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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:14

 

 

C’était si pénible d’écouter l’entrée en campagne du président que je ne suis pas allé jusqu’au bout.

Pour rester dans la caricature, même si l’on s’abrite derrière l’outil et la structure, la décision de sa mise en œuvre reste humaine. Aussi, quand certains hommes nous expliquent qu’une fois aux commandes d’une organisation productrice, cette humanité doit s’effacer devant les exigences productivistes, nous avons conçu une espèce «d’avorton androïde cérébral » qui décline toutes ses limites d’acteur social. Alors, quand certains enfoncent l’idée de gérer l’État comme une entreprise, cette idée est effrayante.

En clair, un système issu de l’homme sera toujours insuffisant pour lui donner toute sa dimension si nous y restons soumis. Et ce n’est pas parce que nous remplacerons notre gestion sociale humaine imparfaite par une gestion comptable «pseudo scientiste », pourvoyeuse de prétextes égoïstes sélectifs, qu’il en ira mieux.

Naturellement il est nécessaire de se comptabiliser pour lire notre activité, mais l’histoire sociale a démontré que cette comptabilisation n’est pas suffisante en elle-même pour couvrir tous les désirs humains.

 

Et ce n’est pas sans incidence que de vouloir maintenir nos relations sociales émotionnelles dans des critères productivistes, car nous en arrivons et arriverions à définirdes anormalités génétiques comptables.

 

C’est comme si quelqu’un nous disait : La vie sur terre ne peut exister que parce qu’il y a la monnaie ou la vie nous vient de la monnaie.

 

Cette libre concurrence engendre seulement la primauté du plus fort, définit la primauté qui conduit les intérêts antagonistes des employeurs et des salariés, à s’aligner sur des critères opposés, car ce qui est charge pour l’entreprise est revenu pour le salarié, avant que ce revenu ne redevienne en retour, ressource pour l’entreprise.

Nous avons donc construit notre développement sur des rapports «négatifs », nous contraignant ainsi au «collectivisme » plutôt que de reconnaître ce «collectivisme » comme une capacité fabuleuse d’association d’un être «Holistique » recevant et donnant, au lieu de s’accaparer et rendre, et d’un Être qui sait inventer parce qu’il rêve individuellement, et dont l’accomplissement de son rêve ne peut se faire qu’avec les autres.

Je m’explique.

Depuis l’essai déviant du Marxisme dans les pays de l’Est, le mot collectivisme s’est «péjoré». Pourtant il n’est rien de plus que la reconnaissance de la mise en commun de notre « accoutumance structurante de la force de travail », de la capacité de s’associer pour être plus fort, dans le but de produire, et de devenir «copropriétaire » des moyens de production.

C’est malgré tout cette tendance qui s’opère par des voies détournées, voies qui ne veulent pas dire leurs noms (intéressement, participation, actionnariat). Ainsi, cette communauté de travail s’exprime toujours, quel que soit le nom que nous lui donnons, et ce dont nous débattons, ce sont de ses formes.

Ainsi dans un Univers où tout est association, il est illusoire de croire que les désirs refoulés ou rejetés, ne finirons pas par trouver l’expression d’une forme d’association. Alors, ils s’arrangeront de mots et d’un langage pour exister.

Cela même si passagèrement nous sommes capables d’aller vers le suicide altruiste, égoïste ou anomique.

Il serait donc aussi faux que je dise, que «l’économie étrangle le social », que de dire que «l’économie crée le social », même s’il ne manque pas là non plus, d’instant arrêté, de niveau, de palier pour le démontrer, tout comme nous pouvons démontrer que l’économie est facteur de guerres, ou qu’elle évite les guerres.

En effet, s’il y avait une seule de ces assertions d’absolu, depuis le temps nous le saurions.

Ainsi, d’un débat dialectique à un autre, chacun essaie de convaincre (souvent le moins aguerri), de telle sorte que nous pourrions expliquer avec autant de démonstrations avérées, que l’économie créer le social, comme son inverse, et que l’économie fomente des guerres, ou qu’elle relie les hommes.

La différence tient à notre apprentissage d’un développement intellectuel partial.

Cette partialité c’est aussi Lui, l’homme, qui la saisira par son intelligence, quand nous développerons ce qu’il y a de «positif » en nous par l’apprentissage, notre fabuleuse capacité d’emmagasiner des informations pour rêver et découvrir, comme nous le faisons avec ce qu’il y a de «négatif » (nous convaincre de passer, dans l’actuelle organisation, notre temps exclusivement au travail), et que nous le présentons comme une fatalité.

 

En effet, l’histoire de presque tous les États est formée des louanges faites à l’élite dirigeante, celle-là même qui guerroie sans cesse, et pour laquelle la consécration est, «posséder, convertir, et s’enfermer dans ses possessions et ses concepts ».

 

Aujourd’hui, nous sommes toujours sous ce même rapport, sauf que la possession (hors patrimoine) est le revenu du marché, et le fief «l’Entreprise ». Entre les deux, c’est le langage qui a changé. Je suis, certes, volontairement excessif dans la comparaison, mais même les moins naïfs savent que ce sont des rapports guerriers que nous entretenons au travers des rapports économiques.

Est-ce inéluctable ?

Est-ce qu’il serait stupide d’imaginer qu’un entrepreneur fasse appel au partenariat pour son projet plutôt qu’au salariat ?

Doit-on rester en état de servitude, même si sa forme moderne s’appelle le salariat, si la forme moderne de la vente d’esclaves s’appelle le placement ou l’intérim, parce que nous nous abusons en disant, «nous avons la liberté de ne pas nous y soumettre » ?

Est-ce impossible d’imaginer que le travail devienne une part de l’actif auquel il contribue ?

Est-ce impossible de compter différemment l’activité sociale ?

Doit-on rester sous la forme de dépersonnalisation des S A ou doit-elle poursuivre sa collectivisation par l’actionnariat jusqu’au bout en y intégrant tout son personnel jusque dans les décisions ?

Pourquoi le salarié de l’entreprise X doit-il passer par les placiers pour obtenir une part de plus value à laquelle il contribue en tant que salarié ?

Pourquoi faut-il que le salarié soit stupide pour ne pas comprendre que les taux de rendements qu’il exige de la part de ses placements, c’est lui qui les paiera par et dans son travail ?

Doit-il ne pas comprendre que dans certains cas, c’est lui-même qui se poussera au licenciement, lorsqu’il est client, et usager.

Est-ce qu’il est démontré quelque part de manière absolue que la condition humaine voue les Etres à être exploiteurs ou exploités ?

Est-ce que notre imagination ne fonctionne qu’avec de l’adrénaline causée par la peur ?

 

Le monde de la recherche fondamentale nous démontre que non, tout comme bien des philosophes grecs et autres. Ils démontrent qu’il suffit parfois d’avoir seulement envie de savoir, envie de créer, envie de repousser plus loin notre fragile condition humaine. Envie de voir notre futur autre que notre passé, envie d’être un individu avec les autres, plutôt qu’être la prison des autres. Envie de rêver...

D’être un individu qui aura développé sa personnalité culturalisée, toutes ses capacités, pour s’associer comme le monomère de Shapiro dans un «sourire » avec d’autres semblables ou différents, suivant le regard que nous portons sur lui, et non pratiquer le culte de la personnalité, car en s’associant il ne pourra pas rester ce qu’il était.

 

Ainsi, par des jeux du langage, nous nous dessaisissons parfois de la capacité de notre humanité, comme si, lorsque nous œuvrions au sein de l’entreprise, s’en était fini de notre personnalité humaine. Comme si l’économie ne devait être que l’expression de notre violence ! J’entends par la violence, l’agressivité innée due à l’espèce apte à survivre que nous sommes, et que nous érigeons en violence culturelle, dont certains y attribuent les progrès de notre société.

 

La capacité d’inertie de nos réalisations est telle qu’il devient quasi impossible de dévier des réalisations effectives, il faut donc de trouver des avantages décisifs à toutes innovations, que ce soit en technologie en débats d’idées, en économie pour dévier  les « dominants systémiques », que nous avons validés de leur trajectoire ;et le plus souvent c’est une situation dramatique qui y conduit.

 

Toutefois, l’avantage que présente cette loi du marché, c’est offrir des biens et des services dans le cadre d’une anticipation qui peut être à la fois planifiée (projet), suscitée (publicité, offre), suivie (demande), et ce, peut importe qui pourra bien s’enrichir au passage dans une loi du marché sociabilisé et socialisante.

Cela, pourvu que nous comprenions que ce ne sera jamais, tous les hommes, quel qu’en soit notre désir, etque les hommes qui le seront, ne le seront jamais à titre définitif (perpétuellement). Donc, rien ne nous contraints à fabriquer des pauvres ou d’en conserver, pour se reconnaître riches. Tout comme la richesse peut reposer sur d’autres critères, que ceux que nous avons établis.

Et cela nous est permis ! Permis, justement parce que la monnaie est fictive, et qu’elle peut être utilisée pour développer des marchés là où il n’y a rien.

L’essentiel demeurant que son organisation monétaire permette à chacun de disposer d’un revenu sans altérer la capacité à produire et c’est là le plus difficile au travers des normes «méritocratiques » en place. Particulièrement devant le difficile problème de la motivation, celle qui consiste à développer, consentir un effort contre une récompense (l’effet carotte).

 

L’Entreprise est un moyen, la vie est la finalité.  L’Entreprise est le produit d’une vie communautaire due à l’évolution de la solidarité organique plus ou moins bien «individuée », qui est capable de se définir des droits et besoins sociaux qui reflètent les exigences de la vie des individus comme finalité. Une finalité qui ne peut être atteinte que collectivement par des projets politiques.

Nous sommes donc en permanence dans la nécessité de transgresser les règles qui conduisent à une «liberté arbitraire », tout comme celles qui conduisent à une communauté univoque.

Or le rationalisme, issu de la performance «scientifique », mis au service de l’efficacité de la production qui a investi tous les domaines de la vie, ne peut pas conduire à cela, puisqu’il est arbitrairement normatif et ne laisse aucune marge de transgression. Il l’est à tel point que tous les désirs de droits sociaux doivent recevoir l’aval de la rationalité normative dans des domaines où, d’une utilité indicative, elle devient arbitraire (tel les débats actuels ou passés autour de la sécurité sociale ou des retraites ou encore les 60% de déficit budgétaire imposés par les critères de Maastricht).

En réalité, autant la théorie économique que la réalité économique démontre à l’envi que l’économie de marché sans régulation politique efficace conduit au chaos. Et les citoyens n’ont pas besoin d’être experts pour savoir qu’ils ne veulent pas d’une société où régnerait une guerre sans merci pour être le «meilleur » pour être «compétitif », où la loi du plus fort, déguisée «en loi de l’économie », remplacerait les lois politiques.

Aussi, même si les médias s’entêtent à présenter l’idéologie néolibérale comme dominante, les foules prêtent plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique, spéculateurs, patrons… Mais cette « contre pensée unique » antimondiale, antieuropéenne, antiéconomique, abrutit plus le citoyen qu’elle ne l’éclaire, parce qu’elle se trompe de cible. En effet, une société horrible nous guette peut-être, mais l’horreur n’a rien d’économique, elle est politique. Elle résulte avant tout, des stratégies du pouvoir des gouvernements et des puissants.

Car la pauvreté, le chômage, l’exclusion sociale ne sont inscrits nulle part dans les fameuses «lois de l’économie » ; ces fléaux résultent des lois des hommes que la politique a justement vocation à redéfinir en fonction des choix collectifs issus du débat démocratique.

Qu’il y ait des hommes riches, à ne plus savoir que faire de leur richesse, n’est pas gênant.

Ce qui l’est, c’est que nous pensions qu’ils doivent se défaire de leur richesse pour que d’autres puissent l’être, et ce faisant nous contribuons au maintien de leur richesse, car nous avons créé un processus où ils récupèrent ce qui leur a été pris, et parfois plus.

Si la désirabilité est le moteur de notre existence, elle donne de la valeur à ce qui n’en a pas, ainsi si vous ne désirait pas l’argent des riches ils seront pauvres. D’où le problème de l’abandon du pouvoir régalien de la nation d’émettre de la monnaie qui nous oblige à désirer l’argent des « riches » que nous enrichissons toujours plus par le remboursement des intérêts.

Ce qui l’est, c’est qu’étant riche ils se croient investi du droit «divin » qu’offre la monnaie, d’un pouvoir de décision sur la vie des autres.

Ce qui l’est, c’est qu’il y en ait qui soient démunis par le simple fait qu’à un moment ou à un autre de leur existence, ils se trouvent écartés de cette richesse. Ceci, parce qu’un système normatif et régulateur (le plan comptable), conduit à se passer du prix de la force du travail humain. Cela, parce qu’à un moment de cette comptabilisation nous interprétons notre force de travail comme un coût, alors qu’elle en est la richesse,

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 17:08


Curieux destin pour un président qui en 2007 devait transcender la France de devoir terminer son mandat en réduisant le remboursement des indemnités maladies.

S’il est un symbole pathétique de l’échec de quatre années de gouvernance c’est bien celui-là, être contraint de réduire les ressources de ceux qui à un moment de leur existence, se trouvant dans la difficulté, en ont le plus besoin.

De plus ils ce trouve que ce sont ceux qui durant tout ce laps de temps aurons fabriqué la richesse dont les subsides auront profité essentiellement au capital.

