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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 23:13


La réalité du monde repose sur des comportements grégaires et innés que nous avons "civilisés" à grand renfort de dominants systémiques (les dieux, les tabous et les totems, toutes nos théories fondatrices quelles soient idéologiques ou mathématiques comme le plan comptable), ils sont des systèmes fermés déterministes façonnant nos esprits, déterminant toutes émancipations et toutes réformes comme une intrusion à combattre.

Pour rester sur le plan comptable vous n’arriverons jamais à y inscrire que les salaires, les cotisations et autres sont des éléments de croissance, puisqu’ils figurent dans les comptes de charges. Vous m’objecterais que je raconte n’importe quoi car il est la base d’un modèle comptable fait pour déterminer un profit personnel qui rejettera toutes inscriptions qui ne conduira pas à son objectif,. Il est donc un système clos non réformable comptable de nos relations économiques dans une lutte de comptes qui s’opposent.

 

Il est le paradigme de notre activité sociale relationnelle, structuré pour produire et échanger dont nous dépendons, source d’apparition de comportements dominateurs que nous sacralisons au travers de la compétition.

Dans le même temps nous déterminons des concepts égalitaristes et humanistes, dit républicain, liberté égalité fraternité, à large spectres source de régulation, et paradoxaux des systèmes clos ou déterministes.


Si nous ne pourrons jamais museler, taire définitivement nos comportements immanents, nous pouvons par le contrôle de soi et l'accumulation du savoir sur nous mêmes les encadrer, sans toute fois s’en assurer la totale maitrise.

Ceci est indispensable pour pouvoir, par la connaissance ou l’émotion, disposer d'une capacité de transgression sage ou impulsive de tous les « dominants systémiques » fondateurs transitoires.

 

La seule raison en est, qu’ils ne sont que solutions passagères, aux risques suicidaires s’ils se transforment en des dogmes déterministes de vérités absolues irréfutables.

Nous tenons de l’observation du monde qu’il est aléatoire dans sa permanence d’actions déterministes, correspondant à notre ignorance de tout saisir et maitriser.

C’est ce que j’ai nommé le « déterminisme aléatoire ».

Ainsi, quand nous traduisons nos relations commerciales, à l'aide des mathématiques, nous élaborons un processus de comptabilisation de nos échanges et de notre activité productrice à l’aide d'un plan comptable qui, s’il ne constitue aucune vérité, a matérialisé une relation sociale basé sur des rapports de « maitre à esclaves » devenu depuis 1804 propriétaires des moyens de production à serviteurs salariés louant leur force de travail, en application du droit à la propriété privé.

Le maitre reçoit le résultat, et le serviteur est la partie ajustable.

 

Tout deux paradigmes du dominant et dominé, dont l’aporie serait qu’un seul devienne propriétaire du territoire français. Ce qui laisse comprendre qu’au nom de la propriété privé l’on ne peut tout faire.

Depuis l'antiquité fondamentalement nous avons progressé que techniquement grâce au Savoir accumulé sans que dans le fond elle ne change nos structurations sociales.

L’usage des technologies, de la science et des transgressions ont permis l'évolution de relations moins agressives et plus libérales, en développant de nouveaux paradigmes de confrontations, pour lesquels il a fallut que des hommes luttes au prix de leur vie pour y parvenir, tout en étant beaucoup plus meurtrières dans les confrontations

Notre histoire relate tous les dogmes fondateurs er les transgressions progressives.

Il a fallut transgresser des fondements devenus dogmes, avec le risques de voir ces mêmes transgressions devenir dogmes à leur tour (c'est ce qui c'est produit avec l'ex URSS).

Si nos relations actuelles de maitres à esclaves libéralisés, permettent l'affranchissement de tous, ce n'est que dans le principe.

Cette liberté est limité par un processus d’endogamie naturel, recomposé en permanence, source des inégalités sociales structurés au travers des actions de production devenues une valeur sociétale fondatrice, dans laquelle l'estime de soi trouve sa place, c'est la valeur travail.

Capacité culturelle  immanente de notre être développé au fil des âges par notre faculté de nous transmettre nos Savoirs par l'apprentissage, depuis l’âge de pierre par exemple.

De manière les plus diverses nous savons, cela Marx en dénonça  certaines formes en analysant nos rapports économiques.

Au travers des ses analyses les hommes se sentant exploités ont fondé une espérance morte écrasé par le mur de Berlin sans remettre en cause pour autant la réalité des observations de Marx.

Ses solutions ne furent pas sans opposition dans le développement de ce qui sait appelé le socialisme dont l’émergence est né dans la violence développé autour de l’anarchisme pour donner ce que nous avons classer en deux tendances, le réformisme et le révolutionnaire.

