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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 01:53

Sommes-nous condamnées à une incurie populaire.

L’histoire nous apprend que ce n'est pas la masse des populations qui fondent les projets d'avenir. Elles se contentent de suivre leur ventre, quitte à se soumettre aux "dominants systémiques" du moment. Il n’y a rien irrévérencieux, ni d’outrageant, ni d’offensant, ni de froissant, ni d’arrogant quand je dis cela. La Béotie avait fait le même constat, fait précédemment par les tyrans Cyrus ou Darius. quand à Platon il tire une désolante conclusion de sa tentative du philosophe roi. « Le genre humain ne mettra pas fin à ses maux avant que la race de ceux qui, dans la rectitude et la vérité, s’adonnent à la philosophie n’ait accédé à l’autorité politique, ou que ceux qui sont au pouvoir dans les cités ne s’adonnent véritablement à la philosophie, en vertu de quelque dispensation -divine. » Le parie politique de Platon a échoué  : on ne peut pas soumettre la force du pouvoir à l’autorité du -savoir. Le philosophe-roi est une figure impossible de l’histoire.

Il nous suffit donc de réécrire l’on ne peut soumettre la force du pouvoir populaire à l’autorité du savoir. Ainsi, un peuple philosophe est une figure impossible de l’histoire. Je nous invite à regarder nos débats politiques sous cet angle. Alors, sa médiocrité apparaît, bien plus grave quand elle se propage par des élites, qui ont l’intelligence nécessaire pour élever le débat, et se garde de le faire par flatterie imposée par la tyrannie populaire qui dispose du pouvoir électif et à laquelle il manque l’autorité du savoir aujourd’hui indispensable.

J’ai expliqué dans (http://ddacoudre.over-blog.com/d-une-grenouille-a-l-autre.html) la stratégie de l’émotion qui tient à notre organisation biologique, dont nos sens ne sont réceptifs qu’à l’environnement local. C’est le mode instinctif (http://ddacoudre.over-blog.com/2016/05/la-morale-en-pillule.html), efficace pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne, mais n'est pas adapté pour résoudre des problématiques éthiques planétaires. En démocratie l'émotion pose le redoutable problème que le citoyen s'en remet à son ressenti (comme pour la température météo) plus qu'à sa raison, sauf que pour la météo il y a un thermomètre pour dire l'exactitude de la réalité, tandis qu'en démocratie seul le débat formule une mesure incertaine. La tyrannie du ressenti nous la vivons actuellement avec la fronde de la police, j’ai suffisamment écrit d’articles à ce sujet et démontré, comment elle nous pousse même à dénier la factualité observable et mesurable.

Un pouvoir de papier.

La conduite de nos affaires est mondiale et nous n’instruisons pas nos cerveaux à prendre cette mesure intellectuelle et non pas instinctive. Pire nous leur avons substitué des machines au service de l’ego de ceux qui les ont programmés. Le vote du CETA en est l’exemple type. Les citoyens sont préoccupés par les couillandres du président et laissent s’installer une gouvernance arbitrale qui les dépossèdera de leur pouvoir législatif, comme ils se sont laissés dépouiller de leur pouvoir monétaire et par un libéralisme frelaté de leur droit d’ingérence dans les affaires économiques qui sont vitales à leur existence.

Prétexter du « complotisme » et des méfaits des puissants de ce monde pour refuser de regarder avec l’intelligence de notre cerveau les affaires du monde et leurs évolutions, nous conduira à ne disposer que d’un pouvoir de papier et à n’être que de la graine d’esclave. (http://ddacoudre.over-blog.com/article-la-fracture-intellectuelle-fait-germer-la-graine-d-esclave-64686694.html).

l'incurie.

C’est donc l’intérêt que je porte à l’émancipation des populations qui me pousse à souhaiter que le philosophe roi soit une réalité qui fasse démentir Platon, car il n’y a aucune raison ni lui, ni moi, que nous ne disposions de la vérité. Mais assuré que du seul fait de l’observer suivant l’évolution de l’environnement elles trouvent leur place. En ce moment c’est celle énoncé par Platon qui trouve sa place. C’est dire combien notre évolution psychique est lente, tiré toujours par notre ventre, alors que le futur est dans les étoiles. Vivant notre mort il nous est biologiquement difficile de nous en détaché, sauf que l’intellect est aussi une donnée biologique. Naturellement il est plus facile de suivre le déterminisme de la construction d’une voiture qui requiert d’assembler quelques milliers de pièces que d’harmoniser des milliards de relations humaines. De celles-ci nous ne recevons que les perceptions de ceux que nous croisons, alors que pour imaginer la vie du chinois ou simplement des migrants de Calais, nous faisons appel à des représentations fournies par l'enseignement ou « les faiseurs d’opinions ». Cela, faute d’acquérir tous les savoirs disponibles qui nous permettraient d’en faire une représentation sous l’autorité des connaissances disponibles. De sorte que dans un monde ou les savoirs sont devenus exponentiels la plus grande masse de la population vit dans l’incurie. Dans l’indifférence et le manque total de soin ou d'application dans l'exercice, l'exécution ou l’analyse sociétale. La plus grande partie des citoyens vivent dans l’abandon, l’insouciance, le laisser-aller, la mollesse, la négligence des affaires publiques, y compris ceux que nous avons instruit jusqu’au BAC.

L'on rêve de cailles toutes rôties.

Si ce phénomène est normal, puisque c’est de cette situation que les puissant tirent partie pour conserver leur pouvoir, cela jusqu'à ce qu’une « révolution » d’une minorité agissante les en chassent. elle même rendu possible par le même phénomène qui maintenaient les puissants au pouvoir. L’incurie populaire n’est pas une tare, c’est un état qui caractérise les masses qui ne vivent que sur le mode instinctif, auquel il faut des repères biens cernés et préhensibles émotionnellement. Les frontières, le chez soi, l’identité, l’emploi etc. tous ces repères dont l’autre est exclus, car chacun vit dans la peur que l'étranger vienne l'en déposséder. Quand je dis chacun je parle aussi des étrangers. Il y a bien naturellement une réciprocité des comportements, car tous les humains vivent sous le mode instinctif et à ce titre nous nous faisons en permanence la guerre.

Or, cet échec momentané du philosophe roi a engagé un certain nombre de comportements destructeurs dans la vie politique. La lenteur de l’évolution intellectuelle des populations est quasiment inversement proportionnelle à celle de l’évolution des savoirs développés par certains d’entre eux, que j’appelle les « découvreurs ». Plus les savoirs et technologies mettent à notre portée le monde, plus nous sommes apeurés par les comportements de ceux à qui nous avons inconsidérément confié notre pouvoir démocratique par incurie, flatté par de belles promesses d’avenirs radieux dans des cieux où les cailles tombent rôties.

Résultats nous nous livrons à la chasse aux chefs d’états, assuré que d’avoir viré l’un sera salvateur, jusqu’à ce que nous fassions une place de rêve à un dictateur.

Si Louis XIV vivait.

Quand un président décrié comme Sarkozy qui a permis par défaut d’élire Hollande revient en politique en disant j’ai changé et qu’il reçoit un écho, c’est inquiétant, sur notre capacité d’analyse. Que l’on appelle au pouvoir quelqu’un qui a réussi me semble louable, éventuellement est acceptable le fait de reconnaître ses erreurs. Mais quand cette personne dit, vous m’avez viré parce que vous détestiez ma façons de faire et la politique que je menais, j’ai changé je vais donc faire pire ; que c’est également le langage programmatique des candidats LR qui ont exercé le pouvoir, Fillon, Jupée, Copé, Sarkozy, avec de réelles chances de l’emporter, l’on peut s’interroger. Dire les citoyens sont des abrutis et tous ce que nous voudrions, c’est écarter cette incurie populaire qui maintient les tenant du pouvoir en place. Chacun a compris qu’il ne s’agit pas de ne pas tenir compte de l’intelligence des citoyens, quand 96% des citoyens s’informent politiquement dans les JT et que 48% d’entre eux disent ne pas y croire, c’est une démonstration de clairvoyance, mais aussi d’incurie puisque ceux qui détiennent le pouvoir restent en place. C’est comme si après avoir viré Hollande pour sa politique nous élisions Valls.

Chacun à pu noter l’intérêt de la « peoplelisation » des hommes politiques pour les citoyens. Ceci n’est pas anodin, les citoyens montrent de l’intérêt pour ce qui est accessible à leur mode instinctif. Dans le même temps les puissants, que ce soit en personnalité morale ou physique vaquent, à leurs affaires mondiales qui nécessitent l’usage de leur intelligence et celle des machines à leur service pour saisir l’existence aléatoire du monde qu’ils modélisent, puis propose à l’incurie populaire.

Du temps de Louis XIV sa cour pouvait assister à sa toilette et le voir déféquer. La propension humaine pour la merde et normale, seule la culture et l’hygiène empêchent nos bébés d’y prendre goût. Mais alors quand elle s’étale dans des livres et dans les médias, pas questions de cultures et d’hygiène (déontologies), l’on s’y vautre et l’on en redemande, manière de s’indigner que toutes ces élites chient comme tout le monde, et que là au moins, l’on sait de quoi l’on parle, car l’on connait, l’on n’a pas besoin ni d’intellectualiser ni de faire des modélisations.

Oser.

Alors, quand Mélenchon, en tout bien tout honneur, veut donner la parole au peuple, veut que ce soit lui qui définisse le projet politique qu’il désire, il vaut mieux s’en inquiéter. C’est d’ailleurs vous l’avez compris exact pour les autres. Sauf que ceux qui sont au pouvoir ont l’incurie qui leur est favorable, et l’inverser n’est pas lui demander son avis, mais faire ce que Mélenchon a osé. Entreprendre de refonder la vie politique sur la base de l’organisation d’un creuset la (France insoumise) dans lequel la parole est donné à ceux qui veulent s’engager sur des idées existantes ou novatrices pour élaborer un projet, modéliser un avenir susceptible d’inverser en sa faveur l’avantage du bénéfice de l’incurie populaire.

Ce qu’il en adviendra nul ne le sait et cela peut rebuter cette incurie qui ne veut à ce jour pas devenir un roi philosophe. Non, vous l’avez compris, parce qu’elle n’en a pas les moyens et l’intelligence, mais parce que son existence est modélisé de cette manière par les « dominants systémiques » (nécessaires par ailleurs), et que tous les jours il lui est dit que c’est ainsi. Donnez moi donc une bonne raison pour que les puissants disent qu’il peut en être autrement.

Le parie fou de Mélenchon n’est pas seulement répondre aux aspirations de l’heure de la population, répondre à cette incurie populaire qui veut du pain et des jeux, mais d’offrir du meilleur pain et de meilleurs jeux en inversant le bénéfice des savoirs et technologies pour permettre à l’ego de s’harmoniser au service de la communauté humaine.

Faire cela aujourd’hui est une « révolution » dans un monde ou l’ego se rétracte sur des « dominants systémiques » d’un autre temps qu'il met à son service, que ce soit celui des religions, des communautarismes, du capitalisme, autant de structures d’exclusions dont il découle inévitablement des confrontations meurtrières appelant inévitablement une dictature.

Le roi fou.

L’humain dispose de quoi anéantir son espèce, particulièrement avec les armes atomiques. Le maintient de structures d’exclusions justifie leurs existences, et aucun état n’envisage sa suppression, c’est même l’inverse. Nos productions d’énergies utilisent aussi cette fission nucléaire. La probabilité qu’une centrale explose n’est plus à démontrer et ses dégâts, aussi importants soient-ils, sont limités par rapport à ceux d’une guerre nucléaire.

Or, toutes les créations humaines sont toujours utilisés, la question n’étant pas s’il y a une probabilité que nous utilisions l’armes nucléaire, mais quand.

Donc développer ou maintenir des « dominants systémiques » d’exclusions y conduira. Pour cela il faudra non un roi philosophe mais un roi fou, celui que lentement nous fabriquons en nous livrant à la chasse aux élites têtes de turc sans distinction et nous installeront un jour chez nous où ailleurs un roi fou qui appuiera sur le bouton.

Un roi philosophe.

Mélenchon ouvre une alternance pour que prenne place un roi philosophe. Ce n’est pas l’apothéose et ce n'est pas gagné. C’est juste une greffe sur une démocratie des partis, sclérosés par l’ego technocratique et ploutocratique desséchant. Leurs ego ont desséchés le débat démocratique pour n’en conserver que la merde envahissante dont l’incurie se délecte. Imaginer l’écart qui existe entre ceux qui se complaisent à la colporter comme seul débat politique, et que nous trouvons chez bon nombres de frontistes, et ceux qui déjà modélisent un monde où le savoir sera l’économie de la connaissance. Mélenchon a jeté une passerelle avec "l'écosocialisme"  par nécessité politique, car c'est ce qui fait défaut chez nos hommes politiques, prendre des décisions politiques. Ce constat ne date pas d'aujourd'hui, le prix Nobel d'économie de 1998 Amartya SEN l'avait constaté. Même Jospin en son temps avait dit que notre avenir consisterait à vendre notre savoir.

Dans l’histoire il y a eu des hommes politiques qui ont pris de grandes décisions, au plus prêt, Blum les congés payés, De Gaulle le vote des femmes, Valérie Giscard Estain l’IVG, Mitterrand l’abolition de la peine de mort, aucune de ces décisions n’ont fragilisé notre pays, elles n’ont pas été prise par l’incurie populaire, mais par des citoyens convaincus d’avancer vers un avenir meilleur. Si d’aucun veulent me convaincre que les propositions des LR ou du PS offrent un avenir meilleur je suis toujours ouvert au débat, pour le FN la question ne se pose pas. Ce n'est donc pas le peuple qui créé les "révolution" mais les minorités agissantes, Le peuple, je vais faire grincer des dents, il est sans dents, il est moutonnier et c'est nécessaire.

C'est pour cela qu'il ne faut pas le tromper, l'abuser, le manipuler, mais l'émanciper même contre son gré, pour qu'il est des chances de devenir un roi philosophe et non un roi fou.

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 00:41

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Chacun se rappelle cette histoire qui servait à discréditer VGM. En chasse en Afrique chez ses amis dictateurs, rentré à Paris il raconte sa chasse, j’ai tiré une gazelle et deux panous, un beau lion et trois panous. Il énumère ainsi son tableau de chasse, composé d’un bon nombre de panous. N’osant interrompre le président tous se taisent malgré DES regard ébahie à l’annonce des panous. Le ministre des affaires étrangères L'interroge, c’est quoi des panous et de s’entendre répondre : je ne sais pas mais chaque fois sortait des buissons des bêtes noires avec des bras en l’air qui criaient en les agitant Panous Panous .

Pas de permis de chasse pour les flics. Les hommes ne sont pas des Panous. Les droit de l’homme protège tous les individus et la peine de mort à été abolie en France, il n’est donc pas question de la faire entrer par un bais.

