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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 21:03

Ce fut un événement que notre président ait viré MAM, d’habitude il s’accroche, d’ailleurs il en fait une fois de plus la démonstration avec le débat de la place de l’islam en France.

Il avait essuyé un échec avec le débat sur l’identité française, qu’a cela ne tienne, il remet l’ouvrage sur le métier, sans autres considérations, alors qu’un événement heureux pour les populations du Maghreb génère pour 75% des français une crainte, et porte le FN en haut des sondages présidentiel, à la seule pensé d’une l’invasion par un flux migratoire, et cerise sur le gâteau l’affaire guerrière libyenne devient dans la bouche de quelques malheureux une croisade. Allons-nous à l’exemple de son roi le plus emblématique (ST LOUIS) rétablir la rouelle

Les propos populistes (dans leur acception péjorative que ne définie pas le dictionnaire) vont bon train et ceux fascisants ou xénophobes suivent, mais beaucoup d’hommes politiques en vue de leur réélection surfent sur la vague porteuse, et ils s’y glissent inconsciemment comme y glisse notre pays en toute bonne foi. 

 Si nous avons besoins de lois protectrice, c’est que certains d’entre nous sont racistes, qu’ils considèrent que leur morphologie est un signe de supériorité par rapport à d’autres ou parce qu’ils n’ont pu ou su socialiser notre naturel xénophobes. Hortefeu et Zemmour démontrent à différentes échelles les problèmes d’expression que cela soulève, sans omettre de rappeler ceux du regretté G. Frêche.

À moins d’hypocrisie nous ne pouvons pas ignorer, la difficulté d’un certains nombres de français d’accepter la nationalisation et l’immigration des ex français de nos colonies qui ont recouvraient leur indépendance, comme symptômes de maux compréhensibles.

Nous n’ignorons pas non plus qu’il devinrent par l’amalgame le fond de commerce du FN, faire à mesure que progressaient nos difficultés économiques faisant d’eux les boucs émissaires de nos maux.

Phénomène qui s’amplifia avec le 11 septembre en désignant insidieusement le musulman comme ennemie, et, la rumeur suivit de l’amalgame acheva de désigner cette religion persona non gratta, comme s’il s’agissait d’une nouveauté, comme si nous avions du attendre le 11 septembre pour connaitre les dangers des communautés religieuses, pour  savoir que des mythes fondateurs déterministes se transforment toujours en dogme doctrinaire sclérosant.

Plus sournoisement certains d’entre nous ne se sont pas débarrassés du syndrome de la nation supérieure, et ne voit en l’islamisme des valeurs et attachement ritualistes rétrogrades parce qu’ils ne se réforment pas à la vitesse de la circulation de l’information occidentale. Un occident populaire qui croient que l’on change de culture comme l’on change de mode vestimentaire, inconscient qu’ils se livrent eux-mêmes par leur rituel économique déterministe et tout aussi dogmatique à d’identiques attachement.

La loi de dieu ou la loi du marché sont tout autant l’une que l’autre dénué de réalité absolue pour n’être que des concepts humains qui placent « le père » au dessus, dans un lieu externalisé inaccessible à l’humain, exigeant de lui soumission et sacrifice.

S’il n’est pas contestable que le multiculturalisme est source d’incompréhensions, de peurs, ce n’est que par choix que les cultures se mélanges. A ce jour tous les mélanges culturels se sont faits par les invasions, les famines et la colonisation. Sauf depuis l’après guerre, où c’est le développement économique des pays européens qui a ouvert la porte à l’immigration des pays frontaliers limitrophes, puis du pourtour de la méditerranée pour disposer de mains d’œuvre.

Et aujourd’hui ce n’est pas parce que la croissance n’est plus au rendez-vous en Europe que les rêves d’eldorado exportés par l’occident vont se tarir pour ces populations d’Afrique et d’Asie mineure chez lesquelles le développement économique n’a jamais pu dégager le plein emploi, ni élever un niveau social comparable à celui qu’ils viennent rechercher en Europe.

