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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 10:35

Il faut réformer la communauté européenne

 

Par le traité de Rome se poser la première pierre d’une espérance, celle que par le commerce, des peuples antagoniques par leur histoire se réunifient pour vivre en paix.

Mais nous étions en 1957 et il y a long temps que tous ceux qui présidaient à cet esprit ne sont plus.

Le temps les a remplacés par des marchands, de plus financiers. Cette construction d’une Europe des peuples n’a trouvé que des représentations symboliques au travers du parlement européen. Tout n’est pas négatif loin de là, mais d’évidence durant toute cette période, c’est une Europe des marchands qui c’est construite avec une gestion entrepreneuriale.

Il a fallut cette la crise financière pour que tombent les illusions. Durant des années nous avons été nourris de la prospérité qu’apportait à tous les pays membres le marché européen dans la compétition mondiale.

Quand nous en suivons les vertus aux travers de l’endettement des états, c’est la prospérité des marchands que l’on constate et non celui des populations.

Le choix politique de donner le pouvoir au marché financier au détriment des peuples, fut un choix dogmatique, non un choix incontournable, et ce choix conduira l’Europe vers la récession face au marché mondial dont la Chine est devenu un acteur incontournable

 

La crise grecque, n’est que le début irréversible d’une situation qui va inévitablement s’étendre à tous les états, car la croissance nécessaire pour sortir des déficits ne sera plus jamais au rendez. En conséquence de quoi il faut repenser les marchés financiers et la création de monnaie, dans une économie qui se recentre sur des productions « propres » et de nouvelles énergies pour palier à la cherté de celles actuelles qui se fera jour. Un challenge qui va demander des années et des années sans être assuré de nous apporter la croissance nécessaire à la réduction des déficits.

Il va donc de soi que tour à tour tous les états mettront en place des mesures d’austérités.

 

L’interdiction faite à la BCE par les traités, de venir en aide à un état en difficulté est le symbole même de la puissance du marché face au pouvoir des peuples. Un état souverain se trouve ainsi réduit au rend d’une simple entreprise dont l’avenir dépend, non des décisions que peut prendre ses citoyens, mais des prêts que peuvent consentir des banquiers, parce que les « marchands » ont imposé une rentabilité du produit financiers au détriment du travail, qui est la source de presque tous les financements. Il devient donc facile de comprendre que si  leurs parts diminuent, les activités ou les services qui s’appuient sur eux se trouvent en difficultés.

 

Cette incapacité de la BCE est conséquente au fait de l’inexistence d’un Europe politique, d’une Europe du pouvoir de ses peuples. Si le fait que les états aient renoncé individuellement à émettre de la monnaie fut compensé par ce pouvoir remis aux mains de la BCE d’y pourvoir, la situation de la Grèce en eut été tout autre.

Mais il ne sert à rien de pleurer sur ce qui n’existe pas, mais de comprendre la fabuleuse escroquerie dont sont victimes les populations, non de l’Europe voulu en 1957, mais de celle construite depuis 1973.

La France (pour ne parler que d’elle) va donc emprunter sur les marchés financiers de la monnaie à un taux faible pour la prêter à un taux plus élevé à l’état grec, mais moins que ce que le feraient le marché s’il prêtait directement la monnaie à la Grèce.

.

 

Voilà donc un acte de solidarité politique exemplaire entre les peuples, (et notre gouvernement s’en félicite) et en plus sous réserve que l’état grec applique des mesures d’austérités seulement supporteront par sa population. Ce sont donc bien des marchands.

Ce sont ces mêmes dirigeants qui nous assurent que c’est de l’Europe qu’il faut attendre notre prospérité, et d’elle de recevoir une augmentation de notre pouvoir d’achat.

Les masques sont enfin tombés et ce n’est pas une mauvaise chose en soi.

 

Je ne vois pas pourquoi les marchés financiers s’arrêteraient en si bon chemin, compte tenu que tous les états sont endettés. Personnellement je verrais cela d’un bon œil, car la situation obligerait les états à donner à la BCE un pouvoir politique de création de monnaie.

Mais j’ai bien peur que les marchés soient assez futés pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or.

 

Ce premier Mai il n’y a pas eu grand monde dans les rues, j’ai bien peur qu’un jour nous le regrettions, sinon espérer un miracle.

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 10:08
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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 11:51

Le président va encore manquer une occasion.

 

Le président va encore manquer l’occasion de se mettre en conformité avec ces discours socialisants. Pour beaucoup nous savons que ce n’est que de la rhétorique, mais souvenons nous, il fut éloquent sur la nécessité de faire entrer de l’éthique, de la réforme dans le capitalisme et le système bancaire. Aujourd’hui avec le service de santé et les fonds de retraite ils en a l’occasion.

 

Souvent je dis que nous sommes dirigés par des « modèles mathématiques », et que ce sont les « dominant systémiques » qui nous gouvernent.

J’ai là l’occasion d’en faire une démonstration.

La formation du capital se fait à partir d’une activité économique de production et de services service au sens large incluant le crédit pour rester simple.

En soi le processus est une réussite, et il ne pêche que par la répartition de la formation du capital et l’annexion du pouvoir souverain du peuple par le développement de situations de monopoles au travers d’oligarchie et de ploutocratie.

 

D’où la nécessité s’en restreindre la liberté d’entreprendre d’en limiter les effets d’accumulations privative du pouvoir du peuple.

 

Ainsi quand nous avons transféré le pouvoir des Etats d’émettre de la monnaie au système bancaire nous avons construit un « dominant systémique », quand nous avons facilité le transfert des capitaux nous leur avons permis de s’affranchir des décisions de régulation des Etats.

 

Je rappelle cela car nous parlons de puis quelques temps de la dette Grecque, et de l’évasion des capitaux.

 

Ce n’est donc personne en particulier qui dirige cela, mais tous un nombre de dirigeants qui se contentent d’appliquer les modèles mathématiques qui régissent la formation du capital et sa circulation, (par exemple le plan comptable en tant que modèle général).

 

Ainsi quand il faut désigner un dirigeant un gouvernant un responsable quel qu’il soit, nous le choisissons toujours en fonction des modalités de comportements que nous vivons et qui sont tracés, guidés, dirigés par toutes nos codifications.

 

Si bien qu’en croyant faire un choix librement consenti nous cooptons celui qui correspond au cadre dans lequel nous vivons. C’est le poids du « dominant systémique », et non celui de tel ou tel individu qui a un moment peut prendre les rênes du pouvoir, comme un animal peut prendre la tête de son groupe.