Article 3. Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 30. Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Ainsi, la vie, la liberté, la sureté des personnes implique que ceux qui les entravent en soient dissuadés. Aujourd’hui nous ne savons que faire usage seulement de la répression pour garantir la vie, la liberté, et la sureté de chacun. Tous les responsables politiques de Jupé, Sarkozy, le Pen, etc. tous hommes intelligents, savent qu’elle a ses limites. Ils savent, pour ceux qui la soutiennent inconditionnellement, qu’ils sont dans une stratégie d’acteurs politiques pour des voix électorales. Ils savent qu’ils utilisent la peur d’une population vieillissante et d’une France « droitisé » qui en appelle en permanence à la répression contre toutes observations par les sciences sociales et politiques de ses limites, où elle finit, ni par être dissuasive, ni par être exemplaire. Depuis les gaulois nous avons observé cela.

L’intelligence voudrait que l’on apprenne cela aux citoyens pour qu’ils asseyent d’imaginer d’autres processus, pour qu’ils trouvent d’autres solutions, pour qu’ils innovent, comme ont le leur demande en permanence en économie. Que nenni, ce qui est bon pour l’économie ne l’est pas pour la sureté, en économie l’on a besoin de génies, en sécurité de cons et les politiciens et le FN en particulier veulent des cons.  Même les USA ont des états qui ont abolie la peine de mort. Eux qui sont toujours prêt à tuer tout le monde au nom des droit de l’homme ont pléthore d’études, comme les canadiens, qui démontrent que la peine de mort n’est ni dissuasive, ni d’exemplarité. L’histoire en témoigne, ceux du FN qui nous avaient promis en 1981une recrudescence de mort lors de la suppression de la peine de même nom se sont plantés. J’ai déjà expliqué que ce sont des enchevêtrements de conditions sociales qui influencent le plus le développement de la délinquance et de la criminalité

Le Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip). Ainsi, l’évolution du nombre d’homicide depuis 81 baisse malgré des pics momentanés, et ce n’est pas lié à l’existence ou nom de la peine de mort. En revanche, le lien entre l'abolition de la peine de mort et l'allongement des peines prononcées aux assises semble, lui, avéré. Pour preuve, en l'espace de trente ans, le nombre de prisonniers condamnés à la réclusion à perpétuité a plus que doublé, Il faut dire que, depuis 1981, le code pénal n'a cessé de se durcir. En 1994, une « période de sûreté perpétuelle » a été instaurée pour les personnes reconnues coupables de meurtre sur mineur de moins de 15 ans doublé de viol ou de torture. Dans ce cas, un condamné ne peut être libéré qu'après avoir passé trente ans derrière les barreaux. Cette sévérité accrue des peines a été confirmée tout récemment avec l'adoption, en février 2008, des « peines de sûreté ». Elles permettent, en effet, de retenir indéfiniment les personnes considérées comme potentiellement dangereuses à leur sortie de prison. Plusieurs associations de justiciables se félicitent de cette évolution. C'est notamment le cas du délégué général de l'Institut pour la justice, Xavier Bébin, qui voit dans ces lourdes sanctions « le meilleur compromis entre, d'un côté, la nécessité de protéger la société et, de l'autre, le respect de la vie humaine via l'abolition de la peine de mort ». Une opinion que ne partage pas l'Observatoire international des prisons (OIP), qui fustige « la relégation sociale définitive qui accompagne souvent les longues peines ».

Juste pour souligner que le laxisme supposer qui justifierait le retour à la peine de mort et faux, même s’il semble séduire les citoyens que l’on effraie avec des mensonges à partir d’événement réels.

Alors, des demandes émanent pour réclamer des renforcements de peines, est-ce que nous allons en arriver à condamner à 25 ans de prison pour avoir volé une part de pizza, comme en Californie en 1995.C’est cela que d’aucun appellent la justice.

D’autres voix fustigent les remise de peine qui ont été modifiée en 1984, qui donc sait que la loi qui les régie date de 1875.

Les individus condamnés à titre définitif avant l'entrée en vigueur de la présente ordonnance bénéficieront de la réduction prévue à l'article 4 de la loi du 5 juin 1875, dans les conditions visées audit article pendant toute la durée de leur peine.

Les individus condamnés à titre définitif à la relégation avant l'entrée en vigueur de la loi du 3 juillet 1954 pourront bénéficier de la libération conditionnelle, pendant le cours de leur peine principale, dans les conditions fixées à l'article 2 de la loi du 14 août 1883.

Face à l’ignorance de la population le FN à beau jeu d’affirmer des contres vérités comme son porte parole Nicolas Bay selon lequel : l’abolition de la peine de mort en 1981 a provoqué « l’effondrement de l’ensemble de l’échelle des peines, ce qui fait qu’aujourd’hui, il n’y a plus de perpétuité réelle L'abolition de la peine de mort en 1981 a généré ce laxisme dont on fait aujourd'hui lourdement les frais. Ça fonctionne, un drame survient il vent son mensonge à la télé et aux journaux, et quand un autre arrive il recommence.

Si nous en sommes arrivé à ce que des citoyens adhérent aux thèses frontistes il a bien fallu que ça leur entre par les oreilles et les yeux pour atteindre le cerveau.

Si je fais ce crochet par la peine de mort, c’est que les actes de civilisation se caractérisent par la protection de l’existence et de l’existence de tous, même quand un tue. Dans l’échelle du développement "civilisationnel", la loi du talion fut une avancée face à la barbarie qui était d’usage et la facilité à tuer un voleur de pizza. Dorénavant l’on ne pourrait pas faire plus que ce qui nous avait été fait.

L’on ne pouvait donc que voler une part de pizza au voleur de pizza, crever un œil à celui qui vous en avait crevé un. Nous savons que cela a dégénéré à son tour en barbarie punitive, jusqu’à la révolution où l’incarcération est entrée dans le système punitif, la privation de liberté, et au lieu de voler à l’autre la pizza ou lui crever un œil, nous lui versons un dédommagement, les DI. Cela nous a fait revenir au principe de la loi du talion, alors que les DI étaient versées par les riches pour éviter la prison. Et en matière de conciliation cela se pratique encore.

Nous n’avions donc pas évolué depuis ces siècles, prés de cinq milles ans, et l’abolition de la peine de mort à introduit une rupture. Pas extraordinaire puis que nous avons introduit la perpétuité que certain ne voudrait pas voir limité à trente ans histoire de renouer avec la loi du talion il a tué nous sommes civilisé nous ne le tuons pas mais nous allons le laisser mourir à petit feu. Nous avons introduit par ce bais une persécution. C’est ainsi que les remises de peines sont un acte d’humanisation, un acte » civilisationnel » de ceux qui savent que la répression a ses limites et qu’il vaut mieux réinsérer les hommes, et que tout homme dispose d’une faculté de résilience

Alors, quand les policiers demandent la révision du droit de la légitime défense, de quoi s’agit il.

USgp police- FO. Il faut attendre.  Pour le symbole, il y a quand même l'alignement des sanctions pour outrage à policiers sur celles des magistrats. Est-ce important symboliquement ?  C'est important. Il faut que l'on comprendre, en France, que lorsque que l'on touche à un fonctionnaire de police, les peines doivent être absolument impitoyables. Il faut que la justice soit impitoyable. Mes collègues se plaignent d'une pression insupportable et de la politique du chiffre. Il faut cesser cette politique du chiffre qui se fait au détriment de la sécurité.

ALIANCE POLICE. Il est anormal que les policiers soient soumis à la même règle que les citoyens….un policier qui se trouve face a un homme armé qui le menace ou menace quelqu’un il doit pouvoir faire feu après deux somations, sans que ce soit pour autant un permis de tuer.

USSA police. Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale promet un "plan de sécurité publique". "C’est insuffisant parce qu’on attend du concret, répond Philippe Capon, secrétaire général UNSA Police, invité de Jean-Jacques Bourdin lundi. Rien n’a changé, alors qu’il faut que ça change, ce sont les attentes des collègues. On ne peut plus se contenter de promesses. Ils ont encaissé 650 millions lire le lien ci-après) Les policiers souffrent, c’est une réalité". La mise en place d’une réponse pénale forte, pour toutes les agressions à l’encontre des représentants de l’État et des membres de force de l’ordre

Ce qui n’est pas dit aux citoyens c’est que par le protocole du 11 avril 2016, signé par l’UNSA police, s’élève pour la police et la gendarmerie à 650 000 000€. http://police.unsa.org/ . Dispositions de ce protocole que n’a pas signé USgp police http://www.interieur.gouv.fr/ .  Ensuite face à la grogne le gouvernement a débloque 250 000 000€ supplémentaire. Au total cela fait 900 millions €.

Ainsi, chacun d’eux veut une réponse pénale forte, mais aucun, vous pouvez visiter leurs sites, ne dit si cette réponse forte, ces peines impitoyables, ces mesures pour citoyen anormal, est tuer le voleur de pizza.

En conclusion, nous n’avons pas à tuer un panous panous, sauf encas de légitime défense. Article 122-5.N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte.

N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.

La sommation pour tuer quelqu’un n’existe pas dans le code pénal. Article R431-1

Pour l'application de l'article 431-3, l'autorité habilitée à procéder aux sommations avant de disperser un attroupement par la force :

1° Annonce sa présence en énonçant par haut-parleur les mots :

" Obéissance à la loi. Dispersez-vous " ;

2° Procède à une première sommation en énonçant par haut-parleur les mots : " Première sommation : on va faire usage de la force " ;

3° Procède à une deuxième et dernière sommation en énonçant par haut-parleur les mots : " Dernière sommation : on va faire usage de la force ".

Si l'utilisation du haut-parleur est impossible ou manifestement inopérante, chaque annonce ou sommation peut être remplacée ou complétée par le lancement d'une fusée rouge.

Toutefois, si, pour disperser l'attroupement par la force, il doit être fait usage des armes mentionnées au IV de l'article R. 431-3, la dernière sommation ou, le cas échéant, le lancement de fusée qui la remplace ou la complète doivent être réitéré

En fait la sommation que réclament les policiers n’est que le droit de tuer face à l’agression d’une personne qui le menace ou menace autrui avec une arme. C’est la boite de pandore ouverte, car en l’absence d’avoir un mort qui explique la situation il aura toujours été sommé de se rendre. Ainsi, la peine de mort ne sera plus prononcée par la justice mais exécutée par le policier. Et par ce bais nous feront rentrer dans les faits une peine de mort qui a été abolie. Quand aux peines impitoyables j’ai du mal à les imaginer. Si les citoyens sont égaux, il en est qui sont psychologiquement affaiblis, soit par leur jeune âge, soit par la vieillesse, soit par une déficience, et il est vrai que les peines sont plus sévères, mais je ne pense pas que ce soit le cas d’adultes armés dont la tâche est justement d’affronter les risques. Une société où la police a le droit de tuer hors légitime défense est une dictature. J’écris souvent que les policiers et les gendarmes n’ont pas à risquer leur vie, pour cela c’est la réponse sociale à la fracture qui existe qu’il faut modifier pour qu’ils n’aient pas pour mission de garder la misère. 

 

 

 

 

 

 

 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 14:34

Nous n'y coupons pas.

 

Des slogans de l’extrême droite apparaissent dans la bouche de policiers s’en prenant ou dénonçant le laxisme de la justice.

Venant de la part d’un citoyen lambda, l’on peut admettre que l’ignorance nous conduit à avoir des jugements sans fondement ou approximatif. Tous nous y succombons faute de ne pouvoir tout savoir et tout connaitre.

Mais en l’espèce venant de policiers qui dans leurs formations sont instruits sur ces sujets, cela et le résultat d’une intention délibéré.

L’augmentation de détenus dans les prisons, comme dans ceux qui bénéficient d’aménagements de peines,fait la démonstration du contraire, alors que l’augmentation globale de la délinquance et de la criminalité n’est pas significative, malgré ses fluctuations .

La surpopulation dans les prisons où ne sont même plus respectés les espaces des conventions humaines en est une autre, particulièrement dans les maisons d’arrêts. Démontrant par là deux particularités, l’augmentation de la mise en prévention préventive, et la sévérité de la justice.

L’augmentation de la détention provisoire est régit par la loi.

Article 143-1 .

Modifié par LOI n°2009-1436 du 24 novembre 2009 - art. 93

Sous réserve des dispositions de l'article 137, la détention provisoire ne peut être ordonnée ou prolongée que dans l'un des cas ci-après énumérés :

1° La personne mise en examen encourt une peine criminelle ;

2° La personne mise en examen encourt une peine correctionnelle d'une durée égale ou supérieure à trois ans d'emprisonnement.

La détention provisoire peut également être ordonnée dans les conditions prévues à l'article 141-2 lorsque la personne mise en examen se soustrait volontairement aux obligations du contrôle judiciaire ou d'une assignation à résidence avec surveillance électronique.

Article 144

Modifié par LOI n°2009-1436 du 24 novembre 2009 - art. 93

La détention provisoire ne peut être ordonnée ou prolongée que s'il est démontré, au regard des éléments précis et circonstanciés résultant de la procédure, qu'elle constitue l'unique moyen de parvenir à l'un ou plusieurs des objectifs suivants et que ceux-ci ne sauraient être atteints en cas de placement sous contrôle judiciaire ou d'assignation à résidence avec surveillance électronique :

1° Conserver les preuves ou les indices matériels qui sont nécessaires à la manifestation de la vérité ;

2° Empêcher une pression sur les témoins ou les victimes ainsi que sur leur famille ;

3° Empêcher une concertation frauduleuse entre la personne mise en examen et ses coauteurs ou complices ;

4° Protéger la personne mise en examen ;

5° Garantir le maintien de la personne mise en examen à la disposition de la justice ;

6° Mettre fin à l'infraction ou prévenir son renouvellement ;

7° Mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l'ordre public provoqué par la gravité de l'infraction, les circonstances de sa commission ou l'importance du préjudice qu'elle a causé. Ce trouble ne peut résulter du seul retentissement médiatique de l'affaire. Toutefois, le présent alinéa n'est pas applicable en matière correctionnelle.

L’article 144 est une des sources essentielles de la détention provisoire. L’on lit très clairement la finalité du 5°et 6° alinéa, qui est largement utilisé.

La prison n’est pas une finalité.

D’où les mesures d’aménagement de peine qui ont été légiférés et dont le juge du même nom décide sur la base d’un projet d’insertion sociale, de l’étude du comportement en détention, et nom au hasard de ses humeurs.

Le lied motif.

Souvent le lied motif qui revient c’est : Nous retrouvons dans la rue ce que nous avons arrêté la veille. Cette phrase est symptomatique des Frontistes. Par la rumeur qu’ils entretiennent elle c’est rependu au fil de tous les « commérages » qu’entretiennent les citoyens entre-deux, rare sont ceux qui vont vérifier ces allégations. Quand ont la prend en l’état c‘est que déjà elle trouve sa place dans notre pensée.

si la liberté s'importe mal, l'intolérance fait école.

En droit nul ne peut être incarcéré avant que le tribunal compétant l’ai prononcé comme peine ajustée aux faits.

