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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 19:30


Un jour un commentateur posait la question de savoir ce que retiendrait l’histoire de notre président.

J’avais répondu un grand illusionniste, il vient encore de l’illustre par un « travailler plus pour ne pas gagner moins », et la France a peur.

 

C’est fabuleux après le travailler plus pour gagner plus, il à le sens de la formule, mais à part séduire son auditoire, je ne vois pas qui n’en déduirait pas l’échec d’une politique, une régression.

Parfois je me demande ce qu’en pensent des hommes comme Jupé ou Devillepin, qui pour le premier a flatté les qualités et ses convergences avec notre président, et Devillepin qui a dit un jour, « ce n’est pas quand vous êtes entourés de cires pompes et de courtisans que vous faites avancer la France, pour le moins dans cette assemblé de Toulon ils étaient nombreux.

 

Au minimum cette nouvelle formule du président lui donne raison car elle est indicative de l’échec d’une politique.

Depuis la fin des trente glorieuses avec le premier choc pétrolier de 1973, nous sommes dans une permanence de crise plus ou moins grave. C’est ainsi qu’attribuer ses échecs à une crise est un désaveu de son aptitude à y faire face.

Souvent je l’écris sans être compris il n’y a pas de crise de la dette, c’est seulement la lutte des dominés contre les dominants, et il faudra bien un jour qu’évolution se fasse au détriment d’une révolution.

 

Sauf que jours après jour nous élaborons les conditions d’une révolution ou d’une dictature si cette première échoue selon toute probabilité, car le peuple est devenu pleutre et le pouvoir dispose de moyens de répression de plus en plus grands, par des forces anti émeutes ou de conditionnement médiatique.

Ainsi notre avenir se trouve dans une évolution, par un moyen plus ou moins pacifiste qu’autorise le vote en démocratie.

 

Ainsi il apparait que l’état de crise est une situation normale de l’évolution d’une organisation, qui par son intermédiaire démontre ses insuffisances, comme le symptôme démontre l’état d’une maladie.

Vu le nombre de crises qu’il y a eu, notre organisation est bien malade, sauf que nous élisons ceux qui dénoncent les symptômes et ne soignent pas la maladie, come un obèse qui observe sur sa balance sont état de santé et qui continue à se gaver (que ces personnes ne s’offusquent pas de mon exemple).

 

Quelque part nous sommes soumis à une addiction de certains hommes politiques qui sont conscient que leurs décisions ont concouru à l’état actuel de la France, mais sont incapables de se soustraire à leur maladie politique. Alors il soigne le symptôme, la dette en l’espèce, et non la maladie qui l’a développé, le financement privé.

Ils ont donc le cerveau bloqué. Souvent j’écris cela, il ne s’agit pas d’une insulte, je préférerais car ce serait moins grave.

 

Le cerveau bloqué fait partie d’un état normal, nous y sommes tous plus ou moins soumis par notre condition culturelle issus de notre existence environnementale « géohistorique ».

En clair, l’on ne choisit ni ses parents ni le lieu ou l’on nait, et chacun d’eux façonnera ce que nous deviendrons.

Pierre Daco en donné une définition plus explicite, c’est une personne qui dispose d’une radio avec des milliers de stations et qui ne trouve jamais une raison ou une émotion qui le pousse à changer de station. Nous en sommes là, et tous là, de telle manière que ceux qui expliquent qu’ils y a d’autres radios ne sont pas écoutés.

A partir de ceci devient plus compréhensible le rôle du communicant et le choix permanent des formules de notre président.

 

Les mots désignent les choses, les font exister et nous devenons grâce à notre cerveau malléable ce que disent les mots.

 

Notre système sensoriel  perçois l’environnement et l’émotion qui en découle a une fréquence qui va du zéro à l’infini, c’est par le mot nous la situons en un point précis, il en devient fondateur puisqu’il se réalise et attirera à lui ceux qui l’entendront. C’est un phénomène d’attraction bien connu, comme celui du clou d’un pendule.

Mais ce qu’il est important de savoir pour ne pas avoir un cerveau bloqué, c’est que tout autour de du mot existe des valeurs émotionnelles que nous définissons parfois restrictivement par des adjectifs ( ex je t’aime un peu passionnément ) qui élargissent à peine l’éventail des possibilités.

 

Ainsi quand un millions de personnes disent chacune je t’aime il y a autant de puissances émotionnelles qui ne sont pas défini par ce mot que de personnes, elles ne sont donc pas désigné, et de fait ignoré,(ce qui ne veut pas dire que celui à qui l’on s’adresse, par ses sens ne la perçois pas)

Ainsi le mot fonde et castre à la fois.

