Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 01:06

 

Nous ne sommes pas dans une crise, le monde est devenu tout petit, par les technologies nous nous y déplaçons d’un bout à l’autre sans bouger ou en quelques heures, nos désirs se sont parés d’immédiateté, et la vie sociale est devenu une agrégation d’égoïsmes tribaux au travers de repères de reconnaissance que ce soit par la famille les amis les groupes de ceci ou cela, ont exclus les anciens repères de classe et fait éclaté la notion de nation.

 

Cela ne peut pas ne pas être sans incidence sur l’évolution notre évolution et celle monde puisque il y a une onde de répercussion qui c’est propagé en Asie et en Amérique du sud et à atteint ce que nos appelons le Maghreb, certainement avant de descendre en Afrique centrale.

 Nous ne pouvons pas considérer par là que cela soit une crise parce que nous en mesurons ses effets.

Peu importe par quelles expressions cette évolution se manifestera, il  s’agira de ne pas se tromper sur l’analyse, du moins faute d’être des génies de la déduction, d’en être au plus prêt.

 

Il ne faut donc pas confondre les symptômes et la maladie. J’ai déjà expliqué cela pour le vote blanc, le vote blanc n’est pas la maladie, il est que l’éruption de boutons qui indiquent que l’on a attrapé la rougeole, et il ne faut pas les prendre pour de l’acné qui indique que l’on passe au statut d’adulte.

 

Si nous les prenons pour des boutons d’acné, alors devenir adulte signifie passer sous une dictature, avec 65% des français qui ont confiance en la police et seulement 13% dans les partis politiques il ne nous manque qu’un Napoléon.

Je n’ai pas trouvé de meilleure métaphore pour être bref.

 

 Il en est donc de même avec ce que nous appelons la crise de la dette. L’endettement indique que la main invisible du marché est pour le moins aveugle et cette crise de la dette est le symptôme de sa cécité.

Ainsi donc toutes les mesures qui vont être prise pour résorber l’endettement, non contentes d’apporter une autre éruption boutonneuse, ne rendra pas la vue à la main invisible.

 

Nous avons mis en place ce que nous conseillaient les néolibéraux, le marché régulateur par une libre concurrence à laquelle nous avons sacrifié les services publics et ses entreprises.

 

Nous l’avons également étendu à toute l’Europe en créant la BERD (La Banque européenne pour la reconstruction et le développement, j’aime bien le terme reconstruction) pour faciliter le passage à l’économie de marché le 29 mai 1990 sur une idée du  président F. Mitterrand, ensuite nous avons développé toutes les structures qui en découlaient  dont  l’OMC et le dernier maillon fut l’adhésion à  l’Otan, pour lequel nous étions l’anormalité.

 

Donc tous les gouvernements successifs ont contribué à la mise en place de ce pouvoir invisible régulateur et créé les conditions de son irréversibilité, avec deux particularités l’abandon régalienne de la monnaie et la gestion de l’état comme une entreprise marque de fabrique de notre président. Le dernier maillon est en cours, c’est déposséder l’état de ses prérogatives et installer constitutionnellement un aveugle aux commandes. Doit-on y voir le signe d’une folie ?

 

Faisons en une traduction plus classique, une politique structurelle peut se définir comme une action de L'État pour modifier en profondeur et durablement les structures de l’économie.

L’école classique (fin du XVIII ième siècle, début du XIX ième siècle) considère que L'État doit éviter toute intervention susceptible de fausser les mécanismes du marché et de contrarier les effets de la «main invisible ». L'État doit donc être un État minimal qui, selon Adam Smith, doit limiter son intervention à trois fonctions : protéger la nation contre les autres nations (armée), protéger les individus contre l’injustice et l’oppression (police et justice) et se charger d’infrastructures qui ne peuvent être rentable pour le privé. Monnaie, armée, justice, police, étant les fonctions régaliennes de L'État.

L’école néoclassique affirme aussi que L'État a comme rôle de faire respecter l’ordre naturel du marché. En effet, si les conditions de la concurrence pure et parfaite sont respectées, l’économie est à l’équilibre et l’optimum est atteint. L'État doit respecter cet ordre naturel car toute intervention de sa part risque de perturber. L'État a toutefois un rôle économique à jouer.

Il doit faciliter le fonctionnement du marché et donc créer les conditions propices à la concurrence pure et parfaite et veiller au respect de celle-ci (loi antitrust ou libéralisation des échanges, par exemple). Paradoxalement, L'État intervient pour mettre en place les conditions de sa non-intervention.