Dans l’ambiance actuelle l’on sent parfaitement que du droit beaucoup en font fi. Pour eux toute personne accusé d’un fait doit être mise en prison. Certains états le font. Ils s’appellent des dictatures. Nous pouvons donc nous interroger philosophiquement ou éthiquement quand des démocraties prennent pour exemple des pratiques dictatoriales.

Nous l’avons déjà fait avec la garde à vue. Dans les années 60 à 70 se rendre en vacance en Espagne requérait quelques précautions, ne jamais avoir un accident de voiture, ne pas s trouvé pris dans un imbroglio, car alors la Guarda civile vous portait directement en prison au poste. Personnellement je n’ai jamais eu à y faire face. Et nous disions : C’est normal c’est la dictature de Franco.

C’est aujourd’hui une pratique parfaitement étendu dans le pays. Des pays dictatoriaux ou théocratiques imposent à ceux qui les visitent des contraintes qui nous déplaisent. Il n’est pourtant pas rare d’entendre :Nous n’avons qu’à faire pareil. Le plus souvent chez les adeptes du FN ou des décomplexés. Ceci est un glissement qui fragilise la démocratie et pas d’aujourd’hui. La rumeur et les commérages s’ils constituent notre quotidien doivent être mesurés, c’est la moindre des choses. Sauf que la plupart du temps nous n’avons ni le temps ni les moyens de le faire, même avec le net qui rend de grands services dans ce domaine, mais qui également multiplie la prolifération de la rumeur par les réseaux sociaux et le e-mail.

Il est donc bien évident que si l’individu arête par la police ne rentre pas dans le cadre légal de la détention provisoire, il est relâché jusqu’à son jugement. Et aucun policier n’a à anticiper sa peine, même s’il en a une idée par la pratique de son métier. Un juge des libertés vielle à cela, car nous sommes encore en république et que la loi protège avant toute chose la liberté individuelle.

Ma vie vaut-elle plus qu'une autre ?

La demande qui émerge, est également, que ceux qui s’empennent aux forces de police soient sévèrement punis. Cela n’est pas acceptable en démocratie. Il n’y a pas une vie de citoyen qui vaille plus qu’une autre. Je sais bien que la réalité est toute autre suivant la fortune des uns et des autres, mais la déclaration des droits de l’homme est claire les hommes sont égaux en droit.

Il est donc curieux que ceux qui sont chargés de l’appliquer veuillent la fouler aux pieds. Ils prennent des risques professionnels, et en principe ils reçoivent une prime de risque, ce qui n’est pas le cas des salariés. En 2015 0, 0025% des salarié sont morts au travail, 552. Les forces de sécurité en ont perdu 6 en 2015 ce qui représente 0,0023%. D’où nous vient alors ce sentiment que leur existence est plus précieuse que celles des salaries. ?

 

 

 

 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 23:36

 

Nous lisons toute sorte de commentaires et entendons toute sorte de déclarations concernant le mouvement des forces de police, et c’est bien normal chacun regarde la situation avec son filtre est le mien est libéral humaniste tolérant de gauche anti capitaliste. Au moins je ne trompe personne mais ce n’est toujours pas facile à assumer quand une société se radicalise et se dogmatise.

Ne pas être des légumes.

Je précise cela car les citoyens, dont la société regardent l’existence avec leur filtre et souvent n’en ont pas conscience et pensent qu’il la regarde avec objectivité. Le fait d’observer un rejet global de la politique en lieu et place du rejet d’une forme de politique ou des partis qui la soutiennent crée un ensemble de confusion.  Faire de la politique c’est noble, c’est s’intéresser à son existence dans celle des autres et essayer de trouver un ensemble harmonieux pour que chacun si déploie chaque fois qu’il le pense nécessaire pour s’épanouir au milieu des contraintes que cela inclus. Du seul fait d’exister nous devenons porteur par éducation d’un modèle dans lequel nous sommes élevés personne n’est donc neutre ou objectif. L’on peut éventuellement prendre ses distances avec les partis et les syndicats, comme c’est le cas actuellement, mais pas avec ce que nous sommes devenus qui détermine toujours nos choix. Que nous soyons égoïstes, individualistes, altruistes ou communautaristes, le plus souvent un peu de tout mélangé suivant les situations, fait faire des choix politiques. Quand nous vivons en collectivité comme tous les peuples, même si l’on est égoïste l’on n’échappe pas à la collectivité qui forge nos décisions, et celles-ci convergents ou divergent, et les partis permettent de les rassembler par groupes presque « homogène ». Tout cela pour dire que les policiers qui ont décidé de manifester en dehors des « clous », pour prendre une telle initiative sont des personnages qui ont une vision politique des événements, même s’il le nie. Qu’ils puissent se démarquer des syndicats des partis est une chose, avoir une pensée politique en est une autre. Or, quand ils affirment ne pas vouloir que leur mouvement soit récupéré et qu’ils réclament une révision du droit de légitime défense, le soutien des citoyens, cela relève d’une pensé politique. Ce qui n’à n’ont pas peuvent se comparer à des légumes. Il faut donc arrêter avec cette expression à la con « moi je ne fais pas de politique ». OK, c’est bien tu es un légume, alors reste à ta place et ne va pas voter à droite, car généralement j’ai pu constater que tous ceux qui disaient cela, votaient à droite ou maintenant FN, comme un bof.  Alors est-ce que ce sera le cas de ces policiers qui ne veulent pas faire de politique ni du syndicalisme.

Quand l’on n’a pas le droit l’on prend le gauche.

Rien de tout cela n’empêche que les policiers aient le droit de passer outre le droit. Article 35 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen de 1793 non adopté : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."  Reste à savoir si c’est le cas ?

L’on peut avec ou sans raison ne pas aimer la police, n’empêche qu’ils sont en tant que groupe social une portion du peuple que cela plaise ou pas.

Il est indéniable qu’il y a une mise en spectacle dans les manifestations qui ont suivi, signe d’une main invisible, si ce n’est d’une pensé politique. Il faut donc arrêter d’être naïf. Par ailleurs le gouvernement n’a pas cru bon d’interdire par la force ces manifestations, et l’on doit se féliciter de cela, il a ainsi évité de mettre de l’huile sur le feu et se faire affronter des forces de police entre-elles.

Si nous ne pouvons pas admettre des poids et des mesures différents, et bien il faudra que les salariés se souvienne de celle-ci, car si la droite et élu, elle l’a dit dans ses débats télévisés, le droit de grève sera limité et le syndicalisme politique affaibli. L’on comprend que Sarkozy, puisque c’est lui qui l’a dit, veuille que les syndicats deviennent des légumes pour la joie du patronat. J’espère que chacun voit déjà la relation. Les primaires sont également un moyen de court-circuiter les partis.

Mais je peux faire observer que les forces de police sont des employés de l’état, tout comme l’armée, et ceux des autres ministères, ce sont des fonctionnaires, dont la droite compte remettre en cause leur garantie d’emploi (ils seront embauchés sous contrat à durée détermine, comme à l’armée, sans en avoir les avantages. Curieux je n’ai pas entendu un seul commentaire se plaindre de ce mouvement des fonctionnaires. J’espère que les fonctionnaires ont compris, s’ils veulent être adulés par la population, il faut qu’ils travaillent jour et nuit et risquent leurs peaux (un peu de dérision n’est pas mortelle).

Au fond c’est plus sensible à la pression.

Sur le fond, récupération ou pas, orchestration ou pas la surenchère politico médiatique permanente sur l’insécurité en est la cause de cet événement dans sa globalité, sur fond de réalité concernant les ghettos qui sont en permanence ostracisé pour leur violence. Celle-ci croit en même temps que la mise à l’index, sur fond d’amalgame et de confusion par islamophobie et « arabophobie » (contrôle au faciès, prison pleine d’arabe etc.). L’analyse sociologique à été remplacée par une analyse ethnique, au point que certains réclament que les français soient sélectionnés suivant leurs origines, mais naturellement que pour les hors communautés européenne. Ainsi l’on aura des français algériens des français marocains, etc. et moi qui suis sur deux générations moitié italien, je suis un bon français. Des trous du cul ceux qui veulent cela. Même si cela me déplait, c’est ce qui se dit sous cape et ouvertement par le FN, et ce à quoi sont sensibles quelques décomplexé du LR. Tout ce que je viens d’écrire n’est pas nouveau cela dure depuis de nombreuse années et ne dépend pas du seul gouvernement actuel.

Si bien que dans une France ou la criminalité et délinquance à diminué comme dans presque tous les états européens (voir les tableaux), où également les effectifs ont diminué dans tous les pays Europe à deux exceptions (politique budgétaire identique) les citoyens cultivent la peur.  Ils ont eu beau défilé je suis Charlie ou moi pas peur, ils sont devenues plus sensible à une insécurité qui n’existe pas car elle est en diminution, et les forces de surveillance sont en augmentation par l’adjonction de forces privés, de vidéo surveillance et de services d’alertes. A croire qu’au lieu d’être utile cela concours à l’aggravation du sentiment d’insécurité, car çà s’entre choque également avec les dangers de la pollution, ceux de la production et ceux de la consommation.

Alors, je vais m’amuser un peu : il faut le dire, la société capitaliste, nous l’observons maintenant est une société qui fabrique des dangers pour l’homme, et les sept mercenaires du LR plus ceux du PS veulent l’aggraver. OK ! Je viens de faire de la démagogie facile, c’était tentant.

Mon ressenti et que l’ornière se creuse.

Il en ressort que les policiers n’échappent pas à ce ressenti, et il leur sert de perception pour analyser la situation qu’ils vivent. Le ressenti collectif n’existe pas, c’est comme l’opinion publique il est fabriqué. Un ressenti est personnel, il est aussi intime que le bonheur. Quand l’on nous affiche le ressenti des températures ce n’est qu’une connerie de plus, et cela donne lieu à des débats. C’est triste que l’émotion est remplacé l’analyse, nous en mourrons peut être tous. Je vais tenter une métaphore. A suivre ce qui façonnent l’opinion que ce soit pour l’insécurité ou les températures nous marchons à la queue leu leu comme les aveugles de Breughel, tous en se tenant par le pan de la veste (l’info)dans les pas l’un de l’autre nous creusons une ornière lentement mais surement, comme la rivière creuse son lit et s’enfonce dans des canions dont elle ne reçoit plus la lumière qui donne de la vie dans son eau.

Nous creusons notre tombe démocratique avec la pelle imaginaire d’un ressenti d’insécurité dont aucun homme politique n’essaye de nous dissuader stat à l’appuie. Certes il existe des fluctuations de certains secteurs qui baissent ou monte mensuellement cela fait partie de la pratique analytique pour cibler les secteurs où il faut agir. Ex les coups et blessures volontaires ont augmenté de 2%, à l’intérieur il y a celles faite aux femmes qui augmentent régulièrement depuis 1996 puisque l’on mène des campagnes pour qu’elles portent plaintes. Et en revanche, on trouve plus d’un quart de femmes parmi les mis en cause pour des vols sans violence. Les vols violents et vols liés à l’automobile sont presque systématiquement le fait d’hommes, très jeunes : les personnes mises en cause ont souvent entre 15 et 17 ans. Cela vous fait comprendre pour quoi le ministre parlait de sauvageons. Les actes anti sémites eux ont diminué de 5,3% et ceux anti-musulmans ont augmenté de 223%, et le racisme change de cible.

Toutes ces données analytiques sont nécessaires pour ceux qui gèrent ces problèmes. Sauf qu’elles font l’objet d’informations et débats permanents dans les médias. Les citoyens qui écoutent ou suivent cela se contente d’une mémorisation qui vient se cumuler depuis des années et nourrissent le ressenti. De plus beaucoup suivent cela sur le net, généralement un fait divers de leur région est vu autour de 14 000 fois.

Ce ne sont que quelques éléments de réflexion.

Vous avez noté que je n’ai pas parlé des attentats qui ont accru les homicides. Je ne sais pas si l’on peut considérer qu’ils sont la goutte qui a fait déborder le vase chez les fonctionnaires de police qui sont mis à toutes les sauces, mais pour le ressenti de la population ils ont accru le sentiment de dangerosité musulmane qui a rejailli sur les ghettos des cités où ils sont le plus nombreux en tant que catégorie sociologique et non ethnique.

J’ai essayé d’apporter quelques éléments d’analyses avec mon filtre pour ne pas contribuer à creuser l’ornière dans laquelle nous sommes maintenu et pataugeons grâce au LR et le PS dans sa continuité tiré tout deux par le FN. Celui-ci maintenant qu’il est relayé par ces deux partis se meut en défenseur du prolétaire puisque le terrain lui est favorable. Lui qui n’a cessé de souffler sur les braises, profitant de l’incurie économique des gouvernants plus attentif à la formation des profits, qu’à celles des citoyens des citées ghettoïsées. A si j’oubliai il y a eu le développement du sport, le foot en particulier. Ce que je ne sais pas c’est si un boulanger aura donné en échange un bout de pain à ces pratiquants sportifs. C’est peut être pour cela que faute de pain ils vont vendre de la drogue, sans forcément renforcer le trafic, mais en menant une guerre de territoire. Le cannabis est fumé régulièrement par 1,2 millions de français et 2, 4 occasionnels, la consommation est en diminution depuis les années 90 et c’est stabilisé à partir de 2000, avec une reprise du aux jeunes en 2015 L’on trouve les données sur le net.

Notre société avait un modèle social qui permettait à chacun de vivre convenablement, car il était défendu par des forces de gauche. Aujourd’hui celles qui ont gouverné le pays l’ont vendu au capital ou, si vous trouver le mot trop dur ou qu’il vous choque, aux économies néolibérales ou au libéralisme capitalistique pratiqués dans toute l’Europe, cela fait moins vieux ronchon.

Il n’y aura aucun changement tangible par la répression. Nous sommes en démocratie pour encore quelques temps, et le rôle de la police n’est pas de maintenir la misère. Et il faut arrêter de se masturber le cerveau avec des données analytiques que la plupart des citoyens sont incapables d’interpréter dans un conteste global.

Lien Eurostat. ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Crime_statistics/fr

tableaux. http://www.agoravox.fr/IMG/docx/Effectifs_homicides_taux-.docx

 

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 03:29

 

La police dans la rue.

 Il est amusant de constater que personne ne dit la rue n’a pas à dicter sa loi. C’est juste une observation en passant, car il m’avait semblé entendre cela lors des manifestations syndicales de salariés, et le président n’avait pas cru bon recevoir les représentants.

Le scénario politico médiatique.

