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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 23:51

 

En fait pour moi c'est un non événement. Le 27 novembre 2012 j'ai écrit ceci : le PS qui a fait le choix d'une politique "social-démocrate" semblable à celle de son prédécesseur dont il ne s'en distingue que par les choix de la mise en forme. Il faut donc s'attendre à un échec de sa politique économique, car il ne disposera pas de moyens financiers pour relancer quoi que ce soit, seulement l'usage des vases communicants, puisqu'il réduit l'endettement de l'état, le transférant sur les ménages...../ Si Fillion a suivi la ligne Sarkozy durant son mandat de premier ministre c'était essentiellement sur le plan économique et dans ses déclarations de poncifs sur d'autres ministères, il fallait traduire les distances qu'il mettait. Il y a un choix d'orientation plus que de lutte pour une présidentielle de 2017. Celui qui reviendra sur la ligne de la « droite républicaine » gagnera l'élection de 2017, car l'échec de Hollande est programmé par ses choix économiques.... /

J'aurais pu naturellement me tromper, mais c'était peu probable dans la mesure où la politique que mènent les gouvernements consiste justement à ne pas en faire, laissant le marché financier dicter les mesures à prendre pour lui assurer de meilleurs profits pour les actionnaires et tous les placements financiers de la population, que ce soit par la participation, l'actionnariat, l'épargne populaire.

Pour savoir ce qu'il adviendra demain ce n'est pas les hommes politiques qui nous gouvernent depuis 84 qu'il faut écouter, mais le patronat. Il a défini son orientation politique quand il a changé d'acronyme pour passer de CNPF à MEDEF, de la défense de ses intérêts particuliers à un mouvement des entreprises de France, qui propose le déroulement de l'existence des citoyens au tour de l'entreprise. Le patronat n'a fait que s'aligner sur un mouvement de fond venu des USA et dont le leadership de l'exemplarité était IBM France.

Les patrons dans la campagne électorale. A quelques mois de la présidentielle et des législatives, le Mouvement des entreprises de France, le Medef, a décidé d'intervenir dans le débat politique. «En avant l'entreprise, en avant la France» - le nom des 7 forums nationaux organisés d'octobre 2001 à janvier 2002 - est avant tout destiné à diffuser les idées des chefs d'entreprise dans l'opinion......./ Antoine Seillière s'est prononcé pour « un vrai renouveau du dialogue social face à l'autoritarisme méprisant de l'Etat et des syndicats cantonnés dans leurs modes d'action et leur conservatisme traditionnel». Au cours de ce forum, plusieurs patrons ont expliqué, tour à tour lors de tables rondes, leurs difficultés à diriger leurs entreprises en raison d'une « législation aberrante» ou de « carcans administratifs complexes».

Les citoyens en bon français ont oublié pas eux. Ils ont même roulé Hollande en transférant toutes ses aides vers les dividendes, même Gattaz dans son entreprise avec les aides reçus, il n'a pas créé un seul emploi. Mais cela ce ne sont pas les journalistes qui vous en informeront. La politique se limite donc pour nos gouvernants depuis les années 90 à s'occuper des faits divers et d'entretenir un climat d'insécurité pour se faire élire au-delà de la réalité.

Hollande achèvera son mandat trahi par ceux qu'il a servi avec zèle. Ces derniers forts de ces portes ouvertes enfoncent le clou avec un Fillon qui leur est tout acquis et il a planté le décor. Dorénavant toute mesure sociale se fera dans l'entreprise avec une négociation fantoche, car peu d'entre elles ont des syndicats. Or ceux-ci assurent la formation des salariés qui occupent des mandats électifs du personnel ou du comité d'entreprise. (Chaque année sont signés par les organisations syndicales 30 000 accords, de plus en plus au niveau de l'entreprise. Ce qui est une volonté politique du patronat. Il a donc réclamé à Hollande et maintenant Fillon de remettre en cause les accords de branches qui entretiennent l'égalité régionale. Il y a en France 288 826 unités légales d'établissements pour 142 736 entreprises de diverses tailles)

L'avenir pour le patronat s'inscrit donc en rose, ôté de toutes ses épines socialisantes. Cela pour un seul objectif, créer des emplois, alors que le président des patrons Gattaz fait la démonstration que toutes les déréglementations qu'il désire n'ont pas pour finalité de créer des emplois, mais de distribuer toujours plus de dividendes. Pour créer des emplois il ne faut pas se fier au marché financier puisqu'il les détruits. Il faut donc faire ce que l'on appelle de la politique, c'est-à-dire avoir des projets, avoir un plan de développement. C'est ce que n'a pas su faire Hollande, Sarkozy avant lui et ce que ne veut pas faire Fillon s'il est élu. En l'état des pronostics à partir de 2017 nous retourneront vers le 19 siècle.

Il n'y a bien que Fillon pour croire qu'en faisant des économies sur les fonctionnaires et la chasse aux sorcières qui abusent du système social il va créer des emplois. Je l'écris souvent les Entreprises n'ont pas pour finalité de créer des emplois. Elles n'embauchent que si elles peuvent s'enrichir du travail de ceux qu'elles emploient. Nous sommes dans une économie Capitaliste, le débat au tour du libéralisme n'est fait que pour cacher cela. Ce n'est pas le libéralisme qui pose problème, même s'il est inégalitaire, le droit d'entreprendre n'emporte pas celui d'exploiter les autres. C'est l'organisation capitaliste du travail qui est notre problème et Hollande a oublié cela, croyant qu'en allégeant le coût du travail le patronat allait créer des emplois, au mieux il investissait dans la robotique, car les machines ne revendique pas. Il tire sa révérence, mais nous laisse un cadeau pourri Fillon ou Macron qui a de bonnes idées, sauf celle de croire que ces réformes révolutionnaires vers un libéralisme originel de l'individu inverserait l'exploitation du capitalisme, il suffit d'affirmer qu'il veut réduire les charges pour comprendre qu'il est sur le même créneaux comptable que les autres. Encore un qui croit que le libre arbitre existe. Parfois je me demande ce qu'on leur apprend dans ces grandes écoles qui sont censées nous fournir une élite au service des citoyens ou du peuple dans une destiné liée et indissoluble où l'individu seul n'est rien, puisqu'il définit son existence par rapport à l'existence des autres qui le nomment. Chacun peu noté que je ne dis pas de la France, car à quoi cela servirait de se flatter d'avoir le plus grand PIB s'il n'y a que 1% des citoyens qui le touchent. La France c'est d'abord son peuple sans discriminations et l'on n'a pas à y pendre un citoyen parce qu'il est employeur, mais l'on a le devoir d'avoir une politique sociale équitable et solidaire.

 

 

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 22:20

 

 

 

 

Il n'est pas un débat depuis 1989 qui n'oppose les citoyens à leur pouvoir commun. D'une autre manière les individus au pouvoir du peuple qu'ils forment, dit autrement le public au privé. Nous avons une constitution qui déclare le pouvoir du peuple et des partis de « droites », qui ne cessent de le remettre en question au nom d'une lutte du libéralisme qui fut menée contre le pouvoir monarchique de droit divin qui n'existe plus depuis la révolution et notre dernier roi Louis Philippe le 1er. Ce rappel seulement pour dire que dans la royauté, tenue par les fondements bibliques, le roi n'y était pas un tyran tout puisant. L'avènement de la démocratie par le gouvernement du peuple c'est traduite par l'exercice du pouvoir par délégation à quelques citoyens élus par le peuple, qui eux-mêmes désignent ou élisent un gouvernement dont les modalités de fonctionnement sont fixées par référendum ou par leurs représentants, c'est le pouvoir exécutif. Les principes de fondement de la démocratie républicaine repose sur la déclaration universelle des droits de l'homme, qui elle-même est issus d'une société chrétienne catholique (l'universalisme et les droits naturels sont d'essences chrétiennes). Notre particularité française est d'élire un président chef du pouvoir exécutif qui avec la réforme du quinquennat et du calendrier électoral transforme le parlement en une « armée » servile. C'est donc à tors que l'on parle de monarchie présidentielle, nous sommes plus proches de la dictature présidentielle avec le 49-3, l'arme anti parlementaire par excellence.

Si les fondements demeurent ceux de la république, ils se trouvent mis en concurrence et même sous la dépendance de ce que nous appelons « la loi du marché » (ce qui est amusant c'est que les syndicats que souhaiterait voir réduite à leur plus simple expression Fillon sont le résultat de la loi du marché) qui a redoré le blason du libéralisme économique. C'est-à-dire la réduction de la place de l'état dans les affaires économiques, sauf si c'est pour que l'état vienne soutenir ceux qui président aux affaires économiques, les entrepreneurs (c'est une distorsion du libéralisme originel, quand l'état aide les citoyens c'est honni, mais normal quand il s'agit des possédants économiques). Pour résumer le niveau social des citoyens ne doit dépendre que de la richesse que consent leur distribuer les riches. Cela n'est pas le libéralisme mais, le capitalisme. Si le droit à la propriété privé est acquis pour chacun, celui d'entreprendre dépend des moyens financiers disponibles et de fait, donne le pouvoir à ceux qui le détiennent.

Nous savons qu'en ce domaine les citoyens ont abandonné leur pouvoir régalien de battre monnaie au profit des banques. La conséquence en est que la France se comporte comme une entreprise et doit sur le marché financier emprunter les fonds nécessaires pour rendre les services que lui ont assignés les citoyens par leurs votes et qu'ils renâclent à financer par l'impôt, si bien qu'ils paient plus cher par le remboursement des intérêts. Si mes souvenirs sont justes la collecte de l'impôt direct sert à régler les intérêts de la dette. Conclusion quand l'on est « con » il ne reste qu'à mettre la main à la poche pour le bonheur de ceux qui achètent des obligations d'état.  

 La cerise sur le gâteau est : les discours démagogiques qui imposent au peuple de réduire ses services communs au minimum pour réduire l'impôt en conséquence et pouvoir rembourser la dette. C'est le principe des vases communicants, les employeurs versent un salaire duquel l'on retire l'impôt et taxes pour rembourser les intérêts de ceux d'entre eux qui sont assez riches pour acheter des obligations d'état.

Il est assez paradoxal d'observer que les citoyens ne renâcle pas à régler les services qu'ils achètent ou les achats qu'ils font, en échange ils reçoivent une facture d'acquittement. Et quand il s'agit de l'état, c'est-à-dire de leur pouvoir populaire, ils ne conçoivent pas de devoir financer les services qu'ils ont décidés politiquement de mettre en place (c'est pareil pour les collectivités locales). Les citoyens seraient avisés de définir les fonds qu'ils désirent allouer au budget au regard des services votés et ensuite d'envoyer l'addition, la facture, à chaque foyer fiscal. (Il est vrai que l'impôt relève d'une pratique monarchique, voire moyenâgeuse). Les citoyens réagissent comme si l'état recevait de la monnaie venant d'une corne d'abondance, qu'ils ont eue entre leurs mains, il ne faut pas l'oublier, et qu'ils ont abandonné au profit de banques indépendantes du pouvoir politique pour créer de la monnaie dans le cadre de la loi qu’ont voté les citoyens.  C'est-à-dire de celui du peuple qu'ils forment (ainsi sur 100 € qu'elle détient une banque peut prêter 1200 €, elle crée donc 1100 € duquel elle recevra des intérêts, et nous voulons que les financiers abandonnent ce privilège. Ils se battront à mort pour le conserver). C'est le peuple qui en a décidé ainsi en 1973 et confirmé dans l'UE par la monnaie unique. Il y en a assez de dire par des raccourcis c'est VGE, Mitterrand, c'est la majorité du peuple qui a voté pour qu'il le fasse.

