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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 22:46

 

En ces fêtes traditionnelles chacun s'efforcera d’y mettre de la joie, tant faire que ce peu, et oublier les quotidiens moroses. Naturellement, je ne pense pas à ceux qui croulent sous l'argent, même s'il l'on acquit honnêtement au détriment de l'ignorance, de la « bêtise », de la peur de ceux qui n'ont pas su, d'un an à l'autre de puis trente années, réclamer leur du, réclamer le fruit de leur travail, non en fonction des règles d'un marché du moindre coût qui les dupe, ignorant qu’ils se sabordent dans cette démarche, car ils n'arrivent pas à se retirer, à changer les habitudes d'une organisation de l'économie capitaliste à laquelle ils concourent, à changer la comptabilisation de la formation de la richesse. Pourtant ils l'ont voulu et voté le changement, ils ignoraient que c'était devenu un synonyme de continuité et oui en communication tout est possible.

En soit, tout le monde a compris cela et pourtant rien ne change. Tout s’aggrave pour certaines catégories sociales, et globalement pour une classe (même si ce mot est devenu obsolète et archaïque) salariale dont depuis fort longtemps la catégorie des cadres privilégiés est aux mêmes régimes que leurs subalternes, à l’exception de quelques mercenaires du privé ou de hauts fonctionnaires des grandes écoles qui s’attribuent des royalties extraordinaires. Certes, de temps à autre nous les lynchons sur la place publique médiatique pour résorber les frustrations populaires et retenir, détourner son attention. Cela d’un jour sur l’autre dans une perpétuelle course à l’immédiateté d’infos quotidiennes connues de tous, afin de soumettre le peu de liberté cérébrale, en dehors de leurs occupations journalières, à une masse d’informations inutiles et les empêcher d’entendre, de rechercher celles qui, par-ci par-là au compte-gouttes, sont essentielles.

L’exemple le plus caractéristique en est tous les matins à l’heure des départs au travail la radio publique qui égraine journellement les axes routiers à éviter pour ne pas affronter les bouchons de la circulation dans de grandes villes.

Une bonne partie de la population se met sur cette station pour écouter ce qu’ils savent déjà depuis des années à moins d'être atteints d'Alzermer. C’est l’exemple type de l’abêtissement dont la finalité est de répondre au besoin de considération à laquelle chacun de nous aspire, prise en charge par les médias que guident les faiseurs d'opinions. Il y en a des milliers d’exemples comme celui-là qui tous les jours guident nos pas et nos pensées et nous voulions le changement. Diable nous étions bien prétentieux, pour cela ce n'est pas le président qu'il fallait changer, mais les faiseurs d'opinions.

Sortir du nœud.

Un autre exemple, ce sont les lignes ouvertes où chacun peut, après une censure qui ne se dévoile pas, donner son point de vue sur un fait d’actualité et ainsi ressentir le sentiment d’avoir fait œuvre utile vers plus de démocratie et pouvoir être entendu des autres.

Dans ce même cadre, chacun a pu voir s’installer sur les chaines A2 et FR3,ou sur le Net, un sondage d'opinion qui suit une actualité. C’est dramatique intellectuellement de voir des chaines publiques mettre en place une telle offre galvaudée, un système qui est d’une partialité et d’une tromperie des citoyens sans nom, en communicant des résultats en pourcentage. Statistiquement, cela n’a aucune valeur, hormis d'être indicatif. Le principe fleurit de toute part. Il s’agit de permettre aux citoyens de donner leurs opinions, de leur donner le sentiment qu'on les entend. En fait, ils donnent une opinion prémâchée, dirigée, choisie par les faiseurs d'opinions, dont aucun homme politique ou entrepreneur sérieux n’a cure et se servirait pour fonder une stratégie d’acteur sans en vérifier la portée par une étude statistique professionnelle. Une opinion dont ils ne tiendront compte que si elle rentre dans leur ligne politique ou fournie un moyen d'instrumentalisation profitable. Une opinion dont seuls les amateurs de polémiques y trouveront un intérêt. Durant ce temps mobilisé par ces attracteurs, par ces absorbeurs de cervelles qui comblent notre quotidien, les citoyens  ne s'intéressent peu aux lois qui se votent, telle celle de l'article 20 de la programmation militaire sur le contrôle des messages électroniques qui donne un pouvoir arbitraire au gouvernement dans ce domaine; c'est un peu comme si demain en dehors du système judiciaire l'on pouvait venir lire votre courrier.

