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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:45


 

Dans divers article je m’appesantis sur la place de la monnaie et son rôle politique, sur la place de l’individu, du culturel, et leur place dans un univers «non objectif ».

 

Si j’insiste sur le critère «infinitésimal » de ce qui nous compose, c’est pour faire comprendre que l’évolution s’effectue à une échelle qui échappe à notre regard sensible, et cela, échappe aussi à l’intelligent de la plus grande majorité d’entre nous. Et si je me sers du plus grand de nos bagages intellectuels, l’ignorance, la méconnaissance, c’est pour nous inciter à ne pas avoir peur d’eux en s’illusionnant de disposer du libre arbitre.

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On dirait même, que «l’ordre sous-jacent » (que nous ignorons) attend que soient réunies les conditions de son instant pour apparaître à notre compréhension, c’est à dire la réunion de conditions événementielles.

Heureusement, car nous sommes tellement imbus de nous même, de nos certitudes peureuses, que si nous percevions les critères de notre évolution nous les détruirions pour demeurer dans nos certitudes et conformes à nous même.

 

Nous tuerions «DIEU sans distinction de nom » pour rester ce que nous sommes, parce que nous sommes incapables de le reconnaître. C’est aussi vrai pour ceux qui croient en la Vérité de la forme de leur dieu, car ils s’accultureront séculairement, comme ces mêmes dieux sont le résultat d’une acculturation. Tuer dieu, c’est peut-être ce que nous faisons lorsque nous tuons un seul d’entre nous.

 

Ceci permet aussi de comprendre que tout montage financier n’a aucune importance pour moi, hormis le fait de satisfaire à l’importance que nous lui accordons, et cela est un débat exclusif depuis quelques années qui annihile toutes autres pensées. Pour moi il n’est qu’un moyen de générer de la monnaie pour atteindre un but, et non pas de croire que je vais découvrir un « mécanisme caché » qui me conduira à mon but. En effet ce but, c’est un choix de société, et il doit être celui des citoyens, et non celui de la monnaie, il doit être le choix de l’ADN pas de l’ARN (si l’on peut soutenir la comparaison).

 

C’est facile à résumer beaucoup moins à réaliser. Il faut pour cela résoudre le paradoxe de devoir apprendre, et ensuite désapprendre.

 

Apprendre, car il nous faut structurer notre intelligence cognitive de connaissances crédibles et rassurantes, jusqu'à sa maturation. Savoir que toute organisation qu’elle générera en sera le reflet s’auto confirmant par la recherche de régularités réfutables ou sceptiques.

 

Ensuite, désapprendre, pour savoir que tout ce que nous avons appris est relatif, et n’est qu’une construction intellectuelle. Une construction dans laquelle, il nous faut faire des choix restreints «non objectifs », des choix du monde sensible sans libre arbitre, hormis le sentiment d’en posséder un, pour se libérer l’intelligence et se donner des buts qui ne sont que les nôtres.

 

Il ne s’agit pas de déstructurer le psychique, mais de le soustraire aux fantasmes générés par les interdits culturels et les certitudes absolues, afin de les regarder pour ceux qu’ils sont, des voies jalonnées devant nous permettre de déterminer les régularités de notre « réalité objective » et non celles de son image ; image aux effets somatiques concrets qui égare souvent notre raisonnement et notre affect, et qui exigent également la définition de repères de sociabilité.

 

Il convient dont de facilité une construction malléable ordonnée adaptée à l’évolution qui ne peut se passer de suivre une voie ouverte, pour des Etres intelligents.

 

Je défends toujours l’idée que le social crée l’économie, et je dis que pour moi l’économie n’était que la «qualification mesurable » de notre activité sociale.

 

Il faut en comprendre que toute activité humaine sous tous ses aspects peut être traduite en temps de travail, et de là, en monnaie.

Mais aussi en énergie (en joule) dont le futur en verra peut-être l’usage comme monnaie de référence universelle car cela repose sur une réalité de besoin calorifique de chacun d’entre nous, moins suggestifs et émotionnels que la formation d’un prix.

 

Cela, parce qu’il n’y a pas une once de notre existence qui ne demande l’usage d’une production énergétique.

 

J’écris en homo-sociabilis, et par l’utilisation des mathématiques je peux tout traduire en homo oeconomicus.

