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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 12:21

La stratégie de l'émotion. La sédentarisation et "l'organicité" des populations a engendré de fait le contrôle des masses populaires. Les faiseurs d’opinions, au travers de la propagande d'antan et des moyens de communication moderne sont les filières pour instiller, distiller, disséminer de l’information au gré des évolutions technologiques et des connaissances d'assimilation du cerveau humain. Naturellement dans ce jeu ouvert le premier servit en en usant pour ses buts, ses vues, ses intérêts, fait le lit de ceux qui voudrons l'y remplacer arguant toujours d'une fin plus juste. C’est ainsi que ce déroule le monde et que les faiseurs d'opinions envahissent nos antennes radios, nos télé et nos journaux.

Dans ce déroulement de la circulation de l'information le hasard n'a que peut de place. ainsi depuis les années 1990 c'est développé, la "stratégie de l'émotion", rien de bien surprenant quand nous savons que l'humain est un être psychique dont la réponse aux sollicitations de son environnement et toujours émotionnel, même quand il utilise des données rationnelles pour y donner une consistance d'absolue réfutable, rien que cela mériterait d'être longuement commenté. Alors, si tout le monde sait que pour faire cuire une grenouille il faut tout porter l'eau à ébullition doucement, très lentement pour que la chaleur génère un engourdissement apaisant, cette histoire pour la faire cuire sans rechigner s’applique aussi bien aux hommes.

C’est ainsi que de nos jours, par les médias interposés journellement les citoyens sont informés de drames qui suscitent l'émotion développant compassion et empathie face aux réalités qui affectent certains d'entre eux, proches ou lointains. Notre réponse émotionnelle est donc l'essence de notre humanité.

c'est sous ce couvert d'émotions naturelles que se joue l'instrumentalisation politique des événements par les acteurs politiques où le choix des drames qui feront la Une n'est pas laissé au hasard, même s'il n'y a pas "complotisme". L'osmose est bien plus compliquée. Il s’agit vulgairement parlant de faire pleurer dans les chaumières c'est ainsi que le 18 novembre 2015 le président a eu un lapsus révélateur devant les maires de France en parlant des attentats qui "ensanglottent" la France.

Maitre Eric Dupont-Morreti a qualifié de fiasco du à la dictature de l'émotion la condamnation d'un client qui fut innocenté par la suite par celle qui l'accusait.

Nombres de sociologues jugent que le recours à l'émotion légitime est devenu un paravent de 'l’impuissance politique. Au de là le philosophe Christophe Godin voit dans l'expression mutiques des foules qui défilent dans des marches blanches sans slogan ni revendication, plaçant le plus souvent en tête de cortège des enfants, symboles de l'innocence et de la foi dans l'avenir, une crise de société. Il conclu que celle-ci se caractérise par l'emprise des d’émotions à laquelle cette pratique donne un écho considérable qui rebondi sur les réseaux sociaux.

Le culte de la victimisation va au delà du traumatisme réel, il se pare de toutes les vertus auxquelles répondent les politiques par un "cela peut vous arriver" qui engage un processus d'empathie par un "cela aurait pu être moi", dont chacun cultive l'usage dans son intérêt même si la rationalité en dément la gravité.

Lors de l’hommage rendu aux victimes des attentats dans la cour des invalides, la cérémonie a accordé une large place à la théâtralisation de l'émotion devant les caméras, ce qui a fait dire à la psychologue Catherine Kintzler qu'il s'agissait d'une "dictature de l'affectivité" et le psychologue Jacques Cosnier, nous atteignons là les symptômes d'une "pathologie"

En démocratie l'émotion pose le redoutable problème que le citoyen s'en remet à son ressenti (comme pour la température météo) plus qu'à sa raison, sauf que pour la météo il y a un thermomètre pour dire l'exactitude de la réalité, tandis qu'en démocratie seul le débat formule une mesure incertaine.

L'émotion est subie, s'épuise d'elle même et ne peut être arrêté, l'émotion s'impose dans l'immédiateté est paralyse la pensée. C'est la chasse au Buzz et le storystelling pour affirmer le besoin de croire plus que de comprendre, de ressentir plus que de conquérir. La "stratégie de l'émotion" est la paralysie de l'être pensant, ce qui est également une partie intégrante de son humanité. Face aux souffrances et l'émotion partagé, elle s'oppose au cynisme et elle soulage d'autant plus qu'elle est partagée, ce qui lui donne un phénomène social. C'est justement ce phénomène social qui intéresse les "faiseurs d'opinions". L’émotion permet de canaliser les masses populaires pour peu qu'elles soient soumise au feu constant d'informations dramatiques en l'espèce.

Un phénomène connu de toutes les dictatures qui devient un problème quand ce sont les démocraties qui en font usage.

Un double problème c'est engagé, la stratégie de l'émotion instrumentalisé et focalisé entraîne une dépolitisation qui ouvre vers la fascisation et aspire à une sécurisation totale. La réponse sociale des foules mutiques occupe un espace public qui a politiquement mais qui se reconstitue diversement sur la toile ou dans la rue.

Voltaire racontait que deux grenouilles tombées dans du lait l'une pria et se noya, l'autre se débattit si énergiquement que le lait devint beurre assurant sa survie.

13 05 2016

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 10:05

 

 

C'est la première fois que le parti Socialiste, tout en disant qu'il veut assurer la victoire de la gauche, la conduira à l'échec.

Un contexte mouvant.

Lors des primaires de 2011en l'absence du candidat favori des sondages éliminés par une affaire de mœurs, c'est Hollande qui la relayé pour représenter la social démocratie qui caractérise aujourd'hui le PS. Il est important de connaitre cette orientation politique qu'a confirmé Hollande durant son mandat de président pour justifier de sa politique, car cela permet de situer l'opinion des forces politiques en présence quand il faut les classer dans un débat gauche/droite qui s'en trouve alors biaisé. Egalement les glissements du langage politique visent à dénaturer le sens premier de certains mots, révolutionnaire, réformisme, qui s'attachait à la lutte anti capitaliste, le premier par la force, le second par réformes successives. Souligner cela n'est pas anodin quand, Macron utilise le mot révolution pour signifier un changement profond dans le renforcement des droits des possesseurs des moyens économiques et financiers en les libérant des règlementations et prélèvements. Cela, afin de leur offrir une réduction des coûts de mains d'œuvre et une ample flexibilité pour libérer les énergies. Ces mots sont ceux de communicants contemporains pour ne pas dire de meilleurs moyens d'exploitation du travail des autres. Un autre homme politique utilise le terme révolution, c'est Mélenchon, pour faire comme il le dit, une révolution pacifiste par les urnes. C'est ce qui s'appelait le réformisme, tandis que ce mot a été repris par la droite pour signifier l'abandon du keynésianisme et faire avancer comme réformes profitables, bénéfiques, « l'égologisme », la loi du marché, la mondialisation et la marchandisation de l'existence. S'il c'est avéré inévitable de s'inscrire dans les modifications économiques, sociales et morales apportées par le développement des Savoirs et de la technologie qui les a accompagnées et permises, celles-ci ont permis une mise en compétitivité inégale, particulièrement en économie et le libéralisme c'est accommodé de la concurrence déloyale liée aux conditions d'existences des pays en compétitions sans aucune régulation sociale, convenant parfaitement au capitalisme. Ce ne sont pas les accords de OMC, ceux de l'Europe, du CITA ou du Tafta qui réglementent ces inégalités, puisqu'ils ne prévoient aucun coefficient d'ajustement de concurrence loyale ou pour être plus simple de lois sociales minimales ou de conventions collectives internationales. De cet ensemble de situations il en découle une remise en cause des protections sociales des pays de l'OCDE, de la souveraineté des peuples et c'est cela qui est qualifié de réforme par la droite.

Défiance.

Il n'est donc pas facile dans un tel conteste, que j'ai simplifié au maximum, de s'y retrouve pour voter, d'autant plus qu'il échappe à une majorité de citoyens, qui par une perception mal défini, faite autant de constatations individuelles que de ressenti à l'écoute des médias, ont à partir de 2005 engagé un processus de défiance qui c'est confirmé depuis 2009, mesuré par le baromètre de la confiance en politique des Français (CEVIPOF). Celui-ci fait apparaître une perception de défiance constante envers les institutions nationales et internationales, un sentiment négatif de la politique et ils n'ont confiance ni en la gauche ni en la droite (Macron a dû s'en inspirer, lui qui se réclame n'est ni de gauche ni de droite). S'ils demeurent intéressé par la politique ils n'ont pas le sentiment d'être écouté d'où cette la transcription politique d'opposition confuse dites antisystème qui fait école et qui n'a pas plus de valeur que la loi du marché, si l'on ne définit pas de quel système il s'agit. Dans un monde qui n'est dirigé que parce que j'appelle les « dominants systémiques » faits de mythes, d'idéologies, de concepts et que, quel que soit les hommes dont nous retenons les noms, comme ayant marqué leur temps. Ils n'ont été que des individus qui se sont inscrit dans les systèmes ou ont été cooptés par eux, sinon ils auraient été rejetés par les structures sociétales élaborées sur leurs bases. Dans ces conditions être antisystème est vouloir en changer suppose d'en avoir une idée claire, ce qui n'est pas le cas pour la majorité des citoyens et des peuples en général.