Nous sommes repartis pour le même scénario politico médiatique qui s’aggrave. Quand des forces de police manifestent ce n’est pas insignifiant en démocratie. En démocratie elles ne sont pas seulement répressives, elles assistent aussi, et ne tire pas sur tout ce qui bouge dans le respect des droits de l’homme qui s’appliquent également aux malfrats aussi odieux soient leurs crimes. Nous ne sommes pas tout à fait en dictature encore, dans lesquelles les forces de polices comme la justice servent un tyran et donnent cours à nos rancœurs, notre vengeance et nos penchants sadiques et persécuteurs d’humains. Nous retrouvons cela chez tous ceux qui disposent d’un pouvoir, tyran, armée, police, groupes ethnique et idéologie dogmatique.  En France une police des polices veille à cela. Aucun groupe structuré n’échappe à des dérives comportementales quelles qu’en soient les raisons. Il n’y a que notre sottise pour stigmatiser un groupe en particulier. Nous le faisons avec les hommes politiques ou d’autres (tous corrompus, ecclésiastiques tous pédophiles etc.), heureux d’avoir craché notre venin nous ne nous intéressons pas au fond.  Celui-ci implique de fait notre organisation socio économique qui stimule notre psychique et dicte nos comportements. Une réflexion sur ce sujet n’intéresse pas des hommes politiques qui préfèrent en appeler à nos émotions, quitte à organiser manifestations et commémorations pour se purifier de ce dont ils sont coupables par le choix de leur politique que nous laissons faire. Il est souvent trop facile de se décharger sur eux quelque soit leurs tords.

Ceci précisé par clarté, ceux qui suivent l’évolution des forces des de sécurité savent qu’il y a un authentique malaise dans la gendarmerie et la police. Bien des femmes de gendarmes en ont témoignés ou certains d’entre eux discrètement, les syndicats de police sonnés l’alarme. Il convient de faire quelques rappels pour être bien compris.

Un malaise réel et connu.

Le gouvernement actuel tenu par les économies budgétaires imposées par l’UE à voté un budget en hausse en 2014, 2015, 2016. Entre 2012 et 2016 9 341 postes ont été créé. Pour tant cela ne compense pas la diminution de 13 000 postes ni une baisse de 18% entre 2007 et 2012 dans une période ou le taux de criminalité avait baissé et que le gouvernement affichait la volonté de compenser les baisses de budget par une rentabilité des forces de sécurité. Mais il y a comme toujours contestation sur les chiffre c’est ainsi que de 2012, 2013, 2014, les effectifs réels avaient baissés de 143 997 à 143 050 pour la police et de 96 213 à 95 0195. C’est différences suivant les protagonistes des forces de police tiennent aux postes fantômes comme ils les qualifient. https://www.gendxxi.org/wp-content/uploads/2015/11/Les-effectifs-fant%C3%B4mes-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-20151116-Graph-1.jpg. https://www.gendxxi.org/wp-content/uploads/2015/11/Les-effectifs-fant%C3%B4mes-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-20151116-Graph-2.jpg

La surenchère à la place de la réflexion.

Nous trouvons là des raisons des événements de mécontentement (la rentabilité à touché homme et matériel) car les hausses ne compense pas celles perdus. Je ne mentionne aucun parti au pouvoir car je pense toujours que c’est un domaine qui devrait ne pas être l’objet d’une instrumentalisation politique. Ce qui n’est pas le cas, puisque le FN en avait et en fait son cheval de bataille, entrainant tous le monde dans son sillage. Si bien que de surenchère en surenchère nous en arriverons à tuer tous le monde et dire la république reconnaitra les siens.

L’inconvénient de cette surenchère est qu’il n’est plus possible de faire d’analyse sociologique au bénéfice d’une exploitation émotionnelle qui n’a pas de raison. Nulle part nous n’entendons intervenir des sociologues, des services sociaux, des philosophes, des criminologues, tous les spécialistes qui, face aux effets pervers de toutes sociétés, avancent des solutions, parce quelles coutent chers, et qu’au moment où tous les partis promettent des baisses d’impôts ce n’est pas très populaire. Chacun comprend qu’il n’est pas convenable de demander aux citoyens de réfléchir posément en toute intelligence à cette ambiance « in sécuritaire » dans laquelle nous baignons (Personne ni gagne des voix électorales). Cela qu’elle soit surfaite, comme je le soutiens statistique à l’appui, ou ressenti émotionnellement comme augmentant à chaque affaires, dont les médias nous entretiennent journellement.

Qu’en dit le ministère de l’intérieur.  Le ministère de l’Intérieur à ne laisser aucun angle mort, agir dans la proximité, au plus près des citoyens dont il doit conserver la confiance, aussi bien qu’à entraver les projets de ceux qui menacent leur sécurité en mobilisant ses partenaires européens et étrangers. Aucune politique de sécurité efficace ne peut aujourd’hui éviter les deux aspects. Il a insisté sur «la volonté du gouvernement de préserver la capacité opérationnelle des forces de sécurité», et ce «dans un contexte de menaces sérieuses et multiformes», mais aussi sur «la parole honorée» pour améliorer les conditions matérielles de vie et de travail des personnels de sécurité.

Malgré les mesures annoncés par le ministre de 685 millions d’ici 2020, que je ne détaille pas, financé par des économies, seul le syndicat force ouvrière n’a pas signé l’accord estiment que le compte n’y était pas. Il avait appelé à manifesté, et naturellement sans résultat, il manqué comme dans beaucoup de situation de détonateur émotionnel (qui est survenu avec l’agression des policiers), tant nous avons perdu la capacité d’une réflexion consciente.

Les comptes avant les hommes.

Devant la grogne le président s’engage à recevoir les syndicats qui se plaignent de disposer de matériel en ruine, de manque d’effectifs sur le terrain et d’un raz le bol.

Le fait que le président reconnaisse que le malaise est profond et que les conditions de travail sont de plus en plus difficile atteste que le problème était connu et que malgré les alarmes syndicales et ses manifestations il a attendu que l’opinion publique s’empare de l’émotion suscité par l’agression et le débordement syndical pour bouger. Cela donne la mesure où nous conduit la politique de restriction budgétaire imposé par l’UE. Le pouvoir ne réagit que face à un drame tout comme les citoyens, bien qu’il parle de concertation et de dialogue sans jamais y concéder une once.

Tyrannie de l’émotion et info spectacle.

En fait l’émotion à pris le pas dans tout les domaines. A chaque drame nous nous émouvons au rythme des storystelling que montent en épingle les médias, pour le meilleur ou le pire, tant que cela leur procure de l’audience en jouant sur les émotions. Cela va bien au delà de l’information nécessaire en entrant dans l’information spectacle. Ils développent ce que l’on appelle un ressenti et tout le monde se place dans cette démarche car l’opinion n’accepterait pas une autre posture. Sauf qu’une fois l’émotion passé ou remplacé par à une autre le « jeu » continue et rien ne change, si ce ne sont des propositions qui se surenchérissent ou des propos aussi creux que ce que j’ai cité plus haut tenu par le ministre.

Toute fois ce genre d’évènement aussi dramatique et inacceptable qu’ils soient, font partie des risques mineurs. Ce ne sont pas de ces risques là que meurent la plupart des citoyens fort heureusement. Sauf que d’écrire ou de décrire cette réalité qui repose non sur l’émotion, mais sur une analyse vérifiable est indécent. Nous sommes entrés dans la tyrannie de l’émotion, et malheur à qui s’y soustrait. Il est aussitôt ostracisé, taxé de laxisme, de défendre les malfrats et j’en passe, et aucun parti politique ne s’y aventure, assuré de perdre des voix.

Dans mon article précédent j’avais écris que les liens entre chômage, consommation, revenu et délinquance offre une vision des pistes de réflexion qui peuvent être suivi,(tout comme la courbe Philip du modèle keynésien entre chômage et inflation) pour trouver d’autres solutions que la répression devenue inefficace. Quand je dis inefficace nous le constatons avec cet événement qui en est l’exemple en franchissant un cap dans la violence en remplaçant les jets de cailloux par des cocktails Molotov. Nous cela ne nous intéresse pas, ce qui nous plait c’est l’émoi dont l’on peut faire état.

Les poncifs à la rescousse.

Cela démontre l’inefficacité de nos choix, mais l’on s’en fou. Quand un ministre de l’intérieure parle de sauvageons cela laisse rêveur, idem quand l’on dit que ces énergumène sont des assassins, même si le mot est fort approprié car ce fut une action préméditée. Si le mot convient il ne faut pas s’en servir pour refuser de regarder pourquoi au-delà de la qualification, qui conduit à paralyser toute recherche de solutions autre que la répression de ceux qui ont commis ces actes. A chaque événement semblable c’est le même discourt pontifiant : Le gouvernement s’installe dans une posture verbale assure que les responsables de ces actes abominables ou barbares seront poursuivit sans relâche (« les coupables seront poursuivit sans concession et puni plus sévèrement à la hauteur de leurs actes »). Même si « seront punis plus sévèrement » est en contradiction avec la déclaration des droits de l’homme que nous avons signé qui proscrit la vengeance. La populace est satisfaite. Une fois les coupables en main, saisi, la justice appliquera la loi et la population toute à l’exagération des propos mémorisés la trouvera laxiste.

Ainsi a chaque affaire émotionnelle de ce genre nous avons besoin de ce cataplasme de communicant et rien ne change car nous ne changeons pas les conditions d‘existences de ces ghettos.

 



 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 21:55

il y a eu des mesures.

L’agression de policiers a fait la une de par la nature des moyens mis en œuvre par leurs agresseurs. Remplacer les cailloux par des cocktails Molotov n’est pas rien. Mais ce n’est pas une nouveauté, dans les affrontements en queue de manifestations, que ce soit en France où à l’étranger, elles les caractérisent et font le "buzz" des médias qui glissent sur le fond. Le car jacking ou le home jacking non plus, l’un et l’autre sont apparues aux états unis autour des années 1990 et en France courant années 2000 /2010. Tout cela n’est pas inconnu de nos gouvernants d’hier et d’aujourd’hui ni des forces de police, il faut donc arrêter de faire sur ces sujets les ingénus qui tombent du ciel. Certains politiques ont pris des mesures de classement. Quinze zones de sécurité prioritaires (ZSP) promises par le ministre de l’Intérieur ont été classées avec pour objectif : mener des actions ciblées dans ces quartiers pour enrayer la délinquance qui les mine. Mesures prévues : Concrètement, ce dispositif reposera sur une « cellule opérationnelle » dirigée par le préfet, associé au procureur de la République — si ce dernier le souhaite —, pour coordonner l'ensemble des forces de sécurité de la zone concernée. Une seconde « cellule de coordination » des différents partenaires (polices municipales, associations, Education nationale…) sera, elle, chapeautée par un ou plusieurs élus locaux. Cette cellule, qui doit être la plus restreinte possible pour une plus grande efficacité, a pour but de conduire toutes les actions de prévention contre la délinquance, comme la mise en place de mesures visant à prévenir la récidive des mineurs.

Ne pas risquer leur vie.

Alors, je veux bien que des policiers défilent sur les champs Élisée, je dirais même qu’ils ont raison s’ils ont un intérêt à défendre, même s’ils en courent des sanctions. L’on verra bien si l’état est plus prompt à punir des syndicalistes de la CGT que ses forces de l’ordre. Pourtant ce qui m’a titillé ce sont leurs mots d’ordre et les différentes déclarations, (nous n’avons pas de réponse à la hauteur, nous nous sentons en insécurité dans l’exercice de notre travail). J’ai un point de vue net les concernant, ils n’ont pas à risquer leurs vies, tout comme ils n’ont pas à tabasser ou tirer sur qui que ce soit, si ce n’est protéger leur existence. Sauf que les circonstances dans lesquelles ils exercent leurs missions ne sont pas toujours nettes ou prévisibles. De plus parmi eux certains illuminés croient être des Zorro qui vont réduire la délinquance et la criminalité par leurs seules actions touchés par la grâce divine, se plaignant de retrouver les mêmes délinquants qu’ils souhaiteraient que les juges enferment à vie. D’autres fortement marqués FN soufflent sur les braises à partir d’une réalité effective où l’agression vont et viennent d’un moi sur l’autre, car il ne peut y avoir de stabilité ni de montée ou baise fulgurante. Et les médias en parlent comme si des mesure gouvernementale répressive pouvaient les faire cesser, et de se jeter à la figure leurs incapacités, alors que cela fait des années que sur les conseils de Bauer (un criminologue qui a conseillé la droite et la gauche) la visibilité des forces de l’ordre c’est accrus, leurs tenus vestimentaires c’est militarisé. Également cela fait des années que nous sommes sous surveillances et continuons de l’être sans que cesse la demande de sécurisation, qu’à leur tour les manifestants ont porté. Ce point de vue a fait école avec des lois sur la récidive et les peines planché, (pour de la peine perdu), car la répression a ses limites.

 L’histoire culturelle.

C’est l’histoire qui nous l’enseigne. Les sévices et buchers n’ont rien résolu, pas plus que les déportations, les bagnes ou la peine de mort. L’on évite de regarder l’histoire et de préciser cela part peur de décourager la répression de donner le sentiment de laxisme que ne manqueraient pas d’utilisé à tour de rôle les gouvernants quand ils passent dans l’opposition, avec le FN sur les talons. Ce serait aussi décourageant pour des forces de l’ordre à qui l’on raconte qu’ils en sont le fer de lance de la démocratie. L’histoire nous obligerait à constater l’inefficace du tout répressif. Et ce n’est pas dans l’air du temps où les citoyens en demandent toujours plus et s’affrontent sur ce sujet dans une surenchère démagogique qui les conduirait à avoir un policier à leur porte.

Mais surtout il est interdit de dire que la délinquance et la criminalité sont culturelle, c'est-à-dire que c’est nous qui créons les conditions de son existences, car il faudrait en conclure que plus que la répression, nous ne devons pas construire les conditions de son développement.

Depuis 1995 le nombre de crimes et délits navigue sur une crête autour de 3 600 000 plus ou moins et nos politiciens se disputent sur ces fluctuations. Également sur la nature des crimes et délits qui varient en fonction des pratiques de la société. Il y a moins de braquages de banques puisqu’il n’y a plus d’argent en liquide, il y a plus d’agression de personnes âgés puisque l’or a augmenté à la bourse, il y a plus de vols du genre car jacking ou home jacking, et l’apparition d’une cybercriminalité puisqu’il y a le net.

Nous pouvons observer cela en mettant en parallèle, la courbe du chômage, celle de la délinquance et criminalité, celle de l’augmentation des biens disponibles, celles de l’évolution de la population et celles des forces de l’ordre. Se dégage alors une fluctuation entre deux niveau, un peu comme le serpent monétaire en son temps, toutes s’interfèrent. Cela est bien normal l’on ne naît pas criminel ou délinquant, on le devient, c’est la société qui les fabrique par l’exclusion par les inégalités. Encore heureux que le tempérament des individus qui passent à l’acte compte, car si tous les exclus et les miséreux devenaient délinquants et criminels l’on serait submergé.

Une dernière distinction, dans le monde des malfrats aussi il y a eu des évolutions, les professionnels comme nous l’avons vu à Marseille se tuent entre eux et ceux de deuxième rang font les gardiens des zones. Ce sont eux qui caillassent ou vivent de délinquances et agressent tant les forces de l’ordre que parfois des médecins ou des pompiers dans ces fameuses zones qui s’appellent des ghettos. Il y a très long temps j’avais écris qu’en important les conditions économiques étasuniens la délinquance et la criminalité ne s’arrêterait pas au frontière. Comme le nuage de Tchernobyl l’on nous a expliqué que si, sauf qui croirait que les tags sont de création francophone.

