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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 02:46

Le développement du capitalisme par l'accélération de l'industrialisation c'est fait dans la douleur et le conflit, chaque avancé sociale a été l'objet d'un rapport de force auquel peu de salarié ont en réalité participé, la plus part enfermés dans leurs peurs ou dans leurs servilités. Ne voyez en cela aucune animosité, seulement le reflet de la réalité, ce ne sont que des minorités de salariés qui ont soufflé le vent des luttes sociales. Il est bon ton d'y associer tous les salariés, surtout quand l'on espère leurs voix, mais c'est faux et aucune réalité historique ne démontre que la masse majoritaire des salariés se mobilisent pour défendre leurs intérêts. Ce sont généralement aujourd’hui ceux qui sont organisés et solidarisés autour des syndicats qui le font, et nous pouvons constater depuis un certain nombre d'années (1995) que plus ils sont faibles plus les exigences patronales de servitudes se développent.

Mais le syndicalisme n’est pas une assurance en soi car nous le savons dans des pays ils ne sont que la courroie de transmission du ou des pouvoirs politiques et économiques.

Nous ne pouvons donc pas nous dispenser d’une forme de culture du discernement par l’acquisition des Savoirs pour pouvoir trouver, non une quelconque vérité, mais le juste à propos des choses sachant qu’ils ne resteront pas ce qu’ils sont. Pourtant ils s’encreront dans le creuset culturel de notre naissance, en sachant que l’on devra se soumettre à des frustrations générées par la structure culturelle qui devient notre « dominant systémique » en opposition à nos « dominants biologiques » avec lesquels nous venons au monde. Quelle que soit la culture sous laquelle nous naissons le groupe constitué nous l’imposera croyant détenir en elle une véracité irréductible.

Ceci étant précisé il est bon de rappeler que dans notre société la liberté du commerce suit des réglementations, mais que n'importe quel commerçant ou entrepreneur, propriétaire de son commerce ou de son entreprise, peut travailler 24h sur 24 et jusqu'à sa mort s'il le désire, rien ne l'interdit.

Par contre, lorsque celui-ci doit employer du personnel pour atteindre ses buts il ne peut le faire sous n'importe quelle condition. Depuis l’abolition de l’esclavage et de la servitude sous la revendication de philosophes, d'humanistes, d'anarchistes, puis des syndicalistes se sont élaborés aux fils des siècles des droits qui protègent les salariés contre leur exploitation par les détenteurs du pouvoir économique. Dans l'histoire sociale il fut courant de voir s'opposer les salariés entre eux et il été courant de présenter les syndicats comme des casseurs d'entreprises que leurs revendication allez ruiner.

L'histoire nous démontre que ce ne fut pas le cas, et que bien au contraire la croissance salariale fut contributrice au développement du commerce. Si les salariés avaient continués à travailler jusqu'à 18h/jours comme au 19 siècle, le débat autour du travail du dimanche n'aurait même pas lieu car les magasins en question n'existeraient pas. En fait ils existent depuis peu, depuis que la législation sur la réduction du temps de travail c'est développé suite aux revendications syndicales, pour que l'évolution technologique débouche sur du temps libre. C'est dans ce temps libre qu'une bonne partie des salariés se livrent au bricolage et font le chiffre d'affaire des ces magasins. Les salariés des dits magasins sont donc bien mal venus de se plaindre de l'activité syndicale, car sans elle ils n'auraient pas existé.

Mais il y a plus profond, un principe biologique veut que la vie est parcimonieuse de sa consommation d’énergie, elle consomme ce dont elle à besoin, évite les efforts inutiles et recherches les solutions les plus appropriés dans son environnement.

Nous n’échappons pas à cette observation et ce n’est que contraint que nous travaillons, et devant cette contrainte les hommes ont développé milles et un moyen de confier l’activité à d’autres avec des raisons fallacieuses sorties de la compréhension de leur propre existence qui à distordu au fil des siècles les comportements instinctifs à en oublier qu’ils sont le garant de notre perpétuation, et croire par exemple que le primate est plus meurtrier que l’être civilisé.