L'illusion d'un changement.

C'est dans ces conditions que nous voyons des citoyens choisir des hommes politiques qui promettent des changements et qu'ils se retrouvent encore plus soumis au système. Ceci est la constante d'une stabilité sociétale pour ne pas sombrer dans l'anomie. Or aujourd'hui devant la défiance et le rejet du corps politique comme des institutions, éviter l'anomie nous conduit vers la dictature d'une minorité coopté par le système et qui détient les pouvoirs. D'aucun parlent d'une élite aristocratique solidaire, œuvrant dans les pouvoirs politiques, économiques et médiatiques regroupant les facettes des « dominants systémiques » qui leur sont profitables et qui ont généré une « pensée unique », rejetant à la marge toute autre positionnement politique. Ceci conduit à dénoncer des boucs émissaires, nationalisme, immigration, identité, probité comme autant d'axes antisystème, mais il n'en est évidemment rien. Ils conduisent à des illusions comme celle de vouloir disposer d'une indépendance économique alors que nous dépendons en France à 70% de l'industrie pétrolière et presque à 80% de l'énergie nucléaire, l'un et l'autre dépendent d'un approvisionnement extérieur, un pour le pétrole l'autre pour l'uranium, sans parler du gaz dont les perspectives sont une dépendance proche de 70% de la Russie. Donc faire des promesses électorales franco-françaises sans tenir compte de la réalité des rapports de forces économiques dans lesquels nous engage cette dépendance, rend les promesses aléatoires si elles ne viennent pas en rupture avec le système dominant qui est le capitalisme qui utilise plusieurs artifices pour se maintenir dont la loi du marché et le libéralisme.

Pas d'opposition de fond de l'extrême droite au centre gauche.

Politiquement si les tenants du libéralisme "capitalistique" ont des approches divergentes ils n'ont pas d'oppositions de fond. Nous retrouvons donc tous les partis que nous classons à droite qu'ils soient souverainiste ou pas cela ne changera rien sur la main mise du système. Nous y trouvons donc les partis d'extrême droite au nombre de 6 dont le FN, ceux dit de droite au nombre de 11dont les LR, ceux du centre droit au nombre de 7 dont le Modem et l'UDI, ensuite ceux qualifiés improprement centre gauche au nombre de 10, dont le PS, Macron, PRG, les partis écologistes sauf EELV, FD de Bénnahmias. La rupture avec le fond vient avec ceux dit de gauche antilibérale, au nombre de 10 dont le Parti de gauche, le PC, Ensemble, EELV et les partis dit d'extrême gauche au nombre de 9, dont LO, NPA, Gauche révolutionnaire et Fédérations anarchistes. Un bon échantillon dont il est difficile de cerner l'électorat stable que l'on peut estimer au travers des primaires pour ceux qui s'y sont adonnés.

Une investiture incongrue.

Globalement dans une France devenue de droite plus ou moins social démocrate, l'élection de Hamon est incongrue, car elle ne reflète pas la sensibilité du PS devenu social démocrate et dont les députés historiques socialistes de « gauche » sont minoritaires, environ 12 %. Il n'y a là pas de quoi être assuré d'avoir des troupes qui se serreront derrière le programme défendu par Hamon qui ne leur convient pas, se sentant plus proche à 74 % du programme social libéral défendu par Valls.

Un piège.

Dans ces conditions le maintien de Hamon se transforme en piège pour la gauche, car son échec assuré renforcera l'élection des députés dit social libéraux du PS et marginalisera les chances de succès aussi minime soit-elle de la gauche dite anti libérale que représente Mélenchon. Chacun peut comprendre que la victoire de Hamon si elle doit emporter l'élection d'une majorité de député PS de gauche libérale opposé à son programme, la fronde changerait de camp et serait plus efficace que celle que menait Hamon et Montebourg contre Hollande. Hamon n'a donc aucune chance de porter à exécution son programme, son maintien ruine les quelques espoirs d'une gauche en rupture avec le système représenté par les propositions des insoumis et son succès signerait son impuissance à disposer d'un groupe cohérent en sa faveur à l'assemblée nationale .Les socialistes historiques du PS sont devant cette équation. Cambadélis a beau appeler du pied Mélenchon et essayer de renverser la responsabilité d'un échec du PS annoncé sur les insoumis, Mélenchon ne n'appellera pas en faveur d'un vote de Hamon dont il connait la faiblesse politique et les chances d'être arnaqués si celui-ci été élu.

Macron l'homme du système.

58% des citoyens réclament une honnêteté de leurs hommes politiques et 40% qu'ils tiennent leurs promesses. Face à la complexité que j'ai développée ce positionnement suffira-t-il à sortir de la gouvernance alternative des gens du système LR ou PS rien n'est moins sûr. Si malgré sa bonne position actuelle et la bonne grâce dont bénéficie le FN il arrive au premier tour c'est le candidat qui lui sera opposé qui sera élu, dans ce cadre les insoumis ont une chance, si les citoyens dans leur grande confusion en voulant voter contre le système n'élisent pas Macron qui en est l'homme par excellence.

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 11:31

 

En réalité, autant la théorie économique que la réalité économique démontre à l’envi que l’économie de marché sans régulation politique efficace conduit au chaos. Et les citoyens n’ont pas besoin d’être experts pour savoir qu’ils ne veulent pas d’une société où régnerait une guerre sans merci pour être le «meilleur » pour être «compétitif », où la loi du plus fort, déguisée «en loi de l’économie », remplacerait les lois politiques.

Aussi, même si les médias s’entêtent à présenter l’idéologie libérale comme dominante, les foules prêtent plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique, spéculateurs, patrons… Mais cette « contre pensée unique » antimondiale, antieuropéenne, antiéconomique, abrutit plus le citoyen qu’elle ne l’éclaire, parce qu’elle se trompe de cible. En effet, une société horrible nous guette peut-être, mais l’horreur n’a rien d’économique, elle est politique. Elle résulte avant tout, des stratégies de pouvoir des gouvernements.

Car la pauvreté, le chômage, l’exclusion sociale ne sont inscrits nulle part dans les fameuses «lois de l’économie » ; ces fléaux résultent des lois des hommes que la politique a justement vocation à redéfinir en fonction des choix collectifs issus du débat démocratique. L’exclusion sociale a commencé de caractériser nos sociétés démocratiques bien avant la «mondialisation », bien avant la tyrannie des marchés financiers », avant le système monétaire européen et vingt ans avant le traité de Maastricht. Notre incapacité à combattre la montée du chômage était flagrante alors même que nous disposions encore des marges de manœuvres politiques qui se sont trouvées ensuite limitées par la nouvelle organisation de l’économie mondiale.

L’impuissance des politiques est un mythe, en partie élaborée et instrumentalisé par les politiques eux-mêmes, pour justifier l’immobilisme tant qu’il constitue la stratégie électorale la plus payante. Nous sommes puissants, c’est peut-être par-là que se dissimule la véritable horreur. Nous sommes encore et toujours dans la période de relative prospérité économique et de progrès technologiques prodigieux. Mais le bénéfice de ces progrès est de plus en plus inégalement partagé entre les hommes.

Notre crise n’est pas d’abord une crise de l’économie, mais une crise de la volonté politique, du courage politique, du débat politique, une crise de la démocratie.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 00:12

 

 

Le communisme de l'URSS c'est effondré au bout de 70 ans de pouvoir, le PS en trois mandats présidentiel a sabordé la gauche qu'il représentait.

Toutes les tentatives de l'intérieur de redresser la barre par des courants fidèles à la lutte contre le capitalisme ont abandonné ce parti à l'exception d'un Filoche illuminé qui y croit encore.

La victoire de Hollande tout le monde en convient est dû au rejet inspiré par le mandat de Sarkozy qui n'aurait jamais imaginé trouver en Hollande plus révulsif que lui. Toujours est-il qu'il a creusé l'ornière dans laquelle s'enfonce le PS.

J'ai toujours soutenu que son implosion serait une bonne chose. Cela se produira certainement après la présidentielle, car avec l'échec annoncé de Hamon, le parti va se déchirer pour les places de députés entre les deux tendances qui ne peuvent plus cohabiter au de la de l'illusion qu'ils en donnent pour l'instant.

Certains s'imaginent voir la direction du parti revenir de fait à Hamon, c'est s'illusionner, car là ce ne sont plus les électeurs qui votent mais seulement les membres. Faut donc plutôt imaginer voir Hamon et Montebourg être débarquer du PS, puisque l'échec à la présidentielle va leur faire perdre toute légitimité.

