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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 00:20

 

 

« Comme quoi, ce vieux pays d’un vieux continent qui a tant donné à la culture universelle est frappé d’imbécillité » B. Dugué.

 

D’une certaine manière ceci est juste, ce qui ne signifie pas que nous soyons des imbéciles au sens premier du mot, mais en retard d’un ½ siècle sur l’évolution du savoir à connaître pour être de son temps.

Si à tous, il nous est possible de mesurer la fracture sociale, au travers d’indicateurs que sème la misère et la pauvreté en comparaison d’autres qui définissent le bien être suivit de ceux qui situent le luxe, il est moins évident de mesurer la fracture intellectuelle.

 

Pourtant nous avons pour cela aussi des indicateurs.

Je ne veux pas dire par là qu’il y a des personnes moins dotés de capacité de réflexion que d’autres, mais seulement que pour de mêmes moyens cérébraux, c’est  le contenu de ceux-ci qui fera la différence.

C’est ce que nous aurons les uns et les autres été capable d’apprendre, tant pour survivre que comprendre le monde qui nous porte, et nous lire parmi  nos milliards d’actions, même s’il ne nous en parvient que des fragments sur la totalité.

 

La fonction productiviste dans laquelle nous nous inscrivons sélectionne de fait le savoir à acquérir pour « construire » des individus capables de s’inscrire dans la production des biens et services dont ils tirent leur existence, par la socialisation.

Cet accès et un long un processus d’éveil qui formate nos psychismes tant par la famille que par l’école, et tendent à faire de chacun de nous un être stable pouvant devenir un citoyen honnête capable de se situer dans le temps et l’espace et disposer de relation sociale.

 

Mais à tout cela se réalise en fonction d’un temps disponible, et nous pouvons observer que si le savoir est devenu exponentiel, le temps de la scolarité est resté sensiblement le même, imposant donc la spécialisation, et par là même sa répartition inégale.

 

Il ne faut donc pas être surpris de voir surgir de toutes part sur nos écrans, journaux et radios des spécialistes de toutes choses venir nous dire ce que nous devons faire ou penser. Ils deviennent des références dont nous discutons ou non les affirmations sans disposer des capacités nécessaires. C’est ce qu’il vient de se produire avec M Cantona, et c’est là le lot de tout un chacun à divers degrés.

 

Ceci est tellement encré dans nos habitudes que nous n’y voyons aucun inconvénient, appelé si souvent à faire appel à tel ou tel spécialiste, et parfois étant nous même spécialiste saisi par d’autres.

Serions nous donc incapables d’apprendre ce que savent les autres ?

Certainement pas, même si le désir, la sensibilité ou l’endogamie nous prédisposent à des choix structurels

Globalement nous n’aimons pas apprendre, pas plus que nous n’aimons travailler. Nous apprécions les loisirs, (le droit à la fainéantise) mêmes quand ils se composent de travail (le non travail) ou d’accès au cumul de savoirs par tout un ensemble de moyens.

 

Donc si nous sommes des imbéciles, ce n’est pas tant que nous serions sots, ou pas prédisposer à apprendre quand la nécessité se fait jour, c’est tout simplement que nous ne nous sommes pas structurés pour réorganiser l’enseignement du savoir pour rester accrocher à une activité productrice et de loisir consumériste, comme si la distribution du savoir ne pouvait pas l’être.

Mais surtout nous considérons que le statut d’adulte confirme que nous en savons assez à partir du moment ou nous acquérons une indépendance économique qui succède à cette période d’enseignement scolaire, professionnel ou universitaire.

 

A tout âge, à compter de l’âge de raison départ de l’adolescence nous pensons en savoir toujours assez, cette perception naturelle est un frein à la recherche d’un enseignement dont l’on ne perçoit pas l’utilité.

Seule la place sociale et l’activité économique sera de nature à fixer les choix vers l’enseignement auxquels nous nous contraindrons inégalement les uns les autres face au moyens financiers disponibles et à l’attrait de l’existence.

L’estime de soi et un facteur important qui s’accommode mal de la perception de ses propres insuffisances

Ce sont donc les conditions environnementales qui nous incitent ou nom à accumuler du savoir, et non le fait d’être des imbéciles. Pour autant l’absence ou l’ignorance d’un savoir peu nous conduire à avoir des choix « imbéciles », voire suicidaire, voire meurtrier.

 

Ainsi depuis l’après guerre et la création de grands corps d’administration de l’état et autres grandes écoles publiques ou privés, nous avons concentré le savoir nécessaire entre leur mains, pour en recevoir les services que nous en attendions et d’autre part parce que nous ne pouvions le dispenser à tous en l’état de notre système éducatif et économique.

