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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:46
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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:43

Bûcher pour pédoclastre.

 

Notre espèce culturelle avec ses pulsions instinctives, n’a plus des  représentations comportementales dite primitives depuis longtemps.

 Aujourd’hui nos représentations se sont  diversifiés au gré des espaces géographiques ou nous avons vécu et qui ont fondé nos sociétés normatives, au point que nous prenons leurs représentations éphémères pour  naturelle.

Naturelle au sens d’inamovible parce que nous les croyons pour beaucoup inscrite dans le substrat consubstantiel, dans nos gènes.

Or il n’en est rien

Les humains ont tant de fois confondue, par ignorance, la représentation normative avec la « vérité » génétique de leur être qu’ils ne connaissaient pas, que nous nous en sommes assassinés et que nous nous en assassinons toujours.

Pourtant il y a des millénaires que cela est su ou fut compris par certains hommes initiés à la compréhension de leurs semblables.

Mais la lenteur avec laquelle circulait l’information de l’initié vers le profane revêtît tant de paraboles, que le savoir des initiés vers les profanes  en devinrent des ritualisations sacralisés. De véritables verrous vers la connaissance de l’être humain, dont encore aujourd’hui nous le vérifions chez des fondamentalistes de tous crins.

 

Si dans leur biotope (l’espace originel) nos instincts primitifs n’ont pas été criminalisés,  il ne peut en être dit de même de notre ascension culturelle (incidente de la sédentarisation et de la concentration humaines).

L’ancien testament pour ne retenir que lui en rapporte et en décrit toutes les horreurs au nom d’un ordre normatif.

Je ne cite que lui car c’est dans ses lettres, dans son verbe que nous trouvons la source de nos frustrations sexuelles, la condamnation de la nudité et de certaines formes de relations sexuelles qui avaient pour volonté de résoudre les problèmes de ces temps là, et qui fondent toujours avec quelques transformations (adultère homosexualité) celles qui sont les nôtres à ce jour.

 

Avec la fronde pédoclastre sur le clergé, il semblerait que l’histoire ait rattrapé ceux qui ont tant aimé les lettres et le verbe de dieu, au point de se livrer au célibat et aujourd’hui défrayer  la chronique, en s’interrogeant sur cette vague d’épuration à destination des ignorants, des profanes comme hier, qui ne se sont jamais interrogés sur la fonction de leurs fantasmes.

 

Le pédophile ou le « pédoclastre » est devenu en quelques 15 ans le criminel le plus honni.

 

Pourtant sa lutte à été entreprise bien avant. J’ai quelques souvenirs de lutte de camarades dans les instances internationales autour des années 80.

Ils défendaient avant toutes ces associations d’aujourd’hui, deux choses, faire cesser le travail des enfants dans les pays émergeants, ou même dans des pays d’Amérique du sud, et faire cesser le commerce sexuel des enfants auquel se livraient des familles, plus tous les proxénètes.

Aucun d’entre eux n’aurait imaginé l’impact que cela aurait chez nous, dans une société riche où les gouvernants font de la chasse au criminel une raison d’exister, sans solutionner ou si peu le problème chez les autres.

 

Le drame de l’affaire Dutroux fut l’électrochoc salutaire, mais également la voie royale à l’explosion de silences que l’intimité familiale recouvrait. Cette intrusion dans l’intimité de la vie privée, si elle trouvait ses justifications pour faire cesser des sévisses, elle développa son lot d’irrationalité, dont l’affaire Outrau fut l’exemple, avec la prolifération d’analyses consensuelles qui ne dévoilaient jamais les suicides qui en ont découlé.

 

Si j’ai pris le temps de placer le cadre, et rappeler le poids, des pulsions humaines, le poids de notre démarche culturelle, évolutive en fonction des espaces géographiques qui développent notre histoire, que nous formalisons par des normes rigides, c’est pour souligner la trace que chacun laisse dans nos corps, dans nos mémoires, et dans les événements qui surviennent et que nous ne pouvons feindre d’ignorer.

 

Nous sommes face au cumul de notre histoire avec cette chasse ouverte au pédoclastre, le mot n’est pas trop fort, et aux victimes d’Outreau et des suicides, s’ajoute un crime.

 

Le dernier drame qui en témoigne est celui de trois habitants de Béziers qui ont livré un homme au bûcher et ainsi en voulant se faire les justiciers de l’immonde crime social, se retrouvent encourir le risque de réclusion criminelle à perpétuité.

 

Un bref rappel de l’événement.

Trois habitants de Béziers, dont deux mères de famille, ont été mis en examen jeudi pour assassinat après avoir été interpellés mardi dans l'enquête sur le meurtre d'un voisin qu'ils soupçonnaient de pédophilie, a-t-on appris auprès du procureur de Béziers. Ils encourent la réclusion à perpétuité.

Ils l’on étranglé, puis mis le feu à son appartement et brûler le cadavre du même coup.

 

Voila où l’irrationalité conduit, nous savions déjà par l’affaire Outreau où elle nous avait mené, mais d’aucun de rechercher, pourquoi ?

 

Pourquoi des frustrations sexuelles qui ont jalonné notre histoire depuis que nous avons honte de notre sexualité, en plein 21 siècle, au moment où nous disposons des connaissances psychiatriques, psychologiques, neuroscientifiques, nous traitons ce problème comme des hommes du moyen âge, avec nos peurs et nos fantasmes, prêt à dresser des buchers et nous lancer dans l’épuration inquisitrice

Il est vrai que le moyen âge ne disposait pas d’une presse écrite et audiovisuelle, pour amplifier au-delà de la réalité des événements à en faire des spectacles émotionnels.

 

Dans l’affaire Outreau, c’est la presse qui aurait du se trouver au banc des accusés à la place du juge, demain c’est elle qui devrait craindre la perpétuité à la place de ces trois habitants de Béziers pour incitation à la haine. Pourtant comme elle a su faire ses choux gras de ses sur le dos du juge dans l’affaire Outreau, elle se délectera de la manne financières du sort de ces trois biterrois.

 

Sans le rabattage médiatique à outrance sur les agressions pédoclastres, autre que celui de la mise en garde et de l’éveil nécessaire à cette réalité, sans rappel des autorités politiques qui ont fait de ce sujet un enjeu électoral, une démonstration de leur efficience, nous n’en serions pas là.

Nous avons été jusque dans l’absurdité la plus totale, au bord d’ouvrir les cerveaux pour y trouver les fantasmes pédoclastres qui font l’objet d’un commerce lucratif, car ils visent une préférence sexuelle primitive garante de la survie de l’espèce, toujours présente, malgré les cataplasmes culturels, eux-mêmes incident à la déviance et de la perversité de nos instincts.

