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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 23:05

Au choix, hystérie ou psychose ?

Mais qu’arrive-t-il donc aux citoyens Français ? Je sais bien que la raison n’existe pas si ce n’est pour définir toutes nos perceptions émotionnelles, élaborer des concepts mythiques viables et construire des biens déterministes. Nous nous faisons aider en cela par ce qui s’appelle dorénavant les sciences dont l’intérêt est de pouvoir quantifier et qualifier tout ce que nous sommes capables de comprendre. Il devrait en toute logique en découler un progrès intellectuel et social, même si nous en avons appris ne jamais espérer ne pas nous tromper. De la sorte tout ce que nous concevons génères des effets délétères, et nous devons choisir le moindre mal, c'est-à-dire ceux qui nécessiteraient de vivre quelques siècles pour être nocifs.

La réalité nous a démontré que beaucoup de nos créations sont nocives à cour termes, si bien que nous avons compris que l’intérêt individuel égoïste ne concours pas au bien de la collectivité et met en danger l’espèce humaine. Je blague en disant cela, seule une minorité de personne l’ont compris. Les efforts qu’ils consentent ne changeront pas la face des choses, car il n’y a pas de retour en arrière possible, ce qui et fait demeure et nous devrons attendre que la planète absorbe nos déchets à son rythme qui est bien plus lent que notre vitesse de production. Cela exige donc que nous soyons en permanence devant la nécessité de la nettoyer. C’est le mythe de Sisyphe, vivre une situation répétitive dont l’on ne voit jamais la fin.

Ainsi, avoir acquis la conscience de l’existence nous met face à cette situation dont nous cherchons en permanence à nous en extraire, comme si nous avions au fond de notre « mémoire » préhistorique un espace de ce temps où notre cerveau « étroit » avait une inconscience des cycles de la vie. C’est pour l’occident la notion d’Eden qu’illustre cela, un monde ou tout est achevé. La quête du graal ou de l’espérance qui en découle a mobilisé inégalement les énergies humaines et instauré des régimes politiques les plus divers se heurtant toujours à la captation par les élites des attributs du pouvoir et de la puissance qu’ils n’entendaient pas partager de plein gré.

Un terreau favorable.

Nous vivons toujours sous ce schéma, même en démocratie populaire. Le peuple c’est trouvé dépossédé de ses pouvoirs pour ne devenir qu’une enveloppe de vote. Il n’a plus le pouvoir de la monnaie, il na plus le pouvoir du référendum, il n’a plus le pouvoir économique, il n’a plus le pouvoir de se faire entendre, il n’a plus le pouvoir de manifester, il n’a plus d’identité, il n’a plus d’espérances.

Le peuple n’est devenu qu’une peau de chagrin qui ne trouve un élan vital que dans les drames. Je ne sais pas si cela résonne, mais depuis environ les années 1990 nous vivons au rythme des drames qui ont été des intercesseurs aux politiques sécuritaires qui en ont découlé dans une surenchère permanente, entrecoupé de déconvenues sociales et économiques.

La peur c’est inscrite comme mode de gestion des populations avec un fabuleux paradoxe. Celui qui repose sur le rappel journalier des dangers de la vie et des risques potentiels de l’existence à la Une sans discontinuité depuis trente ans, avec une accentuation évidente au moment des élections, dont la conséquence logique devrait conduire tout un chacun à souffrir agoraphobie, ou bien mourir d’angoisse. Or il n’en est rien, personne à ce jour n’est mort d’angoisse, mais notre liberté individuelle ou collective c’est accommodé d’une inversion essentielle de ce qui fondait notre droit, la présomption d’innocence.

