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Nous savons, et il est nécessaire de le savoir pour se poser un certain nombre de questionnements que nous sommes des êtres psychiques, et que le cerveau traduit toutes nos perceptions sensorielles et que les mots qui désignent les choses en sont parties intégrantes comme « verbe » fondateurs qui développent des réponses et enchaînent des actes.

Les progrès de la cognition au-delà des soins qu’ils apportent par la psychologie, la psychiatrie et la psychanalyse ont engendré d’incroyables techniques de la manipulation de nos émotions qui  structurent notre pensé et bloque la malléabilité du cerveau qui est apte à s’ouvrir à toute chose de son environnement pour s’adapter et survivre.

Nous savons que le passé n’est que l’ensemble des souvenirs emmagasinés pour répondre à l’instant T que nous ne saisissons pas et qui est la seule réalité, alors que le futur est un attracteur de l’action guidé par les désirs engendrés par l’environnement et codifié par les langages qu’ils soient grammatical ou mathématique.

 

C’est sur l’incidence de  ce langage mathématique que va porter mon propos, sachant qu’il n’est comme je l’ai expliqué que la traduction d’émotions structurant leur environnement vers des désirs futurs. J’ai bien sur en quatre paragraphes réduit une activité de recherche de nous même qui occupe sans cesse notre existence et dont les savoirs d’aujourd’hui ne sont pas un aboutissement.

Voilà en quelques mots ce que nous devrions savoirs et comprendre pour occuper toute notre place d’adulte dans la modernité qui découle de notre apprentissage que nous avons structuré en un ensemble de sciences spécifiques exigeant leur transversalité pour répondre à nos désirs faute de devenir dans leur spécificité, certes des connaissances précises et nécessaire   (la spécialisation), mais partiales, dogmatiques, fondamentalistes, frisant l’absolue destructeur, si elles deviennent une finalité, au lieu d’être des moyens perfectibles pour atteindre des buts « civisationnels » qui améliorent l’existence humaine et aboutissent à une complétude entre nos désirs et la planète dont nous retirons les raisons de notre existence en partage avec toutes les vies biologiques qui s’y développent.


Avec l’ère de l’industrialisation nous sommes entrée dans une organisation structurelle systémique qui repose sur une rationalisation de l'économie et des comportements pour les rendre aliéner à la dépendance d'une comptabilisation de l'existence sur la base de la ventilation d'un plan comptable qui constitue le "dominant systémique" de référence auquel tout le monde se conforme, y compris les pays communistes, et qui est la résultante d'une longue quantification et qualification de nos relations humaines toujours commandées par la biologie naturelle qui détermine un rapport de dominant à dominé.


C'est ainsi que nous avons évolué, de l'économie de pillage vers une économie sédentaire délimitant les rapports de travail au travers des répartissions de tâches qui développent les stratifications sociales et leur regroupement par classe sociale sur la base de la servitude et de la possession.

Nous avons eu au fil des siècles, ceux qui pensaient être né pour servir les dieux restés la haut comme les mésopotamiens, ceux qui pensaient être bien né et les autres né pour travailler, comme du temps des grecs et romains, puis avec le christianisme c'est développé le servage qui glisse avec le développement de l’écriture, de l’instruction et de l’industrialisation vers la servitude volontaire qu’engendrera la révolution résultante de l’époque des lumières que finalisera les droits de l’homme en 1789 et le louage de sa force de travail, le salariat, en 1804.

Au 21e siècle ce sont encore ces rapports qui guident nos destinés et si les droits de l’homme affichent la liberté individuelle, le code civil entérine la situation d’inégalité économique  en définissant le salariat, ceux qui pour vivre ne peuvent que se louer à d’autres.

Sans recul historique difficile de concevoir que notre existence ne c’est amélioré que dans ses conditions matérielles, dont l’élément moteur a été la démocratisation de l’écriture et du savoir qui devenait accessible à tous, grâce à l’imprimerie.

C'est donc ce rapport de dominant à dominé au fil des siècles que nous perpétuons qui c'est structuré pour quantifier la production de biens et de services en passent de l’activité agricole et artisanale à celle industrielle.

Chacun conviendra je l’espère que ce ne sont pas les ignorants qu’ils soient esclaves (pas l’esclavage africain) serfs, ou salariés qui ont élaboré les livres de comptes fait pour comptabiliser les gains des possédants, qu'ils soit grecs romains chrétiens et tant d'autres puisque nous sommes toujours sur la base d'un rapport grégaire dominant dominé, dont nous ne développons que des paradigmes.

 

Petit à petit les différents plans des comptes, variables suivant les états, se formalisent pour définir un plan comptable, comme en Europe de puis 1999.