C’est ainsi qu’en accédant à la civilisation l’humain à transformé des comportements instinctifs dont certains sont classés asociaux et a fini par imposer aujourd’hui le travail comme une finalité à laquelle il consacre sa vie à ne plus comprendre que l’on puisse vouloir y consacrer moins de temps, en travaillant moins pour dégager du temps libre. Egalement à ne plus regarder le travail comme une nécessité impérieuse, un acte d’utilité vital pour la prospérité de l’espèce, mais le concevoir comme un moyen d’assouvir le culte du dominant animalier qui sommeille en nous, tiré  non de ce que nous connaissons du primate que nous étions il y a des millions d’années, mais des formulations qui nous arrangent en prenant parfois le monde animalier en exemple, car elles et ils justifient ce à quoi l’on aspire ou que l’on ne veut renoncer. Pire, comme aujourd’hui à se regarder comme une denrée consommable pour un ogre sans limite qui n’est qu’un « dominant systémique » que nous maintenons par mimétisme culturel qui s’appelle le Capitalisme, et que nous présentons comme une valeur irrépressible.

En fait il n’est qu’une organisation culturelle que nous nous passons des uns aux autres par la circulation de l’information en exploitant nos processus émotionnels et psychologiques pour l’encrer comme vérité de la même manière que les livres religieux encrent leurs rites cultuels.

Avec somme toute une différence notoire, c’est que les rituels cultuels génèrent une moralisation de l’existence malgré tous les errements que nous lui connaissons, alors que d’aucun soutiennent que l’économie capitaliste n’a pas de morale, juste pour pouvoir en son nom transgresser toutes les lois culturelles qui imposent de tenir l’autre comme son semblable et ainsi déterminer un espace d’activité où la morale ne s’exercerait pas, où l’éthique serait absente et l’humain deviendrait une marchandise monnayable. C’est ce que faisaient les dominants sociaux dans certaines de nos sociétés archaïques en faisant travailler ceux qui n’était pas bien né ou pas les dignitaires de quelques organisations sociétales.

C’est ainsi que l’on se raconte la jolie histoire du capitalisme fondateur de notre progrès alors que quand l’on examine les époques où il a été triomphant il n’a fait qu’asservir les populations. En revanche la volonté de ne pas se soumettre à sa tyrannie et s’affranchir des efforts que génère l’activité travail ont été un facteur de développement et d’innovations tout au tant que la concurrence ou la recherche du gain.

Aujourd’hui la rationalisation de l’existence par l’apport des sciences semble accréditer l’idée qu’il ne pourrait exister d’autres relations du travail et du commerce que celle et celui du capitalisme. Nous sommes là devant un phénomène aussi spéculatif que ce qu’a pu l’être le racisme scientifique qui partant d’une observation d’organisation culturelle la transforme en vérité scientifique pour l’imposer à tous.

Nous sommes devant ce même danger, et nos éminentes élites ne sont pas plus clairvoyantes que ce qu’ont pu l’être celles de cette triste périodes qui s’appuyant sur les bases du travail de Linné 1707/1778 ont définit des supériorités humaines imaginaires qui se sont écroulés seulement en 1945 avec la défaite de celui qui les a porté à leurs summum de l’atrocité.

C’est en cela que la supériorité du capitalisme n’est qu’imaginaire, mais comme on peut le constater entre la naissance du racisme scientifique et son éclatement il c’est écoulé des siècles, et durant ces siècles les plus instruits comme les plus ignorants ont crut et ont été porteurs de cet imaginaire, car c’est sur cela que repose notre société culturelle. 

Par contre l’humain d’une manière irrépressible recherchera à dépenser le moins d’énergie pour obtenir ce qu’il désire ou ne fera que les efforts nécessaires pour atteindre son but. Ce n’est donc que sous la pression sociétale et sous l’impulsion inné du besoin de reconnaissance et d’estime de soi qu’il fait du travail et de l’effort un culte qui donne un sens à son existence et lui fait accepter en contre partie des contraintes et des soumissions pour disposer d’une autonomie économique essentielle à sa survie.