 

Cette spécialisation de personnes qui ont une connaissance approfondi des rouages de l’état ou de la vie économique, et qui son indispensable à son fonctionnement, sont ceux qui rythment notre existence et remplissent les sphères de décision, tant publique que privé.

 

Ils ont appris les mêmes choses à tel point que leurs choix politiques ne les distinguent plus, mais le plus important est que les citoyens lambdas n’ont pas les capacités d’apprécier le bien fondé de leurs affirmations qui s’égrainent souvent de manière péremptoire en termes édulcoré de toute précision qui nuirait au slogan qu’ils déversent dans leurs discours.

Et pour juger ils ne leur restent que l’observation de leurs conditions sociales.

 

Pourtant le plus important n’est pas là. Le plus important et la véritable conséquence de la fracture du savoir entre ceux qui le possèdent et ceux qui y mettre un terme en se limitant à celui nécessaire à leur vie professionnelle, qui par la suite ne se nourrissent que de celui que véhicule une sous culture médiatiques, que ce soit par l’information ou la filmographie en vigueur, accessible à la majorité  de la population source d’une nécessaire rétro action sous le contrôle d’une rentabilité ‘audimatique » aux conséquences publicitaires.

Ainsi l’un fait l’autre et vice versa, or ceci ne résistera pas aux conséquences qui découleront des nouvelles technologies, elles vont exiger des citoyens de disposer d’un discernement exempt de peurs et d’émotions irrationnelles, devant les potentialités extrahumaines sur lesquelles elles déboucheront.

 

Deux d’entre elles vont poser des problèmes éthiques qui me paraissent fondamentaux pour l’humain.

Ce sont d’une part la manipulation génétique, et les nanotechnologies.

 

La modification des gênes d’animaux ou de végétaux se pratique depuis longtemps, mais existe aujourd’hui la possibilité de modifier ceux des humains, comme moyen thérapeutique, mais aussi comme possibilité de choisir la texture de ses enfants.

 

Dans un livre La Science est le défi du XXIe siècle, Bernard Allègre c’est largement étendu dessus, pour en signaler les bénéfices et les risques.

Nous mettons là le pied dans l’eugénisme et il me semble évident de comprendre que devant de tels moyens à notre disposition nous ne puissions souffrir d’une sous culture basé sur la peur, le spectacle, la confusion, la manipulation, le mensonge, l’irrationalité émotive.

 

Si je soutiens toujours que ce n’est pas la raison qui commande, par le savoir nous modifions l’environnement qui influencera nos perceptions émotionnelles et dictera à notre cerveaux nos choix.

Imaginé donc ce qu’il en aurait été si les défenseurs de la race supérieure, si les chasseurs de sorcières et sorcelleries en tout genre du moyen âge ou d’aujourd’hui en avaient disposé.

 

Dans le présent notre activité politique est largement accaparée par les soucis de sécurisation depuis le 11 09 2000 qui ont rebondi dans tous les pays occidentaux, bien au-delà des réels risques encourus. Ils ont glissé par voix de conséquence compte tenu des protagonistes incriminés sur les problèmes d’immigrations et ses effets.

Dans le même temps, la vie des citoyens  c’est vu rythmé par les faits divers (réels bien sur) qui focalisent  un sentiment d’insécurité qui perdure et perdurera quel que soit les moyens de rétorsion mis en place, puisque nous savons que malgré des moyens bien plus cruels que les nôtres, tous nos prédécesseurs, y compris dans les siècles passés n’y sont pas parvenus.

Si bien qu’en l’état de la situation générale d’un monde occidental qui est entré en récession et dont la population croit, il n’y a aucune chance d’y parvenir par les moyens courants dont nous faisons usages.

 

Alors peu germer dans les esprits délirants que l’utilisation des techniques de manipulation génétique constituerait un bon outil pour élaborer des sociétés dociles, conforme à la moralisation sociale en vigueur.

Ainsi à chaque acte jugé asocial nous modifierions la base « génétique » des futures naissances pour qu’elles n’en soient pas atteintes, comme à chaque fait divers nous avons élaboré une loi.

Nous entrerions alors dans un système eugénique sans précédant laissant loin derrières les atrocités de la shoah.

Pour le moment nous n’envisageons que la surveillance des enfants en maternelle pour déceler une tendance « criminogène », n’est ce pas merveilleux. Le meilleur des mondes se profile, mais il y a de grande chance qu’il soit un auto-suicide programmé par la Nature.

 

Pour résumer par une analogie, devant notre capacité destructrice, nous avons renvoyé dans l’imaginaire à Satan nos penchants asociaux. Ceci au point d’en illustrer sa réalité.

Nous l’avons décrit et dépeint comme un humain portant des cornes de boucs couvert de ses poils et juché sur des sabots.

Et bien aujourd’hui nous pourrions le réaliser.