 

Changer cela nécessite non pas de changer de dirigeant, mais de développer d’autres modes de pensé, c’est le débat d’idées, celui que nous avons supprimé par la pensé unique.

C’est annoncer mettre de l’éthique et de la réforme dans le capitalisme.

 

Donc dans le discours notre président est dans cette voie, sauf qu’il n’en a jamais fait la démonstration, et qu’il s’inscrit, en allant un peu vite, dans la pratique de l’annexion du pouvoir du peuple.

Cela ne va pas faire plaisir, mais quelque part ce que nous élisons sur le plan international ne sont que des hommes de paille, et quand nous connaissons le poids de la globalisation sur nos existences, je vous laisse fermer la boucle.

 

Pour revenir aux retraites les modalités de calcul du montant de ces retraites, est un « modèle mathématique », influencé par le modèle général comptable puisqu’il s’inscrit en classe charge par sa source de financement qui vient en déduction du capital, comme les salaires et autres.

Ce modèle est le produit de l’histoire sociale à un moment donné, même le produit de conflits et de décisions politiques, fait pour répondre à un besoin.

 

Il semble donc évident que la malléabilité de ses composantes puissent s’ajuster (taux, nombre, âge), mais soit tributaire de son assiette de calcul qui repose essentiellement sur les salaires.

 

Des salaires à une époque ou le système capitaliste construisait essentiellement son capital sur le travail et la production de bien, encadré par la régulation des Etat.

 

Or aujourd’hui ce n’es plus le cas, ce n’est plus le cas depuis les années 1973 environs, des transformations profondes sont intervenus et les produits financiers sont devenus la source de cette formation de capital.

Une des incidences de cela fut la destruction d’emplois, donc de salaires, donc de cotisations et de prélèvements de toutes natures, tandis que l’abandon des régulations a lancé les Etats dans la compétition du moins disant, sur les prélèvements obligatoires engendrant toutes les niches fiscales et autres, d’aujourd’hui qui ne font qu’appauvris le pouvoir du peuple en le soumettant de plus en plus sous la domination du « dominant systémique ».

 

 

Pour tant que pouvons nous constater ces dernière années, qu’il n’y a jamais eu autant de monnaie en circulation dans le monde, que la part qui revient au salaire diminue dans les pays riches et augmente peu dans les pays en voie d’industrialisation, alors que dans ces pays nous constatons une élévation du nombre de Milliardaires.

 

Que savons nous, que depuis la fin mercantilisme la création de richesse c’est construite dans les pays occidentaux, et que le processus d’appropriation du capital a permis a ces détenteurs d’investir dans les autre pays du monde, car il faut comprendre que sans l’apport de la richesse occidentale ces pays n’auraient pu faire en quelques années le développement économique qui nous a demandé prés de 400 ans.

 

Je n’ai pas idée des sommes monétaires que cela peut bien représenter, j’en parle seulement pour donner un ordre d’idée de la circulation de la richesse produite en occident, non de par la volonté des hommes, mais par la puissance des « dominant systémiques » qui indiquent que nous sommes des Etats ou le rapport financier n’est plus productifs. (C’est plus compliqué que ce que je l’écris chacun la bien compris).

 

Alors face à ses évolutions du modèle capitaliste, notre « modèle mathématique » du calcul des retraites et du système de santé universel est devenu obsolète.

 

La logique des gains de productivité pousserait à réduire le temps de travail et sa durée dans la vie, exactement l’inverse de ce qui est préconisé, car ce qui est préconisé n’est que le renoncement devant l’impossibilité de taxer les produits financiers.

 

La compétition prônée par modèle général (plan comptable, ne peut conduire qu’à réduire toujours plus les freins à la formation du capital, donc à importer les seuils sociaux des pays en voie de développement industriel.

Nous sommes entrée dans cette voie, cela ne signifiera pas que tous seront pauvres, seulement que nous nous enfoncerons dans un processus inégalitaire encore plus marqué avec les conséquences sécuritaires plus accrus que celles que nous connaissons.

 

La solution au problème des retraites ne résulte que dans le changement de l’assiette de cotisation, tout autre formule n’accroitra qu’injustice et fracture.

 

Alors il me semble que sur ce dossier notre président avait l’opportunité de faire la démonstration de sa volonté de justice, d’éthique et de réforme.

 

Comme le dirait l’africain de Cabanel, c’est au pied du mur que l’on voit le maçon.

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 00:40

La retraite, le culot des nantis est sans mesure.

 

La retraite est de retour, avec un projet de loi en juillet et un vote au parlement, mais le gouvernement n’est pas tenu par un calendrier et il ne serait pas surprenant qu’en août il fasse voter son texte de loi, car c’est en cette période que les citoyens sont le plus attentifs aux événements chauds, mais ceux de la météo bien entendu.

Mais je ne vais pas commencer par dire du mal d’une pratique particulièrement bien rôdée, au cas, où pour une fois ce gouvernement n’y aurait pas recours, puisqu’ils sait déjà qu’il fera passé sa réforme de gré ou de force.

Ce n’est pas moi qui le dit mais Me Copé dans « ce soir l’on n’est pas encore couché ». Interrogé par les Erics, il a répondu qu’après avoir écouté les partenaires et laisser passer leur agitation de principe, le parlement voterait le projet de loi. Comme quoi parfois même dans ces émissions à spectacle l’on peut s’y lâcher.

 

Mais c’est plutôt la déclaration de Mme Parisot qui a attiré mon attention, « nous ne pouvons accepter d’autres augmentations qui grèveraient notre compétitivité » j’ai fait un feed back de 40 ans.

Un jour de 1970 je devais me rendre avec Vincent Génaud à une négociation nationale professionnelle, j’étais tout neuf, et le sujet en était le salaire binôme et la cotisation machine.

 

Je n’avais jamais entendu parler ni de l’un ni de l’autre, et Vincent m’annonce qu’il ne peut y assister et que je me débrouille.

Ce n’était pas bien compliquer à comprendre le premier signifier que chaque emploi devait donner lieu à un salaire sociale, auquel s’accrochait un salaire professionnel. Chacun sait que le salaire social est devenu le smic, et que pour beaucoup il a englobé le salaire professionnel, signe d’une régression de la valeur professionnelle, et du revenu qui s’en suit.

 

L’autre ne déboucha que sur des refus, et c’est là le lien avec la déclaration de Mme Parisot d’aujourd’hui, la commission sociale patronale de l’époque développait déjà que c’était : « pour ne pas grever la compétitivité des entreprises » qu’ils ne pouvaient pas prélever une cotisation sur le montant des investissements liés à la production.

