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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 22:43

Un éléphant consacre environ entre 16h et 20h en recherche de nourriture. C’est dire le peu de temps qu’il consacre à l’amour et à jouer la « Play station ».

Pour l’amour la nature y a pourvu en déterminant chez la femelle une période de fécondité et un coït dés plus court 20 à 30 secondes « j’en pleure ».

Pour la Play station rien, aucune trace chez eux.

 Guère plus du passage du Mammouth ancestral chez le coiffeur, pour circuler de la Sibérie à l’Inde ou à l’Afrique, car nous n’avons toujours pas retrouvé des traces du coiffeur.

 

Un poil  d’humour me direz vous, l’éléphant est un animal, ce à quoi je répondrais nous aussi, et comme tous les animaux nous passons du temps en recherche de nourriture, et c’est ce point qui m’intéresse et non celui qui m’a fait pleurer.

 

Nous ignorons dans l’évolution humaine combien de temps nous passions à la recherche de nourriture, mais les moins érudits, sans allez très loin dans les âges, pourront remonter jusqu’au début du XIXème siècle, et constater que les Journaliers, brassiers ou manouvriers, représentant une part importante de la population vivaient à la frange de la mendicité.

En zone rurale, ils subsistaient grâce aux travaux agricoles d’appoint chez les laboureurs ou marchands fermiers, et aussi grâce à la filature de la laine, à l’artisanat ou au transport. Ils servaient encore de main-d’œuvre d’appoint dans le bâtiment, aident les bûcherons, fabriquent des fagots, et bien des femmes font des lessives ou prennent des enfants en nourrice.

 

Ils vivaient plus comme des domestiques, la plupart du temps ils s’intégraient à la famille de leurs employeurs, dont ils partageaient le gîte et le couvert, à l’instar de la «famille » romaine qui désignait en fait l’ensemble des esclaves. Cette intégration limitait la précarité de leur existence, parce que le salaire correspondant à une modeste fraction de la récolte et quelques pièces de monnaie équivalentes à un argent de poche.

 

En 1841, une première loi vient réduire la durée du travail des enfants de moins de 12 ans, puis ce sera la limitation du travail de nuit des filles de moins de 21 ans (1874).

En 1900, première loi limitant la durée journalière de travail et en 1906, premier repos hebdomadaire. 1919 verra apparaître pour la première fois la limitation de la semaine de travail.

L’avènement du front populaire au pouvoir déclenche un mouvement de grève spontané en mai et juin 36. Le gouvernement de Léon Blum favorise alors la signature d'un accord entre le patronat et les syndicats (le 7 mai 1936, les accords Matignon seront signés, parmi les mesures les plus importantes : Etablissement des conventions collectives, l'élection de délégués-ouvriers et augmentations des salaires). Par la suite, l'assemblée votera la loi sur la semaine de 40 heures et celle sur les congés payés.

L'évolution de réduction de la durée du travail est enclenché ; la deuxième grande étape sera le passage aux 39 heures et à la cinquième semaine de congés payés (1982 peu après l'arrivée de Fr. Mitterrand au pouvoir), puis aux 35 heures en 1998 et 2000 (Loi Aubry I et II).

La durée du travail en 1837 était la suivante dans les états industriels.

Angleterre 69h par semaine, Etats-Unis 78h, France 72 à 84h, Prusse 72 à 90h, Suisse 72 à 84h, Autriche 72 à 80h, Tyrol 78 à 80h, Saxe 72h, Saint –Blaise (saxe) 84h, Bonn (Prusse) 94h

En 2004 (car je n’ai que cette période de comparable en données, mais cela ne nuit pas à la démonstration) dans les principaux états européens la durée conventionnelle du travail et la suivante.

Estonie, Grèce, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovénie 40h par semaine, Irlande Luxembourg 39h, Suède 38.8h, Slovaquie 38.7h, Autriche Espagne38.5h, Portugal 38.4h, Belgique Chypre Italie République Tchèque 38h, Allemagne 37.6h, Finlande 37.5h, Royaume Uni 37.2h, Danemark Pays bas 37h, France 35h.

Déjà nous pouvons en retirer que la durée du travail d’une époque à l’autre à diminué de moitié, et que dans l’Europe d’aujourd’hui, les pays en difficultés Grèce, Portugal, Espagne, travaillent plus longtemps que les français.

Et l’éléphant dans tout cela. Il continue à brouter « journalièrement » ses 200 kilogrammes de nourriture, car il n’a ni trouvé le moyen d’en produire plus, ni d’en stocker.

En bref il n’a pas inventé le travail.

 

Dans les deux liste que j’ai sélectionné séparées presque par deux siècles, d’aucun ne me contestera que, grâce au développement technologique et aux savoirs, nous ayons consacré de moins en moins de temps au travail, avec de plus en plus de personnes à faire vivre, pour parvenir au seuil de prospérité qui est le notre aujourd’hui. De plus, les pays ciblés démontrent qu’il s’agit d’un événement de fond touchant les pays occidentaux étroitement reliés par leur l’histoire industrielle

.