Alors toutes les acrimonies, toutes les raisons, toutes les différences, en fait tous les motifs historiques et actualisés (11/9/2001), cachés, retenus, resurgissent pour stigmatiser ceux que l’on considère comme en trop.

Sauf que la culture musulmane sur laquelle certains finissent par faire une fixation, est partagée par beaucoup de ceux devenus français par colonisation, acquisition ou droit du sol dans le respect de notre constitution.

Ainsi, dans un pays qui n’est plus en mesure d’intégrer par le travail les autres cultures, la plus grande confusion par l’amalgame c’est installée dans la population, alors cette appartenance musulmane devient un refuge salvateur d’identité face la stigmatisation et le rejet larvé contenu par la loi sur la discrimination.

 Après quoi nous avons vu apparaître des stratégies de contournement, l’immigration positive, le débat sur l’identité, et maintenant la place de l’islam en France manière de focaliser les discriminations sans tomber sous le coût de la loi.

L’amalgame et la confusion construite sur de réels comportements xénophobes ont généré des lois anti discriminantes, (se rappeler des ratonades, les discriminations sociale au faciès, ou racistes, tel que les populations d’Afriques seraient viscéralement fainéantes par nature), qui, tout en protégeant ces populations de réelles discriminations, paralysent le débat laïque sur des événements mesurables, car les différences sont l’objets, non de complémentarité et de syncrétisme, mais de classification ethnique pour justifier de justes réminiscences, voire de détestations, au pire de confrontations meurtrières comme celles que nous avons connu dans certains états Africains (rouanda), au minimum un glissement fascisant.

C’est pour cela qu’un jour j’ai écrit un article expliquant que l’on ne choisit pas de devenir fasciste, c’est lui qui ce glisse en nous. Il s’installe aussi au travers de remarques négatives qui nous paraissent être de la critique mais qui n’en sont pas, comme celle que l’on a attribué à Hortefeu, Frêche et d’autres

 

C’est ainsi que les déclarations et discours qui péjorent les diversités, caché sous l’aspect d’une critique, exigent une distinction subtile et discutable, quand vient même ceux qui s’y livrent ne s’y reconnaissent pas.

S’il était facile de montrer que le fascisme se caractérise par une politique d’élimination de l’ennemi intérieur, il serait aisé de déterminer la politique qui conduit à cette élimination des individus, et les autres ne l’accepterait pas, et il serait facile de démontrer que la critique formulée est une analyse fascisante.

A Marseille les melons se ramassent en secouant les échafaudages. Ce n’est qu’une histoire, mais pas forcément drôle si elle permet de maintenir un climat délétère propice à la xénophobie.

Tous les pays ont de telles histoires les uns envers les autres, certaines ne sont plus xénophobes pour autant, tant elles s’inscrivent dans une historicité qui les a réhabilité et elles ne sont plus forcément dangereuses, et même parfois plaisantes, elles ne servent pas toujours à définir l’ennemi. C’est ainsi que devant cette difficulté d’appréciation nous n’allons pas pouvoir jouer les inquisiteurs et rechercher qui émet une plaisanterie et qui déverse sa xénophobie, et cette impossibilité (heureusement) offrira l’espace indispensable au glissement fascisant (malheureusement).

Mais c’est seulement le temps qui le dira quand d’autres événements viendront s’ajouter à ceux là et composer l’effet qui en ressortira, ces plaisanteries (puisque ce sont elles que j’ai prise en exemples) auront alors permis de maintenir un état d’esprit xénophobe ou raciste. C’est aussi difficile que cela, c’est la parabole biblique du trie du bon grain et de l’ivraie, ce que nous qualifions aujourd’hui de capacité de discernement acquise par le savoir.