 

En 40 années ils en sont toujours au même point, l’on nous aurait menti sur leurs richesses accumulées, sur le développement des grands groupes, et celui du marché Chinois ne serait qu’une illusion.

Toutes les données montrant l’accroissement du capital au détriment du travail serait une erreur, pire nous aurions les employeurs les plus incompétents du monde où peut-être les plus menteurs.

 

Qu’avait d’extraordinaire cette cotisation machine, la particularité d’assurer la protection sociale des salariés dans leur substitution par la technologie de leur activité, si ce n’est plus a leur poste de travail.

 Cela consitait à regarder la technologie comme une source de progrès dans sont ensemble, comme moyen de compétitivité, comme moyen de sécurité, comme moyen de soulagement de l’effort, comme moyen de plus de production de travail source de cotisations salariales et de stabilité des régimes sociaux. Rien n’empêchait la recherche d’un ajustement, si ce n’était un dogme. Si cela avait été nous n’aurions peut-être pas constaté l’accroissement du capital au détriment de celui du travail, car la productivité de la technologie n’aurait pas servit en totalité à faire du capital.

 

La productivité ne peut être sérieusement contestée, non plus il ne peut pas être contesté que le choix du tout investissement, dont notre gouvernement est toujours le chantre, depuis 40 ans que le patronat s’y accroche, n’a pas dégagé suffisamment de ressources pour que les salariés pérennisent leur système de santé et de retraite, et aient tous un emploi.

 

Ce n’est point un problème de compétitivité, l’on ne peut avoir une industrie qui fait son profit sur le système de santé, et récupère donc l’ensemble des cotisations prélevées sur les salaires, ni un commerce qui espère dans la dépense pensions de retraites qu’il récupère aussi, ni un système bancaire qui investi les placements de l’épargne salariale en la prêtant à d’autres contre intérêt en prélevant sa part, et nous raconter que l’on ne peut ni augmenter les cotisations, ni trouver d’autres sources de prélèvement.

La question qu’il convient peut-être de se poser est : où est passé toute la richesse qui c’est construite depuis 40 ans.

 

L’autre argument spécieux est celui de ne pas laisser le coût de la prospérité des séniors à leurs enfants.

Ceci est intéressant à deux titre, l’un ce gouvernement dit : « l’on ne revient pas sur le système par répartition », mais dans son discours : « il faut que les retraités paient pour leur retraite », il n’a à l’esprit que le principe de l’épargne retraite.

Décrypter cela est déjà avoir une idée du discours hypocrite de ce gouvernement, qui là encore utilisera la désinformation vis-à-vis des populations profanes, tout en limitant voire dénigrant les explications des partenaires sociaux.

 

L’autre, nos enfants ne sont ils pas été heureux de n’avoir à travailler 40 heures plutôt que 60 à 70 h par semaine comme à la sorti de la guerre, sont ils fâchés d’avoir des congés, d’avoir des biens à ne plus savoir qu’en faire, d’avoir un service de santé qui feront d’eux des centenaires.

Et avec cela ils seraient incapables de survenir aux besoins de ceux qui les ont nourri jusqu'à aujourd’hui, alors que ceux qui nous demandent de faire des restrictions terminerons leur vie dans des draps de soie cousus d’or comme à l’époque des canuts.

 

Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d'or
Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d'or
Nous en tissons pour vous, Grands de l'Eglise,
Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemises !

 

La représentation heureusement n’est plus la même mais l’esprit demeure, ceux qui sont gavés de pognons demandent toujours aux autres les privations.

 

 

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 10:25

Si rareté mettait conté

Comme théorie sur la rareté j’ai sélectionné celle de Jean-Marie ALBERTINI dont je rapporte ci- dessous quelques extraits et que je commente dans sa finalité sociologique.

Si la production crée les besoins et si la satisfaction des besoins incite à la production à créer de nouveaux besoins, ce n’est pas demain que l’on viendra à bout de la rareté.

La rareté n’a rien de « naturel ». Dans le règne animal elle n’a pas de sens. L’animal s’adapte à son milieu ou il meurt. La rareté économique a une toute autre signification.

Elle naît de la volonté de posséder ce que l’autre possède, afin de mieux l’imiter. L’autre nous incite à désirer un bien car il craint de voir notre désir se porter directement sur lui, avec quelques conséquences fort désagréables. Il accroît notre désir des choses, qu’il nous présente en faisant semblant de nous les refuser.

Nous l’avons dit, c’est cette relation qui crée la rareté, et non une simple relation aux choses. Son « invention » complétée par celle de la monnaie, s’inscrit dans la quête d’une violence non supprimée mais détournée. Elle est un acte de paix au même titre que l’invention de la monnaie, du travail, et fonde l’activité économique. La monnaie rend les biens échangeables, le désir ne débouche plus sur le vol et la capture, mais sur la production qui permet de se procurer de la monnaie. La nécessité de produire des biens pour accumuler la monnaie institue le travail et développe la rationalité instrumentale, la technique.

La production suscite de nouveaux désirs, les excite et accroît le sentiment de rareté par le désir contrarié de ce que possède l’autre (les « locomotives »). Pour vaincre la rareté, de nouvelles techniques sont mises au point. Nos vieux démons de la violence à l’état plus ou moins brut, qui nous jettent dans la guerre (ou sa préparation, activent cette évolution. La technique et son application à la transformation du monde élargissent le champ des productions possibles. A chaque élargissement du possible, la rareté ne recule pas, elle progresse. Tout progrès technique, toute nouvelle production fait apparaître de nouveaux besoins et exige de nouvelles ressources. La rareté précédente est remplacée par une rareté nouvelle, encore plus contraignante. Les imbrications entre l’organisation des hommes et l’organisation des choses multiplie les accaparements, les inégalités, les désirs et les raretés. »

Dans cette définition de la rareté qui commande notre organisation économique, nous voyons que Jean-Marie Albertini explique un scénario comportemental des individus qui semble inéluctable, et qu’ils vont reproduire sans cesse. L’individu a pour mission de produire des biens pour satisfaire ses besoins de telle manière que la « violence » dont il est porteur se focalise sur le désir des choses et non pas sur les individus. D’une certaine manière nous pouvons en déduire que l’activité économique va servir d’exutoire à l’agressivité voire la violence, et que dans les structures mises en place pour la production des biens et services, chaque individu va pouvoir en fonction de son caractère et des capacités qu’il en ressort y avoir un rôle, ou plusieurs rôles.

Un leurre pour un esprit clairvoyant.