 

Là nous ne sommes pas dans la métaphore mais ce que l’on apprend en économie, et c’est de cela dont nous mesurons l’échec aujourd’hui.

 

J’espère que certaines décisions ou intervention du président Sarkozy apparaitrons plus clairement, en particulièrement le sauvetage des banques, celui de l’euro, et situe l’interventionnisme de l’état non pas comme une démarche pour s’occuper de la vie des français mais de maintenir en place la main invisible du marché devenu aveugle.

Pour ceux qui me lise vous comprenez mieux pourquoi je qualifie notre président d’illusionniste, il ne s’agit pas pour moi d’être insultant en cela.

 

De plus ceci se trouve confirmé par l’appréciation de spécialistes  d’anticipation du devenir des états qui considèrent que l’on ne peut se fier aux déclarations de notre président car elles ne sont pas suivit d’effet, s’entendent quand elles laissent comprendre qu’elles vont réguler le marché.

 

Nous aurons pu lire que l’on enseigne que la monnaie est un pouvoir régalien, ce pouvoir que nous avons abandonné au bénéfice des banques de deuxième rang et du marché financier. Dans ce cadre là également les déclarations du président et de certains ex camarades socialistes ne visent pas à remédier à cela mais à préserver cette main invisible.

 

Alors l’on peut lire ça et là les propositions de solutions systémiques qui ne sont pas dénués de sens si l’on pense qu’il s’agit d’une crise financière systémique, sauf que toutes les projections de ces corrections indiquent un accroissement des difficultés.

 

D’ailleurs les observateurs économiques ne s’y trompent pas et les conseils financiers non plus. Il n’y a que les populations qui s’y trompent à lire et entendre ceux qui disent qu’il faut accepter l’austérité, même chez les socialistes qui ne la remettront pas en question comme ils n’ont jamais remédié aux décisions de leurs prédécesseurs, mis dans l’impossibilité s’ils accèdent au pouvoir d’avoir des moyens d’actions, eux ou d’autres.

C’est les conséquences de l’irréversibilité, nous avons créé un « dominant systémique » qui rejettera tous ceux qui ne s’y soumettront pas.

Le dernier acte en sera sa constitutionnalisation une décision « criminogène » qui ferait de tous ses opposants des délictueux, comme les américains avaient fait des communistes.

 

Nous en arrivons à d’identique folie, et parfois je me demande ce que peut faire encore De Villepin avec Sarkozy, ou il y a tromperie ou quelque chose a du échapper au premier

 

C’est ainsi que dans presque tous les pays qui accèdent au développement nous avons le même schéma dont les effets apparaissent plus ou moins en fonction de leur croissance en cours.

Il est acquit que ce schéma déstructurera leur mode de vie et qu’ils en arriveront aux mêmes impasses.

La première étant qu’ils transfèreront à terme leur pouvoir ou le pouvoir de leurs états, non au peuple dans le cadre du libéralisme, mais à ceux qui créeront des oligarchies, des ploutocraties, et la démocratie ne sera qu’une façade.

 

Nous pourrions penser que je me trompe, pourtant nous le vivons et peut s’en rendent compte.

Je vais essayer de l’illustrer brièvement.

 

L’accession de la gauche en 81 c’est faite sur un mal entendu la fin du keynésianisme régulateur a cédé de la place au néolibéralisme dont l’entrée de R.Barre fut le début c’est le début de la remise en cause de l’échelle mobile des  lois de 1950, et l’instauration du salaire au mérite, le glissement vers l’égologie et la tribu est enclenché, la tertiarisation achèvera la lutte des classes plus tard, mais chacun attend de la gauche déjà un intérêt égoïste alors que la gauche parle de solidarité que chacun s’approprie et à laquelle il ne souhaite pas participer.

 

Le changement de paradigme qui confirme la victoire de la loi du marché s’installe officiellement en 1984, et la réconciliation du monde du travail avec l’entreprise se déroule sur sa base, et ne tarde pas à envahir les esprits.

 

C’est ainsi qu’en 1999, nous pouvons déjà mesurer ses effet sur les citoyens. Les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, (la tribu) sur eux-mêmes 68%,(l’égologie) tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques (le pouvoir et ailleurs). 


Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen, (la dérégulation de la solidarité).


Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains, (un autre mode de vie).

 

Nous avons mis en place tout cela, et l’échec est au bout.

