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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 19:21


 

Une vraie interrogation.

C'est le fait que la participation des électeurs aux différents scrutins concrétise l’installation d’un refus d’un grand nombre d’électeurs de choisir parmi les candidats se présentant à leurs suffrages.

La persistance d’une forte abstention aurait du et devrait faire l’objet d’un intérêt tout particulier car il représente une véritable signification bien difficile à évalué. Une tentative entreprise par Alain Lancelot dans un essai L’abstentionnisme électoral en France, mais ce n’est pas de ses écrits que je veux m’entretenir. 

Dans la publication des différents sondages qui suivent les chances des divers postulants, ce phénomène bien installé de l’abstention, est totalement ignoré, comme s’ils n’avaient aucune signification, assuré que les candidats sont d’être élus. Suivant le code électoral, même s’il n’y avait que 10% des suffrages exprimés et d'au moins 12.5% des inscrits, donc excluant toutes les autres formes d’expression de volonté politique.

Ainsi les pourcentages d’intentions de vote attribués aux uns et aux autres sont à relativiser par rapport au corps électoral appelé aux urnes.

Il me semble donc à l’heure actuelle que pour les sondages n’en font pas mention, cela constitue pour le moins, une manipulation car ceci doivent rendre compte de l’opinion des citoyens, et devant le phénomène de l’abstention l’ignorer, pour des professionnels, est tromper ceux qui les lisent et les exploitent sur la réalité politique.

Ce fut le cas avec l’envolé supposée de Marine le Pen qui avait mise en émoi la classe politique, alors qu’il fallait diviser ses résultats par deux, ce qui en change l’impact, idem en l’état pour les autres. Ce qui à contrario amplifie le succès des primaires socialistes, même si avec mes raisons j’y étais opposé, car c’est seulement la moitié du corps électoral qui c’est senti concerné et non la totalité comme le soutenait l’UMP pour dévaloriser ce succès.

Depuis les dernières études de l’opinion des français paru dans le baromètre politique du CEVIPOF, aucun événement n’est intervenu pour laisser croire que les citoyens se sont réconciliés avec les politiques, les syndicats et autres.

Si pour ma part je peux le regretter, comme je l’ai exprimé dans divers articles, cela ne supprime pas une réalité des résultats qui risquent d’engendrer un président de la république non représentatif.

 Dans la mesure où nous sommes obliger de convenir que l’actuelle abstention n’est pas un désintéressement des citoyens mais la manifestation d’une défiance ou d’un rejet de la classe politique et plus généralement des acteurs sociaux économiques. Que cela soit fondé ou non puisque pour une bonne part ceci repose sur le sentiment que, chaque corps politique ou civil ne sont pas en mesure de changer l’existence, d’au moins la moitié des citoyens ou de tenir compte de leur avis.

Cette évolution qui nous a explosé au visage et veut s’encrer dans la reconnaissance du vote blanc et le résultat d’un mécanisme de désignations de boucs émissaires qui se poursuit et que je pourrais caricaturer par les « patrons voyous » de Me Chirac aux « fraudeurs voleurs » de l’actuel président.

Bien-sur ils ne sont pas les seuls à utiliser les petites phrases bien senties, mais elles signifient au moins deux choses.

 Une, que les citoyens auxquels elles s’adressent ne disposent pas des connaissances suffisantes pour analyser des situations complexes, et vont sans plus de réflexions flatter la grogne perçut. Cela donne n’en déplaise à Mélenchon une acception péjorative du populisme, loin d’une réponse éclairée qui tiendrait compte de l’expression populaire.

Pour rester sur la comparaison, l’arrange des « patrons voyous » n’ont aboutis à aucune décisions satisfaisantes pour les salariés qui l’exprimaient. Pire les conséquences en sont reprises par l’actuel président pour les retourner contre les salariés et justifier de rigueurs sociales en désignant les « Fraudeurs Voleurs ».

Mais cette fois pas en écoutants le monde du travail salarié, mais tous les courants « populistes » constructeurs de boucs émissaires et de généralisation de malveillance de certains que l’on trouve dans les thématiques du FN et des mails du FN qui envahissent le net. Ils auront ainsi fournis un excellent alibi au présent gouvernement.

Pourtant tout ceci se retrouve dans l’expression des blancs et non sur le vote du FN ou autres comme l’UMP qui enfourche le cheval.

C’est ainsi que l’expression d’une nécessaire moralisation emporte tout le monde politique et civil sans discernement.

Alors que le premier qui n’a pas triché, volé,  fraudé, se lève, nous vivons donc dans un monde assis, et il faut savoir prendre la mesure de toute chose en ce domaine.

Celui qui fraude pour se nourrir n’a pas la même valeur que celui qui fraude pour amasser toujours plus de richesse, en cela le choix politicien de notre président est honteux.

Pour autant ceci ne justifie pas la prise en compte du vote blanc, j’y reviendrais.

Deux l’information sans information ne facilite pas l’intérêt d’une implication citoyenne, contrairement à ce qu’a soutenu le PS au cours des primaires.

L’instrumentalisation de l’émotion, l’exploitation de tout événement nourrissant les acrimonies en vers les hommes politiques ou civils, vers les institutions politiques ou civiles reposants sur des faits réels qui par les médias prennent une place démesurée sans donner les moyens d’une compréhension éclairante, car l’information délivre des flashs minutés pour tenir compte que le télé spectateur zappe au bout d’un certains laps de temps, sauf quand il s’agit d’un faits divers bien odieux qui permet d’élaborer une histoire très lucrative, et maintenir l’opinion dans l’inquiétude et un sentiment d’insécurité démultiplié, bien au delà de l'intérêt sociologique.