L’on ne peut ignorer cela, et ne pas vouloir le voir par « consensualité » conduit à d’autres drames, et encore je ne les énonce pas tous.

Alors il y a du discernement à avoir, tout autant avec notre histoire humaine, qu’avec l’interdit normatif d’aujourd’hui, il y a du discernement à avoir entre de véritables agressions et leur ersatz culturel, il y a du discernement à avoir entre une réelle souffrance et sa construction.

 

Il n’est donc pas normal qu’aujourd’hui avec les moyens de cette distinction nous en soyons encore à diffuser des spectacles aussi lamentables que celui donné par antenne 2 dans son émission les infiltrés. Pour rester sur l’exemple pris au début ce n’était qu’une parabole pour profanes ignorants, qui cause une crise déontologique aux journalistes.

C’est une émission tout juste bonne à construire des cas comme ces trois personnes qui devaient se penser bien fondé de dans leurs actes, puisqu’elles supprimaient un potentiel pédoclastre.

De la même manière que le journaliste se sentait bien fonder de dénoncer les sources de son reportage, car les millions de « biterrois » que ces spectacles ont façonné l’auraient désapprouvé du contraire.

 

J’essaie de faire comprendre qu’il y a des peurs privées et des angoisses publiques. Or nous avons pris la mauvaise habitude de transformer des peurs privées en angoisses publiques.

Et au bout du compte nous nous rendons compte que l’instrumentalisation de ces angoisses publiques fabrique des « crimes ».

Je pense que ce n’est qu’un début (trop long d’expliquer pourquoi), la gestion du pays par la peur est la marque de ce gouvernement. J’ai eu l’occasion de dire qu’il pratique la pulsion de mort, presque tous les jours nous le vérifions là ou il y a un cadavre nous y trouvons un membre du gouvernement.

Je dis cela de manière peu courtoise parce qu’ils n’ont pas honte d’en faire une exploitation politicienne.

Je n’en ferais tout de même pas les responsables de quoi que ce soit, ils ne sont que des acteurs de l’existence comme nous tous, mais ils ont transformé profondément la perception du risque et tellement laminé le seuil de tolérance pour répondre à deux exigences électorales suicidaires   : le risque de précaution et la tolérance zéro, et nous sommes entrain de transformer nos lieux de vie en camp de concentration.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:41

Il faut réformer la communauté européenne

 

Par le traité de Rome se poser la première pierre d’une espérance, celle que par le commerce, des peuples antagoniques par leur histoire se réunifient pour vivre en paix.

Mais nous étions en 1957 et il y a long temps que tous ceux qui présidaient à cet esprit ne sont plus.

Le temps les a remplacés par des marchands, de plus financiers. Cette construction d’une Europe des peuples n’a trouvé que des représentations symboliques au travers du parlement européen. Tout n’est pas négatif loin de là, mais d’évidence durant toute cette période, c’est une Europe des marchands qui c’est construite avec une gestion entrepreneuriale.

Il a fallut cette la crise financière pour que tombent les illusions. Durant des années nous avons été nourris de la prospérité qu’apportait à tous les pays membres le marché européen dans la compétition mondiale.

Quand nous en suivons les vertus aux travers de l’endettement des états, c’est la prospérité des marchands que l’on constate et non celui des populations.

Le choix politique de donner le pouvoir au marché financier au détriment des peuples, fut un choix dogmatique, non un choix incontournable, et ce choix conduira l’Europe vers la récession face au marché mondial dont la Chine est devenu un acteur incontournable

 

La crise grecque, n’est que le début irréversible d’une situation qui va inévitablement s’étendre à tous les états, car la croissance nécessaire pour sortir des déficits ne sera plus jamais au rendez. En conséquence de quoi il faut repenser les marchés financiers et la création de monnaie, dans une économie qui se recentre sur des productions « propres » et de nouvelles énergies pour palier à la cherté de celles actuelles qui se fera jour. Un challenge qui va demander des années et des années sans être assuré de nous apporter la croissance nécessaire à la réduction des déficits.

Il va donc de soi que tour à tour tous les états mettront en place des mesures d’austérités.

 

L’interdiction faite à la BCE par les traités, de venir en aide à un état en difficulté est le symbole même de la puissance du marché face au pouvoir des peuples. Un état souverain se trouve ainsi réduit au rend d’une simple entreprise dont l’avenir dépend, non des décisions que peut prendre ses citoyens, mais des prêts que peuvent consentir des banquiers, parce que les « marchands » ont imposé une rentabilité du produit financiers au détriment du travail, qui est la source de presque tous les financements. Il devient donc facile de comprendre que si  leurs parts diminuent, les activités ou les services qui s’appuient sur eux se trouvent en difficultés.

 

Cette incapacité de la BCE est conséquente au fait de l’inexistence d’un Europe politique, d’une Europe du pouvoir de ses peuples. Si le fait que les états aient renoncé individuellement à émettre de la monnaie fut compensé par ce pouvoir remis aux mains de la BCE d’y pourvoir, la situation de la Grèce en eut été tout autre.

Mais il ne sert à rien de pleurer sur ce qui n’existe pas, mais de comprendre la fabuleuse escroquerie dont sont victimes les populations, non de l’Europe voulu en 1957, mais de celle construite depuis 1973.

La France (pour ne parler que d’elle) va donc emprunter sur les marchés financiers de la monnaie à un taux faible pour la prêter à un taux plus élevé à l’état grec, mais moins que ce que le feraient le marché s’il prêtait directement la monnaie à la Grèce.

.

 

Voilà donc un acte de solidarité politique exemplaire entre les peuples, (et notre gouvernement s’en félicite) et en plus sous réserve que l’état grec applique des mesures d’austérités seulement supporteront par sa population. Ce sont donc bien des marchands.

Ce sont ces mêmes dirigeants qui nous assurent que c’est de l’Europe qu’il faut attendre notre prospérité, et d’elle de recevoir une augmentation de notre pouvoir d’achat.

Les masques sont enfin tombés et ce n’est pas une mauvaise chose en soi.

 

Je ne vois pas pourquoi les marchés financiers s’arrêteraient en si bon chemin, compte tenu que tous les états sont endettés. Personnellement je verrais cela d’un bon œil, car la situation obligerait les états à donner à la BCE un pouvoir politique de création de monnaie.

Mais j’ai bien peur que les marchés soient assez futés pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or.

 

Ce premier Mai il n’y a pas eu grand monde dans les rues, j’ai bien peur qu’un jour nous le regrettions, sinon espérer un miracle.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:34

Le mythe de la gouvernance s’installe.