 

Alors comment se fait il que la plus grande masse de la population dénie comme tels, les éléments de la fascisation qui se mettent en place, tel la recherche d’un chef charismatique, le replie identitaire, le nationalisme, la remise en cause du libre échange, le contrôle de l’opposition, le contrôle de la vie civile, le contrôle du parlementarisme, l’opposition au capitalisme, au socialisme, l’embrigadement des masses (manipulation), dans un monde ou les moyens d’informations ne sont jamais été aussi important.

 

Si ceci est difficile à comprendre, c’est parce nous mêmes, qui sommes des citoyens respectables, en sommes porteurs, et donc à partir de là, nous élisons ceux en qui, nous retrouvons nos perceptions.

 

Dans le même temps, démocratie électorale oblige, certains de ceux qui veulent nos votes s’inscriront dans l’instrumentalisation de leurs perceptions, et deviendront porteurs et créateurs des éléments à orientations fascisantes au travers de leurs fonctions et attributions, (souvent le populisme péjoratif est avancé comme signe avant coureur, lui même le fruit de l’ignorance). Il ne faut donc pas croire que parce que nous allons éliminer l’un ou l’autre de ces élus, (qui ne sont que les effets), nous éliminerons la cause que nous tous pouvons porter.

 

C’est en cela que les médias, (qui ont un rôle et une responsabilité d’acteurs déterminants), se trouvent être les propagateurs de ce glissement vers la "fascisation". Rares sont ceux parmi les faiseurs d’opinions qui ont la lucidité d’une analyse sociologique, puisqu’ils ne visent que l’audimat que peut induire l’instrumentalisation de l’émotion sans savoir qu’ils font le lit du fascisme, ou, tel n’est pas leur souci si cela rapporte du profit.

 

Comment y contribuent ils, lorsque un individu est sollicité par les médias pour compatir à un événement émotionnel, à l’écoute du fait, son cerveau recherche une référence comparative dans sa base de données cérébrale (la mémoire analogique), s’il ne trouve pas un élément comparatif (parce que sa vie n’en comporte pas), il va adopter et mémoriser celle que lui propose les médias (l’environement), et quand sur un fait similaire ou d’émotion égale, il sera sollicité à nouveau, son cerveau fera un copier coller. C’est ainsi que la compassion sert à déterminer des comportements et que l’apprentissage de l’histoire est essentielle pour composer la mémoire comparative.

M. Sarkozy risque d’être réélu en 2012, parce qu’il utilise cette technique, à chaque événement émotionnel il y associe son nom, que ce soit pour des crimes et délits pour des faits sociaux pour des événements internationaux ou autres, il pose sa marque (il marque son territoire) et au moment du vote il fera tinter la clochette pavlovienne sur un ou des événements émotionnels et chacun ira chercher dans sa mémoire ce à quoi cette sonnerie correspond et le cerveau dira Sarkozy.

 

L’acteur de propagation de tout cela est la presse journalistique et la téloche à pensé unique, l’absence de pluralisme idéologique de porté nationale, et le choix intentionnel de l’information rend le mode de pensé, qui s’y fie ou s’y puise, tyrannique.

Pour exemple, c’est ainsi que la télé et la presse furent à l’origine d’un drame dans l’affaire Grégory, comme elles furent à l’origine de l’affaire Outreau par son l’influence sur l’opinion publique, (c’est elle qui devrait répondre des suicides dans l’affaire Outreau et non les magistrats), c’est la presse qui est encore à l’origine de l’affaire de la coupe du monde de football, en appelant quasiment au lynchage des joueurs  et entraineur.

Elle sera à l’origine de la propagation du fascisme qui s’installe lentement car elle n’a plus guère de déontologie et vend de l’information comme l’on vend un produit, en le rendant attractif par son impact émotionnel, nous avons vu comment elle a vendu la guerre en IRAK. Le fascisme se développera sur la bonne foi des citoyens, jusqu’à en trouver les moyens d’expression que lui donneront la science dans la recherche de l’homme parfait grâce à la génétique sombrant dans l’eugénisme.