 

Capital qui en retour d’une politique conduite pour le faire fructifier afin qu’il s’investisse et développe croissance est emploi (se souvenir des discours lignifiant sur le sujet du président et de son premier ministre) c’est coulé dans quelques niches d’on ne sait où en plus de celle que nous connaissons.

 

Et du coup avec un aplomb extraordinaire ceux qui n’ont eu de cesse de réduire les recettes de la nation au point de l’endetter au niveau que nous connaissons en passant de 934 milliards d’euros en 2002 à 1646.1 milliards en mars 2011, franchissant le seuil des 60% du PIB (critères de Maastricht) en 2003 pour atteindre 84.5% du PIB, se présentent comme des gestionnaires responsables assurant que la seule bonne décision demeure l’austérité.

Austérité qu’ils ont pratiquée par le ralentissement de la consommation intérieure sur laquelle repose essentiellement du moins pour une bonne part notre croissance.

 

Notre président n’était-il pas celui qui disait qu’il fallait apprécier sa gestion à la vue des résultats de son action et de son gouvernement.

 

Mais voilà par la sémantique conduire une nation vers l’austérité et dans le futur à la récession est devenu synonyme d’une capacité de bonne gestion. Et malheur aux parties aux organisations qui oserait soutenir le contraire, ils deviennent des menteurs des irresponsables.

J’avoue devoir lever mon chapeau aux communicants aux conseillés de ce pouvoir qui font de son échec patent, une victoire d’excellence.

Le futur est plus complexe que de résider dans une cure d’austérité faite seulement pour rassurer le marché, ceux qui possèdent de l’épargne.

 

Est-ce que cela raisonne chez nous, pour rassurer ceux qui ont plein de monnaie, l’on réduit le développement social de ceux qui la produisent par leur travail.


La difficulté n’est pas que l’on finance les dépenses et services de la nation, car celle-ci retourne de manière sélective la totalité des sommes perçus dans le circuit de consommation, et cela bénéficie à certains citoyens, du RSA aux investissements industriels et autres.

De même pour les prélèvements de cotisations des organismes de sécurité sociale, la totalité de ces sommes (c’est tout de même l’équivalant du budget de l’état) retourne financer toute l’activité de santé que ce soit les entreprises pharmaceutiques, le corps médical etc. qui débouchent sur des créations d’emploie par ‘activité qu’elle génère.

La question à ce poser n’est pas tant financement direct ou indirect que qui détient le pouvoir d’émettre de la monnaie quand sa circulation est insuffisante, quand sa captation la sort du circuit productif.

 

Le pouvoir est étranglé par la loi de 1973 et la restriction des capacités de la BCE. C’est ce château idéologique qu’il faut faire exploser.

Ensuite l’amenuisement de nos ressources et leurs remplacements est un autre problème qui ne s’en porterait que bien mieux.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 10:00


 

Souvent j’écris que nous vivons les conséquences d’un débat idéologique. Cela ne signifie pas qu’il n’a pas des répercussions efficientes sur la vie des populations, mais cette volonté à discréditer l’état et ses prélèvements pour faire face à ses obligations ou remplir ses services sont purement démagogique et relève de la dogmatisation.

Récemment le plan de reprise de Seafrance c’est heurté à la décision européenne. « Le gouvernement français a proposé un plan pour aider SeaFrance à se redresser. Ce projet comporte notamment un prêt de 100 millions d'euros accordé par la SNCF, maison mère de SeaFrance. Mais lundi, la commission européenne a rejeté ce projet, considérant qu'il n'était pas conforme aux règles communautaires de la concurrence. La SNCF étant une entreprise 100% publique, le prêt peut être assimilé à une aide d'Etat. »

Dans cet entrefilet (extrait de l’Usine Nouvelle) tout le débat idéologique est posé.

 

C’est quoi un Etat : dans une superficie délimité par périmètre à l’intérieur duquel  vivent des hommes qui un temps considéré comme des sujets sont devenus citoyens par tous les drames sanguinaires qui ont accompagné cet « accouchement », ils ont « impersonnalisé » leur représentation en élaborant des textes constituants, tel que la déclaration des droits de l’homme, qui s’impose à tout autre genre. Si l’homme en est son centre, il devient dans sa totalité Nation et Société, et l’Etat n’est qu’une représentation administrative, gestionnaire et porte parole de la Nation, de la société.

Article II

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Article III

Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.


Ainsi l’Etat n’est pas la nation, il serait plus clair de comprendre que lorsqu’il est reproché à l’Etat son interventionnisme, l’on reproche en fait à la totalité de ses citoyens, la nation, d’avoir le droit d’intervenir dans ses propres affaires, au bénéfice de qui ?

Dans l’exemple cité, la SNCF est la propriété de 65 millions de français, de la Nation et non la propriété d’une organisation administrative, l’Etat. Comment avons-nous pu accepter par l’intermédiaire de la reconnaissance de la loi du marché d’en arriver à dénier un droit inviolable et sacré de sa puissance sociétale (publique), à nationaliser ou acquérir dans le respect de l’article 17 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et faire ainsi de chaque citoyen un propriétaire.

Article XVII

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.


En fait, si tout citoyen disposait d’un titre de propriétaire indivisible des biens de la nation ce serait plus clair. L’on cesserait de fait l’opposition public/privé qui n'est autre que l’opposition de puissants particuliers contre la nation, qui n’est que l’opposition de l’homme à la puissance de la loi positive qui découle de la nation ou la société, et se réalise par l’organisation administrative de celle-ci, l’état, et le pouvoir de cette organisation ne peut mettre en échec la déclaration universelle des droits de l’homme.


Rien n’interdit à un individu de devenir puissant, mais il n’a pas à se substituer à la nation ou à lui imposer sa puissance. Or cela fait très longtemps qu’en abusant du droit de commercer librement, ces commerçants ou puissants ne voient plus la nation que comme un marché, et leur dénie le droit d’avoir une existence économique publique collective, de fait de se protéger des monopoles dont découle la servitude.

Or c’est à l’Etat qu’il à été reproché d’exercer ce monopole dans certain secteur (les entreprises nationales), et de fait l’on a dépouillé les citoyens de ceux dont ils étaient propriétaires via l’organisation administrative de la nation.

Casser un monopole comme les ex PTT par exemple pour permettre à des individus d’entreprendre dans ce domaine en proposant des services concurrents, n’est pas la même chose que ce qui à été fait en ouvrant l’organisme aux capitaux privés, ce qui revient à vendre une fraction du bien commun à des particuliers qui en sont par ailleurs via l’Etat propriétaire. C’est l’inversion de l’article 17.


Nous en sommes même arrivés à considérer que participer à la vie sociale de la nation ou de la société était une charge insupportable, n’avons de cesse d’amenuiser les recettes de la nation tout en lui confiant des activités supplémentaires conséquentes de la compétition, que se livrent les individus, érigé en règle salvatrice.

Nous avons même retiré à la Nation en 1973, le droit d’émettre de la monnaie, et fait de la Nation de la Société un client du marché financier.


En fait nous nous retrouvons devant un jeu imbécile. Les citoyens financent par les impôts et les taxes les besoins de l’organisation administrative et les services qu’ils confient à celle-ci. Dans la situation présente quand cette administration à besoin de liquidité pour assurer ses missions, ses services, elle émet des obligations pour récupérer une partie de l’épargne que les citoyens ont déposé dans des banques ou de tout groupement et états qui veulent faire un placement financier.

Mais au bout c’est chaque citoyen par sa contribution aux recettes nécessaire à la Nation qui devra rembourser les intérêts, et donc se charger d’un cout supplémentaire qui ne figure dans aucune de ses constituantes. En clair faire distribuer des intérêts par la nation est anti constitutionnel car cela revient à faire exercer une discrimination inégalitaire par l’administration étatique contraire à l’esprit de la déclaration des droits de l’homme, et permettre à des individus ou groupements de retirer une ressource de la Nation, d’exploiter la nation.


Nous ne sommes pas là dans la redistribution des impôts et taxes via les activités de l’état aux bénéfices sélectifs de citoyens, mais dans l’exploitation de l’affaiblissement de la nation dont nous mesurons seulement aujourd’hui les conséquences particulièrement au travers de la dette de la Grèce.

Dette qui démontre si besoin été qu’une Nation à laquelle l’on ne confit que des services sans assurer leur financement par la contribution  de chaque citoyen ou par la capacité d’émettre de la monnaie, n’est pas viable sur le long terme et prive la nation d’une capacité d’interventionnisme régulateur.


Nous voyons bien qu’en changeant seulement de terme, en remettant la nation au centre du discourt le paradigme de la société change. Ce qui nous paraissez découler de source être une évidence, la privatisation, la loi du marché, l’étatisme n’est qu’un discourt sémantique dogmatique qui dépouille la nation de sa puissance pour la confier à des constituantes financières et économiques (les dominants systémiques), comme si ce domaine devait échapper aux droits de l’homme.

Domaine pourvoyeur essentiels d’une régression grégaire contraire au développement « civilisationnel » qui repose sur la capacité de socialisation, de vivre ensemble.

En renvoyant l’homme vers ses comportements instinctifs naturels, la xénophobie, la soumission à un dominant, son seul intérêt immédiat, tout ce qui est un frein à une société « intelligente » quand elle ne sait pas contrôler et assumer ces comportements innés.

 

C’est donc en retrouvant la nation et la société, la république, en retrouvant l’esprit des droits de l’homme, en retrouvant l’homme que nous aurons le plus de chance de sortir de cette crise, plutôt que de croire que faire de l’état une entreprise soumise à des ratios comptables nous préparera l’avenir.

Ainsi cette décision concernant Seafrance et la démonstration de l’absurdité de nos vues dogmatiques, dans le texte remplacer seulement publique par Nation, République ou société, et vous verrez qu’il en émane une autre expression.

 

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 18:49

 


Dans Ce soir ou jamais consacré à la rigueur de décembre 2010, y était invité Bernard Stiegler philosophe et directeur de l’institut de recherche et d’innovation.

Dans une discussion parfois cacophonique, il a pu à deux reprises poser clairement et succinctement la problématique face à laquelle nous sommes, la fin du capitalisme construit sur le consumérisme, dans la ligne de ce que nous avons appelé le fordisme.

Nous somme passé de la notion de consommation facteur d’un développement de bien être produit d’une demande, à une consommation de production source d’emploi et de ressource exigeant la production de bien jetable et renouvelable.

 

Pour lui son incidence se répercute dans le champ des relations sociales  transformant celles-ci sous sa pression en relation jetable.

Ce fut la valse des divorces par exemple, le développement de la précarité et de la flexibilité, ce sont les interactions inévitables.

Arrivé à son apogée, c'est-à-dire en surcapacité de production dans les états riches, le capitalisme qui concentre les capitaux grâce au plan comptable dans quelques structures et fonds financiers, se cherchent par ses capitaux disponibles une consommation virtuelle au travers de l’endettement et des placements financiers. Ces masses de monnaies importantes, faute de grands projets d’investissements capables de maintenir une croissance sur des activités durables, se jettent dans la spéculation.

 

Et nous savons que l’excès de monnaie se détruit par l’explosion de bulles, et que la paralysie de l’économie se cherche des zones d’expansions par la colonisation et la guerre.

Ceci dit, le plus surprenant était le décalage entre Stiegler et les autres intervenants, particulièrement avec Philippe Manière consultant, Stiegler tourné vers l’avenir, Manière penché sur son présent.

Il est naturel que de leur activité en découle une vue du monde divergente, mais à l’évidence seul Stiegler avait la capacité d’entendre les autres, et s’il ne déniait pas la nécessité de s’occuper du présent, il en disait que celui-ci représentait une catastrophe future si nous n’avions pas compris que le consumérisme ne représentait plus le futur, et peine perdu de lutter contre la spéculation si nous n’étions pas capable de trouver à ces masses financières un investissement social (j’entends le travail qui débouche sur une activité sociale) par de grands projets, au-delà de nos classiques, qui exigerait d’être monétisé.

Je rejoins totalement Stiegler dans son analyse, pour ceux qui lisent mes articles, j’ai souvent évoqué la nécessaire transformation du capitalisme, le choix d’une activité durable et le développement de nouvelles sources de revenus, comme l’enseignement pour adulte rémunéré.

Manière lui en est encore resté à l’axiome d’Adam Smith qui est devenu obsolète pour tracer le futur.

Dans un essai de 1999 après avoir indiqué que nous retirions les bienfaits de notre existence du Savoir, je fais le constat qu’il est en panne dans sa distribution en créant une fracture entre ceux qui en disposent pour être capable de lire la complexité du monde et ceux qui n’attendent de lui que le moyen de produire et de consommer le consumérisme.

 

Or tout système trouve un terme, nous sommes dans celui du consumérisme, certes ce n’est pas pour demain, car avant ils nous faut épuiser toutes les ressources, mais nous allons être assez nombreux pour cela.

Par contre les cerveaux disponibles pour sortir de cette fin programmée sont l’apanage que de quelques-uns. Nous les trouvons surtout chez nos élites, mais dans tous les niveaux de la classe sociale, ce sont ceux qui poursuivent leur enseignement soit par des systèmes de formation soit de manière autodidacte.