 

Et bien en politique et en économie puisque c’est de cela que je débats, il en est de même.

Aussi quand je dis la dette n’est pas le problème, tous ceux qui se laissent attirer par les mots : la crise de la dette, ignorent toutes les autres possibilités.

 

Nous vivons très concrètement cela depuis l’installation dans le vocabulaire de la loi du marché.

Nous sommes partie de l’esclavage et de la servitude pour en arriver  à la « liberté » de louer sa force (physique ou intellectuelle) de travail pour ceux qui n’avaient que cette puissance productrice (1804).

Se louer, si cela ne libérait pas d’un « dominant » offrait la possibilité d’une « liberté relative » de choix en contractant, (c’est le contrat Social de JJ.Rousseau qui s’inspire en partie des idées de Montesquieu et des théories de Hobbes et Locke.)

Il y a donc incontestablement un progrès dans l’évolution de la condition humaine.

Or depuis la reconnaissance de la loi du marché, la notion de marché à fait école, a attiré (phénomène d’attraction), et toutes nos relations se sont vus qualifié de marché, le marché du travail, de l’emploi, le Mercato etc.

De fait le signe d’une régression, dans ce que nous pourrions considérer comme un progrès par ses réalisations technologiques, et que nous ayons fini par considérer que pour trouver un emploi il fallait savoir se vendre, et réalisé des formations pour cela.


Trouver des justifications à cela est de même nature que ceux qui justifiaient l’esclavage et le servage.

Ceci n’est pas juste une formule, compte tenu du caractère fondateur du mot, c’est qu’à terme la condition humaine va évoluer à nouveau vers une autre forme de servitude, si nous n’y sommes pas déjà,  naturellement différente de celle qui a existé, mais qui n’en demeurera pas moins une régression de notre évolution sociale pour le moins.

 

Nous pouvons convenir par exemple que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire. Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins. De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.

 

 

Ce mot de marché qui ne différencie plus de situations ou de champs d’actions devient castrateur des autres possibilités de relations commerciales et productrices qui existent et auxquelles nous pouvons accéder par la réflexion ou l’émotion en définissant de nouveau mot pour cela, et pour créer de nouveaux mots le « conflit » (qui peut être un vote) est incontournable.

 

Faute de pouvoir le faire nous demeurerons avec un cerveau bloqué sur la pensée unique et nous générerons pour le futur une nouvelle crise pour le moins (je vais le dire comme cela) car ce sont les mots du présent qui l’élaborent.

Aussi faut’ il entendre que l’usage de formules et de mots par notre président n’est pas le fruit du hasard, et il ne faut pas s’en gausser, ce serait une erreur.

 

Souvent je râle seul dans mon coin quand j’écoute ou je lis l’exploitation de l’ignorance.

Je n’ai jamais reproché à un acteur politique de défendre ses convictions, même d’utiliser le leurre ou la manipulation, ou l’illusion des mots comme notre président, dans la mesure où l’instruction et l’intelligence et l’information des citoyens leur permet de faire le trie eux mêmes.

 

Or en plus de la fracture sociale nous avons une fracture intellectuelle, et l’utilisation de formule lapidaire et de mots clés par notre président et d’autres en est la démonstration évidente.

Quand l’on veut s’adresser en toute intelligence à des citoyens éclairés l’on à pas besoin d’avoir de tel recours.

C’est ainsi que de vouloir faire de l’enseignement qu’un grand marché du savoir technologique mercantile nous entraine dans une régressons de l’éducation citoyenne. Il ne devient donc pas bien compliqué d’imaginer les conséquences dans le futur.

 

La civilisation est l’action d’utiliser sa raison pour maitriser son système émotionnel, sans supprimer le réseau court indispensable à la survie de l’espèce, dont les mots clés sont le désir et la peur.

Il en résulte que par le choix des mots nous pouvons le solliciter et lui faire imaginer des dangers là ou il n’existe pas. Nous avons entendu cela dans l’intervention de notre président. La France à peur.

 Or depuis sa désignation comme ministre de l’intérieur, il a assuré son élection essentiellement sur le sentiment d’insécurité qui a soustrait au FN avec les voix.

 

Je ne pose pas la question de savoir si c’est vrai ou pas, c’est ce qui est constatable, et aujourd’hui s’il utilise ce mot dans son discourt économique et sur les valeurs de la France qui doit se redresser,

 

C’est que depuis ces années il a assimilé dans l’esprit des citoyens son NOM à celui de sécurité.

 

Dés lors en stigmatisant la France qui a peur, le réflexe sera de voter Sarkozy le Zorro de la sécurité.

Je me demandé quand il ferait tinter la clochette de Pavlov, j’ai ma réponse, ses communicants sont forts.

 

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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