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Avenir cherche leader charismatique.

 

Et oui nous en sommes toujours là, le besoin de se définir un référent pour identifier, unifier et regrouper les choix qui nous rapprochent.

Tous nous invitent vers cet avenir qui se construit sur les errances d’une marchandisation de l’existence comme nouveau fondement de la pensé humaine.

Quelle tristesse d’imaginer réduire la condition humaine à une relation commerciale. Si cette activité prédatrice et une condition sine quanum à notre existence et est demeuré un moteur incontestable d’inventivité et d’exploration du monde elle ne se suffit pas à elle seule.

Nous pouvons même dire que si elle n’existe que pour elle, elle en devient destructrice, c’est le seuil où nous en sommes arrivé.

Dire cela n’est pas contester son existence, mais la remettre à sa fonction initiale d’utilité permettant à notre espèce de prospérer.

Simple à énoncer sauf qu’il y a l’existence d’une impossibilité géographique (la planète) qui limite de fait la propension de notre multiplication, et cela nous permet de comprendre que l’expansion de l’activité marchande comme fondement de l’existence deviendra cycliquement destructrice pour ajuster notre prolifération aux « lois de la nature » dont nous ignorons les fondements objectifs en dehors des constructions qu’en retient notre cerveau et sur lesquelles nous bâtissons nos existences.

 

 

Je peux donc énoncer sans risque que faire du commerce un fondement dogmatique nous conduira à développer des rejets. Je n’innove pas en disant cela, il est connu de tout temps qu’il est facteur de comportements criminogènes dont tous les énoncés religieux ou philosophiques nous invitent en nous en protéger et préserver ses avantages.

Or rien n’est blanc ou noir et il va donc de soi que pour se mouvoir dans les teintes grises nous avons besoin d’être éclairé faute d’être clairvoyant, nous avons donc renvoyé cette fonction à « l’esprit ». Pourtant l’esprit n’est qu’une conception de la perception de soi au travers de sa conscience et nous pouvons comme nous le faisons actuellement ne le ramener qu’à une fonction mercantile.

Bien sur cela sera une erreur fondamentale maintenant que nous savons grâce aux neurosciences que nous sommes structurellement construit pour être porteur de « valeurs morales » qui facilitent notre « sociabilisation » si nécessaire, qui se sont exprimés par la multitude de croyances, démontrant si besoin été que nous ne pouvons nous réduire à n’être qu’un homo-œconomicus.

Ceci n’a pas empêché la victoire du matérialisme et cantonné la culture de l’esprit à des groupes d’initiés ou la renvoyer dans les refuges ignorants des dogmes « sectaristes » dont nous vivons quelques exemples peignant.

La construction de l’Europe fut un événement paradoxal puisqu’il fit de la relation commerciale fontaine des guerres, une source de paix.

Nous avons donc poursuivit cette chimère par le développement de la croissance faisant fie des guerres qui se poursuivaient par pays interposés.

 

Sauf qu’aujourd’hui de ce choix un certain nombre de rejets se manifeste, car ils peuvent être lus rétrospectivement.

 

Un, l’accès à la prospérité a entraîné paradoxalement une diminution des naissances dans les pays riches. Campé dans notre égocentrisme mégalomaniaque nous pourrions en pensé qu’il s’agit d’un choix délibéré, mais si nous tenons compte des neurosciences qui nous expliquent que nous ne disposons pas du libre arbitre, alors il faut essayer de comprendre quels sont les événements qui en modifiant notre environnement ont suscité cette réaction de notre part et constitué de fait une réponse à celui-ci. Le comportement le plus connu est celui de ne pas mettre au monde des enfants dont nous pensons que l’avenir est incertain, mais la procréation dans les pays pauvre dément cela malgré les campagnes de limitation des naissances (exception faite de la chine).

La question reste donc comment notre organisme analyse toutes les perceptions environnementales pour restreindre notre prolifération alors que la prospérité matérialiste nous y inciterait, comme nous l’observons chez toutes les espèces qui disposent de l’abondance. J’ai bien sur quelques réponses mais là n’est pas l’objet, (le stress négatif en est une par exemple)

 

Deux, les mesures de la pollution résultant de nos productions, indiquent que notre prospérité est sources de nuisances irréversibles et pose obligatoirement l’appel à la réflexion qui s’oppose au dogme du tout marchand, car ce n’est pas sur la base de ses règles commerciales exponentielles que nous pourrons faire face à la maîtrise de la pollution que nous ne pouvons pas arrêter, (nous épuiserons nos ressources polluantes) mais seulement résorber en mettant en place les moyens de son absorption par des techniques qui ne sont d’aucun rapport financier, mais sources d’emplois et nécessitant que le pouvoir politique retrouve la maîtrise de la création de monnaie pour pouvoir les initier ;quitte par la suite à l’insérer dans le marché traditionnel.