Parmi c’est cerveaux, certains essaient de trouver dans les systèmes qu’ils ont mis en place, leurs pérennisations parce que leurs pouvoirs se sont élaborés autour, et proposent des solutions par les modèles qui ont créé les maux dont nous nous plaignons, fracture sociale, chômage, délinquances, inégalité des revenus, dettes exorbitantes, insécurité.

 

Ils s’enferment de fait, dans une organisation déterministe par une immensité de réglementations qui les asphyxiera, et ils en mourront ou cela explosera, car il y a dans ce domaine comme ailleurs, non une vérité, mais un seuil de tolérance qui ne se décrète pas.

D’autres essaient d’innover, et il y en a sauf que personne ne les écoute. Ils n’ont que peu d’audiences, si ce n’est que ponctuellement ou en lisant des revues spécialisés à hauteur de tout juste 3% des citoyens

La démocratisation de l’enseignement interrompu depuis une quinzaine d’années constitue un handicap majeur, car elle est une clé pour comprendre le monde, qui véhicule une quantité d’informations exponentielles. Ne pas en disposer nous exclut de l’évolution et fait de nous des freins réactionnaires et conservateurs. Ne pas à confondre ceci avec ceux qui considèrent que l’évolution est renoncer à des avantages sociaux et de bien être acquis, parce que les masses monétaires considèrent que ce n’est pas un secteur rentable mais une charge, sauf pour ceux qui en vivent à titre privé. Souvent cet amalgame est fait pour inciter a la rigueur et d’ailleurs Manière l'a parfaitement utilisé avec des justifications valables que nous lisons et entendons tous les jours, mais elles ne sont valables qu’au regard du modèle capitaliste.

Alors de fil en aiguille par une succession d’observations m’a germé l’idée de faire du développement et de l’acquisition du Savoir une source de revenu pour atteindre deux objectifs. Accrocher les populations à la complexité du monde présent, et nourrir d’information les cerveaux humains, parce que nous savons que toutes information recueillies réorganise la penser et qu’il germera forcément dans le cerveau de certain l’imaginaire de demain.

La mise en place de ce que j’ai appelé un enseignement rémunéré pour adulte actif ou non complémentaire de l’activité productive ne présente aucune difficulté particulière que nous ne soyons capable de réaliser.

Nous sommes capables de bien plus difficile que cela.

 

Sans m’étendre sur l’aspect psychique, l’aspect industriel, entre la construction d’universités pour adulte, la formation d’animateurs enseignants, les fournitures de fonctionnements, l’estimation minimale s’élevait à 1500 milliards d’Euros.

Sur le plan des rémunérations l’inscription à ces enseignements ouvrerait droit à une rémunération permettant à un adulte sans revenu de vivre décemment. Sans aller plus loin.

C’est une porte ouverte aux investissements et une solution partielle à la délinquance

Ceci est un exemple de rupture avec le consumérisme.

Un autre, la lutte contre la pollution dans le circuit marchand traditionnel se trouve confrontée, non à notre savoir faire, mais au surcout de sa mise en place revendu à une clientèle toujours à la recherches de prix bas. Ce paradoxe que nous connaissons est certes un moteur d’innovation, mais aussi un frein aux situations d’urgences, or nous sommes dans l’urgence, tant au niveau de la production des énergies à partir du nucléaire, à parti du pétrole, à partir de toutes les particules en suspension, et de la pollution chimique.

 

Impossible de faire face à cela à temps sur la base de nos structures de comptabilisation actuelle. Il faut donc sortir un certains nombre d’activité dépolluante de ce modèle et y adjoindre un modèle comptable parallèle et complémentaire en comptabilisant une activité économique de sauvegarde de la vie non commercialisable, mais source de consommation créatrice d’emplois et de revenus injectables dans l’économie

Pour réaliser cela il nous faut sortir du schéma capitaliste, en sortir n’est pas le détruire, n’est pas détruire les aspects positifs, paradigmes de nos propres comportements, car en le détruisant nous détruirions également l’homme.

Aussitôt il reconstruirait les mêmes modèles sous une autres appellation, mais le compléter pour que les « vices » qu’il développe ne soient pas suicidaires.

 

Ceci ne peut pas venir du marché, mais d’une décision politique, cela ne peut venir que d’une vue à long terme d’une vision du monde basé sur la perception de la réalité présente et de notre imaginaire en quête d’Eden.

C’est deux exemples ne sont pas des utopies nous avons les moyens techniques et humains pour les réaliser. Leur seul handicap est leur monétisation que refuseront tous ceux à qui nous avons confié le pouvoir, car ils le retirent du consumérisme y compris les citoyens qui le réclament à grand cris car ils y sont accros.

La subsidiarité de cette absence de projet est que devant le consumérisme qui change de place pour continuer ses excès ailleurs plutôt que de s’ancrer dans la consommation des populations, nous nous ne vivons qu’autour du risque, c’est lui qui rythme nôtre existence et c’est lui qui perdra la démocratie, car nous en avons fait un substitut au consumérisme dont il est en partie la conséquence.

 

Alors devant tout cela j’ai trouvé Stiegler un peu seul comme un homme d’un autre monde.

Nous sommes loins des harangues de Marine le Pen et du commerce de la mort de l’UMP.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:42

La guerre des dettes.

 

Dans le midi la saison estivale de chasse sous-marine s’achève avec l’arrivé des premières fraicheurs. Je reprends donc le clavier pour commenter l’actualité avec cet intermède qui dure depuis le mois de mars.

Il est vrai que cette année dans le midi un temps agréable aura durée depuis lors, même si la chaleur torride ne fut pas au rendez-vous et les poisons non plus.

 

J’ai tout de même suivi l’actualité d’une oreille et d’un œil, visiblement je n’ai rien perdu.

Nous ronronnons dans les schémas habituels, et il ne peut en être autrement, et l n’y a bien qu’en science que les innovations et les découverts affluent, mais peut d’entre nous s’y consacrent à leurs lectures.

 

Cela est bien regrettable, car elles préfigurent les possibilités de notre futur, sous réserves que nous ne commettions pas les mêmes erreurs d’analyses qu’au début du vingtième siècle en imaginant quelles seraient des vérités absolues nous dispensant du débats d’idées, de la nécessité de s’instruire, d’apprendre, de réfléchir, de secouer le cerveau bloqué que nous construisons par la pensé unique.

 

Nous vivons cela au travers de la pensé économique depuis la chute de la pensé communiste, qui elle-même, au travers de dirigeants aux esprits bloqués et dictatoriaux, a discrédité l’approche et la lecture  holistique du monde au seul bénéfice de l’individualisme débouchant sur l’idéologie « égologique » mettant à mal l’indiscutable complémentarité de chaque individu de la collectivité humaine malgré tous ses drames.

 

Si la singularité de chacun est indiscutable et constitue un élément à valeur variable de l’édifice sociétal, il ne peut être discuté, que comme pour un puzzle c’est la totalité des pièces uniques qui donnent l’image, et  la perception de cette image est problématique car elle est fortement dépendante de la raison qui n’est pas la base de ce qui guide nos sens comme nous pouvons le constater dans ce monde devenus par la technologie celui des communicants par l’image et le son visant nos émotions et non notre raison, ou notre raison quand l’on sait qu’elle éveillera une émotion.

Il devient donc important, non de détenir une vérité, mais de disposer d’un juste à propos de toute situation et d’une capacité de discernement qui n’est jamais aboutie.

 

Pour ce faire nous disposons de langages sémantiques et mathématiques fondateurs avec lesquels nous élaborons des théories que nous pensons irréversibles alors quelles s’effondrent tour à tour mais nous ne pouvons pas vivre avec cette idée, et cela constitue une capacité de superstition que toutes les civilisations développent en élaborant des moyens de divination et de lecture de l’avenir que ce soit les mésopotamiens en interprétant le vol d’un oiseau ou nos économistes contemporains.

 

C’est ainsi qu’aujourd’hui nous vivons dans leurs suggestions comme hier les mésopotamiens dans celles de leurs devins. Ceci pour dire que l’homme a besoin d’être assuré sur son avenir, et c’est peut être pour cela que tant d’hommes politiques s’y appliquent dans leurs programmes et leurs déclarations.

Comme nous ne pouvons y échapper et que tous nous y participons il devient facile d’imaginer la stratégie qui se construit pour les élections présidentielles de 2012, des hommes politiques nous expliquerons en ayant interprétés le vol des chiffres des économistes qu’il n’y a pas de salut en dehors de leur comptabilisation.

 

En 1999 j’écrivais ceci : « la richesse ne sert à rien, si elle n‘a pas une utilité communautaire, hormis satisfaire son ego. Cela, d’autant plus, que la communauté a le pouvoir de dessaisir tout particulier de sa richesse, mais ce n’est pas tant cela qui est important. C’est surtout, que l’évolution de notre civilisation s’est construite sur la technologie. Cette technologie se manifeste aujourd’hui par la puissance de cerveaux qui ne sont pas les nôtres, les ordinateurs, et il y a un danger à leur confier nôtre existence, si leur puissance ne peut-être comprise de ceux qui y sont soumis, si le moindre incident les pousse à la panique et à la paranoïa, si les hommes ne peuvent pas comprendre leur destin au moyen de leur Etre sensible. Ceci n’est pas en contradiction avec le fait que toute notre activité sociale ou/et notre univers puissent être traduis en langage mathématique. Il ne faut pas se méprendre entre les mathématiques qui tentent de définir ce que nous sommes, et qui sont d’une utilisation scientifique, et celles qui comptabilisent notre organisation sociale culturelle qui ne sont que le reflet de cette activité, et par-là même sont relatives, comme les valeurs que nous définissons avec.

Nous en avons l’exemple quand il suffit de dire aux hommes qu’ils manquent de l’argent, pour voir aussitôt tout le monde stocker, se jeter dans des valeurs refuges, alors qu’ils ont tout à leur disposition, la matière première, la technologie, leur capacité de travail, et qu’ils ne risquent rien, qu’ils ne manquent ni de nourriture, ni de quoi se vêtir, ni de quoi s’abriter, ni de la capacité d’émettre de la monnaie.

Pourtant, au seul cri de «il manque de l’argent » tous croient que ce qu’ils ont n’existe plus. C’est cela la paranoïa ;  se croire  menacé par un danger imaginaire, ce qui est le cas avec la monnaie qui n’est qu’un système fictif, système fictif sur lequel la communauté a tout pouvoir. Tout pouvoir parce que nous disposons des moyens de suivre efficacement notre activité micro économique grâce à notre technologie.

Aussi, je ne vois vraiment pas pourquoi les hommes s’affoleraient parce que quelques rentiers vont être ruinés, d’autant plus que ces rentiers ne perdent rien, puisqu’ils leur restent leur force de travail, ce qui n’est pas le cas de tous les handicapés ».


Ainsi dans ce débat qui se poursuit autour de l’euro et de la dette des états nous vivons les conséquences d’idéologues qui se sont prévalu du libéralisme pour nier le rôle du pouvoir populaire et assoir le libéralisme capitalistique dans le monde et entrer ainsi en « religion ».

C’est en cela qu’un euro vendu politiquement salvateur pour les membres de la communauté européenne devient, au tournant d’une crise des subprimes, l’abime qui s’ouvre sous nos pieds, et soudainement des agences de notation créées pour garantir la fiabilité des emprunteurs dans le privé font la Une et menace les états de leurs notations, comme si les emprunteurs avaient fuit les états fortement endettés comme le japon 229% ou les états unis avec 100% (estimation 2011).

 

Pourtant s’il y a bien une structure qui perdure par rapport à une entreprise privé ce sont bien les états, mais voilà les idéologues « néolibéraux » n’ont eu de cesse de plaider pour une gestion entrepreneuriale des états, une ineptie car la  comparaison ne se soutient pas.

Si nous pouvons évaluer l’actif d’une entreprise, pas en totalité celui d’un état, l’état contraint par la loi et lève l’impôt et taxes, pas l’entreprise, pourtant certains pouvoirs régaliens comme la police et l’armé se déplacent vers l’initiative privé, et certains grands groupes étatsuniens se financent une police et soldatesque privé, se constituant ainsi des seigneuries modernes.

 

A la base il y a toujours le même discourt, entretenir les pouvoirs régaliens et autres initiatives d’un état exige un financement (impôts taxes) que les « néolibéraux » jugent toujours trop élevé quand il s’agit des services de celui-ci et toujours insuffisant quand ils doivent concerner les investissements entrepreneuriaux privés. Qui se souvient encore des discours de Fillion et du président concernant les relances économiques, avec au bout l’échec que nous constatons aujourd’hui.

 

Cet aujourd’hui dans lequel les commentateurs et la presse, à l’exception de quelques uns, ressassent sans aucun recul ou analyse les certitudes des «néo libéraux » en plein paradoxe continuant de vendre leur idéologie comme vérité irréductible et  recourant à l’interventionnisme de l’état, qu’ils n’ont eu de cesse de dénoncer, pour régler les difficultés créées par les initiatives privés.

Dans cette fausse crise de la dette des états qui repose seulement sur des critères suggestifs arbitraires (critères de Maastricht) et une éventualité hypothétique de la faillite d’un états, chacun cherche le bouc émissaire pour refuser l’évidence qui c’est dévoilés ces dernières années, que reléguer l’état au rang d’emprunteur privé sur le marché financier fut à long terme une erreur, car en définitive il apparait clairement que si nous voulons conserver l’Euro comme monnaie commune, il faudra en arriver à ce que la BCE devienne « cofinanceur » voire seul financeur des emprunts d’ état, ce qu’elle fait en rachetant des dettes.

