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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 00:28

 

 


 

Parfois surgissent des informations surprenantes dont j’aimerais connaître le fil de leur apparition.

Au JT de ce soir 20 12 2010, un reportage rappelait que les employeurs utilisaient le service de médecins généralistes pour effectuer des contrôles d’arrêts maladies dans la chasse contre les abus.

La démonstration d’un médecin en action chez un salarié en arrêt maladie d’un an,en été donné, montage ou réalité ?

Il ne me viendrait pas à l’esprit de faire entrer la télé pour cela, la suite du reportage expliquait par la bouche d’un chef du personnel l’utilité de cette pratique et le phénomène dissuasif chez les salariés sans réelles maladies, et énumérait ensuite quelques entreprises y faisant appel telle la SNCF, AREVA.

 

Sous l’aspect d’authenticité il ne peut y avoir discours plus nauséabond.

 

Le reportage précisait que les caisses d’assurances voyaient cela d’un œil favorable et qu’un décret prévoyait qu’elles pouvaient tenir compte de l’avis d’un médecin au service de l’employeur pour suspendre les indemnités journalières. Là est effectivement le point essentiel.

 

Les temps changent et les discours abusifs répétitifs portent leur fruit, ils s'encrent et ouvrent la porte à l’arbitraire patronal.

 

Ce sujet n’est pas une nouveauté, j’ai même dans les années 78 pu en mesurer la nocivité.

Mon entreprise avait mis en placer un système d’incitation financier visant à diminuer le taux d’absentéisme maladie et d’accident du travail.une prime basée sur les cotisations AT récompensait les ateliers et le personnel se la répartissait.

Très rapidement l’ensemble des salariés commencèrent à regarder d’un mauvais œil ceux qui avec juste raison était en arrêt de travail ; très rapidement des gens malades au travail se distinguaient, je ne parle pas d’un coup de fatigue passagère ou de petits bobos, et les cahiers de déclarations d’accidents se boudaient.

 

Nous étions rapidement passés d’une lutte contre les abus estimés et les accidents du travail à une chasse aux arrêts de travail perçus comme des tires au flanc.

Je dus alors avec les services de la caisse primaire et de la CRAM, faire abandonner ce mode d’incitation financière, sur le principe que l’accès aux soins sous tendait que l’on ne pouvait par un moyen d’incitation financière empêcher ou dissuader un salarié de se faire soigner.

 

Nous savons que sans cesse  circule un certain nombre d’appréciation sur les abus existants, mais nous savons aussi que la part de subjectivité est plus grande que la réalité observée.

Même parfois que la rumeur, comme l’effet loupe télévisuel, amplifie la réalité, et que la dénonciation en ce domaine ne fait pas défaut.

 

Naturellement l’organisme veille par ses agents de contrôle et ses convocations devant les médecins contrôleurs. Bien entendu le résultat est à la hauteur des personnels disponibles, mais surtout il ne tient pas compte de l’abus subjectif, dont nous faisons gorge chaude car il fournit d’excellents boucs émissaires sur des réalités factuelles, et explique toujours les trous de la sécu.

Ceci ne serait pas plus grave si nous ne débouchions pas sur des organisations arbitraires au service des seuls employeurs, et que l’employeur ne veuille substituer son estimation subjective à l’appréciation du médecin traitant, pariculièrement sur les affections psychologiques

Dans le reportage, le cas de ce salarié travaillant dans une société de sécurité, société qui ne se caractérisent pas par le respect de la législation dans leur ensemble, ne constituait pas une gène pour son employeur compte tenu de la facilité donc disposent ceux-ci pour palier à leur remplacement et même en faire une cause de licenciement.

 

Il faut tout de même avoir à l’esprit que les employeurs et les salariés siègent à parité dans tous les organismes de sécurité sociale, et de tout temps ils sont tombés d’accord, malgré des oppositions de ne pas confier à des organismes arbitraires ses contrôles.

 

Ceci n’a pas empêché des employeurs d’en mettre en place, mais cela n’avait pas force d’opposition dans les caisses.

 

Dans les caisses si un contrôleur vous considérait comme consolidé, l’assuré pouvait faire appel de la décision et bénéficier d’un autre contrôle.

 

Dans le cas d’un contrôle par un généraliste payé par l’employeur rien de cela.

Le reportage retransmet les conclusions du docteur : « ce monsieur a subit une intervention ombilicale depuis un an, son ventre est souple il peut reprendre le travail, s’il ne veut pas il n’a qu’à donner sa démission ».

La messe est dite. En une phrase il a dévoilé sa mission. Pas de place au doute, pas de place pour le diagnostic de son confrère, voila quelqu’un de bien, il chasse les abus, et par décret le gouvernement étend sa validité aux caisses.

 

nous ne pouvons nier qu'en cette époque délétère où l’on chasse le boucs en lavant plus blanc pour épurer tous les profiteurs réels ou imaginaires, le discours passe et est même applaudi avec un crachat d’opprobre sur l’organisme de sécurité sociale.

Serait-ce le point départ de la remise en cause de cet organisme, maintenant que les salariés sont encore sous l’éteignoir de l’échec sur les retraites.

 Le reportage interrogeait les représentants de l’ordre des médecins désapprouvant le principe de ces contrôles arbitraires.

Je regrette que nous n’ayons pu avoir l’avis des salariés par une organisation syndicale les représentants, il est vrai que ce qu’ils veulent n’intéressent pas le gouvernement.

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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