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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 12:17

Quand j’écoute les commentateurs et les médias, je lis les articles et commentaires j’ai l’impression de ne pas regarder le même monde. J’ai souvent l’impression que beaucoup de faiseurs d’opinions construisent des pièces de théâtre toujours dramatiques.

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  Nous vivons dans une économie capitaliste depuis l’avènement de l’industrialisation, et l’histoire des événements que nous avons compilés nous expliquent clairement que les possédants n’ont, sauf charité, jamais redistribué sans y être obligés. Ce n’est pas insultant que de faire état de cette réalité des comportements humains.

Si les tenants du capitalisme continuent de nous expliquer que c’est grâce à eux qu’a pu se développer la prospérité de nos peuples, la réalité de la mondialisation qui s’accompagne du triomphe du capitalisme dans les nouveaux pays nous en donne une preuve inverse.

 Vivant donc dans un pays capitaliste nous perpétuons par notre réglementation économique sa prégnance et avons même, en reconnaissant la loi du marché réduit le rôle de l’ÉTAT, même s’il intervient toujours, mais il ne dispose plus de la puissance que donne la capacité d’émettre de la monnaie.

Faire donc ce constat c’est admettre que la majorité (y compris ceux qui sont clairement opposés au libéralisme) de la population vit suivant des principes capitalistes et est devenue favorable à la loi du marché du moins jusqu’à ce retour de manivelle du libéralisme (la crise financière) qui peut-être modifiera un temps soit peu la donne, mais pas dans le fond.

Ainsi s’opposer actuellement au système dominant sans avoir un projet de société comme le fut en son temps le communisme, rend impossible la gouvernance du pays et laisse obligatoirement ses pourfendeurs dans l’opposition jusqu’à ce que se dégage de nos intrications un projet fiable nourrissant une nouvelle espérance.

Nous avons vu nettement avec l’accession au pouvoir des socialistes en 82 que les comportements de consommation capitaliste et libérale des français ont eu raison de sa philosophie socialisante.

L’on ne transforme pas le capitalisme sans transformer les comportements qui le renforcent. Ce n’est donc pas en changeant de leader que l’on peut socialiser le capitalisme si je puis m’exprimer ainsi, mais en ayant un projet de culture sociétale (elle est en marche par la force des choses et non de par la volonté des hommes, mais cela sera long).

Avec le développement de la social-utopie grâce à des intellectuels sont nées des aspirations qui en donnant corps à une classe ont permis à ceux qui la composaient d’établir un rapport de force avec le capitalisme et le contraindre à la redistribution même si ce capitalisme par ses acteurs a su en tirer le meilleur profits par le consumérisme et le crédit, dont aucun citoyen aujourd’hui ne saurait se passer.

Si nous avons encore dans notre pays ce que nous appelons l’exception française, c’est que les conquêtes sociales et la solidarité sont encore maintenues par des institutions sociales (syndicats) et une culture socialisante dans le principe, de citoyens d’après guerre qui ont formé le gros des troupes de la Gauche, et qui, si certains l’on quittée, restent attachés aux systèmes de solidarité (SS, mutuelle, caisse de retraite) que les libéraux voudraient voir se fondre dans un système d’assurance concurrentiel.

Il y a donc un paradoxe entre des citoyens dans leur majorité aux comportements je vais dire libéral capitaliste et leurs attachements à des acquis socialisants.

La fin du communisme soviétique a mis un terme au débat d’idéologie politique qui c’est focalisé exclusivement sur les luttes de pouvoir des uns et des autres, donnant un large écho aux thématiques populaires et à la recherche du chef suprême salvateur, et à la quasi idéalisation de l’Entreprise au point que certain expliquaient que l’ÉTAT devaient se conduire comme tel. Ainsi s’entretenait une confusion entre entreprise et capitalisme au point que qui conteste le capitalisme se voit attribué la contestation de l’entreprise.

Or l’entreprise n’est qu’un lieu où se réalise le travail productif tandis que l’exploitation des individus en son sein est organisée par des lois et règlements que font et qu’appliquent des hommes.

Dans l’ensemble de cette situation le PS a suivi une évolution qui l’a conduit au pouvoir sans être en mesure de s’opposer au capitalisme dont il est devenu par réalisme un « protecteur » en essayant de le contraindre à quelques mesures de redistributions devant la quasi disparition du rapport de force en faveur de la classe la plus exploitée qui s’est fortement désyndicalisée (pour un ensemble de raisons qui seraient trop longues à développer).