Mais voila contre vent et marée les « néolibéraux » agiterons les spectres du passé, comme s’il était possible de le ressusciter, et n’accepteront un autre type de financement des états que contraint et forcé par les événements ou le peuple.

Pour juguler cet endettement dans des pays où la croissance traditionnelle n’est plus au rendez vous c’est à la régression qu’il est fait appel, et nous avons suivit combien il était difficile de la faire vivre et partager par les nanties.

 Mais là aussi quand l’on appartient au 10 pays les plus riches du monde il faut avoir un culot monstre pour proposer la régression sociale, même si les études de HSBC pour 2050 nous place au 9è rang en PIB au lieu du 6è actuel.

La bagarre des chiffres et donnés économiques au jour le jour devient grotesque, elle sert à masquer l’absence de projet à long terme sur l’orientation que doit prendre notre pays et bien d’autres pour se trouver de nouvelles sources de croissances et d’énergies.

 

Or l’approche capitalistique d’aujourd’hui est un frein car les investisseurs ne s’engagent qu’en l’assurance d’un retour sur investissement juteux et là où il serait nécessaire d’engager des sommes énormes pour diversifier la production d’énergie renouvelable propre ou moins énergivore par exemple, l’on bégaie, l’on tergiverse, l’on évalue leur rentabilité financière, bref nous sommes incapables d’avoir un engagement financier colossal, car il faut aller chercher la monnaie sur le marcher financier.

 

Nous savons que la consommation des pays qui vont nous reléguer aux 9 rangs va épuiser nos ressources actuelles, et si nous ne voulons pas guerroyer pour ne pas nous appauvrir, il va bien falloir nous décider à investir massivement par une création de monnaie, que ne peut-nous fournir le marché financier, pour accélérer les innovations, les découvertes scientifiques et la recherche qui nous permettra de sortir du catastrophisme actuel.

Sauf que nous sommes là dans une démarche politique, dans l’interventionnisme régulateur du politique au service de la collectivité (même mondiale) par rapport au seul intérêt privé et « égologiste ».

 

L’exemple de l’Ukraine, futur grenier du monde, en est la démonstration type, ce sont des investisseurs privés qui ayant flairé le filon créé par le développement et les besoins nutritifs de la population mondiale croissante y développent l’agriculture, et la paysannerie locale va s’en trouver exclu faute d’une vision de l’état Ukrainien autre que néo libérale.

Par cela je ne veux pas éluder de la nécessité de vivre la réalité présente et les forces en présence qui s’y affrontent, je ne veux pas éluder le besoin de répondre aux attentes des moins nantis, mais il ne faut pas oublier que ce sont aussi eux qui dans tous les pays de la communauté votent pour les représentant du néolibéralisme, alors il est parfois trop facile d’attribuer la responsabilité de l’évolution des affaires économiques aux seuls décideurs, qu’ils soient politiques technocrates parce que l’on ne voient pas que nous construisons par nos actes quotidiens les lendemains dont l’on se plaint.

 

Ce n’est pas là un reproche, mais la conséquence d’une monopolisation de la circulation de l’information au service de la pensé unique et de la non pensé canalisé par la "starisation", la « peoplelisation », le « storystelling », le voyeurisme, la canalisation d’une forte symbolisation comme moyen d’expression et l’infantilisation comme refuge face aux difficultés de lecture d’un monde complexe.

 

Inverser cela en faisant appel à la raison si peut présente en nous me parait un défie inabordable, l’on n’évacue pas trente ans de lobotomisation « néolibérale » en une élection fut elle présidentielle, d’autant que les néolibéraux ont structuré  leur puissance, disqualifié les oppositions rendant les changements hasardeux pour des hommes qui recherchent des assurances.

Mais pourtant je pense que toute cette fiction autour de l’euro qui n’est qu’élucubration d’une caste dirigeante risque d’être fédératrice d’un rejet du « néolibéralisme » qu’il conviendra de guider vers un projet sociétal novateur.

 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 00:37

 

 

 

 

 

 

Nous fumes pour beaucoup heureux de l’effondrement du mur de Berlin, symbole de l’écroulement d’une dictature, qui très longtemps s’en dédouana au nom du monde ouvrier, jetant ainsi le discrédit sur celui-ci, et les socialistes ne comprirent pas que ce mur était leur pierre tombale. Certes ils avaient déjà entrepris leur modernisation comme ils disaient. En fait mourrait le socialisme historique.


Ceux qui y sont toujours accrochés devront l’adapter et même le conduire vers une nouvelle espérance, en abandonnant, non son souvenir attaché à l’histoire, mais leurs idiogrammes que le mur a enterrés.  

 

Les communicants ont modernisé le monde et ils ont su jouer avec le faire valoir présent en nous. Si le mur à enterré le socialisme, le salarié à enterré l’ouvrier, mieux le travailleur c’est aujourd’hui aussi bien l’employeur que le rentier, tandis que les entreprises vivent et meurent comme des humains. L’intérêt particulier du patronat est devenus le guide de la société avec le Medef, pire nous y assimilons la république et faisons du gouvernement un employeur et de l’état une entreprise.

 

Il n’y a pas de retour en arrière possible, le passé demeure un souvenir qui nous aide à construire le futur, cela devrait faire comprendre qu’il n’y aura plus de PCF, de Marxisme, mais ce qu’ils furent, doit seulement nous aider pour construire un futur et non chercher à reconstruire leur mort, à les ressusciter.

 

Les capitalistes qui avaient le même problème, ont su abandonner leurs intérêts particuliers (le patronat) pour viser plus haut devenir un modèle de société, avec le Medef.

La réunion de Davos est devenue le symbole de leur puissance, et tous les grands de ce monde s’y pressent, au point que son initiateur estime que cette réunion a été dévoyée de son sens originel.

 

En 99 j’écrivais déjà ceci : « L’effondrement du communisme a entraîné un recentrage de l’idéal socialiste laissant des vides idéologiques qui se sont remplis de dogmes économiques, d’acrimonies confessionnelles et nationalistes.

Le débat du Nord contre le Sud est devenu un débat du libéralisme contre l’islamisme au travers de chefs de guerre de tout poil, car les pays pauvres, ne trouvant plus d’échos et de soutiens dans un idéal politique éteint qui les portaient.

En conséquence de quoi ils se sont réfugiés dans la religion et l’identité culturelle pour porter leurs espérances, faute de trouver un Nord qui leur propose comme idéal autre chose qu’une exploitation à terme dans laquelle la règle est de manger les autres et qui convoite ses territoires. Tandis que l’islamisme leur offre de retrouver une espérance et une dignité, nous ignorons ce qu’engendrera le long terme ».

Mais dans l’immédiat l’occident se fait peur avec des aboutissements stupides comme le débat distordu sur l’identité, la monté des nationalismes, concrétisation d’un cheminement prévisible, dont le 11 septembre a permis la focalisation.

Il n’y a pas de danger réel de guerre que déclarerai un pays musulman, et si une bipolarité source de guerre doit surgir, ce n’est pas d’eux qu’elle viendra, ils ne disposent pas des moyens d’une lutte armé conventionnelle, d’où le débat sur les centrales nucléaire avec l’Iran.

 

Mais ceci ne va pas seul et cette cristallisation à aussi une source économique, né du recentrage du socialisme laissant la place au dogme économique libéral.

 

J’en écrivais cela : « les sociétés Laïques porteuses d’un idéal républicain sont en déclin. Elles ont trop cru qu’une économie libérale était synonyme de démocratie, et qu’il suffisait de se faire l’apôtre du libéralisme, pour voir l’idéal républicain se développer ; qu’il suffisait, d’une part, d’aboutir à une « employabilité » capitaliste en amenuisant l’activité socialisante des citoyens pour qu’ils fassent l’éloge de la république ; qu’il suffisait d’autres part de respecter les confessions, pour qu’elles ne deviennent pas un recours idéologique identitaire devant la faiblesse et la réduction de l’action socialisante du travail, définie comme charge. D’une certaine manière la laïcité républicaine est attaquée de tout bord, autant par les initiatives privées, que par celles confessionnelles. Si bien que les responsables politiques, qui ne sont que le reflet de leurs électeurs, s’appauvrissent dans leur débat, incapables de reformuler des idéaux qui se réforment devant les événements. Et leur rôle de guide s’est transformé en celui de gardien d’un potentiel mercantile, sans philosophie autre que son expansionnisme. »

 

Ainsi le débat sur l’identité débouchant sur celui de la religion musulman démontra le règne du chambardement et de tous les amalgames d’hommes entrés en confusion qui ne distinguent plus rien d’autre que leurs peurs, de la même manière qu’ils croient que des entreprises sont semblables à des êtres humains et vivent.

L’autre confusion pour certain est de croire que les religions sont paroles de DIEU.

 

Les religions ne font pas connaître Dieu, elles régulent l’organisation humaine au travers de commandements dont certains ont leurs pertinences et nous ont sorti du cloaque. L’opposition et les luttes qu’elles se sont livrés et se livrent témoignent de leur dimension humaine.

 

Parmi ses membres certains ont véritablement atteint la foi, ceux là sont Laïques, ils ont compris que dieu est multiple, que dieu n’est que la représentation de l’espérance devant l’incertitude, ils ont compris que la nouvelle représentation de dieu sera Laïque, car eux aussi acceptent que d’autres pensent dieu différemment d’eux.

 

Nous sommes passé de la multitude de représentation de divinités, à un dieu unique, mais nous ne savons pas de quelle manière et pour quelles raisons cette transformation c’est effectué, hormis l’histoire qui est consigné dans les écris de cette époque, et nous ne pouvons jurer qu’il en sera ainsi demain.

 

Je peux donc soutenir que la laïcité est le creuset de la tolérance de toutes les religions, en acceptant la foi là où elle se trouve dans l’espérance des hommes face à la seule terre que tous les jours nous devons conquérir, l’incertitude.

Pourtant, le savoir et la science sans cesse renouvelées, nous ouvre la porte à un nouveau obscurantisme si nous voulons en faire une religion. La foi n’est pas une difficulté, elle répond à des interrogations, et organise la multitude, car la concentration humaine développe des cloaques. L’humain est un animal peureux qui tremble quand le tonnerre gronde, alors qu’il devrait se réjouir, car il vient d’éviter la mort. Notre émotion échappe donc à notre raison.

Ne pas comprendre cela c’est ne pas comprendre pourquoi des humains élèvent des concepts et des pratiques en rituel immuable. Dieu n’est qu’un paradigme au même titre que la loi du marché tous deux  reposent sur le même principe "d’insaisissablilité" et d’externalisé de la méconnaissance de l’humain. Ceci permet à ceux qui s’en font les apôtres reconnu pour leur compétence d’éditer des modèles qu’ils imposent comme vérités.

Je prends en comparaison notre modèle économique qui vie les mêmes blocages cérébraux que ceux qui croient en leurs Ecritures.

Les uns pensent trouver la paix et la sérénité dans leur rituel, même quand ils en voient leurs travers qu’ils considèrent comme une distorsion sans effet sur la remise en cause des fondements.

Pour tous nos athées laïques et consorts auquel j’appartiens, il en est de même chose, nous avons le même comportement. Dans le domaine économique, qui n’est pas séparable du tout, le capitalisme est la seule vérité économique et leurs adeptes ne veulent en rien réformer des théories (rituel) qui leurs assurent la paix et la sérénité, et considèrent que les maux qui en découlent sont des distorsions que le fond régulera.

Tant que nous penserons que des personnes peuvent tenir compte de ce qu’ils ignorent nous nous tromperons et serons obligé de nous affronter.
Être couvert d’un tchador pour se sentir en conformité avec les enseignements religieux, n’est pas plus terrible que contraindre nos enfants à devenir des ouvriers dociles, dans les deux cas il faut savoir si la condition est accepter dans le cadre de ce qui s’appelle la contrainte volontaire, ou si elle asservi sous le joug.

Ensuite c’est la vie et la diversité qui fera le reste en se confrontant à d’autres modes d’existences qui développeront un syncrétisme sociétal.

 Nous ne trouvons pas anormal d’aller vêtu, pourquoi serait-il plus injuste de cacher son visage que les autres parties du corps, ce n’est pas parce que nous lisons au travers de notre corps nos émotions que les cacher ne correspond pas a une raison profonde. etc.

Nous n’avons pas trouvé de Solution pour que des parties arrivent à réformer ce en quoi ils croient dur comme fer, parce qu’il n’y en a pas.
Nous le vivons tous les jours dans nos relations avec la loi du marché.
Il n’y a pas plus de dieu que de loi du marché, seulement des humains qui ont peur de l’incertitude et se rassurent par leur pouvoir de possession que ce soit d’un bien ou une espérance.

Nous n’en sommes que là. Pour le moment nous trouvons presque tous un réconfort dans nos dogmes qu’ils soient religieux ou autres.

la laïcité nous fait encore peur, parce qu’elle est le lieu où l’on doit se mélanger aux autres et abandonner de nos spécificités textuelles et usuelles pour découvrir la diversité, celle de leur semblable qu’ils ont tant de mal les uns les autres à se reconnaître seulement pour des raisons culturelles qu’ils croient immuables.

