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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 12:45

Notre Monde dans lequel, pour sortir d’une existence passée que nous avons appréciée cruelle, nous avons aussi construit des organisations « eugéniques ».en développant nos « cultures sociétales ».

Je fais volontairement une extension de l’usage traditionnel de ce mot, en l’ayant préféré au terme d’hégémonie, non pour créer une confusion, mais parce que, au travers de leurs jugements de valeur les hommes ont toujours recherché d’une manière plus ou moins indicible de ne vouloir retenir que les caractères qu’ils reconnaissaient être ceux correspondants au fait majoritaire reconnu.

 

Or jusqu’à présent c’est l’accès à la technologie qui les en a empêché, ceux qui s’y sont livrées, ont utilisé des moyens barbares ou subtil dans le domaine de l’extermination en utilisant des termes aussi anodin que développement de la culture ou de la pensée à la recherche de l’homme parfait.

 

La découverte du génome nous a ouvrer la porte de toutes les espérances et de toutes les craintes, et nous n’échapperons pas à la redéfinition de certains termes, et à la création de nouveaux, pour être le plus précis afin de ne pas utiliser le multiple sens de certains pour nous tromper, dans ce que nous appelons l’évolution, et dont nous connaissons si peu.

 

Et pour aller jusqu’au bout de ma pensée, lorsque par culture commerciale nous vendons des images de top modèle type, et que par chirurgie aujourd’hui certains les copient pour supprimer leurs caractères spécifiques innés, la limite est subtile.

 

Pour un cas individuel nous pouvons encore parler de soin d’un mal être d’une personne dans sa peau, de dopage dans le cas de sportifs, mais dans le cas d’un phénomène de masse, si la génétique vulgarise cette possibilité de changer ses caractères, si la génétique favorise cet effet de mode, à partir de quel nombre entrerons-nous dans l’eugénisme.

 

Pourtant, l’Homme n’a jamais eu autant de moyens à sa disposition pour le comprendre, étudier, et nous restons sur la défensive, et nous ne faisons pas dans l’ensemble la démarche de nous ouvrir au monde à l’univers, pour rester dans notre « mensonge culturel ».

 

A ceux qui opposent la certitude de la pleine et entière responsabilité personnelle comme auteur des choix que nous effectuons, il est bon de rappeler qu’il n’existe aujourd’hui aucun espace disponible, pour qu’un être puisse se développer en dehors du groupe.

 

Et dire d’une décision qu’elle a été prise librement signifierait qu’elle n’est pas strictement « aléatoirement déterminée » par ce qui l’a précédée, or vivant dans le groupe cela est impossible, ce qui réduit d’autant cette responsabilité personnelle qui nous plaît tant, parce qu’elle nous dispense de nous interroger sur la nôtre, que nous reportons sur l’autre, l’Homme ne s’est jamais bâti une aussi belle excuse collective.

 

En conséquence, si quand nous naissons nous héritons malgré nous, de la responsabilité d’acteur d’assumer l’évolution de notre espèce, il en est de même du phénomène d’exclusion que nous construisons, et auquel il nous appartient d’apporter une solution.

 

Solution sans laquelle, les exclus, étant en parfaite harmonie avec les « lois naturelles » si chères au libéralisme, peuvent aller se servir pour survivre, même par la violence, là où se trouvent les richesses, parce que leur innée génétique a été faite pour cela, pour qu’ils survivent.

 

Sauf à pratiquer l’eugénisme, à leur retirer les gènes qui les motivent à survivre, il n’y a pas de solution en dehors de la coopération.

 

Je ne dis pas cela pour inciter à la violence, mais seulement pour indiquer, et faire comprendre que nous ne pouvons tout à la fois nous approprier, et les territoires, et les richesses qu’ils fournissent au bénéfice de quelques particuliers et collectivités, afin d’en interdire l’accès à ceux qui ne possèdent pas un moyen d’échange, et se plaindre que les exclus ont tort d’avoir faim, sous prétexte que « les assister » représente une charge qui réduit les profits.

 

En conséquence le système capitaliste et son vecteur la monnaie sont bien devenus des déterminants de notre évolution car ce système capitaliste se comporte comme un organisme « vivant » puisqu’il est nous. Organisme dont nous constituons les éléments contrôlés qui le nourrissent, organisme capable par ses réalisations d’engendrer une évolution de notre espèce.

 

 

Comment ?

En modifiant l’écosystème au-delà de celui qui est déjà déterminé du fait même de l’évolution de notre planète et qui a donné naissance aux espèces qui nous ont précédées.

Ainsi, le système capitaliste est en passe d’anticiper la venue du successeur de l’homo sapiens sapiens.

 

D’une part, par les modifications environnementales qu’il engendre, par la technologie mise en œuvre, par les tensions nerveuses auquel il soumet ses acteurs, par sa mutation postindustrielle, par les nourritures à effet irréversible dans laquelle c’est lui qui définit et vend les besoins.

 

Et d’autre part ce que je voulais surtout souligner, la tendance à l’eugénisme, à la capacité de pouvoir modifier les caractères innés, or nous savons que lors de cette modification il n’y a pas de retour en arrière, c’est l’essentiel du défi du 21 siècle.

 

Cela pour obtenir le maximum d’un symbole de richesse, la monnaie, bien qu’il lui manque quelque chose que nous lui avons abandonné, la conscience de soi, d’appartenir à une espèce. Conscience d’appartenir à une espèce qui s’acquiert par une structure épuisante auto régulatrice, l’éducation de l’incertitude de la raison, laquelle impose d’apprendre sans cesse pour vivre les réalités de notre image.

 

 Nous assistons donc à un phénomène de rétroaction auto régulateur d’un système abstrait qui se gargarise de vérité, parce qu’il théorise des systèmes mathématiques dont il tire sa fiabilité par une tromperie, une duperie celle de faire croire par les mathématiques dont il fait l’usage que ses systèmes modélisés équivalent à des sciences dures qui en font l’utilisation pour déterminer des faits réfutables (vérité), ce que n’est pas l’économie, et s’il doit y avoir un débat d’idée, ce n’est pas : « allons-nous utiliser une organisation individuelle ou collective pour nous enrichir grâce au leurre d’un langage mathématique qui fait croire que nous ne parlons pas de nous, mais où voulons nous aller, et comment ? ».

Ceci est important car la surpopulation dans un espace restreint (l’étude de Calhoum) a été, et est un des moteurs de notre économie et non les mathématiques qui ne sont qu’un outil normatif pour ne pas se perdre et non une fin au service de quelque uns.

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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