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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 14:27

Face au marasme politique qui dure, les citoyens semblent attendre une solution magique apportée par quelques devins inspirés par je ne sais quoi, pourquoi pas Dieu, qui viendraient mettre un terme à la comptabilisation de l’existence à laquelle tout le monde concours, comme guidé par un flux magnétique qui les attirent inexorablement vers la recherche d’un profit dans le plus petit élément de leur vie, comme le démontre l’utilisation d’algorithmes à 3 millisecondes par les traders. Nous pouvons comprendre que notre cerveau n’est pas capable d’avoir conscience, et par surcroit de gérer, nos informations à cette vitesse.

La vox populi et la vox Dei.

Pourtant tous les jours nous parlons de records qui se mesurent au millième et nous encensons et couvrons d’or l’heureux distingué par la technologie, là ou l’œil humain aurait défini des exéquos. Ainsi sans nous en rendre compte nous reléguons nos jugements à l’arrière plan d’une vérification ou confirmation « scientifique, voire technologique ». Pourtant il semble que nous devrions à Alcin (732 804 qui dirigea l’école palatine sous l’empire carolingien) la vox populi et la vox Dei, la voix du peuple est la voix de dieu. Aujourd’hui de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer la voix du peuple tant électoralement il y a des voix à prendre chez les abstentionnistes. Si elle fonde la démocratie et il n’y a rien à redire, si ce n’est d’accepter la voix du peuple qui se manifeste toujours de manière fort diversifié, en optant pour des idées auxquelles elle a été contraint ou qu’elle accepte. Ainsi, si nous imaginons que de la voix du peuple sortira une miraculeuse solution qui s’imposera comme une vérité incontournable assurant le bien être collectif des hommes, puisqu’elle est aussi la voix de dieu (dieu à prendre au sens de création, nature etc.) nous assuré d’une stagnation douloureuse, car l’évolution se fera malgré elle. Aussi avoir une idée imparfaite, même erroné, de la vie est essentielle pour comprendre notre monde, et cela requiert de disposer d’une foule d’informations et de savoirs sans lesquels la vox populi et la vox Dei ne seraient plus audible face à la machine dont l’usage est de nous aider et non de nous asservir.

Des citoyens dans l’ensemble en retard.

Pour l’instant nous faisons l’inverse et il n’est pas un jour que faute d’être un expert nous réclamions l’avis et les conseils d’un. C’est dire le retard que nous avons pris face à l’explosion exponentielle de nos connaissances et savoirs qui vont condamner les hommes du 21 siècle à n’être que de la graine d’esclave. Cela faute de vouloir apprendre en croyant qu’il suffit d’écouter les informations débilisantes (c’est mon point de vue) que diffuse les médias dans l’ensemble, pour être au fait des capacités nécessaires pour faire entendre la voix du peuple et trouver un bien être apaisé.

Pire aujourd’hui faute d’apprendre le nécessaire sociologique et psychique afin de savoir comment fonctionne un cerveau avec lequel nous allons devoir passer notre vie, nous recherchons des solutions toutes faites dans des livres religieux sans faire les efforts nécessaires pour lire au delà de leur littéralisme, comme si nos mots étaient vérités et qu’il n’y avait plus rien à découvrir chez eux.

Nous faisons de même avec toute chose, avec toutes les organisations systémiques qui structurent nos existences. C’est la situation actuelle dans une économie capitaliste qui s’appuie sur une technologie pointue pour coordonner la vie des hommes dans la seule finalité d’amasser ce qui constitue ce flux magnétique dont je parlais. Il conviendrait donc de s’interroger à savoir qui son ces capitalistes dont nous nous glosons en donnant les noms de ceux qui s’accaparent la richesse, et nous fabulons, alors, d’une voix du peuple venant réguler tout cela et faire la juste et équitable répartition sans toucher au système qui génère ces disparités, voire d’en faire un cadre réglementé, comme les grilles hiérarchiques dans les branches professionnelles dont l’efficacité n’a durée qu’un temps avant que le smic ne lamine tout. Exemple type du yoyo capitaliste, « je distribue et je reprend le double etc. »

Alors peut-on s’interroger sur la cause de nos mots et maux?