Une ambiance délétère.

De la sorte de puis de très nombreuses années, le pays baigne dans une inquiétude sécuritaire qu’on lui rappelle tous les jours et les forces de l’ordre sont mises à contribution. à laquelle il faut ajouter celle lié au développement de l’égoïsme (l’individualisme mal compris) qui invite à faire peu cas de l’autre et donne cours à de nombreuses incivilités assimilées à de l’agression, car elles choquent le psychique et les civilités populaires.

Cela fait tout de même un tout qui pèse aussi sur les forces de l’ordre qui sont des citoyens comme les autres. L’on peut comprendre que tous les jours devoir, à vitam aeternam, accomplir une mission qui n’a pas de terme peut peser. D’autant plus que tous les hommes politiques leurs promettent qu’avec leurs politiques ils vont faire reculer le crime et la délinquance en ne parlant que d'un niveau, il y en à deux niveaux, l'un chez des « riches » (cols blancs) qui en veulent plus, l'autre chez les pauvres pour la même raison. Mais quand on les compare, ce sont les « riches » les plus nombreux tandis que les pauvres moins nombreux sont plus agressifs.

Policier n'est pas un métier.

Un dernier point, être gendarme ou policier ce n’est pas un métier, c’est une mission régalienne. Que cela demande de devenir des professionnels et d’acquérir de nouvelles compétences rien à redire. Si ce n’est qu’aujourd’hui devant la permanence du chômage et au nom de l’égalité, des hommes et des femmes y entrent tout simplement pour avoir un travail et une source de revenu. L’on comprend dés lors pourquoi ils n’ont pas à risquer leurs vies. L’on n’est pas dans le suicide altruiste des armées où des hommes sont rémunérés pour aller se faire tuer à notre place. Et si l’on constate une augmentation du stress dans le monde salarial qui a quintuplé depuis 2011, il n’y a pas de raison que les forces de police n’y soient pas sensibles. Mais il semble que tout cela ne soit pas utile à la réflexion des citoyens, il faut qu’ils en concluent une demande de plus de répression pour justifier l’application de plus de limites de leur liberté et surtout qu’ils ne sortent pas du triumvirat « sécuritariste » le PS, LR, FN

Suivez mon doigt.

Alors à quoi cela corresponde de réclamer une réponse à la hauteur ? Faut-il que le ministre de l’intérieur grimpe au sommet de la tour Eiffel, il me semble que la réponse a été donnée de puis longtemps, je la rappelai en tout début (Policiers, CRS, gendarmes, enquêteurs de police judiciaire et de services de renseignements seront ainsi mobilisés.), à part de faire appel à l’armée, je ne vois pas où nous pouvons grimper plus haut.

J’imagine que certains pensent au nettoyage par karcher comme acte civilisé suprême ou le retour à la peine de mort en faisant fi de l’histoire tout à la satisfaction de leurs émotions que la presse et les  « sécuritaristes » entretiennent.

Pas une voix pour réclamer du travail pour ces ghettos puisque des gens « honnêtes » n’en ont pas, et surtout pas la légalisation des drogues qui sont à la source de ces luttes de territoriales. Rien que la répression, de la répression, seulement de la répression, ça ne marche pas, mais l’on s’en fout ça fait plaisir au peuple et ça le fait voter à droite et ça permet de développer plus de contrôles et de surveillance.

Imaginons si nous avions les mêmes comportements dans le monde du travail où tous les ans il y a autour de 500 morts. Si à chaque mort nous allions manifester sur les champs Élysée pour réclamer une réponse à la hauteur. Il faudrait la débaptiser pour l’appeler l’avenue occupée. Il semble évident que nous soyons plus sensible à la manière dont la mort nous atteint qu’à la mort elle-même, et que son exception soit l’événement choquant qui fait sortir de ses gongs et interpelle, tout en étant une aubaine pour des profiteurs de situations à l’affut, suivez mon doigt.

l'humain d'abord.

Les forces de l’ordre se sentent en insécurité. Si je songe au concept forces de l'ordre et de sécurité j’ai envie de me marrer. Ben oui ! Comme ceux qui vont à la guerre ils ont peur et en plus c'est humain. Merde alors, ils découvrent qui sont humains et non des robots que souhaiteraient les gouvernants. Si je suis un humaniste, je pense que derrières il y a des hommes et des femmes avec leurs familles.  Il vaut mieux un délinquant ou criminel en fuite qui tôt ou tard sera pris, qu’un policier mort. Mais chez les délinquants et les criminels c’est pareil, ce sont des femmes et des hommes avec leur famille. Alors il ne faut pas que qui que ce soi, après des somations, ait le droit d’en tuer un autre, si aucune vie n'est en danger. Ni pour les uns ni pour les autres leurs destins n'était écrit pour qu’ils deviennent policiers ou malfrats.  Ce sont les conditions socioéconomiques de leur environnement qui en ont décidé. Dire cela n’est pas être naïf, je ne vais pas aller prendre un malfrat et lui expliquer cela, je serais dévalisé ou mort avant. De la même manière je ne vais pas me faire comprendre des policiers qui se font « caillasser » ou tirer dessus, maintenant « molotover ».

Alors l’on fait quoi, l’on créé du travail ou l’on ouvre des prisons, chacun c’est le choix que nous avons fait et qui nous conduit dans le mur. En disposant bientôt de moyens d’interventions cérébraux nous réclameront des "lobotomisations" après l’échec des internements, pressés en cela par une population apeuré qui ne peut bientôt même plus comprendre que les détenus soient accompagnés pour leur réinsertion.

Ainsi, faute de se contenter de l’information palpitante devant sa télé, nous n'avons plus de courage pour réclamer des orientations économiques autres, afin que certains de notre descendance ou ceux qui arrivent en âge de travailler n’aient pas, comme choix pour un revenu, à être malfrats ou flics, parce qu'ils n'ont pu choisir leur lieu de naissance ni leur famille.

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 22:43

Abattre les murs, tous les murs. Mélenchon.

A écouter dans son discours entre 1h 20 10 et 1 h 21 18.

La France insoumise tenait sa convention à Lille avec la participation de 11362 personnes. Mélenchon a fait la clôture par 1 h48 d’un discours que la marseillaise finalisé. Chacun peut le trouver à ce lien : https://youtu.be/-iC9UDYir8c.

Un retour historique.

Avant de le commenter brièvement, je vais faire un rappel historique. Militant depuis 68 j’œuvre à l’émancipation de la classe ouvrière à la suite de la pensée développée par Fernand Pelloutier (1867-1901) ouvert à l’acquisition des connaissances pour que les ouvriers fassent des choix en toute conscience. En 1995 devant l’impossibilité au PS de retrouver ses marques socialistes je quitte ce parti pour aucun autre, étant toujours anti capitaliste et anti communiste (la dictature du prolétariat et le modèle soviétique).

Donner aux hommes un autre but.

En 1999 j’écris rémunéré « les hommes pour apprendre » et « le paradoxe de l’autonomie contrainte ».Résultat tout deux de mon expérience de militant constatant les échecs de toutes les tentatives de redressement économique, et l’impossibilité du pays d’offrir un revenu décent à ceux qui en ont besoin. Mais ce dont je veux faire état c’est de la conclusion. « Le savoir est l’élément dans lequel baigne notre nature culturelle et il nous faudra regarder notre existence à l’échelle de l’espèce et de sa durée. Chacun sachant prendre au quotidien au travers des mots, le plaisir que cela lui offre d’y appartenir. Pour réaliser cet objectif les hommes existent aujourd’hui, et si j’en ai critiqué certains d’entre eux c’est parce qu’ils peuvent mieux faire. Il suffit peut-être de leur donner seulement un autre but qui soit autre qu’un but comptable. »

Un homme émerge.

Je suivais donc les débat au sein du PS et particulièrement ceux qui asseyaient en vint de lui redonner une âme socialiste. Je ne vais pas citer leur nom ils sont connus. Aussi quand Mélenchon en 2008 quitte le PS après de veines tentatives. Je regarde évoluer le PG. Le 2 février 2009 j’écrivais « de Davos à Mélenchon » (http://ddacoudre.over-blog.com/2016/10/de-davos-a-melenchon.html).

L’on peut y lire : « C’est donc de la pression écologique qui aura raison du capitalisme et non la raison humaine……. Il reste certainement le plus difficile à faire ; trouver un parti qui voudra avec les acteurs socio-économiques relever ce parie colossal…Ce serait miraculeux que le nouveau parti que lance aujourd’hui Mélenchon, soit un trait d’union vers ce monde plus social qu’économique. » Dans un autre article le 10 novembre 2009 (http://ddacoudre.over-blog.com/2016/10/melenchon-sera-t-il-plus-productif-que-le-ps.html) je disais : « Notre organisation systémique actuelle touche à son terme, elle tiendra peut-être 50 ans plus ou moins, mais elle ne supportera pas l’augmentation de la population mondiale. Face à cela nous n’avons même plus le temps de concevoir une organisation parallèle au système capitaliste pour sans le détruire engendrer sa "socialisation" et peut-être en arriver à la suppression de l’actionnaire et du salariat pour ne créer que des partenaires économiques. Le PS est à mon sens mort puisqu’il ne rejette pas « la loi du marché » qui va s’éteindre. Je crois et j’espère que Mélenchon saura être un creuset de réflexion vers un nouveau monde. » Le 11 décembre 2009 dans (http://ddacoudre.over-blog.com/2016/10/renouer-le-peuple-au-ferment-de-la-democratie.html) l’on pouvais lire : « En conséquence si nous voulons que le débat idéologique, républicain et démocratique retrouve sa place dans la société, il devient important que les acteurs démocratiques, partis, syndicats qui sont l’émanation de la voie du peuple par leur capacité à regrouper les citoyens, puissent disposer d’un temps d’antenne ou d’audition au quotidien sur les médias nationaux et généralistes publics, et ainsi mettre fin à la mainmise de ceux qui s’imposent par la puissance financière. »

Enfin, le 3 mai 2013 je tenais à son encontre dans cet article (http://ddacoudre.over-blog.com/article-de-bruegel-a-melenchon-gare-au-suicide-117533698.html) les propos suivant : « Mélenchon ouvre une voie et un débat d’idée, certes les citoyens attendent de lui un miracle, qu’il soit l’homme politique qui réussirait là ou les autres échouent, mais sur qui peut-il compter quand 12% seulement croient aux partis. Ce n’est certes pas le retour de Sarkozy avec 37% qui est une avancée, ni le FN encensé par les médias en qui seulement 23% font confiance. Mélenchon aurait tort de se presser, assurément qu’un certain nombre de mesure seraient d’un effet immédiat, mais la pyramide de Madoff reprendrait tout ce qu’il redistribuerait. Mélenchon pourra-t-il éviter de chuter sur tous les aveugles qui sont devant, lui à commencer par une partie du peuple, car au XXI siècle dans un monde globalisé par les technologies, un peuple qui ne voit pas plus loin que son conseil municipal est un peuple d’aveugle. Mélenchon ne va pas refaire le monde, mais compte tenu de ce qu’il a mis en route, il serait dommage qu’il se suicide. Il a un manifeste qui est une feuille de route il serait dommage qu’il succombe avec lui, 2017 est encore loin il faut prendre le temps au temps. »

Le discours.

J’en viens donc au discours. Destiné à toucher tous les publics il fut illustré d’anecdotes vécus et de caricatures symboliques. Ce mouvement n’est donc pas un parti, il vise à fédérer tous les citoyens qui ont le désir d’un changement et qui partageront la charte et le projet défini par la convention de la France insoumise et non par quelques énarques répétant leur leçon. Il rappelle, le souci de vivre humainement et non « comptablement », la liberté de participation de chacun de vouloir apporter son concours pour changer le monde par ses propositions dans un travail collectif, il récuse l’attachement au chef charismatique pour le choix d’un programme dont l’élu est le mandant, la mise en œuvre d’une planification pour poursuivre un projet d’existence nouvelle rejetant le productivisme pollueur pour une croissance adapté aux nouvelles découvertes qui offrent un revenu d’existence tout en protégeant la planète, il rappelle que la démocratie est que chacun accomplisse son travail citoyen en prenant sa part de la vie politique, il fustige tous ceux qui font du développement de l’existence sociale une cause du développement du chômage, il tance les 30 ans de politique semblable sans jamais tenir compte de son échec par des hommes qui savent cela et continuent, il met l’accent sur la nécessité de briser tous les murs que nous dressons entre les hommes afin que le mot révolution soit remplacé par celui d’harmonie, et que la France soit un facteur de paix.

Dans l’ensemble il propose de mettre en place une nouvelle économie de transition pour remplacer celle capitaliste et ses méfaits du à son attachement sans réserve à l’argent. Il justifie cela par l’impact du travail humain dans la transformation du monde où « nous déplaçons plus d’agrégats que la nature » manière d’illustrer la nécessité d’être regardant à ce que nous entreprenons et choisir les productions compatibles avec une existence humaine harmonieuse.

S’il a déclaré son hostilité au libre marché qui n’existe pas, car les employeurs eux mêmes planifient leurs activités pour rentabiliser leurs investissements, il n’entend pas ne pas laisser de choix, mais fixer des orientations compatibles avec une nouvelle économie, l’éco socialisme.

Nous verrons demain.

Les mois à venir vont nous dire qu’elle place les citoyens vont lui accorder. Certes il n’est pas seul au monde, d’autres états son sur la même voie, mais le capital ne cède pas sans combattre. Voter pour lui ne sera pas suffisant si l’on à pas la volonté de s’apprêter à lutter. Mais une chose semble vouloir se mettre en route, c’est sortir du capitalisme comme le souhaite 92% des citoyens. Reste aux militants de faire comprendre que l’éco socialisme n’est pas le retour aux hommes des cavernes, mais une orientation d’adaptation à la réalité des dégâts observés, non aux bons désirs de ceux qui amassent de l’argent mais par une planification dépendante des connaissances scientifiques qui observent notre planète et dont les citoyens en décideront.

C’est à mon sens un projet de transition sérieux pour rompre avec le productivisme aveugle, certes il n’a pas invoque son financement qui n’est pas en soi un problème s’il y a une adhésion du peuple, car la force c’est la détermination du peuple.

A ce sujet j’ai plutôt beaucoup de crainte, naturellement nous avons vu une minorité agissante durant l’opposition à la loi Khomeri. A un moment il faut que la population suive, ce ne fut pas le cas, alors compter sur cette masse inerte pour porter un tel projet d’économie sociale et solidaire en rupture avec le capitalisme n’est pas acquis. Un point chaud qui ne coulera pas de source est de faire adopter par l’ONU un cadre contraignant pour que les multinationales soient soumises au droit de l’homme (droit de la nature et des travailleurs).