Le citoyen était considéré comme honnête et il devait être apporté la preuve de son contraire, aujourd’hui insidieusement par une politique sans relâche accès sur la surenchère sécuritaire, c’est au citoyen de prouver qu’il est honnête. Nous nous sommes accoutumé à cela et personne, sauf peut être moi, ne refuse de montrer son sac dans les supermarchés ou ailleurs. Lentement, dans des actes courants de l’existence nous avons accepté la surveillance, et il n’est pas un jour que l’on ne nous en propose de nouvelles pour mieux assurer notre liberté. Il n’est pas un jour que l’on nous rapporte une action ou un acte criminel, délinquant, malveillant, immoral, incivil, sans distinction de gravité, faisant ainsi disparaitre la frontière qui les sépare et les distingue. Nous avons eu là le terreau sur lequel a prospéré l’opinion citoyenne et le capital électoral de certain parti dont particulièrement le FN suivant la rhétorique bien huilé que le pouvoir est laxiste. Et chaque gouvernement, dans l’alternance, d’aggraver les mesures répressives sans que celles-ci apportent un résultat probant, si ce n’est de maintenir un climat d’insécurité au-delà de la réalité observable que n’en registre pas les sens émotionnels des citoyens, car ils ne sont pas devenus agoraphobes.

Nous vivons donc au rythme d’un compte télévisuel et médiatique que chaque citoyen s’approprie, et dont certains en vivent bien évidements la réalité qu’ils généralisent, avec une particularité que j’ai expliqué dans un article « la-marche-inexorable-du-fascisme », celle que c’est dans les milieux magrébins et migrants que s’élabore tous ces maux.

Ce change ainsi une analyse de stratification sociologique en aversion islamophobe, parce qu’à la faiblesse politique d’intégration par l’ascenseur social c’est substitué l’espoir religieux pour certains et le rejet du politique pour d’autres. Chacun recherchant le moyen de survivre au travers des sources de revenus disponibles que sont encore obligés de redistribuer les «oligarchies financières », tandis que d’autres se livrent à l’économie dites souterraines.

Durant le mêmes temps l’économie entrepreneuriale poussée par la compétition n’est pas en reste, et ce qu’il en est retenu ne sont pas les innovations sans précédent, mais les scandales qui l’émaillent.

La désillusion européenne un accélérateur.

Dans le même cadre, l’espérance européenne a fondu au fil des ans avec son point d’orgue en 2005, entrainant avec elle le progrès social et humaniste attaché à la notion de gauche. Déjà mise à mal par l’effondrement du communisme, l’allégeance du PS au néolibéralisme européen l’achève dans une confusion entretenu autour d’une bipolarisation de chapelle entre le PS et ex UMP que ne distingues que les affaires et quelques enracinement idéologiques sans porté économique, face à laquelle ils s’oublient. Si bien que tout parti qui se réfère à la notion de gauche est assimilé aux actions du PS, devient suspect, génère une aversion et perd en crédibilité.

L’exemple le plus flagrant en est le Front de gauche, il soutient un programme de régénération économique par l’éco économie, une régénération de la vie politique par la 6e république, et électoralement il ne décolle pas. Il n’a même pas pu développer un débat d’idées autour de son programme. Toujours accolé par une bonne raison au PS au 2e tour.

Il se fermant ainsi la représentation d’une crédible force d’opposition, et bien qu’œuvrant pour le monde du travail il ne touche que 10% des salariés du privé.

Chez les Républicains, la conquête des voix du FN entreprise par Sarkozy président (karchérisation de la racaille) n’a abouti qu’à épouser des idées du FN, au point de facilité ultérieurement son choix en préférant l’original à la copie.

Pourtant l’abstention avait sonné l’alarme, mais ne recevait comme réponse qu’un renforcement des politiques et des discours qui l’avaient généré, en renforçant le climat d’insécurité, de carriérisme des politiciens et d’incapacité à tenir leurs engagements de lutte contre le chômage face à l’aliénation européenne.

Ce rapide tour d’un horizon trentenaire n’a pour raison que de cerner toute une période durant laquelle, lentement, sans que nous puissions l’empêché c’est élaboré la situation d’aujourd’hui qu’est venu cristalliser la « victoire médiatique » du front National. Il offre symboliquement tout ce que les citoyens ont perdu et que je rappelais.

Un jeu de dupe.

Mais c’est un jeu de dupe et les citoyens se font duper de la même manière que ce que le président Hollande à pu les duper dans l’affaire des attentats.