Certes et les solutions que certains proposent sont de les aggraver par l’extension d’un marché concurrentiel qui noie l’interrogation en proposant la solution miracle du tous gagnants, de la même manière que nous l’avons fait avec l’Europe économique qui s’érige aujourd’hui en dictature d’un système comptable géré à l’aide d’ordinateurs par des spécialistes que nous avons formés dans nos écoles, et qui du rôle de serviteurs de la nation, en sont devenus les serviteur d’une comptabilisation capitaliste. Mais le plus grave c’est en s’interrogeant de ne pas comprendre que le soutient de l’organisation capitaliste demeurent chacun d’entre nous, que c’est nous qui maintenons cette organisation par la contrainte jusqu’en 1944, où la totalité de la population a obtenu le droit d’exprimer la voix du peuple, et que ce peuple à maintenu et aggravé le contrôle de l’organisation capitaliste du travail en élisant au pouvoir que des spécialistes « techniciens et autres marchands ». Si nous en croyons les débats, il y aurait un peuple d’illuminés et un peuple de sots quel que soit l’idéologie dans l’appel au peuple. Que nous dit l’observation historique de l’évolution des civilisations humaines. Que le peuple n’a jamais compté dans la prise de décisions le concernant et que des catégories sociologiques se sont appropriées l’appellation de peuple en se reconnaissant être le peuple quand ce n’est pas le dieu juif qui dirige son peuple d’élus parmi les autres qui en sont exclus. Ce sont toujours des groupes d’initiés qui se sont partagé le pouvoir, par la force physique ou par celle de mythes fondateurs. Même la révolution française n’a pas donné la parole au peuple. Nous savons aussi que l’avis du peuple n’est pas une garantie en quoi que ce soit. Si nous décidons de l’accepter dans sa légitimité, il nous faut accepter l’organisation capitaliste actuelle puisque c’est lui qui a élu les hommes qui la dirigent. Or je combats cette organisation depuis que je suis en âge de l’avoir comprise et j’en appelle au peuple pour partager mon point de vue. J’ai perdu ce combat à aujourd’hui puisque le capitalisme c’est répandu dans le monde sous toutes les cultures. Et que ceux qui opposent le BRIC à l’Empire économique occidental n’oppose qu’une Compétition entre Capitalistes.

Nous ne pouvons pas faire l’économie d’une réflexion.

Croire que l’appel au peuple va nous dispenser de devoir réfléchir sur la place que nous occupons et qui contribue à développer notre monde est une erreur que nous faisons en laissant l’information et l’instruction a ceux qui détiennent le pouvoir et dispensent bien logiquement leur doxa pour qu’elle résiste à toutes velléités de changement qui pourrait naitre du fait de sa domination qu’elle exerce au nom du peuple et pour son bien.

C’est donc quoi cette voix du peuple voix Dei un fourre tout qui concours à l’esprit du moment où les citoyens rejettent tout sauf l’armée et la police et à l’exception d’une minorité d’intellectuels que l’on gausse, pensent que leur bon sens populaire, proche de leurs intérêts égoïstes et bornés, suffira à définir une solution magique pour ne pas être balayé par ce flux magnétique voire de vouloir en profiter dans le cadre d’une chance sur 700 000 000.

La voix du peuple se présente un peu comme une incantation magique faute de ne pas vouloir faire les efforts pour apprendre ce que nous devons savoirs pour comprendre la complexité du monde, afin effectivement de trouver un rôle réel à la voix du peuple qui ne peut être nourri d’ignorances ou de littéralismes obscurantistes que ce soit en religion ou en économie.

A aujourd’hui le parti de gauche tente une expérience en donnant la parole aux citoyens dans le cadre de l’élection régionale de 2015, du moins en Languedoc et Midi Pyrénées, je doute que cela devienne la parole des citoyens, restant seulement la parole de ceux qui se seront exprimés et c’est déjà une victoire que de ne pas saisir les sondages pour savoir ce que pensent les citoyens. Mais il serait exagéré de faire de ces avis la voix du peuple, comme la mode est devenue de faire des sondages partiels l’avis des français (Agoravox s‘y à donne). Ces sondages illustratifs démontrent au minimum que les citoyens ne savent plus où exprimer leurs points de vue, afin qu’ils s’agrègent pour former une idée voire un projet. En ce sens le projet commun du PG offre une lecture assuré, que le net, où beaucoup de citoyens s’expriment, n’offre pas et concrétise la prise en compte de l’avis de citoyens et non la voix du peuple qui ne peut être la propriété de qui que ce soit. Il nous appartient donc depuis 1944 de la faire vivre et il semble que la V république ou l’EU ni parviennent pas compte tenu de l’abstention électorale dans tous les pays à l’image du mimétisme des USA.