Ces actions d’illusions démocratiques faites pour flatter l'égo paraissent aux citoyens très utiles et ils pensent ainsi entendre ce que d’autres ailleurs ont ou non en commun et être reconnus. Une vaste duperie, j'expliquerais plus loin pourquoi.

L’envers du décor, c’est que les lieux, où la démocratie s’exerce réellement et prend forme pour élaborer un contenu, se vident, que ce soit les partis politiques, ou les syndicats, même s’ils ne sont pas exempts de reproche. Comprenons bien que ce n’est pas dans un sondage bidon de telle ou tel, dans l’écoute de tels ou tels  médias que se construiront les stratégies politiques qui permettent à chacun d’élaborer un programme correspondant aux besoins et idées qui s'y expriment.

Pour édifier des projets, il faut pouvoir se rencontrer, discuter, débattre et choisir. Ce ne sont donc pas des outils de diffusions qui sont les fondations du débat d’idées et de l’aptitude à la réflexion, puisqu'ils excluent de fait ce qui est indispensable à l'homme la relation humaine. Ils sont des véhicules de transport d'idées et de choix politiques des faiseurs d'opinions. Ce ne sera pas avec des partis et des syndicats vides d'adhérents que s'accroitront les relations humaines nécessaires à la vie politique. Et ce n'est pas parce que cette relation humaine s'établira dans le show-biz, les regroupements d'émulations sportifs, les associations de toutes natures, même s'ils y ont une place, que nous préparerons le XXI siècle.

 

Les médias n'ont pas une vocation éducative, d'autant qu'aujourd'hui comme hier ils servent une propagande sous l'œil bien veillant de ceux que l'on nomme « les chiens de garde ».Les médias sont un outil de circulation de l'information, et celui qui se l'approprie touche le gros lot. Pour établir un parallèle, au moyen âge seul ceux qui savaient écrire disposaient d'une supériorité sur les autres, la démocratisation de l'écriture par l'imprimerie et l'éducation ont permis l'émancipation des populations malgré toutes les censures. C'est ainsi qu'aujourd'hui l'information qui circule par le Net pose un problème aux états qui cherchent de bonnes raisons à évoquer pour en assurer son contrôle,  tels la loi ADOPI et l'Art 20 cité plus haut. Mais ce serait une erreur de croire que le Net peut être la source d'un quelconque changement s'il ne porte pas les idées politiques de ceux qui s'y expriment, et  ces idées demeureront vaines si elles ne trouvent pas de lieux démocratiques où s'agréger pour former un projet. Ainsi faute de s'exprimer dans des organisations citoyennes ce sont les sondages d'opinion construits par les faiseurs d'opinions qui rythment la vie politique et nous tournons en rond comme sur le nœud de Moebius à la cadence de deux mots, l'emploi et la peur.

Les puissants l’ont bien comprit, et du temps qu’ils amusent les populations avec leurs hersât démocratiques qui satisfont aux besoins psychologiques de considérations des hommes, eux se réunissent, non dans des partis, mais dans des clubs de réflexions, dans des think tanks et autres, tel Davos, pour réfléchir, élaborer des projets, choisir des enjeux qui aurons pour objectif, à l’exception de quelques groupements altermondialistes peut entendu, de sortir du nœud.

Un vide sidéral pour une dictature.

Je le rappelle souvent, 92% des citoyens veulent réformer le capitalisme (étude Cevipof), et pour qui votent-ils, je laisse le lecteur deviner.

S'il fallait donner un exemple  du vide sidéral d'innovations politiques qui occupe notre aptitude à la réflexion et celle de réorganiser la pensée, c'est bien celui-ci. C’est en cela que depuis 2002 nous élisons des présidents par défaut, par élimination.

Nous avons eu deux quinquennats caractéristiques. Celui de Sarkozy qui voulaient qu'en travaillant plus les citoyens gagnent plus, et celui de l'actuel locataire de l'Élysée qui promettait le changement et dont nous constatons que c'est presque un copié coller de son prédécesseur en matière économique, sécuritaire et politique étrangère, parfois il est même à se demander s'il ne va pas périr (ce qui est acquis) sous les travers de ce qui a déjà emporté le socialisme et le programme commun, l'excès de zèle, et croire comme l'avait cru Sarkozy que le tout sécuritaire et le moyen de se réapproprier les voix du FN.

