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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 22:20

 

 

 

 

Il n'est pas un débat depuis 1989 qui n'oppose les citoyens à leur pouvoir commun. D'une autre manière les individus au pouvoir du peuple qu'ils forment, dit autrement le public au privé. Nous avons une constitution qui déclare le pouvoir du peuple et des partis de « droites », qui ne cessent de le remettre en question au nom d'une lutte du libéralisme qui fut menée contre le pouvoir monarchique de droit divin qui n'existe plus depuis la révolution et notre dernier roi Louis Philippe le 1er. Ce rappel seulement pour dire que dans la royauté, tenue par les fondements bibliques, le roi n'y était pas un tyran tout puisant. L'avènement de la démocratie par le gouvernement du peuple c'est traduite par l'exercice du pouvoir par délégation à quelques citoyens élus par le peuple, qui eux-mêmes désignent ou élisent un gouvernement dont les modalités de fonctionnement sont fixées par référendum ou par leurs représentants, c'est le pouvoir exécutif. Les principes de fondement de la démocratie républicaine repose sur la déclaration universelle des droits de l'homme, qui elle-même est issus d'une société chrétienne catholique (l'universalisme et les droits naturels sont d'essences chrétiennes). Notre particularité française est d'élire un président chef du pouvoir exécutif qui avec la réforme du quinquennat et du calendrier électoral transforme le parlement en une « armée » servile. C'est donc à tors que l'on parle de monarchie présidentielle, nous sommes plus proches de la dictature présidentielle avec le 49-3, l'arme anti parlementaire par excellence.

Si les fondements demeurent ceux de la république, ils se trouvent mis en concurrence et même sous la dépendance de ce que nous appelons « la loi du marché » (ce qui est amusant c'est que les syndicats que souhaiterait voir réduite à leur plus simple expression Fillon sont le résultat de la loi du marché) qui a redoré le blason du libéralisme économique. C'est-à-dire la réduction de la place de l'état dans les affaires économiques, sauf si c'est pour que l'état vienne soutenir ceux qui président aux affaires économiques, les entrepreneurs (c'est une distorsion du libéralisme originel, quand l'état aide les citoyens c'est honni, mais normal quand il s'agit des possédants économiques). Pour résumer le niveau social des citoyens ne doit dépendre que de la richesse que consent leur distribuer les riches. Cela n'est pas le libéralisme mais, le capitalisme. Si le droit à la propriété privé est acquis pour chacun, celui d'entreprendre dépend des moyens financiers disponibles et de fait, donne le pouvoir à ceux qui le détiennent.

Nous savons qu'en ce domaine les citoyens ont abandonné leur pouvoir régalien de battre monnaie au profit des banques. La conséquence en est que la France se comporte comme une entreprise et doit sur le marché financier emprunter les fonds nécessaires pour rendre les services que lui ont assignés les citoyens par leurs votes et qu'ils renâclent à financer par l'impôt, si bien qu'ils paient plus cher par le remboursement des intérêts. Si mes souvenirs sont justes la collecte de l'impôt direct sert à régler les intérêts de la dette. Conclusion quand l'on est « con » il ne reste qu'à mettre la main à la poche pour le bonheur de ceux qui achètent des obligations d'état.  

 La cerise sur le gâteau est : les discours démagogiques qui imposent au peuple de réduire ses services communs au minimum pour réduire l'impôt en conséquence et pouvoir rembourser la dette. C'est le principe des vases communicants, les employeurs versent un salaire duquel l'on retire l'impôt et taxes pour rembourser les intérêts de ceux d'entre eux qui sont assez riches pour acheter des obligations d'état.

Il est assez paradoxal d'observer que les citoyens ne renâcle pas à régler les services qu'ils achètent ou les achats qu'ils font, en échange ils reçoivent une facture d'acquittement. Et quand il s'agit de l'état, c'est-à-dire de leur pouvoir populaire, ils ne conçoivent pas de devoir financer les services qu'ils ont décidés politiquement de mettre en place (c'est pareil pour les collectivités locales). Les citoyens seraient avisés de définir les fonds qu'ils désirent allouer au budget au regard des services votés et ensuite d'envoyer l'addition, la facture, à chaque foyer fiscal. (Il est vrai que l'impôt relève d'une pratique monarchique, voire moyenâgeuse). Les citoyens réagissent comme si l'état recevait de la monnaie venant d'une corne d'abondance, qu'ils ont eue entre leurs mains, il ne faut pas l'oublier, et qu'ils ont abandonné au profit de banques indépendantes du pouvoir politique pour créer de la monnaie dans le cadre de la loi qu’ont voté les citoyens.  C'est-à-dire de celui du peuple qu'ils forment (ainsi sur 100 € qu'elle détient une banque peut prêter 1200 €, elle crée donc 1100 € duquel elle recevra des intérêts, et nous voulons que les financiers abandonnent ce privilège. Ils se battront à mort pour le conserver). C'est le peuple qui en a décidé ainsi en 1973 et confirmé dans l'UE par la monnaie unique. Il y en a assez de dire par des raccourcis c'est VGE, Mitterrand, c'est la majorité du peuple qui a voté pour qu'il le fasse.