Ça n'a pas fini d'être chaud au PS. Face à cette situation le PS devrait tirer la conséquence de son échec. Celui d'avoir un président détesté au point qu'il ne peut même pas se représenter, d'avoir des primaires qui sont un échec. Ce n'est pas parce qu'ils s'attendaient à pire que c'est un succès. C'est vrai pour le PS comme pour la droite LR. Il n'y a bien que le tapage médiatique pour concourir à assoir ces deux partis, comme seul possible gouvernant du pays et qui par résonance présentent leurs primaires comme un succès. Sur 46 millions d'électeur ils ont mobilisé une misère. Pire l'on peut s'interroger sur la fiabilité des sondages malgré la rigueur dont s'entourent les instituts sérieux tant ils sont versatiles.

Fini donc pour le PS de vouloir tenir le leadership d'une gauche dont il n'est plus depuis 1984. Les frondeurs Hamon et Montebourg n'ont rien compris, ils pensent faire revenir le PS dans le socialisme en restant dans un parti social démocrate. C'est terminé la Belle alliance y a mis un terme en dénonçant les accords d'Epinay qu'il ne respectait plus depuis longtemps. Le PS est devenu un parti de droite modéré il serait temps qu'il change de sigle et cesse de tromper ses électeurs.

La clairvoyance commanderait à Hamon et Montebourg, s'ils sont sincères, quand ils disent vouloir assurer le succès de la gauche de se désister au bénéfice de Mélenchon. Il y a des signes symboliques qui ne trompent pas. L'écharpe qu'arboreraient les socialistes de rouge au rose est passé au bleue.

Cela se comprend il n'y a plus que de l'eau marine qui coule dans les veines des ouvriers qui votent le PEN tandis que ceux qui ont encore du sang le PS les laissent mettre en prison.

Qui plus est le PS a nourri en son sein un arriviste qui a vu tout le parti qu'il pouvait retirer de cette déliquescence du PS sous réserve de ne pas s'en prévaloir et qui lui fait la pige.

L'on ne peut cumuler autant d'échec et vouloir représenter l'union de la gauche.

Leur dernier feu d'artifice va être de saborder la France insoumise et l'on peut compter sur les militants de Valls pour œuvrer en ce sens.

La gauche ceux qui portent encore l'écharpe rouge ne peuvent compter que sur eux et peut-être sur les déboires d'un Fillon à qui de bons plaisantins glissent des peaux de bananes. Dans cette affaire le suspens est de savoir qui en est l'auteur.

J’ai le souvenir d’un vieux militant Roche Henri de la SFIO qui ne voulait pas mourir avant d’avoir vu les socialistes au pouvoir. Il fut exaucé avec la victoire de Mitterrand et n’aura pas connu le changement maintenant qui fut une désagréable surprise.

Le PS avait tout pour réussir malgré les difficultés, il n’a oublié qu’une chose, c’est que le capitalisme ne sera jamais social. A ce jour Il n’a vraiment plus aucune paternité qui l’autorise à se présenter comme le leader de la gauche.

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 21:54

 

 

A peine les résultats connus de la large victoire de Hamon que les commentateurs politiques, qui se trompent depuis le début, veulent fixer les alliances futures de celui-ci. A croire qu'ils n'ont rien compris. Ils seraient presque prêts à organiser sur le plateau une rencontre Hamon Mélenchon. Ce n'est pas parce que durant les primaires Hamon a dit regarder Mélenchon comme candidat de gauche (ce qui n'est pas forcément réciproque) avec lequel il faut trouver un terrain d'entente, qu'il en sera ainsi. Loin s'en faut. Hamon même s'il a pris ses distances avec le président, il demeure comptable de ce quinquennat au même titre que ceux qui y ont participé, membres du gouvernement ou députés. Durant la fronde sur la loi Macron et la loi travail ils ne sont pas allés jusqu'à voter les motions de censure. Manière de contraindre ainsi le nouveau gouvernement à des négociations avec les partenaires sociaux qui ne sont pas à leurs bottes. Nous les connaissons ceux qui faute de méfiance envers Hollande ont laissés les travailleurs se faire tondre, ne veulent pas qu'ils soient en plus déculottés.

Le mouvement initié par le Parti de Gauche et porté par Mélenchon, n'est pas un parti politique. C'est un mouvement qui rassemble tous ceux qui ne veulent pas se soumettre à ce système porté par la droite réactionnaire, un FN fascisant et un PS en déliquescence. Ce ne sera donc pas Mélenchon qui décidera de la stratégie future en dehors de celle qui a été défini et dans laquelle aucune alliance quelconque n'est envisageable avec le PS, même représenté par Hamon.

Pour les insoumis il ne s'agit pas de savoir si l'on va faire battre ou gagner l'un ou l'autre, mais de proposer aux citoyens un programme politique auxquels les insoumis ont participé et s'ils ne gagnent pas l'élection présidentielle se positionner pour avoir le plus de représentant possible à l'assemblée nationale. Alors, seulement ensuite les insoumis et le Parti de gauche auront à s'interroger sur leur avenir politique.

Une alliance avec le PS serait désastreuse pour les insoumis, ce serait le suicide assuré et Mélenchon est trop intelligent pour se laisser berner une deuxième fois.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 13:01

 

 

Le travail fait l'objet de nombreuses acceptions et d'ambigüités qui servent les intérêts politiques de ceux qui les entretiennent, entre sa définition générique, ses acceptions sociologiques où le capitaliste considère qu'il travaille au même titre qu'un salarié depuis l'abolition factice de la lutte des classes et conventionnelles, le mur a travaillé.

L'humain "biologiquement" « fainéant ».

L'homme a toujours cherché à se soustraire au travail qui demande une consommation d'énergie à alimenter pour réaliser les activités auxquelles il se livre. Au cours de la sédentarisation pour s'assurer ses productions qui lui sont nécessaires l'homme à extrait du sol ses besoins par l'effort auquel il s'est contraint par utilité, sans renoncer à rechercher dans le même temps les moyens de s'y soustraire ou de ce le faciliter. C'est plus facile à dire aujourd'hui que nous savons que la Nature ou Dieu (pas celui des écritures) a mis comme socle de son évolution la recherche de l'adaptation nécessitant le moins de consommation d'énergie possible.

Une lente évolution où le faible est corvéable.

Nous avons donc eu l'économie de pillage, dont les restes fragmentaires de nos jours sont le vol. Ensuite, le travail distribué en classe sociale bien ou mal né, où les pilleurs en stabilisant des territoires se sont installés en notables dirigeants des populations corvéables. Dans les mêmes temps se structurèrent diverses formes d'esclavages, de servitudes astreintes au travail pendant que les sociétés qui apparaissaient se structuraient en classes sociales où ceux qui disposaient d'une source de revenus (des biens ou charges) acquise par leurs ascendants les dirigeaient. Ceux là ne travaillaient pas ou du moins ne considéraient pas leurs activités de gestion, d'administration ou autres comme du travail. Dans la classe laborieuse se développa tous les petits métiers qui pouvaient s'inscrire dans le développement économique des sociétés au fil des croyances, des découvertes, des conquêtes et de la "popularisation" de l'instruction. Cela nous donnera la bourgeoisie qui réclama le libéralisme économique, sans souci pour ceux qui ne disposaient que de leurs bras pour travailler que l'on appellera les prolétaires. La loi de 1804 leur reconnait le droit à un salaire et cela deviendra le salariat, régime sous lequel nous vivons toujours aujourd'hui. Ce salariat s'émancipera par des révoltes réclamant de justes revenus et réductions du temps de travail. Notre quotidien, notre travail s'inscrit dans cette histoire millénaire qui n'est pas aussi linéaire que ce que je l'écris.

Une lente maturation idéologique.

Deux événements essentiels vont murir et apparaitre durant ces temps. Le droit à la propriété privé toujours en vigueur (déclaration des droits de l'homme) et le droit de tout travailleur de disposer du fruit de son travail, la lutte contre l'exploitation de l'homme par l'homme toujours d'actualité. Le communisme révolutionnaire dont nous connaissons l'histoire de son échec est apparue trop tôt dans un monde salarial majoritairement inculte, car seuls les notables avaient accès à l'éducation qui concernera le peuple qu'à partir de 1882. Le socialisme réformiste conduit par le PS vient d'abdiquer aujourd'hui dans l'apothéose conduite par le quinquennat Hollande, avec une frange, représenté par Mélenchon, Hamon qui essaye de le faire renaître de ces cendres. Durant tous ces temps nous voyons les possédants cherchant à asservir les autres au travail par la force ou l'idéologie pour se soustraire eux-mêmes à l'effort et aux contraintes que sa nécessité exige. Durant tous ces temps ce sont ces mêmes hommes qui ont fait l'éloge des vertus du travail, en faisant mêmes avec les bagnes une souffrance méritoire. Ce sont ces hommes instruits qui considèrent l'augmentation de salaire ou la réduction du temps de travail comme une incitation à la paresse et la libération de la femme comme indécent. Ce sont ces hommes qui ont toujours considéré l'émancipation des salariés comme une entrave à leur pouvoir entrepreneurial et réclament aujourd'hui abrogation du code du travail dont ils sont, par le fait du prince, les principaux responsables, pour libérer les énergies qu'ils racontent.