 

Et voila la commission européenne qui veut surveiller les états, l’on croirait rêver si je ne savais pas qu’il y a des personnages qui pensent qu’ils sont détenteurs, ou garants, ou soldats fidèles d’un modèle « eurocratique ».

 

Quand des personnes nous parlent de gouvernance mondiale, nous devrions les écarter du pouvoir, quelque soit leur qualité intellectuelle ce sont des personnages dangereux qui n’ont rien compris à l’existence qui ressemble à peu pré à ceci.

 

Par analogie, notre monde ressemblerait à un puzzle en expansion où chaque pièce se renouvelle, se multiplie, varie de forme, de couleur, de place, et modèlerait une image sans cesse changeante. Un puzzle que nous n’avons aucune chance de lire dans son ensemble par notre seul regard, et même si nous nous situions dans une position hypothétique d’observateur, nous ne pourrions observer et comprendre que le passé, car le temps de décoder ce que nous observons, l’image que nous définissons n’existe plus. Si bien que l’étroitesse de notre regard ne nous permet d’exister que par défaut tout en étant partie intégrante du monde objectif. Monde objectif que nous devons percevoir par nos sens.

 

Mais nous sommes sauvés, nous allons avoir une gouvernance qui survolera le monde et sera capable de prévoir le futur.

La fin des énergies fossiles va faire voler tout cela en éclat, car nous allons très certainement nous entretuer pour en disposer. Pour la seule et bonne raison qu’avant que nous ayons pu mettre en place une économie de renouvellement et de remplacement, la croissance des états émergents rendront ces matières premières plus rares, si ce n’est le marché qui se lancera sur ces matières parce qu’elles seront plus juteuse que les rentabilités financières d’états de l’occident englués dans leurs dettes et dans la décroissance.

 

Alors je veux bien entendre de la nécessité d’une gouvernance, mais j’aimerais en connaître quelques projets. Or jusqu'à présent nous avons des déclarations, de moralisation, de volonté de régulation, et les seules mesures qui ont surgit de ceux qui tiennent ce discours, sont l’acceptation de la rigueur et leur soumission aux marchés en nous faisant gober qu’ils luttent contre les spéculateurs, alors qu’ils n’offrent que des liquidités aux banques engluées dans l’endettement des états qu’ils ont organisé par dogmatisme.

 

Doit-on au travers du responsable de la commission de l’union, comprendre que cette gouvernance serait un encadrement politique qui veillerait que les populations ne prétendent pas s’offrir plus que ce que leur rétrocède les marchés.

 

Nous devons à terme en être inquiet, j’ai eu l’occasion de m’en expliquer dans un article sur le marché et la pensé Malthusienne http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=74628.

Personne ne peut dans un puzzle comme n’autre existence fait d’aléas, pronostiquer durablement une capacité à englober la planète, même si les moyens technologiques permettent de l’envisager.

L’échec de La tour de Babel en est la parfaite illustration, déjà nos ancêtre avaient compris cela.

Maintenant se coordonner coopérer est autre chose et acquérir la conscience que les autres ne sont pas nos ennemis est une autre démarche.

 

Cette proposition du responsable de la commission donne un aperçu de cette gouvernance, ce ne seraient pas des élus des peuples, mais un conseil de surveillance de technocrates liés par une pensé unique qui se contre foutrait royalement de ce que pensent ou veulent les populations.

Eux sauraient mieux où se situent leur intérêts et quel modèle elles doivent suivre.

 

Quand je vois le peut d’inquiétude que cela soulève je me demande si les populations ont pleinement conscience que certain envisage une dictature mondiale sur la base d’un modèle unique, celui du marché.

De plus ils voudraient nous faire croire que là ou ils ont échoué, en Europe, cela réussiraient mondialement.

L’abolition des frontières des états ont permis aux capitaux de circuler d’un bout du monde à l’autre grâce aux technologies et demande d’une certaine manière une coopération entre les états.

Nous savons donc que les marchés sont devenus apatrides, et cette volatilité en quelques minutes rend les états quasiment impuissant, puisqu’ils n’ont rien à leur opposer à la même vitesse. Partant de là nous comprenons que la réponse nécessaire réclame une structure adéquate. quand il s’agit de l’Europe et qu’il est bien plus facile de donner pouvoir à une commission que de réunir 27 chef d’états, de même qu’il est plus facile de construire une gouvernance mondiale que de réunir un G20.

 

Pourtant l’argument est trompeur, nous voyons bien que dans les deux cas il s’agit d’apporter une réponse à la circulation des masses monétaires qui se place là où elles retirent un rapport financier, sans souci autre que celui de faire des gains. Il y a des réponses à apporter, mais ce n’est pas l’objet de ma réflexion.

C’est de nous faire toucher du doigt un discourt lénifiant que nous avons entendu se répéter inlassablement, que les marchés assuraient la prospérité des populations.

 

Or que constatons nous, que lorsque la croissance n’est plus et qu’il n’y a pas de moyens de s’y opposer par une émission de monnaie régalienne, les marchés agissent comme une pompe aspirante et le seul recours des états est de se plier à leur exigence, mais en plus d’inciter nos dirigeants à envisager de sortir de l’organisation démocratique des peuples pour se soumettre à des gouvernances qui les passeraient aux comptes des pertes et profits.

 

En un mot nous passerions de la dictature des marchés à une dictature politique, et il y en a encore qui sont capables de nous expliquer que le marché et le meilleur outil de régulation du libéralisme.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 18:59

A quoi sert le PS http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=9706

Bonjour. Bonne question,

 

Je me la suis posé en 1983 quand il a commencé à se reconnaître dans la loi du marché. Ensuite en 1993 quand le socialisme est devenu social démocrate. Il aurait du alors renoncer au sigle d’un passé historique chargé de lutte contre le capitalime.au contraire ils l’ont conservé pour faire la démonstration du mouvement de rénovation du PS.

 

Mais ceci ne valait que pour les initiés du PS, pour beaucoup de militants de la base au son de PS résonnait toujours  son passé salvateur, même pour de simple citoyens.

 

En se reconnaissant dans la loi du marché, c’était une reconnaissance implicite du capitalisme recomposé.

Car la loi du marché c’est le principe de base qui a donné naissance au capitalisme. Que celui-ci se soit restructuré au fil des évolutions technologiques et des besoins qui en sont nés, c’est indéniable. Est c’est justement dans cette recomposition qu’ils se sont retrouvé avec les anciens « capitaliste relookés » dans la loi du marché aussi.

C’est ainsi qu’a droite ou a gauche aujourd’hui l’on a du mal à distinguer ce qui les sépare.