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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 00:41

Faites vous plaisir, après des vacances bien mérités offrez-vous cent soixante-dix pages de saine lecture, pour avant les prochaines élections voter en toute conscience et écarter ceux qui font commerce politique de l’immigration. Lisez « Mort aux Italiens » ou le massacre d’Aigues-Mortes. Natif de cette ville j’en connaissais l’histoire instruit en cela par un oncle qui y vivait en 1893 pour y être né 15 ans plus tôt. C’est le massacre de 10 italiens immigrés par une population renouant avec la xénophobie pour apporter une solution aux problèmes économiques de leur temps qui ont une similitude d’échelle avec ceux d’aujourd’hui.

L’actuelle résurgence d’un fascisme latent se trouve être l’expression politique de citoyens face aux difficultés économiques pérennes et à l’hégémonie de partis de gouvernement qui promettent des solutions par l’organisation économique qui les créaient. C est moins les 5 millions de votants FN qui sont à craindre que l’extension de ses concepts fascisants dans la population, au point que l’on en trouve dans tous les partis. Il va sans dire que le parti ou cela est le plus voyant ce trouve être le nouveau Républicain de Sarkozy. D’aucun attribuent nos difficultés à la mondialisation et au libéralisme, alors que l’un et l’autre ne sont que des espaces, l’un géographique l’autre idéologique où se déploient une organisation économique de type capitaliste dont la règle est de redistribuer que si cela rapporte plus que ce que l’on a consenti. Un temps modéré par une pratique du keynésianisme » et une conscience de classe prolétarienne celui-ci à su imposer ce qu’il est convenu d’appeler la loi du marché et retirer aux citoyens le pouvoir financier. Il n’y a que les incultes pour soutenir que le capitalisme n’est pas fauteur de troubles et de guerres. Notre période d’après guerre est du essentiellement en Europe à une pratique « keynésianiste » plus ou moins appliqué, qui vise à redistribuer la richesse sans recherche d’intérêt en retour. L’abandon de cette pratique qui nécessite la maitrise politique de la création monétaire, ne corrige plus l’accumulation des gains de production et restreint le développement économique par la création monétaire entre les mains des banquiers de deuxième rang (nos banques). Nous voyons donc les citoyens rechercher des solutions en désignant des responsables en dehors de leurs propres actions d’acteurs économiques qu’ils. Il ne faut pas oublier qu’ils ont voulu ou accepté contraint l’évolution d’un libéralisme économique qui leur a retiré le pouvoir régalien au bénéfice des banquiers. Ceux-ci sont devenus les plus sûr soutient de l’organisation capitaliste, puisqu’ils gèrent et placent les masses financière issus de la production. Nous avons vue la place des banques durant la dite crise de 2008 et aujourd’hui avec la Grèce.

Faute d’une culture suffisant pour faire des analyses pertinentes, de manière naturelle les citoyens réagissent sans recul et dans l’immédiateté d’une information idéologique qui se pare d’un crédit « scientifique » distillé par une multitudes d’experts. Face à l’évolution des difficultés depuis 25 ans nous avons vu se développer la xénophobie naturelle humaine de moins en moins maitrisé par l’éducation, alors qu’elle engendre le racisme, la profusion de boucs émissaires et fourni un terrain favorable à la gestion des masses par la peur. Le terrain est donc propice au développement du fascisme et celui-ci progresse sous le terrain du racisme que réveille la peur de l’immigré.

