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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 23:37

La démocratie exige de s’assumer, c’est à dire de trouver ou créer les lieux ou nous puissions faire état de nos points de vue sur la conduite des affaires du pays.

Il en résulte qu’il y a autant d’opinions que de citoyens, mais pas de moyen audible d’entendre 63 millions de personnes qui parleraient ensemble. Nous les invitons donc à élire la personne qui se pense à un titre ou un autre devoir postuler à la conduite des affaires de l’état, de la cité etc.

De la volonté de donner son avis ou d’attendre quelque chose pour soi de la société, nous pousse à avoir un avis.

La démocratie a doucement ouvert la porte à sa formulation, même si cela a commencé par les plus riches avec le vote censitaire.

 

Mais ce qui deviendra la formation des partis à commencé plutôt sur les bancs du tiers état et la formation des factions.

 

La nécessiter de se regrouper par conviction, puis par le développement de l’industrialisation déterminant des aspirations sociales et de classe à permis à des hommes qui avaient le même élan de se regrouper dans une association politique après l’abolition de la loi Chapelier.

Le premier parti de France était le parti radical.

 

Le parti politique était né, ils permettaient au français qui s’y reconnaissaient dans les idées de s’y associer en votant pour ou en devenant membre pour participer à la vie et a l’évolution de ses orientations.

Ainsi le parti politique est devenu le lieu ou les citoyens peuvent prendre la parole pour y défendre avec les autres leurs vues de la gestion du pays, (en passant cela s’oppose au socle du libéralisme qui impose de rester seul pour œuvrer dans son seul intérêt suivant en cela la nature de l’homme).

 

Ainsi le parti et un ensemble de citoyens qui débattent de leur conviction et se trouvent un terrain de réunification qui devient un projet partiel ou complet qu’ils soumettent aux autres citoyens lors d’échéances électorales et choisissent parmi leurs membres, ceux qui les représenterons.

Mais une telle organisation exige que des membres de cette association veuillent bien se charger de son développement, et du bénévolat nous sommes passés à la structure que nous appelons l’appareil dont la composition c’est structuré autour d’une élite de plus en plus spécialisé autour d’une activité politique qui les occupent parfois à plein temps.

Nous avons ainsi construit une classe politique à plein temps qui se renouvelle peu, et se formalise autour de la personnalité de celui de ses membres qui sera choisit pour le représenter dans son unicité, même si a l’intérieur les débats d’idées peuvent ne pas converger, voire parfois conduire à des scissions ou des exclusions.

 

Si des hommes peuvent être des catalyseurs, il est nécessaire qu’il partage les projets définis par l’ensemble des adhérents, faute de ne pouvoir se sentir solidaire du projet qu’il doit porter. C’est sur ce point que je ne suis pas d’accord avec les primaires.

La procédure consiste à avoir des personnes qui acceptent que leur point de vue personnel soit érodé par celui des autres afin de trouver sur l’essentiel ce qui les réunis, et cela achevé, d’autres se proposeront d’être retenu comme candidat pour développer et représenter ce projet ou le programme arrêté par tous, sur la base des convictions sur lesquelles ils se retrouvent.

 

Ceci ne signifie pas que le candidat retenu ne pèsera pas par sa personnalité, ni par la tentation de quelques différences, mais s’il doit disposer d’une capacité d’adaptation et d’une marge de manœuvre personnelle, qui de toutes les façons si ont ne les lui accorde pas apparaitront toutes seules, porte un projet, et non un nom, même si l’histoire retiendra son nom comme acteur de la mise en oeuvre d’un projet qu’il colorera.

Ce n’est donc pas sur ce point que j’achoppe.

 

L’ouverture du choix du candidat en l’occurrence celui du parti socialiste qui portera son projet avec sa personnalité doit être choisit par, à leur dire, le peuple de gauche.

Déjà pour avoir été socialiste cette notion de peuple de gauche ne me plait pas. Ce peuple n’existe pas et il ne s’oppose pas à un peuple qui lui serait de droite. S’il y a un peuple c’est celui de la France quelque soit la pensé politique de chacun de ces membres, et peut-être un jour un peuple d’Europe, mais certainement jamais un peuple du monde, car il existe déjà c’est l’espèce humaine.

Je pense que d’autres partis se situent à gauche, et d’après ce que je lis, pas de la même gauche que celle du PS, puisqu’ils pensent l’avoir vu glisser sur sa droite dans ses choix économiques et Européen.

Il me semble donc important qu’avant de choisir un candidat du PS, il faille savoir quel projet politique il va porter.

Déjà des deux candidatures qui se sont manifestés nous pouvons en retirer qu’ils roulent pour leur projet personnel, c’est-à-dire pour leur différence par rapport à un projet global.

Il ne s’agit pas en l’espèce d’une marque de personnalisation ou d’une marge de manœuvre, quand l’on soutient comme M Montebourg d’aspirer à une VI république.

Que je sache cela n’est pas encore inscrit dans le projet commun. Je n’ignore pas qu’il en a débattu dans son parti, mais sa proposition jusqu’à aujourd’hui ne figure pas dans l’ébauche du projet, à moins que je l’aie mal consulté.

Imaginons qu’il soit choisit, que fait le PS, il dément le projet qui a été élaboré par ses adhérents, pareil pour DSK, idem pour Vals dont l’on connaît les différences qu’il cultive.

Que devient le PS un parti politique ou une écurie présidentielle.

 

En fait il devient semblable à UMP, que voulez vous qu’aillent alors faire des adhérents dans ce parti, sil n’ont même plus à faire état de ce droit qu’ils ont acquis avec la démocratie d’aller dire dans un lieu qui les rapproches comment ils veulent que l’état guide leur existence.

Nous sommes dans un glissement, une dérive qui a conduit des états à se choisir, non un projet avec un homme pour le porter, mais le projet d’un homme que soutient un appareil pour forger une dictature démocratique, parce que tous les cinq ans elle se choisira son tyran.

 

Cet abandon de la vie politique par les citoyens pose un véritable problème à la démocratie.

Je me souviens qu’avant son décès M Frèche voulait créer un parti à la ressemblance de ce bi « partisme » qui existe aux USA en disant que le PS était en retard sur son temps.

Ils sont entrain de gagner du terrain.

Enfin moi si j’étais un opposant au PS je m’inscrirais et je voterai pour celui que mon poulain serait à même de battre.

 

Cela me rappelle des copains qui me reprochaient de tenir des réunions d’entreprises qu’avec mes adhérents et sympathisants connus, si je les avais ouverts à tout le personnel, compte tenu qu’ils étaient majoritaires, j’aurai été le porteur de leur choix. Dans ce cas il aurait mieux valu que j’adhère directement à leur mouvement.

 

Je ne crois pas que ces primaires seront de nature à solutionner la fuite des citoyens des partis et du PS en l’espèce. Les régionales ont démontré qu’il s’agissait d’une rupture profonde, et ce ne sont pas les manipulations autour de la popularité des uns et des autres, qui va les rapprocher, il y a une fracture intellectuelle qui c’est créé entre une partie du peuple et sa classe dirigeante doublé d’une crise de confiance que des primaire ne combleront pas, si ce n’est d’apporter un débat de stratégies politiciennes dont raffole les journalistes pour faire leur une.

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Published by ddacoudre - dans critique
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