 

D’une certaine manière le parti socialiste est devenu les délégués du personnel de la société française, et l’on sait très bien que les délégués du personnel n’ont pas de projet de société à émettre.

Durant la campagne électorale, nous avons eu droit au travail famille patrie, un tantinet vichyssois. Mais personne n’à oser le relever.

La famille, c’est grâce à elle, dont les membres qui la compose ont acquis par la lutte de classe les moyens de disposer d’une retraite suffisance pour aider leurs enfants et petits enfants, afin de palier à l’insuffisance de la solidarité nationale ; naturellement pour ceux qui ont cette chance.

Le travail. A entendre les discours l’on nous ferait croire que la France est un pays de fainéants, et que la richesse qui s’étale est venu par magie, sans que tous ceux qui y ont participé depuis la sortie de la guerre y soient pour quelque chose.

La patrie. Si le projet Européen, c’était en même tant qu’il glorifié la loi du marché doté d’un volet de protection social pour tous ses ressortissants, plutôt que de jouer sur les disparités entre partenaires, il y aurait eu moins de vraies fausses peurs.

Ensuite ce débat autour de, moi je ne suis pas moins français que toi et je le prouve, était hallucinant.

 

C’est caricatures sont bien sur insuffisantes pour relater tous les événements qui sont intervenus pour faire en sorte que tu te poses cette question.

Je l’avais posé en ces termes à un dirigeant du PS début 1990 après la chute du mur de Berlin. « Maintenant que le mur de Berlin est tombé il reste un grand vide laissé par le communisme, comment compter vous le remplir ». Réponse « en développent le socialisme que nous représentons ».

L’histoire a tranché, et tu comprends la résonnance  de ta question.

Cordialement.

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 23:24

LOI DU MARCHE  n’est pas l’avenir.

 

La loi du marché est souvent considérée comme une loi naturelle. C’est bien entendu au nom de ce principe que s’impose l’organisation sociale du système marchand. Qui pourrait, en effet, aller à l’encontre de la «nature»? L’acceptation de cette «vérité» proclamée clos tout débat… et pourtant!

Le «droit naturel » qui n’est pas celui de la Nature mais ce que nous pouvons dire sur elle.

J. Leclerc écrit dans sa «Leçon de droit naturel » : que le droit naturel consiste en «un ensemble de principe régissant les conditions de toute société parce que correspondant à la nature identique en tout homme ».

«A partir du XVII ième siècle Descartes et Grotius, définiront la «loi naturelle » comme une création arbitraire de Dieu, conduisant au constat que la loi dérivant des hommes ne peut donc être définitivement posée, alors que «le droit naturel » est un code écrit applicable à tous les hommes Sorte d’une manière universelle et identique, non pas un principe de raisons susceptible d’applications variables ».

Si donc le droit tient une place de premier plan il devra composer avec les différentes pensées théosophiques et à l’historicité d’usages. «C’est la loi faite par les hommes comme expression du droit qui sera le produit d’une situation historique donné. Mais elle est également aussi le moyen d’un projet, d’une action qui peut anticiper le futur, le prendre pour règle pour changer la société, non seulement dans un projet idéologique, mais comme moyen «d’organicité », de ce à quoi l’on veut s’arracher pour devenir autre chose ».

 

La dite loi du marché n’est donc qu’un moyen organicité elle n’en garde pas moins le caractère impératif de règle d’ordre public qui confère le pouvoir de domination.


Mais la loi est suffisamment d’un usage polyvalent et ambigu pour que l’on y requière sans cesse pour tous les litiges, si bien que de nos jours aucune loi ne semble plus taillée à la mesure des problèmes qu’elle veut résoudre, au point que certains y confèrent une valeur inaliénable qu’elle tiendrait de la nature comme pour les sanctifier…

 

Se référé à la nature rend immuable des règles déterministes de comportements indépendamment des êtres vivants qu’elle régit et organise. Tel n’est pas le cas de la loi du marché dont nous trouvons dans notre histoire humaine des relations commerciales bien différentes de celles d’aujourd’hui.

 

La loi naturelle qu’elle soit création arbitraire de dieu ou de l’ordre du monde, et ce que nous appelons un peu hâtivement « la loi de la jungle » dans toutes ses variations, mangé ou être mangé. Cette loi joue indépendamment de la conscience des êtres qui y sont soumis sans dérogation possible, c’est la programmation génétique.



La loi du marché, elle, est une construction structurelle pour répondre à l’organisation économique qui réorganise l’activité sociale et politique de population essentiellement sédentaire. Or l’on se réfère à la loi du marché comme un élément invariable et inaliénable fonctionnant sur le même modèle que la loi de la jungle, justifiant par là le comportement de prédation irréversible intra espèce, confondant la capacité d’association, comme activité culturelle civilisatrice, de la domination distordu du plus puissant.

La loi du marché n’est pas une loi naturelle, c’est une loi d’organicité qui s’adaptera aux situations que rencontrerons les humains.

Ce qui permet de l’affirmer c’est le caractère conscient du fonctionnement de la société humaine. En effet, l’organisation sociale n’est ni unique dans ses formes, ni constante dans le temps. L’Histoire humaine, contrairement au fonctionnement des collectivités animales, nous montre des formes d’organisations sociales différentes, fondées sur des valeurs morales variables,… et surtout toutes ces organisations sont soumises à l’intelligence politique de la collectivité: chaque individu, individuellement ou en groupe (conscience collective), peut remettre en question la structure et «en penser» une autre. L’Histoire est justement le processus de transformation permanent des relations sociales. C’est ce qui explique que l’espèce humaine a une Histoire… contrairement aux autres espèces animales qui elles n’en ont pas.

Tout cela pour dire que le fonctionnement social humain, s’il est d’essence naturelle, il dispose d’une capacité d’adaptation de l’activité humaine qui «fonde» une autre dimension, le social, le politique qui dépend, non plus d’une vision simpliste et déterministe de la nature et de ses lois, mais de l’intelligence, de la réflexion et de la conscience humaine capable de fonder des émotions morales, liberté égalité fraternité, qui l’emporte vers l’être que nous qualifions de civilisé, par rapport à notre activité prédatrice.

 

En ce sens, on peut dire que la loi du marché est culturelle, même si cette aptitude adaptative et évolutive, est d’essence naturelle. Si elle est culturelle elle peut donc être modifiée, contrairement à tout fondement déterministe que nous ne pouvons éviter comme la mort.