Deux paragraphes pour résumer des millénaires c'est un peu cour, mais ils pèsent sur notre culture du travail. De plus, nous l'avons entendu la valeur travail s'invitent dans le débat politique. L'une idéologique, travaillé plus parce que c'est le travail qui crée la richesse, l'autre plus pragmatique travaillé en fonction de la nécessité d'un bien-être de l'humanité. L'une faisant appel à l'égoïsme obscurantiste, l'autre à l'égoïsme solidaire.

La réalité historique est moins évidente.

C'est la recherche permanent de produire avec le minimum d'effort qui a été la clé de notre évolution. En quelque sorte notre « fainéantise » a assurée notre essor. Chacun peut comprendre que si la valeur travail était une base biologique inné et non un moyen disponible, toutes les sociétés s'y seraient adonnées et n'auraient pas recherché à s'y soustraire en se faisant remplacer par les animaux puis des machines. Avoir ce principe en tête comme base de réflexion est essentiel d'autant que nous l'appliquons journellement sans le savoir, y compris dans le capitalisme. Quand pour produire il devient couteux de traiter ses déchets, par économie les sociétés les jettent, tout comme les individus, c'est pour cela que des régions entières en Afrique ou ailleurs sont couvertes de détritus de toutes sortes et que nous avons pollué le monde, c'est l'aspect moins sympathique. Si l'homme ne se contraint pas à comprendre ses actions et leurs conséquences il se laissera porter par la recherche du moindre effort ou cout sans réflexion. Partant de là, nous pouvons facilement comprendre que la loi du marché qui exclut la raison et la critique est la plus grande stupidité du XX siècle. Elle s'est étendue au monde parce qu'elle offre la facilité à ceux qui peuvent disposer du moyen d'avoir de la monnaie d'obtenir sans effort ce qu'ils désirent et d'imposer aux autres le pouvoir qu'ils en retirent.

Ce n'est pas par hasard que le jeu soit devenu un moyen de gagner un gros lot pour se soustraire au travail. Des patrons travaillent, mais quand ils disposent de moyens financiers ils se font remplacer et vont se dorer au soleil (la « jet set »).

Réduire le temps de travail une bénédiction.

Je ne veux pas ici compliquer le raisonnement en abordant l'épanouissement que les hommes ont pu retirer de leur activité contrainte une fois accepté par conditionnement social la nécessité du travail et ce qu'il permet d'obtenir, car cela ne remet pas en cause la recherche de son exercice par la facilité d'y parvenir. C'est sa pénibilité qui distinguera ceux qui soutiennent y prendre du plaisir et ceux qui le vivent comme un joug nécessaire. Entre un professeur de lettre et un "brouetteur" il n'y a pas photo.

Ainsi, la recherche de la réduction du temps de travail et celle de son effort fut une bénédiction pour notre société, abstraction faite des dérives auxquelles cela a conduit, soit l'exploitation de l'homme par l'homme, soit celles de la pollution par ignorance ou en connaissance de cause.

Un écueil, la fragilité de la société technologique.

Aujourd'hui la dynamique se poursuit en ce sens avec un écueil essentiel, c'est que l'homme en se faisant remplacer au travail pour des tâches complexes devient de plus en plus un simple exécutant et fragilise d'autant plus sa propre existence, car les compétences et savoirs nécessaires ne sont détenus que par quelques individus. Dans un garage plus personne ne diagnostique un véhicule sans l'usage d'une valise pour ce faire, dont il ignore le fonctionnement, car le lui apprendre renchérirait les coûts. Dans tous les domaines nous retrouvons ce rapport.

Si Mélenchon ou Hamon soutiennent avec raison que la mise en place de nouvelles technologies et d'économie d'énergie généreront plus d'emplois. Pourtant, ils seront touchés à leur tour par la recherche de la réduction des efforts qu'ils engendrent, ce qui réduira inévitablement au fil du temps le nombre d'emplois générés. C'est une solution de court et moyen terme face à un processus irréductible.

Il n'y aura jamais de plein emploi.

Il ne faut pas imaginer pouvoir retrouver un plein emploi pour disposer d'un revenu d'échange. Ce n'est pas en ces termes que nous devons analyser la nécessité de produire des biens et services, mais par l'utilité qu'ils apportent à l'espèce humaine par ce que l'on peut comprendre, apprendre et réaliser, même dans nôtre intérêt égoïste.

Nous ne trouverons jamais le plein emploi, il n'existait pas hier et il n'existera pas plus aujourd'hui que demain. A aucune époque tous les hommes ont travaillé sans exception, l'organisation des sociétés sur la base de la famille, fait que certain d'entre eux subvient aux besoins du groupe familial (cela se mesure par le rapport actif non actif). Dans la période du plein emploi en 1970 sur 51 millions de français 21 millions étaient actifs, donc 30 millions n'avaient pas d'activités. En 2016 sur 67 millions 27 sont actifs donc 40 sans activités. L'on peut comme nous le faisons ne pas vouloir tenir compte de cela et discourir dans une espèce de nébuleuse parce que personne n'en maitrise les contours.

Une réflexion quasi impossible.

La particularité contemporaine est l'individualisme qui concourt à ce que chacun dispose d'une autonomie économique et pour ce faire, hormis le loto, il n'y a que le travail. Ce dernier en sa forme productiviste basé sur la croissance ne peut y satisfaire indéfiniment, puisque la vie humaine ne va pas s'arrêter avec l'organisation capitaliste du travail. Or nous ne sommes pas en capacité de la penser au-delà, en dehors de poursuivre dans la dynamique de ce que nous entreprenons. Le débats autour de la décroissance est l'exemple type de la question d'avenir qui fait peur, à laquelle s'oppose celle stupide type face à toutes innovations : combien ça coute, signifiant par là la place de la comptabilisation monétariste de l'existence comme guide de la pensée. C'est catastrophique, car nous ne pouvons pas prendre la mesure de tout ce que cela nous interdit, surtout quand des faux culs nous proposent de libérer les énergies pour des profits. Nous avons donc entendu dans le débat politique les tenants de la valeur travail mythique et moralisatrice avoir peur de toutes innovations qui s'adaptent à l'évolution du travail comme activité fluctuante à mesure que croissent nos savoirs et savoir faire qui mettent en cause nos erreurs passées apparues.

Adapter le revenu universel.

Le revenu universel qui s'invite au débat représente l'accessibilité à une ressource de ceux que l'existence a écarté d'un emploi, car elle n'a pas besoin de celui-ci, mais eux ont besoin de vivre, à moins d'ajuster les populations à la comptabilisation du monde et d'ouvrir les fours crématoires pour bruler les gens en trop. Il met en conformité la déclaration des droits de l'homme avec les actes politiques. Seuls les réactionnaires de tout bord peuvent en avoir peur et croire que cela incitera à la paresse, comme ils le pensaient des congés payés de la réduction du temps de travail.

L'humain peut-il se dispenser d'une activité. Certainement pas, sans rebondir sur l'économie capitaliste notre existence dépends des savoirs accumulés qui devenus exponentiels doivent être élargis à toute la population, du moins au plus grand nombre bien au-delà de ce que la scolarité actuelle nous permet.

Tous les jours, nous pouvons faire le constat de la fracture intellectuelle qui c'est élargi dans le monde entre ceux qui vont à Harvard et ceux qui n'ont toujours pas accès à l'école. Entre ceux qui prônent l'économie des Savoirs cumulés par des siècles et ceux qui continuent de croire qu'il est contenu dans quelques livres Divins. Apprendre tout au long de l'existence comme l'on travaille et recevoir une rémunération ne laisserai personne sans ressource sur le côté et ferai de tout citoyen un innovateur potentiel, car les savoirs ne s'ajoutent pas, mais se multiplient. C'est un pas que sociologiquement et psychologiquement nous ne pouvons pas franchir tant nous sommes bloqués par nos archaïsmes, comme la valeur travail qui ne vaut pas un kopeck face à tous les découvreurs qui ont fait avancer notre monde depuis l'antiquité même en se trompant ou en laissant leurs découvertes aux mains des puissants d'hier ou capitalistes cupides d'aujourd'hui qui les en ont dépossédé.

La relation de l'homme au travail a changé seul 30% des actifs produisent, les autres s'activent dans des services auxquels se substitueront les robots.