Nous sommes d'en une espèce d'infantilisation où l'adulte refuserait de vouloir l'être. L'on dirait que cela emmerde le peuple que d'avoir le pouvoir, il cherche en permanence à s'en défaire au profit de tiers, qui généralement moins « cons » ne se font pas prier, sachant parfaitement que le peu de citoyens qui seront récalcitrants et réclameront l'exercice du pouvoir qu'ils ont, ne seront pas entendus de la majorité.

Nous sommes dans une relation de débiles mentaux, le discours commun est, comment échapper à l'impôt, personne ne voudrait en payer. Un tel discours, ce n'est pas acceptable dans une société démocratique où le pouvoir appartient au peuple. Mais malheur j'ai transgressé un tabou, dire qu'il est normal de financer les services communs que l'on met en place. J'exagère un peu il y en a qui ne nie pas leur utilité, mais ils préféreraient que ce soit les entreprises (l'entité entreprise dotée de la responsabilité morale, que j'appelle un attrape nigaud) qui les paient, puisque ce sont elles qui capitalisent les richesses produites. Sauf, que quand l'on regarde de plus près leurs comptes analytiques, elles font payer leurs impôts à leurs clients. L'entreprise ne paie jamais rien, elle sert de transfert, c'est une illusion que de lui prélever des impôts et autres taxes, c'est le consommateur qui paiera. Il en est de même pour les prélèvements obligatoires, ce sont les clients qui les paient, soit le consommateur.

Je suis donc souvent agacé par ces débats idéologiques autour des charges. Un terme utilisé à souhait pour cacher le fait qu'elles représentent le niveau de vie de la population, une manière de ne pas avoir à dire que nous vivons trop bien, du moins certain. C'est un peu comme le PIB par habitant, quand 1% des citoyens détiennent 25 % des richesses la moyenne ne veut rien dire, (en USA 5% détiennent 85%, et 1% des plus riches détiennent 50% de la richesse mondiale). Le PIB par habitant énoncé seul ne veut rien dire comme valeur de niveau de vie individuel. C'est comme une France forte dans laquelle la banque alimentaire vient de fêter son 33 ième anniversaires et les restos du cœur chantent toujours, (et Fillon qui se rend compte dans ces primaires que la pauvreté augmentait, il regardait où avant, quand depuis 76 qu'il est entrée dans les affaires politiques).

Au bout du bout le citoyen consommateur paie tout, sans distinction de classe, sauf par l'injustice des formes d'impositions ou de taxes dont il s'est doté par ses choix politiques à la majorité. J'insiste dessus. Quand l'on remplace état par vote du peuple l'on se rend mieux compte que toutes les injustices dont nous nous plaignons, c'est nous qui les avons votées en majorité ou laissées s’installer et il ne faut pas prendre le prétexte du référendum de 2005 pour le nier, depuis il y a bien de l'eau qui a coulé sous le pont. Là je crois que je viens encore de transgresser un tabou. Je dois être fou d'écrire que ceux qui se lamentent depuis des années, sont ceux qui ont voté pour la mise en place des maux donc ils se plaignent.

Le vote des primaires de la droite en est un exemple, des citoyens pour la première fois dans l'histoire sociale ont voté pour un programme qui prévoit l'augmentation du temps de travail, alors que depuis 1882 sa réduction en est le lied motif des salariés (les pendus de Chicago). Qui plus est, dans une société où l'évolution technologique va imposer de se passer de la main d'œuvre humaine. C'est dire le décalage intellectuel entre les évolutions de ce siècle et obscurantisme d'une pensée unique "capitalistique" essentiellement dirigée par des ratios comptables. 

Que proposait Fillon et Jupé, de faire ce que font les entreprises quand leurs marges baissent, elles liquident du personnel. Ils vont faire exactement cela à la manière Fillon s'il est élu président. Et c'est bien normal, puisque ce qui le dirige et ce qui le guide n'est pas la socialisation humaine, mais la servitude comptable de l'humain suivant un modèle capitaliste au nom du libéralisme animé d'une concurrence loyale où le plus aisé doit renoncer à son niveau de vie pour concurrencer les riches occidentaux qui sont aller investir dans les pays les plus pauvres afin de réaliser de meilleurs profits en exportant dans les pays où ils ont acquis leurs capitaux. On en pleurerait.

A renier en permanence notre pouvoir, celui du peuple que nous formons, nous en mourrons. La question cruciale que devraient se poser les citoyens devant ce siècle, c'est : si 10 millions de français suffisent à faire fonctionner l'économie de quelles activités retirerons nous une source de revenus pour les autres. Face au "productivisme" capitaliste qui fait marchandise de tout. Nous savons que la décroissance s'imposera, soit en intelligence par de nouveaux projets « écoéconomiques » ce dont je doute fort, soit par l'autodestruction ce qui est le plus vraisemblable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 01:23

 

 

 

L'ultime débat pour un enterrement. J'exagère ce fut un débat d'une grande tenu, cela nous change du petit agité qu'au moins les citoyens votant du premier tour ont éliminé. Moi qui suis contre les primaires je dois reconnaitre que sans celles-ci l'agité aurait été choisi par le LR comme candidat. L'on ne peut pas toujours avoir raison, mais je maintiens que les primaires cocufient les adhérents des partis qui le pratiquent, c'est comme si les citoyens sympathisants qui y participent se rendaient à la table une fois que la soupe est servie.

Cela dit ce débat a évité le sujet qui fâche l'Europe. C'est l'Europe qui fixe la politique économique que nous menons et il n'en parle pas pour cause les citoyens sont plutôt fâchés avec. C'est elle qui fixe les choix radicaux de Fillon, retour au trois pourcent de déficit, dérégulation du travail, libéralisation d'une partie soin médicaux (la dernière tentative remonte en 1976 lors des états généraux de la sécu quand Jacques Chirac était premier ministre de VGE et que Fillon lui faisait son entrée en politique). Une curiosité dans la bouche de Fillon qui m'a surpris c'est qu'il a dit qu'il fallait rompre avec la pensée unique.

J'ai eu le sentiment que cette expression devait trouver sa place dans le débat parce qu'elle fait partie de réminiscences des citoyens, histoire de capter des voix. Je ne vois pas en quoi son programme se démarque de la pensée unique. Son souci d'avoir un programme choc, brutal pour secouer les citoyens, ne me parait pas aussi efficace que celui du FN ou de Mélenchon qui si j'ai bien compris sont des partis extrémistes. Ben alors ils sont proches d'eux ces extrêmes, le FN à tendance fascisante, Mélenchon socialiste. Je veux bien que l'on considère le fascisme comme un extrême,( j'ai souvent expliqué pourquoi),mais renvoyer le socialisme aux extrêmes c'est justement être dans la pensée unique « libérale "capitalistique" », famille à laquelle ils appartiennent. Une famille comptable ou la richesse des Français qui investissent à l'étranger est comparé à celle des fonds de pensions américains et aux investissements du Qatar. Allez, l'on sait que c'était un artifice politicien, s'il avait donné des chiffres, nos riches français auraient été ridicules, rien que les fonds de pension représente 14 000 milliards de dollars dont 46% sont des placements obligataires (prêt aux états).  Aux Pays-Bas, les actifs des fonds de pension représentent 160 % du PIB, aux Etats-Unis, 75 % du PIB contre …0.33 % du PIB en France. Les 500 familles les plus riches de France pèsent 456 milliards d'€. Finalement, avec quelques données nos français ne sont pas si riche que cela.

C'est juste une remarque, pour signaler que si le débat était sérieux, il n'en était pas moins idéologique, c'est-à-dire ultra libéral, même si Jupé propose d'y aller avec plus de douceur. Sur le fond ils sont d'accord pour une cure d'austérité, pour rester dans la ligne des politiques de l'UE, l'un par électrochoc, l'autre avec l'art et la manière. Les citoyens qui iront voter dimanche choisiront une mort programmée. J'ai écouté avec attention les intentions de Jupé pour réarmer la France et lui redonner sa place. Nous pouvons ouvrir le site du FN, à ce sujet Marine tient le même discours, exception faite de la force de la diversité où se serait plutôt Fillon qui la rejoindrait avec son identité immuable. Dans quelques années les transhumains français multicolores continueraient à chanter nos ancêtres les gaulois. Fillon à raison sur un point c'est le plein emploi, ou avoir une activité rémunérée qui apportera une solution à notre société. Mais en cela je préfère le programme de Mélenchon qui lui décide de donner des objectifs politiques d'orientation de plan pour cela, plutôt que d'attendre que des riches veuillent bien investir en France parce qu'ils n'y seraient pas imposés et seraient, comme des yaourts, allégés de charges.

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 22:24

On pend les mêmes et ont recommence.

 Quatre millions de citoyens enthousiastes, majoritairement des vieux, ont désigné les deux caméléons de ce nouveau parti qu'est « Les Républicain ». Les Républicains jusqu'au prochain parti, car si nous suivons bien la politique de ces membres, quand ils sont au bord de l'implosion, ils deviennent effervescents et se dissolvent. UNR 58 à 62 → UNR-UDT 62 à 67 → UDR de 67 à 76 → RPR de 76 à 2002UMP de 2002 à 2015 → aujourd'hui LR, l'on prend les mêmes et ils annoncent un vin nouveau, heureusement que ce n'est pas tous les ans sinon il faudrait les appeler beaujolais.  C'est l'art du camouflage, ils ne sont pas les seuls, mais inversement. Le PS, qui est devenue social démocrate depuis 1984, sous la pression de ses adhérents socialistes historiques a conservé son sigle PS (hérité du congrès d'Épinay qui concevait toujours la lutte du socialisme contre le capitalisme), et ainsi induit, ou trompé un grand nombre d'électeurs. C'est du vin d'Epinay devenu Beaujolais. De la sorte beaucoup de citoyens reprochent la trahison des socialistes, c'est faux "archi" faux, mais tous s'accommodent de ce raccourci, car il invalide tous ceux qui se référent au socialisme, du pain béni et personne ne veut lever la confusion. Pourtant, je pense qu'avec la déculottée que vont prendre ces pseudo socialistes il faudra bien qu'ils implosent, car s'ils arrivent encore à tromper leur monde c'est vraiment à désespérer des hommes.

Un parti n'est pas "doctrinairement" figé.

Les adhérents du parti socialiste ont le droit, comme n'importe lequel des partis de changer de convictions. Mais il ne faut pas tromper les citoyens sur le sens des mots. Être socialiste signifie qu'on lutte contre le capitalisme. Cela n'interdit pas aux capitalistes d'être social, (il y a un grand nombre de citoyens de droites qui sont généreux). Mais "doctrinairement" il procède par la charité et considère que la solidarité est une charge. Je ne pense pas tromper qui que ce soit en disant cela, l'on entend suffisamment des discours de politiciens de droites qui assimilent la solidarité "intergénérationnelle" et sociale à l’assistanat. La différence est que la charité peut cesser à tout instant et met donc celui qui la reçoit sous la dépendance de celui qui fait le don. La solidarité est une aide pérenne qui ne met pas celui qui la reçoit sous la dépendance d'un donneur et permet à ceux qui en bénéficient de disposer d'une autonomie économique minimale. Je ne dis pas que les sociaux démocrates ont renoncé à la solidarité mais, à la lutte contre le capitalisme, ils ont le cul entre deux chaises comme l'on dit. Ils voudraient rendre le capitalisme social. Comme s'il n'y avait pas assez de pays dans le monde où les capitalistes, que les socialistes ont obligé en France de participer au financement des systèmes de solidarité, se gardent bien de le faire dans les pays tiers qui les accueillent ou dans ceux où ils s'imposent. Ce serait déjà une avancé que d'obliger les multinationales à pratiquer la même politique salariale dans tous leurs pays d'accueil. Le PS dit lutter contres les injustices, il n'est pas le seul, mais ce serait bien d'indiquer d'où elles viennent.