Pris à leur propre piège les politiques qui surfaient sur cela  n’imaginaient pas que ceci se retournerait contre eux par l’expression d’abstention et un appel au vote blanc qui indique l’insatisfaction,

Pourtant les français n’ont confiance qu’en deux choses les hôpitaux à 80% et la police à65%, sinon 96%  veulent réformer le capitalisme 4% de plus qu’à la dernière estimation de janvier 2011, tandis que la confiance dans les partis continue de descendre.

La confiance dans les organisations civiles politiques baisse de 3à6% suivant les organismes, et pire pour les personnalités politiques occupant des fonctions institutionnelles, la chute va jusqu’à 10% depuis 2009. Compte tenu que cette dégringolade dure depuis la première vague d’estimation en 2006.

Il est peut probable que l’abstention diminue et que la persistance de celle-ci emporte que les abstentionnistes veuillent être entendus comme message politique et non comme acteurs indifférent à la vie politique.

Ce en quoi, l’on peut comprendre la prise en compte du vote blanc pour éviter une candidature "illégitime". Nous ne sommes pas devant un épie phénomène mais devant un rejet des choix économiques et de ceux qui les conduisent sans distinctions. Pour la bonne raison que les français disent ne pas trouver chaussure à leur pied, un homme politique en qui ils auraient confiance.

Ce qui promet un futur chaotique pour ne pas dire plus.

Comment cela à pu arriver qu’une expression négative devienne un enjeu politique.

Contrairement aux affirmations énoncées çà et là, la confiance des français envers leur semblable se situe négativement à 70%, tandis que la prise en compte de leur avis par les hommes politiques continue sa dégringolade en passant de 81% en 2009 à 83% en octobre 2011.

Je ne vois là rien d’encourageant pour les prochaines échéances électorales. Je ne vois pas quel homme politique d’un coup de baguette magique pourrait inverser une lassitude qui croit de 35%, la méfiance de 34%, la morosité de 30%  et la peur de 12%.

Pourtant devant des résultats aussi catastrophiques, il n’y a aucune information qui filtre, aucun débat qui l’aborde, la tête dans le sable, nous continuons notre bonhomme de chemin guidé par les scoops gouvernementaux qui monopolisent l’info populiste et reste sourd à 96% des français qui veulent réformer le capitalisme, même s’ils n’ont pas la conscience de le soutenir par leurs actions quotidiennes.

Le vote blanc un faux problème.

Comme je viens succinctement d’en donner quelques explications générales s’il est le résultat d’une réalité, sa prise en compte est le faux problème, elle n’aboutirait qu’à un blocage ou dans le cas d’un quorum à atteindre, à retourner sans cesse aux urnes jusqu'à ce que les candidats prennent en compte les volontés inconnus de ceux qui s’exprimeraient par le vote blanc.

C’est en cela que j’y suis opposé, c’est une impasse. Pour autant la réalité de la nécessité d’entendre la volonté des citoyens démontre qu’un apparatchik politique c’est installé, et qu’il fonctionne indépendamment de la volonté des citoyens.

Or comment tenir compte de la volonté des citoyens quand ceux ci ne fréquentent plus les lieux où elle doit être entendue, ce sont toutes les associations syndicales, politiques, et autres groupements marginaux de contestations ou de propositions.

Cela parce qu’ils jugent à tors ou raisons que les nécessaires structures d’appareil ne les écoutent plus.

Or écouter les autres implique que chacun abandonne une fraction de sa vue personnelle dictée par son existence pour trouver un pot commun soutenable.

Ecouter implique un débat qui est de plus en plus qualifié par les commentateurs de cacophonie quand ils ne s’étonnent pas que des partis différents n’aient pas les mêmes objectifs ou programmes, parce que soutenir cela est d’un bon apport médiatique et flatte leur égo, nous les trouvons dans pléthore d’émissions, sauf quand il s’agit d’évoquer le sujet que je traite.

Egalement, quand la diversité des candidatures des opinions émissent sont aussi une justification à l’abstention ou à un non choix, car devenu trop complexe.

Il convient de s’interroger sur la nature de l’information divulgué par les médias afin de répandre les positions des uns et des autres, de les clarifier pour éclairer les citoyens qui ne s’investissent pas dans les diverses associations ou groupements car nous disposons encore de cette liberté.

Pareillement  il est nécessaire de s’interroger sur le contenu d’un enseignement scolaire qui conduit les citoyens qui l’on reçut, et sont de plus en plus bachelier, à une abstention massive, et à ne plus avoir confiance dans leur société.

Le vote blanc en définitive cache ce que certains dénoncent, un affaiblissement dramatique de la démocratie et les tenant du vote blanc proposent si nous l’acception un pas plus rapide vers une « dictature démocratique », car il ne pourrait plus être reproché aux élus minoritaires leur représentativité.

Il ne fait pas bon être dans la peau d’un homme politique surtout pour ceux qui n’y sont pour rien et supportent les conséquences d’une bipolarisation qu’une majorité des français encore 52% rejette sans pour autant se reporter sur les autres.

Tout se passe comme si les citoyens ne considéraient que seul le PS et L’UMP sont aptes à gérer et voudraient que ceci adoptent leur avis sans pour autant les avoir émis dans les lieux fait pour cela hormis les radios trottoir et les comptoirs de café, et cela malgré la clarté avec laquelle certains, dont le gouvernement en place, a dit et exprimé clairement qu’ils n’en tenaient pas compte, qu’ils s’exprime par la rue (manifestations), ou par le vote (abstention).

Peut-être alors faut-il avoir la volonté d’aller vers ceux qui proposent une rupture claire avec le capitalisme, mais je n’y crois pas car les citoyens l’abandonneraient en route.

Il me semble que nous soyons dans une sacrée impasse.

 

Les résultats : Vague 3 - octobre 2011 - Le Baromètre de la confiance politique du

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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