Mais sa finalité quelle qu’en soit sa ventilation des comptes est faites à l’avantage des possédants pour favoriser l'accroissement d'un capital financier, qui permet de disposer de capitaux nécessaires pour entreprendre à nouveau et qui donne le pouvoir à ceux qui en disposent sans partage.

Or tous nos actes quasiment nécessitent une consommation, même quand nous voulons offrir un cadeau pour dire je t’aime et séduire. Ainsi sans nous en rendre compte, toute notre existence est quasiment comptabilisé, et c’est lui qui à contrario de la liberté affiché par les droits de l’homme, va influencer nos actes économiques et ceux de notre vie courante.

 

C’est lui qui va dire si se soigner est un gain ou une charge, si apprendre est un investissement ou un coût etc. suivant si vous êtes du côté des dominants ou des dominés.

Si le savoir c’est démocratisé par la force de la loi, les salariés et les adultes n’en sont pas des « consommateurs » quand l’autonomie économique leur offre la jouissance d’une société hédoniste. Pourtant au 21e siècle qui ne s’instruit pas régresse, car nous ne pouvons plus comprendre la complexité de notre monde, en sortant de chez nous et encore moins avec nos médias actuels.

C’est en cela que les citoyens se sont laissés déposséder du pouvoir d’émettre de la monnaie par la banque centrale qu’elle soit nationale ou Européenne, qui plus est l’obligation de déposer leurs épargnes et leurs revenus met à disposition des banques leurs argents en échange des intérêts qu’ils financeront de toutes les façons (processus de dupes) en plus de consolider les résultats des dites banques.

En quelques sorte les citoyens fabriquent la richesse et sont écartés de sa destination, que ce soit en tant qu’état citoyen ou citoyen individuel, le seul maitre d’œuvre qui va en déterminer la destination est le Plan Comptable, en fonction de certains ratios, pour ceux qui connaissent.

 

L’obligation des dépôts des revenus du travail ou des salariés sert des intérêts dont ces derniers n'ont plus la maitrise, de telle sorte que leurs dépôts dans la situation d'aujourd'hui se retournent contre eux, car ils participent à l’élaboration des difficultés dont ils se plaignent et n'ont pas droit aux décisions.
Nous en sommes arrivés à cette situation pernicieuse où toute la monnaie sous toutes ses formes qu'il a été imposé de redistribuer par des conflits sous forme de salaires depuis 1804, par la comptabilisation qui est la notre, retourne chez les possédants, qui imposent de fait le conflit pour pouvoir en reverser une fraction (abstraction faite du Fordisme) et refuse ce conflit comme résultante de la loi du marché.


Sur cette base toutes les décisions économiques doivent concourir à la finalité d'une rentabilisation de la production conforme aux ventilations du plan comptable sous peine de disparaitre pour cause de faillite.

 Mais il faut comprendre aussi pourquoi nous en sommes arrivé là, et pour quoi aujourd'hui nous transformons tous nos états en Entreprise par le même principe d'adoption de réglés comptables. L'Europe est devenu cette Europe entrepreneuriale en faisant sienne la gestion capitaliste (pouvait-il en être autrement), nos politiciens sont devenus des managers, et ce n'est pas ce traité qui va nous en sortir.
Ce n'est bien sur pas l'entreprise en soit qui est en cause, car c'est un outil de production formidable, mais son organisation qui est une structure totalitaire malgré une certaine forme de "démocratisation", l'on peut donc aisément comprendre que calquant la gestion de l'Europe et de nos états sur son modèle nous en arriverons à une dictature démocratique car nous élirons notre tyran.


Peut-il en être autrement, bien sur !!

 

 Il n'y a aucune vérité sur cette terre, seulement des fondamentalistes ou des dogmatiques comme nous disons quand nous parlons d'économie, bien que cela procède des mêmes mécanismes cérébraux bloqués.
Nous avons organisé l'économie de pillage en une économie capitaliste qui a transféré le contrôle de l'existence humaine à un dominant systémique qui est le Plan Comptable (parmi d'autres), rien ne nous empêche de convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.

Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.

L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides, (La Boétie) mais le reconnaître ne le rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du  «louage de service » je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un conflit d’intérêt.

Ceci est accessible à notre cerveau si la relation humaine et la complétude devienne la position dominante, de fait se développera une comptabilisation en ce sens. Il y a des actes économiques qui vont en ce sens l’économie durable, l’économie de dons, l’économie de décroissances (pas de pauvreté comme les sots le racontent), l’économie équitable, mais il faut comprendre une chose, si vous traduisaient tous ces types d’économies naissantes sur la base de la comptabilisation capitaliste qu’est le plan comptable, alors tous s’écroulerons les unes après les autres

 

Cela naturellement nécessite une approche plus éducative où entreprendre avec les autres.