 

Ceci ne dépend, donc que de l’éthique qui habite ceux qui disposent de cette capacité scientifique, avec une interrogation double, savoir si elle résisterait au système marchand et aux fabricants de peurs.

Il y a donc un risque certain dans nos sociétés à jouer avec la peur comme moyen d’élection politique, car nous disposons de moyens qui pourraient être sollicités pour éliminer des boucs émissaires dont nous faisons un grand usage. Je crains malheureusement que nous vérifions cela en 2012.

 

La seconde technologie qui ne pourra souffrir cette fracture intellectuelle est la nanotechnologie. Elle fait l’objet d’une nouvelle course à l’armement, et l’armement retombe toujours dans des applications civiles, tel internet ou le Taser.

Mais toutes ne sont pas sans innocuité ou d’un usage facilitant la démocratie permanente en ayant connaissance des opinions des citoyens.

 

 Le 4 et 5 décembre 2005 c’est tenu au Caltech (institut de technologie de Californie créé par Gell man) une des réunions de l’association Humanité + créé en 1998 par deux philosophes, un suédois et l’autre anglais, avec pour objectif d’élargir le potentiel humain en maitrisant le vieillissement, les disfonctionnements cognitifs, la souffrance volontaire et notre confinement à la planète terre.

Ils considèrent que le potentiel de l’humanité reste pour l’essentiel à réaliser et que les nanotechnologies fourniraient ce potentiel pour fabriquer des ressources abondantes au plus grand nombre et nous donner le contrôle des processus biologique du corps.

 

Ils escomptent, grâce aux nanocapteurs, maitriser tout le processus physico-chimique utile à la description du cerveau humain et partant de là ils espèrent grâce à des puces nanométriques mettre au point des ordinateurs dépassant la capacité du cerveau humain.

 

Imaginez ce moyen entre les mains de dirigeant qui ne peuvent souffrir la divulgation de secrets, comme dans l’affaire wikileaks, ou qui pensent que les populations doivent être sous une gouvernance mondiale. Cette gouvernance exige les moyens de sa tyrannie qui dépassent de loin le seul cerveau humain (la tour de Babel).

 

Il y a certes l’aspect humaniste que défendent tous les chercheurs qui espèrent une réalisation concrète d’ici 2018 pour les assembleurs et 2045 pour les post humains.

 

Déjà en 1999 j’écrivais : Rien ne nous empêche aujourd’hui d’imaginer une nourriture moléculaire, parce que nos connaissances biologiques et autres le permettent, et demain entrer dans un appareil de «nano fréquences nucléaires » pour nous revitaliser.

Alors il faut penser que l’armement utilise toutes les applications possibles que les nanotechnologies offrent pour se protéger, infiltrer, surveiller  disparaître (être invisible).

 

Avec ces deux technologies fonctionnelles qui découlent sur des applications explicites je crains que la monté d’une xénophobie et la désignation permanente de boucs émissaires pour calmer les clameurs, de la masse d’ignorance instruite que représente la population, ne soient en mesure de disposer d’un discernement devant la crispation qui en résulte.

Pareillement devant l’échec assuré d’apporter une solution aux problèmes économiques et sécuritaires que nous rencontrons, nous aurons certainement la fâcheuse faiblesse, par certitude et conviction que donne l’ignorance qui forge les dogmes, de chercher et trouver notre salut dans le contrôle permanant de chacun de nous, voire d’élaborer pour nous soumettre en tout bien des humanoïdes qui nous soit supérieure.

 

Chacun comprend que de telles avancés scientifiques ne souffrirons pas d’avoir des dirigeants colériques ou névrosés sans suivit psychiatrique, et encore moins d’avoir une population ignorante.

Alors quand je vois le fascisme rampant se développer, dans les analyses et comportements des citoyens à la recherche d’un chef charismatique, se sentant en permanence agressé par toute chose, en rupture avec sa classe politique et ses élites, en recherche de probités intransigeantes, en condamnation permanentes de boucs émissaires sources de leurs maux, prêt à vivre par peur entouré de police privé, prêt à se refermer sur eux-mêmes, toujours à l’écoute de spectacles d’illusionnistes de la consommation, je me dis que si un illuminé leur proposerait de soulager leur angoisse grâce à la génétique sous surveillance d’humanoïdes ils  ne disposeraient pas du .savoir nécessaire pour trouver raisons à leurs peurs et protéger leur propre humanité.

 

 Il demeure une question qui fut celle que se posèrent les concepteurs de la bombe atomique, quel est donc le plan de la Nature pour permettre la réalisation d’une telle potentialité.

 

A vrai dire c’est moins cette potentialité qui m’effraie que celle de confectionner un Satan comme je le disais. Alors parfois je me dis que c’est peut-être la guerre qui nous affranchira de tout cela si nous ne savons pas écarter le Satan qui nous habite parce que nous ne le voyons que chez les autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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