 

Jean-Marie Albertini poursuit : « nous sommes ainsi lancés dans une course sans fin qui condamne à la croissance et par-là même à la rareté. Dieu fasse que nous nous complaisions dans la poursuite de ces leurres, car aujourd’hui nos techniques sont si puissantes que le déchaînement de la violence « traditionnelle » signifierait, le suicide de l’humanité. »

 

Ainsi l’individu, en détournant son agressivité vers les choses pour ne pas se confronter dans des luttes traditionnelles et avoir accès aux biens qu’il convoite dans le cadre de la rareté, a conçu de quoi exterminer l’humanité.

Sous plusieurs aspects : l’un en utilisant sa technologie à la production de ses besoins dans l’ignorance des pollutions qu’il découvre.

 

L’autre en disposant d’armements bactériologiques, chimiques, atomiques qui font fie des frontières des belligérants.

 

Et enfin en réalisant les conditions d’un ralentissement de sa croissance démographique dans les pays riches. Ralentissement dont nous pouvons tirer deux enseignements.

 

L’un, que tout comme d’autres espèces animales lorsque les individus perçoivent qu’il y a une réduction de la capacité nourricière ils prolifèrent moins, c’est à dire font moins d’enfants ou retardent l’événement. Pour nos sociétés cela revient à dire que lorsque les revenus du ménage sont insuffisants ou incertains les couples hésitent, voire ne procréent pas. Réactualisant inconsciemment par-là la pensée Malthusienne.

 

L’autre que si l’activité humaine des pays riches conduit sa population à ne pas croître, cela signifie au minimum que ce mode de vie concerné ne convient pas à notre espèce humaine.

 

D’une certaine manière nous voyons clairement que l’individu est son propre opposant. Cela en maintenant une course à la croissance qui, si elle devait cesser conduirait les individus, par la concurrence aux armes dites de dissuasions auxquels ils se livrent, vers un suicide collectif dans le cadre de luttes communautaristes ou  dogmatiques.

 

C’est à dire de luttes guidées par la foi dans une conviction inébranlable, c’est à dire guider par le sacré et le nationalisme politique, par le suicide altruiste.

 

Mais la course à la croissance n’est pas un événement incontournable, irréversible, une vérité, un absolu.

 

L’activité de la planète nous a démontré qu’il n’y a rien de rigide même pas les roches qui se plient, et nous nous devrions croire que nous sommes condamnés à poursuivre une course à la croissance mortelle, poursuivre un leurre.

 

Nous le sommes seulement parce que nous nous le répétons ou parce que nous ne voulons pas envisager d’autres formes de croissances. Cela au travers d’un conditionnement de base psychique culturel qui grave dans nos cerveaux des schèmes quasi immuables qui rejetteront comme incongrus toutes nouvelles constructions.

 

Par exemple aujourd’hui il ressort de notre mode de vie occidentale un accroissement de la pollution dont presque tout le monde en convient, néanmoins aucun progrès significatif, en dehors des faux-semblants populistes, n’est fait pour y apporter une solution durable. Car les bases de référence sur lesquelles on compte pour y apporter une solution sont celles qui ont justement créé ces pollutions.

C’est à dire, les normes qui nous permettent de comptabiliser la richesse que nous nous gravons dans l’esprit et auquel le cerveau fera appel mécaniquement pour juger d’une situation en l’absence d’une réflexion rétroactive, la monnaie.

Une dichotomie de plus.

 

C’est une dichotomie que de vouloir sur la base de comportements faisant appel aux « vices » développer la socialisation, tout en s’étonnant de voir, ceux mêmes qui prônent ce type de référence aux « vices » faire appel aux forces de police pour réguler les nuisances qu’ils ont fait naître dans les ghettos de la pauvreté.

Tandis que les naïfs s’écriront que les valeurs se perdent et chercheront quelques boucs émissaires chez les soixante-huitards, dans la défaillance des parents, l’émancipation de la femme, l’immigration etc.

 

Alors que par leur vote ignorant des systèmes qu’ils cautionnent, ils vivent sur leurs « vices » et se plaignent de ceux des autres qui se retournent contre eux.

Jean-Marie Albertini poursuit : « le passage de la société traditionnelle à la société moderne se fait au moment où le détournement de la violence, autrefois dominée par le sacré, se réalise principalement sous l’égide de la rareté économique et son instrument : la monnaie.

 

Certes, dans la société traditionnelle, l’économique existe ; mais il est en quelque sorte enkysté, voire intégré dans des rapports sociaux dominés par le sacré et le politique.

La maîtrise de la rareté passe alors par les interdits (du sacré et du politique), par l’exercice de la vertu privée. La pénitence, les carêmes et les abstinences nous apprennent à limiter nos besoins et à nous adapter à l’environnement, à ne pas désirer ce que possède l’autre, notamment le riche. Dans le monde moderne, la dynamique de la rareté économique devient autonome et désacralise la pensée. Cette dynamique n’a pas besoin de notre vertu, mais au contraire de nos vices, ou de certains de nos vices : ceux qui nous incite à posséder plus de choses »... « On ne déduit l’économie, ni de la morale, ni de la valeur, ni, pour ceux qui y croient, de la révolution. Par contre on peut, en leur nom, contester l’ordre économique existant » (...) « En prenant pour hypothèse que l’économie naît de la nécessité de détourner la violence originelle sur les choses, nous ne disons pas que d’autres hypothèses ne sont pas admissibles. Nous introduisons un filtre qui permet d’interpréter autrement ce que généralement les spécialistes appellent l’économie. Nous voyons des choses que d’autres ne voient pas, nous réinterprétons différemment le perçu. Bien entendu, nous ne le faisons pas par plaisir. Nous pensons que les autres hypothèses (filtres) ne nous permettent plus aujourd’hui de comprendre certains phénomènes et qu’il faut donc réexaminer l’économie à partir d’un point de vu nouveau » (...) « Si l’économie n’est qu’une façon de détourner la violence sur les choses et non de supprimer la violence, il est bien normal qu’elle soit le terrain de luttes, d’épreuves de forces, d’empoignades en tout genre. »

 

Dans ce scénario que présente Jean-Marie Albertini, le postula de départ est que l’homme est violent, et qu’il transfère cette violence dans la production des choses. Si l’on s’en réfère au tableau indicatif des références caractérielles le comportement des hommes ayant besoin d’effectués ce transfert seraient donc de nature à appartenir au groupe B (ceux qui donnent les scénarios de vie impulsifs.)

