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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 23:56

Un revenu universel pour apprendre.

Ce matin sud radio relayait l’idée de la mise en place d’un revenu universel. Il y a eu souvent des articles sur Agoravox et des débats, comme de nombreux échanges qui ont eu lieu sur ce sujet à travers l’Europe et certains se sont lancés dans des essais. Il suffit de lire les infos qui circulent sur le net pour s’en informer.

Aux dernières nouvelles Valls en ferait une proposition de campagne et ce sujet titille Lefèvre. Leurs divergences reposent sur le montant et sur les conditions d’attributions. Ce ne sont pas pourtant ces aspects que je veux aborder.

Ils vont faire l’objet d’un enjeu politique qui va les réduire à une assistance de misère en remplacement d’autres. Pour ceux qui me lisent ils savent que souvent j’écris que nous disposons d’un cerveau fabuleux, mais bloqué. Pierre Daco auteur de Les prodigieuses victoires de la psychologie moderne écrit en 1960 disait : c’est comme un homme qui dispose d’une radio avec des milliers de stations et qui n’écoute que la même, car il n’arrive pas à tourner le bouton. C’est la situation dans laquelle se trouvent les hommes de tous les pays, à l’exception de quelque uns. Attaché à leur culture ancestrale, dont l’utilité n’est pas d’être reconduite en l’état, mais de fournir une histoire d’un passé qui n’existe plus et qui ne pourra pas être réédité car l’univers et notre monde est en expansion et non en contraction. Il n’y a donc que notre cerveau qui conserve l’histoire qu’on lui raconte pour peser sur le quotidien de l’environnement dans lequel il baigne. Celui-ci est individuel et doit cohabité voire collaborer avec les autres. Or chaque société reste sur sa fréquence. Plus par choix mythique en développant des théories globalisantes voulant expliquer le monde d’une même et seule pensée. C’est la pensée unique. Celle de l’information dont les doctrinaires font usage à des fins idéologiques pour maintenir une stabilité sociétale nécessaire, dans laquelle suivant la doctrine développer, elle concourt à l’intérêt de tous ou à celui de quelques uns. En tout état de cause l’une comme l’autre constituent des apprentissages qui structurent notre psychique, qui lui ne fait pas la différence entre la réalité et le mythe, et se bloquent pour engranger ce qu’on lui donne à comprendre répétitivement et par mimétisme. Il devient alors difficile aux hommes de changer de fréquence pour écouter une autre radio. Ceci est d’actualité avec radio Gaulois et radio islam.

Ainsi, le revenu universel se déploie dans une société capitaliste où le mythe du travail a une forte valeur ajouté. Nous le rabâchons depuis des lustres, non comme le moyen de réaliser ce dont il nous est nécessaire de disposer, mais pour une finalité d’enrichissement cumulatif. Ceci fait du capitalisme un mythe préhistorique bien plus pervers que la nature même des comportements animaliers où le dominant se nourri prioritairement et laisse le reste aux autres. Le capitalisme ne partage pas. Il définit l’appropriation contre un louage du travail des autres depuis 1804. Cette relation n’a pas changé même si nous avons par la nove langue fait croire que nos intérêts étaient liés. Le fait même que nous envisagions un revenu universel démontre que l’organisation capitaliste n’est pas capable de nourrir le monde. C’est un aspirateur à pognon que de temps en tant l’on casse pour récupérer des miettes quand il n’explose pas.

Or toutes les avancées sont le fruit de personnes qui ont changé de fréquence radio, portées par l’événement. République, éducation généralisé, 8h de travail, congés payés, retraite, soin médicaux, IVG, 35 h etc. A chaque étape les tenants du capital s’y sont opposés, pour ne pas dire les réactionnaires ou les gens dit de droites car parmi eux il y a eu des progressistes. Donc dans un environnement capitaliste, il ne faut pas s’illusionner, ce revenu universel sera pompé par le capital puisque les règles qui nous régissent en économie sont faites pour cela. Lire le « Capitalomêtre » http://ddacoudre.over-blog.com/pages/Le-capitalometre-8441227.html. Je ne dis pas cela pour refuser le revenu universel, mais pour mettre de l’ordre dans la vision que nous avons de notre monde en sortant des ornières dans lesquelles la monnaie nous guide. Nous comptons toujours ce que nous faisons avec, jamais ce que nous ne pouvons pas faire parce que elle est lié au seul travail, et non à une activité. Ce qui est de plus en plus le cas bien que, par la nove langues, pour maintenir un mythe nous appelons tout travail. Ainsi un footballeur ou un sportif dit qu’il travaille quand il est professionnel parce qu’il a une dépense d’énergie comme une machine et reçoit un revenu. Les saltimbanques qui devaient mendier sont devenus des intermittent du spectacle et nous rémunérons des hommes pour faire de la rechercher. Ces rémunérations contre, non pas un travail au sens productif mais une activité qui tient une place dans la société n’échappe pas au capital qu’elles nourrissent aussi puisqu’ils sont régis par les mêmes règles, la même radio.