Devrons nous attendre l'état de crise pour nous interroger sur notre avenir ou devons-nous dès à présent nourrir les cerveaux humains de savoirs pour qu'il en émerge. Le revenu universel versé contre un enseignement universitaire serait un pied mis à l'étrier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 20:43

 

 

 

Le premier acte de la « primaire socialiste » ou de la belle alliance et close. Cette primaire se voulait réunir la gauche à la suite d'un quinquennat de gouvernance qui la divisé, voire éclaté. Cette curieuse Belle alliance populaire en vue de rassembler la gauche commence par mettre un terme aux accords d'Epinay ou le PS et le PC s'alliaient par contrats successifs qui duraient depuis 1971. Si cela est passé inaperçus dans les médias, nous avons par cet acte un positionnement clair et définitif du PS hors du champ de la lutte contre le capitalisme. Si l'évolution du capitalisme se suit par l'anthropologie humaine il n'en demeure pas moins une idéologie qui prend ses références dans des constructions mystiques millénaires accordant des valeurs suggestives à des choses, qui au-delà de leurs seules utilités, n'ont de valeurs que celles de l'état qui est les leurs. En conséquence de quoi les anticapitalistes réformistes ou révolutionnaires se sont trouvés exclus de ces primaires qui voulaient rassembler la gauche. Exception faite de Macron, qui ayant grandi au sein du PS quitte celui-ci une fois dans la disgrâce, à laquelle il a pris une part active, sans jamais avoir un tant soit peu frondé. Dirons-nous que c'est là pour Macron une manière politicienne de ne pas assumer le désastre de ce quinquennat, ce que l'on ne peut reprocher à Pinel, Bénabias et Valls d'avoir fait. Le quinquennat de Hollande c'est ouvert sur une intransigeance absolue, refusant de prendre en compte des propositions de ceux qui lui avaient ouvert l'accès à la présidentielle que ce soit le Modem ou le feu FD.

Il me parait donc peu crédible que par la Belle alliance populaire, qui n'est plus par les actes politiques de ceux qui la compose sur des finalités réformistes anti capitaliste, nous puissions voir naître une union de la gauche avec un regroupement d'alliance de partis qui ne le sont plus. Dans un monde capitaliste il est particulièrement frappant de constater que parmi les faiseurs d'opinions médiatiques le capitalisme apparait comme une donnée irrémédiablement acquise et absolue, au point qu'ils n'en prennent jamais référence pour la moindre analyse politique. Cet oublie volontaire aura généré la montée du fascisme comme anti dote à la main mise de « l'établissment » sur le système pour disposer d'une gouvernance mondiale, c'est-à-dire de l'intransigeance du capitalisme triomphant. Dans cet ensemble politique ou le capitalisme se tapis derrière des mots tels ceux de la République, des idéaux tels le Libéralisme il poursuit son accaparement des richesses du monde pour le seul bénéfice de quelques-uns, qui poussent comme des champignons sur une fumière, dans tous les pays où il a pris son essor.

Ce ne fut pas une surprise que les propositions de Fillon aient reçu un écho ou que Le Pen plane sur des perspectives victorieuses. Pourtant, toute analyse est périlleuse tant l'opinion des citoyens se montrent versatile accréditant tour à tour, tout et son contraire. Mais les médias sont tenaces et continue de nous expliquer que les primaires de la droite ont été un succès avec 5 millions de participants sur 46 millions d'électeurs, et la Belle alliance au-dessus de 1 millions de participations a survécu. L'une ou l'autre constituent un échec et avalise la défiance des citoyens vis-à-vis des partis et pose clairement le fait que ce sont des prétendants minoritaires qui veulent diriger le pays, confirmant le point de non retour de la V République. Conçu pour assurer la stabilité du pouvoir elle achève son existence sur un pouvoir dictatorial issu de minorité élu par rejet.

Face à cela seul le PG essaie de bâtir un projet humain et en rupture avec le capitalisme en donnant la parole aux citoyens qui ont voulu s'engager sous son impulsion sans titre politique particulier, si ce n'est celui de ne pas vouloir se soumettre et de s'indigner contre des politiques qui disent se prendre dans l'intérêt et au nom du peuple tout en œuvrant contre lui, tel le Tafta.

Dans l'analyse de l'échiquier politique, il devient de plus en plus confus de s'y retrouver si l'on ne se positionne pas dans la référence au capitalisme et que l'on y substitue le libéralisme. Même s'il ne me parait pas crédible d'imaginer la fin du capitalisme autrement que par son implosion dans un désastre, il peut être contenu par des choix politiques de plus en plus difficiles à mettre en place compte tenu de sa puissance financière et de son contrôle de l'information

Cela ne doit pas empêcher les citoyens de le modifier comme ils le désirent à 92%. La primaire Belle alliance aura montré la fracture idéologique entre les protagonistes que l'on peut illustrer par les deux candidats sortis des urnes. N'ayant aucune chance l'un ou l'autre d'être au 2e tour, il va ce posé pour eux, ou Hamon qui a toutes les chances de l'emporter, celle d'une alliance avec les insoumis. S'inverserait alors les habitudes de ce PS de siphonner les voix des autres partis à son seul avantage. S'il n'est pas écrit que dans une telle perspective les voix de Valls se rallieraient mécaniquement compte tenu de ce qui les sépare au fond, vaut-il encore mieux que les insoumis comptent sur leur seule dynamique, que de rentrer dans une confusion qui ne manquerait pas d'en ressortir avec une alliance au PS moribond. Notre pays n'a plus besoin de confusion, mais de projets clairs en rupture avec le capitalisme. S'il n'en disparaitra pas de la sorte, il laissera aux hommes le temps de repenser leur existence sans passer sous silence la sienne.

Dans cette primaire Valls fut le plus heureux que Sarkozy de bénéficier d’un sursis, mais il finira pendu sur la boite à urne.

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 01:00

 

Le coude et la tête.

L'homme est un étrange animal, il n'est pas attiré par ce qui est abondant, car cela ne le distingue pas des autres qui ont accès à la même chose. Alors, il fait montre d'innovations et de créativités pour séduire. L'homme est d'un naturel paresseux. Quand il peut tendre la main pour se nourrir il n'ira pas chercher celle qui est la plus éloignée de lui, sauf quand celle à portée de main deviendra rare. Donc, si votre enfant est paresseux et fainéant c'est qu'il est normal. C'est par la raréfaction de la nourriture que nous nous sommes contraint à l'effort du travail pour la produire. D'abord, en y mettant les autres, quand l'un était le plus fort. La souffrance que le travail requiert n'était pas faite pour les chefs. Eux ils la consentaient dans l'art de la guerre pour s'auréoler de gloire et de conquêtes. Puis vint les animaux au travail comme à la guerre, puis les machines et aujourd'hui les robots. Mais tout cela à un coût, oh pas en monnaie, je n'ai jamais vu un billet ou une pièce de monnaie travailler. Le coût c'est une dépense d'énergie en huile de coude et matière grise, mais toujours avec derrière la tête cet atavisme naturel, si je pouvais l'avoir à portée de main. Aujourd'hui cela devient possible par la robotique, en ce qui concerne l'huile de coude, pour produire des biens et services. Nous sommes perpétuellement dans cette démarche inconsciente.Pour la réorganisation de la matière grise, il en est tout autrement. Il faut quelle soit stimulée pour se focaliser sur des observations ou des apprentissages dont elle tirera un usage pour se mettre à portée de main les choses qu'elle désire. La démarche est donc individuelle et nous avons dû apprendre à la réaliser en tenant compte de tout ce que nous pouvons mettre en commun, nous répartir des tâches afin d'avoir les choses à portée de main de chacun. Que peut-on retirer de cela, un paradoxe. Quand un bien est abondant l'on s'en détourne, c'est la gratuité. Quand il est rare l'on voudrait l'avoir gratuit, parce qu'il donne de la peine pour S'obtenir. Face à cela nous disons que nous ne savons pas ce que nous voulons. Si, nous voulons avoir les choses gratuitement pourvu que ce ne soit pas tout le monde, car alors elles ne nous singularisent pas. Voilà, c'est aussi simple et nous vivons comme cela. Nous pourrions en douter.

Une évidente banalité.

Côté politique : les citoyens veulent que les hommes politiques les écoutent, ils ne disent pas je vais leur dire ce que je pense. Pour cela il faut adhérer à un parti ou aller voir ces hommes politiques l'un et l'autre demande une dépense d'énergie. Le parti par la cotisation qui représente un temps de travail et se déplacer pour voir l'homme politique c'est consacré de l'énergie autre qu'à son intérêt immédiat. Conséquence de tout cela, ex, les primaires. Les primaires sont donc faites pour tous les paresseux et les fainéants qui désirent que leurs opinions soient connues sans l'effort soit d'une adhésion soit d'une explication politique. C'est plus simple l'on verse un ou deux € et l'on choisit après avoir écouté les uns les autres, détendu en position repos face à son écran. C'est quoi, le progrès ou le moyen de pouvoir obtenir ce que l'on désire par le moindre effort. C'est l'illusion que votre opinion est prise en compte. Le prix de la fainéantise dans une société culturalisée où tout ce que nous faisons coûte une dépense d'énergie et elle une consommation. L'effort consomme de l'énergie et l'énergie se fabrique en se nourrissant. C'est d'une évidente banalité quand l'on est dans une société occidentale de gens repus, qui jettent leur surproduction pour maintenir le revenu de la rareté. Nous le disons sous une autre forme : je veux pouvoir vivre de mon travail, particulièrement en agriculture.