Ce n’est pas un échec systémique financier qui n’est que l’outil de pouvoir, c’est une déstructuration de la société solidaire. Nous avons a nous félicité d’avoir conservé bon gré malgré un système de protection sociale qui a amortie les chocs grâces aux syndicalismes et aux socialistes libéraux, faut aussi le dire.

J’ai déjà écrit les résultats qui confirment cet échec par la défiance des français à toutes les structures néolibérales qui ont été mise en place (Les résultats : Vague 3 - octobre 2011 - Le Baromètre de la confiance politique du CEVIPOF - CEVIPOF)

 

Nous ne pouvons pas songer un seul instant, que les mêmes structures mise en place dans les pays en développement ne produisent pas les mêmes effets.

Iils apportent une impasse car il n’y a pas de solution de remplacement théorisé, seulement des lignes de conduite qui vont de la décroissance à la nouvelle croissance et sont diversement perçus.

Donc le capitalisme est définitivement encré, jusqu'à sa déchéance qui subviendra, s’il continue de vouloir se développer sur la base de l’immédiateté de profit rapide et immatériel.

 

Cette approche produit tant de déchet qui périra dessous, ou bien il renonce au néolibéralisme et redonne aux peuples le pouvoir de fixer leur choix politique, (que l’on illustre par le keynésianisme réorganisé à la mesure du monde d’aujourd’hui), en disposant des moyens monétaires dont le capitalisme bénéficiera de toutes les façons tant que ne se dessinera pas une nouvelle idéologie.

 

C’est en cela que ceux qui proposent d’inventer demain s’inscrivent, non dans une crise, mais dans le changement sociétal. Naturellement nous aurons à faire le choix entre les vrais et les faux prophètes.

 

 Et j’en terminerai par là.

 

Demain ne se construira pas en intelligence, je suis désolé pour ceux qui y croient, mais cela ne c’est jamais vérifié. Çà ne signifie pas qu’il ne nous faut pas faire des choix, mais ils ne se suffisent pas même avec leur rétroaction.

L’échec de la main invisible en est la démonstration, pourtant cet enseignement nous avait été délivré, nous ne devons pas confier notre existence à des marchands.

 

Ceux qui ont fait ce constat et l’on présenté dans une métaphore biblique parlaient d’hommes qui avaient les mêmes comportements que nous car il n’y a pas des millions d’années d’écarts pour que nous soyons différents.

Pour eux leur monde était plat et ils croyaient en connaitre les extrémités. Déjà ils pensaient qu’une gouvernance mondiale serait renversée par dieu.

 

Je ne suis pas croyant mais j’ai lu les fondements de notre société, non comme un livre écrit par des dieux, mais par des hommes qui ignoraient qu’ils faisaient de la sociologie. Cette gouvernance mondiale que l’on nous propose pour sauver l’aveugle est la dernière folie de ceux qui nous dirigent.

 

C’est ainsi que la société va se confronter, je l’ai déjà écrit, le marché contre les peuples, les événements qui se réalisent autour de cela et fonderont notre futur n’apparaitrons pas immédiatement à notre regard, mais ils sont déjà en cours et il y a une course poursuite entre le marché et le peuple qui se déroule autour de la « constitutionalisation » du marché.

C’est une raison essentielle pour virer le président, car cela fermerait la porte à toute innovation, et existentiellement c’est impensable.

C’est en cela que le président est un faux prophète quand il propose d’inventer demain et qui m’interroge de la place de De villepin dans son giron,.

je  le vois plutôt comme un refondateur de cette droite qui s’autocratise et veut pour demain inventer une dictature démocratique pour faire également survivre l’aveugle.

 

pourtant la main invisible peut être entendue, comme l’égale de dieu, comme l’ordre des choses dont nous sommes ignorants, mais alors elle inclut toutes les possibilités qui en émergent du fait des interactions antagonistes et ne peut être exclusive. Nous nous trouvons en face de la même structuration que les religions, ce qui est normal puisqu’elles ont fondés nos sociétés et notre psychisme. Il sera intéressant de suivre les effets de la main invisible dans l’Asie qui a d’autres cultures, et dans le Maghreb qui accède à la modernité et dont la religiosité est un risque du suicide altruiste en cas de conflit. 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by ddacoudre - dans critique
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de ddacoudre.over-blog.com
  • Le blog de ddacoudre.over-blog.com
  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
  • Contact

Recherche