Elles sont toujours là.

Parfois je m'interroge et je vous invite à faire autant avec tous ces partis qui disent lutter contre les injustices depuis tant d'années, je ne comprends pas pourquoi il y en a toujours plus. Ce doit être comme la météo du ressenti, ceux qui ne perçoivent que le minimum se sentent injustement rémunérés par rapport à ceux qui gagnent le maximum. Comme me dit mon âne ils n'ont qu'à se priver de tout et ils en auront bien assez.

Il est permis de voter contre son ventre.

Donc, c'est l'embelli au LR la France a choisit son candidat comme le disent les faiseurs d'opinions, car il n'est pas pensable que l'alternance ne reviennent pas au bonnet blanc. Cela d'autant plus que ce sera historiquement une première.Depuis la très célèbre affiche du PC en 1945 « retroussons nos manches »  https://www.herodote.net/Images/Particommuniste1945.jpg . Aucun parti n'a jamais proposé une augmentation de la durée légale du temps de travail. Sarkozy c'était travaillé plus pour gagner plus, Fillon ce sera travaillé plus pour gagner moins. Du seul fait de l'augmentation de la durée légale, le régime des heures supplémentaires ne courra plus à partir de 35 h.Une vie de militantisme pour voir des citoyens voter pour des candidats qui vont  leur diminuent le salaire et augmenter l'âge de départ à la retraite pour redresser parait-il la France, pour quoi, pour qu'il la donne à quelques capitalistes, pour que 1% des citoyens se partage 80% de la richesse que vient frapper cet impôt injuste sur la fortune. Je disais bien que l'injustice c'était du ressenti. Quand comme Jupé l'on pense que la TVA est l'impôt le plus juste, l'on peut tout concevoir, même l'inversion du progrès social.

L'assistanat des entreprises.

J'ai souvenir d'avoir déclaré dans un congrès que c'était dorénavant le patronat qui revendiquait. Il demandait que les revenus qu'il est contraint de verser aux salariés lui soit en partie restituée par l'aide à l'investissement qu'il reçoit de l'état (60% des recettes budgétaires produite par la TVA de 22,8 millions de salariés et trois millions d'employeurs) dont les salariés sont les financeurs majoritaires, Fillon ne s'en est pas privé avec ses plans de relance de l'investissement. C'est comme s'ils rendaient une part des salaires aux employeurs et cela semble convenir à certains citoyens qui votent pour des partis qui pratiquent ces aides. Autant le faire directement à l'entreprise concernée, demander aux salariés de diminuer leurs salaires, comme nous l'avons vu dans quelques sociétés pour conserver leur emploi, plutôt que de faire appel à la solidarité de l'état. J'ai dû me tromper en parlant de solidarité, j'aurais dû dire de l'assistance de l'état réglé majoritairement par les salariés. Curieusement dans ce cas l'on n'entend pas les Jupés les Fillons crier à l'assistanat des entreprises, ni décrier l'intervention économique de l'état. C'est le patronat qui a voulu retirer au peuple la création monétaire en 1973, alors qu'il s'adresse à ses banques plutôt qu'à l’impôt des citoyens, même s'il y participe à hauteur de trois millions de citoyens employeurs.

Les salariés sont seuls responsable de leur sort.

D'une autre manière, ces aides permettent aux citoyens de financer leur propre emploi, c'est comme s'ils payaient pour pouvoir travailler. Cela fait des années que nous avons inversé le processus. Faisons un effort de conceptualisation, non contant de ne pas redistribuer les capitalistes réclament qu'on leur reverse une partie du peu qu'ils ont redistribué. Que dire si ce n'est : que si la richesse se retrouve concentrée entre quelques mains, ce n'est pas par l'opération miraculeuse du saint esprit (que les croyant m'en excuse).

Le chantage à l'emploi continue donc et s'aggrave, l'incurie des salariés eux-mêmes en est la cause. Le système capitaliste est une organisation d'exploitation de l'homme par quelques-uns d'entre eux à la tête de « dominants systémiques », (oligarchie ploutocratie etc.) mais c'est aux autres de se solidariser dans les partis socialistes qui existent pour ne pas se laisser faire et défendre leurs intérêts comme les employeurs défendent les leurs. Si la cuvé 2016 du beaujolais nouveau est sorti à partir du 17 novembre celle du LR le sera le 27 novembre pour être servi en 2017. Espérons que d'ici mai il sera piqué.

 

 

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 00:41

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Chacun se rappelle cette histoire qui servait à discréditer VGM. En chasse en Afrique chez ses amis dictateurs, rentré à Paris il raconte sa chasse, j’ai tiré une gazelle et deux panous, un beau lion et trois panous. Il énumère ainsi son tableau de chasse, composé d’un bon nombre de panous. N’osant interrompre le président tous se taisent malgré DES regard ébahie à l’annonce des panous. Le ministre des affaires étrangères L'interroge, c’est quoi des panous et de s’entendre répondre : je ne sais pas mais chaque fois sortait des buissons des bêtes noires avec des bras en l’air qui criaient en les agitant Panous Panous .

Pas de permis de chasse pour les flics. Les hommes ne sont pas des Panous. Les droit de l’homme protège tous les individus et la peine de mort à été abolie en France, il n’est donc pas question de la faire entrer par un bais.

Article 3. Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 30. Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Ainsi, la vie, la liberté, la sureté des personnes implique que ceux qui les entravent en soient dissuadés. Aujourd’hui nous ne savons que faire usage seulement de la répression pour garantir la vie, la liberté, et la sureté de chacun. Tous les responsables politiques de Jupé, Sarkozy, le Pen, etc. tous hommes intelligents, savent qu’elle a ses limites. Ils savent, pour ceux qui la soutiennent inconditionnellement, qu’ils sont dans une stratégie d’acteurs politiques pour des voix électorales. Ils savent qu’ils utilisent la peur d’une population vieillissante et d’une France « droitisé » qui en appelle en permanence à la répression contre toutes observations par les sciences sociales et politiques de ses limites, où elle finit, ni par être dissuasive, ni par être exemplaire. Depuis les gaulois nous avons observé cela.

L’intelligence voudrait que l’on apprenne cela aux citoyens pour qu’ils asseyent d’imaginer d’autres processus, pour qu’ils trouvent d’autres solutions, pour qu’ils innovent, comme ont le leur demande en permanence en économie. Que nenni, ce qui est bon pour l’économie ne l’est pas pour la sureté, en économie l’on a besoin de génies, en sécurité de cons et les politiciens et le FN en particulier veulent des cons.  Même les USA ont des états qui ont abolie la peine de mort. Eux qui sont toujours prêt à tuer tout le monde au nom des droit de l’homme ont pléthore d’études, comme les canadiens, qui démontrent que la peine de mort n’est ni dissuasive, ni d’exemplarité. L’histoire en témoigne, ceux du FN qui nous avaient promis en 1981une recrudescence de mort lors de la suppression de la peine de même nom se sont plantés. J’ai déjà expliqué que ce sont des enchevêtrements de conditions sociales qui influencent le plus le développement de la délinquance et de la criminalité

Le Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip). Ainsi, l’évolution du nombre d’homicide depuis 81 baisse malgré des pics momentanés, et ce n’est pas lié à l’existence ou nom de la peine de mort. En revanche, le lien entre l'abolition de la peine de mort et l'allongement des peines prononcées aux assises semble, lui, avéré. Pour preuve, en l'espace de trente ans, le nombre de prisonniers condamnés à la réclusion à perpétuité a plus que doublé, Il faut dire que, depuis 1981, le code pénal n'a cessé de se durcir. En 1994, une « période de sûreté perpétuelle » a été instaurée pour les personnes reconnues coupables de meurtre sur mineur de moins de 15 ans doublé de viol ou de torture. Dans ce cas, un condamné ne peut être libéré qu'après avoir passé trente ans derrière les barreaux. Cette sévérité accrue des peines a été confirmée tout récemment avec l'adoption, en février 2008, des « peines de sûreté ». Elles permettent, en effet, de retenir indéfiniment les personnes considérées comme potentiellement dangereuses à leur sortie de prison. Plusieurs associations de justiciables se félicitent de cette évolution. C'est notamment le cas du délégué général de l'Institut pour la justice, Xavier Bébin, qui voit dans ces lourdes sanctions « le meilleur compromis entre, d'un côté, la nécessité de protéger la société et, de l'autre, le respect de la vie humaine via l'abolition de la peine de mort ». Une opinion que ne partage pas l'Observatoire international des prisons (OIP), qui fustige « la relégation sociale définitive qui accompagne souvent les longues peines ».

Juste pour souligner que le laxisme supposer qui justifierait le retour à la peine de mort et faux, même s’il semble séduire les citoyens que l’on effraie avec des mensonges à partir d’événement réels.

Alors, des demandes émanent pour réclamer des renforcements de peines, est-ce que nous allons en arriver à condamner à 25 ans de prison pour avoir volé une part de pizza, comme en Californie en 1995.C’est cela que d’aucun appellent la justice.

D’autres voix fustigent les remise de peine qui ont été modifiée en 1984, qui donc sait que la loi qui les régie date de 1875.

Les individus condamnés à titre définitif avant l'entrée en vigueur de la présente ordonnance bénéficieront de la réduction prévue à l'article 4 de la loi du 5 juin 1875, dans les conditions visées audit article pendant toute la durée de leur peine.

Les individus condamnés à titre définitif à la relégation avant l'entrée en vigueur de la loi du 3 juillet 1954 pourront bénéficier de la libération conditionnelle, pendant le cours de leur peine principale, dans les conditions fixées à l'article 2 de la loi du 14 août 1883.

Face à l’ignorance de la population le FN à beau jeu d’affirmer des contres vérités comme son porte parole Nicolas Bay selon lequel : l’abolition de la peine de mort en 1981 a provoqué « l’effondrement de l’ensemble de l’échelle des peines, ce qui fait qu’aujourd’hui, il n’y a plus de perpétuité réelle L'abolition de la peine de mort en 1981 a généré ce laxisme dont on fait aujourd'hui lourdement les frais. Ça fonctionne, un drame survient il vent son mensonge à la télé et aux journaux, et quand un autre arrive il recommence.

Si nous en sommes arrivé à ce que des citoyens adhérent aux thèses frontistes il a bien fallu que ça leur entre par les oreilles et les yeux pour atteindre le cerveau.

Si je fais ce crochet par la peine de mort, c’est que les actes de civilisation se caractérisent par la protection de l’existence et de l’existence de tous, même quand un tue. Dans l’échelle du développement "civilisationnel", la loi du talion fut une avancée face à la barbarie qui était d’usage et la facilité à tuer un voleur de pizza. Dorénavant l’on ne pourrait pas faire plus que ce qui nous avait été fait.