En janvier 2011 j’ai, écris dans (http://ddacoudre.over-blog.com/melanchon-sera-t-il-une-autre-histoire.html) : « J’ignore si Mélenchon sera l’homme de la situation dans lequel se retrouveront les espérances, l’enjeu est au-delà d’une seule réduction des inégalités ou d’une croissance consumériste, c’est celui du post capitalisme, une autre histoire. »

Il semble que oui, la France insoumise pose donc les bases d'un mouvement, d’une nouvelle histoire à suivre ou à voter pour.

 

 

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 23:56

 

Le 20 mars 2010 j’écrivais la France enceinte d’une dictature.  08 novembre 2007 j’écrivais dans L’élite recule au bénéfice du chef, l’intelligence au bénéfice du populisme, il y a un glissement vers des penchants fascisants avec ce commentaire :  Pour déceler cela, il faut analyser cinq critères : l’existence de difficultés économiques, le souci de pureté, de probité, de transparence, conduisant à une forme d’inquisition en voulant tout savoir sur tous, un complément de force d’ordre à celle existante, un chef charismatique populiste, une guerre. Durant prés de 10 ans la France en marche se fascise et se « totalitarise ». J’ai écouté avec attention et sans surprise les candidats LR au primaire. J’ai eu l’occasion d’écrire que j’étais opposé aux primaires qui sont des attrapes mouches, pardon citoyens. Leur but est de "bipolariser" la politique autour des deux partis qui les pratiques, copier en cela la société américaine. Pour l’anecdote, c’était la vision prophétique de feu Georges Frêche, qui avait annoncé la création de la sociale démocratie et la bipolarisation de la politique française. C’est la conséquence directe de la perte de représentativité de ces deux partis, LR 175 000 adhérents, PS 160 000.

Légitimité et agent démocratique.

Ainsi, ils se retrouvent une légitimité en faisant appel à tous leurs électeurs potentiels. A ce propos il fut inquiétant d’entendre ces candidats être unanimement d’accord pour annihiler le syndicalisme en tant que force d’opposition de classe, ce qu’ils appellent le syndicalisme politique. C’est induire en erreur les citoyens en faisant croire que les syndicats n’ont pas à s’occuper de politique, on est encore en classe de primaire. Les syndicats sont totalement concernés par les décisions politiques des partis ou des gouvernants comme de celles des employeurs, la vie socioéconomique ne se saucissonne pas, puisque ce sont les décisions politiques qui décident de l’organisation sociale des travailleurs. Jupé a été dés plus clair sur l’abus qu’il fera du droit reçus du vote. Le vote sur le programme d’un candidat ne se détaille pas, l’on vote pour l’ensemble même si des points de conviennent pas (peut-être avec la technologie pourrions nous envisager un jour un vote mesure par mesure de chaque programme. La conséquence en est que par l’intermédiaire de l’opposition ou des organisations de défense des intérêts particuliers, tout citoyen peut s’opposer à des mesures particulières qu’il a acceptées par son vote global. Cela est la démocratie et l’on a compris, avec Jupé il n’en est plus question, les citoyens s’ils le choisissent seront liés cinq ans par leur choix électoral quoi qu’il advienne, et pour qu’ils n’aient pas le temps de réagir il utilisera les ordonnances.

Non contant d’être un point de vue démentiel abusif, ne dépendant que du principe des deux tours, il est contre nature puisque demain est autrement et que le premier tour est le principe de réalité des opinions politiques. C’est le comportement type de ce que j’ai appelé la dictature démocratique. C'est-à-dire que tous les cinq ans les citoyens élirons leur tyran et n’auront plus rien à dire entre chaque élection puisqu’ils auront à la majorité voté pour cela. Pour apprécier la démocratie il faut que l’opposition existe, et qu’elle puisse être agissante, ce que veulent supprimer les candidats LR pour n’avoir qu’une opposition de papier. L’organisation capitaliste génère les forces d’oppositions qui entre en conflit, les museler comme on l’a entendu, c’est y livrer pied et poing liés les salariés, car le capitalisme ne cède qu’au rapport de force. Ces sept candidats le rétablissent en sa faveur, point que ce soit de leur faute, mais de celle des citoyens qui ont renoncé à utiliser les dispositifs démocratiques mis à leurs dispositions. Eux ne font que profiter de l’aubaine. Que je sache faute d’adhérents ils n’ont pas dissous leur parti.

L’élection directe de représentant dans l’entreprise, l’on connait. En l’absence d’organisation syndicales structurées, c’est l’employeur qui propose à un des ces salariés accommodant de se présenter. Nous auront par là le modèle soviétique version capitaliste comme il en existe déjà.

Pour clore sur ce point, la CFDT compte 868000 adhérents, la CGT 688 000, FO 500 000, et LR osent dire qu’ils ne sont pas représentatif. Il ne faut pas oublier que déjà les élections nationales des administrateurs de la sécu ont été supprimée et celle des élections prudhommales par la loi n°2014-1528 du 18 12 2014 des socialistes. Or ces élections permettaient aux salariés d’avoir une visibilité du monde syndical et de démontrer leur représentativité, comme l’usage préférentiel du 1° tour en entreprise. C’est comme si maintenant une loi interdirait les primaires. Ainsi ce que s’autorisent LR et PS, ils le refusent aux syndicats.

Ainsi, un des éléments qui fonde l’exercice de la démocratie, est en péril. Il faut seulement comprendre ceci : que, quelque soit le choix de société fait, ceux qui pour une raison juste ou suggestive se sentent exploités, doivent en démocratie disposent d’un lieu où se regrouper pour défendre leurs intérêts.

Programme politique.

Nous coulons, pour nous sauver nous allons faire un trou dans le bateau, et demander au patronat de le boucher. Je peux donc annoncer sans être devin que si un candidat LR est élu, à l’exception de NMK, dans les cinq ans à venir ils battront le record de Hollande en augmentation du chômage. A l’exception de NMK qui avait une vision d’avenir, même restreinte, les autres n’envisagent que de faire des transferts de monnaie de l’état vers les patrons. La différence est que la monnaie utilisé par l’état (nos prélèvements) pour tout ce que vous voulez, vas en création d’emplois directs. La transférer vers les patrons, c’est se garantir qu’une partie ira grossir les dividendes sans créer d’emplois. Donc le différentiel sera une augmentation du chômage. Il ne faut pas oublier que l’augmentation de la population absorbe une partie des créations d’emplois qu’elle génère, ce que viendra limiter l’augmentation du temps de travail et l’âge de la retraité.

Si je réduis les prélèvements de 30 milliards € qui me créaient à (4 000€ X 12 mois) 48 000 € ans 625 000 emploi, pour les transférer aux employeurs, ils créeront, soit plus d’emplois s’ils les énumèrent en dessous de 48 000€ ans (à 2000 € cela fait, 625 000X2=1 350 000 emplois), s’ils les rémunèrent plus cela en fera moins. Pourtant ce qui ne changera pas ce sont les 30 milliards. Dans le public ou le privé ils resteront 30 000 000 avec une chance qu’une partie aillent grossir les dividendes de l’employeur et finissent dans les revenus des actionnaires, car c’est là la finalité de la circulation monétaire dans l’organisation capitaliste, même les prélèvements, via les agents publics, finissent dans la poche des actionnaires. C’est en cela que je répète souvent que le débat public privé n’est qu’un débat idéologique qui n’a pas de sens en économie. Sauf à vouloir que les citoyens sans moyens de production ne puissent en posséder un via l’état, et sortir de la dépendance aux oligarchies ou aux ploutocraties qui possèdent la richesse.

Seuls les employeurs publics ou privés en investissant peuvent avoir besoin de salariés.

Mais depuis de longue années ce sont les entreprises locales petites ou moyennes qui génèrent des emplois et les pouvoirs publics les assistent par des allégements (comme quoi il n’y a pas que les salariés que l’on assiste, et R. Barre en disait : qu’il ne voulait pas aider les canards boiteux). Comme la plupart des entreprises sont territoriales, ces aides ne sont que des actions de vases communicants qui ne solutionnent rien. Que la baisse des charges soit massive comme le propose Fillon ou pas, les employeurs n’embauchent que s’ils peuvent vendre les salaires qu’ils versent. S’ils ont à vendre 30 milliards de salaires où d’investissement, ils n’iront pas les vendre dans le vase que l’on vient de vider. De plus il y a un risque d’aggravation si le marché traditionnel saturé dans lequel nous sommes ne se développe pas. Ce qui a de forte chance de se poursuivre et je ne les aie pas entendu privilégier l’investissement novateur pour une nouvelle société énergétique.

Les citoyens ont viré Sarkozy, ils vont virer hollande. Si c’est pour remettre un des six, il vaut mieux que vous allier à la campagne, ce sera un moment de détente avant de retourner chez le coiffeur LR vous faire tondre.

Ce débat était donc du folklore économique mais une vraie confirmation de la nullité des citoyens, en directions desquels ils s’adressaient, en matière économique. Le maitre mot était séduire par la conviction et par l’énergie mise dans les propos. Poisson c’est relativement distingué du seul fait qu’il était le seul homme de terrain, alors qu’aucun autre de loin ou de prêt ne sait ce qu’est travailler, eux qui invitaient les salariés à y consacrer plus de temps, alors que la technologie nous en dispense. Je clos là, tant il y aurait à dire.

Sécurité.

Aucune nouveauté n’est apparu tous les discours répétés depuis des années dans le sillage du FN où chacun essaie de lui passer devant dans une surenchère sécuritaire porteuse de voix. L’accroissement des forces de police et de toute autre forme, comme celles complémentaires envisagées par le gouvernement, ne seront pas de nature à protéger du terrorisme. Il faut être des spécialistes et c’est le rôle des services spécialisés. Mais la situation généré par le terrorisme favorise, depuis des années, disons le clairement 2001, la multiplication de la surveillance et du fichage de la population, et s’en est pas fini compte tenue du développement technologique où une simple mouche robotique peut s’infiltrer par tout. Cette politique mené au titre sécuritaire ne nous a offert aucune protection contre ceux qui avec des finalités malveillantes terrorisent la population. Sa portée n’est qu’efficacité passagère, le temps que ceux qui y sont soumis trouvent une parade. L’ennuie c’est que la peur invite à renoncer aux libertés, en croyant que c’est en ouvrant son sac que l’on évite les vols et les bombes. Les dernières affaires médiatisées faisaient état d’une voiture plein de bombonnes de gaz qui auraient eu du mal à trouver une place dans un sac.

Mais là aussi nous sommes dans le primaire, une classe d’enfants qu’il faut sécuriser à la récréation par des moyens psychologiques. Ce ne serait pas grave si cela ne conduisaient les citoyens à poursuivre dans la voie de la fascisation.

L’internement d’un présumé en est une par excellence et remet en cause les sources fondamentale du droit français. La dictature c’est toujours la facilité la démocratie c’est plus compliqué, car il y a toujours une prise de risque du fait que les citoyens ont le droit d’entreprendre et de penser librement. Nous pouvons dire que nous allons tuer le chef de l’état, nous serons entendus pour vérifier s’il y a une mise en œuvre d’une telle affirmation. Dans une dictature nous serions enfermés.

Sur l’identité.

Jupé ne pèche pas à l’extrême droite c’est clair, position de conviction ou un quitte ou double pour, en cas de victoire au primaire s’assurer une part des électeurs du PS. Rien de nouveau sur ce sujet si ce n’est l’énoncer de mesures qui visent les ressortissants d’Afrique qui n’auraient pas de qualifications ou qui ne seraient pas riches pour bénéficier de l’identité française afin de satisfaire à un « populisme » ambiant fait de confusion en tout genre qui tiennent à la rumeur et aux ragots que colportent essentiellement les gens du FN sur le net pour beaucoup. Cela a conduit Lemaire à tenir des propos insensés, comme celui de ne pas soigner les migrants illégaux. Comme humanisme l’on fait mieux.

Conclusion.

Globalement et je pense que s’il y a un autre débat de ce genre cela va confirmer que 2017 nous fera accoucher d’une dictature si, à l’exception de NMK et Poisson, un des autres est élu, même si Jupé le fera à son corps défendant, car son programme politique l’y conduira de fait.

J’ai essayé de commenter ce débat d’un regard différent de la presse, car les spécialistes complaisants ou non le feront mieux que moi. Je le fais dans la continuité d’un suivit que j’ai commencé en Novembre 2007. Les éléments qui concourent au développement d’une fascisation se sont mis en place lentement. Ils ont grandi en dehors du regard des citoyens, car le souvenir que les citoyens en ont, ce sont ceux de l’avant guerre qui ne sont plus ceux de notre conteste. Mais leurs critères de principe ce sont adaptés à l’environnement socioéconomique et technologique qui est le notre. Ainsi, les difficultés économiques sont une réalité. Le souci de probité, de « pureté », de transparence qui impose la surveillance des citoyens et de tout connaitre d’eux est un fait en place. Le souci de l’ordre par adjonction de force complémentaire à eu lieu. La recherche du chef charismatique est en cours. Quand j’ai écris la France enceinte d’une dictature il manquait ce chef et la guerre. Nous sommes entrés en guerre, il ne manque plus qu’à élire le chef charismatique.  

Pour faire une conclusion de ce que j’ai perçu c’est que finalement ce n’est pas le FN, parti fascisant, qui mettra en place une société fascisante qui conduire à la dictature démocratique, mais le prochain candidat LR.

J’ai essayé de faire une brève analyse qui sorte des sentiers battus, je peux me tromper. Mais une chose est sûre les citoyens ne se rendront même pas compte qu’ils se sont fascisés, la plupart sont encore dans une cour du primaire.

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:27

Jupé assume « je suis de droite ». Et moi j’assume cet article fleuve.

A droite.

Traditionnellement être de droite sans s’en référer à 1789, c’était mettre : 1/ En avant la rigueur morale (avec le nombre d’affaire de certains cela se discute). 2/ Un certain conservatisme (considérer que ce qui existe fait preuve d’efficacité. 3/ L’ordre (« policiarisation » et « judiciarisassions » et autoritarisme). 4/ Le travail (la droite n’a jamais pris de mesure réduisant le temps de travail). 5/ La famille (il faut se rappeler leur position sur l’IVG, le Pacs, le mariage homosexuel et dans les programme des primaire plutôt absente). 6/ La responsabilité individuelle ( avec la majorité pénale à 16 ans ce serait bien qu’il propose la majorité de vote. De plus avec la prise en considération que le libre arbitre n’existe pas, cela va devenir ringard).

Les grands courants de droite sont le libéralisme, le nationalisme, le souverainisme, la démocratie chrétienne et le populisme. Le libéralisme se retrouve également à gauche avec le populisme au sens péjoratif. La France se distingue par le Gaullisme qui se classe aussi à droite. Cela fait que quand l’on dit je suis de droite l’on n’a pas dit grand-chose.

La confusion.

Avec cette volonté de vouloir tout désigner par un mot, faute de prendre le temps d’écouter des explications au-delà de 30 secondes, l’on entretient des confusions. Il est sur qu’être de droite pour « le patronat, les financiers » n’a pas la même signification. L’essentiel étant que l’on préserve l’organisation économique capitaliste.

