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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 01:31

 

C’est reparti pour un tour, en guise de changement nous avons la continuité. J’ai souvent reproché à Sarkozy d’avoir opposé les français entre eux, il me semble que le débat tant sur le mariage que celui qui s’ouvre sur les retraites conduits aussi à cela. Quand l’on pose la question doit-on supprimer les régimes spéciaux de retraite,  dont ceux des fonctionnaires, 75% des français répondent oui.

 

Mais qui se souvient des raisons de ses régimes spéciaux, presque aucun français. Poser donc la question à votre voisin vous en serez convaincu. Qui se souvient que personne ne voulait aller travailler dans la fonction publique ou devenir une gueule noire dans les mines ou à la conduite des machine à vapeur. Alors il y avait des gondoles d’appel, si je le présente comme cela, peut-être que chacun comprendra mieux, car c’est ce chacun trouve devant les rayons des super marchés, et d’aucun ne conteste ces gondoles faites pour attirer le client.

 

C’était le rôle de ces régimes spéciaux, trouver des salariés qui veuillent bien occuper des emplois difficiles ou non gratifiants par rapport à des emplois du privé qui ne cessaient de se valoriser à partir des années 1950 avec la mise en place de la politique conventionnelle qui à donné toutes les conventions collectives de branches que nous connaissons, et où le travailleur se glorifiait par rapport aux administratifs considérés comme improductif. C’était avant la tertiarisation du travail où la machine à remplacé l’homme au travail et les improductifs sont devenus les services.

Qui se plaint des régimes spéciaux des armés, là aussi il fallait trouver des citoyens assez altruiste pur mourir pour les autres. En son temps il a été dénoncé ses cumuls d’emplois de ces engagés des armés qui avaient le droit et l’on toujours, de cumuler leur  retraite militaire et un emploi.

Je trouve même amusant d’entendre les politiciens de droite réclamer une forme d’égalitarisme du régime de retraite, eux qui se sont et sont toujours opposés à cela, développant quand la nécessité oblige que l’égalité c’est tenir compte du mérité de chacun.

 

Il semblerait donc que les fonctionnaires ne soit plus les méritants d’antan et soient devenus les nantis du monde salarial ; mais qui sait pourquoi, ont-ils était subitement plus augmenté que la moyenne des salariés du privé.

La petit histoire demande de se souvenir qu’un fonctionnaire n’est pas licencié, mais révoqué en cas de faute et qu’il y perd l’avantage du régime spécial de retraite.

Ainsi il est vrai que ce dernier n’est pas soumis au chômage. Aussi  quand la régression à touché le secteur privé à partir de 1977 il était courant d’entendre dire que eux pouvaient se permettre de faire grève pour défendre leur intérêt car ils n’avaient pas à craindre le licenciement.

 

Ainsi à partir de 1977, avec la suppression de l’échelle mobile qui mettait un terme à la progression des salaires indexés sur le coût de la vie dans le privé et la mise en place des augmentations individuelles en lieu et place de celles négociées par les branches ou les accords d’entreprises, c’est enchaîné la régression des salaires du privé pendant que dans le même temps les fonctionnaires résistaient et parvenaient à limiter les dégâts.

Ainsi au fils des ans les salaires du privés ont diminué et ceux du public se sont maintenus, voire ont moins faiblit. Cet écart a fait apparaitre les salariés du public comme des nantis, et ils sont devenus d’une diatribe à l’autre les boucs émissaires des salariés du privé qui n’ont pas eu  globalement le courage de suivre et rejoindre les organisations syndicales pour défendre leurs revenus.

 

Le plus terrible c’est qu’aujourd’hui ces salaires, qui ont cessé de progresser dans le privé, sont considérés comme trop élevés et grevant la compétitivité puisqu’ils rémunèrent 35h de travail et non plus 39h, d’où la proposition de Fillion de revenir à 39h sans paiement supplémentaire.

 

Faute d’avoir eu le courage de défendre leurs intérêts les salariés  se sont tournés vers les hommes politiques pour espérer un salut salvateur dans une France tranquille. Ce salut a durée 2 ans, le temps que le gouvernement socialiste et les socialistes sous l’impulsion de Delors et Rocard se tournent  vers la Social Démocratie et deviennent les chancres de la loi du marché. En faisant l’impasse sur quelques embellies passagères le chômage a poursuivi sa lente mais constante progression, s’installant structurellement sans  qu’une croissance essoufflée ne parvienne à le résorber.

Ainsi devant leur impossibilité à redresser l’activité économique pour créer des emplois pourvoyeurs de consommation et de prélèvement sociaux, les gouvernements se sont endettés et les régimes sociaux en on fait de même en devant financer leurs déficits par l’emprunt sur les marchés financiers.

 

Nous en sommes arrivés à la solution la plus absurde qu’il soit celle d’ajuster l’existence à une organisation comptable. C’est pour cela que nous entendons des absurdités du genre nous vivons plus longtemps alors nous devons travailler plus longtemps. Cela dans un monde ou le travail devient de plus en plus rare et où la production et les services ont besoin de moins en moins de la main et de l’intelligence de l’homme quelle peut confier à des machines outils ou intelligentes et à des robots.

 

C’est donc une illusion de croire que c’est par un ajustement comptable que nous solutionnerons les difficultés qui naissent du fait que le travail humain se raréfie au bénéfice de la machine et de l’incapacité des salariés à avoir le courage de se mobiliser pour réclamer leur part.

Le processus de régression dans lequel nous sommes entrés en 1977 va se poursuivre je ne vais pas avoir le mauvais goût de l’attribuer à tel ou tel homme politique, car chacun de ceux qui se sont succédés depuis 1977 y ont concouru en conscience par dogme ou contraint par leur impuissance.

Nous sommes donc devant des paradoxes, l’un est que notre mode de consommation doit être révisé à la baisse, car il est polluant, l’autre c’est que devant un besoin insatiable de biens et de services nous réduisons ou renchérissons la capacité de consommation, et le dernier est que nous réclamons des emplois et nous les détruisons par la financiarisation et par le machinisme.

 

Alors je ne vais pas dire qu’il faut faire comme les canuts, casser les machines, mais tirer les conséquences d’un constat. Puisque nos systèmes sociaux reposent sur les cotisations salariales issues d’une activité travail il convient donc de faire cotiser ceux qui ont remplacé les salariés au travail pour produire, c'est-à-dire les machines.

 

Il faut donc créer une cotisation machine.

 

Ma première négociation nationale fut de négocier avec le patronat le salaire binôme et la cotisation machine.

Le salaire binôme consistait à verser une rémunération de base commune à tous permettant d’accéder aux biens et services auxquels chacun participe et ensuite de compléter le salaire en fonction des  tâches exécutées. C’est ainsi que le SMIC remplacera le SMIG en 1970 dans ce rôle, mais il fut impossible d’avancer sur la cotisation machine suspecter de freiner les investissements technologiques sur lesquels le patronat comptait pour être le transfert d’emplois indispensable. Nous savons que les emplois de transferts n’ont pas étaient suffisants et que la machine a produit des machines qui étaient susceptibles d’offrir des emplois de transferts.

 

Cette idée de cotisation machine fut reprise en 1998 mais n’a pas abouti.

 

Alors aujourd’hui où vient sur le devant de la scène médiatique  et politique le problème du déficit des caisses de retraites, il serait bon que chacun sache qu’elles furent les responsabilités des uns et des autres, plutôt de que de se jeter sur l’os à ronger que servent les chiens de garde médiatique.

 

Les fonctionnaires n’ont pas à payer la couardise des salariés du privé.

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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