Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:43

 

 

 

Le premier acte de la « primaire socialiste » ou de la belle alliance et close. Cette primaire se voulait réunir la gauche à la suite d'un quinquennat de gouvernance qui la divisé, voire éclaté. Cette curieuse Belle alliance populaire en vue de rassembler la gauche commence par mettre un terme aux accords d'Epinay ou le PS et le PC s'alliaient par contrats successifs qui duraient depuis 1971. Si cela est passé inaperçus dans les médias, nous avons par cet acte un positionnement clair et définitif du PS hors du champ de la lutte contre le capitalisme. Si l'évolution du capitalisme se suit par l'anthropologie humaine il n'en demeure pas moins une idéologie qui prend ses références dans des constructions mystiques millénaires accordant des valeurs suggestives à des choses, qui au-delà de leurs seules utilités, n'ont de valeurs que celles de l'état qui est les leurs. En conséquence de quoi les anticapitalistes réformistes ou révolutionnaires se sont trouvés exclus de ces primaires qui voulaient rassembler la gauche. Exception faite de Macron, qui ayant grandi au sein du PS quitte celui-ci une fois dans la disgrâce, à laquelle il a pris une part active, sans jamais avoir un tant soit peu frondé. Dirons-nous que c'est là pour Macron une manière politicienne de ne pas assumer le désastre de ce quinquennat, ce que l'on ne peut reprocher à Pinel, Bénabias et Valls d'avoir fait. Le quinquennat de Hollande c'est ouvert sur une intransigeance absolue, refusant de prendre en compte des propositions de ceux qui lui avaient ouvert l'accès à la présidentielle que ce soit le Modem ou le feu FD.

Il me parait donc peu crédible que par la Belle alliance populaire, qui n'est plus par les actes politiques de ceux qui la compose sur des finalités réformistes anti capitaliste, nous puissions voir naître une union de la gauche avec un regroupement d'alliance de partis qui ne le sont plus. Dans un monde capitaliste il est particulièrement frappant de constater que parmi les faiseurs d'opinions médiatiques le capitalisme apparait comme une donnée irrémédiablement acquise et absolue, au point qu'ils n'en prennent jamais référence pour la moindre analyse politique. Cet oublie volontaire aura généré la montée du fascisme comme anti dote à la main mise de « l'établissment » sur le système pour disposer d'une gouvernance mondiale, c'est-à-dire de l'intransigeance du capitalisme triomphant. Dans cet ensemble politique ou le capitalisme se tapis derrière des mots tels ceux de la République, des idéaux tels le Libéralisme il poursuit son accaparement des richesses du monde pour le seul bénéfice de quelques-uns, qui poussent comme des champignons sur une fumière, dans tous les pays où il a pris son essor.

Ce ne fut pas une surprise que les propositions de Fillon aient reçu un écho ou que Le Pen plane sur des perspectives victorieuses. Pourtant, toute analyse est périlleuse tant l'opinion des citoyens se montrent versatile accréditant tour à tour, tout et son contraire. Mais les médias sont tenaces et continue de nous expliquer que les primaires de la droite ont été un succès avec 5 millions de participants sur 46 millions d'électeurs, et la Belle alliance au-dessus de 1 millions de participations a survécu. L'une ou l'autre constituent un échec et avalise la défiance des citoyens vis-à-vis des partis et pose clairement le fait que ce sont des prétendants minoritaires qui veulent diriger le pays, confirmant le point de non retour de la V République. Conçu pour assurer la stabilité du pouvoir elle achève son existence sur un pouvoir dictatorial issu de minorité élu par rejet.

Face à cela seul le PG essaie de bâtir un projet humain et en rupture avec le capitalisme en donnant la parole aux citoyens qui ont voulu s'engager sous son impulsion sans titre politique particulier, si ce n'est celui de ne pas vouloir se soumettre et de s'indigner contre des politiques qui disent se prendre dans l'intérêt et au nom du peuple tout en œuvrant contre lui, tel le Tafta.

Dans l'analyse de l'échiquier politique, il devient de plus en plus confus de s'y retrouver si l'on ne se positionne pas dans la référence au capitalisme et que l'on y substitue le libéralisme. Même s'il ne me parait pas crédible d'imaginer la fin du capitalisme autrement que par son implosion dans un désastre, il peut être contenu par des choix politiques de plus en plus difficiles à mettre en place compte tenu de sa puissance financière et de son contrôle de l'information

Cela ne doit pas empêcher les citoyens de le modifier comme ils le désirent à 92%. La primaire Belle alliance aura montré la fracture idéologique entre les protagonistes que l'on peut illustrer par les deux candidats sortis des urnes. N'ayant aucune chance l'un ou l'autre d'être au 2e tour, il va ce posé pour eux, ou Hamon qui a toutes les chances de l'emporter, celle d'une alliance avec les insoumis. S'inverserait alors les habitudes de ce PS de siphonner les voix des autres partis à son seul avantage. S'il n'est pas écrit que dans une telle perspective les voix de Valls se rallieraient mécaniquement compte tenu de ce qui les sépare au fond, vaut-il encore mieux que les insoumis comptent sur leur seule dynamique, que de rentrer dans une confusion qui ne manquerait pas d'en ressortir avec une alliance au PS moribond. Notre pays n'a plus besoin de confusion, mais de projets clairs en rupture avec le capitalisme. S'il n'en disparaitra pas de la sorte, il laissera aux hommes le temps de repenser leur existence sans passer sous silence la sienne.

Dans cette primaire Valls fut le plus heureux que Sarkozy de bénéficier d’un sursis, mais il finira pendu sur la boite à urne.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by ddacoudre - dans critique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de ddacoudre.over-blog.com
  • Le blog de ddacoudre.over-blog.com
  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
  • Contact

Recherche