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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 23:56

 

J’espère que les Villevénistes auront regardé l’émission ART sur notre président, un illusionniste n’ayant pas de compétences pour  diriger un pays, mais qui sait conquérir le pouvoir, voilà ses concurrents prévenus et les français aussi. C’est le résumé de dix journalistes de la presse internationale en poste à Paris. Le film est visible à ce lien http://videos.arte.tv/fr/do_search/videos/recherche?q=Nicolas+Sarkozy

 

Dans un article je m’interrogais de savoir ce que faisait encore de Villepin dans le giron de Sarkozy, même si certains de se amis qui le soutenaient ont rejoint la cour du roi que nous a présenté cette émission. Ma question est encore plus d’acuité après ce film tant il y a urgence à refonder la droite dont certains pronostiqueurs l’allient, dans le futur, au FN auquel elle a  puisé des thèmes pour exister et gagner l’élection de 2007.

 

Mais je crains que ce soit plutôt, car les législatives risquent d’être une banqueroute pour les députés « umpistes », ainsi une alliance politicienne semblerait être une bouée de secours, car je ne vois pas Bayrou  apporter ses voies.

Certains s’interrogeaient d’un possible renoncement à la candidature, il en serait bien inspiré, mais je ne crois pas, il a renoué avec ses défauts et envoyer des hameçonnages, la grève et le génocide arménien, il sera donc assurément candidat

 

Alain Duhamel avait déjà bien analysé le personnage en le comparant à un premier consul.

Le Consulat est de retour. Il y a chez Nicolas Sarkozy bien des aspects d'un Premier consul contemporain. Certes, il n'est pas Bonaparte mais c'est un bonapartiste grand teint. Lui comme le Corse à ses débuts ont tendance à tout vouloir réinventer eux-mêmes. Ils avancent sur tous les terrains à la fois. Leur ambition est immense. Issus l'un et l'autre d'une petite noblesse fraîchement établie en France après des épreuves, ils tiennent à démontrer leur supériorité. Dominateurs et sujets à de brusques anxiétés, ils ne doutent pas de leurs qualités mais ils craignent souvent que le destin ne se dérobe. Ils ont de grands espoirs et de sombres pressentiments. Ils ne résistent pas à l'ostentation. Ils aiment aussi beaucoup les femmes, avec emportement, non sans de cruelles déconvenues, non sans d'enviables succès. Là encore, la discrétion n'est pas leur fort. Ils ont de l'orgueil à revendre, une impressionnante promptitude d'esprit. Ils aiment décider, ils n'ont pas peur d'imposer. Ils attachent semblablement le plus grand prix à la mise en scène publique de leur action. Le nouveau président de la République se vit comme un cousin de Bonaparte à une époque aussi tourmentée, à sa manière, que le Consulat. Apparaîtra-t-il comme un nouveau Premier consul plus civil, plus démocrate, moins génial bien sûr, moins chimérique, moins submergé par le mythe de sa propre gloire mais aussi avide de marquer et de rompre ? C'est son rêve. Ce serait un miracle. Faut-il prier pour cela ?


Prier certainement, mais pour qu’il parte. Le portrait tracé par la presse internationale est, écrasant et incriminant, j’avais déjà écris que nous avions le plus mauvais président de la république, en plus il est imbus de sa personne inconscient qu’il puisse se tromper, ce qui est impardonnable dans un monde qui ne progresse que sur le mode échec.

 

Ainsi, hormis d’être reconnu pour ses talent de conquérant du pouvoir et une bonne prestation dans la crise de Tchétchénie en politique extérieure, à la présidence de l’Europe  et dans la crise Grecque, rien d’autre n’a trouvé grâce aux yeux des correspondant étranger, j’ai même pas aimé du tout le rejet physique qu’il inspirait à Angela Merkel, mais je ne boude pas cette petite touche émotionnelle comme lui-même sait si bien en jouer.

Finalement Je ne me suis pas délecté de ce constat « misérabiliste », j’ai eu une certaine gêne, et j’ai pensé à un article ou j’écrivais, comment ceux qui l’entourent peuvent accepter tout cela, d’où ma déception  à l’époque de voir Jupé rejoindre ses rangs, comment des parlementaires ont pu laisser passer tout cela. Ecouter sur ART, qu’ils sont vus par ces correspondants comme hommes de paille ne relève pas la démocratie.  L’on peut penser qu’un se trompe mais quand ils sont quasi unanimes, difficile de douter de leur analyse.

 

 En fait ce malaise tient au fait qu’il a augmenté encore plus le désamour du peuple avec ce qui est l’essence de la démocratie,  la classe politique.

Iil ne peut y avoir de démocratie sans cet exercice, ce n’est donc pas avec 27% de satisfait du président et 44% des députés que la charnière de l’institution de la cinquième république se porte bien, c’est en ce sens que les français disent pour 60% d’entre eux qu’elle va mal.

 

 Ce film est du pain bénit pour ses adversaires, mais un handicap pour celui qui sera élu derrière Sarkozy, car Sarkozy a tellement dévalorisé la fonction présidentiel que sont successeur le trainera comme un boulet un certain temps.

 

 Nous devions avoir un napoléon, nous n’avons eu qu’un narcissique vertueux fabuliste.

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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