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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 22:08

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Ce qui est devenue l'affaire Léonarda est une calamité intellectuelle.

Le président en personne obligé de venir s'expliquer au JT, dans l'organe d'information de masse spécialiste du story stelling et de la désinformation à grande échelle pour tous les français qui n'ont pas la chance de pouvoir s'informer dans d'autres lieux, ce qui exigent du temps et de la patience pour trouver l'info la plus approprié et la plus sure.

S'il y avait une mauvaise décision à prendre, celui qui se veut l'homme du consensus la prise.

Autoriser Léonarda à revenir en France poursuivre sa scolarité. Comment peut-on aussi cyniquement proposer à une adolescente de ce séparer de sa famille, nous qui avons voté des lois pour le regroupement familial, tant nous avions mesuré les difficultés sociales que cela posait.

 

C'est toujours dur les périodes préélectorales. J'ignore qui a porté cette affaire devant les médias, car il a fallu qu'ils en soient informés et pas eux seulement pour que cette expulsion, une parmi tant d'autres, devienne l'affaire politique que nous connaissons et dont le président a eu l'imprudence d'y mettre les pieds et pour laquelle presque tous les hommes politiques se sont exprimés.

Il faut imaginer que de Léonarda ils s'en foutent comme de l'an 40, suivant l'expression consacré, il faut imaginer que pour interviewer et filmer cette famille les médias ont du payer pour en avoir la primeur.

ET nous citoyens en bons nigauds nous avalons toutes les couleuvres tant elles sont bien huilés.

Les Uns en attendent une retombée électorale les autres une retombée financières par l'audimat.

Dans cette affaire aussi triste soit-elle pour cette famille, qui y a-t-il de nouveau que nous ignorions qui mérite de faire la Une médiatique, si ce n'est un intérêt de circonstance compte tenu de l'ambiance générale qui se focalise autour de la montée électorale du FN.

 

Valls, même si je ne partage pas ces lois d'expulsions, a assumé la logique dans laquelle durant la campagne électorale le FN et les décomplexés de l'UMP ont obligé le PS à renier son humanisme historique dans ces dossiers. Certes Roccard par sa célèbre phrase « nous ne pouvons pas accueillir la misère du monde » avait jeté un pavé dans la mare, et permis à tous ceux qui avaient peur de l'autre, de l'étranger de justifier son exclusion. Depuis lors nous n'en sortons pas quelles que soient les mesures prises, même au mépris de l'humanisme. Notre président en se posant entre deux chaises pour calmer la grogne des socialistes « authentiques » qui sont encore au PS, et j'espère plus pour longtemps, a manqué à mon sens de Courage Politique. La loi est là, où il l'abroge, ou il l'applique.

Son rang de président ne lui donne pas le privilège d'être au dessus de la loi, même si un ami m'en disait « la loi est une putain que chacun baise à sa manière ».

Dans mon dernier article j'expliquais les éléments qui emportaient la montée du fascisme et j'indiquais que celui-ci s'opposait à l'humanisme. L'humanisme n'est pas de l'angélisme ou « tout le monde et bon tout le monde il est gentil », c'est de la compassion

Le problème des immigrés légaux ou pas est insoluble, en faire un cheval de bataille électoral et de la dernière indignité. Loin de moi l'idée qu'ils ne constituent pas une source de difficultés (les pauvres naturellement, les riches sont accueillis à bras ouvert, il ne faut pas le minimiser dans nos jugements), mais si ce n'était pas le cas il ne serait pas nécessaire que des citoyens soient humanistes, car il est bien plus facile d'être xénophobes, "ostracistes", c'est dans notre nature humaine, et la civilisation nous apprend avec grande difficulté, même difficultés séculaires de regarder l'autre comme son semble, car c'est dans son regard que nous existons et c'est lui qui nous nomme. Cette difficulté est le propre de l'humain, elle n'est pas celle d'une nation en particulier, mais peut être cultivé par des communautés au nom d'une identité primordiale pour se construire avec ce que chacun met en commun sur un territoire pour exister en tant que société dans l'histoire des siècles. Et il ne peut en être autrement.

Le passé et le futur n'existe pas, le premier constitue notre banque de données analogiques notre mémoire, le second l'action du lendemain où nous conduirons le malaxage de nos souvenirs et savoirs mémorisés en fonction de l'environnement qui nous sollicite.

C'est ainsi que cette affaire Léordana n'est qu'un symptôme, l'éruption de circonstance d'une société qui n'a plus d'espérance, plus d'idéal depuis longtemps et qui vote en toute conscience pour des illusions que leur vendent ceux qui se partagent le pouvoir, et qui faute d'avoir le courage de mener le combat économique contre les plus forts qui les accablent s'en prennent aux plus faibles d'entre eux les immigrés. Il y a une logique comportementale à cela, incapable de s'entraider eux mêmes pour soulager les plus démunies de leurs concitoyens pour quelles raisons iraient -ils aider ceux qu'ils considèrent comme des étrangers et des inopportuns économiques, car par notre comptabilisation de l'existence, une fois les plus puissants servis au banquet du capitalisme il n'y a pas de place pour les faibles s'ils ne peuvent compter sur l'humanisme et la solidarité de quelques convives.

Et il me semble, quand un sondage de BVA indique que 65% des français son contre un retour de Léonarda qu'il n'y ait plus beaucoup d'humanistes ni de convives solidaires, ce qui ne préfigure rien de bon, car pour faire court c'est à l'humanisme du 17 siècle que nous devons notre existence d'aujourd'hui, sinon la xénophobie et la tyrannie qui nous habite l'aurait toujours emporté.

 

Comme c'est grâce à l'humanisme que des Hommes ont échappé dans toutes les sociétés à leurs bourreaux perclus de vérités.

Le plus triste et tragique, c'est qu'une fois ces indésirables évacués comme les difficultés ne cesseront pas ce sont leurs propres concitoyens les plus faibles d'entre-eux qui deviendront la cible de ces 65%.

Si notre président n'est pas convaincu de cela qu'il relise le programme de Fillon qui nous prépare ces nouveaux pauvres qui deviendront les ennemies de l'intérieur à exclure du banquet.

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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