Vouloir imposer la vision irréductible de la loi du marché, revient à dénier à l’être humain, le droit et la faculté de penser et de changer son existence sociale… Ce qui, entre nous, est parfaitement contradictoire avec la notion de citoyenneté, même si cela est difficile et reste limité par le non conscient de notre libre arbitre.

 

Nous sommes sortis de l’activité de prédation en organisant les productions et les échanges pour nous soustraire à la loi de la jungle intra espèce. Certes ce n’est pas parfait, mais de là à y faire un retour fracassant en laissant croire que le marché organisera la concentration humaine et une ineptie que démontre empalement l’étude de Calhoun. http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=67081

Dans cette étude la « loi naturelle » se trouve dans les compartiments 1 et 4, tandis que pour sortir du cloaque 2 et 3 il nous faut des lois d’organicités.

Ainsi une concentration humaine livrée à ses seuls désirs, comme la mythique loi du marché conduirait au cloaque


La loi du marché que l’on nous a vendu, n’est que la énième représentation de la soumission des uns aux autres, dans laquelle l’on nous explique que cette « loi de la jungle » est inévitable, et que vouloir s’y soustraire en organisant une opposition, politique, syndicale, contestataire doit être réprimé car c’est du déviationnisme à une loi naturelle.

 

Dans les modèles déterministes animaliers il n’y a pas d’opposition autre que celle qui définit le meilleur géniteur et guide du groupe pour offrir la meilleure chance de survie.

Quand le système marchand à conduit Hitler au gouvernement, l’on ne peut pas dire que ce fut pour cela.




Humaniser la loi du marché, c’est le rêve de celles et ceux qui, sans toucher aux fondements de l’économie de marché, tout en en faisant le mode de fonctionnement des relations sociales, veulent en expurger les aspects les plus conflictuels et anti sociaux.

Toutes les expériences «socialistes», «social démocrates», «interventionnistes», «keynésiennes»,…

L’évolution du 20e siècle, dans le temps et l’espace (la mondialisation), du système marchand, aboutit systématiquement à la remise en question et à l’obsolescence de ces pratiques politiques. Tout ce que l’on nomme aujourd’hui les acquis sociaux sont systématiquement et radicalement remis en question non pas simplement par la volonté politique, quoiqu’elle joue chez certains, mais par la logique même du fonctionnement du système marchand. C’est ainsi que la sociale démocratie en respectant les lois du marché, fini par s’y soumettre.

La prétendue humanisation des lois du marché est donc un leurre qui a l’extraordinaire avantage, pour le système, de donner l’espoir sans pour cela toucher à l’essentiel de son fonctionnement (nous y avons cru durant trente ans). C’est également un extraordinaire instrument de démobilisation puisqu’il permet de dévier la colère en aiguillant la conscience sur de faux débats et de fausses solutions et des boucs émissaires. L’Histoire du 20e siècle n’est que l’illustration de cette impasse, des chimères et des faux espoirs qu’elle a engendré.

Les difficultés à venir né de l’épuisement de certaine ressources et la pollution, pose comme nécessité une réforme de la loi du marché, par les risque qu’en cours l’écosystème planétaire que l’instrumentalisation de l’être humain, a des fins qui lui sont nuisibles.

Critiquer cette loi pour la réformer n’est pas léser la loi naturelle, puisque c’est elle qui autorise cette faculté par notre programmation génétique.

Mais cela devient difficile, car comme nous le constatons, elle est confiscatoire du pouvoir des populations et vue la confiscation des grands moyens de communication de masse,

il devient nécessaire de mettre en place des relations sociales alternatives fondées sur des valeurs différentes que celles du rapport marchand. Relations qui permettent, à la fois, de rendre obsolètes aux yeux du plus grand nombre, le rapport marchand, mais permettront également d’assurer le relais vers une structure sociale nouvelle.

Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.

Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers. L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides. Le reconnaître ne la rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du «louage de service », donc du marchandisage, je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un conflit d’intérêt.

 




La loi du marché n’est donc pas une fatalité comme l’on voudrait nous le faire croire. Pas plus que l’autre n’est un gibier et/ou un adversaire potentiel qui mettrait en péril notre existence. La véritable solidarité n’est pas possible dans le seul rapport marchand, elle se heurte à un principe de fonctionnement qui fait de l’homme un loup pour l’homme, le renvoyant vers ses atavismes animaliers naturel distordus qui l’écartent de l’être civilisé, et donc il doit en permanence assurer un contrôle interne.

Clairement la loi du marché ne saurait être un pas vers l’être civilisé, la civilisation ne se meure pas seulement à nos possessions, mais à la manière dont l’on organise notre sociabilité.

Il y a donc un paradoxe à écouter des hommes politiques en venter les vertus, et dénier les incivilités, les heurts, les « vices » qu’elle développe.

La société ne saurait être une jungle, il y va, pour le démontrer, de notre capacité à dépasser l’état dans lequel nous a mis le rapport marchand et de prouver ainsi qu’un autre monde est possible.

 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 23:24

Le poids du dogme, ou la reconnaissance impossible d’un échec.

 

 

La politique « libéral capitaliste » caractérisé par la définition bateau et fourre tout de la « loi du marché » vient de se renier.

 

Durant la durée de cette crise qui a éclaté avec les subprimes, comme conséquence d’un super endettement mondial, qui fabrique de la dette chaque fois qu’elle a besoin de monnaie et ne peut bien sur pas la détruire puisqu’il faut la redistribuer en dividende à tous eux qui font des placements y compris chacun d’entre nous (un peut long a expliquer).

 

Histoire de nous rappeler que nous concourons à nos propres maux, en nourrissant ce marché vorace de gains et qui naturellement ne prend pas de risques inutiles en dehors de ceux qui jouent avec cela ce qui n’est pas le cas des particuliers en général, et qui a construit une oligarchie « nobiliaire » qui récolte notre argent et s’est élaboré avec un pouvoir financier qu’elle entend bien conserver.

 

Cette puissance repose sur la complexité des circuits et notre incompréhension à en saisir notre conduite masochiste qui consiste à ce que ces « maitres » nous proposent de jouer toujours les uns contres les autres, dont eux tirent un avantage certains en tant qu’entité, dont la place du maitre est occupé par des personnes cooptés qui sont souvent, ce qui est d’ailleurs assez honteux salariés ou hauts fonctionnaires.

 

Ainsi devant l’impossibilité de pouvoir politiquement disposer des moyens d’émettre de la monnaie, la communauté européenne a décidé de faire ce qui s’appelle, un abus de droit, car dans l’esprit les traités interdisent à la BCE de financer les états.

