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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 10:36

Le temps des cerises.

 

Le problème Grec dévoile comme j’ai eu l’occasion de l’écrire, la fin d’une illusion entretenu que l’Europe économique constituait une force capable d’assurer la prospérité de ses peuples.

Je ne reprocherais jamais aux citoyens leurs ignorances qui les conduisit à cela, car l’on ne peut être a la fois au four et au moulin, mais il appartient au meunier de ne pas tromper son monde, même s’il faut admettre que rien ne le destine à disposer d’une vérité inaliénable.

 

Pourtant pour vivre il faut espérer, et c’est dans le pain qu’il nous propose que nous nous nourrissons. Force est donc de constater qu’il y en avait deux sortes, un pain blanc pour les riches et un noir pour les plus pauvres. L’illusion que nous mangeons du pain blanc c’est achevé avec la fin des trente glorieuses, seul notre désir d’espérance nous a poussés à croire que nous continuerions à en manger en nourrissant les plus riches pour qu’ils le partagent.

 

Ne pensez pas que j’en veuille aux riches, je veux seulement dire qu’il ne faut pas compter sur eux pour le devenir. L’évolution du marché financier l’a démontré et c’est oublié même la pratique du marché baissier qui consistait à vendre des produits financiers puis les jouer à la baisse contre ses clients, entre autre duperie qui ont cours.

Si à cela nous rajoutons les scandales politiques, dont quelques affaires ont émaillé les dernières semaines, je comprends le désespoir et l’inquiétude de nombre de citoyens, qui de plus est fondé.

Néanmoins il ne peut y avoir de porte de sorti sans espérance, et il me semble que cette dame soit au plus mal.

 

Les actions conjugué de la communauté pour venir en aide ne ramèneront pas la confiance des marchés qui ne peut se fonder que sur un retour à la croissance qui n’aura pas lieu, sauf si le coût du travail devient inférieur à celui des pays émergeants.

 

C’est la seule chose qu’il y a à comprendre au fond, et qui constitue la transformation profonde qui va s’engager, et ce ne sont pas les marchés financiers qui pourront fonder ce renouveau car ils n’engageront jamais un copeck pour cela, s’il ne peut lui être rendu au centuple.

Ce défi de l’avenir concerne les entreprises et les populations qui ont à innover dans des secteurs qui ne seront pas rentables immédiatement pour réaliser d’une part, de nouveaux produits, de nouvelles énergies, et qui auront à gérer ensemble une décroissance inévitable.

 

Dans ce cadre, l’action de la puissance de l’état est indispensable, pour financer des projets innovateurs. Or ils n’ont pas ces moyens du seul fait qu’ils doivent emprunter sur les marchés à des gens qui ne veulent courir des risques que s’ils peuvent le vendre, et quand ils ne peuvent le vendre, par exemple devant une grande catastrophe, ils refont appel à l’état qui va leur emprunter la monnaie, et la lui restituera.

 

Avec la Grèce les marchés font la démonstration, qu’ils ne peuvent pas être un instrument de gestion unique des états, ils font ce que tous nous connaissons tous, c’est aider les riches. Ce n’est donc pas avec ces gens là que nous allons pouvoir construire le renouveau de la société capitaliste qui se réforme face à ces propres dégâts dans les sociétés vieillissantes comme celle de l’occident.

 

Je serais tenté de dire l’avenir se trouve dans le BRIC, mais je n’y crois pas, ils vont seulement chercher à s’approprier le pouvoir ou partager le pouvoir mondial, est ce que cela sera bénéfique, je n’en ai aucune idée. Mais je ne pense pas qu’il y ait là une solution à l’immédiateté que nous allons vivre.

À l’examen de nos désirs il existe un marché de croissance sans limite pour plus de 6 milliards d’individus et demain plus de 9. Sur la base de nos indicateurs de croissance en une année nous aurions épuisé toutes nos ressources et pourri la planète au point d’en affecter la vie biologique.

De fait le futur sera fait d’une décroissance éthique qui posera un problème existentiel, que feront de leur existence les individus s’ils ne peuvent s’épuiser à consacrer une partie de leur vie à produire.

Il est clair que les marchés ne seront jamais partie prenante d’une pensé existentielle et réformatrice de notre société, ils ne concourent pas aux mutations, ils prêtent aux riches.

Si quelques uns en douter, le voile est levé, mais au-delà se pose le problème de la candidature de Strauss Kahn pour une éventuelle candidature du PS, nous serions au moins assuré d’avoir une législature récessive. Il est clair qu’en votant pour lui nous nous assurerions la mise en place de mesures d’austérités du genre de celles qui se mettent en place brutalement en Grèce, et qui se sont installés chez nous petit à petit dans l’amertume et en générant des manifestations sans lendemain, autres que le vote de défiance des régionales.

Pour autant, cette austérité se poursuivra puisque à moins d’un miracle la croissance ne reviendra pas, alors sus aux critères de Maastricht et un retour à un pouvoir régalien de la BCE si l’on ne veut pas que l’Europe éclate ou agonise.

 

 

 

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Published by ddacoudre.over-blog.com - dans critique
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commentaires

samagace69 21/12/2011 06:39

"De fait le futur sera fait d’une décroissance éthique qui posera un problème existentiel, que feront de leur existence les individus s’ils ne peuvent s’épuiser à consacrer une partie de leur vie à
produire ?" Cette question je me la pose régulièrement.Je suis pessimiste quand à l'hypothèse d'une décroissance ethique.Chacun d'entre nous risque de tirer sa couverture vers soi au détriment
d'une éthique universelle. Mais la seul voie pour les sages humanistes,voie pleine d'embûches pour celui qui va le pratiquer car non respecté. A quand le renouvellement de la charte des
Nations-Unis ? : http://www.un.org/fr/documents/udhr/index3.shtml

ddacoudre 28/12/2011 00:06



dans l'article steigler un autre monde je m'en explique



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