirs, que chaque nation perpétue comme un attachement nécessaire à leur identité. Nos souvenirs historiques sont donc autant d’événements discriminants dont l’utilisation ne va pas sans poser des difficultés, voire des clivages inconscients. Il en est ainsi de l’histoire religieuse qui a opposé la religion musulmane et celle catholique, l’on ne peut pas l’apprendre sans qu’il en reste des traces qui ressurgissent si des événements bien contemporains mettent en contact des peuples qui s’y référent. C’est de la sorte que chacun raisonne avec son filtre culturel, et il semble que Daesh dans ses actions tienne compte du notre pour affoler le pays et dresser l’un contre l’autre ces citoyens de confession différente

Ainsi, dans la liste des attentats que j’ai écrite, qui n’est pas exhaustive, nous pouvons constater que le terrorisme issu de populations musulmanes c’est exercé dans le cadre d’une histoire coloniale où la France tenait ces populations musulmanes, non comme les héritières d’une grande civilisation « déchut », mais comme des populations inférieures auxquelles il fallait apporter notre civilisation. Les différents événements que ce soit l’installation d’Israël, la libération de l’Algérie, la guerre Irak/Iran ou d’Afghanistan mettent en scène des acteurs du terrorisme qui n’appartiennent plus à la civilisation de l’entre soi à laquelle nous appartenons.

De ce seul fait les attentats terroristes perpétrés par des gens qui n’appartiennent pas à notre culture judéo-chrétienne, même si nous sommes athées, deviennent moins acceptables que ceux que nous pouvons perpétrer entre nous et jettent l’opprobre sur tous les pratiquants de cette religion. Pas tant parce qu’ils la prennent en référence, mais sur tout parce qu’ils réveillent inconsciemment à notre mémoire des événements historiques référentiels ou des blessures plus récentes comme celle de l’indépendance de l’Algérie.

Cela conduit un certain nombre de citoyens à développer un sectarisme qui va de l’islamophobie au racisme et représente pour Daesch un terrain psychologique favorable à exploiter comme source de discorde. C’est ce que nous avons fait et que certains font encore au travers de la problématique de l’identité nationale en référence à une histoire qui n’est plus que de l’histoire même si elle à fondé notre présent.

J’ai donc pu entendre Axier Bertrand candidat dans le nord pas de calais face à Marine Le Pen dans une surenchère de verbe dire sur une radio qui l’interviewait, qu’il fallait exterminer Daesh. Un mot plein de sens pour nous et de triste mémoire. Nous voyons dans cet exemple où nous conduit une surenchère permanente. Nous dépassons là le seuil de la seule guerre pour entrer dans un comportement immonde qui ne relève plus ni de la démocratie ni de l’humanisme, même si l’un et l’autre ne nous empêche pas de défendre nos existences. La prochaine étape sera quoi pour un opposant politique, proposer de larguer une bombe nucléaire. Je ne veux blâmer personne, mais faire toucher du doigt cette hystérie collective où quelques milliers de soldats nous mettent en émoi et nous font toucher en fait, non notre force, mais notre fragilité qui nous conduit à trouver refuge pour se protéger, non dans la démocratie, mais dans le fascisme.

Mémoire de classe.

L’autre problème qui se greffe à cette allergie musulmane inconsciente est le fait de la conversion de citoyens de France. Nous clamons la liberté de culte et pourtant nous vilipendons ceux d’entre-nous qui s’y convertisse, tant nous ne percevons cette religion, que comme ringarde et le pire, est ce qu’il est advenu, que ce soit des enfants de France qui soient les poseurs de bombes.

A leur encontre notre gouvernement à prononcé l’excommunication (dénationalisation, interdiction de retour sur le territoire). J’utilise intentionnellement ce terme d’un usage religieux pour bien marquer la nature du choc que produit chez nous ce fait inconcevable, que des citoyens français converties au culte musulman posent des bombes contre ceux qui les ont nourrir et élevé.

Nous n’avons pas eu un tel comportement face aux terrorismes de l’OAS ou de ceux des brigades rouges. Pourtant l’extrémisme de gauche prenait pour cible la même société capitaliste et ils étaient aussi des enfants de France, comme Rouillan et Ménigon d’Action directe, la justice c’est seulement montré plus dure. Dans notre histoire il était plus logique de devenir marxiste et de tuer en son nom, alors qu’à contrario aux USA et en Union Soviétique chacun tenait l’idéologie de l’autre en interdit « sanctionable » du seul fait de s’en revendiquer. Ce que nous sommes entrain d’appliquer à ceux qui véhiculent l’idéologie fondamentaliste Salafiste au travers de tous les moyens de communication. Quels responsables politiques ignorent que pour mener une politique néo libérale nous laissons les banlieues dépolitisées se trouver une espérance dans la religiosité, non seulement comme pratique cultuelle, mais comme idéologie d’opposition à une culture occidentale « satanisée ».Particulièrement pas les chiites, il suffit de se souvenir des déclarations de l’ayatollah Khomeiny et de ses successeurs tandis que d’autres se livrent à la délinquance.

Une transition sociologique illustre cela. Dans ces citées de banlieue c’était le partis communiste qui s’y déployait, d’où l’expression la ceinture rouge autour de Paris. Depuis son déclin 2 voies se sont ouvertes à leurs électeurs dans ces citées, une vers le un vote FN, l’autre vers l’islamisme. Ce terrorisme que nous vivons n’est pas le fruit d’une apparition spontanée ni seulement d’une insuffisance d’une attention familiale comme cela semble se dire par des témoignages de parents. Nous l’avons nourri et construit au travers d’une fracture sociale que nous agrandissons par la pratique d’ l’austérité et d’une fracture intellectuelle en décérébrant le les citoyens par une information médiocre pour ne pas dire pourri construite par ceux qui développent la fracture sociale, les deux vont de pairs.

Et que faisons nous quand survient une difficulté nous recherchons dans nos mémoires tous les symboles qui nous rassurent, cette république que nous avions laissé de côté, voire enterrer sous nos égoïsmes fossoyeurs. Et curieusement nous y faisons appel par des minutes de silence, en achetant des drapeaux, tandis que toutes les mesures prisent par le gouvernement et les positions de certains hommes politiques nous enfoncent dans la fascisation et nous proposent un enfermement dans nos frontières d’aucune efficacité, comme pour la drogue et les armes.

Je n’ai pas de solution à proposer, si ce n’est d’arrêter de nourri la bête par la pratique de l’exclusion sociale, mais là cela demande une conscience de classe que les citoyens ont perdu. Et c’est parce qu’ils l’ont perdu qu’aujourd’hui ils se trouvent avec des terroristes qui au lieu d’aller poser des bombes chez les puissants dont ils se plaignent de subir le joug, les pose parmi eux

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Published by ddacoudre - dans critique
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