 

Tous ces états auraient été bien heureux aujourd’hui de disposer des moyens d’émettre de la monnaie face à cette difficulté que leur développe leur propre dogme devant l’évolution d’une société qui va se réformer parce qu’elle n’est plus porteuse d’avenir, du moins celui sur lequel elle c’était construite.

 

Alors ils se renient par rapport à leur conviction en demandant à la BCE de ce comporter comme telle, et dans leur reniement c’est encore aux populations qu’ils vont demander d’absorber par des mesures de rigueurs les conséquences de leur entêtement, et en beaux parleurs ils vont se flatter du mérite de leur trouvaille, alors qu’ils tripatouillent leur propre concept et dogme.

 

Le traité européen est un échec, mais ils préféreront tous mourir la bouche ouverte plutôt que de l’admettre y compris le PS.

Nous avons entendu toutes les sottises possibles, que c’était les spéculateurs qui créaient cette situation européenne, histoire de balancer un bouc émissaire de plus, que reprend en cœur tout le monde vu que pas grand monde en fait ne sait distinguer réellement une action spéculative.

 

Un bon moyen pour notre gouvernement et les autres de justifier leurs difficultés et de renvoyer leur échec sur un bouc émissaire tout désigné qu’apprécient les populations, « les spéculateurs »

 

Je ne vais pas me plaindre du rôle de bouée que joue la BCE moi qui suis opposé au traité de Lisbonne.

Mais pour ceux qui l’on voté, cela porte un nom c’est la reconnaissance de l’échec de ce en quoi l’on croyait. Le principe des vertus du marché pour réguler l’économie des états a fait la démonstration de son échec.

 

Naturellement notre gouvernement va se félicité d’avoir trouvé une solution pour sauver l’endettement des états, alors que les marchés viennent de les mettre à genoux, pire ils viennent de les obliger à se renier, ils viennent d’obliger leurs propre défenseurs politiques à se renier c’est fabuleux.

Ils ont du mettre en place un moyen d’émettre de la monnaie même si c’est par le rachat de titre de dettes sur le marché secondaire.

 

Ils ont si peu de pouvoir qu’ils sont incapables de faire créer de la monnaie par les banques, afin de financer ces déficits sans devoir rembourser cette création monétaire autre que les coûts de gestion et la détruire par une activité économique porteuse d’une croissance.

 

Mais faute d’admettre leur échec, ils ont tripatouillé leur traité de sorte que les bénéficiaires en seront encore le marché

 

Bref un coup de passe passe, en se délestant de dettes publiques auprès de la BCE sur le marché secondaire, les banques vont disposer de liquidité pour à nouveaux consentir des prêts en rachetant des obligations d’états.

En bref les banques vont encore en retirer tout le bénéfice et les populations l’austérité.

 

Nous aurons ainsi creusé un peu plus l’abîme, à moins qu’ils y viennent à doter l’Europe politique d’un pouvoir monétaire, ils ont fait un premier pas, ne dit-on pas que c’est celui là qui coûte.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 10:36

Le temps des cerises.

 

Le problème Grec dévoile comme j’ai eu l’occasion de l’écrire, la fin d’une illusion entretenu que l’Europe économique constituait une force capable d’assurer la prospérité de ses peuples.

Je ne reprocherais jamais aux citoyens leurs ignorances qui les conduisit à cela, car l’on ne peut être a la fois au four et au moulin, mais il appartient au meunier de ne pas tromper son monde, même s’il faut admettre que rien ne le destine à disposer d’une vérité inaliénable.

 

Pourtant pour vivre il faut espérer, et c’est dans le pain qu’il nous propose que nous nous nourrissons. Force est donc de constater qu’il y en avait deux sortes, un pain blanc pour les riches et un noir pour les plus pauvres. L’illusion que nous mangeons du pain blanc c’est achevé avec la fin des trente glorieuses, seul notre désir d’espérance nous a poussés à croire que nous continuerions à en manger en nourrissant les plus riches pour qu’ils le partagent.

 

Ne pensez pas que j’en veuille aux riches, je veux seulement dire qu’il ne faut pas compter sur eux pour le devenir. L’évolution du marché financier l’a démontré et c’est oublié même la pratique du marché baissier qui consistait à vendre des produits financiers puis les jouer à la baisse contre ses clients, entre autre duperie qui ont cours.

Si à cela nous rajoutons les scandales politiques, dont quelques affaires ont émaillé les dernières semaines, je comprends le désespoir et l’inquiétude de nombre de citoyens, qui de plus est fondé.

Néanmoins il ne peut y avoir de porte de sorti sans espérance, et il me semble que cette dame soit au plus mal.

 

Les actions conjugué de la communauté pour venir en aide ne ramèneront pas la confiance des marchés qui ne peut se fonder que sur un retour à la croissance qui n’aura pas lieu, sauf si le coût du travail devient inférieur à celui des pays émergeants.

 

C’est la seule chose qu’il y a à comprendre au fond, et qui constitue la transformation profonde qui va s’engager, et ce ne sont pas les marchés financiers qui pourront fonder ce renouveau car ils n’engageront jamais un copeck pour cela, s’il ne peut lui être rendu au centuple.

Ce défi de l’avenir concerne les entreprises et les populations qui ont à innover dans des secteurs qui ne seront pas rentables immédiatement pour réaliser d’une part, de nouveaux produits, de nouvelles énergies, et qui auront à gérer ensemble une décroissance inévitable.

 

Dans ce cadre, l’action de la puissance de l’état est indispensable, pour financer des projets innovateurs. Or ils n’ont pas ces moyens du seul fait qu’ils doivent emprunter sur les marchés à des gens qui ne veulent courir des risques que s’ils peuvent le vendre, et quand ils ne peuvent le vendre, par exemple devant une grande catastrophe, ils refont appel à l’état qui va leur emprunter la monnaie, et la lui restituera.

 

Avec la Grèce les marchés font la démonstration, qu’ils ne peuvent pas être un instrument de gestion unique des états, ils font ce que tous nous connaissons tous, c’est aider les riches. Ce n’est donc pas avec ces gens là que nous allons pouvoir construire le renouveau de la société capitaliste qui se réforme face à ces propres dégâts dans les sociétés vieillissantes comme celle de l’occident.

 

Je serais tenté de dire l’avenir se trouve dans le BRIC, mais je n’y crois pas, ils vont seulement chercher à s’approprier le pouvoir ou partager le pouvoir mondial, est ce que cela sera bénéfique, je n’en ai aucune idée. Mais je ne pense pas qu’il y ait là une solution à l’immédiateté que nous allons vivre.

À l’examen de nos désirs il existe un marché de croissance sans limite pour plus de 6 milliards d’individus et demain plus de 9. Sur la base de nos indicateurs de croissance en une année nous aurions épuisé toutes nos ressources et pourri la planète au point d’en affecter la vie biologique.