L'évolution de notre sémantique en dit long sur l'évolution qui se dégage, quand l'on considère qu'il faut savoir se vendre sur le marché du travail, l'on devient sans s'en rendre compte une bête de somme. Encore dans notre code civil, il est dit que l'on loue sa force de travail, mais grâce à des salariés comme ceux qui se lèvent contre des interdits qui les protègent de leur pleutrerie, comme dans l’affaire du travail du dimanche, des esprits avisés d'un autre temps songeront peut-être à l'actualiser.

"L'égologisme" bon ton dans lequel nous sommes entrés nous a régénéré la Place de Grêve que l'on nomme le pôle emploi et les employeurs comme à tout cheval demandent de voir la dentition. Bête de somme j'ai écris, ce doit être un lapsus.


Nous sommes donc dans un débat idéologique il n’y a pas de sciences économiques, seulement un mimétisme structurel de notre activité économique qui s’impose par la rationalité que génère les sciences, mathématiques par exemple pour nous donner la comptabilité dont nous faisons grand cas et qui sert de mesure.

 La mise à disposition de temps libre rendu possible par l'évolution technologique, la productivité et le désir humain a créé plus d'emplois dans les activités de services et de loisirs. L'emploi n'est pas une finalité et dans un monde où l'on aura besoin de moins en moins besoin de la main d’œuvre humaine il faudra bien se trouver d'autres sources de revenus que seulement celles du travail.

 

En fait il n'y a pas d'emploi à sauver, mais des biens et services que l'on désire à produire pour se les approprier. Et pour y parvenir l'on a besoin de moins en moins de main d’œuvre, de moins en moins besoin d'y consacrer du temps. C’est une bonne chose, sauf que l'homme devra se trouver des activités valorisantes pour obtenir une reconnaissance sociale et une source de revenu pour l'échanger contre les biens et services disponibles.
C'est ce débat, qui se pose et que personne n'ose aborder. Il semble donc que nous soyons à contre courant de ce que suggère l’évolution en voulant maintenir la pression d’un capitalisme financier qui ne sert que les dignitaires, comme dans nos anciennes civilisations archaïques.

Penser notre existence en dehors du capitalisme n’est pas chose facile, il ne faut compter ni sur la population, ni sur les élites au pouvoir, leur structuration cérébrale « mimétisé » les en empêche. C’est pour cela que les évolutions se font toujours dans une confrontation ou lorsque l’on s’écrase contre le mur. C’est le même processus que l’explosion des bulles financières, il n’y a que quand le processus d’espérance de gain explose que l’on sait que l’on a atteint une limite.

 

C’est ce qui lentement mais surement se met en place, et l’épisode des Roms n’est pas de bonne augure car c’est un indicateur de désespérance.

«C'est illusoire de penser qu'on règlera le problème des populations Roms à travers uniquement l'insertion».


C'est par ces propos destinés aux voix FN et autres qui se nourrissent de l'ostracisme, de la xénophobie et du racisme que le Buzz alimente les médias.

Connaissez-vous une société qui ait réglé ses difficultés de toutes natures par la répression, comme le suggère en opposition cette phrase sibylline de Valls. 


Le crime n'est que social et nait du seul fait de l'organisation culturelle des uns et des autres. Un interdit génère de fait une transgression volontaire ou non et même ces transgressions deviennent suivant l'évolution "géohistorique" des populations de nouvelles règles culturelles.


Ainsi dire que les Roms ne veulent pas s'intégrer ou s'insérer est aussi juste qu'inexact, nous disions les mêmes choses de tous les groupes de populations qui, sous un angle ou un autre, élevé dans une culture l'emporte avec eux dans leur migration. La Culture native n'est pas un vêtement que l'on pose en traversant une frontière, mais des comportements qui s'encrent et que l'on prend, sans éducation et instruction humaniste, pour des vérités irréductibles qui transforment ceux qui ne les partage pas en étranger, voire ennemie; et ils deviennent de fait des boucs émissaires tout désignés. Généralement ces populations deviennent problématiques quand elles ne disposent pas de revenus d'autonomie économique, car alors leur culture devient un refuge, un ciment de leur cohésion, leur permet de résister à la misère sociale, mais leur développe également un handicap en les marginalisant.


