Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 23:24

 

 

 Si Je suis heureux qu’une partie de la population, la jeunesse en l’occurrence, ait servi d’attracteur au reste de la population à la suite de plusieurs drames liés à la désespérance, j’aurai aimé que la notre soit dans les rues lors des manifestations contre la loi sur les retraites. Mais voila tandis que les vieux et les enfants défilaient eux ils étaient au boulot où dans les super marchés suivant les jours, pourtant ils ne risquaient qu’un flash ball ou un Tasser. Assurément  comme le dit MAM nous avons une police qui a du savoir faire, et qui a su criminaliser toutes protestations turbulentes ou agités.

Chacun a pu comprendre que seule sont autorisés les manifestations encadrées par les forces de polices, genre de défilée carnavalesque, grand défouloir dont se moque éperdument le pouvoir, sachant ses forces anti émeutes capables d’éparpiller toutes velléités, en dehors des escarmouches traditionnelles reprises en cœur par les médias comme épouvantail.

Aujourd’hui à écouter les médias et commentateurs, l’on pourrait croire que le peuple tunisien qui subit l’autocratie de son président c’est révolté spontanément, ou que c’est la corruption de son entourage qui serait la cause de cette insurrection, pire en suivant la bourde de Jupé, que la jeunesse serait trop instruite.

Ne compter pas sur moi pour vous dire quelles en sont les causes réelles je ne vis pas en Tunisie. Mais ce que je peux comprendre, c’est que BEN ALI n’est pas un dictateur, est cela pose une interrogation.

Il a été élu démocratiquement, par le même peuple qui le vire aujourd’hui, et tout les lois liberticides pour encadrer la pensé unique et la surveillance de la population, il les a faite voter régulièrement sur proposition de son gouvernement, car ce pays est un état de droit.

Cela va peut-être en gêner beaucoup mais c’est ainsi, ce n’est pas une dictature, tout au plus un régime présidentiel autocrate à l’excès.

Dans notre pays ou les mots sont de plus en plus galvaudés, puisque dorénavant ne pas présenter son titre de transport au contrôleur de train devient une grève, il est à craindre que la grève devienne du terrorisme économique, comme le boycott, et c’est ainsi que sur nos médias la fronde ou l’insurrection de la population tunisienne est devenue une révolution, qu’est ce donc que va illustrer la révolution.

Non il n’y a pas de révolution en Tunisie, il demeure sous le même régime présidentiel où règne l’état de droit d’une démocratie galvaudé par son président. Dans la constitution tunisienne nous trouvons son homologue à la notre.

Article 5 (Les paragraphes 1, 2, et 3 sont ajoutés par l’article 2 de la loi constitutionnelle n° 2002-51 du 1er juin 2002).

La République Tunisienne garantit les libertés fondamentales et les droits de l'Homme dans leur acception universelle, globale, complémentaire et interdépendante. La République Tunisienne a pour fondements les principes de l'Etat de droit et du pluralisme et œuvre pour la dignité de l'Homme et le développement de sa personnalité. L'Etat et la société œuvrent à ancrer les valeurs de solidarité, d'entraide et de tolérance entre les individus, les groupes et les générations.

La République Tunisienne garantit l’inviolabilité de la personne humaine et la liberté de conscience, et protège le libre exercice des cultes, sous réserve qu’il ne trouble pas l’ordre public.

 

Nous pouvons donc déjà affirmer que l’état de droit ne constitue en rien une garantie de la protection de la liberté économique, de la liberté d’expression, de la liberté judiciaire puisque pour préserver ces droits il peut être légiféré comme le rappelle l’article 29 de la déclaration des droits de l’homme, mais l’on peut légiférer des lois liberticides.

2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

Ben ALI n’est donc pas dictateur, mais un autocrate  ayant fait un usage intensif de l’acception « tant qu’il ne trouble pas l’ordre public » tout comme nous dans l’article 29, « de l’ordre public » qui est la porte ouverte à tous les arbitraires quand règne l’unité de pensé.

C’est donc au nom de l’ordre public que les manifestations sont encadrés par les forces de l’ordre, et que MAM a proposé au président Ben Ali ses services.

Il faut comprendre également qu’une révolution aurait pour objectif de remettre en cause la constitution tunisienne se référant également au droit de l’homme, je vois mal une révolution revendiquer une royauté ou une organisation anti démocratie.