 

Les grecs nommaient la terre Gaïa, la terre au large sein capable de nourrir le monde, la laïcité c’est un peu cela, elle est capable de faire une place à tous les hommes avec leurs diversités de pensé, mais elle a une exigence, la liberté, l’égalité et la fraternité. Nous ne retrouvons pas tout cela dans les commandements religieux et les modèles économiques.

 

 

 

 

 

                                       

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 00:34

 

 

Il y a comme cela sur le net des informations qui circulent émanent d’associations de défense de ceci ou cela, je suis tombé au hasard sur une émanant de Ligue de Défense des Conducteurs 176 bd Voltaire .75011 Paris.

 
La ligue de défense Envoyé: Mercredi 6 Avril 2011 17h20:30 GMT +01:00 Amsterdam / Berlin / Berne / Rome / Stockholm / Vienne, un mail donnant son point de vue sur la propagande gouvernementale sur les radars qu’ils considèrent  être une honte.

 

Je les laisse libre de ce qualificatif, je dirais que le gouvernement dans le cadre plus général de son positionnement électoraliste basée sur le besoins de sécurité qu’il entretien et instrumentalise au travers de la caisse de résonance que sont les médias et le FN, en remet chaque fois qu’il le peut une couche si cela contribue à inquiéter à population ou à faire la démonstration de son efficacité dont nous savons maintenant que ce n’est que du paraître.

Sauf peut-être sur ce point précis où il allie l’illusion de la sécurité et la machine à sous, c’est ce qu’explique cette association.

La « propagande » allie au travers d’une information publicitaire, des données chiffrées comparatives qui leur donne une allure pseudos scientifiques, alors que ne s’allie que des chiffres habilement sélectionnés pour atteindre un but politique qui consiste a faire des radars une nécessité absolue pour sauver des vies.

 

Il n’y a pas si longtemps en février quand sont tombée les mauvais résultats de l’accidentologie routière, chacun d’en rendre responsable la vitesse, de la même manière que d’autres écrivent les français veulent ceci ou cela sans jamais faire la démonstration d’où ils retirent cette assertion. C’est une mode plus besoin de prouver, dénoncer suffit, il suffit de justifier sans soucis de vérification, nous vivons comme cela, l’essentiel étant de paraître, et les conséquences en sont le développement d’un sentiment, d’une opinion.

C'est-à-dire d’une approximation fixée par un paraître médiatique et propagandiste, alors que par le net nous disposons des moyens de rechercher les éléments réels les données, sauf que cela demande du temps des compétences parfois, et une capacité de discernement.

 Cette année le gouvernement va dépenser des millions pour l’achat de 1000 radars de plus, flasheurs embarqués sur des motos en circulation, pour accélérer encore la répression sur les conducteurs au seul prétexte de notre sécurité, mais la ventilation de ces sommes financières démontrent qu’elles s’apparentent à une recette fiscales dont l’encaissement est des plus rentable, car la sécurité routière est  la vache a lait où l’on gagne à tout les coups, il suffit de se placer au bord d’une route pour encaisser, car il est impossible de rouler sans commettre une infraction.

L’application de la sécurité routière et son respect sont schizophrénique.

La Ligue de Défense des Conducteurs, nous enquêtons depuis plus de deux ans sur la répression routière. Et nous ont relevés d’autres approches que les gouvernants taisent.



n°1 : tel qu’à ce jour, aucune étude scientifique française n’établit un lien direct entre vitesse et mortalité routière, seulement une relation de probabilité.

Au lieu de mener des analyses poussées sur les causes d’accidents, le gouvernement nous développe en boucle son éternel dogme: « 1 % de vitesse en moins, c’est 4 % de morts en moins ». Mais au final il n’y aucune base  scientifique à cette affirmation ?

Apparemment il s’agirait d’une vague étude suédoise datant des années 1980, jamais réactualisée depuis, ni même adaptée à la réalité française.

 

Une étude scientifique, c’est pare exemple sachant que la prise d’alcool à hauteur de 0,25 grammes dans le sang réduit les réflexes de deux secondes (au hasard), si en fonction de la vitesse où véhicule le parcourt un trajet de plus durant ce temps, il faut démontrer que cette distance supplémentaire est la cause de l’accident, et que sans elle le chauffeur n’aurait pas percuté un obstacle ou autre chose. C’est ainsi qu’un accident survenant sans cette étude ne peut être attribué à un taux d’alcoolémie. Là aussi nous nous contentons d’une approximation, si l’alcotest est positif l’affaire est dans le sac sans autres appréciations. Là aussi l’opinion est acquise.

Mais c’est un dogme très pratique : il permet de s’acharner sur la vitesse, et de faire passer le moindre petit dépassement de la limite autorisée pour un acte criminel. Ce qui, bien sûr, légitime les radars dont 93 % des flashs concernent des dépassements de moins de 20 km/h.

C’est pour cela que la ligue préfère à d’autres études, menées par exemple aux Etats-Unis, qui montrent au contraire que permettre aux conducteurs d’adapter leur vitesse aux conditions de conduite fluidifie le trafic et fait baisser le nombre d’accidents.


N°2 : 4001, c’est bien le nombre de tués sur nos routes en 2010

Depuis le début de l’année, le Ministère de l’Intérieur se félicite d’avoir fait baisser le nombre de tués « en dessous de la barre des 4000 », et communique sur les chiffres provisoires de décembre 2010 (3994 tués), même dans sa dernière campagne de mars 2011 ! Pourtant, les derniers chiffres sont bien connus et ont été publiés par l’Observatoire de la sécurité routière, qui démontre que le nombre de tués sur nos routes en 2010 est malheureusement supérieur à 4000.

Non seulement le gouvernement nous ment impunément, mais le plus écœurant, c’est qu’il réduit la vie des millions de personnes qui circulent sur les routes à un symbole politique, en droite ligne de son instrumentalisation dont nous avons pris l’habitude, et qui est tellement émotionnel que prendre le contre-pied comme je l’écris ou le fait cette association est se faire taxer de laxiste, alors que la sécurité routière repose aussi sur bien d’autres mises en œuvre que ce dogme autour de la vitesse. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?id=918&reg_id=0


N°3 : deux radars sur trois ne sont pas placés à des endroits dangereux

le gouvernement nous laisse croire que les radars sont placés dans des zones accidentogènes » (et non dans de belles lignes droites...), le gouvernement nous dit qu’il y a « 66 % de morts en moins à proximité des radars », mais il tait que cette statistique n’est calculée qu’à partir de 697 machines, soit environ un radar sur trois. Pour qui se souvient de l’étude du magazine Autoplus, qui en avril 2010 démontrait que deux radars sur trois ne sont pas placés à des endroits dangereux, la supercherie est claire : cette statistique a été élaborée en ne prenant en compte que les radars placés en zone accidentogène, et une fois de plus la réalité est travesti et permet de rependre une opinion.



On comprend bien pourquoi les pouvoirs publics n’intègrent pas l’ensemble du parc de radars dans leur calcul : au seul palmarès des 60 radars qui flashent le plus en France, 50 d’entre eux sont sur autoroute, soit le type de réseau le plus sûr du pays !

L’on peut légitimement s’interroger s’ils sont dissuasifs ou une simple tire lire.



N°4 : la baisse de la mortalité routière est bien antérieure à la mise en place des radars

Le nombre de tués sur les routes est en baisse depuis plus de 30 ans : il est passé de quatorze mille en 1973 à cinq mille en 2003 et 3994 officiel en 2010.

Cette amélioration de la sécurité routière d’année en année est due principalement à l’optimisation de la sécurité dans les véhicules, à la modernisation du réseau routier, à la lutte contre l'alcoolisme au volant, aux campagnes de sensibilisation et à une répression ciblée et mesurée.

Or, le gouvernement veut nous faire croire que, depuis 2003, la baisse du nombre de tués est due aux seuls radars, alors qu’elle ne fait que s’inscrire dans la continuité d’une baisse qui dure depuis plus de 30 ans ! http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/media/1/6568/QACTU_IMG_PREVIEW.jpg



N°5 : l’Etat a empoché plus d’un demi-milliard d’euros l’année dernière grâce aux radars.

Les radars rapportent gros : 974 millions d’euros en 2010 ! Dans sa campagne de propagande, le gouvernement affirme que « l’argent des radars ne sert pas à remplir les caisses de l’Etat ».

Regardons alors comment ont été réparties les recettes des radars en 2010 Source : rapport Carrez-Mariton, Commission des finances de l’Assemblée nationale, Projet de loi de finances 2011.
Achat et entretien des radars 212 millions d’euros.
Financement des infrastructures de transport 180 millions d’euros.
Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances 35 millions d’euros.
Conseil généraux 30 millions d’euros.
Etat 517 millions d’euros.
Non seulement l’on peu s’interroger ce que vient faire l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances dans ce partage pour améliorer la sécurité routière, mais surtout on voit que l’Etat a perçu plus d’un demi-milliard d’euros grâce aux radars en 2010.

Avec tout cet argent, rien d’étonnant à ce qu’il puisse se payer des encarts publicitaires hors de prix dans tous les quotidiens nationaux et locaux, et tartiner quatre pages d’une propagande plus qu’une information ou prévention des français.

Il n’y a pas de surprise dans ce domaine, pas plus qu’en d’autres, pour un gouvernement qui c’est inscrit dans le tout répressif comme réponse  à toutes difficultés et comme fin électoraliste. <liguedesconducteurs@capaudience.com> pour ceux qui désirent plus d’information.


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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:58

 

 

 

Au lendemain des régionales la classe politique s’émouvait et s’engageait à prendre en considération cette abstention, le verdict est tombé avec les cantonales, même s’il faut relativiser.

 

Pourtant l’important me parait comprendre que nous n’allons pas rester dans cette situation sans qu’il se produise un événement.

Je ne crois pas que les français  s’américanisent en restant dans une abstention d’indifférence comme au State, même si feu Frêche à eu souhaité une bipolarisation politique comme chez eux avec deux parti de pouvoir, notre histoire politique est trop différente.

 

En fait il faut regarder cette abstention comme un réservoir de voix, un potentiel électoral susceptible d’assurer la victoire de celui qui saura les conquérir.

 

Un potentiel de voix méfiants renvoyant dos à dos tous les partis, et dont les exigences à ce jour sont inaccessibles, tant leurs méfiances touchent des organisations que l’on ne peut réformer avec des promesses électorales, que ce soit le G20, l’OMC, l’UE pour ne citer que ceux là, ou sans se mettre à dos la communauté internationale « libérale capitalistique », sans entrer dans un conflit demandant de disposer de la capacité de lutter durablement.

 

Les abstentionnistes disent ce qu’ils ne veulent plus ou ce dont ils se méfient, et c’est de ce refus qu’il faut que les politiques extraient un futur dont eux mêmes n’ont pas la vision.

Mais parfois c’est déjà important de savoir ce que l’on ne veut pas.

 

Il y a donc pour les partis une nécessaire remise en cause de leurs propres idéaux ou valeurs à faire pour capter ce potentiel.

 

Il semble que l’on se dirige pour les présidentielles sur des choix de refus plus que d’acceptation, et il est fort à parier qu’après cette élection il y ait des scissions dans au moins deux partis PS et UMP suivit de recompositions avec la participation des partis centristes.

 

Nous ne pourrons pas rester avec cette abstention, qui même si elle se mobilise au présidentielle, elle ne changera pas d’opinions, car elles ne sont pas de circonstances comme l’indique ces deux élections.

Il me semble que les partis qui en sont à l’origine n’aient pas les moyens de faire une offre novatrice, l’UMP va s’enfermer dans sa lepénisation, à moins que les « Gaullistes » s’éveillent, le PS devrait dévoiler tantôt son programme, mais je doute qu’ils remettent en cause les organisations dont se méfient des français, les centristes vont jouer le clientélisme, le FN le populisme, et les gauches vont rester chacune chez elle.

 

D’évidence nos politiques gestionnaires du réel sont irréversiblement bloqués, bloqués par le système de pensé unique, qui loin d’avoir démontré son efficacité à généré un abstentionnisme de rejet face auquel ils n’ont que des solutions éculées issus d’un passé qui se meurt et dont l’on sait depuis 30 ans qu’elles n’apportent pas d’amélioration, et mal heureusement ceux qui prônent des solutions qui bouleverserait la donne, les abstentionnistes les boudent.

 

La redistribution de la richesse sera un pis allé momentané, car sans toucher aux modèles elle accélèrera même la capitalisation financière qu’elle se veut combattre (un autre débat).

 

L’abstention peut être un mal bénéfique.

 

Son essor commence avec les européennes suivant un vieil adage loin des yeux loin du cœur. Il est bien naturel que plus les informations et les perceptions s’éloignent de sa sphère sensorielle et émotionnelle c’est le cerveau, la raison, l’intelligence qui captent, enregistrent ce que l’on ne peut percevoir du regard, toucher du bout des doigts, entendre de ses oreilles.

Le rôle des acteurs politiques est alors essentiel pour donner à comprendre ce que l’on vit par procuration, ce qui nous affecte sans disposer des moyens d’en exercer un contrôle personnel.

 

Alors ce sont les relaies médiatiques qui  délivrent leurs messages, les font circuler pour atteindre tous les citoyens. Aucun d’entre nous ne c’est assis à la table d’un G20, ni de la sphère de discussion de l’OMC, et encore moins du rassemblement de Davos, et pourtant ces organisations rythme notre vie.