 

Trois, la confusion entre sa singularité qui fait de nous un être unique et l’individualisme, comme raison d’exploitation de l’autre, en niant les liens étroits de complémentarité d’un être holistique, lui ôte de l’esprit la capacité d’un regard global du monde par la raison de l’esprit pour le réduire à son espace sensoriel restreint voire régressif source de peurs et d’incompréhensions.

 

Quatre, la sous culture est devenu le lied motif de l’efficacité économique.  J’ai toujours la crainte par ce terme que j’utilise souvent que les lecteurs pensent que je dénie l’intelligence humaine à certain, ce n’est pas ceci. La sous culture résulte du seul fait de maintenir des populations sur des acquis qui ne visent qu’a produire les biens et services dont ils ont besoins et qui exigent parfois une instruction élevé et une intelligence certaine, sans les ouvrir aux pluridisciplinarités qui sont les connaissances nécessaires indispensables pour pouvoir appréhender la complexité du monde et celle de notre cerveau qui nous dirige.

Ceci ne peut venir de la circulation de l’information, aucune télé ne vous explique les formidables progrès des neurosciences qui avec la culture vont être la meilleure des choses mais avec la sous culture la pire que le monde n’ait connu en reléguant l’inquisition et Hitler aux oubliettes, en réalisant en douceur ce que chacun d’eux avaient espéré par la persécution.

Le seul moyen de s’en préserver est de permettre à tous les citoyens de poursuivre un enseignement pour adulte dans des universités à cet effet afin d’acquérir ce qui ne peut l’être durant la scolarité normale et ainsi disposer de bases pluridisciplinaires pour forger leur réflexion, alors l’information changera car elle deviendra leur reflet comme celle d’aujourd’hui l’est, tout comme leurs élus le sont.

 

Cinq, la défiance vis-à-vis des garants de la démocratie, les élites, les partis, les oppositions (organisations syndicales), la défiance en l’information, celles envers les experts, envers les scientifiques conduit au replie sur soi, source de régressions inévitables par la peur de l’incertitude qui enferme dans sa sphère sensorielle émotionnelles loin du monde, réduit les seuils de tolérance à en distordre la réalité mesurable et favorise la tyrannie.

 

En ces cinq point j’ai essayé de mettre en évidence le paradoxe d’une société atteinte d’une « pathologie » que je ne sais qualifier que par un manque d’espérance, car elle dispose des moyens de sa prospérité, des moyens de faire face aux défies de ses productions, et elle se meurt dans une forme de désespérance incapable de se construire, à cause de l’isolement relationnel dans le consumérisme (j’existe parce que je consomme), l’émergence d’un leaderships capable de relayer ces paradoxes qui génèrent des oppositions thématiques éparses.

 

La notion de gauche n’a plus aucun sens, ni l’anti capitalisme. Il s’agit d’envisager l’implosion du capitalisme vers une nouvelle civilisation plus libre (je n’ose pas utiliser le mot libérale tant il a été sujet à confusion et notamment, celle de maintenir comme libéral la propriété privé des moyens de production dans les mains d’oligarchies qui asservissent autrui), dont bien évidemment les marchands qui l’organisent en sont bien incapables puisqu’ils iront jusqu'à son épuisement, quitte à user de la force du droit et d’en justifier.

Car c’est cela qui se met en place et il n’y a pas plus dangereux que les soubresauts d’une organisation qui se sait moribonde, l’exemple le plus flagrant est le passage en force du traité de Lisbonne en Europe, il est l’image de cette fracture qui signe le terme de la force du commerce comme source de réunification européenne, perçus pour ce qu’elle est devenu une source de profit pour oligarchies financières où l’européen est avant tout une marchandise ajustable aux modèles systémiques.

Pour autant la nouvelle civilisation dont je n’ai aucune idée ne naîtra pas spontanément, elle se développe sur les rejets, sur les effets pervers qui apparaissent, il ne manque que les hommes capables de les appréhender pour réformer le capitalisme avant qu’il ne génère sa énième guerre destructrice.

Les neurosciences nous apprennent quand lisant les événements que nous avons développé nous pouvons espérer nous préserver des risques qu’ils représentent et avoir un peu de libre arbitre, mais encore faut-il ne pas être prisonnier d’une dynamique systémique qui nous contraint à nous conduire individuellement à l’opposé de ce que nous percevons.

C’est là que la confiance en l’organisation d’un parti porteur d’un projet et agrégatif des espérances doit se manifester.

Actuellement la conscience de ce nouvel âge existe, même chez ceux qui vont nous conduire à l’implosion, car ils espèrent que le système qui génère nos maux nous en soignera. En dehors d’eux, Mélenchon semble sur les rang du rassemblement des thématiques éparses pour en faire un projet de renouveau et non seulement d’opposition, mais peut-être va-t-il falloir passer du terme de socialisme à celui d’humanisme, la capacité des êtres humains à développer l’altruisme et leur épanouissement comme fondement d’une société.

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