L’on ne pouvait donc que voler une part de pizza au voleur de pizza, crever un œil à celui qui vous en avait crevé un. Nous savons que cela a dégénéré à son tour en barbarie punitive, jusqu’à la révolution où l’incarcération est entrée dans le système punitif, la privation de liberté, et au lieu de voler à l’autre la pizza ou lui crever un œil, nous lui versons un dédommagement, les DI. Cela nous a fait revenir au principe de la loi du talion, alors que les DI étaient versées par les riches pour éviter la prison. Et en matière de conciliation cela se pratique encore.

Nous n’avions donc pas évolué depuis ces siècles, prés de cinq milles ans, et l’abolition de la peine de mort à introduit une rupture. Pas extraordinaire puis que nous avons introduit la perpétuité que certain ne voudrait pas voir limité à trente ans histoire de renouer avec la loi du talion il a tué nous sommes civilisé nous ne le tuons pas mais nous allons le laisser mourir à petit feu. Nous avons introduit par ce bais une persécution. C’est ainsi que les remises de peines sont un acte d’humanisation, un acte » civilisationnel » de ceux qui savent que la répression a ses limites et qu’il vaut mieux réinsérer les hommes, et que tout homme dispose d’une faculté de résilience

Alors, quand les policiers demandent la révision du droit de la légitime défense, de quoi s’agit il.

USgp police- FO. Il faut attendre.  Pour le symbole, il y a quand même l'alignement des sanctions pour outrage à policiers sur celles des magistrats. Est-ce important symboliquement ?  C'est important. Il faut que l'on comprendre, en France, que lorsque que l'on touche à un fonctionnaire de police, les peines doivent être absolument impitoyables. Il faut que la justice soit impitoyable. Mes collègues se plaignent d'une pression insupportable et de la politique du chiffre. Il faut cesser cette politique du chiffre qui se fait au détriment de la sécurité.

ALIANCE POLICE. Il est anormal que les policiers soient soumis à la même règle que les citoyens….un policier qui se trouve face a un homme armé qui le menace ou menace quelqu’un il doit pouvoir faire feu après deux somations, sans que ce soit pour autant un permis de tuer.

USSA police. Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale promet un "plan de sécurité publique". "C’est insuffisant parce qu’on attend du concret, répond Philippe Capon, secrétaire général UNSA Police, invité de Jean-Jacques Bourdin lundi. Rien n’a changé, alors qu’il faut que ça change, ce sont les attentes des collègues. On ne peut plus se contenter de promesses. Ils ont encaissé 650 millions lire le lien ci-après) Les policiers souffrent, c’est une réalité". La mise en place d’une réponse pénale forte, pour toutes les agressions à l’encontre des représentants de l’État et des membres de force de l’ordre

Ce qui n’est pas dit aux citoyens c’est que par le protocole du 11 avril 2016, signé par l’UNSA police, s’élève pour la police et la gendarmerie à 650 000 000€. http://police.unsa.org/ . Dispositions de ce protocole que n’a pas signé USgp police http://www.interieur.gouv.fr/ .  Ensuite face à la grogne le gouvernement a débloque 250 000 000€ supplémentaire. Au total cela fait 900 millions €.

Ainsi, chacun d’eux veut une réponse pénale forte, mais aucun, vous pouvez visiter leurs sites, ne dit si cette réponse forte, ces peines impitoyables, ces mesures pour citoyen anormal, est tuer le voleur de pizza.

En conclusion, nous n’avons pas à tuer un panous panous, sauf encas de légitime défense. Article 122-5.N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte.

N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.

La sommation pour tuer quelqu’un n’existe pas dans le code pénal. Article R431-1

Pour l'application de l'article 431-3, l'autorité habilitée à procéder aux sommations avant de disperser un attroupement par la force :

1° Annonce sa présence en énonçant par haut-parleur les mots :

" Obéissance à la loi. Dispersez-vous " ;

2° Procède à une première sommation en énonçant par haut-parleur les mots : " Première sommation : on va faire usage de la force " ;

3° Procède à une deuxième et dernière sommation en énonçant par haut-parleur les mots : " Dernière sommation : on va faire usage de la force ".

Si l'utilisation du haut-parleur est impossible ou manifestement inopérante, chaque annonce ou sommation peut être remplacée ou complétée par le lancement d'une fusée rouge.

Toutefois, si, pour disperser l'attroupement par la force, il doit être fait usage des armes mentionnées au IV de l'article R. 431-3, la dernière sommation ou, le cas échéant, le lancement de fusée qui la remplace ou la complète doivent être réitéré

En fait la sommation que réclament les policiers n’est que le droit de tuer face à l’agression d’une personne qui le menace ou menace autrui avec une arme. C’est la boite de pandore ouverte, car en l’absence d’avoir un mort qui explique la situation il aura toujours été sommé de se rendre. Ainsi, la peine de mort ne sera plus prononcée par la justice mais exécutée par le policier. Et par ce bais nous feront rentrer dans les faits une peine de mort qui a été abolie. Quand aux peines impitoyables j’ai du mal à les imaginer. Si les citoyens sont égaux, il en est qui sont psychologiquement affaiblis, soit par leur jeune âge, soit par la vieillesse, soit par une déficience, et il est vrai que les peines sont plus sévères, mais je ne pense pas que ce soit le cas d’adultes armés dont la tâche est justement d’affronter les risques. Une société où la police a le droit de tuer hors légitime défense est une dictature. J’écris souvent que les policiers et les gendarmes n’ont pas à risquer leur vie, pour cela c’est la réponse sociale à la fracture qui existe qu’il faut modifier pour qu’ils n’aient pas pour mission de garder la misère. 

 

 

 

 

 

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 03:29

 

La police dans la rue.

 Il est amusant de constater que personne ne dit la rue n’a pas à dicter sa loi. C’est juste une observation en passant, car il m’avait semblé entendre cela lors des manifestations syndicales de salariés, et le président n’avait pas cru bon recevoir les représentants.

Le scénario politico médiatique.

Nous sommes repartis pour le même scénario politico médiatique qui s’aggrave. Quand des forces de police manifestent ce n’est pas insignifiant en démocratie. En démocratie elles ne sont pas seulement répressives, elles assistent aussi, et ne tire pas sur tout ce qui bouge dans le respect des droits de l’homme qui s’appliquent également aux malfrats aussi odieux soient leurs crimes. Nous ne sommes pas tout à fait en dictature encore, dans lesquelles les forces de polices comme la justice servent un tyran et donnent cours à nos rancœurs, notre vengeance et nos penchants sadiques et persécuteurs d’humains. Nous retrouvons cela chez tous ceux qui disposent d’un pouvoir, tyran, armée, police, groupes ethnique et idéologie dogmatique.  En France une police des polices veille à cela. Aucun groupe structuré n’échappe à des dérives comportementales quelles qu’en soient les raisons. Il n’y a que notre sottise pour stigmatiser un groupe en particulier. Nous le faisons avec les hommes politiques ou d’autres (tous corrompus, ecclésiastiques tous pédophiles etc.), heureux d’avoir craché notre venin nous ne nous intéressons pas au fond.  Celui-ci implique de fait notre organisation socio économique qui stimule notre psychique et dicte nos comportements. Une réflexion sur ce sujet n’intéresse pas des hommes politiques qui préfèrent en appeler à nos émotions, quitte à organiser manifestations et commémorations pour se purifier de ce dont ils sont coupables par le choix de leur politique que nous laissons faire. Il est souvent trop facile de se décharger sur eux quelque soit leurs tords.

Ceci précisé par clarté, ceux qui suivent l’évolution des forces des de sécurité savent qu’il y a un authentique malaise dans la gendarmerie et la police. Bien des femmes de gendarmes en ont témoignés ou certains d’entre eux discrètement, les syndicats de police sonnés l’alarme. Il convient de faire quelques rappels pour être bien compris.

Un malaise réel et connu.

Le gouvernement actuel tenu par les économies budgétaires imposées par l’UE à voté un budget en hausse en 2014, 2015, 2016. Entre 2012 et 2016 9 341 postes ont été créé. Pour tant cela ne compense pas la diminution de 13 000 postes ni une baisse de 18% entre 2007 et 2012 dans une période ou le taux de criminalité avait baissé et que le gouvernement affichait la volonté de compenser les baisses de budget par une rentabilité des forces de sécurité. Mais il y a comme toujours contestation sur les chiffre c’est ainsi que de 2012, 2013, 2014, les effectifs réels avaient baissés de 143 997 à 143 050 pour la police et de 96 213 à 95 0195. C’est différences suivant les protagonistes des forces de police tiennent aux postes fantômes comme ils les qualifient. https://www.gendxxi.org/wp-content/uploads/2015/11/Les-effectifs-fant%C3%B4mes-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-20151116-Graph-1.jpg. https://www.gendxxi.org/wp-content/uploads/2015/11/Les-effectifs-fant%C3%B4mes-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-20151116-Graph-2.jpg

La surenchère à la place de la réflexion.

Nous trouvons là des raisons des événements de mécontentement (la rentabilité à touché homme et matériel) car les hausses ne compense pas celles perdus. Je ne mentionne aucun parti au pouvoir car je pense toujours que c’est un domaine qui devrait ne pas être l’objet d’une instrumentalisation politique. Ce qui n’est pas le cas, puisque le FN en avait et en fait son cheval de bataille, entrainant tous le monde dans son sillage. Si bien que de surenchère en surenchère nous en arriverons à tuer tous le monde et dire la république reconnaitra les siens.

L’inconvénient de cette surenchère est qu’il n’est plus possible de faire d’analyse sociologique au bénéfice d’une exploitation émotionnelle qui n’a pas de raison. Nulle part nous n’entendons intervenir des sociologues, des services sociaux, des philosophes, des criminologues, tous les spécialistes qui, face aux effets pervers de toutes sociétés, avancent des solutions, parce quelles coutent chers, et qu’au moment où tous les partis promettent des baisses d’impôts ce n’est pas très populaire. Chacun comprend qu’il n’est pas convenable de demander aux citoyens de réfléchir posément en toute intelligence à cette ambiance « in sécuritaire » dans laquelle nous baignons (Personne ni gagne des voix électorales). Cela qu’elle soit surfaite, comme je le soutiens statistique à l’appui, ou ressenti émotionnellement comme augmentant à chaque affaires, dont les médias nous entretiennent journellement.

Qu’en dit le ministère de l’intérieur.  Le ministère de l’Intérieur à ne laisser aucun angle mort, agir dans la proximité, au plus près des citoyens dont il doit conserver la confiance, aussi bien qu’à entraver les projets de ceux qui menacent leur sécurité en mobilisant ses partenaires européens et étrangers. Aucune politique de sécurité efficace ne peut aujourd’hui éviter les deux aspects. Il a insisté sur «la volonté du gouvernement de préserver la capacité opérationnelle des forces de sécurité», et ce «dans un contexte de menaces sérieuses et multiformes», mais aussi sur «la parole honorée» pour améliorer les conditions matérielles de vie et de travail des personnels de sécurité.

Malgré les mesures annoncés par le ministre de 685 millions d’ici 2020, que je ne détaille pas, financé par des économies, seul le syndicat force ouvrière n’a pas signé l’accord estiment que le compte n’y était pas. Il avait appelé à manifesté, et naturellement sans résultat, il manqué comme dans beaucoup de situation de détonateur émotionnel (qui est survenu avec l’agression des policiers), tant nous avons perdu la capacité d’une réflexion consciente.