Contrairement à l’idée que développent les doctrinaires de cette radio ce n’est pas le capital qui a suffit à l’évolution de notre monde, mais la mise à disposition des savoirs à partir de l’imprimerie. Le capital c’est contenté de pomper la richesse que ces savoirs développaient, même s’il n’existait pas sous la forme que nous lui connaissons, et était le privilège de quelques uns. L’histoire nous apprend que bien des découvertes se sont faites sans l'approbation et l'aide du capital. Il en est de même aujourd’hui où le capital n’aide que ce qui est immédiatement rentable, car le financement doit générer des dividendes. Ce mode de fonctionnement contrairement à l’idée que nous en avons constitue un blocage au développement. S’il a une utilité dans le cadre de consommation de production épuisable, il ne l’a plus dans celles qui sont renouvelables qu’il s’évertue à rendre rare pour leur conserver un seuil de rentabilité. Nous ne sommes pas capables de sortir de cela. Or, si nous devions satisfaire le désir de possession de tout un chacun, il n’y aurait pas assez d’humains sur terre pour travailler et nous aurions épuisé les ressources minières en une année. Mais a contrario tous les humains ont une activité qu’il soit mère de famille ou un oisif de la jet set.

La conséquence en est que le travail productif de tous n’est pas nécessaire. La nuance et, elle, est de taille. Les discours sur le plein emploi cache le fait que ce dont les hommes ont besoin c'est d'un revenu et que ceux qui en ont suffisamment ne se bousculent pas pour aller produire. Nous n'allons pas travailler en intelligence mais par obligation. Pourtant si nous avons besoin de l’activité et du travail de chacun, c’est au travers d'eux les hommes s’épanouissent et se trouvent une place sociale même s’ils doivent en changer pour cela. Nos politiciens ne travaillent pas, ils accomplissent un mandat pour lequel ils peuvent passer jour et nuit tout comme un employeur dépositaire de son moyen de production. Par contre pour ne pas exploiter autrui à qui il loue sa force de travail, il y a le code du travail qui règle l’activité du salarié. Le code du travail n’est fait ni pour l’employeur ni pour l’homme politique. Ce qui n’empêche ni l’un ni l’autre de si référer pour leur propre compte. Nous avons donc dans le monde entier des hommes qui exercent une activité, parfois rémunéré suivant l’évolution de leurs relations sociales, et d’autre qui travaillent pour nourrir ceux qui ne reçoivent pas un revenu de leur activité sociale. En France sur 68 millions d’habitant environ seulement 28 millions d'actifs reçoivent un revenus et surviennent à l’existence des autres, dont 14 millions de moins de 18 ans. Cela fait donc 14 millions de revenus universel à distribuer.

Si l’on considère que tout un chacun accomplissant une activité ou un travail concours au développement de la société il doit pouvoir bénéficier de ce à quoi il contribue au développement. Cela nous renvoie donc à considérer que chacun doit pouvoir bénéficier d’un revenu social lui donnant accès au minimum nécessaire pour bénéficier de ce à quoi il concourt. Chacun peut comprendre que nous sommes loin alors de ce discours pernicieux que développe la droite où il ne faut pas assister les uns ou les autres parce que cela oblige le capital à la redistribution, alors que du fait de seulement vivre, chacun concours au développement économique que se répartissent quelques privilégiés. Mais voila existe-t-il une radio qui donne une autre analyse des rapports sociaux économiques en dehors de celle du capitalisme. La discussion sur le revenue nécessaire doit avoisiner celui du salaire médian à 50 où 60%. Ce qui fait au minimum environ 850 euros et nous rapproche plus de la proposition d’un homme de droite Lefèvre, que de la proposition d’un homme de gauche Vals qui la situant au niveau du RSA recherche déjà un coût minimum qu’il présentera comme une grande avancé.

