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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 00:41

 

 

 je suis le débat sur le génocide Arménien depuis le début, et j'essaie dans le respect des convictions des uns et des autres, de soulever quelques objections qui me semble répondre à la liberté d’expression dans la limite de la nuisance que l'on peut porter aux autres, dont les tribunaux tranchent à la vue des lois, d'ou mon engagement à m'opposer à une loi sur le négationnisme qui découle de la reconnaissance du génocide arménien par la France, sans interdire à qui que ce soit de porter son jugement sur l’histoire sous réserve qu’il n’en punisse pas ceux qui ont un avis divergeant.

Or avec la loi sur le génocide s’en ai suivit une loi punitive pour ceux qui en avaient un avis contraire fort heureusement refoulé par le conseil constitutionnel, c’était la loi sur le négationnisme.

Dans ce débat je m’en suis tenu au droit international fixé par la convention des droits de l’homme et par les accords internationaux sur les crimes contre l’humanité dont découle la particularité du génocide.  Ainsi des événements dramatiques de la guerre 14/18 et de40/45 en ont été tiré des enseignements qui fixent pour l’avenir les conditions dans lesquelles il est acceptable de nous entretuer. Je préférerai de loin que l’on déclare la guerre crime contre l’humanité mais nous ne sommes pas mur pour cela.

Alors rien n’interdit aux uns et aux autres de qualifier l’histoire à la hauteur de leurs convictions émotionnelles, mais ils ne peuvent déclarer crimes des événements antérieurs qui se jugeaient sur des critères issus des accords internationaux de leur époque où n’existait que ceux de Genève pour réglementer comment l’on pouvait s’entretuer entre nation.

Certes nous pouvons dire,  écrire que bien des massacres historiques avaient la couleur et l’odeur du génocide, mais nous ne pouvons pas qualifier leurs auteurs comme tel et encore moins les condamner à ce titre et plus encore punir ceux qui soutiennent un avis contraire puisqu’ils ignoraient franchir un interdit qui ne fut fixé que postérieurement à leurs actes.

Sans entrer dans le débat des historiens pour savoir ou non si ces massacres avaient la couleur et l’odeur d’un génocide, s’il y avait ou non réciprocité dans l’histoire conflictuelle du démantèlement de l’empire Ottoman, je m’en suis tenu à rappeler que nos nations se sont construites sur des massacres dont beaucoup pourraient tomber sous ce qualificatif et que nous ouvrions la une porte sur l’irraison émotionnelle.

L’on peut alors se poser un certains nombre de questions, alors que la communauté internationale à tiré la leçon des massacres antérieurs, pourquoi les Arméniens réclament une reconnaissance universelle de leur massacre comme génocide, pourquoi la France à voté cette reconnaissance, qu’apporte cette reconnaissance à la communauté internationale, puisque la démarche à été accomplie en 1948.

L’actualité récente nous a apporté une raison supplémentaire de mettre un terme à cette pratique émotionnelle de se souvenir de nos dérives par des lois qui débouchent sur d’autres inquisitrices.

La députée Front national, Marion Maréchal-Le Pen, a cosigné une proposition de loi UMP, lancée par Lionel Luca, pour la requalification de la répression de l’insurrection vendéenne pendant la Révolution française en «génocide vendéen».

Dans mes contributions à ce débat je soulevais cette dérive, je ne vais pas discuter l’intention politique de ces auteurs, mais seulement constater qu’entrer dans cette logique nous entrainera vers une folie collective, car chaque nation peut se prévaloir de faits semblables. Ceux qui se sont un peu informés des débats de 1948, et de la constitution du TIP ont pu constater que certains pays se sont limités à la définition actuelle du génocide tels  l’ USA, la Russie d’alors, la Chine, non sans arrières pensés, car ils en furent et en sont de grand fournisseurs.

Ainsi a poursuivre dans la logique de requalifier le passé aux valeurs d’aujourd’hui, non seulement nous travestissons l’histoire, mais nous qualifions de criminels la quasi totalité de la population mondiale antérieure, ce qui relève de la démence intellectuelle.

Aussi, il me semble qu’il devient nécessaire d’y mettre un terme sans limiter le droit d’expression et de jugement des uns et des autres. Il nous faut donc une loi ou plutôt un accord ou une convention internationale qui verrouille cette dérive en déclarant qu’officiellement des situations historiques requalifiés aux valeurs de nos définitions contemporaines ne peuvent faire l’objet d’un processus punitif, quel qui soit, pour tous les événements antérieurs à leurs nouvelles qualifications, libre à tout un chacun de regarder son histoire à l’éclairage de sa lanterne.

J’avoue jubiler avec ce projet de génocide vendéen, j’y attends monsieur Gayssot, il sera bien amusant de se prévaloir d’une république génocidaire, vous parler d’un exemple de droit de l’homme.

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Published by ddacoudre - dans critique
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Fromentin 27/01/2013 10:34

Voilà bien une position sensée. Je la défends aussi depuis des années. Cela dit, elle n'est pas de tout confort, le puissant lobby arménien est fortement agressif. J’en ai fait l’expérience.
Puissions-nous être plus nombreux pour rappeler à ces hommes que cette obsession de la pénalisation ne peut changer les données de l’histoire. « …Ainsi a poursuivre dans la logique de requalifier
le passé aux valeurs d’aujourd’hui, non seulement nous travestissons l’histoire, mais nous qualifions de criminels la quasi totalité de la population mondiale antérieure, ce qui relève de la
démence intellectuelle… », et vous avez raison, n'en déplaisent à certains, ce n’est pas le nombre ou la qualification des massacres qui fait l’horreur, mais cette abominable et fétide constante de
l’histoire des hommes que nous sommes. Il n’y a pas d’innocents.

ddacoudre 03/02/2013 18:42



certes nous sommes commes tout être vivant capable d'agressivité pour survivre, mais peut d'animaux n génèrent une activité culturelle intra espèce aussi meurtrière que la notre. c'eet capacité
est plus du aux moyens techniques développées qu'a notre nature agrsssive qui se trouve démultiplié.



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