Il faut se rappeler la stigmatisation des criminels et délinquants de droit commun qu’il faut éradiquer, la stigmatisation récente des Roms, deux traits qui ont caractérisé l’avènement du nazisme, sauf que nous nous ne construirons pas des camps, car chacun d’entre nous les reconnaitraient comme tel, bien que ceux de rétentions préparent le terrain quand nous n’aurons plus assez de bateaux ni d’avions pour le retour.

Un petit rappel historique pour mémoire, source wikipédia.

L’influence du mouvement eugéniste sur la législation s’est traduite dans trois domaines principaux : la mise en place de programmes de stérilisations contraintes, le durcissement de l’encadrement juridique du mariage et la restriction de l’immigration, qui constitue un de ses principaux champs d’intervention aux États-Unis.

Le premier pays à adopter une législation eugéniste fut les États-Unis où ce type de dispositions relève de la compétence des états. En 1907, l’État d’Indiana autorise la stérilisation de certains types de criminels et de malades. Il est suivi en 1909 par la Californie, le Connecticut et l’État de Washington. En 1917, quinze États avaient voté des dispositifs de ce type ; ils étaient trente-trois en 1950. Les criminels récidivistes, les violeurs, divers types de malades — les épileptiques, les malades mentaux, les idiots — et parfois les alcooliques et les toxicomanes étaient visés par ces lois de stérilisation.

Pendant l’entre-deux-guerres, plusieurs États européens votent à leur tour des textes similaires : la Suisse en 1928, le Danemark en 1929, la Norvège et l’Allemagne en 1934, la Finlande et la Suède en 1935, l’Estonie en 1937. La plupart des pays protestants furent touchés, à l’exception notable de la Grande-Bretagne, où cette revendication fut toutefois portée par une partie du mouvement eugéniste.

Avant même l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir, une majorité de scientifiques et une large partie de la classe politique allemande étaient favorables à l’eugénisme. Une politique eugéniste propre à l’Allemagne nazie, qui s’insère dans un programme plus vaste que l’on peut qualifier d’ « eugénico-raciste » est mise en place dès 1933. Basée sur des techniques à prétention scientifiques et organisée par l’administration, elle est définie par un ensemble de lois et de décrets dont les objectifs consistent :

  • d’une part à favoriser la fécondité des humains considérés comme supérieurs (politique nataliste, soutien familial, pouponnières, lebensborn, ...)
  • d’autre part à prévenir la reproduction des humains considérés comme génétiquement déficients (diabétiques, myopes, etc.), comme inférieurs et socialement indésirables (les criminels, arriérés mentaux, homosexuels, etc.) ou racialement « impurs » (Juifs, Tziganes, Noirs).

Le comte Georges Vacher de Lapouge, né le 12 décembre 1854 à Neuville-de-Poitou (Vienne) et mort le 20 février 1936 à Poitiers (Vienne), est un anthropologue français. Magistrat, puis bibliothécaire, il est un théoricien de l’eugénisme et une figure de l’anthroposociologie.

Darwiniste convaincu et persuadé que le sort du monde repose sur la victoire des aryens sur les juifs, il publie en 1899 le texte de ses cours sous le titre : L’Aryen, son rôle social, sous-titré « cours libre de science politique, professé à l’Université de Montpellier (1889-1890) », qui a fourni les éléments fondateurs de l’antisémitisme nazi.

À partir de ses travaux d’anthropologie, il a théorisé scientifiquement sa vision raciale et raciste du monde. Il oppose la race blanche, aryenne, dolichocéphale, porteuse de grandeur, à la race brachycéphale, « inerte et médiocre ». Classant et hiérarchisant les races humaines, il détermine plusieurs types en Europe :

  • l’Homo europeus, grand blond (anglo-saxon ou nordique), protestant, dominateur et créateur ;
  • l’Homo alpinus, représenté par l’Auvergnat et le Turc, « parfait esclave craignant le progrès » ;
  • l’Homo contractus, ou méditerranéen, enfin, incarné par le Napolitain et l’Andalou, appartenant aux races inférieures[11].