Y a-t-il en France du travail pour tous ceux qui sont disponibles pour cela. La réponse est oui car nous devons répondre à des défis écologiques qui engagent le pays dans la recherche de productions durables ou renouvelables qui ne seront pas immédiatement rentables et ne seront donc pas choisit par le capital. D’où l’exigence de revenir sur la loi du marché, non pour l’ignorer, mais pour la compléter là ou elle est insuffisante pour faire face aux intérêts communs des hommes et redonner la main à des choix économiques fixés par le pouvoir des citoyens, sous réserve qu’ils disposent d’une vision moins confuse de la société et du monde.

L’on ne peut donc pas tourner le bouton de la radio sans la diffusion des moyens de comprendre ceux qui l’animent. Dans nos sociétés l’enseignement joue ce rôle. Il donne aux citoyens les moyens de décrypter la société et le monde. Or, aujourd’hui, en fait depuis la fin de la guerre les savoirs sont devenus exponentiels et ne sont pas à la disposition de tout le monde. Cela a créé des fractures intellectuelles. Si ce n’était pas le cas, nous n’aurions pas eu un hurluberlu qui déterre les gaulois et des citoyens qui ne savent plus à quels hommes politiques se vouer. Ils ne disposent que d’une radio qu’ils ne veulent plus entendre tout en étant bloqués pour tourner le bouton. Ce qui fait qu’ils se réfugient dans le vote blanc ou l’abstention le plus sur moyen d’entrer en dictature.

Notre enseignement s’il ne remonte pas au gaulois n’est plus adapté pour faire face à la quantité de savoirs dont il faut disposer pour aller de l’avant dans le XXI siècle. Faute de savoirs nous n’ouvrons que des débats éculés, polémiques, pleins de préjugés, comme s’ils étaient d’une innovation brulante, pour dire qu’ils ne veulent pas écouter d’autres radios.

Cette idée de revenu universel offre l’occasion inespérée de pouvoir l’attribuer contre une activité spécifique vitale, celle de se mettre à jour des savoirs disponibles. C'est-à-dire que chacun le recevrait en fonction d’un laps de temps passé à aller s’instruire tout au long de l’existence, comme certains vont travailler ou exercent une activité pour recevoir un revenu. Notre blocage psychique se situe là. Nous sommes d’accord pour rémunérer une activité d’artistes, de sportifs et nous trouvons inconcevable de recevoir un revenu pour aller s’instruire une fois adulte, alors que le savoir est la pierre angulaire qui tient tout l’édifice d’un monde qui veut se civiliser. Le savoir c’est 1 + 1 = 3 voire plus. A l’heure où les plus instruits parlent du « transhumain » et de l’économie du savoir, les citoyens s’enlisent à écouter une radio de merde qui les scléroses et annihile tout le potentiel humain dont ils disposent. Cela vaut pour radio gaulois ou islam et bien d’autres. Alors, oui à un revenu universel, à étendre dans tous les pays du monde, pour que les humains accèdent à leur histoire fondatrice pour ne pas y rester accolé, vivre là où ils sont nés et découvrir l’homme en devenir qu’ils sont et qui adviendra malgré eux, mais pas toujours sans drames. Rémunérer les hommes pour apprendre c’est disposer de la mesure de ce dont ils sont capables pour vivre en harmonie en produisant ce qui leur est d’une utilité indispensable, comme de ce qui peut être ostentatoire pour le seul plaisir d’agrémenter leur existence.

Nous n’avons jamais été libres d’apprendre, le premier enseignement ce sont les parents ou le groupe qui le donnent. Celui qui n’apprend pas reste de la graine d’esclave ou se soumet aux plus offrant. L’enseignement offre la conscience claire de la liaison de nos destinés où l’homme seul n’existe pas, et tenir compte de son individualité comme l’offre le libéralisme n’est pas vivre seul. Est-ce donc que les tenant du revenu universel saurons faire un pas en avant vers l’homme en devenir ou resteront-ils accolés au mercantilisme consumériste qui rejoindra les poches du capital.

J’espère que ce débat remplacera celui médiocre pour ne pas dire merdique d’attardés que dupent des gens intelligents qui maintiennent un état de peur qui les sert en faisant durer une instabilité au moyen orient et un conflit qu’ils pourraient faire cesse.

Enfin, pour conclure l’initiateur du revenu universel n’envisage pas de faire contribuer le capital mais de finance par l’impôt ou toutes autres taxes. Rien qui ne sorte des émissions de radio capitalisme et du mythe du travail, alors que nous n’avons pas besoin du travail de tous, mais de l’intelligence de chacun. http://ddacoudre.over-blog.com/55c7d999-e91f.html

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