Si l'évolution du monde (dieu pour les croyants) a imposé le développement des savoirs, ce n'est pas le fruit du hasard  ni le fruit de notre volonté (un peu long à expliquer), et se placer dans cette perspective nécessitera d'apprendre tout au long de l'existence.

Ceci  imposera de créer des universités pour adultes, et contraindra à les rémunérer pour apprendre, car le travail productif se raréfiera, et celui de notre intelligence explosera et viendra en complément indispensable à notre activité productrice. Naturellement je ne parle pas de formation professionnelle, mais d’enseignement universitaire,

Je sais nous n'en somme pas là, mais si nous n'allons pas vers cela, même très « inégalitairement », en laissant croître la fracture intellectuel dont les propos de Copé en sont une patente démonstration, le « dominant systémique » de demain sera la machine intelligente comme nous le voyons déjà avec le marché financier.

C'est sa rationalité qui imposera ses choix, comme le fait aujourd'hui le plan comptable. D'évidence des individus se placerons sur cette voie, pas pour soumettre les autres, car seul leur ignorance les en convaincra d’être des maitres, comme aujourd’hui le pensent certains ou que nous les regardons comme tels, car il faut comprendre que même si nous pouvons les nommer en tant que sujets actifs, ils ne sont que des individus cooptés par les « dominants systémiques mécanistes » que nous avons développé, générés par notre biologie organique, et qui rejettent pour incapacité ceux qui ne se conforment pas à leur doxa,

 

Nous avons construit une Europe comptable qui s’invite dans notre constitution a cause de l’aveuglement d’un président qui se croit socialiste. Il est bien évident qu’étant une Europe « capitaliste » en gérant  sur la base du plan comptable tout ce qui peut de prés ou de loin ressembler à du socialisme a été rejeté, c’est une des raisons pour laquelle le PS n’est plus socialiste quoi qu’ils en pensent. En accédant à la gestion de l’état en 1981 tout ce qui était d’essence socialiste à été rejeté par le système, ce n’est pas une question de trahisons comme certains le traduisent émotionnellement.

Et si demain Mélenchon arrivait au pourvoir il en serait de même. De la sorte notre président s’inscrivant dans la ligne que lui fixe « le dominant systémique mécaniste », ne peut que suivre ou être rejeté. C’est ce même dominant qui l’a fait élire, car il a lobotomisé la pensé de la majorité des français (pensé unique), qui sauf révolution et encore, n’élirons que les modèles qu’ils ont dans leurs cerveaux bloqués, c’est pour cela que depuis plus de trente ans ce sont les mêmes qui se succèdent.

 

Changer cela n’est pas facile car ce sont nos actes de tous les jours qu’il faut comptabiliser différemment et ce n’est pas la raisons qui prime, mais nos émotions au seuil de notre porte alors que les dominants systémiques organisent le monde, car ils utilisent des machines  dans lesquelles l’humain n’est plus un sujet mais une quantité.

Je crois à l’instar de l’imprimerie qui a marqué une étape importante dans la diffusion du savoir et de l’information, la connaissance des sciences de la physique par la mécanique quantique, va marquer une autre étape dans le développement sociétal de notre civilisation. Il nous faudra réexaminer beaucoup de nos relations ou les «requalifier » sous son auspice, inventer d’autres mots. Si la théorie du chaos permet d’exploiter la plus petite donnée économique, elle peut également nous permettre d’en mesurer son incidence à très long terme et d’envisager un regard sur notre existence, non plus à la seule mesure de nos perceptions sensorielles, mais aussi à celle de notre intelligence. Néanmoins, il nous faudra pour cela faire le même effort qui a suivi la découverte de l’imprimerie, créer un enseignement général à destination des adultes tout au long de l’existence, sans attendre quatre cents ans pour le mettre en œuvre. Ceci, pour que la démarche d’apprendre devienne un plaisir, et non pas une souffrance, comme celle à laquelle nous avons réduit nos relations vitales avec le travail ; surtout parce que le Savoir est l’élément dans lequel baigne notre nature culturelle, et il nous faudra regarder notre existence à l’échelle de l’espèce et de sa durée, tout en sachant chacun prendre au quotidien au travers des mots qui définissent l’humain et son monde, le plaisir que cela nous offre d’y appartenir.

 

Bien, j'ai essayé d'être bref, en clair il n'y a jamais de retour en arrière, la lobotomisation de la pensé à fait son œuvre, sinon comment concevoir que les citoyens votent pour ceux qui se montrent incapables de solutionner les problèmes qu'ils soulèvent, et nous pouvons élaborer un 6e ou 100ième république si le maitre des comptes est toujours le mêmes nous aurons toujours les mêmes managers indépendamment de leur noms, heureux de nous gausser et raconter les histoires de leurs premières dame ,pour toute évolution.

 

 

 

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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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