Les citoyens plébiscitent le ministre de l'Intérieur, et ils ne mesurent pas la signification politique de cela, c'est la reconnaissance d'une absence d'idéaux, d'espérances, c'est être dans un vide sidéral effrayant qui emporte une dictature à venir.

La nouvelle droite sociale.

Les jeunes gens ne peuvent se souvenir des critiques formulées à l'époque par la droite d'alors contre une incapacité chronique de la gauche socialo-communiste de disposer de la capacité à gérer le pays.

Les socialistes ont fait la démonstration du contraire une fois les communistes évincés, pour faire court, je vais caricaturer cette période. Après d'infructueuses tentatives de socialisation du capitalisme, déconfit par leurs propres électeurs, ils sont devenus sociaux-démocrates, ils ont fait l'apologie de la loi du marché, ils ont déconstruit la notion de classe sociale, ils ont réconcilié les salariés avec l'entreprise, ils ont ouvert le marché de l'actionnariat aux salariés, ouvert l'Europe entrepreneuriale, ils se sont ouvert au marché mondial et ils ont renoncé au principe du sens de la peine au fil des ans pour se plier aux demandes incessantes de répression policière et judiciaire malgré un Badinter qui a marqué son passage. En bref ils se sont montrés si zélés à démentir la critique et à montrer leurs aptitudes à la gestion capitaliste, qu'en 1999 les citoyens en avaient déduit qu'ils comptaient sur les entreprises pour envisager leur destin (enquête CCA 1999) et les remerciaient en 2002, malgré les 35h.

Il semblerait que notre actuel président soit frappé du même mal, critiqué de creuser la dette, ce gouvernement c'est lancé dans la démonstration de son aptitude à respecter les critères de convergences d'ici la fin de sa mandature, relever le défit suicidaire de la compétitivité comparative avec des  marchés low cost et des alignements sur des concurrents qui pratiquent des coûts bas obtenus par la régression sociale d'avantages sociaux que nous considérions comme signifiant un progrès « humanisateur » pour notre espèce.

En fait, il va faire franchir aux socialistes une étape semblable à celle que lui ont fait franchir Delors et consorts, il va devenir clairement un parti de droite sociale et il pourra de ce fait s'allier au projet de Fillon qui prépare son programme de droite sociale qui sera un enterrement de 1re classe du progrès social de ce que j'en ai lu.

Accroc à la communication.

Pourtant contrairement à la majeure partie d'entre nous ce ne sont pas nos dirigeants que j'en rends responsable, car eux ils savent qui ils servent, mais nous, nous de bonnes poires nous nous laissons « blettir » par tous ces artifices, par ces marchands d'illusions qui nous content notre quotidien pulsionnel et nous renvoie au temps de réflexion de l'homme préhistorique, pendant que les puissants eux comptent leur compte en banque.

Avons-nous une chance de nous en sortir en l'état, aucune si nous ne disposons pas d'ordinateurs plus puissants que ceux des banques et du marché. Pourquoi croyez-vous que les hackers pris en faute sont ensuite employés par les puissants à l'exception de quelques idéologues dont nous faisons le procès.

J'aime bien Dupont Aignan, même s'il a quelques difficultés avec l'islamisme, et c'est amusant d'imaginer qu'il puisse penser, comme d'autres également, que la fraude fiscale pose un problème économique majeur (la monnaie pose problème quand elle ne circule pas au rythme nécessaire, n'est pas redistribuée). C'est un bel artifice pulsionnel pour faire murir les poires au même titre qu'un président qui pour justifier son intervention militaire met en avant le secours aux femmes aux enfants à ceux qui sont atteints de ce que vous voudrez pour engager une intervention militaire face aux méchants désignés.

C'est de la Com pour faire accepter l'inacceptable. Nous avons son pendant en économie. Qui peut réfuter le discours de sauvegarde des emplois. Il ne s'est pas écoulé une journée depuis trente ans sans que nous ayons, par l'état, par la région, par le département, par la municipalité, par l'entreprise, bu, entendu, lu ce lied motif, comme d'autres avalent leurs drogues et les rend incapables d'une réflexion d'une analyse autre que la doxa. Nous aurions tord de croire que l'addiction ne vaut que pour les interdits, la manipulation des esprits procède aussi d'une addiction et permet de comprendre pourquoi à 92% des citoyens veulent réformer le capitalisme et y sont toujours accro, et pourquoi Mitterrand à succombé sous les comportements capitalistes de ses électeurs, comme tous ceux qui lui ont succédé.