De fait le futur sera fait d’une décroissance éthique qui posera un problème existentiel, que feront de leur existence les individus s’ils ne peuvent s’épuiser à consacrer une partie de leur vie à produire.

Il est clair que les marchés ne seront jamais partie prenante d’une pensé existentielle et réformatrice de notre société, ils ne concourent pas aux mutations, ils prêtent aux riches.

Si quelques uns en douter, le voile est levé, mais au-delà se pose le problème de la candidature de Strauss Kahn pour une éventuelle candidature du PS, nous serions au moins assuré d’avoir une législature récessive. Il est clair qu’en votant pour lui nous nous assurerions la mise en place de mesures d’austérités du genre de celles qui se mettent en place brutalement en Grèce, et qui se sont installés chez nous petit à petit dans l’amertume et en générant des manifestations sans lendemain, autres que le vote de défiance des régionales.

Pour autant, cette austérité se poursuivra puisque à moins d’un miracle la croissance ne reviendra pas, alors sus aux critères de Maastricht et un retour à un pouvoir régalien de la BCE si l’on ne veut pas que l’Europe éclate ou agonise.

 

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 16:19

Le suicide altruiste en 2017.

 

La fin des élections a sonné le glas de l’abstentionnisme.

C’est de manière gêné, du bout des lèvres que l’abstention a été commenté par les quotidiens et les commentateurs. Une fois les grands titres des quotidiens mis au barbecue l’occupation de la scène « médiatiquopolitique » à repris ces droit pour nous parler des décision de nos acteurs politiques qui n’existent encore que par le miracle de la démocratie.

Je ne prends que les deux exemples qui ont fait saliver les polémistes.

Le cas du Languedoc et celui du Poitou-Charentes.

Il est bien évident que l’un et l’autres offraient matière à diversion, et entretenait la contestation de la victoire du PS, personne n’osait dire que cela constituait un échec pour Aubry mais beaucoup l’avaient sur les lèvres.

Alors en dehors des commentaires commerciaux qu’en est-il :

 

Me Frêche dans le Languedoc totalise 493 180 voix sur 1 853 111 inscrit soit 27.7% d’entre eux, par rapport à la totalité de la France sur 43 350 204 inscrit, cela fait 1.13%.

Et les commentateurs de considérer que son succès constitue une volonté nationale, voir un élan vers une recomposition du paysage politique français (comme s’il n’y avait jamais eu des électrons libres et que la France soit bipartite).

Ils sont rapides ces commentateurs, surtout quand ils agitent les pourcentages, c’est ennuyeux que la réalité des voix ramène ce fabuleux élan à si peu.

Mais me direz vous Marx au départ était bien tout seul, et tant d’autres philosophes. Je sais ce qui a traversé vos esprits l’on verra quand il sortira son ouvrage.

Mme Royal dans le Poitou Charente totalise 392 291 voix sur 1 284 403 inscrit soit 30.5% d’entre-deux, et sur la France son score ne représente que 0.9%.

Loin du fameux plébiscite qu’indique les 60% d’exprimés, qu’elle avait vite valorisé pour se présidentialiser, au cas où quelques uns l’auraient oublié, marquant même au passage son désaveu de la politique du PS. Bien naturellement il n’a échappé à personne qu’elle est le maillon faible qui permettra encore à Me Sarkozy d’espérer, si Mes Villepin et Juppé ne l’enterrent pas.

Dans les deux cas nous sommes loin des plébiscites annoncés par les journalistes, et il n’y avait pas de quoi focaliser l’opinion la dessus, si ce n’est pour évacuer d’autres interrogations, nous en avons pris l’habitude.

 

Il en est ainsi au quotidien depuis des années et des années, sauf que quand ils parlent d’évènements dramatiques aucun de nous n’a un indicateur partial pour en mesurer le poids réel, là il en est tout autrement.

Cet aparté fait, les journalistes attirent l’attention et focalisent sur l’expression des partis et du gouvernement, chose naturelle à mon sens, mais ils ne posent pas les questions qui dérangent, à savoir qu’attendent les français.

 

 Quelles propositions pour réformer le capitalisme, quelles propositions pour leur redonner confiance dans les institutions internationale comme le G20, confiance dans l’OMC, confiance dans l’Europe, dans l’institution présidentielle, dans l’assemblé nationale, dans les partis politiques, dans les syndicats, dans les médias, dans les grandes entreprises privés, dans les banques ?

Le pouvoir et d’autres savent cela depuis décembre 2009 (étude CEVIPOF) sinon ils sont nullissimes.

91% des français veulent réformer le capitalisme, 61% se méfient du G20, 61% de l’OMC, 68% de l’UE, 65% du gouvernement, 64% du président, 58% du premier ministre, 64% de l’assemblée nationale, 55% des grandes entreprises, 63% des banques, 76% des partis politiques, 72% des médias, 52% des syndicats.

Et chacun a dit depuis la fin des élections avoir tiré les leçons de l’abstention, d’avoir entendu les français qui voulaient en revenir aux promesses de 2007 et plus de sécurité.

Belle traduction à sa convenance et à ses moyens de la langue de bois. Bien sur chacun trouve sur le marché de son village et sur le trottoir de sa ville le citoyen qui dira ce que l’on a envie d’entendre pour poursuivre le but auquel l’on ne veut pas renoncer envers et contre tous.

Jamais exemple n’a été plus flagrant.

Et il n’a jamais été aussi lamentable que d’entendre des ministres le dire. Je comprends, que si ceux sont là, leurs seuls indicateurs, (comme ils l’ont prouvé en matière de sécurité), ils se soient plantés, les français ont compris que ce n’est pas l’annonce de la loi sur la castration chimique, ni la peur de l’immigré qui allonge leur feuille de pays et leur donne un emploi,

Je ne pense pas que ce soit cela que l’on puisse retirer des indicateurs que j’ai rapportés de cette étude.

On ne peut pas passer l’abstention sous silence, certes c’était une élection régionale, mais compte tenu de la porté politique qui lui fut donné, l’on ne peut pas dire que ce fut un vote régional, dire cela est se mentir, même s’il a retrouvé un peu plus ce caractère au deuxième tour. Sans cela il y a des seuils ou la valeur d’une abstention est un choix politique, c’est le cas présent, comme ce fut celui des Européennes.

Ainsi donc durant ces deux prochaines années la politique va se faire par défaut.

Défaut de disposer du pouvoir économique, le chômage croit (pour ne citer que lui).

Défaut du pouvoir financier, il a fallut renflouer les banques.