Vous avez dit gratuit.

Un autre exemple. L'impôt et les taxes sont des attributs féodaux. C'est l'état de servilité infantile maintenu au XXI siècle. La modernité et la responsabilité d'adultes citoyens consisterait à régler à l'état ou aux collectivités les services dont nous les avons mandatés. Quand est-il : à toutes les élections nous avons des promesses de services et dans le même temps d'autres de réduction des impôts et taxes. Nous savons tous qu'il s'agit d'un moyen de gestions des gouvernants universellement utilisé. Si nous avons des cultures différentes, la paresse humaine est universelle, elle dépend de l'espèce et de la structure planétaire qui privilégie les évolutions les moins énergivores. Nous pouvons dire que les citoyens désirent recevoir gratuitement les services de l'état qu'ils ont "diligentés". Cela ne nous gène pas. Pire nous sommes d'accord pour ne plus payer d'impôts et de taxes, d'accord pour faire exécuter les mêmes services par des citoyens particuliers (ce que nous appelons la privatisation au nom du libéralisme du temps monarchique) pour lesquels nous trouvons normal de régler la facture qu'ils présenteront et finir par régler en sus les dividendes de ceux qui viendront prêter leurs argents dans l'espoir de faire fructifier leurs placements financiers. Clairement nous sommes prêts à payer plus cher pour ne pas avoir d'impôts et de taxe à payer. Curieusement nous sommes prêts à financer les mêmes services à un particulier et nous rechignons de les financer sous forme de taxes ou d'impôts quand la décision est collective. Alors, il faut supprimer tous les impôts et les taxes et présenter la facture à chaque citoyen au prorata de ses ressources. Soyons précis cela, ne changera rien sur le fond, mais ce sera plus clair et plus simple. Cela mettra chacun en face de ses responsabilités de citoyens et non de quémandeurs de gratuité pour être servi sans payer. La panoplie de taxes brouille le paysage, par exemple les citoyens pensent que l'impôt sur les bénéfices ce ne sont pas eux qui les paient. Ce n'est certainement pas l'entreprise qui les refacture aux clients, c'est comme tous les accès gratuits financés par la pub, qui d'autres que le client les payent. Mais voilà, gratuit est le sésame, notre atavisme génétique est là, à ce mot notre cerveau ne fonctionne plus, la main prend ce qui est à sa portée sans effort. Ne demandons pas au cerveau de trouver un synonyme à gratuit il ne trouvera pas, eu, roulé, baisé, abusé, enflé, il ne trouvera que l'illusion d'une bonne affaire, comme l'illusion de donner son avis politique.

Penser.

Je ne prends que ces deux exemples, mais si nous examinions nos actions sous l'aspect de la paresse qui nous habite, nous nous rendions compte combien cette tendance inconsciente, partie intégrante de notre inné, à rechercher la moindre consommation d'énergie est bien plus créatrice que tous les capitalismes que nous voudrions alléguer. Pourquoi donc désirons nous être riche si ce n'est pas pour glander. Si c'est l'effort que nous recherchons dans notre société, alors il faut devenir pauvre. Notre société culturelle c'est construite sur l'effort permanent pour obtenir les moyens de glander, de faire tout avec le moins d'efforts et vite. Ceux qui n'ont jamais bossé dans leur vie expliquent les vertus du travail, les vertus de l'huile de coude, un mythe comme un autre. Il en a certainement fallu au premier homme qui a taillé un silex, mais d'abord il a fallu qu'il pense cette utilisation. Il y a donc d'abord la pensée utilitaire et la pensée philosophique qui réorganise cette pensée utilitaire. Penser est donc primordial, c'est ce qui demande le plus d'efforts et de consommation d'énergie pour accumuler les savoirs, parce que c'est lent, ce n'est pas à portée de main. Le savoir s'extrait de l'observation quand l'on est animé d'une désidérabilité, même si c'est le plaisir d'observer sans utilitarisme immédiatement percevable. Il semble donc que dans notre société la vitesse d'avoir tout à portée de main au moindre coût (avec l'illusion du gratuit si possible) soit un frein au développement de la pensée critique et favorise l'intolérance.

A part vivre.

Nous retrouvons cela en politique avec ce qui est à portée de main, son quotidien loin du monde qui demande un lent apprentissage des savoirs et cultures du monde. Cela fait des hommes incapables de comprendre de part et d'autre que la diversité n'est pas un handicap si on ne la fossilise pas. Car la paresse est là, la vérité est économique, il n'y a pas tous les jours à consommer de l'énergie pour s'interroger, même si l'on en dépense beaucoup pour l'imposer aux autres par les guerres que l'on se livre.

C'est ainsi que dans notre monde, ce qui était abondant et s'obtenait sans effort, la création monétaire par la banque de France, nous l'avons raréfié en la confiant aux banques. Dorénavant et il faut verser des intérêts, c'est-à-dire payer pour en recevoir, afin que ceux qui vont s'enrichir avec puissent prendre tout ce qui est à portée de main (de leur sous). Pourquoi : en fait pour une chose simple, disposer de la création monétaire demande de la distribuer à bon escient, de faire des choix économiques et politiques. C'est ce qui effraie le plus les citoyens, imaginer que certains en recevraient sans travailler (que l'on payera des fainéants). Etrangement les citoyens acceptent cela des riches (rentiers), car ils espèrent un jour le devenir, mais il leur est insupportable d'envisager qu'un pauvre en reçoive pour ne rien faire, à part vivre.

 

 

 

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 01:35

 

 

 

Le meeting de Macron fut un réel succès et il n'y a pas lieu de le lui contester face à un PS bien timoré avec plus de 2000 participants dans le cadre de la « Belle alliance populaire » de Cambadellis . Pour ceux qui l'ignorent la « Belle alliance populaire » est la rupture du PS et du PC consommée par rapport à leurs accords historiques. Leurs relations avaient pris l'eau avec la création du Front de Gauche, lui-même décédé en 2016, et étaient essentiellement "d'entraides locales", je vais le dire comme cela. Ceci qui fait comprendre les atermoiements et l'hésitation du PC pour décider s'il devait aller au primaire, décider d'un candidat ou soutenir le candidat de La France insoumise. Face à ces méandres politiques, qu'il faut le reconnaître, s'enroulent et se déroulent au rythme des envergures carriéristes des uns et des autres sur fond de remaniements et d'alternances qui perpétuent une même ligne politique sensée  apporter du travail à tous depuis trente ans. Chacun affirmant de bonne fois y parvenir en faisant la même chose que l'autre sous un label différant, avec en promo quelques actions sociales ou quelques promesses de laver plus blancs que les autres. Ils échouent les uns après les autres, car ils ne sont jamais en rupture avec l'organisation capitaliste. Celle qui fait que quoi que nous fassions notre activité sera comptabilisée par un système comptable fait pour permettre à un individu ou des individus propriétaires d'un moyen de production de s'enrichir. Etre propriétaire d'un moyen de production n'est pas un péché, n'est pas une forfaiture, c'est seulement resté propriétaire de son travail. Sauf qu'à travers cette démocratisation républicaine de la propriété c'est développé un «corporatisme » (bourgeoisie) libéral qui a perpétué dans la continuité de l’ancien régime la méthode d'exploitation en vigueur de l'emploi de ceux qui n'avaient que leurs bras à louer.  D'abord, contre un casse croute et un logement pour leurs servitudes, avant que la loi ne leurs reconnaissent le droit à un salaire avec le développement de l'industrialisation.  Nous savons donc tous, que tout ce qui concourt à la réalisation d'un produit ou d'un service représente le coût de production et la comptabilisation consiste à le vendre avec une marge pour retirer son revenu individuel. C'est le principe de base de toutes les organisations entrepreneuriales à but lucratif ou non, excepté pour le budget de l'état et l'économie familiale.

La duperie.