Il en va ainsi depuis des lustres, depuis que nous sommes sortis du clan et du groupe pour former d’immenses sociétés que notre être ne peut embrasser. Force est donc de faire appel au cerveau pour tenir par lui une représentation de ce que nous ne connaitrons jamais.

 

C’est ainsi que l’éducation et l’instruction sont une pierre indispensable de cet édifice sociétal.

Et plus la société se complexifie, plus cette éducation et cette instruction doit croitre pour offrir aux citoyens une bonne représentation du monde qu’ils ne verront, toucheront, entendront jamais pour la majorité d’entre eux.

L’histoire et la conscience politique est donc primordiale pour qu’une société évolue dans la démocratie, pour qu’une société trouve des solutions aux dictats qu’elle se construit invariablement en recomposant sans cesse ses relations instinctives (dominant dominé).

 

C’est quelques rappel pour dire une chose simple, les 23 422 367 millions d’abstention du 1° tour des régionales et les 11 856 841 du 1° tour des cantonales partielles, ne sont pas le fruit du hasard.

 Les interpréter et délicat car elle est hétérogène, mais si l’on s’intéresse à ce que pensent les français de leur société alors des pistes s’ouvrent.

J’ai déjà écrit plusieurs articles sur ce sujet je rappelle quelques données.

 

La politique à abandonné l’idéologie pour le pragmatisme financier, et très vite le dogme de la loi du marché a démontré sa dictature en annihilant la liberté de penser autrement, mais surtout en entretenant une fracture intellectuelle, dans un monde où le savoir se multiplie à la vitesse des découvertes et des technologies alors que l’enseignement pour la plupart des français s’arrêtent avec leur scolarité qui ne leur donne plus les moyens de lire le monde.

Tenu de s’informer politiquement (88% par la télé) sur des médias médiocres qui ne véhiculent que des polémiques et des ragots, ils s’éloignent de ce qui devrait les rapprocher comme en témoigne cette enquête d’opinion (CEVIPOF).

69% des français se méfient des autres.

29% des français ont confiance en leur président,

31% en leur député européen

38% en leur député (parlement)

43% en leur conseil général

52% en leur maire.

Cela s’appelle un replie sur soi, car il faut attendre le niveau le plus étroit pour dépasser les 50%, car le maire est accessible à notre sphère sensorielle et émotionnelle.

83% des français pensent que les hommes politiques ne se préoccupent pas des gens comme eux.

57% pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien

56% n’ont confiance ni dans la gauche ni dans la droite

C’est pire pour les organisations sociales économiques

13% ont confiance dans les partis politiques 81% s’en méfient

20% ont confiance dans les banques 74% s’en méfient

22% ont confiance dans le G20 72% s’en méfient

27% ont confiance dans les médias 67% s’en méfient

29% ont confiance dans l’OMC 65% s’en méfient

33% ont confiance dans les syndicats 61% s’en méfient

37% ont confiance dans les grandes entreprises privés 57% s’en méfient

40% ont confiance dans l’Union Européenne 54% s’en méfient

43% ont confiance dans les grandes entreprises publiques 51% s’en méfient

64% ont confiance en leur police 30% s’en méfient

78% ont confiance dans les hôpitaux 16% s’en méfient.

Nous voyons dans ce champ d’opinions que c’est la peur et la méfiance qui prédominent.

27% des français sont pour l’ouverture au monde, 40% estime qu’aujourd’hui l’on doit s’en protéger, 32% ni l’un ni l’autre.

Comme on le lit la sphère qui ne s’acquiert que par le savoir et la représentation cérébrale du monde  ne rassure pas, au mieux laisse indifférent

96% sont pour la réforme du capitalisme

69% estiment que leurs enfants auront moins de chance de s’en sortir

29% estime qu’il y a plus de corruption, 64% autant mais l’on n’en parle plus, 6% moins.

74% ont de la méfiance envers la politique au sens générique.

59% estime qu’il y a trop d’immigré en France.

Ainsi quand nous lisons ces résultats, ce n’est pas de l’abstention qu’il faut être surpris, mais que des citoyens aient encore le courage de voter pour leurs candidats dont ils espèrent être entendus, (mais il semble que ce soit en vain, au moins les débats des présidentielles le préciserons).

Ces résultats sont loin d’être un mal, certes ils créaient une situation à risque en permettant l’élection d’élus qui ne sont pas représentatifs, et à qui l’on pourra contester la légitimité.

Mais ils disent bien plus que cela, ils donnent à la fois la mesure de l’impasse dans laquelle nous sommes, et offre un potentiel de voie disponible.

L’impasse.

L’impasse est que ces millions de français en ruptures avec notre société occidentale politico-économie  ne peuvent espérer obtenir satisfaction.

D’une part la représentation qu’ils se font de la classe politique et de leurs élites est amplement distordue par l’effet loupe de l’information médiatique qui dévoie le relaie nécessaire, en substituant aux informations politiques soit les intérêts de classe qu’ils défendent, soit en commentant l’insignifiant, l’émotionnel, le polémique, le théâtral, et si une majorité de français se méfient des médias, ils restent tout de même affectés par ce qu’ils en écoutent à leur corps défendant.

Cette méfiance semble se faire sans discernement, même contre leur propre désir.

Si 96% espère voir le capitalisme se réformer, ils ne font pas confiance aux les partis qui le proposent, et d’autres l’espèrent des partis qui le soutiennent.

De cela nous avons entendu d’étranges discours réformateurs par notre président sans aucune suite bien évidement comme nous l’avons vécu. Quand à ceux qui attendent une telle réforme du PS, il faut attendre leur programme, mais sans trop d’illusion à mon sens.

De plus ce désir de réforme du capitalisme me parait reposer sur une confusion, car bon nombre de ceux qui la formulent  veulent en définitive que le capitalisme les serve.

En fait ce dont ils se plaignent c’est d’en être exclus au bénéfice d’une classe, au bénéfice d’une oligarchie financière, à laquelle ils participent, par leurs placements financiers que d’autres utilisent à leurs propres fins, par l’enrichissement qu’ils en retirent pour disposer du pouvoir économique et celui d’intimer les états (la dette).

De manière identique pour les institutions internationales, G20 OMC UE, ce qu’ils en perçoivent et moins leur utilité de concertation internationale, que la certitude que les maitres du monde, les oligarchies y font entendre leurs voies qui concours toujours à y  réclamer le renforcement de leur pouvoir afin de disposer d’un marché et non de prendre en compte les désirs des populations si elles n’entrent pas dans leurs fins.

Peut-on raisonnablement leur échapper, et si c’est possible les remplacer par quelle forme de coopération internationale. La question est posée et les réponses données par les partis  ne conviennent pas à une majorité de français.

Les français estiment qu’il y a trop d’immigré, et ont confiance à la police. Ces deux opinions font comprendre les positions du gouvernement entre les deux élections, le soutien aux policiers contre la justice, le vidage des Roms et autres chasses à l’immigration.

Au lendemain des régionales c’est en ne tenant comptes que de ces deux aspects que le gouvernement à construit son action visible. Mal lui en pris comme le démontre les cantonales.

Les voix captées au FN en 2007 lui sont retournées et les abstentionnistes le sont restés.

Difficile alors d’interpréter en quoi les français ont confiance en leur police, et quel est le contenu de « trop d’immigration », quand nous savons que dans les « ethnies » qui la compose ne se différencient pas les réels immigrés de ceux qui sont français. L’on peut comprendre que l’amalgame régnant entre immigration et musulman ne permet pas de clarifier ce point ci et que les médias entretiennent un sentiment d’insécurité.

A cela  nous devons ajouter que de l’accroissement de la population mondiale s’en suivra un appauvrissement par la raréfaction des ressources qui ne fera que rendre le problème plus cuisant.

D’une certaine manière nous pouvons penser que l’abstention est un phénomène qui va durer, quel que soit les postulants aux présidentielles, et nous courons le risque d’une américanisation de la vie politique, devant l’incapacité de la majorité de la population de participer à une révolte, car une majorité pensent que le vote peut changer la société. (C’est jolie la naïveté, surtout quand c’est le capitalisme, OMC et EU qu’ils veulent réformer, comme si le référendum sur le traité ne leur suffisait pas)

C'est-à-dire un faible taux de votant et une bipolarisation bonnet blanc et blanc bonnet entre les deux gestionnaires de la réalité économique, le PS et l’UMP, avec chez chacun d’eux un risque de scission sur les orientations qui doivent les différencier, pour le PS, une aile vers le socialisme historique de gauche, pour l’UMP une aile qui se lepénise, avec deux partages semblable une régulation sociale abandonné au bénéfice de la financiarisation de la vie, et chez chacun de ces partis des voix pour prôner ce retour.

Si ce retour s’opère, de fait, N.Sarkozy et D.Strauss kahn seront hors jeu.

Le paradoxe étrange est, que cette étude du CEVIPOF démontre toute la méfiance des français pour les représentations du « libéralisme capitalistique » et quand on leur propose de choisir un candidat potentiel pour les présidentielles ils se prononcent pour ceux qui leurs imposent ce qu’ils veulent réformer ou de quoi ils se méfient.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les questions induisent les réponses quand l’on sélectionne d’avance les candidats.

Mais l’on peut considérer que cette abstention qui s’affirme n’est pas une lubie ni comme le commente trop de faiseurs d’opinions des erreurs ou un désintérêt des votes en question, même si nous savons que ce ne sont pas toujours les grandes idées qui font prendre les décisions, mais les tracas du quotidien, G. Frêche avait bien compris cela, même s’il l’expliqua de manière peu courtoise.

Alors face à des français abstentionnistes qui ne seront pas entendus par ceux qui gèrent le capitalisme, face à ces mêmes français qui ne pensent pas que les minorités politiques qui partagent leurs opinions soient capables de les représenter, les abstentionnistes sont dans l’impasse.

Un mal bénéfique.

Nous nous trouvons donc avec un potentiel de prés de 24 millions de voix disponibles, et chaque parti a compris, je l’espère, que ce n’est pas en restant sur leurs positions qu’ils pourront les séduire.

Les français qui espèrent une réforme de leurs partis votent déjà pour eux.

L’UMP ne semble pas vouloir décrocher de l’immigration et de la sécurité. De Villepin sera-t-il leur souffler, que l’existence n’est pas que comptable ?

Le PS semble avoir fait ce grand écart, mais si c’est D. Strauss Kahn ou F Holland qui sortent des primaires il sera de courte durée.

Restent les autres, ceux qui sont éparpillés et que tous parait diviser, exception faite du FN  dont les valeurs fascisantes sont un danger à long terme.

Ceux-ci resterons minoritaires, au mieux ils joueront les charnières, pour faire évoluer dans leur sens, dans leurs idéaux quelques projets qui seront inévitablement réabsorbés par les « dominants systémiques » que nous entretenons, puisque ils ne seront pas modifié par les partis qui accèdent aux commandes de l’état, et ces minoritaires ne disposeront pas de contre poids efficaces, hormis faire des défilés carnavalesques (comme pour la défense des retraites).

Alors y a-t-il d’autres possibilités, certainement, puisque la situation évoluera que l’on en soit l’ordonnateur ou pas. Si nous voulons que cela viennent des partis de « pouvoir », il faudra attendre un conflit majeur par une potentialité guerrière.

Sinon il est plus facile aux petits partis de se pencher sur l’avenir pour répondre à  ce potentiel de voix qui n’attend qu’une espérance, car en l’état de ceux qui nous dirigent, ils pensent à 69% que leurs enfants auront moins de chance de s’en sortir.

C’est une chance inespéré que de ce trouver avec un potentiel de 24 million s’électeurs à prendre car ils veulent réformer le capitalisme et non pas confiance dans les institutions mondiale en place.
Cela ne durera pas éternellement, alors il faut savoir faire les pas qui coutent, et j’ai bien peur que le NPA, le PS, le FG, des individualités comme Dupont Aignan, Cheminade, et d’autres restés dans l’ombre, regardent passer le train, pour rester sur leurs valeurs rassurantes, car connues, plutôt que de se lancer dans une aventure incertaine, mais innovatrice essayer de fonder un parti pour répondre à l’espérance 24 millions de français, et extirper d’aujourd’hui, demain.

Mais demain se construit avec les acteurs sociaux économiques de notre pays. Pour réaliser cet objectif les hommes existent aujourd’hui, et si j’en ai critiqué certains d’entre eux c’est parce qu’ils peuvent mieux faire. Il suffit peut-être de leur donner seulement un autre but qui soit autre qu’un but comptable.

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 00:44

Soirée électorale sans grand intérêt si ce n’est ce que nous avait indiqué le premier tour, une abstention significative, un vote blanc et nul  non révélateur pour ceux qui au lendemain des régionales espérer un rassemblement politique des votes blancs.

Quelques chiffres des votes blancs ou nul pour les cantonales sur le premier tour depuis 2001, 614 499 ; 2004, 526 532 ; 2008, 55 938 ; 2001, 278 463.

 

C’est au premier tour, que les électeurs expriment leurs préférences, et ce sont seulement ces résultats qui sont indicatifs de la progression des partis.

c’est dans ce premier tour que chacun peut trouver un représentant à sa convenance, et choisit donc son affinité ou son désintérêts.