 

 La disparition de l’un a renvoyé l’autre aux ténèbres, si je peux le dire ainsi,
et la dialectique du libéralisme capitalistique, toujours illustré par l'axiome d'Adam Smith a laisser miroiter que tous pouvaient au travers de la compétition s'assoir dans le fauteuil du roi.


Il en a découlé une vision destructrice des derniers en considérant que leurs existences représentaient un coût imputable sur la richesse des nantis, dont l'activité créatrice par leurs investissements, était l'assurance du devenir des derniers, de leurs « employabilités ».

C’est ainsi que sur ce mythe libéral nous avons assisté au creusement de la fracture sociale et au développement d'une sous culture populaire faite d'envie et de cupidité empreinte d'illusions avec en parallèle un développement sans précédant d’une société hédoniste né des contradictions du système, source de débats d’idées productifs disparu avec la pensé unique.

Mes ex amis socialistes ont concouru à cela, contraint par le développement de la loi du marché, devenu après l'écroulement du bloc soviétique le nouveau « dominant systémique » référentiel, caractéristique du formatage d’une élite sorti des mêmes écoles, quelque soit leurs choix politiques.

Il n’a pas fallut trente ans pour que les méfaits de ce libéralisme mondialisé sans  opposition ne produise ses crises. Ce que n’ignoraient pas ces élites, car les crises cycliques du libéralisme capitalistiques sont connus depuis longtemps.

 

Ceci ne les a pas empêchés de poser cette activité cyclique comme base de la construction européenne pensant en éviter les écueils, dans la poursuite du traité de Rome, et enfin ne devenir qu’un immense marché, dont toutes autres solutions, comme principe d'une alternative à la poursuite d’une seule croissance de biens épuisables, n’a pas le droit de citer. Si ce comportement est parfaitement humain comme je l’indiquais, il est destructeur à long terme

C’est donc une chose que de réajuster les inégalités en redonnant aux travailleurs une capacité de consommer le produit de leur activité, par la croissance, mais ceci ne fera qu'emballer un peu plus rapidement la confrontation économique pour l'appropriation des produits épuisables.

Il y a un paradoxe à surmonter. Si les nouveaux pays émergeant développent leur consommation intérieure à notre exemple, en l'espace d'une année une bonne parties de nos ressources seraient épuisés.

Si nous voulions que tous ces pays adoptent nos modes alimentaires, nous serions incapables de nourrir les 9 milliards d'individus qui se profilent.
Il nous est donc impossible d'espérer une croissance qui assiérait tout le monde dans le fauteuil du roi.

Or c'est ce que propose la mondialisation et inévitablement la capacité productive se réparti entre les hommes en fonction d'un coût toujours plus bas que nous appelons par notre désir permanent de vouloir toujours moins cher les choses, parce que nous avons notre pouvoir d'achat amenuisé compensé par un crédit croissant.
Le paradoxe observable conduit au constat que nous avons besoin de moins en moins de main d'œuvre, puisque nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir nous inscrire dans la valeur travail, universalisé dans sa forme capitalistique.

Ceci ne signifie pas qu'il faille renoncer au bien être, seulement qu'il faut revenir à une notion de biens durables.

Elle réduira de fait le volume d'emploi et il faudra bien pour les personnes mises à l’écart sur des critères de « capabilité » trouver une source de revenu pour qu'elles vivent au niveau des autres, même si notre surcapacité de production les écarte.

 

Il ne faut donc pas compter sur la morale pour que les moins dotés par la nature se laissent mourir de faim. S’ils ont une capacité de transgression que ce soit pour migrer ou utiliser des moyens proscrits ou s’organiser dans des luttes sociales.

Notre choix est, choisir de les éliminer par un conflit guerrier ou trouver une nouvelle source de richesse qui soit inépuisable.
Or cette source est à notre disposition, c'est le Savoir, le socle sur lequel repose notre futur, mais pour le moment nous ne développons que celui qui s'ajuste à favoriser l'outil productif humain, Marx avait aussi compris cela.


Pourtant aussi utile qu’il soit, ce n'est pas des robots humains que nous sommes devenus qu'il faut attendre le salut.


C'est cependant  possible si nous distribuons le Savoir disponible en émancipant les populations et en faisant de cette émancipation un facteur de croissance économique complémentaire aux besoins vitaux et superfétatoires.


Il reste bien entendu que personne ne définira quels sont les biens que l'on abandonne au profit d'autres, c'est seulement au pied du mur que l'on réagit, comme avec les plastiques.

C'est du constat de leur pollution que nous avons trouvé une parade.

