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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 23:28

Un président Sophiste. Y aura-t-il un journaliste pour le relever ?

 

Une petite phrase  plus longue qu’un discourt. « Puisque l’on vie plus longtemps le bon sens emporte de travailler plus longtemps ». C’est en substance la petite phrase clé de l’intervention du président s’exprimant sur le projet de loi concernant la réforme sur la retraite.

 

J’avoue que j’en suis resté coi, avec tout le sérieux qui sied à la fonction présidentielle il se pare du plus stupide sophisme (raisonnement faux ayant l’apparence d’un raisonnement logique et fait dans le but de tromper) que l’on puisse émettre.

 

Comment au niveau d’une telle fonction peut-on sans aucune vergogne dire et énoncer une telle stupidité contre dite par toutes les analyses sociologiques que nous pourrions faire sur le sujet.

 

Le tableau ci-dessous indique la durée du travail dans les principaux états industriel dont la durée d’espérance de vie en 1835 était de 39 ans pour les hommes et 41 ans pour les femmes

 

Durée du travail en 1837 dans les principaux états industriels

       Pays

HEURES DE TRAVAIL PAR SEMAINE

Angleterre

69

Etats-Unis

78

France

72 à 84

Prusse

72 à 90

Suisse

72 à 84

Autriche

72 à 80

Tyrol

78 à 80

Saxe

72

Saint-Blaise (Saxe)

84

Bonn (Prusse)

94

 

 

Compte tenue du ratio espérance de vie et durée du travail d’aujourd’hui, le sophisme de notre président conduirait à ce que les travailleurs de 1837 auraient du prendre leur retraite à 32.4 ans dans le cadre d’une semaine de 72 h et 37.8 dans le cadre d’une semaine de 84 h, or nous savons qu’ils travaillaient jusqu’à leur mort.

 

Il n’y a donc aucun lien de bon sens entre les deux, seul le rapport de force entre le désir de ceux qui produisent la richesse et la faisabilité réelle existentielle et non comptable permet de déterminer la volonté des uns et des autres.

 

En 1837, de l’absence de revenus des travailleurs le bon sens commandait de travailler toute sa vie, plus tard la loi de 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes par capitalisation (ROP) défendu par le parti Radical fixe la retraite à 65 ans alors que l’espérance de vie est  inférieure à 50 ans, cette loi est combattue par le patronat qui accuse  l’incitation à la paresse et le dénonce déjà le sur coût des charges, et la CGT anarchosyndicaliste qui y voit une retraite pour les morts.

Nous voyons bien que le bon sens n’y est pour rien, mais le président est devenu le spécialiste du surf sur l’ignorance populaire concernant son histoire sociale, que chacun peut compléter en cherchant : la retraite en France sur wikipédia.

 

La situation sociale et économique compte tenus de la création de richesse de ces dernières années commande exactement l’inverse.

 Je rappelle pour mémoire le chômage de longue durée des séniors et tous les plans dit consensuellement de prés retraité, payé par le régime ASSEDIC à partir de 56 ans et 7mois dans le meilleur des cas qui durent depuis des années, car ce fut mis en place sous la présidence de VGE.

 

Nous allons donc avoir de large développement sur ce thème sans qu’aucun journaliste ne soulève se sophisme énorme, comme s’ils avaient le cerveau bloqué par le doigt sur la couture du pantalon. Pire trouverons nous un philosophe pour le relever.

 

Il parait à peine croyable que notre président puissent dire tant et tant de contre vérité, et qu’il continue sans relâche sur la même ligne sans que cela ne soulève aucune indignation populaire.

Il faut bien constater toute son habileté car il envisage un certain nombre d’efforts à faire faire aux parlementaires pour faire avaliser l’effort régressif demandé aux salariés, et ces derniers, satisfait d’un bouc émissaire désigné, focaliseront sur lui sans s’attarder sur l’essentiel comme nous le voyons depuis des années sur tous les sujets.

 

Fernand Pelloutier où es-tu ?

 

La limite de l’usage des mathématiques se résume par cette histoire. 3 lapins dans un champ, un chasseur tire et en tue un, combien en reste t’il. En logique comptable deux, en réalité existentielle un, le mort, car les deux autres ont fuit au bruit du coup de feu.

 

Pour la retraite il en est de même, la logique comptable n’est plus adaptée à la réalité existentielle qui commande, non de travailler plus, mais moins dans le cadre de l’économie de croissance actuel.

Au moyen âge la science à du sortir de l’emprise de la théologie, aujourd’hui il nous faut sortir de la théologie financière qui n’est pas plus le reflet de la réalité de l’existence que l’était les écrits biblique de la genèse.

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Published by ddacoudre - dans critique
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