Les comptes avant les hommes.

Devant la grogne le président s’engage à recevoir les syndicats qui se plaignent de disposer de matériel en ruine, de manque d’effectifs sur le terrain et d’un raz le bol.

Le fait que le président reconnaisse que le malaise est profond et que les conditions de travail sont de plus en plus difficile atteste que le problème était connu et que malgré les alarmes syndicales et ses manifestations il a attendu que l’opinion publique s’empare de l’émotion suscité par l’agression et le débordement syndical pour bouger. Cela donne la mesure où nous conduit la politique de restriction budgétaire imposé par l’UE. Le pouvoir ne réagit que face à un drame tout comme les citoyens, bien qu’il parle de concertation et de dialogue sans jamais y concéder une once.

Tyrannie de l’émotion et info spectacle.

En fait l’émotion à pris le pas dans tout les domaines. A chaque drame nous nous émouvons au rythme des storystelling que montent en épingle les médias, pour le meilleur ou le pire, tant que cela leur procure de l’audience en jouant sur les émotions. Cela va bien au delà de l’information nécessaire en entrant dans l’information spectacle. Ils développent ce que l’on appelle un ressenti et tout le monde se place dans cette démarche car l’opinion n’accepterait pas une autre posture. Sauf qu’une fois l’émotion passé ou remplacé par à une autre le « jeu » continue et rien ne change, si ce ne sont des propositions qui se surenchérissent ou des propos aussi creux que ce que j’ai cité plus haut tenu par le ministre.

Toute fois ce genre d’évènement aussi dramatique et inacceptable qu’ils soient, font partie des risques mineurs. Ce ne sont pas de ces risques là que meurent la plupart des citoyens fort heureusement. Sauf que d’écrire ou de décrire cette réalité qui repose non sur l’émotion, mais sur une analyse vérifiable est indécent. Nous sommes entrés dans la tyrannie de l’émotion, et malheur à qui s’y soustrait. Il est aussitôt ostracisé, taxé de laxisme, de défendre les malfrats et j’en passe, et aucun parti politique ne s’y aventure, assuré de perdre des voix.

Dans mon article précédent j’avais écris que les liens entre chômage, consommation, revenu et délinquance offre une vision des pistes de réflexion qui peuvent être suivi,(tout comme la courbe Philip du modèle keynésien entre chômage et inflation) pour trouver d’autres solutions que la répression devenue inefficace. Quand je dis inefficace nous le constatons avec cet événement qui en est l’exemple en franchissant un cap dans la violence en remplaçant les jets de cailloux par des cocktails Molotov. Nous cela ne nous intéresse pas, ce qui nous plait c’est l’émoi dont l’on peut faire état.

Les poncifs à la rescousse.

Cela démontre l’inefficacité de nos choix, mais l’on s’en fou. Quand un ministre de l’intérieure parle de sauvageons cela laisse rêveur, idem quand l’on dit que ces énergumène sont des assassins, même si le mot est fort approprié car ce fut une action préméditée. Si le mot convient il ne faut pas s’en servir pour refuser de regarder pourquoi au-delà de la qualification, qui conduit à paralyser toute recherche de solutions autre que la répression de ceux qui ont commis ces actes. A chaque événement semblable c’est le même discourt pontifiant : Le gouvernement s’installe dans une posture verbale assure que les responsables de ces actes abominables ou barbares seront poursuivit sans relâche (« les coupables seront poursuivit sans concession et puni plus sévèrement à la hauteur de leurs actes »). Même si « seront punis plus sévèrement » est en contradiction avec la déclaration des droits de l’homme que nous avons signé qui proscrit la vengeance. La populace est satisfaite. Une fois les coupables en main, saisi, la justice appliquera la loi et la population toute à l’exagération des propos mémorisés la trouvera laxiste.

Ainsi a chaque affaire émotionnelle de ce genre nous avons besoin de ce cataplasme de communicant et rien ne change car nous ne changeons pas les conditions d‘existences de ces ghettos.

 



 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 21:55

il y a eu des mesures.

L’agression de policiers a fait la une de par la nature des moyens mis en œuvre par leurs agresseurs. Remplacer les cailloux par des cocktails Molotov n’est pas rien. Mais ce n’est pas une nouveauté, dans les affrontements en queue de manifestations, que ce soit en France où à l’étranger, elles les caractérisent et font le "buzz" des médias qui glissent sur le fond. Le car jacking ou le home jacking non plus, l’un et l’autre sont apparues aux états unis autour des années 1990 et en France courant années 2000 /2010. Tout cela n’est pas inconnu de nos gouvernants d’hier et d’aujourd’hui ni des forces de police, il faut donc arrêter de faire sur ces sujets les ingénus qui tombent du ciel. Certains politiques ont pris des mesures de classement. Quinze zones de sécurité prioritaires (ZSP) promises par le ministre de l’Intérieur ont été classées avec pour objectif : mener des actions ciblées dans ces quartiers pour enrayer la délinquance qui les mine. Mesures prévues : Concrètement, ce dispositif reposera sur une « cellule opérationnelle » dirigée par le préfet, associé au procureur de la République — si ce dernier le souhaite —, pour coordonner l'ensemble des forces de sécurité de la zone concernée. Une seconde « cellule de coordination » des différents partenaires (polices municipales, associations, Education nationale…) sera, elle, chapeautée par un ou plusieurs élus locaux. Cette cellule, qui doit être la plus restreinte possible pour une plus grande efficacité, a pour but de conduire toutes les actions de prévention contre la délinquance, comme la mise en place de mesures visant à prévenir la récidive des mineurs.

Ne pas risquer leur vie.

Alors, je veux bien que des policiers défilent sur les champs Élisée, je dirais même qu’ils ont raison s’ils ont un intérêt à défendre, même s’ils en courent des sanctions. L’on verra bien si l’état est plus prompt à punir des syndicalistes de la CGT que ses forces de l’ordre. Pourtant ce qui m’a titillé ce sont leurs mots d’ordre et les différentes déclarations, (nous n’avons pas de réponse à la hauteur, nous nous sentons en insécurité dans l’exercice de notre travail). J’ai un point de vue net les concernant, ils n’ont pas à risquer leurs vies, tout comme ils n’ont pas à tabasser ou tirer sur qui que ce soit, si ce n’est protéger leur existence. Sauf que les circonstances dans lesquelles ils exercent leurs missions ne sont pas toujours nettes ou prévisibles. De plus parmi eux certains illuminés croient être des Zorro qui vont réduire la délinquance et la criminalité par leurs seules actions touchés par la grâce divine, se plaignant de retrouver les mêmes délinquants qu’ils souhaiteraient que les juges enferment à vie. D’autres fortement marqués FN soufflent sur les braises à partir d’une réalité effective où l’agression vont et viennent d’un moi sur l’autre, car il ne peut y avoir de stabilité ni de montée ou baise fulgurante. Et les médias en parlent comme si des mesure gouvernementale répressive pouvaient les faire cesser, et de se jeter à la figure leurs incapacités, alors que cela fait des années que sur les conseils de Bauer (un criminologue qui a conseillé la droite et la gauche) la visibilité des forces de l’ordre c’est accrus, leurs tenus vestimentaires c’est militarisé. Également cela fait des années que nous sommes sous surveillances et continuons de l’être sans que cesse la demande de sécurisation, qu’à leur tour les manifestants ont porté. Ce point de vue a fait école avec des lois sur la récidive et les peines planché, (pour de la peine perdu), car la répression a ses limites.

 L’histoire culturelle.

C’est l’histoire qui nous l’enseigne. Les sévices et buchers n’ont rien résolu, pas plus que les déportations, les bagnes ou la peine de mort. L’on évite de regarder l’histoire et de préciser cela part peur de décourager la répression de donner le sentiment de laxisme que ne manqueraient pas d’utilisé à tour de rôle les gouvernants quand ils passent dans l’opposition, avec le FN sur les talons. Ce serait aussi décourageant pour des forces de l’ordre à qui l’on raconte qu’ils en sont le fer de lance de la démocratie. L’histoire nous obligerait à constater l’inefficace du tout répressif. Et ce n’est pas dans l’air du temps où les citoyens en demandent toujours plus et s’affrontent sur ce sujet dans une surenchère démagogique qui les conduirait à avoir un policier à leur porte.

Mais surtout il est interdit de dire que la délinquance et la criminalité sont culturelle, c'est-à-dire que c’est nous qui créons les conditions de son existences, car il faudrait en conclure que plus que la répression, nous ne devons pas construire les conditions de son développement.

Depuis 1995 le nombre de crimes et délits navigue sur une crête autour de 3 600 000 plus ou moins et nos politiciens se disputent sur ces fluctuations. Également sur la nature des crimes et délits qui varient en fonction des pratiques de la société. Il y a moins de braquages de banques puisqu’il n’y a plus d’argent en liquide, il y a plus d’agression de personnes âgés puisque l’or a augmenté à la bourse, il y a plus de vols du genre car jacking ou home jacking, et l’apparition d’une cybercriminalité puisqu’il y a le net.

Nous pouvons observer cela en mettant en parallèle, la courbe du chômage, celle de la délinquance et criminalité, celle de l’augmentation des biens disponibles, celles de l’évolution de la population et celles des forces de l’ordre. Se dégage alors une fluctuation entre deux niveau, un peu comme le serpent monétaire en son temps, toutes s’interfèrent. Cela est bien normal l’on ne naît pas criminel ou délinquant, on le devient, c’est la société qui les fabrique par l’exclusion par les inégalités. Encore heureux que le tempérament des individus qui passent à l’acte compte, car si tous les exclus et les miséreux devenaient délinquants et criminels l’on serait submergé.

Une dernière distinction, dans le monde des malfrats aussi il y a eu des évolutions, les professionnels comme nous l’avons vu à Marseille se tuent entre eux et ceux de deuxième rang font les gardiens des zones. Ce sont eux qui caillassent ou vivent de délinquances et agressent tant les forces de l’ordre que parfois des médecins ou des pompiers dans ces fameuses zones qui s’appellent des ghettos. Il y a très long temps j’avais écris qu’en important les conditions économiques étasuniens la délinquance et la criminalité ne s’arrêterait pas au frontière. Comme le nuage de Tchernobyl l’on nous a expliqué que si, sauf qui croirait que les tags sont de création francophone.

Une ambiance délétère.

De la sorte de puis de très nombreuses années, le pays baigne dans une inquiétude sécuritaire qu’on lui rappelle tous les jours et les forces de l’ordre sont mises à contribution. à laquelle il faut ajouter celle lié au développement de l’égoïsme (l’individualisme mal compris) qui invite à faire peu cas de l’autre et donne cours à de nombreuses incivilités assimilées à de l’agression, car elles choquent le psychique et les civilités populaires.

Cela fait tout de même un tout qui pèse aussi sur les forces de l’ordre qui sont des citoyens comme les autres. L’on peut comprendre que tous les jours devoir, à vitam aeternam, accomplir une mission qui n’a pas de terme peut peser. D’autant plus que tous les hommes politiques leurs promettent qu’avec leurs politiques ils vont faire reculer le crime et la délinquance en ne parlant que d'un niveau, il y en à deux niveaux, l'un chez des « riches » (cols blancs) qui en veulent plus, l'autre chez les pauvres pour la même raison. Mais quand on les compare, ce sont les « riches » les plus nombreux tandis que les pauvres moins nombreux sont plus agressifs.

Policier n'est pas un métier.