Toute fois ce n’est pas ce mot que la droite utilise pour qualifier l’organisation économique, mais la loi du marché, le libéralisme, la mondialisation. La conséquence en est que les maux générés par le capitalisme ont fait entrer en détestation le libéralisme, la mondialisation et toutes idées de régulations économiques, car elles ne se font que dans l’intérêt de la consolidation du capitalisme. Certains n’y voient que magouilles, partage du gâteau entre oligarques. S’ils ont raison, c’est le capitalisme qui l’induit. Le libéralisme et la mondialisation ne sont que des moyens où il s’exerce. La Chine est communiste et le Capitalisme s’y développe. Également Pour certains la loi du marché car elle équivaut pour eux au capitalisme par la loi du plus fort, alors que la loi du marché représente l’ensemble de toutes les interactions socioéconomiques et politiques des organisations qui se confrontent (quand l’on commerce avec les théocraties du Golfs ou la Chine, c’est la loi du marché réglé par tout les accords nationaux ou internationaux). La loi du marché qui équivaudrait à une loi naturelle du à la sélection justifiant la loi du plus fort est une stupidité absolu. Toute fois, c’est grâce à cette confusion que l’opposition au libéralisme devient crédible. Or le mot libéralisme sous entend et inclus la notion suggestive de liberté et de tolérance. Si en ce siècle refuser que les citoyens, via l’état soient propriétaire d’une entreprise indirectement est ringard et date de la monarchie, il n’y a qu’a leurs distribuer des actions de ces sociétés non négociables, peut être que quand certains citoyens diraient ont les privatise, cela auraient une autre consonance.

Plus régulièrement les opposant politique utilise le terme néo libéralisme pour marquer un courant radical du libéralisme (école autrichienne et de Chicago, qu’illustre la politique de Bush, Tacher, FMI, Banque mondiale, UE) présenté comme irréversible par l’utilisation abusive de l’évolution Darwinienne (la sélection naturelle, il suffit de se rappeler les propos de madame Parisot alors présidente du MEDEF, « l’insécurité économique est dans la nature humaine »).

Que voulons-nous être.

Ceci précisé, si nous ne voulons pas être des libéraux dites moi donc ce que nous pouvons être ? Je sais déjà ce que certains m’objecteront. L’absurdité du communisme est qu’un parti décide pour tous comme s’il détenait le bonheur de l’humanité dans ses mains, de ce côté la c’est ce qui le rapproche du capitalisme. Si nous sommes contre la mondialisation, très sérieusement comment comptons-nous empêcher la circulation des hommes et des échanges. Là aussi j’entends déjà les observations, rétablir les droits de douanes pour se protéger, de quoi au fait, ce ne serait pas par hasard de l’exploitation capitaliste qui sévit dans le monde entier et non du libéralisme. Chut, il ne faut pas le dire. Est-ce que la chute de l’URSS super protégé n’est pas l’exemple de ces mesures protectionnistes contre productives. Eux aussi par leur radicalité ont rendu le mot communiste détestable.

Enfin, nous sommes au XXI siècle, il n’est pas interdit d’y adapter le libéralisme et de déclarer que le libéralisme s’il autorise le droit de chacun d’entreprendre ne doit plus justifier celui d’exploiter l’autre, ce qui est le propre du capitalisme.

A gauche.

Tout aussi traditionnellement la gauche se caractérisé par ; 1/ la justice sociale, 2/ la solidarité, 3/ l’égalité, 4/ la laïcité, 5/ l’humanisme. Ses grands courants sont : l’anarchisme, le marxisme, le communisme, le socialisme, certain incluent à gauche la social démocratie, pour ma part je mis refuse, car ne pas lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme n’est plus son idéal, mais plutôt gérer le capitalisme pour le rendre social, ce qui est une ineptie, le capitalisme ne peut pas être social, nous le vivons, chacun peut en juger.

L’actuel PS ne peut pas se classer à Gauche. En 1905 il luttait contre le capitalisme. En 1946 il fait dépendre la libération humaine de l'abolition du régime de la propriété capitaliste. En 1969 que la transformation socialiste ne peut pas être le produit naturel et la somme de réformes corrigeant les effets du capitalisme. Il ne s'agit pas d'aménager un système, mais de lui en substituer un autre. En 1990, une société d'économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l'intérêt général. En 2008 être socialiste c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est, c'est changer la société, c’est lutter contre les injustices pour une vie meilleure, l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine. Or le libéralisme peut y conduire, le capitalisme non. Notons au passage que ceux qui se référent à Jaurès, qui fonde en 1904 le journal L’humanité ou Léon Blum, lois de 1936, tous deux étaient dans un parti socialiste anti capitaliste comme je le rappelais plus haut. Pour bien être compris, il n’est pas interdit à quelque parti que ce soit d’évoluer, toute fois quand l’on veut être de gauche, ce n’est pas où l’on est assis dans l’hémicycle qui compte, mais son positionnement politique par rapport à l’exploitation de l’homme par l’homme, soit le capitalisme.

L’on ne peut taxer le PS d’être conservateur, sauf que le réalisme économique l’a conduit à gérer le capitalisme et glisser à droite, car la droite aussi dit lutter contre les injustices et veut que le capital génère l’intérêt général. Ce dernier point et ce qui les rassemble, formulé de la manière suivante : les entreprises créaient des emplois. Ce qui est totalement faux. Aucune entreprise ne se développe en ayant comme objectif de créer des emplois, mais celui de retirer de cette création un revenu qualifié de profit. Pour ce faire quand elles ont besoins d’aides, elles louent la force de travail des autres pour y parvenir et ne les rémunère que forcées par le conflit de classe organisé autour du syndicalisme depuis 1884 (l’on comprend pourquoi certains s’en prennent à la représentativité syndicale au LR ou PS, encouragés par des salariés ignares et des employeurs demandeurs). En étant plus clair l’ordre moral, la famille, l’ordre, la responsabilité individuelle, la laïcité peuvent parfaitement se développer dans le capitalisme, pas la solidarité (le capitalisme pratique la charité), ni l’égalité, encore moins l’humanisme. Cela ne veut pas dire que des citoyens de droites ne partagent pas ces valeurs, mais elles ne sont pas celles du capitalisme.

Chacun en lisant ce bref rappel et en le comparant à ce que nous voyons et entendons déclarer savent que l’ensemble de ces valeurs ne se répartissent pas en droite et gauche pour tous les courants de pensées, mais que les plus importants, ceux qui ont gouverné le pays les ont mélangés, car l’on ne peut gérer le pays qu’en ne tenant compte que d’une seule partie. Mais ce que l’on peut dire c’est que la droite n’a pas renié son attachement au capitalisme et quand elle parle de lutter contre les paradis fiscaux, elle se fout de la gueule des citoyens. Le PS, c’est quand il dit qu’il représente une force de gauche.

Un trait d’union économique.

Face à ces deux tableaux, chacun en se rappelant les discours de ceux qui ont représenté la droite et la gauche suivant les partis, ont pu observer que les deux partis qui se sont partagés le pouvoir depuis la succession de VGA, ce sont d’années en années rapproché économiquement sur la base d’une Europe économique qui ne laisse que peu de marge aux états qui y adhérent. Ainsi l’on a vue les caractéristiques qui fondaient la gauche fondre au bénéfice d’un libéralisme ou néolibéralisme derrière lequel se cache l’application d’une gestion capitaliste qui ne fait jamais la Une, sauf dans les partis révolutionnaires ou contestataires comme LO, NPA. Le capitalisme avance caché dans les discours politiques où l’on parle du capital qui permet l’investissement dans les entreprises qui, elles créaient des emplois.

Certains ont le courage de leurs opinions de classe et disent : ce sont les riches qui créaient l’emploi. En le formulant ainsi, c’est la richesse qui créait l’emploi ils justifient par là tous les allégements de prélèvements (quid de la déclaration des droits de l’homme qui prévoit que chacun participe à hauteur de ses facultés).

Ils y croyaient et y croient encore.

L’employabilité est devenu le mettre mot de la république. Pourtant, rien n’est écrit d’avance, d’autant plus que les sociétés Laïques porteuses d’un idéal républicain sont en déclin. Elles ont trop cru qu’une économie libérale assise sur l’organisation capitaliste du travail était synonyme de démocratie (toutes les organisations supra nationale sans l’accord des peuples sont un dénie de démocratie). Qu’il suffisait de se faire l’apôtre de ce libéralisme capitalistique, pour voir l’idéal républicain se développer. Qu’il suffisait, d’une part, d’aboutir à une «employabilité » capitaliste en amenuisant l’activité socialisante politique et syndicale des citoyens, indispensables en démocratie, pour qu’ils fassent l’éloge de la république. Qu’il suffisait d’autre part de respecter les confessions, pour qu’elles ne deviennent pas un recours idéologique identitaire devant la faiblesse et la réduction de l’action socialisante du travail, définie comme charge, comme un coût. D’une certaine manière la laïcité républicaine est attaquée de tout bord, autant par les initiatives privées, que par celles confessionnelles. Si bien que les responsables politiques, qui ne sont que le reflet de leurs électeurs, s’appauvrissent dans leurs débats, incapables de reformuler des idéaux qui se réforment devant les événements. Et leur rôle de guide s’est transformé en celui de gardien d’un potentiel mercantile.

Potentiel qui les a conduit à renouer avec l’exclusion, des pauvres des cités, des différents, des migrants, à renoncer à la solidarité pour l’égoïsme charitable.

A s’inventer des peurs et regarder celles qui sont vieilles comme le monde en nouveautés, pourvu que cela occupe le terrain politique. Les deux attentats survenus à Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray ont même fait de l'insécurité la question numéro un, devant l'emploi et le chômage qui sont habituellement en tête (28% contre 32% en juillet).

Tous ceux qui ont assumé le pouvoir n’ont pas su faire autre chose, quand ce n’est pas le pire comme l’entrée en guerre depuis le retour dans l’OTAN.

Le taux de profit.

Que jupé assume sa famille politique je n’ai rien contre, sauf qu’il abuse les citoyens parce que peu savent que l’organisation capitaliste du travail est une fuite en avant dans la recherche d’un taux de profit, qui lorsqu’il se réduit ou cesse entraine crise et désastre et quand il augmente il n’est jamais saturé et scie la branche qui le porte pour ne pas redistribuer. Alors quand nous analysons les quelques mesures du plan des candidats à la primaire de droit, nous retrouvons la recherche du moyen de redonner du capital aux capitalistes pour qu’ils réalisent leurs taux de profit dans le fol espoir d’une employabilité (qui ne reviendra pas en l’état). Mais à quelles conditions ?

L’innovation est un moyen de retrouver un taux de profit sauf que tout le monde fait de même à quelques exceptions prés en se tenant dans les productions ou services les plus rentables. Cela fini par remettre tout le monde à un niveau semblable. Cela a engendré la politique dite de l’offre sans solutionner définitivement la formation de taux de profit, même avec l’obsolescence programmée des produits qui engendrent le gaspillage, malgré la récupération, épuise inutilement les ressources tarissables et accroit la pollution. Dans tous les secteurs (production, service, finance) où le capitalisme trouve un moyen de réaliser un taux de profit, se pose toujours la baisse tendancielle de ce taux, car il ne peut pas monter indéfiniment.

Dividendes versés aux actionnaires. Ils augmentent de 15% à 30%.

Tableau 1/ voir lien

Les mesures drastiques.

Alors sont utilisés les mesures le plus courantes que chacun connait, augmenter les cadences (dénonciation du burn-out). C’est augmenter le temps de travail sans que les salaires suivent (le passage à 39 h fera perdre le salaire de 4h majorés, car en moyenne les salariés travaillent 41h par semaine). C’est réduire le personnel sans diminuer la charge de travail (réduire les fonctionnaires des collectivités, permettre aux municipalités des embauche moins payé hors cadre conventionnel). C’est licencier les vieux aux primes d’anciennetés lourdes (avec la mesure d’accroissement de l’âge de départ en retraite à 65ans le taux des chômeurs de 50 ans et plus va grimper) et j’en oublie certainement.

Qu’un temps.

Ces mesures ne valent qu’un temps et nous les avons déjà utilisées et elles n’ont pas donné de résultats pour les salariés et l’employabilité, puisqu’elles réduisent la croissance qui repose sur une consommation qui ne peut non plus être infinie et évolue dans les pays riches en fonction de l’augmentation de la population et par une redistribution des profits. Tous les soutiens indirects de Hollande comme de ces prédécesseurs ou les propositions des candidats au primaire de LR en direction des entreprises pour leurs réduire les charges, ne sont que réduction de salaires, car les charges sont du salaire indirect que verse l’employeur, et sont le chiffre d’affaires d’autres secteurs (secteur pharmaceutique par exemple). L’ensemble de mesures de droite de Jupé, 39 h, retraite à 65 ans, baises des impôts, réductions du personnel des collectivités locales et de l’état, réduction des indemnités chômages (dont il faut se rappelé que ce sont des mesures déjà utilisés), qu’il se propose d’accélérer, poursuivent toujours le même but, maintenir un taux de profit.

Un saut en arrière comme avancé.

Là, Jupé remmène le pays avant les lois Auroux de 1982. Soit 34 ans en arrière, pour un parti de droite qui, avec le libéralisme a intégré la notion de progressisme par rapport au conservatisme, se dire progressiste est une hérésie.

L’observation curieuse que nous pouvons faire c’est alors de voir qu’au nom du progressisme (ouverture au monde) l’organisation économique capitaliste contraint à un retour vers le conservatisme et les vieux démons nationalistes fauteurs de guerre. Ceci faute de remettre en question ou réformer le capitalisme (ce qui serait du progressisme, c’est sortir de l’exploitation) que souhaitent 92% des citoyens.

Un goût de revanche.

C’est à se demander si Jupé et la droite en général ne mène pas aussi un combat idéologique en effaçant les restes de la gauche réformiste et anti capitaliste d’avant 1990. Déjà diverses mesures prises par Balladur et Fillon ont annihilé une bonne partie des progrès votés par la gauche, salaire, horaire de travail, jours fériés, sauf les congés payés qui font l’objet d’un secteur économique porteur (environ plus d’un millions d’emplois, 6,5% du PIB).

Le plein emploi ne reviendra pas avec ces mesures quand viennent même elles augmenteraient le taux de profit

L’emploi est sur une courbe descendant du seul fait que l’on n’a pas besoin du travail de tous largement compensé par la technologie et qu’il serait temps de sortir du mythe sur le travail seule source de revenus. Alors que se développe l’économie de la connaissance qu’il ne faut pas laisser aux mains des capitalistes qui la dévoieront.

Quelques chiffres qui montrent la tendance descendante de l’emploi.

Population.

En 1886 il y avait 38 218 903 habitants, en 1980 - 55 340 782 hbts, en 1999 - 60 496 715 hbts, en 2015 - 66 808 385 hbts.