Ces comportements enterreront tous ceux qui succéderont à Hollande, car lorsqu’en tant que client l'on recherche le prix le plus bas, plutôt que le prix juste, l'on pousse les productions à n'être compétitives que par l'abaissement du bien-être et du progrès « humanisateur », qu'espère-t-on qu'il advienne hormis le « suicide », mais pas pour tous bien évidemment.

J'ai parié Valls en 2017.

Nous sommes en conscience incapables d'un changement radical, mais ce n’est pas un travers, c’est même normal, le contraire serait surprenant, puisque nous le vivons. Notre société n’évoluera que devant une situation traumatique. Elle s'élabore tout doucement et les incantations n’y changeront rien, car nos cerveaux sont « bloqués » et pas adapté au XXI siècle qui se déroulera sans les citoyens trop ignorants du fonctionnement d’une organisation économique dont les maitres d’œuvre sont de puissants ordinateurs. De plus la majorité d'entre nous n’ont aucune idée d’un autre mode d’organisation productiviste que celle capitaliste qu’ils condamnent souvent en s’en prenant au libéralisme.

Au pire, en l’état, si l’on laissait les citoyens choisir une organisation politique, ils installeraient, ils construiraient une dictature sécuritaire pire que celle que nous vivons qui est pour l’instant comptable ou financière avant d'en arriver à l'aboutissement de la voie sur laquelle nous sommes engagés pour conduire vers  la perte de la souveraineté de l’état au profit de grands groupes d’intérêts économiques. Comme je l’écris souvent nous n’aurons plus qu’à élire démocratiquement tous les cinq ans nos « tyrans ». Aussi compte tenu du « flicage » de la société, par la peur, nous n’allons donc pas subir d'événements traumatiques d'ici 2017, nos blocages l'emporteront donc, et Valls est le mieux placé pour un passage à cette Droite Sociale.

L’essence de l'existence

Trouver des solutions est un peu plus compliqué, car cet enfermement psychique, que je qualifie souvent de cerveau bloqué, tient à notre construction cérébrale. Notre cerveau est malléable pour réaliser tous les apprentissages dont notre espèce est capable. C’est ainsi qu’il mobilise des parties cérébrales au service de ce qu’il a appris. C’est un peu comme un homme qui devient sourd, la zone affectée à cette fonction se met au service d’une autre où d’autres et les rend plus performantes.

C'est ainsi qu'une zone ou des zones affectées à la réalisation d'apprentissages se spécialisent dans leurs appris et accaparent toutes les zones nécessaires à la spécialisation de ces appris. En conséquence, s’il est difficile d’apprendre en dehors des comportements pulsionnels une fois l’appris installé dans les zones mobilisées et spécialisées il devient difficile, voire parfois impossible, de renoncer à ce à quoi l’on a été formé (nous connaissons cela quand il faut changer de métier). Cela, même si en conscience et en intelligence notre cerveau  est capable d’écouter d’autres nouveautés. Mais quand il faut prendre une décision essentielle, c’est le formatage de la spécialisation qui s’impose. D’où, toutes les luttes autour des moyens de communication, des apprentissages et le but confié au développement de la pensée unique, qui comme je l'ai déjà écrit constitue une autoroute du désastre, car elle s'oppose à la diversité qui est l'essence de l'existence.
Dans l’exemple que j'ai cité concernant les 92% de citoyens qui pensent qu’il faut réformer le capitalisme, tous ont parfaitement conscience de ses défauts, mais quand il s’agit de passer aux actes, leurs cerveaux les guident vers d’autres choix que sur les anticapitalistes reconnus, car ils ont reçu une information spécialisée de citoyens vivant sous l'égide d'une organisation productiviste capitaliste et ils ne disposent pas d’une autre information qui se soit installée par l’appris.
C’est pour cela que la plupart du temps les changements s’effectuent devant un « traumatisme » guerres, révolutions, famine, etc.

C'est en cela que ceux qui ont crus au changement proposé par Hollande alors qu'il est de la même école de pensé que Sarkozy se sont abusés en conscience, non à cause de Hollande, mais de leur cerveau formaté au capitalisme, il était donc inutile d’attendre de leur part un quelconque changement radical.