Un dernier point, être gendarme ou policier ce n’est pas un métier, c’est une mission régalienne. Que cela demande de devenir des professionnels et d’acquérir de nouvelles compétences rien à redire. Si ce n’est qu’aujourd’hui devant la permanence du chômage et au nom de l’égalité, des hommes et des femmes y entrent tout simplement pour avoir un travail et une source de revenu. L’on comprend dés lors pourquoi ils n’ont pas à risquer leurs vies. L’on n’est pas dans le suicide altruiste des armées où des hommes sont rémunérés pour aller se faire tuer à notre place. Et si l’on constate une augmentation du stress dans le monde salarial qui a quintuplé depuis 2011, il n’y a pas de raison que les forces de police n’y soient pas sensibles. Mais il semble que tout cela ne soit pas utile à la réflexion des citoyens, il faut qu’ils en concluent une demande de plus de répression pour justifier l’application de plus de limites de leur liberté et surtout qu’ils ne sortent pas du triumvirat « sécuritariste » le PS, LR, FN

Suivez mon doigt.

Alors à quoi cela corresponde de réclamer une réponse à la hauteur ? Faut-il que le ministre de l’intérieur grimpe au sommet de la tour Eiffel, il me semble que la réponse a été donnée de puis longtemps, je la rappelai en tout début (Policiers, CRS, gendarmes, enquêteurs de police judiciaire et de services de renseignements seront ainsi mobilisés.), à part de faire appel à l’armée, je ne vois pas où nous pouvons grimper plus haut.

J’imagine que certains pensent au nettoyage par karcher comme acte civilisé suprême ou le retour à la peine de mort en faisant fi de l’histoire tout à la satisfaction de leurs émotions que la presse et les  « sécuritaristes » entretiennent.

Pas une voix pour réclamer du travail pour ces ghettos puisque des gens « honnêtes » n’en ont pas, et surtout pas la légalisation des drogues qui sont à la source de ces luttes de territoriales. Rien que la répression, de la répression, seulement de la répression, ça ne marche pas, mais l’on s’en fout ça fait plaisir au peuple et ça le fait voter à droite et ça permet de développer plus de contrôles et de surveillance.

Imaginons si nous avions les mêmes comportements dans le monde du travail où tous les ans il y a autour de 500 morts. Si à chaque mort nous allions manifester sur les champs Élysée pour réclamer une réponse à la hauteur. Il faudrait la débaptiser pour l’appeler l’avenue occupée. Il semble évident que nous soyons plus sensible à la manière dont la mort nous atteint qu’à la mort elle-même, et que son exception soit l’événement choquant qui fait sortir de ses gongs et interpelle, tout en étant une aubaine pour des profiteurs de situations à l’affut, suivez mon doigt.

l'humain d'abord.

Les forces de l’ordre se sentent en insécurité. Si je songe au concept forces de l'ordre et de sécurité j’ai envie de me marrer. Ben oui ! Comme ceux qui vont à la guerre ils ont peur et en plus c'est humain. Merde alors, ils découvrent qui sont humains et non des robots que souhaiteraient les gouvernants. Si je suis un humaniste, je pense que derrières il y a des hommes et des femmes avec leurs familles.  Il vaut mieux un délinquant ou criminel en fuite qui tôt ou tard sera pris, qu’un policier mort. Mais chez les délinquants et les criminels c’est pareil, ce sont des femmes et des hommes avec leur famille. Alors il ne faut pas que qui que ce soi, après des somations, ait le droit d’en tuer un autre, si aucune vie n'est en danger. Ni pour les uns ni pour les autres leurs destins n'était écrit pour qu’ils deviennent policiers ou malfrats.  Ce sont les conditions socioéconomiques de leur environnement qui en ont décidé. Dire cela n’est pas être naïf, je ne vais pas aller prendre un malfrat et lui expliquer cela, je serais dévalisé ou mort avant. De la même manière je ne vais pas me faire comprendre des policiers qui se font « caillasser » ou tirer dessus, maintenant « molotover ».

Alors l’on fait quoi, l’on créé du travail ou l’on ouvre des prisons, chacun c’est le choix que nous avons fait et qui nous conduit dans le mur. En disposant bientôt de moyens d’interventions cérébraux nous réclameront des "lobotomisations" après l’échec des internements, pressés en cela par une population apeuré qui ne peut bientôt même plus comprendre que les détenus soient accompagnés pour leur réinsertion.

Ainsi, faute de se contenter de l’information palpitante devant sa télé, nous n'avons plus de courage pour réclamer des orientations économiques autres, afin que certains de notre descendance ou ceux qui arrivent en âge de travailler n’aient pas, comme choix pour un revenu, à être malfrats ou flics, parce qu'ils n'ont pu choisir leur lieu de naissance ni leur famille.

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 22:43

Abattre les murs, tous les murs. Mélenchon.

A écouter dans son discours entre 1h 20 10 et 1 h 21 18.

La France insoumise tenait sa convention à Lille avec la participation de 11362 personnes. Mélenchon a fait la clôture par 1 h48 d’un discours que la marseillaise finalisé. Chacun peut le trouver à ce lien : https://youtu.be/-iC9UDYir8c.

Un retour historique.

Avant de le commenter brièvement, je vais faire un rappel historique. Militant depuis 68 j’œuvre à l’émancipation de la classe ouvrière à la suite de la pensée développée par Fernand Pelloutier (1867-1901) ouvert à l’acquisition des connaissances pour que les ouvriers fassent des choix en toute conscience. En 1995 devant l’impossibilité au PS de retrouver ses marques socialistes je quitte ce parti pour aucun autre, étant toujours anti capitaliste et anti communiste (la dictature du prolétariat et le modèle soviétique).

Donner aux hommes un autre but.

En 1999 j’écris rémunéré « les hommes pour apprendre » et « le paradoxe de l’autonomie contrainte ».Résultat tout deux de mon expérience de militant constatant les échecs de toutes les tentatives de redressement économique, et l’impossibilité du pays d’offrir un revenu décent à ceux qui en ont besoin. Mais ce dont je veux faire état c’est de la conclusion. « Le savoir est l’élément dans lequel baigne notre nature culturelle et il nous faudra regarder notre existence à l’échelle de l’espèce et de sa durée. Chacun sachant prendre au quotidien au travers des mots, le plaisir que cela lui offre d’y appartenir. Pour réaliser cet objectif les hommes existent aujourd’hui, et si j’en ai critiqué certains d’entre eux c’est parce qu’ils peuvent mieux faire. Il suffit peut-être de leur donner seulement un autre but qui soit autre qu’un but comptable. »

Un homme émerge.

Je suivais donc les débat au sein du PS et particulièrement ceux qui asseyaient en vint de lui redonner une âme socialiste. Je ne vais pas citer leur nom ils sont connus. Aussi quand Mélenchon en 2008 quitte le PS après de veines tentatives. Je regarde évoluer le PG. Le 2 février 2009 j’écrivais « de Davos à Mélenchon » (http://ddacoudre.over-blog.com/2016/10/de-davos-a-melenchon.html).

L’on peut y lire : « C’est donc de la pression écologique qui aura raison du capitalisme et non la raison humaine……. Il reste certainement le plus difficile à faire ; trouver un parti qui voudra avec les acteurs socio-économiques relever ce parie colossal…Ce serait miraculeux que le nouveau parti que lance aujourd’hui Mélenchon, soit un trait d’union vers ce monde plus social qu’économique. » Dans un autre article le 10 novembre 2009 (http://ddacoudre.over-blog.com/2016/10/melenchon-sera-t-il-plus-productif-que-le-ps.html) je disais : « Notre organisation systémique actuelle touche à son terme, elle tiendra peut-être 50 ans plus ou moins, mais elle ne supportera pas l’augmentation de la population mondiale. Face à cela nous n’avons même plus le temps de concevoir une organisation parallèle au système capitaliste pour sans le détruire engendrer sa "socialisation" et peut-être en arriver à la suppression de l’actionnaire et du salariat pour ne créer que des partenaires économiques. Le PS est à mon sens mort puisqu’il ne rejette pas « la loi du marché » qui va s’éteindre. Je crois et j’espère que Mélenchon saura être un creuset de réflexion vers un nouveau monde. » Le 11 décembre 2009 dans (http://ddacoudre.over-blog.com/2016/10/renouer-le-peuple-au-ferment-de-la-democratie.html) l’on pouvais lire : « En conséquence si nous voulons que le débat idéologique, républicain et démocratique retrouve sa place dans la société, il devient important que les acteurs démocratiques, partis, syndicats qui sont l’émanation de la voie du peuple par leur capacité à regrouper les citoyens, puissent disposer d’un temps d’antenne ou d’audition au quotidien sur les médias nationaux et généralistes publics, et ainsi mettre fin à la mainmise de ceux qui s’imposent par la puissance financière. »

Enfin, le 3 mai 2013 je tenais à son encontre dans cet article (http://ddacoudre.over-blog.com/article-de-bruegel-a-melenchon-gare-au-suicide-117533698.html) les propos suivant : « Mélenchon ouvre une voie et un débat d’idée, certes les citoyens attendent de lui un miracle, qu’il soit l’homme politique qui réussirait là ou les autres échouent, mais sur qui peut-il compter quand 12% seulement croient aux partis. Ce n’est certes pas le retour de Sarkozy avec 37% qui est une avancée, ni le FN encensé par les médias en qui seulement 23% font confiance. Mélenchon aurait tort de se presser, assurément qu’un certain nombre de mesure seraient d’un effet immédiat, mais la pyramide de Madoff reprendrait tout ce qu’il redistribuerait. Mélenchon pourra-t-il éviter de chuter sur tous les aveugles qui sont devant, lui à commencer par une partie du peuple, car au XXI siècle dans un monde globalisé par les technologies, un peuple qui ne voit pas plus loin que son conseil municipal est un peuple d’aveugle. Mélenchon ne va pas refaire le monde, mais compte tenu de ce qu’il a mis en route, il serait dommage qu’il se suicide. Il a un manifeste qui est une feuille de route il serait dommage qu’il succombe avec lui, 2017 est encore loin il faut prendre le temps au temps. »

Le discours.

J’en viens donc au discours. Destiné à toucher tous les publics il fut illustré d’anecdotes vécus et de caricatures symboliques. Ce mouvement n’est donc pas un parti, il vise à fédérer tous les citoyens qui ont le désir d’un changement et qui partageront la charte et le projet défini par la convention de la France insoumise et non par quelques énarques répétant leur leçon. Il rappelle, le souci de vivre humainement et non « comptablement », la liberté de participation de chacun de vouloir apporter son concours pour changer le monde par ses propositions dans un travail collectif, il récuse l’attachement au chef charismatique pour le choix d’un programme dont l’élu est le mandant, la mise en œuvre d’une planification pour poursuivre un projet d’existence nouvelle rejetant le productivisme pollueur pour une croissance adapté aux nouvelles découvertes qui offrent un revenu d’existence tout en protégeant la planète, il rappelle que la démocratie est que chacun accomplisse son travail citoyen en prenant sa part de la vie politique, il fustige tous ceux qui font du développement de l’existence sociale une cause du développement du chômage, il tance les 30 ans de politique semblable sans jamais tenir compte de son échec par des hommes qui savent cela et continuent, il met l’accent sur la nécessité de briser tous les murs que nous dressons entre les hommes afin que le mot révolution soit remplacé par celui d’harmonie, et que la France soit un facteur de paix.