Les journalistes et les commentateurs seraient donc bien inspiré d’utiliser les termes appropriés.

Où alors nous pouvons supposer qu’il y a un intérêt bien senti à éviter l’utilisation du terme de fronde ou d’insurrection et d’autocrate. Ne serait-ce pas parce que cela pourrait alimenter des comparaisons avec notre propre présidence qui ne manque pas d’avoir usé et abusé de la notion d’ordre public pour criminaliser jusqu’aux citoyens normaux, et légiféré en matière de contrôle de la vie citoyenne comme jamais vu, les lois ADOPI 1 et 2 et j’en passe, avec les tentatives de contrôle des sources de certains journaux, la récente affaire wikileards.

Ennuyeux d’établir un parallèle, et pourtant dans tous les pays du pourtour de la méditerranée ouvert à l’économie de marché, nous trouvons dans chacun les mêmes problèmes liés aux chômages, particulièrement dans le Maghreb à forte natalité.

Les jeunes, les plus touchés par le chômage ont de nature moins peur du risque, et la répression policière mise en place pour lutter contre la poussé de l’islamisme politique trouvant dans ce vivier construit par l’économie libérale des adhérant, ne fait plus peur.

Sauf chez nous car nous ne sommes pas encore assez pauvre ou avons trop de vieux craintifs adeptes de la tolérance zéro qui justifie toutes les dérives liberticides à l’encontre de notre propre constitution, les gardes à vu en sont le symbole d’une évidence.

 Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé.

Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

 

Voila au moins deux articles avec lesquels sous le couvert de la lutte contre le terrorisme et l’islamisme politique tous les états, nous compris, avons pris des distances.

L’histoire nous trace l’origine de cette dérive depuis la chute de l’ex union soviétique.

L’effondrement de cette opposition a laissé le champ libre au libéralisme capitalistique qui a conquis le monde et c’est imposé en maitre, créant obligatoirement ses inégalités, dont la corruption de certains chefs d’états n’est qu’une conséquence, et non la source du chômage comme nos journaleux le raconte.

De fait les exclus du travail ont cherchés des appuis, certains ont proposés leurs services, le FIS en Algérie comme nous l’avons connu.

 Devant la monté de cet islamisme politique, qui prônait la lutte contre l’injustice de l’économie occidentale par un retour à la source de l’islam, les états du pourtour de la méditerranée se sont protègent, le tout envenimé par une guerre israélo-palestinienne et le développement d’un rejet de l’islam en occident

Si dans les pays européens l’usage de cette peur immodéré muselle les ardeurs revendicatives par la présence de forces de police du bord des routes aux super marchés (police privé), l’islam politique ne fait plus peur aux jeunesses des pays du Maghreb.

En fait en sortant de la guerre froide le vainqueur loin de développer le plein emploi dans les pays de libre échange à cultivé ce qu’il sait faire la concurrence du moins disant dont les exclus en l’absence de soutient en ont trouvé un en l’islam, que certains chef de guerres ont radicalisé, servant ainsi de fédérateur aux pays occidentaux et à leurs satellites pour, au lieu de créer des emplois, maitriser ce nouvel ennemi qui fourni un excellent prétexte pour contrôler les populations et une parti non négligeable des ressources pétrolières.

Dans ce jeux d’échecs, les vainqueurs sont ceux qui ont le contrôle de l’approvisionnement des ressources, aux autres la jouissance de contrôler leur population que ces vainqueurs appauvrissent par l’augmentation des prix

Nous en étions là avant l’insurrection de la Tunisie sans ignorer sa propres histoire depuis l’indépendance, sauront nous nous reconnaître en partie dans ce miroir, ou allons attendre leur effondrement, car je ne vois pas comment une économie qui jusqu'à présent n’a pu donner le l’emploi à tous, le ferait en changeant seulement de dirigeant ou en amendant sa constitution.

Nous sommes bien placé pour le savoir cela fait trente ans que nous jouons à cela sans succès, si un, à force d’avoir une peur démesuré de l’islam et de tout nous perdons notre liberté.

Les tunisiens au moins en ont recouvrait un peu en virant leur autocrate, reste à savoir si c’est contagieux dans ce cas cela pourrait nous atteindre, mais le savoir faire de MAM veille.

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by ddacoudre - dans critique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de ddacoudre.over-blog.com
  • Le blog de ddacoudre.over-blog.com
  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
  • Contact

Recherche