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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:49

Il semble que la société, du moins celle que j’observe, ait renoncé au débat depuis longtemps pour petit à petit entrer en polémique. Les mots en « isme » indiquent les tendances qui se dessinent pour devenir une doctrine ou une école.

Serions-nous devant le « Polémisme ». Dans les débats c’est ce qui fait audience. Ce n’est pas, quoi que l’on en dise, une nouveauté, même si sur les radios, à la télé ce sont les polémistes qui font audience, tandis que sur le net le pire côtoie meilleur.

 

Certes, certains ont du talent et en ont fait métier, mais ce n’est pas de cela que je me plains, c’est de l’écoute grandissante, non comme moment satirique et plaisant, mais comme voix dans lesquelles nous allons trouver les informations qui nous permettrons d’avoir une voie critique constructive capable de nous aiguiller dans la complexité des analyses socio-économiques qu’il nous faut faire au quotidien, et qui nous défient mondialement et nationalement (population, pollution, matière première).

 

Pire, parfois j’ai le sentiment que même les hommes politiques ont renoncé au débat adulte pour se convertir au « Polémisme » ludique, critère de sympathie conduisant à des reports de voix électives.

Est-ce une marque d’infantilisation semblable aux méthodes d’enseignement en vigueur dans le primaire, ou une infantilisation du débat politique.

Va pour le spectacle, cela a toujours existé avec les chansonniers, les journaux satyriques, les humoristes politiques. Alors est-ce une tendance de fond, un effet bulle médiatique, ou l’évidence d’une insuffisance citoyenne des français.

 

J’ai encore en mémoire les souvenirs des discutions politiques en section (PS) sur des sujets aussi important que l’ouverture au marché, Maastricht, les technologies et l’emploi etc, un grand ennuie s’emparaient de beaucoup de militants, car ces sujets leur étaient trop éloignés pour en débattre avec  leurs rapporteurs (cela fait partie de la répartition des fonctions et des savoirs). Mais alors lorsqu’il fallait écouter « radio platane » ou discourir, polémiquer sur tous les sujets qui faisaient leur quotidien le temps n’était pas assez long.

 

Serions nous une exception en la matière, certainement pas, c’est le lot de tous les êtres que portent cette terre. Pour ne pas se perdre, certains suivent le doigt qui leur montre dieu sans jamais l’atteindre ou si peu, car beaucoup s’arrêtent au doigt, d’autres croient avoir trouvé leur route dans la république et la détruisent avec des dogmes économiques liberticides, d’autres se vouent au savoir, aux élites, aux idéaux, aux utopies et devant la prolifération des informations qui exigent connaissances et  étique, c’est l’art de la manipulation, du leurre anoblies en art communiquant, et cerise sur le gâteau la polémique est devenu enseignement politique.

 

Bien sur pas pour ceux qui demain dirigeront le monde que ce soit dans les antres de la religiosité, dans ceux de la république ou dans ceux des affaires.

 

Ces lieux un peu mystérieux qui inspiraient le respect pour ceux qui ignorants de  trop peu de connaissance  ne peuvent en détenir que leurs croyances ou leurs convictions.

 

Lieux devenus antres d’initiés, et d’expert en tout qui vivent entre eux, gourou moderne, chamane de la mondialisation pour leurs fidèles qui n’ont plus a construire des « minarets d’archaïsmes » à l’heure du net, mais en nourrissent les populations par la polémique seul domaine encore accessible pour pourfendre la difficulté d’un illettrisme sociétal, produit de la pauvreté dans certains pays et du consumérisme dans ceux riches.

 

Ne croyez pas que notre quotidien est insignifiant, bien au contraire si nous prenons la peine de le déchiffrer, la peine de nous regarder vivre, alors nous saurons quel avenir vous attend.

Aucun illuminé ne détient demain, c’est en lisant dans les lignes de nos comportements par les statistiques comme hier les mages dans celles des entrailles de quelque animal, que chacun envisage ce qui ne sera pas.

 

Je ne crois pas que le Polémisme deviennent une doctrine comme je l’écris, mais son attrait et sa récurrence peut symboliser l’évolution d’une sous culture dû, non au fait que les populations ne disposeraient pas d’intelligence ou de bon sens, mais pas assez de connaissances, pour séparer le rire, vital, jaunissant devant les défis mondiaux, si nous pensons que remplacer les faiseurs d’Opinions par des Polémistes préservera notre avenir en perdition.

 

Devant la fuite des électeurs dans les meetings ou le vote, il serait une erreur de croire que la polémique serait la version modernisante pour nourrir le débat politique et sensibiliser la jeunesse.

 

Ce sera certainement le meilleur moyen d’entrer en tyrannie avec le sourire.

 

 

 

 

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Published by ddacoudre - dans critique
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