Le deuxième tour est celui de l’élimination, le choix du moindre mal pour ceux qui en sont exclus, l’on comprend parfaitement que s’ils se prononcent pour un des deux candidats resté en lice, ce n’est pas parce qu’ils s’en sentent partisan, mais seulement proche par grande famille ou par opposant.

C’est donc à tord qu’au deuxième tour l’on attribut les votes exprimés en vers un candidat à son parti.

L’on ne peut donc tirer du deuxième tour la représentativité d’un parti en fonction de la représentation nationale du vote des électeurs. Les classer dans un des deux partis restés en lice nous conduit à cette bipolarisation fausse, et induit en erreur.

Par contre l’on peut en retirer toutes  significations sur les alliances entre les uns et les autres, et les tendances des différentes régions ou département, bref tout le travail d’analyse des reports.

 

Loin de l’immédiateté j’ai comparé les résultats des cantonales depuis 2001, car c’est dans la durée que l’on apprécie la valeur d’un parti.

Durant toute cette élection il n’a été de cesse de parler de la progression du FN nouveau tiré par sa nouvelle présidente.

 

Effet médiatique par excellence, mais réalité d’une tendance de pensé d’extrême droite semble à celle qui caractérisait le FN chez les électeurs de l’UMP, ce qui m’avait fais écrire dans mon dernier article qu’il en était le dindon de la farce.

 

Une analyse de tendance se doit de tenir compte des votes exprimés au premier tour, l’on ne peut donc tirer du deuxième une quelconque progression d’un des deux partis restant en lisse, ce deuxième tour n’étant fait que pour attribuer les sièges.

 

Et c’est de cela dont nous entretiennent les médias, alors que les résultats comparés depuis 2001 sur les grandes partis et le FN qui fait la une depuis quelques semaines disent autre chose.

                   2001                    2204               2008                2010

Votant.         13 889 701          12 816 940      13 889 701     9 439 097

Abstention.    7 519 012            7 237 016         7 519 012   11 856 841

Socialiste.      2 706 319             3 226 000        3 565 597    2 284 967

UMP.             1 529 072             2 574 000        3 143 259    1 554 744

FN.                 1 208 948             1 490 000            644 239   1 379 902

 

Ces quelques chiffres en disent plus long que tous les discours médiatiques.

L’on y voit une stabilité du FN, et un électorat qui l’avait abandonné pour l’UMP en 2008 dans la suite de l’élection présidentielle de 2007 qui les avait courtisait, et une mobilisation certaine malgré une abstention élevé, ce qui a fait le jeu de sa présence dans beaucoup de duel du deuxième tour et non pas du à une forte poussé de son électorat comme cela se rapporte.

L’échec de l’UMP est patent, tandis que le PS retrouve un score de 2001.

 

S’il n’y a pas de progression du FN l’on peut dire que le retour de ses électeurs au bercail a été moins érodé par l’abstention que les autres partis.

Il n’y a donc pas lieu de privilégier les thèmes qui leur sont chers, puisqu’il n’y a guère plus 1 500 000 de citoyens qui y sont sensibles alors que 11 856 841 ne les considèrent pas plus crédibles que les autres.

Alors du deuxième tour il ne peut en être retiré que la satisfaction politicienne de la langue de bois et les sempiternels bavardages et extrapolation qui nourrir le vide de la pensé politique.

 

Une fois de plus l’UMP pense que les abstentionnistes sont obnubilés par le débat sur la laïcité ou la place de l’islam et la sécurité, s’en est ahurissant ils reçoivent après les régionales une deuxième gifle et nous ressorte le même discourt d’après les régionales, ce discours qu’ils ont appliqué et qui est la cause de leur nouvel échec, docteur c’est quoi une obsession ?

Il serait temps que la droite social démocrate retrouve de la voix et des voix

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 21:03

Ce fut un événement que notre président ait viré MAM, d’habitude il s’accroche, d’ailleurs il en fait une fois de plus la démonstration avec le débat de la place de l’islam en France.

Il avait essuyé un échec avec le débat sur l’identité française, qu’a cela ne tienne, il remet l’ouvrage sur le métier, sans autres considérations, alors qu’un événement heureux pour les populations du Maghreb génère pour 75% des français une crainte, et porte le FN en haut des sondages présidentiel, à la seule pensé d’une l’invasion par un flux migratoire, et cerise sur le gâteau l’affaire guerrière libyenne devient dans la bouche de quelques malheureux une croisade. Allons-nous à l’exemple de son roi le plus emblématique (ST LOUIS) rétablir la rouelle

Les propos populistes (dans leur acception péjorative que ne définie pas le dictionnaire) vont bon train et ceux fascisants ou xénophobes suivent, mais beaucoup d’hommes politiques en vue de leur réélection surfent sur la vague porteuse, et ils s’y glissent inconsciemment comme y glisse notre pays en toute bonne foi. 

 Si nous avons besoins de lois protectrice, c’est que certains d’entre nous sont racistes, qu’ils considèrent que leur morphologie est un signe de supériorité par rapport à d’autres ou parce qu’ils n’ont pu ou su socialiser notre naturel xénophobes. Hortefeu et Zemmour démontrent à différentes échelles les problèmes d’expression que cela soulève, sans omettre de rappeler ceux du regretté G. Frêche.

À moins d’hypocrisie nous ne pouvons pas ignorer, la difficulté d’un certains nombres de français d’accepter la nationalisation et l’immigration des ex français de nos colonies qui ont recouvraient leur indépendance, comme symptômes de maux compréhensibles.

Nous n’ignorons pas non plus qu’il devinrent par l’amalgame le fond de commerce du FN, faire à mesure que progressaient nos difficultés économiques faisant d’eux les boucs émissaires de nos maux.

Phénomène qui s’amplifia avec le 11 septembre en désignant insidieusement le musulman comme ennemie, et, la rumeur suivit de l’amalgame acheva de désigner cette religion persona non gratta, comme s’il s’agissait d’une nouveauté, comme si nous avions du attendre le 11 septembre pour connaitre les dangers des communautés religieuses, pour  savoir que des mythes fondateurs déterministes se transforment toujours en dogme doctrinaire sclérosant.

Plus sournoisement certains d’entre nous ne se sont pas débarrassés du syndrome de la nation supérieure, et ne voit en l’islamisme des valeurs et attachement ritualistes rétrogrades parce qu’ils ne se réforment pas à la vitesse de la circulation de l’information occidentale. Un occident populaire qui croient que l’on change de culture comme l’on change de mode vestimentaire, inconscient qu’ils se livrent eux-mêmes par leur rituel économique déterministe et tout aussi dogmatique à d’identiques attachement.

La loi de dieu ou la loi du marché sont tout autant l’une que l’autre dénué de réalité absolue pour n’être que des concepts humains qui placent « le père » au dessus, dans un lieu externalisé inaccessible à l’humain, exigeant de lui soumission et sacrifice.

S’il n’est pas contestable que le multiculturalisme est source d’incompréhensions, de peurs, ce n’est que par choix que les cultures se mélanges. A ce jour tous les mélanges culturels se sont faits par les invasions, les famines et la colonisation. Sauf depuis l’après guerre, où c’est le développement économique des pays européens qui a ouvert la porte à l’immigration des pays frontaliers limitrophes, puis du pourtour de la méditerranée pour disposer de mains d’œuvre.

Et aujourd’hui ce n’est pas parce que la croissance n’est plus au rendez-vous en Europe que les rêves d’eldorado exportés par l’occident vont se tarir pour ces populations d’Afrique et d’Asie mineure chez lesquelles le développement économique n’a jamais pu dégager le plein emploi, ni élever un niveau social comparable à celui qu’ils viennent rechercher en Europe.

Alors toutes les acrimonies, toutes les raisons, toutes les différences, en fait tous les motifs historiques et actualisés (11/9/2001), cachés, retenus, resurgissent pour stigmatiser ceux que l’on considère comme en trop.

Sauf que la culture musulmane sur laquelle certains finissent par faire une fixation, est partagée par beaucoup de ceux devenus français par colonisation, acquisition ou droit du sol dans le respect de notre constitution.

Ainsi, dans un pays qui n’est plus en mesure d’intégrer par le travail les autres cultures, la plus grande confusion par l’amalgame c’est installée dans la population, alors cette appartenance musulmane devient un refuge salvateur d’identité face la stigmatisation et le rejet larvé contenu par la loi sur la discrimination.

 Après quoi nous avons vu apparaître des stratégies de contournement, l’immigration positive, le débat sur l’identité, et maintenant la place de l’islam en France manière de focaliser les discriminations sans tomber sous le coût de la loi.

L’amalgame et la confusion construite sur de réels comportements xénophobes ont généré des lois anti discriminantes, (se rappeler des ratonades, les discriminations sociale au faciès, ou racistes, tel que les populations d’Afriques seraient viscéralement fainéantes par nature), qui, tout en protégeant ces populations de réelles discriminations, paralysent le débat laïque sur des événements mesurables, car les différences sont l’objets, non de complémentarité et de syncrétisme, mais de classification ethnique pour justifier de justes réminiscences, voire de détestations, au pire de confrontations meurtrières comme celles que nous avons connu dans certains états Africains (rouanda), au minimum un glissement fascisant.

C’est pour cela qu’un jour j’ai écrit un article expliquant que l’on ne choisit pas de devenir fasciste, c’est lui qui ce glisse en nous. Il s’installe aussi au travers de remarques négatives qui nous paraissent être de la critique mais qui n’en sont pas, comme celle que l’on a attribué à Hortefeu, Frêche et d’autres

 

C’est ainsi que les déclarations et discours qui péjorent les diversités, caché sous l’aspect d’une critique, exigent une distinction subtile et discutable, quand vient même ceux qui s’y livrent ne s’y reconnaissent pas.

S’il était facile de montrer que le fascisme se caractérise par une politique d’élimination de l’ennemi intérieur, il serait aisé de déterminer la politique qui conduit à cette élimination des individus, et les autres ne l’accepterait pas, et il serait facile de démontrer que la critique formulée est une analyse fascisante.

A Marseille les melons se ramassent en secouant les échafaudages. Ce n’est qu’une histoire, mais pas forcément drôle si elle permet de maintenir un climat délétère propice à la xénophobie.

Tous les pays ont de telles histoires les uns envers les autres, certaines ne sont plus xénophobes pour autant, tant elles s’inscrivent dans une historicité qui les a réhabilité et elles ne sont plus forcément dangereuses, et même parfois plaisantes, elles ne servent pas toujours à définir l’ennemi. C’est ainsi que devant cette difficulté d’appréciation nous n’allons pas pouvoir jouer les inquisiteurs et rechercher qui émet une plaisanterie et qui déverse sa xénophobie, et cette impossibilité (heureusement) offrira l’espace indispensable au glissement fascisant (malheureusement).

Mais c’est seulement le temps qui le dira quand d’autres événements viendront s’ajouter à ceux là et composer l’effet qui en ressortira, ces plaisanteries (puisque ce sont elles que j’ai prise en exemples) auront alors permis de maintenir un état d’esprit xénophobe ou raciste. C’est aussi difficile que cela, c’est la parabole biblique du trie du bon grain et de l’ivraie, ce que nous qualifions aujourd’hui de capacité de discernement acquise par le savoir.

 

Alors comment se fait il que la plus grande masse de la population dénie comme tels, les éléments de la fascisation qui se mettent en place, tel la recherche d’un chef charismatique, le replie identitaire, le nationalisme, la remise en cause du libre échange, le contrôle de l’opposition, le contrôle de la vie civile, le contrôle du parlementarisme, l’opposition au capitalisme, au socialisme, l’embrigadement des masses (manipulation), dans un monde ou les moyens d’informations ne sont jamais été aussi important.

 

Si ceci est difficile à comprendre, c’est parce nous mêmes, qui sommes des citoyens respectables, en sommes porteurs, et donc à partir de là, nous élisons ceux en qui, nous retrouvons nos perceptions.

 

Dans le même temps, démocratie électorale oblige, certains de ceux qui veulent nos votes s’inscriront dans l’instrumentalisation de leurs perceptions, et deviendront porteurs et créateurs des éléments à orientations fascisantes au travers de leurs fonctions et attributions, (souvent le populisme péjoratif est avancé comme signe avant coureur, lui même le fruit de l’ignorance). Il ne faut donc pas croire que parce que nous allons éliminer l’un ou l’autre de ces élus, (qui ne sont que les effets), nous éliminerons la cause que nous tous pouvons porter.

 

C’est en cela que les médias, (qui ont un rôle et une responsabilité d’acteurs déterminants), se trouvent être les propagateurs de ce glissement vers la "fascisation". Rares sont ceux parmi les faiseurs d’opinions qui ont la lucidité d’une analyse sociologique, puisqu’ils ne visent que l’audimat que peut induire l’instrumentalisation de l’émotion sans savoir qu’ils font le lit du fascisme, ou, tel n’est pas leur souci si cela rapporte du profit.

 

Comment y contribuent ils, lorsque un individu est sollicité par les médias pour compatir à un événement émotionnel, à l’écoute du fait, son cerveau recherche une référence comparative dans sa base de données cérébrale (la mémoire analogique), s’il ne trouve pas un élément comparatif (parce que sa vie n’en comporte pas), il va adopter et mémoriser celle que lui propose les médias (l’environement), et quand sur un fait similaire ou d’émotion égale, il sera sollicité à nouveau, son cerveau fera un copier coller. C’est ainsi que la compassion sert à déterminer des comportements et que l’apprentissage de l’histoire est essentielle pour composer la mémoire comparative.