La pulsion contre l’intelligence

La compréhension du monde devient de plus en plus complexe et l’on vend aux citoyens des informations de plus en plus médiocres qui ne lui permettent plus de percevoir et toucher cette complexité s’ils n’ont pas eu la chance de pouvoir suivre des cursus universitaires. C’est en cela que nous vivons avec un cerveau dont la quasi-totalité des hommes ignorent comment il fonctionne s’ils n’ont pas suivi des études de psychologues ou psychiatres, tout comme ils rencontrent la même difficulté pour apprécier une situation socio-économique s’ils n’ont pas suivi un cursus d’économie politique et de sociologie. Aujourd’hui, l’on ne peut faire l’économie d’apprendre les sciences humaines pour envisager le XXI siècle. Or ce n’est pas à cela que l’on prépare les citoyens, il s’en suit donc une fracture intellectuelle entre ceux qui disposent de Savoirs pointus et l’instruction généraliste devenue insuffisante.
 Il en ressort un paradoxe où dans une société au niveau d’instruction élevée nous trouvons une quantité incroyable de cerveaux bloqués ou superstitieux et un retour de croyances rétrogrades pour ne pas dire archaïques, même si elles ont eu leurs utilités. Croire est une nécessité, mais cela n’emporte pas de valider des rituels devenus obsolètes devant les progrès des Savoirs.
Le monde n’évolue pas parce qu'un jour apparait instantanément une théorie ou une idée, cela se réalise lentement et muri dans le creuset sociétal jusqu’à ce qu’un « traumatisme » l’en fasse surgir. Aujourd’hui, on the grounds il y a de nombreuses pistes qui se développent et dont les chiens de garde médiatiques taisent les avancées ou n’en parlent qu’en terme de « dénigrassions ». Dans de nombreux centres d’études et de laboratoires ce préparent la nourriture de demain et le renouvellement des matières premières, mais les citoyens sont écartés de tout cela, l’on ne les convie qu’aux informations pulsionnelles qui  rendent leur intelligence stérile. Ce sont donc de grands groupes qui supervisent tout cela, qui disposent des Savoirs et demain les citoyens ignorants devront aller leur « lécher" les bottes pour vivre. C’est pour cela que je parlais de groupements d’intérêts économiques qui supplanteront les états.

Demain


Il existe effectivement des solutions, c’est rendre les Savoirs disponibles aux populations en rémunérant les citoyens pour apprendre. Je reconnais que ce qui s’appelle en fait l’émancipation républicaine des citoyens et en panne, non parce que l’on ne leur délivre pas une instruction, mais parce qu'on leur enseigne un formatage sociétal indispensable, mais insuffisant pour tirer du passé Demain, en les rendant dépendant du produit de leur propre intelligence qui évacuent l’analyse de la pensée, pour la confier à des machines intelligentes, produit de leurs cerveaux en quête perpétuelle de certitudes suicidaires que recouvre d’obscurantismes la quête du profit.
Dans notre monde apprendre n’est pas un choix à faire c’est une obligation pour rester libre. Il n’y a donc pas de génération spontanée d’êtres intelligents, seulement l’émergence lente de découvreurs émancipés, qui ignorent les sources historiques de leur avènement, s’attribuant la croyance qui le doivent à leurs seules capacités.  À toutes les époques, ils apparaissent, sortant du creuset des Savoirs en vigueur, pour en contester l’obscurantisme et ouvrir avec difficulté DEMAIM.

Ce ne sont donc pas tous ceux qui installés dans la pensée unique, visionnaire d’un pouvoir mondial géré par ordinateur intelligent recopiant le cerveau humain connu à ce jour qui nous ouvrirons la conquête fabuleuse de l’incertitude. Ils forgeront de nouvelles aliénations d’êtres aux psychiques archaïques qui confient leurs destins à des marchands.

Avons-nous vu les éleveurs de volailles prendre soin  du devenir de ceux dont ils vont tirer leurs profits. Il a fallu des hommes conscients de ce qu’est la VIE, appris ailleurs que dans des formations à l’économie, pour civiliser le sort de ceux que nous exploitons pour vivre dans la chaine alimentaire. Il en est de même pour l’exploitation de l’homme par l’homme, compter sur les marchands pour prendre soin de notre existence et inventer Demain est une erreur fondamentale, pire c’est un suicide assuré, ils géreront les humains comme leur bétail.

Le plus triste étant d'entendre les citoyens dans leur ensemble réclamer cela pour bénéficier d’un emploi.