Dans l’ensemble il propose de mettre en place une nouvelle économie de transition pour remplacer celle capitaliste et ses méfaits du à son attachement sans réserve à l’argent. Il justifie cela par l’impact du travail humain dans la transformation du monde où « nous déplaçons plus d’agrégats que la nature » manière d’illustrer la nécessité d’être regardant à ce que nous entreprenons et choisir les productions compatibles avec une existence humaine harmonieuse.

S’il a déclaré son hostilité au libre marché qui n’existe pas, car les employeurs eux mêmes planifient leurs activités pour rentabiliser leurs investissements, il n’entend pas ne pas laisser de choix, mais fixer des orientations compatibles avec une nouvelle économie, l’éco socialisme.

Nous verrons demain.

Les mois à venir vont nous dire qu’elle place les citoyens vont lui accorder. Certes il n’est pas seul au monde, d’autres états son sur la même voie, mais le capital ne cède pas sans combattre. Voter pour lui ne sera pas suffisant si l’on à pas la volonté de s’apprêter à lutter. Mais une chose semble vouloir se mettre en route, c’est sortir du capitalisme comme le souhaite 92% des citoyens. Reste aux militants de faire comprendre que l’éco socialisme n’est pas le retour aux hommes des cavernes, mais une orientation d’adaptation à la réalité des dégâts observés, non aux bons désirs de ceux qui amassent de l’argent mais par une planification dépendante des connaissances scientifiques qui observent notre planète et dont les citoyens en décideront.

C’est à mon sens un projet de transition sérieux pour rompre avec le productivisme aveugle, certes il n’a pas invoque son financement qui n’est pas en soi un problème s’il y a une adhésion du peuple, car la force c’est la détermination du peuple.

A ce sujet j’ai plutôt beaucoup de crainte, naturellement nous avons vu une minorité agissante durant l’opposition à la loi Khomeri. A un moment il faut que la population suive, ce ne fut pas le cas, alors compter sur cette masse inerte pour porter un tel projet d’économie sociale et solidaire en rupture avec le capitalisme n’est pas acquis. Un point chaud qui ne coulera pas de source est de faire adopter par l’ONU un cadre contraignant pour que les multinationales soient soumises au droit de l’homme (droit de la nature et des travailleurs).

En janvier 2011 j’ai, écris dans (http://ddacoudre.over-blog.com/melanchon-sera-t-il-une-autre-histoire.html) : « J’ignore si Mélenchon sera l’homme de la situation dans lequel se retrouveront les espérances, l’enjeu est au-delà d’une seule réduction des inégalités ou d’une croissance consumériste, c’est celui du post capitalisme, une autre histoire. »

Il semble que oui, la France insoumise pose donc les bases d'un mouvement, d’une nouvelle histoire à suivre ou à voter pour.

 

 

 

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 10:10

L’été va s’achever, des foules de vacanciers se sont regroupés dans des sites de villégiatures où des aires de circulation et des espaces de transport, sans qu’apparemment le risque terroriste ne soit venu troubler la quiétude des touristes, malgré celui politique du 14 juillet. Il ne manquait pas de lieu de rassemblement de population où pouvoir commettre un carnage, car les services de sécurité ne peuvent tout couvrir, et la population doit obligatoirement accepter la réalité d’un risque terroriste qui fait certainement moins de mort que le tabac ou la route. Le terrorisme a mis bas l’ineptie qu’avait vendu la droite, de l’intolérance, du risque zéro et du principe de précaution. Je ne rappelle pas l’histoire de ces options politiciennes au delà de la réalité des événements qui y ont conduit.

Ils ont servi de marche pied à une surenchère permanente de n’importe quel sujet du quotidien, de société et de politique pour vue qu'ils soient sécuritaire. Souci qui existait de toujours dans toutes les sociétés. L’intolérance, la sécurisation maximale et la prévention sont devenues un champ de bataille politicien et un sujet prégnant des populations qui ne veulent pas mourir et ne s’entretiennent que des risques qu’elles en courent, tout en faisant l’apologie des élites qui en prennent, et conduit la population à en faire autant par mimétisme. La gestion du risque est devenu le sujet majeur avec le paradoxe de citoyens sans cesse invités à connaitre tous les risques qu’ils en courent au quotidien, par la sélection médiatique ciblée, débouchant sur des lois liberticides afin de rassuré une population qui baigne dans une l’ambiance générale apeurée, bien que la réalité soit tout autre.

Les citoyens malgré les risques dont ils sont abreuvés ne meurent pas d’angoisse et vaquent à leur quotidien et vivent, même si certain d’entre-deux seront effectivement victime d’un événement malchanceux ou dramatique. Notre société a du prendre et prend la mesure des risques qu’engendre les évolutions technologiques dans la consommation et les mœurs. Il y a belle lurette qu’existe des organismes publics ou privé qui veillent à cela. Des associations, des revues, des scientifiques, des particuliers ou des études, tous lanceurs d’alertes au point que notre existence semble dépourvue de bonheur, ce que démentent les études comparatives, avec une particularité amusante, les sympathisants FN se donnent une note de 5.7 sur 6 en moyenne pour le pays. Mais également apparait une dépendance du bonheur en fonction du revenu, les plus riches se donnent 6.3 les plus pauvres 5.3.

Tous ces risques sociétaux inhérents aux développements technologiques se heurtent au mode de vie frénétique quelles engendrent et qui génèrent une prolifération de lois protectrices et sécuritaires. elles assurent aux citoyens en responsabilité politique de ne pas se trouver mis en cause judiciairement, depuis que la « judiciarisation » de la société est devenu un moyen de recours pour tout un chacun. Pour mémoire je rappelle l’affaire du maire mis en examen pour un panier de basket qui avait blessé ou tué un habitant, les chirurgiens qui demandent une décharge pour se couvrir lors de leurs interventions etc. Cela pour dire que se protéger est une nécessité humaine et le propre de l’homme qui est conçu pour survivre, ce qui l'a conduit à tous les développements culturels inégaux que nous connaissons à travers le monde. Il n’y aurait donc pas de raisons intellectuelles d’y faire face avec circonspection, comme s'il s'agissait d'un comportement exceptionnel. c'est ce que font généralement ceux qui ont cette charge, car les intérêts économiques et politiques viennent brouiller les cartes, mais l’on ne peut pas attendre de ces gens le risque zéro, un principe de précaution sans failles et une intolérance là où doit s’exercer l’analyse. Je donne pour cela en référence ce bus qui a brulé en Gironde sur une route secondaire, faisant 44 morts. Des propositions de politiques et de citoyens ont été de demander l’interdiction des bus sur les routes secondaires, plutôt que l’élargissement du réseau routier qui aurait fourni de l’emploi productif. l'on comprend que l'interdit vient en remplacement des investissements qui seraient sécurisant. Dans la gestion des risques, nos médias pour audimat et les hommes politiques pour gérer la peur privilégient l’impact émotionnel naturel de tout humain devant un risque qui peut l’affecter quand il en est informé, en leur disant : cela peut vous arriver, bien que dans la réalité les citoyens passent outre pour vivre, tout en gardant ces événements en mémoire. Face à un tel conteste nous faisons comme tous les humains nous ne parlons le plus souvent que des drames, et tout incident doit devenir l’objet d’un traumatisme ou d’une victimisation, et obligatoirement doit être désigné un responsable.Drôle d’existence que de passer son temps à rechercher un responsable en dehors de soi, comme si notre existence été indifférente au déroulement de celle-ci et que nous n'étions pour rien dans son déroulement. C’est ainsi que nous sommes en permanence à la recherche d’un responsable de ce qui nous arrive sans bien naturellement considérer que nos choix et actions n’y son pour rien. Cela nous conduit à la recherche d'un salvateur d'autorité glissant toujours vers autocratie. Dans un tel conteste parler de projet politique d’avenir devient une gageure. Il suffit de regarder quelques sites de médias citoyens pour constater que les articles qui collectent les plus de commentaires sont ceux les plus clivant, immigration, sécurité, terrorisme, front national.Ces sujets ne sont pas devenus subitement brûlants.

L'’immigration demeure le bouc émissaire par excellence de la déconfiture économique que fabrique la loi du marché capitaliste gérée par les financiers des grandes banques en aspirant la production de richesse. Nous favorisons par nos actions quotidiennes de consommation et notre incapacité à réclamer un partage ces tendances, même quand nous les dénonçons. Comme le disait Fernand Raynaud c’est la faute du boulanger qui est italien. Sauf qu’aujourd’hui la population pense qu’il est dans l’ensemble maghrébin, ce qui est faux.

Il y a en Europe environ 33 millions d’immigrés dont 12 millions d’européens sur 509 millions d’habitants. Il n’y en a donc que 21 millions qui ne viennent pas d’Europe. 37% turcs, albanais, Ukrainiens pour l’essentiel, 25% d’Africains, 21% d’Asiatiques, 15% d’Américains, cela fait 4% de la population européenne. Suivant l’Insee en France il y a 3,7 million d’immigrés soit 5,6% de la population et non 12% comme le repend Zemmour. Et les fantasmes ne s’arrêtent pas la. La France compte moitié moins de demande d’asile que l’Allemagne et sur 80 000 demandes en 2015 seulement 19 000 décisions positives ont été rendues, soit 0,03%. Avec 0,3% d’augmentation de l'immigration tous les ans contre 0,6% pour les pays de l’OCDE, et 60 000 retours, nous sommes loin de l’invasion qui pollue les débats sur le sujet, taisant les 226 filières démantelées en 2015. Environ 60% des immigrés sont diplômés. L’immigration Portugaise, Allemande, Italienne, Espagnole ou britannique représente 57% de l’immigration totale. Il ne reste donc que 43% d’immigration du reste du monde dont environ 30% maghrébine (source, cellule Statistiques et études sur l’immigration, INSEE). Nous pouvons à juste titre nous interroger pour quelles raisons les maghrébins demeurent un élément clivant dans notre société, bien qu’ils ne représentent que 1 110 000 millions. Ces chiffres seulement pour démontrer comment une ambiance généré par l’émotionnel, toute justifié quelle puisse l’être paralyse la capacité de réflexion de bon nombre de citoyens qui, loin de consulter les sites d’informations scientifiques se délectes des mensonges que véhiculent ceux qui espère se faire élire sur leur peur sans partage et distinction, démonstration faite par les débats sur l’islamisme et celui de l'identité nationale qu'il engendre.

Comme cela je pourrais faire la même analyse concernant la criminalité et la délinquance dont le taux pour 1000 habitants se situe autour de 56 contre 68,93 en 2001 et de 11,95 en 1955. Loin de nous interroger des causes de cette évolution nous réagissons à la gestion au mois de l’évolution de la criminalité parce que nous disposons de moyens techniques pour le faire à très cour terme ce qui évacue le débat politique sociétal comme les progrès enregistrés sur le long terme pour réagir à l’instrumentalisation des fluctuations des crimes et délits ponctuels suivant l’évolution socio-économique.

Le terrorisme et devenue une menace effective fortement émotionnelle au regard des victimes quelles génèrent, car cette mort, ce sont d’autres qui la donnent, et non nous même par voiture interposé ou suicide tabagique. A écouter les débats tous ces opposants à l'occident endoctrinés seraient plus barbares que nos bombes parce que, eux aussi, jouent sur la peur installée dans nos esprits par nos politiciens qui n’ont que cette marge de manœuvre, devenues inopérant en matière d’actions politiques puisqu’ils ne disposent plus des moyens de contrôler l’économie, faute d’avoir abandonné le pouvoir financier aux banques. Si ce n’est de battre du vent lors de campagne électorale en jurant de combattre la finance, et emprisonnent un sous fifre comme Kerviel devant l’impossibilité de s’en prendre à ceux qui les finances ou les installent au pouvoir.