Aujourd'hui plus grand monde sait faire la différence entre les trois. De fait la confusion règne et elle est même volontairement entre tenu pour faire croire que celle de l'état ou de l'entreprise c'est comme l'économie familiale. Nous avons donc eu un premier ministre Fillon qui disait l'état est en faillite puisque sa dette dépasse celle admise pour l'économie familiale ou d'entreprise. Il a réitéré cela plus discrètement dans le débat des primaires. Cette volonté d'assimiler l'état à une entreprise et l'entreprise à un budget familial consiste, non plus à faire dépendre les décisions politiques économiques du pouvoir du peuple, mais de soumettre les choix du peuple à celui de la monnaie disponible. Chacun trouvant normal que vivant avec un revenu limité il ne puisse pas faire plus que ses disponibilités financières à moins de s'endetter ou d’épargner. C’est la reconnaissance d’une normalisation économique capitaliste qui n'est pas faite pour prendre en compte l'intérêt collectif que ne peut connaitre le citoyen lambda qui fait métro boulot dodo et dont l'existence dépend de celui qui lui verse un revenu. Ainsi petit à petit la gouvernance a glissé du pouvoir du peuple à ceux qui détiennent la richesse. Ce fut explicitement dit par François Fillon, l'emploi dépend des riches. L'on ne peut pas lui reprocher d'être hypocrite. Nous écoutons donc toujours des débats qui se soldent par combien vont couter vos mesures, d'où allez-vous retirer les fonds nécessaires. Ce sont les questions qu'adore poser François Lenglet. Il atteste par là de la dépendance du pouvoir face à la disponibilité financière. D'une autre manière cela revient à dire je ne peux avoir des projets que si j'ai la monnaie nécessaire pour les réaliser. Ce qui est le cas de tout citoyen dans le cadre de l'économie familiale et l'on se sert de ce constat irréductible pour faire reporter aux citoyens la même analyse en ce qui concerne le fonctionnement de l'état ou l'entreprise. C’est d'autant plus aisé que les citoyens dans leur ensemble ignorent les différences qui existent entre ces trois types d'économie.  

La souricière.

Ainsi, nous comptons ce que nous pouvons faire avec la monnaie qui circule, mais jamais ce que nous nous privons de faire parce que nous ne voulons pas comptabiliser et financer nos besoins de manière différente. A titre d'exemple : le réseau routier secondaire et des voies nationales ne sont plus adaptées à la sécurité et la performance des véhicules. Qui empêche le peuple souverain de décider d'un projet économique de réfection du réseau routier, ou de toutes autres choses, fournissant ainsi de l'emploi, donc d'un revenu sans entrer dans la discussion du système d'exploitation capitaliste ou des matières premières disponibles. Rien, si ce n'est la disponibilité financière qui ne dépend pas du peuple, mais de quelques particuliers. Je vais le formuler de la sorte : les citoyens ne veulent pas fournir la monnaie nécessaire par les prélèvements et les collectivités ne veulent pas s'endetter au-delà d'un seuil, car ce sont les citoyens qui devront régler l'addition. Cela s'appelle une souricière.

Et dieu créa l’homme.

Si le monde n'avait du n'exister qu'avec cette approche, l’homme n'aurait jamais vu le jour, car l'argent n'est pas une création minière ni agricole. Il faut conclure rapidement de ces quelques lignes que s'il est utile de normaliser, de compter, ce n'est pas pour nous empêcher de vivre, mais pour mieux vivre. C'est cela que nous sommes entrain d'inverser. Macron en est l'exemple type. Qu'il soit candidat et ait eu l'habileté de tirer profit de cette pétaudière qu'est devenu le PS, après avoir contribué à l'enfoncer en participant à l'idéologie entrepreneuriale et non libérale ou capitaliste si on le préfère. C'est tout à fait louable. Il est jeune, compétant, belle gueule, ambitieux, il régénère la génération de politiciens et est comme les autres en droit de croire en ce qu'il défend. Mais si la monnaie avait été primordiale dieu aurait commencé par la créer pour que l’homme vive.

Le fromage est servi.

Allons donc comprendre pourquoi, du jour au lendemain celui qui, avec Vals, a contribué à l'échec de ce gouvernement dans son ambition de redresser la France et de résorber le chômage, (60% d'opposé à son action ministérielle) deviens la coqueluche. Il est perçu comme un homme dynamique, moderne, courageux, sympathique, déterminé et porteur d'idées nouvelles. Je crois que je ne dois pas lire le même programme que les citoyens ou alors ils ne le lisent pas. Si je dois le résumer en une phrase c'est la France à deux vitesses une qui bénéficie de la solidarité minimale de l'état et celle qui pourra avec l'employeur négocier ses conditions d'existences. Il appelle donc révolution le "redécoupage" du fromage qu'il reste aux salariés lorsque le capitalisme c'est servi.

Retour à 1791.

Pour parler de quelque chose que je connais je vais prendre la mesure qui consiste à revisiter les allocations chômages. Quand l'UNEDIC fut créé il y avait 300 000 chômeurs et Pompidou disait qu'avec les fonds prélevés la pérennité du système était assurée. Le système dans son esprit était fait pour qu'un salarié qui perdait son emploi puisse disposer d'une ressource de manière à pouvoir continuer de vivre sans devoir réduire "drastiquement" son train de vie sur une durée suffisamment longue, afin qu'il puisse rechercher un emploi correspondant à ses qualifications sans être soumis à la pression du marché du travail. Cela a volé en éclat, puisque tous les projets de la droite visent à réduire les prestations et à forcer l'emploi. Cela avec l'aval d'une majorité des citoyens corrompus par les médias et leur égoïsme (ça m'a plu d'écrire cela), car sans cela ils n'oseraient pas de telles propositions. Si bien que les seuls remparts contre la réduction des prestations étaient la position ferme des syndicats. Nous connaissons ceux que sont devenus les syndicats dans l'opinion, des défenseurs de corporations pour justifier leurs évictions (comme du temps de Chapelier,Le décret d'Allarde, 2 et 7 mars 1791, supprime toutes les corporations de métiers de l'Ancien Régime qui s'y opposaient, ce qu'il préconise donc de faire disparaitre). Macron propose de faire disparaitre, comme Fillon, les réformes de l'ancien régime, pas celui de la monarchie, mais celui du conseil national de la résistance à qui nous devons l'essentiel du modèle social. Au motif qu'il est devenu trop cher par rapport aux disponibilités financières que veulent bien nous céder les capitalistes, sous réserve de pouvoir les récupérer sous forme d'intérêts. C'est un peu compliqué, mais en quel que mots c'est là, sa Révolution. C'est cette révolution qu'adulent ceux qui trouvent, sous tous les critères du personnage que j'ai décrit plus haut à son honneur, la France en marche vers le progrès.

L’esprit républicain du peuple dissous.

Il se pose comme l'homme du travail. Tous les salariés qui, depuis l'industrialisation, se sont battus, ont lutté pour réduire le temps de travail doivent se retourner dans leurs tombes. Je ne fais pas dans le pathos en écrivant cela, mais seulement toucher du doigt que ceux qui disposent du pouvoir, d'être le peuple, sont devenus de lamentables serviles, de la graine d'esclaves qui attendent des « riches » (pouvoir financier) leurs pitances. Depuis trente ans ils votent bon gré mal gré pour des politiques qui les aliènent à un discours comptable dont ils ne seront pas les privilégiés parce que le système n'est pas fait pour les salariés. Il n'est pas fait pour ceux qui n'ont que leurs bras ou leur cerveau comme seule richesse à vendre, alors qu'avant c'était à louer. Leur rêve de vivre mieux en travaillant moins s'inverse parce qu'ils ne sont pas capables de prendre des décisions d'envergures, d'avoir des projets économiques pour le pays autres que ceux que leur dicte le patronat. En filigrane si l'on dissèque bien les propositions économiques et sociales de la droite y compris Macron, (je ne comprends pas pourquoi on le situe à gauche) nous retrouvons les revendications du patronat et que je sache, il n'a jamais été socialiste. Le patronat à raison, il n'œuvre pas dans l'intérêt des citoyens ou du peuple ou du pays ou de la France. Ils y contribuent parce qu'un pouvoir politique les y soumet. Si c'était l'inverse il n'y aurait pas tant de niches et d'exonérations fiscales, d'évasion du même nom, de délocalisations, ils ne chercheraient pas à imposer leur gouvernance même quand elle a une belle gueule. L’évasion fiscale « coûte » 134 € mensuel aux citoyens qui ne sont attentifs qu’aux 6,95 € des abus du régime d’assurance maladie.

Au crédit de Maron l’on peut mettre la formation professionnelle tout au long de l’existence. J’aurais préféré l’éducation permanente qui n’a pas qu’une fonction utilitaire, cela leur aurait permis de faire la différence entre les trois types d’économie et de ne pas se faire duper.

Condorcet proposait d'introduire une éducation permanente " pour lutter en permanence contre les ignorances, les préjugés, les superstitions qui sont des menaces toujours naissantes pour l'esprit républicain du peuple ".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 01:04

 

 

Tous ces candidats qui veulent rassembler la France.