Toutes les grandes villes du monde disposent de leur quartier identitaire où s'y regroupent ceux qui pensent détenir une identité spécifique parce qu'ils partagent une même origine, une même langue ou une même culture, et nous savons que le métissage qu'il soit biologique ou culturel demande des générations pour que les différences s'acceptent.

Notre pays comme les autres se sont développés dans ce cadre, la particularité de notre époque est essentiellement liée aux facilités de communication.

Il ne serait pas juste d'ignorer que ces populations marginalisées n'ont pas posés de problèmes et n'ont pas nourri la délinquance et la criminalité, il suffit de se souvenir de l'immigration Italienne ou Chinoise dont la cinématographie c'est emparé pour réaliser des filmes restés célèbres, tel Alcapone.

Des tombereaux d'hommes politiques ont sur ces communautés immigrantes tenus les mêmes propos que ceux des ex ministres de l'intérieur ou de Valls.

Pour n'en rappeler qu'un resté célèbre, c'est celui attribué à Casimir Pierrier président de la III république " qui sont ces barbares qui se pressent aux portes de nos villes" c'était dans les années 1894/95 quand la misère d'une organisation d'un capitalisme triomphant poussait les plus démunis vers les couronnes des villes. Il semble que si ce n'est plus aujourd'hui la misère, à quelques exceptions, c'est la pauvreté. La différence c'est qu'aujourd'hui cette pauvreté est essentiellement structurelle (malgré quelques problématiques) et ne tient qu'à l'organisation de notre économie capitaliste, car nous disposons des moyens de nourrir les populations, comme des moyens de leur assurer une activité rémunératrice.


C'est ainsi que ceux qui soutiennent une organisation du commerce qui spécule par exemple sur les denrées alimentaires et développent la pauvreté pour ceux qui ne peuvent les acquérir sont les mêmes qui nous expliquent que ces pauvres qui se pressent aux portes de nos villes ne sont pas insérables.

Cela nous revoie aux déclarations de jules Guesde dans les années 1880. Je n'en rappellerais qu'une " dans l'intérêt de la collectivité il faut considérer l'immigration d'un œil favorable, et même recommander le mélange des races qui en résulte, grâce auquel les frontières entre les nations disparaitront, la haine chauvine s'éteindra et un nouveau soleil apparaitra à l'horizon: la fraternisation de l'humanité toute entière.../les races se fondront dans l'humanité et le vieux démon, qui poussait vers les guerres sanguinaires sera oublié"

De Gaulle à réalisé ce vœux pieux, mais ces successeurs en redonnant au Capitalisme la main mise sur l'économie permettent de faire resurgir les vieux démons et les conditions du développement de la haine, faute d'apporter une réponse politique au Malthusianisme qui c'est installé en Europe par une austérité inapproprié dans un monde où il n'y a jamais eu autant de richesses et autant de moyen de se nourrir.

Depuis fort longtemps j'ai expliqué que la porte à la fascisation de la société c'est ouverte à l'insu de ceux mêmes qui l'entretiennent sans le savoir en toute bonne foi, ignorant des conditions qui y conduisent. Dans cette démarche il y en a une qui est la désignation d'un ennemi de l'intérieur, qui catalyse toutes les frustrations, nous l'avons en ce qui concerne la fixation sur les immigrés ou les Roms en l'espèce comme d'autres ont ciblé en leur temps d'autres populations.

Il semble que le capitalisme triomphant à toutes les époques génère les mêmes réactions, nous revivons donc ce que dénoncé Jules Guesde dans les années 1880. Ce fut en vain, nous savons ce qu'il en est advenu, il y a donc de fortes probabilités que de semblables événements s'organisent sous de nouveaux paradigmes qui nous les rendrons inaccessibles à notre compréhension et encore plus aux nouvelles générations qui ne possèdent aucune culture sociale et de moins en moins de conscience politique.

C'est ainsi que pour des raisons essentiellement électoraliste certains soufflent sur les braises de nos vieux démons que réveille l'organisation capitaliste du commerce, fier de déclarer que tout est à vendre à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

 

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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