Nous sommes d'en une espèce d'infantilisation où l'adulte refuserait de vouloir l'être. L'on dirait que cela emmerde le peuple que d'avoir le pouvoir, il cherche en permanence à s'en défaire au profit de tiers, qui généralement moins « cons » ne se font pas prier, sachant parfaitement que le peu de citoyens qui seront récalcitrants et réclameront l'exercice du pouvoir qu'ils ont, ne seront pas entendus de la majorité.

Nous sommes dans une relation de débiles mentaux, le discours commun est, comment échapper à l'impôt, personne ne voudrait en payer. Un tel discours, ce n'est pas acceptable dans une société démocratique où le pouvoir appartient au peuple. Mais malheur j'ai transgressé un tabou, dire qu'il est normal de financer les services communs que l'on met en place. J'exagère un peu il y en a qui ne nie pas leur utilité, mais ils préféreraient que ce soit les entreprises (l'entité entreprise dotée de la responsabilité morale, que j'appelle un attrape nigaud) qui les paient, puisque ce sont elles qui capitalisent les richesses produites. Sauf, que quand l'on regarde de plus près leurs comptes analytiques, elles font payer leurs impôts à leurs clients. L'entreprise ne paie jamais rien, elle sert de transfert, c'est une illusion que de lui prélever des impôts et autres taxes, c'est le consommateur qui paiera. Il en est de même pour les prélèvements obligatoires, ce sont les clients qui les paient, soit le consommateur.

Je suis donc souvent agacé par ces débats idéologiques autour des charges. Un terme utilisé à souhait pour cacher le fait qu'elles représentent le niveau de vie de la population, une manière de ne pas avoir à dire que nous vivons trop bien, du moins certain. C'est un peu comme le PIB par habitant, quand 1% des citoyens détiennent 25 % des richesses la moyenne ne veut rien dire, (en USA 5% détiennent 85%, et 1% des plus riches détiennent 50% de la richesse mondiale). Le PIB par habitant énoncé seul ne veut rien dire comme valeur de niveau de vie individuel. C'est comme une France forte dans laquelle la banque alimentaire vient de fêter son 33 ième anniversaires et les restos du cœur chantent toujours, (et Fillon qui se rend compte dans ces primaires que la pauvreté augmentait, il regardait où avant, quand depuis 76 qu'il est entrée dans les affaires politiques).

Au bout du bout le citoyen consommateur paie tout, sans distinction de classe, sauf par l'injustice des formes d'impositions ou de taxes dont il s'est doté par ses choix politiques à la majorité. J'insiste dessus. Quand l'on remplace état par vote du peuple l'on se rend mieux compte que toutes les injustices dont nous nous plaignons, c'est nous qui les avons votées en majorité ou laissées s’installer et il ne faut pas prendre le prétexte du référendum de 2005 pour le nier, depuis il y a bien de l'eau qui a coulé sous le pont. Là je crois que je viens encore de transgresser un tabou. Je dois être fou d'écrire que ceux qui se lamentent depuis des années, sont ceux qui ont voté pour la mise en place des maux donc ils se plaignent.

Le vote des primaires de la droite en est un exemple, des citoyens pour la première fois dans l'histoire sociale ont voté pour un programme qui prévoit l'augmentation du temps de travail, alors que depuis 1882 sa réduction en est le lied motif des salariés (les pendus de Chicago). Qui plus est, dans une société où l'évolution technologique va imposer de se passer de la main d'œuvre humaine. C'est dire le décalage intellectuel entre les évolutions de ce siècle et obscurantisme d'une pensée unique "capitalistique" essentiellement dirigée par des ratios comptables. 

Que proposait Fillon et Jupé, de faire ce que font les entreprises quand leurs marges baissent, elles liquident du personnel. Ils vont faire exactement cela à la manière Fillon s'il est élu président. Et c'est bien normal, puisque ce qui le dirige et ce qui le guide n'est pas la socialisation humaine, mais la servitude comptable de l'humain suivant un modèle capitaliste au nom du libéralisme animé d'une concurrence loyale où le plus aisé doit renoncer à son niveau de vie pour concurrencer les riches occidentaux qui sont aller investir dans les pays les plus pauvres afin de réaliser de meilleurs profits en exportant dans les pays où ils ont acquis leurs capitaux. On en pleurerait.

A renier en permanence notre pouvoir, celui du peuple que nous formons, nous en mourrons. La question cruciale que devraient se poser les citoyens devant ce siècle, c'est : si 10 millions de français suffisent à faire fonctionner l'économie de quelles activités retirerons nous une source de revenus pour les autres. Face au "productivisme" capitaliste qui fait marchandise de tout. Nous savons que la décroissance s'imposera, soit en intelligence par de nouveaux projets « écoéconomiques » ce dont je doute fort, soit par l'autodestruction ce qui est le plus vraisemblable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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