Nombre d’actifs.

En 1886/17 420 000 actifs, en 1980/23 185 000, en 1999/27 783 000 M, en 2015/28 566 000.

Secteur primaire.

En 1886 l’agriculture représentait 47%, soit 8 230 000, en 1980 6 % soit 1 391 100, en 1999 4,2% soit 1 166 886, en 2015 2,8% soit 799 846.

Secteur secondaire.

En1886, l’industrie représentait 28,5%, soit 4 975 000 actifs. En 1980 35,9%, soit 8 323 415. En 1999 24 ,9% soit 6 917 967. En 2015 20,5% soit 5 856 030.

Secteur tertiaire.

En 1886 le tertiaire représente 24,3 % soit 4 250 000, en 1980 57% soit 13 215 450, en 1999 70,9 % soit 19 698 147, en 2015 75,7% soit 21 624 462.

L’intérêt du graphique qui suit est de voir une fourchette de stabilité du secteur secondaire. Je laisse chacun libre de l’interprétation le graphique est clair.

Juste une observation par rapport à mon article, l’on observe nettement une inflexion de l’emploi dans le secondaire à partir de 1960 qui met hors de cause toutes les salades d’incompétences que s’envoient les politiciens à la figure et dont se gargarisent leurs partisans. J’ai fourni un autre tableau avec quelques différences qui situent l’inflexion à partir de 1973, mais de la même manière l’activité secondaire se situe dans la même fourchette.

Tableau 2/

Tableau 3/ voir lien.

Le tableau suivant montre que le taux s’activité ne couvre pas tous les besoins d’emplois, et fait quid de toutes les salades que se racontent les plus sots en prétextant qu’au chômage ne s’y tiennent que les fainéants. L’écart de 1975 ne fait que grandir sous la conjonction certainement de plusieurs facteurs, mais ne peut pas s’expliquer que par la seule ouverture au monde ou l’externalisation des productions lié à la pratique du libéralisme. Le secteur primaire où l’impact de la mécanisation est le plus flagrant fait la démonstration contraire, car que je sache l’on ne peut pas externaliser les terres, mais la mécanisation et l’industrialisation en ont fait un secteur en surproduction et en crise.

Tableau 4/

Je n’ai pas pu trouver de tableau sur les volumes de productions disponible comme la quantité d’acier ou le tonnage de céréales qu’il serait intéressant de mettre en comparaison pour démontrer qu’avec un taux d’activité qui baisse l’on produit X fois plus compte tenu de l’augmentation de la productivité lire le tableau qui

Je n’ai pas pu trouver de tableau sur les volumes total des productions disponibles, comme la quantité d’acier ou le tonnage de céréales qu’il serait intéressant de mettre en comparaison pour démontrer qu’avec un taux d’activité qui baisse l’on produit X fois plus compte tenu de l’augmentation de la productivité lire le tableau. Ce tableau démontre également que même avec les écarts la tendance est la même sous l’égide de l’organisation capitaliste où tout le monde adopte les mêmes mesures. Il n’est donc pas sérieux de dire avec des taux pareils que l’on soit en crise.

Tableau 5/

Liste des tableaux à cette adresse.

http://www.agoravox.fr/IMG/docx/Tableau-3.docx

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 23:45

Je me suis trompé.

Dans tout les pays du monde l’on constate un décrochage d’une grande partie des populations entre d’une part la progression de l’instruction et ceux qui disposent d’un niveau d’instruction supérieur et qui donnent cours à toutes les innovations technologiques et scientifiques qui vont emporter ce XXI siècle.

Toutes les études sur l’évolution du niveau d’instruction dans le monde ne peuvent pas se résumer en une phrase pour s’en faire une idée il faut aller les consulter parmi tout les instituts qui en font. Personnellement je suis celles de l’OCDE et de l’UNESCO et un regard sur d’autres. Les inégalités entre pays sont flagrantes et l’évolution des populations influence les données statistiques. C’est ainsi qu’en Asie centrale les élèves en âges d’aller en primaire à baisé de 20%. Le constat est que l’Asie au classement PISA occupe les 7 premières places que le moyen orient traine et l’Afrique sud saharienne est en retard.

Pourtant curieusement les dépenses des états dans le monde baisse en passant de 4,75 point à 4,606, l’enseignement supérieur passe de 36,433 à 30,5, le primaire augmente de 17,342 à 17,461, les dépenses publiques baissent de 14,151 à 13,493 pour plus de détails le lien (http://www.banquemondiale.org/). Mais globalement le taux de scolarisation progresse (http://www.inegalites.fr/) quand l’on observe le classement des académies universitaire l’es USA décrochent de loin le pompon avec 27 universités sur les 36 première places, 36 ième place occupée par la première université de France, Université Pierre marie curie, http://www.shanghairanking.com/fr/index.html.

Dans l’article précédent j’ai essayé de démontrer que l’instruction ne préjugeait pas d’un bon développement de la démocratie en m’appuyant sur les espérances de Condorcet et le permanent désir d’émancipation des peuples et plus particulièrement de la classe ouvrière, ceux qui devant cesser leur instruction disposent de moins de savoirs que d’autres et doivent continuer à s’instruire au gré de l’information qui circulent et des voies ou les conduisent leurs parcours professionnel http://ddacoudre.over-blog.com/2016/09/pourquoi-il-faut-voter.html.

Ces quelques données comme entrée en matière pour faire une relation entre instruction, développement technologique, développement des sciences et développement des démocraties.

La France connait une croissance permanente depuis 10 ans de l’enseignement universitaire et 77% de bacheliers sur une génération. Enfin sur 12 millions d’élèves, environ 500 000 sont en situation de décrochement.

Globalement nous ne sommes pas les meilleurs mais nous ne sommes pas les plus mal lotis et comparaison faite avec les pays de la communauté les écarts ne sont pas significatifs en dehors d’une instrumentalisation politique comme nous en avons l’art.

Pourtant, 67 % des citoyens considèrent que la démocratie va mal, 88% sont touchés par le pessimisme, bien que 36% se disent optimiste quand à leur avenir personnel. 71% pense que l’on n’est jamais assez prudent envers les autres et 61% considèrent que les gens essaient de se comporter correctement.

Concernant la perception de son environnement politique 65% ont une perception locale (le maire) et 26% une perception politique mondiale (OMC, G20). Cette dernière statistique démontre que dans un monde où les moyens de communications, d’informations et d’instruction permettent de prendre connaissance de la mesure du monde, les citoyens détenteurs de tous ces savoirs se replient sur eux. Se replient naturellement face à un danger perçus sur leurs perceptions locales rassurantes qui sont celles de la mesure de nos perceptions sensorielles, voir, toucher, sentir. Beaucoup semble réorganiser leurs pensées avec des connaissances dont ils disposent sur le monde, que pour en avoir peur. C’est à dire que corrélativement l’information que nous donnons sur le monde n’est pas perçue positivement indépendamment de l’augmentation de l’instruction reçu. Normalement les jeunes devraient occuper les meilleures places puisqu’ils bénéficient de plus de savoirs et d’informations disponibles, sachant que le cumul des savoirs et des informations ne s’ajoute pas mais se multiplie. Pourtant quand l’on regarde l’âge des 100 personnes les plus riches du monde l’on trouve seulement un jeune de 29 ans en Colombie, un de 39, 40, 41,48 ans, deux de 47, 49 ans, la majorité dépasse les 60 et70 ans jusqu’à 90 ans le plus vieux 93 ans, (http://www.argentaire.com/2012/12/top-100-des-personnes-les-plus-riches.html) Je mentionne cela, même s’il n’y a pas de rapport direct absolu entre instruction et richesse. Dans un sondage récent, 64% des jeunes de 18 à 29 ans se disent optimistes pour l’avenir en 2016, alors qu’en 2012 ils étaient 78% à être inquiets pour leur avenir. Curieusement le chômage des jeunes de 18/29 ans était de 18 % en 2012, et 69% se déclarait heureux, aujourd’hui le taux de chômage est de 24%, et dans leur optimisme ces jeunes envisagent 4 sur 10 d’être chef d’entreprise et 10% de devenir millionnaires.

L’instruction est-elle un atout de bonheur. Il semble que oui d’après l’étude Social psychological & Personality science. (ttp://spp.sagepub.com/content/early/2015/09/10/1948550615602933.full)

Extrait. Les chercheurs notent aussi depuis peu, la génération actuelle d'adolescents et de jeunes adultes (18-29 ans) est plus heureuse qu'elle a pu l'être ces dernières décennies, aboutissant à réduire l'écart entre les classes d'âge.

Différents facteurs peuvent expliquer ces variations dans le temps. C'est le cas de l'augmentation des revenus moyens, du confort de vie, mais également du temps libre et d'un plus haut niveau d'études secondaires et universitaires. Le bien-être subjectif peut également être corrélé à un individualisme accru.

Les chercheurs constatent aussi que des caractéristiques psychologiques liées au bien-être subjectif telles que le narcissisme, l'estime de soi et l'extraversion ont augmenté avec le temps.

À l'inverse, des changements culturels, essentiellement liés aux liens sociaux, peuvent être à l'origine du déclin de la perception de bonheur. La plupart des indicateurs analysés par l'équipe montrent que les relations sont aujourd'hui moins stables qu'autrefois et que le taux des mariages était très bas en 2014, tandis que la part de célibataires n'a jamais été aussi élevée.

Le virage culturel vers plus d'individualisme, en partie permis par l'essor des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, s'est fait en faveur des adolescents, plus centrés sur eux-mêmes à cet âge, soulignent les chercheurs.

Il existe au contraire un décalage important pour les adultes partagés entre leurs habitudes individualistes et le sens de leur responsabilité vis-à-vis d'autrui. D'autre part, les inégalités de revenus qui se sont accentuées ont plus impacté la population adulte, expliquent encore les auteurs de cette étude.

Si j’ai retenu ce passage c’est qu’il préfigure aujourd’hui et notre futur, car ces jeunes feront demain. Mais déjà l’on peu observer dans les luttes sociales qu’ils sont les grands absents, à l’exception de quelques phénomènes comme les Nuits Debout ou les Indignés.

Tout récemment une étude indique que ce sont eux qui ont étaient le plus impactés par le terrorisme. Il place la sécurité en tête avec 33%, puis suivent 32% pour le chômage, 14% pour le pouvoir d’achat, 11% pour le réchauffement climatique. Ce sont aussi les jeunes qui avaient voté massivement pour Hollande et aujourd’hui ne lui accorde plus que 13 % d’intention de vote, entre 15 et 19% pour Mélenchon, 29 % pour jupé et entre 27 et 31 % pour le FN. Pour les jeunes à gauche c’est Macron qui incarne le renouvellement avec 34% d’intention de vote s’il se présente, devançant le FN de 3 points.

L’on peut donc retire comme tendance pour l’avenir, que la France restera bien encrée à « droite », plus justement dans la ligne économique de la tendance actuelle qui devrait socialement s’aggraver.

Ce que pensaient ces jeunes en 2012 : Parmi les principales valeurs à promouvoir dans la France de demain, ils citent d'abord le travail (37%), le respect entre les gens (34%) et le respect de l'environnement (29%). Leurs principales préoccupations sont l'emploi (51%), le pouvoir d'achat (46%) et le logement (30%). 70% des jeunes estiment que l'école "prépare mal au monde du travail" et ils sont autant à penser qu'elle "ne donne pas les mêmes chances à tout le monde". Près d'un tiers (30%) des jeunes qui ont accédé à un emploi soutiennent que leur entrée dans la vie active a été "difficile". Près des deux tiers (64%) se déclarent favorables à un "changement de modèle économique". 70% affirment être "intéressés" par la politique et l'élection présidentielle.

L’on ne peut soutenir que c’est l’instruction qui justifie ce changement de vison chez les jeunes. Il n’y a pas eu de bouleversement éducatif en 5 ans de présidence Hollande pour justifier ce revirement avec ses paradoxes.

Celui de se sentir plus heureux alors qu’ils pensent qu’ils vont devoir travailler plus et quitter le travail plus tard, tandis que l’accroissement de l’instruction ne les rapprochent pas des affaires du monde, ni des valeurs humanistes.

Si nous considérons que la jeunesse est le reflet de l’environnement que leur ont construit ou laissé se construire leurs ainés par les choix sociopolitiques et économiques, il faut admette que la politiquement, ni les études sont en bonne place (http://www.atlantico.fr/sites/default/files/u39253/2014/03/pola_2.jpg), de plus le taux d’abstention est plus élevé chez les jeunes. (http://www.atlantico.fr/sites/default/files/u39253/2014/03/politiqueb.jpg)

Il semble donc, que l’instruction et l’éducation qui circule par la famille et les informations, ne soient pas de nature à réduire la fracture intellectuelle entre les promoteurs, les découvreurs des innovations et des technologies qui vont marquer le XXI siècle et prennent naissances dans les grandes académies universitaires et les jeunes qui vont vivre et faire ce siècle.

Tout parait indiquer qu’ils sont jouissifs de l’existence hédoniste dans laquelle ils naissent et tardent ou paraissent résigné à subir l’importation de conditions sociales qui se dégradent pour affronter la concurrence d’un monde extérieur, ni intéressé par la lutte contre le réchauffement climatique où se trouvent les emplois du futur.

J’avais écrit en 1999 toute la confiance que je portais dans les cadets : Un monde dans lequel les anciens critères sont en voie de disparition, et j’espère dans les nouvelles générations «les cadets». Des cadets qui, plus et mieux éduquées du savoir fondamental de ce que nous sommes, pourront développer une société plus épanouie grâce une nouvelle éducation, afin d’échapper à notre monde névrosé, qui développe la culpabilisation.

Il semble que je me sois trompé, que le développement des connaissances psychiques de l’humain ait été mis en pratique pour mieux le conditionner que pour l’en instruire.

L’UE a lis en place des actions de sensibilisations au monde envers la jeunesse.

L'UE cherche à aider les jeunes à collaborer avec des régions extérieures à l'Europe et à participer davantage aux politiques entreprises dans le monde sur des questions telles que le changement climatique, les objectifs du millénaire pour le développement et les droits de l'homme.

Elle mène à cette fin les actions suivantes :

  • sensibiliser les jeunes aux questions de portée mondiale;
  • fournir aux jeunes des possibilités de dialogue avec les responsables politiques sur les défis mondiaux;
  • favoriser la compréhension mutuelle entre jeunes du monde entier par le dialogue;
  • encourager les jeunes à faire du bénévolat dans des projets environnementaux («volontariat écologique») et à adopter un comportement écologique (recyclage, économies d'énergie, recours à des véhicules hybrides, etc.);
  • promouvoir l'esprit d'entreprise, l'emploi, l'éducation et les possibilités de volontariat en dehors de l'Europe;
  • promouvoir la coopération et les échanges entre les professionnels du secteur de la jeunesse sur différents continents;
  • encourager les jeunes à faire du bénévolat dans les pays en développement ou à travailler sur des enjeux de développement dans leur propre pays.
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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