Défaut du pouvoir politique seulement, 17.3% font confiance au gouvernement.

Que restent ils à nos gouvernants que la pulsion de mort ; la gestion de tous les désastres qu’entraine ce défaut de pouvoir.

A savoir un retour sur les promesses illusoires d’un paradis après la mort énoncé en 2007et un renforcement sécuritaire liberticide vers le FN, l’on en a n’a pas fini avec les spectacles dramatiques, et la dramaturgie des faits divers.

J’espère que d’autres se poseront les bonnes questions, mais au vue de ce que pensent les français des institutions qui réglementes leur existence, je ne vois pas quel parti peut les satisfaire.

La situation est bien plus grave que ce qu’on le pense, cette abstention n’est pas un coup de tête, elle c’est construites sur les déconvenues de l’alternance et la langue de bois.

En 2007 un illusionniste à réussi encore à soulever des applaudissements, il reste encore au français un échec à vivre, celui de la reconstruction du PS (avec une interrogation), et en 2017 ils n’auront droit qu’au suicide altruiste, car je doute que tous ceux dont ils se méfient, s’amande d’ici là.

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 15:43

 Il faut vendre l’Alsace et le Languedoc.

 

 Face aux difficultés que rencontre la Grèce des députés allemands ont suggéré qu’elle  vende ses îles pour se renflouer, ou la suspension « pour au moins un an » de son droit de vote au Conseil européen ou de l’exclure de la zone euro, avec comme conséquence que le recours au Fonds Monétaire International.

 

C’est tout simplement sublime, mais pas surprenant qu’une telle idée ait pu germer dans l’esprit d’un député, n’en rions pas nous n’en sommes pas à l’abri.

Je vais essayer de m’en expliquer, mais cela va nous ramener assez loin en arrière avec la création du MEDEF le 27 10 1998, car tout vient à qui sait attendre.

 En 1999 j’écrivais ceci :

Ainsi le CNPF (acronyme) est devenu MEDEF. Le Conseil du Patronat français, terminologie dans laquelle s’affirme le poids de l’autorité de celui qui commande dans son seul intérêt (image péjorative du profit), a opté pour une image plus fluide et moderne : Le Mouvement des Entreprises de France.

Cette idée de mouvement signifie : nous sommes agissants, nous faisons vivre les entreprises qui vous emploient (sous-entendu ses dirigeants), les entreprises agissent (sous-entendu la structure collective), mais elle signifie également beaucoup plus que cela.

En effet, la captation par l’entreprise du mot mouvement a une connotation sociologiquement importante, celle d’entreprise collective visant à établir un nouvel ordre de vie.

 Cette vision de l’entreprise beaucoup plus dynamique dilue, dans l’intérêt collectif de l’entreprise qu’affirment les caractéristiques de la Société Anonyme, la notion de profit personnel, et l’étend en fraction infinitésimale aux populations qui s’en montrent solidaires.

Ainsi, à partir du sigle CNPF, qui est le reflet d’une organisation corporatiste, défendant ses intérêts particuliers, nous passons au sigle MEDEF qui affiche une volonté de développer son ordre de vie. Dans cette logique des candidats du MEDEF se présenteront un jour au suffrage universel.

 

Chacun se souvient des discours invitant à gérer l’Etat comme une entreprise, chacun se souvient du lapsus de Mr Fillion la France est en faillite.

Petit a petit les citoyens ont accepté cette idée, reprise en boucle médiatiquement, ignorant qu’une entreprise à un actif comptable et que pour un état nous ne l’évaluons pas, car le territoire est la propriété privé collective du peuple, dont ils se transmettent des parts de celui-ci par héritage, mais peuvent en être dépossédé individuellement à tous moments par une décision d’utilité publique, au nom de tous les citoyens.

Donc le territoire n’appartient pas à la représentation de la nation qu’est l’Etat avec ses parlementaires et son gouvernement, mais à tous les français.

Il est donc impossible de gérer un Etat comme une entreprise, admettre ceci c’est accepter le principe que le gouvernement peut disposer du territoire comme s’il s’agissait d’un actif lui appartenant dont il peut disposer à sa convenance pour fabriquer de la trésorerie, et licencier ses citoyens.

 

C’est la proposition indécente de ces parlementaires Allemands. Il n’y a pas de quoi s’en réjouir, cela indique que ce qu’ont perçu tous les citoyens d’Europe se vérifie.

Lorsque les uns et les autres ont dit NON à la constitution européenne, c’est cela qu’ils avaient « indéfinissablement » pressenti, que cette constitution faisait de l’Europe une vaste entreprise où ils ne seraient que des serfs corvéables.

 

L’on ne peut plus dire que les citoyens s’étaient fourvoyés. Merci messieurs les députés Allemands de l’avoir dit, sans vous l’on pourrait encore en douter.

Je l’écris souvent 55% des français n’ont pas confiance en l’Europe et 61% en l’OMC.

Au-delà de cette imbécillité, il faut faire le constat de son enseignement, que les modèles comptables ne peuvent tenir et rendre compte de l’existence humaine qu’ils ne ramènent à  une valeur commerciale.

C’est tous le discours sur la dette, si notre organisation financière actuelle ne convient plus, il faut en changer comme nous l’avons fait pour l’or, ce n’est pas aux hommes a s’adapter à des comptes mêmes s’ils sont nécessaires, sinon l’on devient comme le faisaient nos seigneurs et nos monarques une marchandise.

 

Il n’était pas nécessaire de faire la république si c’était pour reconstruire par le système financier la féodalité et la monarchie ancestrale.

C’est celle à laquelle reste attaché nos entreprises car c’est sur ce principe qu’elles fonctionnent, elles vendent si nécessaire de l’actif pour faire de la trésorerie, voire parfois revendent des activités avec le personnel.

Conte tenu de la situation le gouvernement serait inspiré de vendre l’alsace et le Languedoc, ce sont les deux seules régions attachés à ce système, il n’aurait comme cela pas a se plaindre de subir ce qu’ils préconisent.

Vaut mieux finir sur un trait d’humour.

Déjà comme une prémonition dans un article,  « mon voisin a un âne » j’écrivais cela : « Les marchés sont là, ils ont dit, pas fiable cet Etat, et l’on a entendu les conneries habituelles la Grèce au bord de la faillite. Ce n’est pas grave, l’on enverra une lettre de licenciement au peuple, et ils iront s’installer dans un pays à forte croissance, la Chine par exemple et nous ferons de ce beau pays grec un centre de vacances pour spéculateurs, à moins qu’ils veuillent s’y constituer en Etat. »

 

 

 

 

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