Cet ensemble modifie le regard des citoyens sur la société tout en étant fortement influencé par l’effet loupe d’une information essentiellement fixé sur les faits divers qui les poussent à plébisciter de plus en plus des valeurs qui caractérisent les pouvoirs autoritaires, voire conservateurs ou réactionnaires. L’armée, la police avec respectivement 79 et 73% d’assentiment en moyenne, également l’idée que « l’on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre », alors que notre pays n’a jamais eu autant de citoyens compétant à sa tête, ni de population docile et soumise. Le taux de criminalité est passé de 68.93 pour 1000 en 2002 à 54.14 en 2012 et se poursuit globalement malgré des hausses dans certains secteurs (vols mineurs, cambriolage, insultes, menaces dont les hommes politiques se servent dans une surenchère législative. Mêmes si ce sont des infractions mineures, leur action la plus pertinente est d’entretenir un climat d’insécurité tout en ne représentant tout au plus 100 000 actes délictueux sur plus de 3 300 000 environ. Là encore la surenchère politique désigne des boucs émissaires en la personne des étrangers, tant jugé au faciès qu’au statut d’immigrés, sur les quels est venu se greffer les conséquences de la politique extérieurs des pays occidentaux face aux intégrismes religieux dont la guerre israélo-palestinienne a servit de terreau. Devant cet imbroglio sociétal où le chômage aggrave les préjugés, les analyses polémistes font le régal des médias et délectent les citoyens (sinon ils ne les feraient pas). Le tout a tissé un climat de suspicion majoritaire sur la démocratie et l’ouverture sur les autres, qui engendre un replie identitaire sur des valeurs fascisantes et racistes. Tandis que des partis qui font la distinction entre patriotisme et nationalisme ne font pas recette. Ressurgissent dont des propos ambigües, propres aux communicants d’aujourd’hui, pour marquer leurs attachement aux valeurs de la république où certains appellent à vivre entre soi comme ultime réponse à la toute puissance d’un capitalisme qui dressent les salariés les uns contre les autres en confiant leurs emplois aux moins nantis d’entre-deux et reprochant à ceux qui depuis la guerre ont su grâce à leur travail s’offrir un bien être, de vivre au dessus de leurs moyens.

Cette situation a existé dans les années 1880 à 1914, les travailleurs immigrés étaient alors des italiens et tous les nationalistes de l’époque demandaient qu’on les chasse car ils prenaient le travail des français. Nous sommes loin de l’image d’Épinal d’italiens qui se sont intégrés, car de confession catholique. La pression délétère entre tenu par les partis nationalistes a emporté petit à petit l’adhésion d’une bonne partie de la classe ouvrière, contraignant même le syndicalisme naissant sur des valeurs internationalistes à se montrer complaisant. Cette situation cumulé aux différents politiques entre la France et l’Italie membre de l’axe à engendré comme représailles l’assassinat de Carnot, comme nous avons eu celui, du fait d’un conteste similaire, celui de Charlie-hebdo.

Ainsi, l’exaspération d’une situation économique semblable à celle d’aujourd’hui c’est reporté sur les travailleurs italiens employés par la compagnie des Salins du Midi, et des citoyens paisibles et soumis au comble de l’exaspération ont massacré 10 ouvriers italiens. Le peseur italien marxiste Labriola déclara ceci « Au-dessus et autour des barbarement tués et tueurs barbares d’Aigues-mortes, il n’y a pas seulement de ce côté-ci l’Italie et de l’autre la France comme deux systèmes politiques. Au dessus des tués et des tueurs, et au dessus de la France et de l’Italie ensemble, il y a le système capitaliste tout entier. D’un tel système sont victimes tant les tués, qui apportent sur le marché du travail l’infériorité de leur mode de vie et l’urgence de leur besoin, au point d’être toujours prêt à concurrencer, que les tueurs qui ignorants et exaltés dirigent leurs colères et leurs attaques non pas contre le système, mais contre les plus maltraités, les plus piétinés les plus humiliés par ce système…/ » Il en était tout autrement pour le patronat qui considérait « qu’il importait de protéger la liberté des affamés de pouvoir dégrader les salaires par la concurrence. »