Pourtant des articles parus dans capital actualisent son point de vue. Le numéro 141 de juin 2003 de cette revue titre : « Les menteurs de l’économie », enquête sur les nouvelles ruses, des patrons tricheurs, des vendeurs baratineurs, des charlatans de la bourse, des hommes politiques qui mystifient leurs électeurs. La revue rapporte 25 pages de cas concrets. P. 64, les astuces politique pour enjoliver les chiffres ; P. 70, les plus gros bobards de l’histoire économique ; P. 76, les boniments diaboliques des super vendeurs ; P. 80, l’étonnant succès des produits attrape-nigauds ; P.84 des entreprises expertes... en cachotteries comptables ; P. 88, comment les analystes ont fait flamber la bourse ; P. 91, les rumeurs malveillantes et leurs ravages ; P. 94, Metaleurop, ou comment mener ses troupes en bateau.

Ce type de comportement nous le retrouvons ans le groupe B des personnalités narcissiques, il n’hésite pas à utiliser tous les moyens - chantage, séduction, violence verbale, mensonges - pour parvenir à ses fins, c’est à dire au sommet de l’entreprise et de la fortune. Et s’il essuie un échec il recommence ailleurs ».

Si ailleurs il peut recommencer de jouer son rôle, c’est qu’il existe un scénario de film social où il y aura une place pour son rôle. 

Depuis qu’il existe, ce rôle c’est trouvé sa place dans le scénario de l’économie industrielle. Également des structures systémiques se sont construites ou confortées autour de ces traits de caractères dominants, caractérisant un certain nombre d’individus et le rendre réalisable et efficient dans le fait social, que ce soit par acceptation, parce que les individus se sentent solidaire d’un but, ou par la contrainte, de manière que les structures référentielles élaborées au fil des ans réclameront que le tempérament des individus s’y adaptent, où se suicide.

 

Difficile à partir de ces quelques exemples de flatter les vertus du travail et de vouloir faire croire qu’il concourt à l’épanouissement de l’homme. A moins que l’épanouissement se distingue dans l’art et la manière d’exercer sa violence via l’économique.

 

Il est donc difficile de croire dans les vertus d’un ultra libéralisme débridé de toute contrainte tutélaire sacrée ou politique, d’une morale, d’une philosophie ou d’une éthique. Il semble que les français l’aient compris en voulant réformer le capitalisme, mais ils ne sont pas prêt à changer le scénario du film, c’est ce que va nous démontrer cette élection régionale

 

 

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 10:14

Fascié, Arabonoirdélinquant

 

Vacher de Lapouge nous a bien fabriqué à partir de ses travaux la race blanche aryenne dolichocéphale porteuse de grandeur, et celle Brachycéphale inerte et médiocre.

 

N’accusons pas Zemmour d’en élaborer une de plus avec « l’arabonoirdélinquant ».  Bien heureux de voir Bilger prendre la défense de la liberté d’expression, de pouvoir tenir des propos déplaisants qu’ils se vérifient ou non, aux autres d’apporter la controverse, quand ils ne portent pas atteinte à l’intégrité d’une personne, sinon nous allons devoir vivre dans le silence.

 

Il y a une réalité typologique et ce qui nous permet de se distinguer, c’est notre regard.

Ceci n’est pas une amoralité, c’est vouloir ne plus être capable d’un discernement qui en est une.

Mais faire les distinctions typologiques n’emportent pas la création d’un fichier signalétique comme le voudrait certains comme contrôle policier. L’on peut parler librement de la couleur des uns et des autres sans être raciste. Mon beau-frère est noir je ne vais pas le peindre en blanc par peur d’être accusé de raciste seulement en le regardant.

 

Constater que notre immigrations ou notre population se diversifie à la couleur de ce qu’était nos colonies, ne peut être mis en doute.

Constater que les plus pauvres sont les dernières populations arrivées sur notre territoire, n’est qu’un constat que font tous les sociologues depuis le 19iéme siècles.

Constater que les cités regroupent les plus démunies, les plus pauvres parce que c’est là que nous les parquons, n’est pas faire de la xénophobe sociale, s’ils ont la couleur de leur destiné.

 

Alors par quel miracle ces derniers entrants se trouveraient propulsés dans des emplois supérieurs, voire bourgeois, contre disant toutes les observations sociologiques depuis le 19 ème siècle que l’on observe dans tous les pays, où les populations autochtones laissent leurs emplois les moins gratifiants aux derniers de la compétions, aux derniers entrants, et que ceci s’en trouvent être les plus pauvres que l’on réuni dans des ghettos, quand eux-mêmes ne les construisent pas sur les décharges des riches.

 

C’est dans ces populations exclus de la richesse que l’on trouve environ 30% d’entre eux qui se chercheront un moyen de s’en sortir par la transgression.

Ils ressembleront à la typologie des populations qui composent les ghettos pour certains types d’infractions comme celles que mentionne Me Zemmour.

 

Si nous prenons en référence les infractions en col blanc, celles des transgressions des réglementations du travail et des lois du commerce, la majorité des transgresseurs son « blanc », parce que la majorité de ceux qui sont dans cette stratification sociologique le sont.

Ce ne serait pas faire injure à la population blanche de cadres supérieurs et employeurs, que l’on dise de certains d’entre eux qu’ils sont des « patrons voyous » comme la fait le président Chirac et Sarkozy, terme populiste que je ne partage pas fait pour évacuer nos responsabilités « systémiques ».

Sur le même principe que celui qui prévaut pour Me Zemmour tous les blancs devraient se sentir vexer et crier au racisme dans cette propension à l’amalgame.

 

Alors la question est bien, pourquoi, quand cela touche la tranche sociologique pauvre et typologiquement aussi distincte que l’autre, cela pose problème.

 

Pourquoi, dire que les habitants des ghettos sont connus pour vendre de la drogue, et ceux du commerce de pour falsifier leurs produits ou leurs comptes en constatant les différences typologiques qui se voient, devrait être une forme de racisme ou de xénophobie.

Parce que ces déclarations conduisent à entretenir l’amalgame que nous avons connu avec Ben Laden.

 Ben Laden est un terroriste tous les musulmans sont des terroristes quand ce n’était pas des français typés méditerranéens barbus.

Alors est-il juste de faire supporter à Zemmour ce climat délétère qui c’est entretenu et qui a été entretenu depuis des années par le FN, au point qu’il devient insultant de dire à quelqu’un que l’on distingue son origine.

 

C’est donc la pratique politique de l’amalgame qui en est la conséquence et chacun veut se protéger de cela.

Qui peut nier à cause des sources ciblés des délits que cela crée les contrôles au fascié, mais alors pourquoi l’on ne cible pas la délinquance en col blanc.

