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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 23:31

 

C'est quoi, c'est une voie sécurisé sur laquelle nous allons vite vers une sortie prédéterminé, tous les besoins de ceux qui y circulent sont pris en charge et le conducteur n'a qu'à suivre la signalisation.

C'est l'organisation économique dans laquelle nous sommes, c'est même pire que ce que prévoyait Aldous Huxley, car cette autoroute débouche sur une chambre à gaz et chacun de nous est sous surveillance pour s'assurer qu'il en produit.

J'ai hésité avant d'établir cette comparaison, car nous connaissons son poids historique qui repose sur une intention délibéré d'un groupe d'hommes, qui dans l'environnement idéologique et scientifique de l'époque pensaient faire le bien de l'humanité et de l'espèce humaine en éliminant les êtres désignés comme inférieurs.

Alors quel parallèle peut-on établir avec notre économie mesurée par le « capitalomètre » (voir mon article précédent).

Il s'était développé dans le 19 et 20 siècle l'idée d’un eugénisme et racisme scientifique grâce au travail de scientifiques définissant les lois naturelles de la vie que personne ne mettaient en doute, puisqu'ils étaient les scientifiques, dépositaire du savoir et certains comme Vacher De Lapouge disposaient d'une chaire pour l'enseigner. Egalement les classifications taxonomiques de l'époque favorisaient l'analyse comparative, non sur des bases biologiques comme aujourd'hui, mais sur des éléments idéologiques culturels qui seront la source des dérives et conséquences qui s’en suivront. Ces ainsi que de nombreuse génération d'écoliers ont été formés aux théories eugéniques et racistes qui survivent encore de nos jours. Le colonialisme de cette époque confirme aussi cette prétention des Européens à un «droit inné», fondé sur la science, qui les autoriserait à assujettir les Africains, les Asiatiques et tous les autres

Ainsi nous pouvons considérer que l'avènement du nazisme n'est pas l'œuvre d'un individu qui en sera le promoteur ou l'agent propagateur ou l'affiche publicitaire ou le colporteur, même s'il poussera l'eugénisme et le racisme dans sa radicalité et sa violence la plus absolue. Le nazisme n'a fait que suivre une autoroute idéologique bordée de glissières de sécurités scientifiques, que d'autres que lui avaient tracés en toute bonne fois et en intelligence de ce qu'ils croyaient absolues. C'est sur cette autoroute aboutissant à une finalité posé par d'autres qu'Hitler et ses collaborateurs conduiront leur peuple et l'Europe au désastre imprévisible de la guerre 39/45.

 

Ce que je suis entrain de dire n'est pas : c'est la faute à Hitler et à l'Allemagne même s'ils sont passés à l'acte et ont   été puni pour cela, mais c’est : par leur crime nous nous sommes dédouanés de la participation du monde occidental à la définition d'un scientisme eugénique et raciste qui était La Pensé Unique dans l'occident conquérant.

 

Vous avez bien lu, La Pensé Unique occidentale. Souvent nous entendons dire par des politiques et d'autres nous sommes dans la pensé unique depuis l'effondrement du « mur de Berlin », métaphore de la chute de l'empire soviétique qui c'est effondré pour les mêmes raisons, parce qu'ils disposaient d'une pensé unique. Nous le disons, mais nous n'arrivons pas à nous faire une idée de ses conséquences.

D'une part parce que l'échec de l'union soviétique fut présenté comme la victoire de la liberté et d'autre part parce que le nazisme fut présenté comme l'œuvre d'un fou.

Or l'un et l'autre sont le résultat de la pensé unique, c'est le résultat de ceux qui pensaient détenir une finalité pour laquelle les scientifiques apportaient leurs analyses idéologies et non une analyse scientifique. L’un est l’idéologie qui remplace la science et l’autre la science qui s’idéologise, chacun dans sa pensé unique en arrive à l’extermination de ce que leur pensé unique rejette.

 

Ainsi toute les autoroutes auxquelles nous aspirons, parce que c'est simple, qu’il suffit de se laisser conduire, qu’il n'est pas nécessaire de comprendre la complexité qui l'entoure, qu’il n’y a qu’à suivre les panneaux indicateurs politiques ou économiques après avoir appris à conduire dans les écoles de la république, nous conduisent vers une chambre à gaz dont nous sommes les constructeurs complémentaires par la production de gaz à effet de serres.

Il n'était pas simple de faire ce parallèle, car je ne peux résumer la complexité d'un déroulement de deux siècles aux quatre phrases que j'écris.