Le PS continuerait paisiblement s’il n’y avait eu le paradoxe du vote de la constitution où la majorité des Français qui sont « libéral-capitalistes » votent contre une constitution libérale, alors qu’ils élisent majoritairement des assemblées et des présidents qui s’y réfèrent, et ainsi les militants du PS devenus « libéraux » votent majoritairement pour cette constitution qui institutionnalisait la loi du marché.

A cette occasion les nonistes se font entendre au sein du PS et débute l’épopée qui se poursuit aujourd’hui. Ce vote négatif de la constitution fait espérer un renouveau de la Gauche socialisante qui essaie d’imposer ses orientations à la candidate aux élections présidentielles, qui elle considère qu’elles sont la cause de son échec. Et sur cet échec au présidentielle se met en tête de conquérir la direction du PS pour prolonger l’espoir de changement qu’elle a fait naître. Nous sommes là dans le discours rhétorique car sur le fond rien n’a changé, nous nous comportons toujours comme des « libéral-capitalistes », si ce n’est que le président élu prépare l’adaptation de la société à la compétition des salaires et niveaux de vie découlant de la mondialisation.

Nouvelle donne, la crise vient bousculer les prévisions de la candidate, car cette déconfiture, passagère des vertus du libéralisme, redonne un coup de fouet aux valeurs socialisantes et alors commence au PS le positionnement des tendances qui détermineront le futur rang des présidentiables.

L’espoir qu’a fait naître cette crise d’un renouveau de la gauche ne pourra pas conduire ses acteurs aux commandes de l’ÉTAT. Parce qu’ils n’ont pas de projet Socialisant opposable au capitalisme et en auraient ils un qu’une fois au commande ceux qui les auraient élus ne les suivraient pas car ils seraient toujours acteurs de comportements « libéral-capitalistes ». C’est pour cette raison que sans débat d’idéologie de longue durée la Gauche ne pourra occuper qu’un statut d’opposition profitable en réactualisant un rapport de force dans le présent.

Reste aux autres socialistes à se positionner clairement pour ce qu’ils sont, des libéraux capitalistiques qui veulent faire faire du social au capitalisme sans le réformer, comme si l’exemple des subprimes n’était pas édifiant de cette impossibilité.

Alors l’on peut les mettre au centre, mais pas au centre gauche car en se moment dans la rhétorique le président est le centre gauche à lui tout seul.

Ainsi souvent nous oublions ce qu’est la réalité de nos comportement qui conditionnent notre existence pour tenir des discours d’à propos et parfois relayer seulement les faiseurs d’opinion au point que nous en arrivons à nous plaindre d’un processus démocratique du PS qui donne lieu à des railleries, alors que la compétition est partout dans notre monde et l’on trouve déplacé celle que se livrent des postulants à un poste de dirigeant pour un futur présidentiable. Cela en dit long sur l’évolution de l’image que nous pouvons avoir de la démocratie qui de plus en plus s’apparente pour certain à la désignation d’un dominant ce qui nous conduira inévitablement vers la dictature avec l’aval du peuple.

La lutte pour la dominance est inscrite dans nos gènes il n’y a donc aucune honte à en parler sauf que nous avons estimé à un moment de notre histoire que les dominés avaient aussi le droit à la parole et au respect en tant qu’humain, ce fut un pas important vers l’hominisation, et aujourd’hui il nous faut presque accepter devant la complexité de notre monde un retour vers la dictature des plus forts et la recherche du chef père du peuple.

C’est une bonne chose que le PS se querelle car la situation intérieure de ce parti le justifie et c’est aux militants de trancher quitte à se séparer s’ils ne peuvent plus vivre ensemble, mais certainement pas à demander à la justice de trancher leur différend.

Je comprends aussi que les français sont de plus en plus habitués à fermer leurs gueules, la fermer dans l’entreprise, la fermer dans la rue, et maintenant la fermer sur le net pour insurrection d’opinion, alors quand certains se querellent comme au PS cela fait désordre. Mais il faut bien reconnaître que le phénomène anormal est que les français la ferment.

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Published by ddacoudre - dans critique
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