Historiquement il est clairement établi que l’entrée dans l’OTAN nous a engagé dans la poursuite de la guerre contre le terrorisme voulu par Bush en 2001, alors que du 9 aout 1982, l’attentat anti sémite de la rue des rosiers à Paris, à celui également anti sémite, de Toulouse et Montauban en mars 2012 il n’y en avait plus eu. L’entrée dans l’Otan en 2009 engage le pays dans des guerres, Afghanistan, Kosovo, Libye et maintenant Syrie conduite. Ainsi, si des citoyens meurent sous des actes terroristes c’est parce qu’ils ont fait un choix politique dont nous avons à assumer les conséquences, pour avoir été faire la guerre dans des pays qui ne nous avez causé aucun tort. Toute fois ce n’est pas ce questionnement qui nous interroge, car il justifie d’avoir une vision historique du développement du terrorisme actuel né en Afghanistan et financé, suivant les sources, par nos nouveaux amis saoudiens. Nous préférons la vision manichéenne qui fait débat, nous devons vaincre les méchants qui nous en veulent de leur avoir balancé des bombes pour nous accaparer leurs puits de pétroles et autres pipe line. Poussant l’abjection jusqu'à cracher sur les migrants dont nous sommes la cause au nom d’un fantasme dont j’ai rappelé quelques chiffres. L’humain ne nait pas criminel, il nait voleur puisqu’il n’y a pas de règle naturelle de possession et nait capable d’agressivité pour assurer sa survie. Ce n’est donc que notre sociabilité qui fixe des règles d’acceptabilités du risque. Celui du risque zéro est une ineptie qui a permis le développement de la « policiarisation » de la société, sans donné satisfaction aux citoyens, qui s’entretiennent tous les jours de drames. Réfutant que nos maux sont sociaux économiques, et que la guerre est également un crime contre l’humanité que nous acceptons au nom de nos nations, de nos drapeaux et d’un idéal de liberté devenu sous surveillance qui nous la justifie.

En déniant la diversité culturelle, qui a fondé par l’immigration la population française depuis des lustres, pour prendre comme cible toutes les distinctions symboliques extérieures et se livrer, pour le bonheur des xénophobes, à une ostracisation, voire un racisme latent, dont l’interdit justifie son existence, que certains partis politiques avancent cachés au nom de la « décomplexions ».

Cette ambiance globale délétère, par sa gestion des risques à l’aide des médias et de l’instrumentalisation politique en quête de voix, sélection les sujets clivant et laisse le champ libre aux dictateurs financiers de notre monde, dont l’on voit certains dirigeants politiques intégrer les banques qu’ils ont servi. L’étendue aux pays de l’OCDE de ce phénomène donne la mesure du poids de la culture occidentale qui ne concerne que 1,3 milliards d’individus sur 7 milliards que compte la planète. Nous sommes donc naturellement auto centré sur nos existences mise en compétition permanente entre pays, ce qui renforce l’isolationnisme nationaliste et l’exclusion de tous les boucs émissaires commun que nous distribuent les faiseurs d’opinions dans une unité de comportements et d’analyses. Ceci permet de dire que nous vivons dans le cadre d’une pensé unique qui forcément éliminera comme extrémiste tout opposant, pour finir par les qualifier de dissident et pouvoir à leur éviction dans la droite ligne d’un développement d’une pensée fascisante qui à pris racine, copiant en cela le maccarthisme et les goulag. en mars 2011 j'écrivais : Le musulman remplacera-t-il le juif et en 2008 La France enceinte d'une dictature, nous y allons à grand pas.Nous aurons donc une campagne électorale qui sera un piège à ignorant dans un pays ou l’information et les débats fabriquent des crétins qui élirons ceux qui les mettent dans la merde parce qu’ils leur promettront de faire ce qu’ils n’ont pas fait quand ils étaient au pouvoir. Cette élection présidentielle va être un tournant. Où les citoyens réagissent et sortent du confort du vote blanc et de l’abstention ou le pays s’enfoncera dans la fascisation porté par le LR ou les Macron en tout genre du PS dont la France en marche sera un convoi funéraire. Tandis que la France apaisée du FN masqué sera un service de nettoyage ethnique.

Faire la révolution citoyenne consiste bien à changer le pays par le vote, sauf que les choix à venir risquent encore de se faire par défaut pour des candidats qui aggraveront la situation car ils n'ont comme porte de sortie que la surenchère au FN.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:42

Ce gouvernement touche le fond. Qui aurait pu penser qu’un gouvernement socialiste creuserait la tombe du syndicalisme par sa loi travail qui autorise de passer outre les accords de branches qui servent de support commun imposant une égalité dans la concurrence salariale évitant ainsi le moins disant. Actuellement tout employeur rémunérant un salarié en dessous les minimas est en infraction. Nous savons que ce seuil minimal est la source de travail dit au noir, demain avec la loi ces employeurs pourront légalement sous payer en demandant l’accord du personnel, ou d’un syndicat d’entreprise. Seulement 27% des citoyens font confiance dans les syndicats, si en plus au lieu de conclure des accords pour améliorer la condition salariale, ils la fragilisent en passant outre les garanties collectives de branches, je ne vois pas comment la tendance s’inverserait. Certes les partis politique ne recueillent que 12% de confiance cela n’empêche pas des hommes politiques de contester la représentativité syndicale, ni de gouverner en ayant moins d’adhérents que les syndicats. Les médias avec 24% de confiance nous servent leurs buzz insipides en pensant représenter l’opinion publique et affleurent le temps de quelques secondes les informations essentielles pour le devenir des citoyens. C’est comme cela que chacun ignore que la France le 7 juin a soutenu devant l’assemblé plénière de l’OIT (organisation internationale du travail) la création de convention collective de branche à la suite du drame du Rana Plaza au Bangladesh en 2013, où 1100 travailleurs du textile, employés par des fournisseurs de grandes marques occidentales, ont trouvé la mort sous l’effondrement de leurs locaux soumis dans la compétition internationale aux salaires du moins disant.

Ce que taisent les médias c’est que ce pays avec des salaires au gré des employeurs a un taux de chômage autour de 5%. Pourtant nous croyons ou soutenons encore que la déréglementation du travail crée de l’emploi ; tout comme que ce soient les pauvres ou les ignorants qui font les révolutions. Si c’était exact les habitants du Bengladesh et d’autres seraient les mieux nantis du monde. Un tel niveau d’abêtissement dans les pays d’idéologie capitaliste où le niveau d’instruction est relevé dénote cette fracture intellectuelle entre ceux qui disposent des Savoirs et ceux qui reçoivent l’instruction pour devenir de dociles clés à molette ; avant l’on disait l’école forme des citoyens honnêtes.

Heureusement les faits divers dramatiques font diversion dans l’appel au patos, et le gouvernement de remettre couche sur couche, pourvu que l’on en oublie la loi travail. L’état d’urgence devait protéger des actes terroristes quid avec ces deux assassinats. La violence qui accompagne bon nombre de manifestation, hier comme aujourd’hui, hier c’était les skinheads disait-on, aujourd’hui ce sont les casseurs. Sauf que hier sous des gouvernements de droite, il n’était jamais venu à l’esprit d’un premier ministre de considérer que les organisateurs de la manifestation seraient responsables des actes commis par d’autres.

Cette opportunité de porter plainte contre les syndicats sera sans suite dans le droit français. Cela dénote seulement la descente dans les enfers d’un gouvernement qui est prêt à se jeter dans n’importe quel feu puisqu’il n’a plus de surenchère protectrice au dessus l’état d’urgence. A moins, comme tout état totalitaire, d’envisager des mesures de restriction de la liberté d’opposition en interdisant les manifestations (pour ceux à qui cela évoquent un souvenir, pourquoi pas rétablir la « loi Chapelier » de 1791.

Essayer donc d’imaginer qu’en 1936 ce soit Hollande et Valls à la place de Léon Blum, je crois que l’on attendrait encore les congés payés, les 40 h et les accords de Matignon, car la « droite » disait alors que ces mesures étaient une incitation à la paresse. C’est le même état d’esprit qui règne aujourd’hui chez les partis de droite, il faut travailler plus, 35 h est insoutenable, et pour faire bonne mesure il n’y a pas eu d’accord salariés patronat sur l’indemnisation du chômage, car pour certains c’est encore une incitation à la paresse que de rémunérer les demandeurs d’emplois. Entendre encore aujourd’hui ces discours récurrents des années 1930 à 1939, alors que l’état de richesse économique actuelle qui sépare ces époques de la notre ne justifie pas qu’il y ait la fracture sociale que nous connaissons. Faire le pari d’un nouveau départ aujourd’hui à l’égal de ce que fit le front populaire en 1936 il n’y a que Mélenchon pour offrir de telles perspectives, car nous avons les hommes, les savoirs, la technologie. Il manque seulement la volonté politique de ceux qui n’ont de cesse de dire qu’en travaillant plus et rémunérer moins cela ira mieux demain. Qu’ils aillent donc en vacance au Bengladesh faire une marche blanche dépose des gerbes de fleurs sur les victimes du capitalisme. Ma comparaison est certainement déplacé, pourtant le terrorisme est le retour de notre déclaration de guerre à EI, ce n’est que dans l’inconscient occidental que l’on peut penser se livrer à une guerre sans conséquence. S’il faut certes s’en protéger l’instrumentaliser pour clore toute opposition à la politique du gouvernement et une stratégie d’acteurs qui ne visent que 2017. Que le gouvernement ne c’en soucie pas, il ne risque pas d’être réélu, même en espérant des emplois liés à l’application de la loi travail si elle passe. Pourtant quand l’on lit les programmes de Jupé, Fillion et autres prétendants c’est le pire qui est à craindre allant plus loin dans la surenchère ultra libérale. C’est en cela que je rapportais la similitude des positions de la droite des années 30 à celles d’aujourd’hui. Les difficultés ont poussé les hommes de ces époques à trouver espérance dans des gouvernements dit forts, avec les conséquences que l’on sait. Aussi l’on peut comprendre qu’il en soit de même aujourd’hui quand 76% des citoyens pensent que le personnel politique est plutôt corrompu. Quand en plus 65% ne font ni confiance en la droite ou la gauche pour gouverner il ne reste plus qu’à attendre 2017 pour voir s’ils sont de parole. Pour le moment ils se raccrochent à tous les discours sécuritaires comme d’autres à une bouée pour ne pas couler dans un espace politiques où tous les repères ont explosés et où l’ignorance de l’histoire sociale française est quasiment inconnue d’une majorité de citoyens. Durant ce mois de conflits j’ai entendu des propos concernant la CGT dignes de ceux qui se tenaient au temps du stalinisme et de la guerre froide, qui plus est relayer par des citoyens prenant congés et travaillant moins sans savoir que c’était à cette CGT d’alors qu’ils le devaient. L’ingratitude des « enfants » est bien connue, mais elle n’emporte pas les mêmes conséquences que l’ignorance. Face à tout cela je ne crois pas que le gouvernement et les dits socialistes soient prés de remonter des enfers.

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Published by ddacoudre - dans critique
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