 

Depuis les  ratonnades de Papon au contrôle au fascié d’aujourd’hui, nous n’avons pas beaucoup évolué, nous entretenons notre xénophobies comme un commerce. S’il n’y avait pas ce dénie de « racismes » il n’y aurait pas autant d’association en tout genre contre.

Le débat sur l’identité en a montré la vivacité de la prégnance de là xénophobie au point dans limiter la liberté d’expression et en cela Mr Bilger a raison.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 09:58

Bûcher pour pédoclastre.

 

Notre espèce culturelle a coupé les ponts primitifs avec ses comportements instinctifs depuis longtemps, aujourd’hui leurs représentations sont tellement diversifiés au gré des espaces « géohistoriques » que nous prenons leurs représentations éphémères pour  naturelle au sens d’inamovible parce que nous les croyons pour beaucoup inscrite dans le substrat consubstantiel. Or il n’en est rien

Les humains ont tant de fois confondue la représentation normative avec la vérité de leur être que nous nous en sommes assassinés et que nous nous en assassinons toujours.

Il y a des millénaires que cela est su ou fut compris par certains, mais la lenteur avec laquelle circulait l’information de l’initié vers le profane revêtît tant de paraboles, que d’informative elles en devinrent des ritualisations sacralisés, de véritable verrou vers la connaissance de l’être humain.

 

Si dans leur biotope nos instincts primitifs n’ont pas tué grand monde, il ne peut en être dit de même de notre ascension culturelle dont l’ancien testament en est entre autre un rapporteur  parmi tant d’autres. Je ne cite que lui car c’est dans ses lettres que nous trouvons la source de nos frustrations sexuelles, qui avaient pour volonté de résoudre les problèmes de ces temps là.

Il semblerait que l’histoire ait rattrapé ceux qui ont tant aimé ces lettres au point de se livrer au célibat et défrayer aujourd’hui la chronique, et de s’interroger sur cette vague d’épuration à destination des ignorants qui ne se sont jamais interrogés sur la fonction de leurs fantasmes.

 

Le pédophile ou le « pédoclastre » est devenu en quelques 15 ans le criminel le plus honni.

 

J’ai quelques souvenirs de lutte de camarades dans les instances internationales autour des années 80, pour deux choses, faire cesser le travail des enfants dans les pays émergeant, et même dans des pays d’Amérique du sud et faire cesser le commerce sexuel des enfants auquel se livraient des familles, plus tous les proxénètes.

Aucun d’entre eux n’aurait imaginé l’impact que cela aurait chez nous, sans solutionner ou si peu le problème chez eux.

 

Le drame de l’affaire Dutroux fut l’électrochoc salutaire mais également la voie royale à l’explosion de bon nombre de silences que l’intimité familiale recouvrait. Cette intrusion dans l’intimité de la vie privée, si elle trouvait ses justifications développa son lot d’irrationalité, dont l’affaire Outrau fut l’exemple.

 

Si j’ai pris le temps de placer le cadre, et rappeler le poids, des pulsions humaines, celui de notre démarche culturelle évolutive en fonction des espaces géographiques qui développent notre histoire que nous formalisons par des normes rigides où même le poids de la science a du mal à entrer, c’est pour souligner la trace que chacun laisse dans nos corps, et dans les événements qui surviennent et que nous ne pouvons feindre d’ignorer.

 

Nous sommes face à cette situation avec cette chasse ouverte au pédoclastre, le mot n’est pas trop fort.

Le dernier drame qui en témoigne est celui de trois habitants de Béziers qui ont livré un homme au bûcher et ainsi en voulant se faire les justiciers de l’immonde crime social, se retrouvent encourir le risque de réclusion criminelle à perpétuité.

 

Un bref rappel de l’événement.

Trois habitants de Béziers, dont deux mères de famille, ont été mis en examen jeudi pour assassinat après avoir été interpellés mardi dans l'enquête sur le meurtre d'un voisin qu'ils soupçonnaient de pédophilie, a-t-on appris auprès du procureur de Béziers. Ils encourent la réclusion à perpétuité.

Ils l’on étranglé, puis mis le feu à son appartement et brûler le cadavre du même coup.

 

Voila où l’irrationalité conduit, nous savions par l’affaire Outreau où déjà elle nous avait mené, mais d’aucun de rechercher, pourquoi ?

 

Pourquoi des frustrations sexuelles qui ont jalonné notre histoire depuis que nous avons honte de notre sexualité, en plein 21 siècle, au moment où nous disposons des connaissances psychiatriques, psychologiques, neuroscientifiques, nous traitons ce problème comme des hommes du moyen âge, avec nos peurs et nos fantasmes, prêt à dresser des buchers et nous lancer dans l’épuration inquisitrice

Sauf qu’au moyen âge ils ne disposaient pas d’une presse écrite et audiovisuelle, pour amplifier au-delà de la réalité des événements à en faire des spectacles émotionnels.

 

Dans l’affaire Outreau, c’est la presse qui aurait du se trouver au banc des accusés à la place du juge, demain c’est elle qui devrait craindre la perpétuité à la place de ces trois habitants de Béziers pour incitation à la haine.

 

Sans le rabattage médiatique sur ce sujet, autre que celui de la mise en garde et de l’éveil nécessaire à cette réalité, sans rappel des autorités politiques qui ont fait de ce sujet un enjeu électoral, une démonstration de leur efficience, (en allant jusque dans l’absurdité la plus totale, prête à ouvrir les cerveaux pour y trouver les fantasmes pédoclastres qui font l’objet d’un commerce lucratif, car il vise une préférence sexuelle primitive, toujours présente malgré les cataplasmes culturels, garante de la survie de l’espèce), nous n’en serions pas là.

Alors il y a du discernement à avoir, tout autant avec notre histoire humaine, qu’avec l’interdit normatif d’aujourd’hui, il y a du discernement à avoir entre de véritables agressions et leur ersatz culturel, il y a du discernement à avoir entre une réelle souffrance et sa construction.

 

Il n’est donc pas normal qu’aujourd’hui avec les moyens de cette distinction nous en soyons encore à diffuser des spectacles aussi lamentables que celui donné par antenne 2 dans son émission les infiltrés.

C’est une émission tout juste bonne à construire des cas comme ces trois personnes qui devaient se penser bien fondé de dans leurs actes, puisqu’elles supprimaient un potentiel pédoclastre.

De la même manière que le journaliste se sentait bien fonder de dénoncer les sources de son reportage, car les millions de « biterrois » que ces spectacles ont façonné l’auraient désapprouvé du contraire.