Pour ceux qui proposent la préférence nationale je rapporterais les propos du maire d’Aigues-mortes d’alors Maurice Terras qui fut le fusible qui sauta. « Le maire et la ville d’Aigues-Mortes à l’honneur de porter à la connaissance de ses administrés que tout travail est retiré par la compagnie aux sujets de nationalité Italienne et que , dés demain, les divers chantiers s’ouvriront pour les ouvriers qui se présenterons. Le maire invite la population au calme et au maintien de l’ordre, tout trouble devant cesser depuis la décision de la compagnie…/ Recueillons nous pour penser nos blessures et nous rendant paisiblement au travail, prouvons combien notre but a été atteint et revendications satisfaites. Vive la France vive la république. »

Aujourd’hui les prélèvements obligatoires, dont ceux pour l’indemnisation chômage, nous protègent contre cela, mais l’austérité imposée par le système capitaliste que relais UE pousse à sa remise en question. Aussi, prenez le temps de lire cet ouvrage de ENZO BARNABA de plus si vous êtes enclin dans la confusion qui règne de voter le FN. Celui-ci tient en fait la place des nationalistes d’antan qui ont rallié à leur cause une bonne parti de l’opinion publique d’alors et du nombre d’ouvriers. Aujourd’hui c’est une partie de l’électorat du parti Républicains de Sarkozy qui le font, tout comme 60% de citoyens pensent qu’il y a trop d’étrangers et placent au premier chef de leur préoccupation 56%, l’emploi. Or cet ouvrage montre comment face à la pénurie d’emploi la xénophobie exaltée façonne des solutions fascistes, racistes et engendre le crime.

L’attente des besoins dans le monde ne justifie pas le chômage, notre problématique demeure notre mode de consommation occidental qui ne peut s’étendre à 7, 9 puis 12 milliards d’humain. Hors le capital n’opérera la transition que face à l’épuisement de ses sources de richesses. C’est en cela que l’on ne peut compter sur la loi du marché pour façonner demain, c’est donc au politique de jouer leur rôle de décideurs et non de réagir aux crises cycliques du capitalisme. Pour l’instant le seul parti qui dispose d’un projet en rupture avec la loi du marché est le Front de Gauche et il n’a rien en commun avec le FN comme le laisse entendre Sarkozy pour le discréditer, lui qui durant des années a siphonner les thèmes du FN pour se faire élire, et qui compte dans ses rangs le plus grand nombres de tendances fascisantes après le FN.

Ce qui justifie la marche inexorable du fascisme que politiquement correct les journalistes appellent la droitisation des Républicains.

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 22:10

Dans le langage commun s’installe la notion de social libéralisme qui désignerait la ligne politique du Parti Socialiste. J’avoue que je peux comprendre que l’on continue à confondre la social démocratie qui consiste à réguler le capitalisme pour qu’il soit social, ce qui est une gageure, avec le libéralisme qui se veut limiter le pouvoir de l’état aux seuls services régaliens, c'est-à-dire assurer la sécurité de ceux qui entreprennent ou commerce sans intervenir dans leur organisation économique et relation au travail. Quand l’on sait qu’il existe 29 codes de réglementations c’est dire si l’on est encore dans la représentation idyllique de quelque chose qui n’existe plus et n’a jamais exister dans l’histoire, car le pouvoir a toujours était détenu par des hommes (rois empereurs) ou des groupes d’hommes (parti) qui au nom de l’état dictatorial ou démocratique ont légiféré à tour de bras.

Nous sommes si je puis dire dans un phénomène de mode circonstanciel où l’on explique qu’il faut libérer les énergies, que certains interprètent comme le pouvoir de tout faire et particulièrement de pouvoir exploiter le travail des autres dans le cadre du moins disant. C'est-à-dire échapper à la « soumission » du pouvoir politique (du désir des autres en démocratie, ou l’intérêt collectif) pour soumettre certains citoyens à celle de ceux qui possèdent le pouvoir économique et aujourd’hui financier

La société évolue et l’on peut soutenir que le capitalisme est social au regard de nos conditions sociales2 Cela, si l’on met entre parenthèse toutes les luttes, tous les conflits, toutes les guerres par lesquels les hommes sont passés, justement parce que certains s’accaparaient tout, sans jamais trouver, de plein gré, le moment de redistribuer, installés dans une organisation sociale de classe visible. Aujourd’hui ce qui est visible ce sont, la fracture sociale et la plus inquiétante celle intellectuelle où la majorité de la population est maintenu dans la médiocrité en l’absence de débat philosophique, plus porté vers l’ostentatoire pour le paraitre et finit par se « couper » de ses élites et de la complexité croissante du monde.