Je ne vais seulement souligner suite l’abolition de la loi Chapelier, avec le droit d’association, une classe de journaliers, de brassiers, de manouvriers ont trouvé dans le syndicalisme les moyens de réclamer leur du, alors que leurs maitres économiques et politiques ne leur offraient que de survivre. Tient comme la Grèce toute proportion gardée ?

 

Nous pouvons nous poser une petite question, est ce que deux éléments essentiels à la capacité productrice, la technologie et la productivité ont faibli ou nous manquent, non.

 

Face ce fulgurant écart que visualisent mes deux liste, nous sommes en droit de nous interroger sur deux chose au moins, comment peut-on accepter le dictat du marché financier qui met a genoux la Grèce avec une politique drastique comme jamais vu, et comment peut-on accepter des mesures identiques concernant nos régimes de retraite et la mise en place d’une régression anti dette publique.

 

La rationalité comptable utilisé pour justifier de cela et une mesure qui n’a aucune conscience de l’évolution humaine, son utilité réside à donner une mesure du niveau d’enrichissement et non  de définir un but existentiel. Il n’a tenu qu’a nous d’en accepter la finalité qui s’inverse aujourd’hui.

 

L’exemple le plus flagrant ont été les discutions autour de l’âge du départ en retraite.

Il est courant d’entendre dire que compte tenu du savoir à disposer, il faille entrer plus tardivement dans la vie active, et en fonction de la durée des cotisations, il va de soit qu’il faudra prendre sa retraite plus tardivement. Mathématiquement exact, existentiellement stupide.

 

Essayer d’imaginer qu’en 1800, époque à laquelle je fais référence, des hommes instruits maitres économiques et politiques, toujours au nom d’une même analyse rationnelle, disaient que l’on ne pouvait travailler moins que ce qu’il se travaillait à l’époque.

 

L’histoire leur a donné tort. Et aujourd’hui ces mêmes maitres au nom des mêmes analyses rationnelles, vous disent qu’il faut travailler plus.

 

L’histoire donnera tord à ceux n’en finissant pas d’analyses rationnelles et comptables de tout ordre pour expliquer l’impossible changement de l’ordre des choses établis par les maitres économiques et politiques, et il en sera autrement par la force de la pollution et de la raréfaction des matières premières ainsi que de l’accroissement des populations.

 

L’espérance de vie ayant augmenté, et il parait tout aussi rationnel d’en conclure de travailler plus long temps, mais combien sont en mauvaise santé et ne doivent leur existence qu’aux soins que nous sommes en mesure de prodiguer et j’en exclus les affections de longue durée.

La limite moyenne se situe à 62, faites la relation avec l’âge arrêté par la nouvelle loi, c’est plutôt sordide.

 

Nous pouvons aussi avoir une approche existentialiste : et considéré avoir « inventé » le travail pour être plus nombreux à survivre en y consacrant le moins de temps possible. Devrions-nous redevenir des éléphants, parce que le « marché financier » joue avec les états.

 

Il me semble Parfois que les citoyens ont oublié quelque chose d’essentiel, que leur vie n’est pas de passer tout leur temps à brouter de l’herbe, sinon nous vivrions encore comme nos ancêtres. En conséquence de quoi, la vie ne va pas s’en tenir aux discours « rationnalisateurs » des comptes financiers de ce même marché qui veut conserver sa puissance politique au risque de faire imploser les états.

 

Ayant endossés la tenue de client au détriment du travailleur, les citoyens ont abandonné les lieux démocratiques où ce sont construites leur prospérité, les syndicats, la politique.

 La liste des modifications des lois sur la durée du travail et le code du même nom en témoigne, en se croyant maitres alors qu’ils ne sont que serviteurs, ils en sont arrivés à ne plus discerner que l’ère des ressources humaines, fut la plus grande fumisterie dont ils furent l’objet de la part des grands « communicants », chargé d’enterrer le capitalisme paternaliste.

 

Je pense que ces « communicants » peuvent se gloser, après avoir contraint les Etats à verser des milliards aux financiers, d’avoir écarté le salariés de la répartition de la richesse, de les aliéner aux productions extérieures grâce au miracle de la loi du marché faite pour apporter comme dans Dalas, amour, richesse et beauté.

Le masque et tombé, il reste le gouffre d’une dette que des politiciens demandent aux salariés de payer en revenant au temps de travail du XIX.

 

Qu’elle audace des premiers ministres Grec, Islandais  d’annoncer toutes les mesures d’austérités applicables à leur population tandis que les marchés bonifient leurs actifs financiers, c’est humainement révoltant.

Pourtant devant la télé qui informe politiquement 85% de la population, toute une panoplie d’économistes ne manque pas de venir soutenir la rationalité d’une telle situation, comme certains socialistes.

Heureusement les éléphants n’ont pas d’économistes, et Valls perd la mémoire de son histoire.

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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