 

J’essaie de faire comprendre qu’il y a des peurs privées et des angoisses publiques. Or nous avons pris la mauvaise habitude de transformer des peurs privées en angoisses publiques.

Et au bout du compte nous nous rendons compte que l’instrumentalisation de ces angoisses publiques fabrique des crimes.

Je pense que ce n’est qu’un début (trop long d’expliquer pourquoi), la gestion du pays par la peur est la marque de ce gouvernement. J’ai eu l’occasion de dire qu’il pratique la pulsion de mort, presque tous les jours nous le vérifions là ou il y a un cadavre nous y trouvons un membre du gouvernement.

Je dis cela de manière peu courtoise parce qu’ils n’ont pas honte d’en faire une exploitation politicienne.

Je n’en ferais tout de même pas les responsables de quoi que ce soit, ils ne sont que des acteurs de l’existence comme nous tous, mais ils ont transformé profondément la perception du risque et tellement laminé le seuil de tolérance pour répondre à deux exigences électorales suicidaires   : le risque de précaution et la tolérance zéro, et nous sommes entrain de transformer nos lieux de vie en camp de concentration.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 16:19

Le suicide altruiste en 2017.

 

La fin des élections a sonné le glas de l’abstentionnisme.

C’est de manière gêné, du bout des lèvres que l’abstention a été commenté par les quotidiens et les commentateurs. Une fois les grands titres des quotidiens mis au barbecue l’occupation de la scène « médiatiquopolitique » à repris ces droit pour nous parler des décision de nos acteurs politiques qui n’existent encore que par le miracle de la démocratie.

Je ne prends que les deux exemples qui ont fait saliver les polémistes.

Le cas du Languedoc et celui du Poitou-Charentes.

Il est bien évident que l’un et l’autres offraient matière à diversion, et entretenait la contestation de la victoire du PS, personne n’osait dire que cela constituait un échec pour Aubry mais beaucoup l’avaient sur les lèvres.

Alors en dehors des commentaires commerciaux qu’en est-il :

 

Me Frêche dans le Languedoc totalise 493 180 voix sur 1 853 111 inscrit soit 27.7% d’entre eux, par rapport à la totalité de la France sur 43 350 204 inscrit, cela fait 1.13%.

Et les commentateurs de considérer que son succès constitue une volonté nationale, voir un élan vers une recomposition du paysage politique français (comme s’il n’y avait jamais eu des électrons libres et que la France soit bipartite).

Ils sont rapides ces commentateurs, surtout quand ils agitent les pourcentages, c’est ennuyeux que la réalité des voix ramène ce fabuleux élan à si peu.

Mais me direz vous Marx au départ était bien tout seul, et tant d’autres philosophes. Je sais ce qui a traversé vos esprits l’on verra quand il sortira son ouvrage.

Mme Royal dans le Poitou Charente totalise 392 291 voix sur 1 284 403 inscrit soit 30.5% d’entre-deux, et sur la France son score ne représente que 0.9%.

Loin du fameux plébiscite qu’indique les 60% d’exprimés, qu’elle avait vite valorisé pour se présidentialiser, au cas où quelques uns l’auraient oublié, marquant même au passage son désaveu de la politique du PS. Bien naturellement il n’a échappé à personne qu’elle est le maillon faible qui permettra encore à Me Sarkozy d’espérer, si Mes Villepin et Juppé ne l’enterrent pas.

Dans les deux cas nous sommes loin des plébiscites annoncés par les journalistes, et il n’y avait pas de quoi focaliser l’opinion la dessus, si ce n’est pour évacuer d’autres interrogations, nous en avons pris l’habitude.

 

Il en est ainsi au quotidien depuis des années et des années, sauf que quand ils parlent d’évènements dramatiques aucun de nous n’a un indicateur partial pour en mesurer le poids réel, là il en est tout autrement.

Cet aparté fait, les journalistes attirent l’attention et focalisent sur l’expression des partis et du gouvernement, chose naturelle à mon sens, mais ils ne posent pas les questions qui dérangent, à savoir qu’attendent les français.

 

 Quelles propositions pour réformer le capitalisme, quelles propositions pour leur redonner confiance dans les institutions internationale comme le G20, confiance dans l’OMC, confiance dans l’Europe, dans l’institution présidentielle, dans l’assemblé nationale, dans les partis politiques, dans les syndicats, dans les médias, dans les grandes entreprises privés, dans les banques ?

Le pouvoir et d’autres savent cela depuis décembre 2009 (étude CEVIPOF) sinon ils sont nullissimes.

91% des français veulent réformer le capitalisme, 61% se méfient du G20, 61% de l’OMC, 68% de l’UE, 65% du gouvernement, 64% du président, 58% du premier ministre, 64% de l’assemblée nationale, 55% des grandes entreprises, 63% des banques, 76% des partis politiques, 72% des médias, 52% des syndicats.

Et chacun a dit depuis la fin des élections avoir tiré les leçons de l’abstention, d’avoir entendu les français qui voulaient en revenir aux promesses de 2007 et plus de sécurité.

Belle traduction à sa convenance et à ses moyens de la langue de bois. Bien sur chacun trouve sur le marché de son village et sur le trottoir de sa ville le citoyen qui dira ce que l’on a envie d’entendre pour poursuivre le but auquel l’on ne veut pas renoncer envers et contre tous.

Jamais exemple n’a été plus flagrant.

Et il n’a jamais été aussi lamentable que d’entendre des ministres le dire. Je comprends, que si ceux sont là, leurs seuls indicateurs, (comme ils l’ont prouvé en matière de sécurité), ils se soient plantés, les français ont compris que ce n’est pas l’annonce de la loi sur la castration chimique, ni la peur de l’immigré qui allonge leur feuille de pays et leur donne un emploi,

Je ne pense pas que ce soit cela que l’on puisse retirer des indicateurs que j’ai rapportés de cette étude.

On ne peut pas passer l’abstention sous silence, certes c’était une élection régionale, mais compte tenu de la porté politique qui lui fut donné, l’on ne peut pas dire que ce fut un vote régional, dire cela est se mentir, même s’il a retrouvé un peu plus ce caractère au deuxième tour. Sans cela il y a des seuils ou la valeur d’une abstention est un choix politique, c’est le cas présent, comme ce fut celui des Européennes.

Ainsi donc durant ces deux prochaines années la politique va se faire par défaut.

Défaut de disposer du pouvoir économique, le chômage croit (pour ne citer que lui).

Défaut du pouvoir financier, il a fallut renflouer les banques.