Le libéralisme un lien social ou une pilule pour faire avaler le capitalisme.

Le débat sur le libéralisme en est l’exemple le plus frappant, nous sommes en 2015 et nous rabâchons à longueur d’ondes ou de discours une pensée libérale qui date du 18 siècle où des hommes bien intentionnés pensaient que sans directive ils disposaient de la conscience nécessaire pour passer un contrat social de gré à gré avantageux pour les contractants. L’histoire a tranché ça ne fonctionne pas. Les hommes disposant d’un moyen de production ont toujours recherché à exploiter au moindre coût ceux qu’ils employaient. C’est seulement par le conflit, porté par quelques-uns, que la condition sociale de l’ensemble à évolué. Secteur social aussitôt investi par les « entrepreneurs qui s’y opposaient pour y réaliser des profits. Les USA qui se targuent d’être l’exemple du libéralisme où le capitalisme est religions, malgré leur new deal basé sur le mythe du plein emploi par la croissance a échoué face à la fracture sociale (qui sociologiquement se renouvelle par les pertes d’emploi structurelles et l’immigration), car l’organisation capitaliste de la production implique toujours de réduire au minimum les coûts de production, donc celui de la main d’œuvre, faute de pouvoir les vendre. Face à cette problématique ou ce paradoxe nous ressassons des potions libérales discriminant l’état, alors qu’elles sont en exercices depuis des lustres aux USA et elles n’ont pas permis de solutionner les « maux » (cycles de destruction) qu’engendrent l’économie capitaliste, auxquels nous comptons en plus aujourd’hui une pollution sans limite et d’un réchauffement climatique dont les capitalistes se contre foute.

En 2015 nous en sommes toujours à solliciter « l’argent des riches » (création monétaire par les banques) pour entreprendre après avoir abandonné notre pouvoir de citoyen d’émettre de la monnaie (création monétaire par la banque de France), au prétexte que l’état n’a pas à se substituer aux individus, alors que l’état en démocratie est la somme de tous les individus. Pourtant dans le même temps nous autorisons les banques à prêter de l’argent qu’elle n’a pas en lui laissant prêter jusqu'à 33 fois son capital propre ( de mémoire je ne suis pas allé vérifier)., Nous avons surtout de peur ou nous craignons que de la monnaie soit émise sans passer par la case travail pour justifier d’en posséder et détrôner le capitalisme qui s’épanoui avec en le mettant en concurrence avec d’autres sources de disponibilités financières où de revenus.

Le libéralisme fut d’abord au service d’une classe sociale émergeante.

Quand nous savons que ce n’est seulement qu’en 1804 que les travailleurs prolétaires (ce qui louent leurs services contre un salaire) ont reçus contractuellement un salaire, après avoir été constamment en servitude durant des siècles. Ce n’est pas pour autant que le louage de services contre un salaire ne soit pas marqué par l’histoire humaine. Le louage de sa force de travail reste une chose que loue le possédant, comme il louerait une machine. Cela spécifie que même le code civil de 1804 regardait le prolétaire comme un « objet » de production échangeable sur le marché. Ce processus a parfaitement convenu à l’économie capitaliste, puisque aujourd’hui c’est de cela dont nous nous plaignons. Sur le marché du travail c’est celui qui dispose de moins bonnes conditions sociales et de bien être qui sera employé (le moins disant). C’est bien ce que nous expliquent certains pseudo libéraux. Le louage de la force de travail d’un chinois coûte moins cher, puisqu’il travaille plus longtemps que nous et bénéficie de moins d’avantages sociaux et de bien être. Donc il est demandé aux salariés français d’être moins chers qu’eux sur le marché du travail en concurrence avec les productions des NPI et autres états dans la même situation. .Nous qui croyons être dans un débat moderne, nous en sommes toujours avec des concepts du code civil de 1804 qui faut le dire aussi, avec le salariat améliorait les relations économiques héritées de celles romaines (maitre/serviteur) reposant sur la servitude, pour ne pas dire l’esclavage. Ainsi, par le miracle de la révolution, la « bourgeoisie » la libéralisé par la loi (code civil), en rendant la relation entre possédants et prolétaires contractuelle. Par ce concept cela formalisait à leurs yeux l’égalité républicaine, sans faire pour autant de celui-ci son égal (le fait du prince issus de l’article 1871à été abolie en 1868). En effet le salarié reste encore aujourd’hui subordonné et doit conquérir son égalité économique en se regroupant autour de la défense d’intérêts collectifs

Egalité politique et inégalité économique..