 

Si donc plus personne n'est capable, à cause de la sous culture et du dogme, de faire des constats, des analyses transgressives, alors nous périrons sous nos déchets liés à notre incapacité à poser les problèmes parce qu'ils nous gênent ou remettent en cause la distribution de la puissance.


Il devient alors intéressant d'imaginer des universités accueillant et rémunérant les adultes pour dispenser le Savoir disponible.

Nous nous y rendrions de la même manière que nous nous rendons au travail.

La nécessité d’ajuster les deux activités se posera, mais ce ne sera qu’un ajustement structurel, et nous pourrons supporter de fait une réduction des emplois productifs sans que les derniers ne soient pas exclus de la vie sociale et trouve dans cette activité l'estime de soi et une place sociale, plutôt que de la trouver dans les comportements anti sociaux.


Enfin l'histoire nous démontre que c'est dans le cerveau de ceux qui étaient instruits et cultivés que sont sortis les transgressions aux dogmes religieux, et c'est de ces mêmes cerveaux que sortirons les transgressions au dogme néo libéral qui conduit l'humanité à un risque majeur par une guerre où la pollution destructive de la diversité du vivant.

 

Difficile de douter qu’une guerre soit catastrophique compte tenu des moyens dont nous disposons. Notre histoire a démontré qu’il y a toujours un doigt pour appuyer sur le bouton et si la guerre froide nous a épargné de ce geste, le futur le rend prévisible.

Avons nous des hommes politiques capable de s’inscrire dans cette perspective oui,  Mélenchon en est un, et d’autres se feront jour.

Dans l’action il a raison d'être proche du quotidien des gens qui souffrent et sont exploités, mais ce n'est pas sur eux qu'il doit compter pour trouver un projet futuriste, car ils sont recroquevillés sur leurs désirs immédiats, auquel les convie le consumérisme ambiant, pour lequel ils sont tour à tour la poule aux œufs d or, ou la charge insupportable.


Recroquevillés sur leurs maux, ils ne peuvent s'ouvrir au monde que l'on ne reçoit que par la possession du Savoir, car il n'est pas accessible à nos sens fait pour une perception environnementale proche et essentiellement émotionnelle.

Pour terminer, si l'analyse Marxiste est toujours actuelle cela démontre que nous n'avons pas évolué d'un iota, sauf dans les produits sources de profits, ce qui nous conduit à parler de financiarisation du capitalisme.

 

Pour autant nous ne retrouverons pas l'ancienne forme du socialisme révolutionnaire.

Alors il faut réunir les restes du mur de Berlin afin de les sortir d'une espérance passéiste fondée au regard des injustices sociales, pour nous diriger vers l’espérance dans un projet dont seules quelques brides se développent, non comme un anti capitalisme, mais comme une nouvelle civilisation qui ne fera plus de la transformation de la matière une source de pollution et d'inégalité.


Nous avons les capacités de cela, grâce à la technologie et la science, mais il faut réformer les dogmes déterministes sans développer des doutes mortels, ou d’autres « dominants systémiques », tel le plan comptable, qui quoi que nous fassions, comptabilise une notion de profitabilité qui impose de s'exploiter.

 

Nous serions donc amené à disposer de deux modes de comptabilisation, voir plus, de manière que les coûts de la dépollution ne se répercute pas par la loi du marché, que l'activité cérébrale développe une croissance productive intelligente.

Tous les partis ont diversement compris cela, mais ils ne peuvent à la fois vouloir réformer le capitalisme sans toucher aux « dominants systémiques » qui le réglemente.

 Néanmoins ceci suppose un débat d'idées.

Difficile à tenir avec une classe dirigeante détentrice de l'info, adepte d’illusionnisme et de réactivité émotionnelle xénophobe, fasse à de réelles difficultés qu'elle génère, dont la solution réside toujours à désigner des boucs émissaires à éliminer.

Modifier le plan comptable serait plus efficace que de croire au changement par l’élection de présidents qui l'appliqueront de quelque tendance qu’ils soient.

en 1999 j'avais dans un essai écrit ceci :

Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.

Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers. L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides. Le reconnaître ne la rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du «louage de service », donc du marchandisage, je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un seul conflit d’intérêt.

 

Cela naturellement nécessite une approche plus éducative de ce que j’ai appelé le «collectivisme fractal », ou entreprendre avec les autres.

 

Pour autant je ne pense pas que ce soit la raison qui nous pousse à cela, ou nous y ferons appel lorsque la bulle explosera indiquant que nous avons atteint une limite perceptible par nos émotions, ou ce sera l’apogée d’une civilisation qui redémarrera sur les restes comme ce fut si souvent le cas.

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Published by ddacoudre - dans critique
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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