 

Les médias, en faisant seulement leur travail de rapporter plus ou moins bien, intentionnellement ou non, une seule opinion, un seul mode de pensé concourent à l’extension d’une « vérité officielle », « une vérité ambiante ».

 

L’initiation, de comportements fascisants rénovés, peut être attribuée au FN, mais eux ne sont pas les plus dangereux, ils sont visibles. Ce sont ceux qui épousent inconsciemment leurs thèses (indépendamment de leur appartenance politique) qui petit à petit construisent les procédures de désignation de l’ennemi intérieur et les moyens de l’éliminer. Ils se trouvent dans toutes les strates de la société, ce peut être moi ou vous.

 

Ceci a commencé de la même manière qu’a commencée le nazisme (toute proportion gardé), par ce qui est le moins contestable dans l’opinion, afin que ces derniers s’acclimatent aux procédures d’éliminations qu’on leur assure être nécessaire pour leur sécurité.

 

Rappelle vous la tentative du FN de créer des centre Sidaïque, elle à échoué grâce à un certain nombre d’intellectuels « Le Front National prône l’enfermement des séropositifs dans des camps : les « sidatoriums ». Le Pen fait le tri entre « les victimes innocentes et les malades de la sodomie » (France Inter, 3 mars 95).

 

Nous étions en 95 aujourd’hui son projet passerait. La lutte pour la protection de l’enfance à débouché chez nous par des faits incontestables, sur la diabolisation du pédophile au travers de l’affaire Dutrou, c’est poursuivit jusqu’à l’affaire Outreau, c’est calmé devant ce pavé dans la marre, et est reparti avec l’affaire du récidiviste dont j’ai oublié le nom.

 

Entre les deux les citoyens ont accepté pour les pédophiles ce qu’ils avaient refusé pour les Sidaïque. C’est-à-dire, entre un danger diabolisé peut probable et un danger bien plus grand par la contamination, ils se sont laissés porter par l’irrationalité développé par les médias en attribuant leurs peurs à l’événement le moins probable, mais le plus émotionnel, objet sur et certains d’un copier coller, phénomène bien connu avec l’insécurité, et comme nous l’avons vécu avec le sondage de Marine le Pen.

Et ils n’ont pas fait preuve de lucidité devant la présentation de l’ennemi criminogène, comme d’autres l’avaient faite pour le Sida.  

Donc nous avons légiféré des centres spécifiques (camps) où l’on pratiquera l’ablation virtuelle de la verge, la castration.

 Ainsi cet ennemi là est bien défini. Ceux qui ont été les suivant, furent les délinquants et criminels de tous horizons, à qui il a été appliqué des mesures de contrôles et de fichages indiquées aux citoyens comme spécifiques pour la lutte contre la pédophilie ou le terrorisme, et qui descendent de catégories à risque certains, vers d’autres catégories à risques urbains, puis contestataires, puis d’opinion d’internaute etc. etc. toujours avec de justes raisons reprisent par les médias sans contre poids.

J’ai pris ces faits car ils sont en mémoire de tous pour avoir défiés la chronique durant des années, et rebondissent régulièrement comme vaccination préventive.

Pourtant ce qui est intéressant, ce sont moins les faits que le processus de glissement provoqué par la baisse du seuil de tolérance, qui réclame toujours plus de sévérité, et quand la sévérité deviendra à son tour inopérante, il réclamera l’élimination.

En disant cela je ne fais pas de procès d’intention, j’essaie de décrire un processus d’enchaînement inéluctable qui se déroule sous nos yeux aveugles parce qu’il trouve ses justifications.

 

Le citoyen s’est il offusqué de cela non, car une forte médiatisation de la délinquance dans les banlieues et autres faits divers ont été rapportée par la presse et la télé, et la large majorité de nos concitoyens qui ne sont pas concernés de fait par cela, mais par les incivilités courantes de la vie (les mêmes que l’on trouve rapportés par les grecs anciens), on fait encore un copier coller.

