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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:27

 

La conférence sociale a eu lieu, et c’est un constat désolant de le devoir à la volonté d’une action politique d’un candidat qui a répondu à une attentent des acteurs civils que sont les syndicats de salariés qui n’ont pu l’obtenir au préalable, faute de pouvoir l’imposer par le rapport de force du à la désaffection de la confiance des salariés dans les organisations syndicales.

 

Nous somme là devant une évolution sociétale dont les causes sont multiples en raison de l’enchaînement des progrès du à l’ensemble des savoirs, qui ont modelé notre activité économique, elle-même a interagit dans l’organisation politique qui sont les deux pôles qui retourne vers la structuration de la pensé citoyenne.

Dans ce tournoiement de complexité de plus en plus de citoyens ont répondu à la mise en avant du confort que confère le consumérisme par la création de biens et services qui offrent une source de revenu en louant sa force de travail pour disposer des moyens financiers de consommer nos productions.

 

C’est ainsi que la production de biens individualisés à renforcé l’idée de ne dépendre que de soi au détriment de l’interdépendance évidente de la vie en collectivité où nos actions économiques et politiques forgent la cohésion sociale au travers même des antagonismes d’intérêts résultant d’une économie capitaliste qui ne peut en finalité être sociale si elle n’y est pas contrainte au-delà de ce qu’elle consent d’abandonner pour survivre en entretenant la croissance d’où elle reprend plus qu’elle n’a distribué.

 

 Si le libéralisme constitue la liberté d’entreprendre il n’inclus pas la finalité d’exploitation de l’autre, et n’inclus pas que la vie ne soit qu’un grand marché même si nous nous sommes répartis les taches faute de pouvoir seul toutes les exécuter. Par là c’est créé une interdépendance de tout un chacun qui implique ce que l’on appelle la solidarité égoïste qui est un acte de « civilisationnel », a l’inverse de l’individualisme qui n’a pas sa place dans une société aussi interdépendante. Si ce n’est pour dire que chacun est singulier et rapporter tout événement à lui car c’est dans sa nature et il ne peut pas y échapper autrement que par la solidarité égoïste, (j’adhère à la lutte contre la maladie car je sais qu’elle peut m’atteindre par ex).

 

Cet échange solidaire essentiel au progrès de toute société qui se veut organisé pour assurer son existence n’est pas tenu à une forme de relations commerciale et politique mais elle doit s’organiser et s’organise de fait autour de ce que nous qualifions de valeur, dont il fut grand cas durant la campagne électorale.

Parmi toutes celles évoquées la concertation sociale faisait parti du programme du président dans le cadre de la cohésion sociale, car c’est vers cela que tendent toutes les valeurs dont nous nous prévalons.

Il semble donc qu’au fils des ans les citoyens aient cru qu’il suffisait de les évoquer pour que la cohésion s’organise, avant de constater que le chacun pour soi ramène la solidarité égoïste à une charge quand elle s’exerce au travers de la seule lecture d’une économie de marché capitaliste.

 

C’est cela qui est advenu, même si notre modèle à résisté par la volonté politique des acteurs sociaux, avec plus ou moins de constance affiché, mais surtout par la force de la loi qui en impose l’exercice. Sans elle qui fut légiféré dans des périodes plus combatives ou plus idéologiques, les citoyens salariés dans leur majorité ne seraient pas en mesure d’une quelconque  résistance, comme ils en donnent l’image au travers de leurs votes  dans la recherche de l’être salvateur ou de l’abstention ou en entrant dans une espèce de résignation d’impuissance accepté par le rejet de toutes les institutions qui ne trouvent plus grâce à leur yeux.

 

Lutter demande des engagements et nous n’avons plus une société qui y incite car chacun se disperse vers l’accès à l’hédonisme acquis de longues luttes par des hommes qui rêvaient de société dans laquelle ils ne passeraient pas toute leur vie au travail.

Ce fut pourtant le lied motif du Sarkozisme rappelant sans cesse le travailler plus comme acte indispensable en contradiction avec les réalités de l’existence qui ont démontré que c’est en travaillant moins que les progrès ont eut lieu, et que les profits ont cru car cela a constitué un horizon d’espérance toujours contesté par ceux qui n’y voyaient qu’un coût supplémentaire.

Dans ce cadre les conservateurs se satisfaisaient de l’impuissance syndicale, dont notre ex président considérait qu’ils étaient des corps intermédiaires gênant et développaient leur conception du marché sans réelles oppositions, si ce n’est dans la fonction publique ou quelques grandes entreprises qui furent voués aux hégémonies populaires du privé.

 

Aujourd’hui nous devons assumer les conséquences de ce désengagement des salariés de leurs propres sorts, par des mesures d’austérités qui n’ont aucune justification sociétale compte tenu des progrès scientifiques mais seulement une justification capitaliste.

 

Alors cette conférence sociale, et la marque de l’échec  du mouvement syndical devant celui qui a été le mouvement des entreprises de France, car il aura fallu l’action politique du président qui va vouloir assembler l’inconciliable pour faire un capitalisme à visage social, après l’échec de la loi du marché.

 

C’est certainement une bonne initiative vu l’état de délabrement de l’audience syndicale, qui soit dit en passant n’est pas pire que celle politique, mais j’ai bien peur que ce soit comme beaucoup de décisions qui seront prises, juste un minimum requis car sur le fond les données n’ont pas changé, et ce n’est pas les 120 milliards du fonds d’investissement au niveau de l’Europe qui changeront grand-chose.

Nous aurons au moins eu un changement celui d’un style qui au lieu de faire dans l’illusion fera dans le symbolique.

 

Ce n’est pas une critique, pour comprendre mon propos, il faut savoir qu’il n’y a pas d’événements spontanés, pour qu’un changement s’opère il faut semer, ou réaliser des actes qui s’agrégeant y contribueront. Or dans les années passées rien ne c’est réalisé qui indique un sursaut de prise de conscience du pouvoir d’actions des salariés. Le changement ne sera donc pas lié à une concertation volontaire, mais aux risques d’une explosion (qui est moins probable avec ce gouvernement) ou de la pression de la loi.

Globalement notre président tiendra ses promesses contre vent et marée sauf cas de force majeure, certainement en faisant le minimum requis, mais n’apportera pas de solution durable s’il ne peut disposer de fonds d’investissement pour lancer de grands projets économiques capables d’absorber les transferts d’emplois qui continueront à s’opérer dans un marché ouvert.

L’épargne française est importante y faire appel se comprend, mais celle qu’il faut capter, c’est celle qui nourrie la spéculation financière. Or de grands projets représenteront plus de risques, il n’y a donc pas d’issus par ce biais, sauf d’entrer en concurrence avec le marché en dotant l’état de la capacité d’émettre de la monnaie, ou en revisitant les critères de Maastricht en les adaptant aux réalités d’aujourd’hui.

Ce n’est pas cette voie qui se dessine, tel fut le message du chef du gouvernement dans sa déclaration de politique générale qu’il cache ou nom l’austérité imposé par la règle d’or sous l’appellation d’effort collectif et juste.

Je pense que les socialistes ont berné une fois de plus les citoyens, mais je n’ai pas d’état d’âme entre la dictature molle et le minimum requis j’ai fait mon choix, mais ce choix n’a pas été une adhésion. Quand au style du président il n’y a que les polémistes qui s’en plaindront car il les mettra au chômage.

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Published by ddacoudre - dans critique
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