Je voulais seulement faire comprendre que la pensé unique génère des désastres, et souvent, parce que les voies qu'elle nous propose sont des autoroutes sécurisés.

 

C'est notre problématique actuelle, nous somme dans la domination sans partage d'une idéologie Capitaliste qui a colonisé l'Afrique, l'Asie et les autres, qui se pare pour justifier de son hégémonie des lois naturelles et d'accréditations scientifiques, particulièrement mathématique ou technologiques qui ne sont que des applications d'une organisation culturelle qui se distribue la rareté dont certains retirent leurs puissances et sont prêt pour se faire, de toute bonne foi, à nous conduire sur l'autoroute du désastre.

Ce que l'histoire aura à juger, ne sera pas le nouveau « Hitler » issus des théories de la gouvernance mondiale, et de l’eugénisme moderne issus de la génétique, mais l'obscurantisme auquel nous aurons tous concourus par ignorance, comme tous les pays d'Europe du siècle passé dont les populations ont accepté les théories eugéniques et racistes pour avoir étouffé la capacité de transgression et le débat d'idée. C'est ce que nous faisons aujourd'hui en structurant l'information pour une mémorisation minimale par des infos insignifiantes, par des histoires « infantilisantes » par le discrédit des contre poids ou pouvoir, alors que s'édifie lentement l'événement qui nous conduira au désastre et dont je n'ai aucune idée, hormis celui lié à la pollution au réchauffement climatique tout comme ceux d'alors savaient qu'Hitler préparait la guerre, mais c'est autre chose qu'il en est advenu.

 

Il ne s'agit pas pour moi d'être alarmiste ou de nourrir un quelconque pessimisme, mais de faire toucher du doigt quel type de structures conduisent au désastre. C’est pour quoi je dis que je regrette que mes amis socialistes se soient convertis à la pensé unique, eux qui étaient historiquement des transgresseurs, et que nous ne pouvons rien attendre d’eux.

J’ai conscience de la dureté de mon propos à leur encontre, mais ce fut leur choix. Par contre notre espérance repose sur la capacité « transgressive » d'un front de gauche pour édifier une nouvelle pensé idéologique en distorsion avec capitalisme, sauf faut-il encore définir ce qui le cimente.

Le capitalisme s'appuie sur le libéralisme dont il se présente comme l'expression de ses lois naturelles, alors que nous ne vivons et développons que des organisations culturelles qui sont des paradigmes de lois naturelles idéologisées par une culture judéo-chrétienne que nous avons remodelé à l'époque des lumières et laïcisé suite à la révolution de 1789.

Ensuite il s'appuie sur une comptabilisation des relations commerciales dont l'objectif et de définir, non pas ce qui reste à tout individu après l'échange de sa production, mais ce qui lui permet d'obtenir du capital après un échange de valeurs suggestives non équitable consentie contractuellement dans un rapport de force inégal établie par l’héritage de la propriété économique.

 

Il devient donc nécessaire de rappeler que le libéralisme n'inclue pas le droit d'exploiter autrui, mais de ne pas lui nuire, et que la comptabilisation n'emporte pas de n'avoir qu'un modèle unique qui structure la pensé et les actions qui en découlent, de sorte que toutes découvertes scientifiques se trouvent idéologisées et accréditent la valeur pseudo scientifique de la comptabilisation de l'existence au travers de son plan comptable.

Face à notre déroulement sociétal la disponibilité monétaire ne doit pas être un facteur qui limite la lutte contre la pollution ou le réchauffement ou la misère dans le monde.

Pour ce faire il faut établir des comptabilisations parallèles spécifiques aux problèmes qui surgissent parce que nous sommes ignorants des conséquences imprévisibles de nos interactions et que se prémunir de ces potentialités peut exiger des créations non commercialisables.

 

Un monde comme le notre qui veut tout penser rationnellement vers une finalité exclusivement mercantile cours au suicide quel que soit les bénéfices que nous puissions momentanément en retirer. Croire que seule la compétition est favorable à l'innovation est une croyance superstitieuse dont la course à l'armement à démontré les limites et dangers.

De la même manière la course au désendettement fixe la limite de la pensé zéro au bénéfice d’une comptabilisation idéologique de tous les dangers que d’aucun présente comme une pseudo science économique qui peut remplacer l’aptitude humaine à s’interroger et devoir affronter l’incertitude de ses choix.  

Ainsi en toute chose nous construisons des autoroutes pour aller vite, mais où ?

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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