Cela parce que chaque fois le caractère émotionnel a été mis en évidence, et pour une même émotion ils ont accepté une même sévérité. Ce n’est donc pas l’analyse du fait qui l’emporte mais bien l’émotion soulevée. Et cela est de la responsabilité des médias, des faiseurs d’opinions qui ne vendent plus de l’information mais de l’émotion, comme un parfum vend de l’érotisme pour placer son produit.

 

Voici dont d’écrit un peu longuement le processus enclenché, je pourrais expliquer le même processus avec le monde syndical, ces empêcheurs d’aller au travail, avec les immigrés, et maintenant nous sommes entrain de définir l’ennemi de l’identité français, c’est-à-dire le musulman.

Le risque est que tout parti politique qui prendra fait et cause pour eux deviendra de fait aussi un ennemi intérieur de la France à éliminer. Même si dans le processus islamiste il y a trois seuils à distinguer, l’intégré, le nouvel arrivant culturel ou le converti et celui dont sa religion est le prétexte d’un combat politique « prosélytiste ».

 Une des caractéristiques du fascisme est la recherche de la création d’un groupe uni et solidaire, qui ait une identité forte. Pour cela, il faut que cette collectivité partage une histoire et un destin commun, et qu’elle se construise sur la volonté de perpétuer son ciment culturel. Il est donc primordial pour les fascistes de préserver l’homogénéité éthique, religieuse ou de classe de cette collectivité nationale. Le débat sur l’identité et celui sur la place de l’islam s’en rapproche bougrement.

Ce processus n’est pas le fait d’un homme chacun l’a bien compris, il n’est pas à mettre sur le dos de Sarkozy parce qu’il en est un des acteurs qui a émergé pour le mettre en œuvre, ni hier contre Besson qui n’en a même pas la perception, sûr d’œuvrer pour la réélection de son poulain qui le nourri, ni aujourd’hui sur celui de Copé qui l’exploite.

Dans l’histoire nous lions souvent les événements qui se produisent à l’acteur qui les met en œuvre, ce n’est pas faux, car il faut des repères, et leur personnalité compte, mais si l’on ne tient pas compte du fait qu’ils n’en sont pas responsables autrement qu’en tant qu’acteurs, nous n’irons donc pas rechercher là où se trouvent l’ensemble des événements (la cause) qui a généré l’acteur(l’effet).

Dans cette rechercher les modèles systémiques économiques ont une large place (et nous tous avec), car c’est pour conserver la rareté de la prospérité qu’ils nous procurent que nous recherchons de justes justifications pour désigner nos ennemis, et éliminer ceux qui se présentent au partage, ou les boucs émissaires désignés de nos maux.

 

Tous ceux qui tiennent des propos fascisant même inconsciemment sont les moins dangereux car ils ne mettent pas en œuvre la politique qui y conduit, puisqu’ils en n’ont été que les copier coller, mais ils confortent tout de même l’orientation d’où surgira le maitre d’œuvre.

Entre temps les citoyens se comportent normalement, comme le faisaient les populations de l’Europe avant le grand jour de l’apocalypse, nous n’avons pas le don d’ultra lucide, alors il faut comparait ce qui peut l’être, non pas l’événement en lui-même mais la structure qui le développe, pas l’effet, mais la cause qui le nourri. La question reste donc de savoir si nous sommes capable de comprendre que quand nous tuons propres nous tuons quand même, et quand nous éliminerons par la génétiques l’homme imparfait, nous éliminerons plus proprement que dans des camps de tous genres. Nous n’avons pas le privilège du fascisme qui sévit dans d’autres états, mais ce n’est pas ne raison pour y souscrire.

Le processus et lent mais il est engagé, seul l’apparition, l’émergence d’une autre source de richesse abondante pourra nous en préserver, car face à l’augmentation de la population mondiale, les tensions ne vont que s’exacerber.

 

 

 

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