Défaut du pouvoir politique seulement, 17.3% font confiance au gouvernement.

Que restent ils à nos gouvernants que la pulsion de mort ; la gestion de tous les désastres qu’entraine ce défaut de pouvoir.

A savoir un retour sur les promesses illusoires d’un paradis après la mort énoncé en 2007et un renforcement sécuritaire liberticide vers le FN, l’on en a n’a pas fini avec les spectacles dramatiques, et la dramaturgie des faits divers.

J’espère que d’autres se poseront les bonnes questions, mais au vue de ce que pensent les français des institutions qui réglementes leur existence, je ne vois pas quel parti peut les satisfaire.

La situation est bien plus grave que ce qu’on le pense, cette abstention n’est pas un coup de tête, elle c’est construites sur les déconvenues de l’alternance et la langue de bois.

En 2007 un illusionniste à réussi encore à soulever des applaudissements, il reste encore au français un échec à vivre, celui de la reconstruction du PS (avec une interrogation), et en 2017 ils n’auront droit qu’au suicide altruiste, car je doute que tous ceux dont ils se méfient, s’amande d’ici là.

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 15:43

 Il faut vendre l’Alsace et le Languedoc.

 

 Face aux difficultés que rencontre la Grèce des députés allemands ont suggéré qu’elle  vende ses îles pour se renflouer, ou la suspension « pour au moins un an » de son droit de vote au Conseil européen ou de l’exclure de la zone euro, avec comme conséquence que le recours au Fonds Monétaire International.

 

C’est tout simplement sublime, mais pas surprenant qu’une telle idée ait pu germer dans l’esprit d’un député, n’en rions pas nous n’en sommes pas à l’abri.

Je vais essayer de m’en expliquer, mais cela va nous ramener assez loin en arrière avec la création du MEDEF le 27 10 1998, car tout vient à qui sait attendre.

 En 1999 j’écrivais ceci :

Ainsi le CNPF (acronyme) est devenu MEDEF. Le Conseil du Patronat français, terminologie dans laquelle s’affirme le poids de l’autorité de celui qui commande dans son seul intérêt (image péjorative du profit), a opté pour une image plus fluide et moderne : Le Mouvement des Entreprises de France.

Cette idée de mouvement signifie : nous sommes agissants, nous faisons vivre les entreprises qui vous emploient (sous-entendu ses dirigeants), les entreprises agissent (sous-entendu la structure collective), mais elle signifie également beaucoup plus que cela.

En effet, la captation par l’entreprise du mot mouvement a une connotation sociologiquement importante, celle d’entreprise collective visant à établir un nouvel ordre de vie.

 Cette vision de l’entreprise beaucoup plus dynamique dilue, dans l’intérêt collectif de l’entreprise qu’affirment les caractéristiques de la Société Anonyme, la notion de profit personnel, et l’étend en fraction infinitésimale aux populations qui s’en montrent solidaires.

Ainsi, à partir du sigle CNPF, qui est le reflet d’une organisation corporatiste, défendant ses intérêts particuliers, nous passons au sigle MEDEF qui affiche une volonté de développer son ordre de vie. Dans cette logique des candidats du MEDEF se présenteront un jour au suffrage universel.

 

Chacun se souvient des discours invitant à gérer l’Etat comme une entreprise, chacun se souvient du lapsus de Mr Fillion la France est en faillite.

Petit a petit les citoyens ont accepté cette idée, reprise en boucle médiatiquement, ignorant qu’une entreprise à un actif comptable et que pour un état nous ne l’évaluons pas, car le territoire est la propriété privé collective du peuple, dont ils se transmettent des parts de celui-ci par héritage, mais peuvent en être dépossédé individuellement à tous moments par une décision d’utilité publique, au nom de tous les citoyens.

Donc le territoire n’appartient pas à la représentation de la nation qu’est l’Etat avec ses parlementaires et son gouvernement, mais à tous les français.

Il est donc impossible de gérer un Etat comme une entreprise, admettre ceci c’est accepter le principe que le gouvernement peut disposer du territoire comme s’il s’agissait d’un actif lui appartenant dont il peut disposer à sa convenance pour fabriquer de la trésorerie, et licencier ses citoyens.

 

C’est la proposition indécente de ces parlementaires Allemands. Il n’y a pas de quoi s’en réjouir, cela indique que ce qu’ont perçu tous les citoyens d’Europe se vérifie.

Lorsque les uns et les autres ont dit NON à la constitution européenne, c’est cela qu’ils avaient « indéfinissablement » pressenti, que cette constitution faisait de l’Europe une vaste entreprise où ils ne seraient que des serfs corvéables.

 

L’on ne peut plus dire que les citoyens s’étaient fourvoyés. Merci messieurs les députés Allemands de l’avoir dit, sans vous l’on pourrait encore en douter.

Je l’écris souvent 55% des français n’ont pas confiance en l’Europe et 61% en l’OMC.

Au-delà de cette imbécillité, il faut faire le constat de son enseignement, que les modèles comptables ne peuvent tenir et rendre compte de l’existence humaine qu’ils ne ramènent à  une valeur commerciale.

C’est tous le discours sur la dette, si notre organisation financière actuelle ne convient plus, il faut en changer comme nous l’avons fait pour l’or, ce n’est pas aux hommes a s’adapter à des comptes mêmes s’ils sont nécessaires, sinon l’on devient comme le faisaient nos seigneurs et nos monarques une marchandise.

 

Il n’était pas nécessaire de faire la république si c’était pour reconstruire par le système financier la féodalité et la monarchie ancestrale.

C’est celle à laquelle reste attaché nos entreprises car c’est sur ce principe qu’elles fonctionnent, elles vendent si nécessaire de l’actif pour faire de la trésorerie, voire parfois revendent des activités avec le personnel.

Conte tenu de la situation le gouvernement serait inspiré de vendre l’alsace et le Languedoc, ce sont les deux seules régions attachés à ce système, il n’aurait comme cela pas a se plaindre de subir ce qu’ils préconisent.

Vaut mieux finir sur un trait d’humour.

Déjà comme une prémonition dans un article,  « mon voisin a un âne » j’écrivais cela : « Les marchés sont là, ils ont dit, pas fiable cet Etat, et l’on a entendu les conneries habituelles la Grèce au bord de la faillite. Ce n’est pas grave, l’on enverra une lettre de licenciement au peuple, et ils iront s’installer dans un pays à forte croissance, la Chine par exemple et nous ferons de ce beau pays grec un centre de vacances pour spéculateurs, à moins qu’ils veuillent s’y constituer en Etat. »

 

 

 

 

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