 

Cependant, tout traduire dans un langage mathématisé et commercialisable ne signifie pas se laisser diriger par lui, et si je dis que un et un font deux (http://ddacoudre.over-blog.com/), c’est aussi bien pour pouvoir mesurer quand un et un font plus ou moins de deux, suivant que nous additionnons de la matière tel l’or (l’univers physique) ou des valeurs suggestives et émotionnelles (l’univers interprétable) le tout issu de notre univers sensible.

 

Définir par les mathématiques tout notre univers, nous y compris, permet d’avoir trouvé un langage universel qui peut nous permettre de comprendre les interactions des forces, de la matière, de la vie organique, et de définir des théories

 

C’est autre chose que de s’en servir pour dire : «Que les hommes ne peuvent pas produire plus que ce que les masses monétaires en circulation le leur permettent ».

 

C’est là que se situe la confusion que nous faisons avec l’usage des mathématiques. Une confusion qui ne cache que l’absurdité à laquelle nous avons abouti, en faisant du travail qui est une nécessité, qui est le lien de l’homme avec sa source nourricière, une source de souffrance.

 

Non dans le sens où le travail demande un effort qui justifie que nous y substituions des machines, mais dans le sens où, par les relations sociales qui se sont développées autour de lui, nous le rejetons pour y substituer la monnaie, à condition qu’il n’y en ait pas trop, de manière que d’autres se sentent obligés d’aller faire le travail auquel nous voulons nous soustraire.

C’est là que je considère qu’il y a une anomalie, car nous sommes arrivés à rejeter ce qui est le fondement de notre existence, la Communauté humaine.

 

Sans remettre en cause le droit d’être riche, de se répartir toutes les tâches (de l’agriculteur au poète), de disposer du droit à la propriété individuelle (de disposer d’un habitat, le lieu ou l’on se sent à labrit, le lieu à soi d’où l’on ne peut pas être délogé et y reposer sa vigilance).

Mais alors il faut savoir  dans ce cas, lorsque nous devenons propriétaire part le droit à la propriété économique dans notre seul intérêt, nous assumons la responsabilité de l’existence de tous ceux que l’acquisition de notre titre de propriété a exclu.

 

Et les justifications comptables ne pourront pas éternellement nous servir de prétexte pour nous dispenser de cette responsabilité, mais nous pouvons aussi nous en servir toujours pour redéfinir de nouvelles relations de travail.

 

Ainsi, si l’axiome de Smith indique «que chacun à titre individuel doit pouvoir concourir à la recherche de son intérêt personnel », je pense que lorsqu’il accède à ce titre (un titre de propriété économique), il acquiert sans le savoir la charge (fonction) de concourir à l’existence de ceux qu’il en exclut ; et confier ce rôle à l’État (la communauté) n’est pas s’en dispenser.

 

Ai-je raison ?

Certainement pas !

J’ai seulement raison, parce que dans la course de Zéro à l’infini j’ai posé une borne différente de celle des autres, en prenant pour référence des lois de certaines sciences que j’ai apprise, afin d’atteindre le BUT que je poursuis.

 

Il serait aussi sot d’essayer de démontrer scientifiquement que j’ai tort, que moi de vouloir faire la démonstration scientifique que j’ai raison.

Cela, parce que je ne cherche pas à établir des Vérités, là où il ne s’agit que de trouver des références durables et crédibles que je désire convaincantes, et qui peuvent être contestées.

 

Les questions restent toujours les mêmes : L’économie est-elle une science ?

Non ! Parce que nous ne pouvons pas la réfuter expérimentalement.

Est-ce de l’idéologie ?

Non ! Car c’est une capacité à produire et une activité d’échange.

 

Est-ce une quasi-science ?

Oui ! Si nous démontrons que l’économie est une science par elle-même, après avoir postulé que c’était une science (raisonnement en cercles vicieux, je postule que A est vrai en supposant que B l’est, et réciproquement).

 

Est-ce une quasi- idéologie ?

Oui ! Si la pensée et la raison s’y soumettent comme nous le vivons.

 

Ainsi, la pensée symbolique qui passe par tous les instruments réfutables (la science, l’observable), et les instruments interprétables (nos valeurs, le subjectif), doit se parfaire et non pas se conditionner, parce que rien n’est achevé et nous sommes une partie active de cet iachèvement.

 

Aussi en quoi les critères de Maastricht et les spéculations des marchés seraient un achèvement.

Dans le débat politique qui va se dérouler il serait de bonne augure que se pose aussi des questionnements philosophiques.

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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