C’est la politique extérieure de la France qui est à l’origine des attentats et c’est le président pyromane qui se félicite d’être le pompier et en retire les lauriers. Le prix de la peur l’élève dans les sondages. De la même manière Le FN à exploité la xénophobie naturelle des citoyens (la peur de l’autre). Il c’est mué en cheval de Troie dans la démocratie en s’improvisant défenseurs des faibles et gardien de la moralité et de la probité, servi sur un plateau islamophobe dont il retire aussi le prix de la peur. La convergence des deux a conduit à l’accroissent de mesures fascisantes qui s’enchainent et des discours qui s’enflamment entre ceux qui veulent exterminer leurs ennemies et ceux qui veulent les éradiquer. Ces verbes n’auraient pas fait rougir Hitler et ce sont des élus Républicains qui parlent ainsi, en disant tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Ensuite il sera facile de sauter des islamistes de Daesh à l’islam de France. La distinction entre l’idéologie islamiste politique et la religion de l’islam ne vont pas de soi, et le climat « psychotique » où l’information distord la compréhension des citoyens par rapport à la réalité porte à l’irrationalité.

Sans remettre en cause la gravité des attentats de janvier et de novembre, ils ne justifient pas la mobilisation quasi générale des pays de l’occident qui viennent s’épancher sur leurs dégâts collatéraux. Est-ce sérieux de parler d’état de guerre. Allons-nous garder l’état d’urgence à vitam æternam ? Chacun peut tout de même comprendre que ce n’est pas la réalité des attentats qui justifient tout le branle bas de combat depuis Mérhad, mais la surenchère sécuritaire dans laquelle nous vivons depuis si longtemps qui réclame toujours plus de mesures, excessives, populaires, rassurantes, comme si nous avions affaire au danger ultime. Tandis qu’elles font défaut là ou se mène la réalité de la lutte anti terroriste. Croyons nous sincèrement qu’ouvrir son sac à un vigile à l’entrée d’un supermarché y concourt ?

Est-ce sérieux d’avoir peur de 200 000 soldats, au mieux, aux pratiques barbares, alors que nous sommes la 6e puissance militaire.

Est-ce sérieux d’avoir peur du FN, alors qu’il a obtenu 6 millions de voix sur 46 millions d’inscrits, et passer sous silence qu’environ 60% des citoyens ont une tendance à la fascisation et à la discrimination migratoire. Le danger est déjà là, le FN n’est que la partie émergé comme les icebergs.

Durant toutes ces années où les risques ont été connus, cernés, mesurés, nous savions quoi faire et pour des raisons budgétaire nous avons choisit la répression à la socialisation. Toutes les tentatives d’approches socialisantes n’ont été que de la poudre aux yeux avec les politiques de la ville.

Dans ce cheminement le PS en l’affaire de 10 à 15 ans à laminé l’histoire socialisant du peuple français qui c’est élaboré durant presque deux siècles pour donner notre modèle social que ce parti remet en cause vers une « moyennisation » européenne entreprise par son prédécesseur. L’on ne peut arriver à cela que par l’effacement de la mémoire collective où la solidarité de classe devient de l’assistanat.

Je ne crois pas que la peur pour le PS et les Républicain soit salutaire, une fois de plus ils vont instrumentaliser le FN pour conserver leur fiefs, et je peux déjà entendre Marine le Pen dire tout le mal quelle pense de la collusion PS/LR pour lui voler la place que lui a donné le peuple. Une fois de plus les citoyens réélirons ceux à qui ils doivent tous les maux dont ils se plaignent, car rien ne laisse présager un changement de cap politique et je suis assuré compte tenu des éléments mis en place et que l’on retrouve dans les études d’opinions, que finalement ce seront ceux qui se proclament le plus des républicains qui installeront le fascisme.

Comme avec la planète, c’est le mythe de Sisyphe, vivre une situation répétitive dont l’on ne voit jamais la fin.

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Published by ddacoudre - dans critique
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