Dans la masse des informations qui circulent il est impossible de toutes les saisir. De la sorte nous raisonnons et nous pensons toujours dans le cadre d'une méconnaissance. Il n'y a rien d'anormal à cela ce qui est anormal c'est de s'en tenir rigueur réciproquement. Bien sûr il y a la nécessité, dans notre monde de désinformation volontaire par stratégie politique, de faire les discernements qui s'imposent, quand nos débats sont minés même pourris par le soupçon quasi permanent dont nous affublons tout et tous. La vie en société repose sur la confiance réciproque, dans la mesure où celle-ci n'existe plus, chacun se rabat sur le cercle restreint de ses relations les plus proches amis, familles et pour le reste s'en remet à des organisations systémiques et à des données qualifiables et quantifiables par des moyens de mesures qui servent de repères et décrivent des orientations, des tendances. C'est le cas de la comptabilisation de nos activités économiques.

De la sorte, plus la méfiance s'installe plus nous avons recours ou nous recherchons des paramètres, des mesures techniques de confiance. Sauf il faut savoir que ces paramètres ne sont pas justes. Ce n'est pas parce qu'ils traduiront des situations afin qu'elles soient saisissables par notre psychique ou pensée qu'ils seront justes. Ils seront et auront une valeur d'appréciation comparative ni plus ni moins. S'ils ont pris une place aussi considérable dans nos sociétés, tel concevoir que tout peut être acheté ou vendu en établissant un prix comptable et en faire la pierre angulaire de nos organisations "sociétales", c'est parce que la parole humaine a perdu sa valeur de fiabilité, parce que l'on attend d'elle l'impossible, c'est-à-dire qu'elle dise la vérité. En l'espèce, je ne parle pas du relativisme, mais de la réalité d'un monde incertain que nous sommes obligés de vivre. S'il était fait de certitude il n'y aurait pas d'évolution possible.

Comment pouvons-nous comprendre cela simplement. Chaque individu est singulier tout en vivant dans un monde commun dont il percevra toute sa vie qu'une fraction, une partie à laquelle il essayera de ramener les autres. Ce que chacun vit est son monde et non le monde. Ce n'est pas seulement un problème génétique, car la génétique n'est pas notre destin. Elle façonne plus ou moins bien les composants sensoriels de notre perception du monde. Quand nous discutons en face à face avec un ami ou autre ce sont deux mondes qui se font faces, pour la simple raison que nous ne disposons pas d'un regard gyroscopique, il ne voit que ce qu'il a en face de lui et de plus se focalise sur les points précis qu'il « éclaire » successivement et le cerveau les mémorise. Il ignore complètement le monde qu'il a dans son dos, si ce n'est que d'en percevoir une présence définissable, par le son et l'odorat. Cela lui imposera de maitriser la connaissance des bruits et des odeurs. S'ils se retournent l'image que regardait chacun dans le dos de l'autre aura changé le temps de se tourner. Ainsi quand deux personnes se font faces elles perçoivent un monde différent de l'autre. Se présente alors seulement deux cas de figure où nous lui faisons confiance ou nous doutons de la véracité de ce dont il tient compte et que nous ne voyons pas. Voilà simplement d'écris pourquoi il est si important de se faire confiance dans une société où ce que nous percevons directement est infime par rapport aux informations que nous recevons venant du regard de l'autre. Faire confiance devient vital. Nous avons là les raisons de la méfiance, du développement du "complotisme" avec la limite réfutable entre le fantasmé et le réel, tous deux nourris par des éléments de conjonctions.

Or graduellement depuis les années 90 la confiance des citoyens dans leur organisation sociaux économique et politique c'est tout bonnement effondré. Y compris les structures démocratiques qui sont indispensables au peuple, syndicats, partis, information, état, institutions, le lied motif c'est : tous pourris.

Naturellement cela repose sur des éléments de conjonctions, ce n'est pas inventé, c'est seulement sur dimensionné, c'est l'exutoire parfait, c'est Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois. Cette assertion est le mensonge parfait qui convient à ceux qui le portent, naturellement avec des raisons qu'ils n'évoquent jamais, car elles sont liées à leur existence singulière que personne d'autre ne peut partager dans la totalité.

Nous connaissons ou avons eu connaissance d'un ami, de parents qui ont pour des raisons propres trahis d'autres amis ou leur famille, est que nous disons la famille et les amis sont tous pourris. Nous faisons dans ce cas preuve de discernement, car nous ne pouvons vivre seuls et nous avons besoin d'une famille et d'amis. Alors, pourquoi diable ce rejet inconditionnel de tout ce qui structure la démocratie et de l'ensemble de l'élite qui, à suivre la rumeur et les racontars ne songe qu'à se remplir les poches et à comploter. Pourquoi avons-nous besoin de ce mensonge pour faire des choix politiques. Est-ce parce que ceux qui défendent leurs intérêts nous bernent en nous racontant qu'en défendant les leurs ils défendent les nôtres. Si c'est cela il faut vite grandir, car ce n'est pas parce que je vais me goinfrer que vous vous allez grossir. Ou plus simplement parce que nous ne croyons plus aux informations que nous délivrent ceux qui voient le monde qu'il y a dans notre dos. Ceux qui nous parlent de la mondialisation, de l'UE, de l'OTAN. Parce que nous n’avons pas appris à reconnaitre les bruits et les odeurs de la politique que nous ne voyons pas. Toutes ces organisations qui taillent le monde à la mesure de leurs comptes et qui nous disent s'il y a assez de monnaie pour faire ou non des enfants. Il aura fallu seulement 27 ans pour que le capitalisme livré à lui-même depuis 1989 détruise toutes les espérances que l'on pouvait avoir dans l'internationalisme, dans l'UE, dans la préservation de la paix dans le monde. 27 ans c'est plus rapide, à la vue des siècles, que la vitesse de la lumière, avec ses 70 ans le communisme en URSS aura tenu plus longtemps.

Ceux qui dans cette société capitaliste défendent leurs intérêts et se goinfrent sont-ils des salops ou seulement peuvent-il le faire parce que face à eux il n'y a plus personne pour leur demander de partager ce qu'ils n'ont pas gagné tout seul. Celui qui lit le monde avec le filtre capitaliste nous traduit le monde qu'il y a dans notre dos avec son filtre. Cela ne fait pas de lui un menteur, ceux qui fixent nos destinées politiques en s'appuyant sur des ratios comptables ne le sont pas plus, ils oublient seulement d'être humain. étant donné qu'être humain c'est le plus difficile puisque c'est conquérir en permanence l'incertitude pour être assuré par la confiance réciproque que l'on se porte et non pas épargner de la monnaie pour se sentir rassuré, ce que nous faisons parce que nous vivons dans la méfiance du lendemain ou sous la menace d'un complot ourdis par des forces sataniques, ce qui n'enlève rien à l'existence de tink-tank en tout genre.

Alors, Hollande et Fillon dans tout cela. Si chacun se souvient de la déclaration de Christine Lagarde qui disait il y a une paire d'années, la ligne d'austérité que poursuit l'UE est contre productive. Le 1er décembre Moscovici commissaire européen enfonce le clou. Il a plaidé pour un assouplissement de la règle des 3% de déficit afin de soutenir la pâle reprise dans les 19 pays de la zone euro. Si l'on se souvient également, Hollande et Fillon se donnaient pour objectif de se conformer à la règle des 3%. devant l'évolution de cette rigueur, l'on ne peut pas ne pas songer, aux Grecs, aux Chypriotes, punis pour leur outrecuidance, aux Espagnols, aux Italiens qui ont été tancés et mis en demeure d'avoir un plan de redressement. Au final Hollande en voulant se montrer bon élève, c'est politiquement suicidé. Quant à Fillon « programmatiquement » sur une ligne plus dure pour aller plus vite dans ce sens se trouve à contre-courant de la déclaration du commissaire de la commission de Bruxelles, le socialiste Moscovici.

Il semble que tous les hommes politiques qui ont géré les pays occidentaux de concert à la mesure des comptes bancaires des puissants de ce monde soulèvent une vague de fond qui se précise et je dois admettre que ce n’est pas l’aptitude à l’analyse politique qui en est la source, mais tous les ressentis surdimensionnés par la globalisation d’une perception émotionnelle qui en fait se retourne vers ceux qui en font usage depuis si longtemps pour manipuler la population.

Tous veulent rassembler si plus humblement il voulaient redonner confiance dans les valeurs humaines (même imparfaites) issues de la socialisation organique dont nous avons conscience afin d’intérioriser ces ensembles complexes que sont nos relations humaines, ce ne serait pas si mal. C’est l’inverse qui c’est produit elles se sont « inhumanisés » au contact d’une rationalité normative productive à tendance régressive, qui nous empêche de faire face au défi qui est : comment organiser la liberté des personnes au sein des nécessités collectives ?

Cela pour ne pas devenir des esclaves heureux, efficaces, mais stupides au point d’organiser leur déclin.

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Published by ddacoudre - dans critique
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  • : le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
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