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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 13:38

 

Seule les protagonistes du drame changent, mais les acteurs médiatico-politique restent les même et nous construisent la même soupe d’hypocrisie compatissante pour faire s’apitoyer dans les familles et prendre une fois de plus en otage une famille dans la souffrance pour l’exposer publiquement.

 

«  La prévention de la récidive doit être une priorité absolue de tous les services de l’Etat et, en particulier, de tous ceux qui ont à gérer les questions liées aux viols et aux crimes sexuels.  » Soucieux de « tirer au clair les éventuels dysfonctionnements de la chaîne pénale  » dans l’affaire Agnès, le Premier ministre.

 

Une fois de plus certains politiques à l’aube des élections s’invitent comme passage médiatique obligé dans ce drame personnel, en promettant pour la énième fois une surenchère de mesures, qui ne seront que des leurres destinés à faire la démonstration de leur préoccupation.

 

Les professionnels savent qu’ils soient psychiatres, psychologues que l’exercice de la connaissance des émotions d’autrui à des limites, et que tous leurs diagnostics à es siennes également.

 

Il est donc inutile d’imaginer pouvoir s’en préserver en multipliant des examens qui ne sont fait que pour rassurer.

Lorsque se construit un passage à l’acte il est indéniable que l’environnement en est un facteur le favorisant, mais dans la construction psychique de l’acte il est quasi impossible de déterminer le détonateur qui peut même ne pas apparaitre anormal à la conscience de celui qui va être l’auteur d’un drame sinon il n’y en aurait jamais.

Il n’y a pas de moyens absolus de se préserver de cela, mais ce type de comportement dans le cas présent n’était pas envisageable autrement qu’a postériori comme le font tous les commentateurs spécialisés ou non.

 

Trop souvent c’est l’expression d’une pensée magique qui s’exprime, il a dit, fait, donc il était prévisible d’un passage à l’acte. Voila une analyse gratuite, une analyse de dangerosité présumé, qui pour quelques individus mettraient ou priveraient d’autres de recouvraient l’estime de soi sans laquelle l’on ne peut vivre, après avoir été l’auteur d’un drame.

Cette affaire ne pose pas le problème de la récidive, ni d’un quelconque manquement des services de prévention, d’insertion de suivit etc.

 

J’ai sous les yeux encore dans ma bibliothèque un mémoire de 600 pages traitant de la récidive, tous les pays y ont planché, certains ont même posé le problème de la gravité des sanctions comme facteur d’aggravation des risques pour la victime.

C’est le cas type de ce drame, il tue pour ne pas être pris, comme d’autres brulent les voitures de leurs délits pour ne pas laisser de traces.

Comme dés l’enfance nous apprenons à mentir pour ne pas être puni, comme dans les entreprises certains cachent leurs malfaçons erreurs pour éviter la sanction du règlement intérieur etc.

Certes il n’y a aucune comparaisons quand aux conséquences, mais dans la construction mentale cet ado à hérité de nos pratiques.

Cela ne rend pas la société responsable, mais souligne que nos conventions construisent des facteurs de risques. Nous pouvons bien naturellement nous protéger de certains ou d’un très grand nombre, mais il nous sera toujours impossible d’en arriver au risque zéro puisque c’est nous qui les construisons.

 

Ainsi ce type de drame ou d’autres fluctueront en fonction des histoires individuelles plus ou moins bien inséré dans la société, dans le milieu familial, en fonction de déficiences mentales, ou de la prise en charge par la société.

Ainsi de quelques bords politiques que l’on soit, à moins d’être le saint esprit, il nous faudra toujours faire face à divers types de drames, et celui-ci est bien un moindre risque, sauf qu'il est malvenu de le dire. Et bien tant pis je l’écris, car 130 enfants de moins de 15 ans meurent d’un accident de la route, et 6418 sont blessé, et dans le monde. Statistiques écologiques.

 

Alors où le bas blesse, comment en sommes nous arrivés à faire de drames auxquels l’on a peu de chance de succomber  une focalisation, je m’en suis déjà expliqué dans un article http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=88485.

Nous observons depuis le développement des droits de l’enfance et de la protection de la femme une exploitation commerciale de la sensibilisation des citoyens à ces thèmes.

C’est par une régularité journalière de fais divers s’y rapportant, c’est une cinématographie qui en instrumentalise l’émotion par des films, des feuilletons télévisés, c’est l’entrée sur toutes les chaînes d’émissions d’histoires criminelles reconstruites,   bref notre quotidien en est rempli.