S’il est difficile d’échapper à ces phénomènes qui organisent toute notre existence, nous pouvons tout de même en prendre conscience, en comprendre par exemple que ce n’est pas nous qui organisons notre vie autour de notre sociabilité. Celle-ci s’organise autour de la monnaie, et à travers le mot magique de «réduction des coûts dans sa forme actuelle », et de fait nous réduisons aussi notre sociabilité.

Le risque est de ne pas s’apercevoir qu’à des mots et concepts nouveaux, correspondent des comportements parfois archaïques, réactionnaires ou des duperies.

 

Le cocasse, ce n’est pas de contester la liberté de chacun ni le rôle d’identification ou de repères qui découlent de ces pratiques, d’observer que le discours libéral capitalistique s’accommode parfaitement des comportements collectifs en les suscitant quand l’esprit compétitif productif s’harmonise parfaitement avec l’intérêt, également d’observer que chacun veut être maître de ses choix, tout en y enfermant les autres, c’est de croire, sans nier l’évolution des compétences technologiques, que ce sont eux les découvreurs de Demain.

Pour cette année 2014, je vous souhaite de reprendre le pouvoir et d’inventer la traçabilité sociale.

Reprendre le pouvoir ne consiste, pas à élire des élites qui n’en ont plus, mais de retirer aux marchands le droit d’émettre de la monnaie, c'est-à-dire retirer aux banques le fabuleux pouvoir d’être les seuls à créer de la monnaie. Ce ne sont pas les discours de luttes contre les paradis fiscaux, les évasions fiscales et autres plâtres sur jambes de bois qui feront trembler ceux à qui démocratiquement les citoyens ignorants ont donné légalement le seul pouvoir dont a besoin le système capitaliste. Que des particuliers puissent créer de la monnaie en lieu et place du peuple via l’état.

Nous ne ferons trembler ces pauvres êtres démunis de sentiments humains aux bénéfices d’une organisation comptable que le jour où les citoyens décideront de retirer leurs dépôts, tarissant ainsi le marché financier. Alors ce jour-là tous ces états qui se disent des démocraties occidentales déclareront l’état d’urgence et voteront, par les démocrates parlementaires que nous élisons, l’interdiction de retirer collectivement les dépôts, délivrant au grand jour l’obscurantisme totalitaire de la pensée unique.

Enfin pour en terminer avec ce long article, il nous faut inventer la traçabilité sociale des produits.

Chacun de nous est habitué à lire sur les produits qu’il acquiert leurs provenances ou dans le cadre de produits consommables leurs compositions. Il n’y a donc aucun empêchement en soit a lister de la même manière le niveau social des entreprises qui les produisent, les rémunérations des dix meilleurs salaires, le salaire moyen de leurs employés, les avantages sociaux dont ils sont bénéficiaires, congé, protection sociale, etc.

Alors peut-être verrions-nous apparaitre des comportements nouveaux que ne peuvent pas générer l’ignorance ou la seule supposition de ce qu’il peut être.

Pour ce faire, il faut grâce à l’ordinateur moins d’efforts que de prédire le temps à une heure, mais il est sûr que ceux qui exploitent l’ignorance se manifesteront.

La comptabilisation humaniste.

 J’ai déjà expliqué en quoi la comptabilisation de notre économie était le dominant systémique d’une économie capitaliste qui y soumet tous les citoyens pensant ne pouvoir compter son activité qu’en plaçant dans son plan comptable, la vie, l’existence humaine comme une CHARGE. Nous sommes tellement formatés par notre éducation qui relaie et "culturalise" des comportements innés que nous n’imaginons pas que nous puissions comptabiliser notre économie d’une autre manière, qu’il puisse être possible de disposer de plans comptables différents suivant l’activité économique envisagée dans le cadre d’un développement humaniste. Il nous est impossible d’imaginer, sans qu’il existe une impossibilité physique réelle, qu’une activité ne soit pas marchande, et puisse s’inscrire dans un compte d’évolution humanitaire, non au sens d’entraide connue aujourd’hui, mais au sens de la pérennisation de l’espèce humaine. Je cite souvent l’exemple de Futura la centrale thermique  écologique qui bénéficia des avancées technologiques en matière de protection de l’environnement et qui fut fermé, car la production d’énergie était de 70 à 80% plus chère que celle du marché. Qui donc empêchait les Américains de tenir un compte des surcoûts écologiques non « marchandable », rien, si ce n’est le blocage cérébral d’une pensée unique qui rejette toutes innovations qui ne peut produire des profits.

Bonne et heureuse année.

 

 

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