M. Sarkozy risque d’être réélu en 2012, parce qu’il utilise cette technique, à chaque événement émotionnel il y associe son nom, que ce soit pour des crimes et délits pour des faits sociaux pour des événements internationaux ou autres, il pose sa marque (il marque son territoire) et au moment du vote il fera tinter la clochette pavlovienne sur un ou des événements émotionnels et chacun ira chercher dans sa mémoire ce à quoi cette sonnerie correspond et le cerveau dira Sarkozy.

 

L’acteur de propagation de tout cela est la presse journalistique et la téloche à pensé unique, l’absence de pluralisme idéologique de porté nationale, et le choix intentionnel de l’information rend le mode de pensé, qui s’y fie ou s’y puise, tyrannique.

Pour exemple, c’est ainsi que la télé et la presse furent à l’origine d’un drame dans l’affaire Grégory, comme elles furent à l’origine de l’affaire Outreau par son l’influence sur l’opinion publique, (c’est elle qui devrait répondre des suicides dans l’affaire Outreau et non les magistrats), c’est la presse qui est encore à l’origine de l’affaire de la coupe du monde de football, en appelant quasiment au lynchage des joueurs  et entraineur.

Elle sera à l’origine de la propagation du fascisme qui s’installe lentement car elle n’a plus guère de déontologie et vend de l’information comme l’on vend un produit, en le rendant attractif par son impact émotionnel, nous avons vu comment elle a vendu la guerre en IRAK. Le fascisme se développera sur la bonne foi des citoyens, jusqu’à en trouver les moyens d’expression que lui donneront la science dans la recherche de l’homme parfait grâce à la génétique sombrant dans l’eugénisme.

Il faut se rappeler la stigmatisation des criminels et délinquants de droit commun qu’il faut éradiquer, la stigmatisation récente des Roms, deux traits qui ont caractérisé l’avènement du nazisme, sauf que nous nous ne construirons pas des camps, car chacun d’entre nous les reconnaitraient comme tel, bien que ceux de rétentions préparent le terrain quand nous n’aurons plus assez de bateaux ni d’avions pour le retour.

Un petit rappel historique pour mémoire, source wikipédia.

L’influence du mouvement eugéniste sur la législation s’est traduite dans trois domaines principaux : la mise en place de programmes de stérilisations contraintes, le durcissement de l’encadrement juridique du mariage et la restriction de l’immigration, qui constitue un de ses principaux champs d’intervention aux États-Unis.

Le premier pays à adopter une législation eugéniste fut les États-Unis où ce type de dispositions relève de la compétence des états. En 1907, l’État d’Indiana autorise la stérilisation de certains types de criminels et de malades. Il est suivi en 1909 par la Californie, le Connecticut et l’État de Washington. En 1917, quinze États avaient voté des dispositifs de ce type ; ils étaient trente-trois en 1950. Les criminels récidivistes, les violeurs, divers types de malades — les épileptiques, les malades mentaux, les idiots — et parfois les alcooliques et les toxicomanes étaient visés par ces lois de stérilisation.

Pendant l’entre-deux-guerres, plusieurs États européens votent à leur tour des textes similaires : la Suisse en 1928, le Danemark en 1929, la Norvège et l’Allemagne en 1934, la Finlande et la Suède en 1935, l’Estonie en 1937. La plupart des pays protestants furent touchés, à l’exception notable de la Grande-Bretagne, où cette revendication fut toutefois portée par une partie du mouvement eugéniste.

Avant même l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir, une majorité de scientifiques et une large partie de la classe politique allemande étaient favorables à l’eugénisme. Une politique eugéniste propre à l’Allemagne nazie, qui s’insère dans un programme plus vaste que l’on peut qualifier d’ « eugénico-raciste » est mise en place dès 1933. Basée sur des techniques à prétention scientifiques et organisée par l’administration, elle est définie par un ensemble de lois et de décrets dont les objectifs consistent :

  • d’une part à favoriser la fécondité des humains considérés comme supérieurs (politique nataliste, soutien familial, pouponnières, lebensborn, ...)
  • d’autre part à prévenir la reproduction des humains considérés comme génétiquement déficients (diabétiques, myopes, etc.), comme inférieurs et socialement indésirables (les criminels, arriérés mentaux, homosexuels, etc.) ou racialement « impurs » (Juifs, Tziganes, Noirs).

Le comte Georges Vacher de Lapouge, né le 12 décembre 1854 à Neuville-de-Poitou (Vienne) et mort le 20 février 1936 à Poitiers (Vienne), est un anthropologue français. Magistrat, puis bibliothécaire, il est un théoricien de l’eugénisme et une figure de l’anthroposociologie.

Darwiniste convaincu et persuadé que le sort du monde repose sur la victoire des aryens sur les juifs, il publie en 1899 le texte de ses cours sous le titre : L’Aryen, son rôle social, sous-titré « cours libre de science politique, professé à l’Université de Montpellier (1889-1890) », qui a fourni les éléments fondateurs de l’antisémitisme nazi.

À partir de ses travaux d’anthropologie, il a théorisé scientifiquement sa vision raciale et raciste du monde. Il oppose la race blanche, aryenne, dolichocéphale, porteuse de grandeur, à la race brachycéphale, « inerte et médiocre ». Classant et hiérarchisant les races humaines, il détermine plusieurs types en Europe :

  • l’Homo europeus, grand blond (anglo-saxon ou nordique), protestant, dominateur et créateur ;
  • l’Homo alpinus, représenté par l’Auvergnat et le Turc, « parfait esclave craignant le progrès » ;
  • l’Homo contractus, ou méditerranéen, enfin, incarné par le Napolitain et l’Andalou, appartenant aux races inférieures[11].

 

Les médias, en faisant seulement leur travail de rapporter plus ou moins bien, intentionnellement ou non, une seule opinion, un seul mode de pensé concourent à l’extension d’une « vérité officielle », « une vérité ambiante ».

 

L’initiation, de comportements fascisants rénovés, peut être attribuée au FN, mais eux ne sont pas les plus dangereux, ils sont visibles. Ce sont ceux qui épousent inconsciemment leurs thèses (indépendamment de leur appartenance politique) qui petit à petit construisent les procédures de désignation de l’ennemi intérieur et les moyens de l’éliminer. Ils se trouvent dans toutes les strates de la société, ce peut être moi ou vous.

 

Ceci a commencé de la même manière qu’a commencée le nazisme (toute proportion gardé), par ce qui est le moins contestable dans l’opinion, afin que ces derniers s’acclimatent aux procédures d’éliminations qu’on leur assure être nécessaire pour leur sécurité.

 

Rappelle vous la tentative du FN de créer des centre Sidaïque, elle à échoué grâce à un certain nombre d’intellectuels « Le Front National prône l’enfermement des séropositifs dans des camps : les « sidatoriums ». Le Pen fait le tri entre « les victimes innocentes et les malades de la sodomie » (France Inter, 3 mars 95).

 

Nous étions en 95 aujourd’hui son projet passerait. La lutte pour la protection de l’enfance à débouché chez nous par des faits incontestables, sur la diabolisation du pédophile au travers de l’affaire Dutrou, c’est poursuivit jusqu’à l’affaire Outreau, c’est calmé devant ce pavé dans la marre, et est reparti avec l’affaire du récidiviste dont j’ai oublié le nom.

 

Entre les deux les citoyens ont accepté pour les pédophiles ce qu’ils avaient refusé pour les Sidaïque. C’est-à-dire, entre un danger diabolisé peut probable et un danger bien plus grand par la contamination, ils se sont laissés porter par l’irrationalité développé par les médias en attribuant leurs peurs à l’événement le moins probable, mais le plus émotionnel, objet sur et certains d’un copier coller, phénomène bien connu avec l’insécurité, et comme nous l’avons vécu avec le sondage de Marine le Pen.

Et ils n’ont pas fait preuve de lucidité devant la présentation de l’ennemi criminogène, comme d’autres l’avaient faite pour le Sida.  

Donc nous avons légiféré des centres spécifiques (camps) où l’on pratiquera l’ablation virtuelle de la verge, la castration.

 Ainsi cet ennemi là est bien défini. Ceux qui ont été les suivant, furent les délinquants et criminels de tous horizons, à qui il a été appliqué des mesures de contrôles et de fichages indiquées aux citoyens comme spécifiques pour la lutte contre la pédophilie ou le terrorisme, et qui descendent de catégories à risque certains, vers d’autres catégories à risques urbains, puis contestataires, puis d’opinion d’internaute etc. etc. toujours avec de justes raisons reprisent par les médias sans contre poids.

J’ai pris ces faits car ils sont en mémoire de tous pour avoir défiés la chronique durant des années, et rebondissent régulièrement comme vaccination préventive.

Pourtant ce qui est intéressant, ce sont moins les faits que le processus de glissement provoqué par la baisse du seuil de tolérance, qui réclame toujours plus de sévérité, et quand la sévérité deviendra à son tour inopérante, il réclamera l’élimination.

En disant cela je ne fais pas de procès d’intention, j’essaie de décrire un processus d’enchaînement inéluctable qui se déroule sous nos yeux aveugles parce qu’il trouve ses justifications.

 

Le citoyen s’est il offusqué de cela non, car une forte médiatisation de la délinquance dans les banlieues et autres faits divers ont été rapportée par la presse et la télé, et la large majorité de nos concitoyens qui ne sont pas concernés de fait par cela, mais par les incivilités courantes de la vie (les mêmes que l’on trouve rapportés par les grecs anciens), on fait encore un copier coller.

Cela parce que chaque fois le caractère émotionnel a été mis en évidence, et pour une même émotion ils ont accepté une même sévérité. Ce n’est donc pas l’analyse du fait qui l’emporte mais bien l’émotion soulevée. Et cela est de la responsabilité des médias, des faiseurs d’opinions qui ne vendent plus de l’information mais de l’émotion, comme un parfum vend de l’érotisme pour placer son produit.

 

Voici dont d’écrit un peu longuement le processus enclenché, je pourrais expliquer le même processus avec le monde syndical, ces empêcheurs d’aller au travail, avec les immigrés, et maintenant nous sommes entrain de définir l’ennemi de l’identité français, c’est-à-dire le musulman.

Le risque est que tout parti politique qui prendra fait et cause pour eux deviendra de fait aussi un ennemi intérieur de la France à éliminer. Même si dans le processus islamiste il y a trois seuils à distinguer, l’intégré, le nouvel arrivant culturel ou le converti et celui dont sa religion est le prétexte d’un combat politique « prosélytiste ».

 Une des caractéristiques du fascisme est la recherche de la création d’un groupe uni et solidaire, qui ait une identité forte. Pour cela, il faut que cette collectivité partage une histoire et un destin commun, et qu’elle se construise sur la volonté de perpétuer son ciment culturel. Il est donc primordial pour les fascistes de préserver l’homogénéité éthique, religieuse ou de classe de cette collectivité nationale. Le débat sur l’identité et celui sur la place de l’islam s’en rapproche bougrement.

Ce processus n’est pas le fait d’un homme chacun l’a bien compris, il n’est pas à mettre sur le dos de Sarkozy parce qu’il en est un des acteurs qui a émergé pour le mettre en œuvre, ni hier contre Besson qui n’en a même pas la perception, sûr d’œuvrer pour la réélection de son poulain qui le nourri, ni aujourd’hui sur celui de Copé qui l’exploite.

Dans l’histoire nous lions souvent les événements qui se produisent à l’acteur qui les met en œuvre, ce n’est pas faux, car il faut des repères, et leur personnalité compte, mais si l’on ne tient pas compte du fait qu’ils n’en sont pas responsables autrement qu’en tant qu’acteurs, nous n’irons donc pas rechercher là où se trouvent l’ensemble des événements (la cause) qui a généré l’acteur(l’effet).

Dans cette rechercher les modèles systémiques économiques ont une large place (et nous tous avec), car c’est pour conserver la rareté de la prospérité qu’ils nous procurent que nous recherchons de justes justifications pour désigner nos ennemis, et éliminer ceux qui se présentent au partage, ou les boucs émissaires désignés de nos maux.

 

Tous ceux qui tiennent des propos fascisant même inconsciemment sont les moins dangereux car ils ne mettent pas en œuvre la politique qui y conduit, puisqu’ils en n’ont été que les copier coller, mais ils confortent tout de même l’orientation d’où surgira le maitre d’œuvre.

Entre temps les citoyens se comportent normalement, comme le faisaient les populations de l’Europe avant le grand jour de l’apocalypse, nous n’avons pas le don d’ultra lucide, alors il faut comparait ce qui peut l’être, non pas l’événement en lui-même mais la structure qui le développe, pas l’effet, mais la cause qui le nourri. La question reste donc de savoir si nous sommes capable de comprendre que quand nous tuons propres nous tuons quand même, et quand nous éliminerons par la génétiques l’homme imparfait, nous éliminerons plus proprement que dans des camps de tous genres. Nous n’avons pas le privilège du fascisme qui sévit dans d’autres états, mais ce n’est pas ne raison pour y souscrire.

Le processus et lent mais il est engagé, seul l’apparition, l’émergence d’une autre source de richesse abondante pourra nous en préserver, car face à l’augmentation de la population mondiale, les tensions ne vont que s’exacerber.

 

 

 

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