 

Ceci pose un double problème. Le premier et la contribution à la nécessaire sensibilisation socioogiques des risques que notre organisation sociale construit dans tous les domaines y compris celui ayant trait à la sexualité. Rien à redire c’est un moyen d’information des citoyens qu’ils sachent ce dont ils sont capables dans leur plus petite unité l’individu.

Le second est l’enjeu qu’est devenue cette information, nous avons franchit une étape qui se rapproche non plus de l’information mais du voyeurisme et de la télé réalité, pour certain, annihilant toute distance et recul nécessaire en faisant de ces thèmes une distraction, qui pour être attractifs se doivent d’être émotionnel, et sortent du réel pour bâtir une histoire qui envahira l’esprit et l’imaginaire de ceux qui la regarde.

 

L’on ne peut éviter ce phénomène, mais l’on peut prendre du recul avec, particulièrement en invitant des professionnels, qu’ils soient psychiatres, sociologues, psychologues ou criminologues, comme celui que j’ai écouté, expliquant que cet ado avait prémédité sont assassinat pour que sa victime le dénonce pas. Remarque évacué par le commentateur, certainement plus par incompétence que par le sens caché problématique de cette remarque.

En 1999 j’ai écrit ceci, car s’il était possible pour moi de lire cette orientation c’est qu’elle était devenue lisible par sa factualité

 

Nous ne sommes plus au fait des mutations ou évolutions, à cause de la diffusion d’un savoir sociologique trop pauvre, face à une évolution technologique trop rapide, et d’un encodage relationnel devenu un code complexe d’initiés. Mais également parce que nous croulons sous une information dantesque, que plus personne n’a le temps ni de lire ni d’écouter dans son ensemble. Cela conduit à rester accolé au système mercantile dans lequel se vend mieux tout ce qui est racoleur, scabreux, polémique ; et où le voyeurisme a pris le pas sur l’information. Ceci, alors que des hommes ont payé un lourd tribut, par leur vie, pour nous en sortir, afin que par « l’intelligence » nous soyons aptes à les reconnaître.

 

Pourtant, il nous faudra encore certainement quelques siècles de développement de l’intelligence pour ne plus nous complaire à fabriquer des morts, nous délecter de l’odeur des cadavres, à tel point que nous en faisons un divertissement. Je ne veux pas par-là ignorer la violence, ni croire que c’est en l’interdisant qu’elle va disparaître, mais souligner que si notre éducation tend encore à mettre en exergue nos caractères de charognards, c’est que nous avons dû nous égarer quelque part.

 

Nous nous sommes effectivement égaré quelques part, et cet égarement va nous conduire sur une voie inquisitoriale, voire sur celle du lynchage, en passant de celui médiatique au réel, comme ce fut le cas dans la triste histoire de Grégory, où la passion entretenu par la presse à conduit a la mort d’un innocent et celui qui en cru au médias de se retrouver dans la peau d’un assassin.

 

Cela ouvre la porte aux retours du pilori comme certaines propositions le suggèrent, il est net que l’exploitation de tel drame nous entraine dans l’hystérie collective. Elle construit des pratiques d’empathie de posture comme toutes ces marches blanches en tout genres,  Nous entrons dans la symbolique qui n’est pas sans poser de grave interrogations, quant l’empathie devient une posture qui suit l’événement médiatique sciemment construit. L’instrumentalise de la douleur d’une famille spécifiquement choisit au milieu d’autres, devient un enjeu politique, en tient à l’écart certains drames bien plus cruel.

 

Imaginer le drame des enfants mourant de faim dans une lente agonie, c’est diablement plus cruel que le drame de cet enfant.

 

 Je ne compare pas des drames, je renvoie à sa place celui d’Agnès et de cet ado, une place ou ils auraient du rester dans le drame et le deuil des familles concernées, car il n’apporte rien que nous ne sachions déjà, sinon de maintenir un voyeurisme  de nous donner bonne conscience nous humain qui sommes et avons été et sommes capable des comportements les plus abjects.

 

Il serait tant qu’il y ait une réaction salutaire. Pour les plus âgés, qu’ils se souviennent des informations sur le Biafra de 1967 à 1970, tous les jours aux infos au moment du repas nous avions droit à des squelettes d’enfants agonisants, qu’en est-il aujourd’hui, un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes.

 

Alors jusqu’où irons-nous dans l’escalade, si ce n’est pour atteindre le risque zéro en ce domaine de pratiquer le principe de précaution, et donc comme pour la vache folle décimer tout le troupeau.

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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