Si politiquement les citoyens les plus démunis ont obtenu la suppression du vote censitaire en 1848 et les femmes le droit de voter en 1944 pour concrétiser l’égalité citoyenne, les uns et les autres, dans leur condition de salariés, semblent incapables d’obtenir une égalité républicaine dans la relation au travail. Cette relation reste une relation de servitude pour eux, concrétisant par là une condition sociale inférieure, qui s’estompent et s’oublie en fonction du revenu salarial perçu (cadre supérieur par exemple, dirigeant salariés d’entreprises, etc) et emporte d’accepte d’être mis en concurrence sur le marché comme une chose. C’est ce que nous appelons très hypocritement la servitude volontaire. Il convient donc de reconnaitre que le développement du libéralisme de la révolution à 1945, en passant par la 1e république, l’empire, la monarchie de juillet, la 2e république, le second empire, puis la troisième et quatrième république ne sait ouvert aux citoyens prolétaires que sous la contrainte de l’opposition socialiste formé d’abord par les montagnard de 1791 assis à gauche sur les bancs les plus haut de l’assemblé avec leur histoire sanglante (terreur) et proche de la petite bourgeoisie, puis par le développement de la pensé socialisante avec son premier parti, le Parti ouvrier en 1878. Il me semble donc que ceux qui nous ventent les vertus du libéralisme passent sous silence son histoire de classe sectaire vécu comme une condition naturelle immanente.

Les hommes doivent s’approprier le libéralisme.

Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui les citoyens doivent s’approprier le libéralisme, ne pas le laisser entre les mains des possédants. Comme je viens de l’illustrer rapidement, ils n’ont jamais œuvré pour la « liberté » économique et l’émancipation des salariés afin qu’ils disposent des revenus de leur travail au lieu de voir leur revenu salarial soumis à la concurrence du moins disant, dont les partisans réclament la suppression du SMIC et une réduction des avantages sociaux (charges et prélèvements). Ils réclament pour l’instant un low cost social dont la généralisation entrainerait un autre glissement régressif.

Mais devenir libéral ce n’est pas devenir capitaliste en se soumettant sans réserve à la compétition dans un marché d’abondance où la technologie nous remplace, conduisant ceux qui restent à s’opposer sur la base d’une remise en cause de leur bien être. Il n’y a donc aucune raison que nous restions sur la vision du libéralisme du 18 siècle qui s’accommode du maintien de l’économie capitaliste, allant jusqu’à confondre les deux. La recherche de l’économie d’énergie est aussi motivante que la compétition et elle est très présente dans l’activité humaine comme source d’innovations. Mais nous nous sommes élevés dans le dispendieux qui attire l’admiration, d’où l’esprit de compétition hérité des luttes guerrières antiques ou les chefs faisaient briller leur panoplies.

Alors je veux bien que le parti socialiste ait inventé la notion de Social Libéralisme s’ils veulent marquer par là que le libéralisme peut, sans se faire prier et plier par le conflit, émanciper les citoyens et garantir leur bien être. Or nous ne voyons rien de cela, si ce n’est de lier l’existence des citoyens à une comptabilisation capitaliste faite pour les possédants. Ceux-ci réclament une main d’œuvre corvéable, ils iraient jusqu’à revenir aux conditions des relations économique Romaine s’il ne subsistait pas encore le poids d’un socialisme légiféré (auquel le PS n’appartient plus) dont les obligations qu’il impose, et dont certains réclament leurs abrogations, témoignant que pour les possédants ils entendent par libéralisme le droit à l’exploitation sans réserve de l’homme par l’homme. A nous d’inventer un libéralisme d’égalité économique en laissant à chacun le bénéfice de ce à quoi il participe, qu’il sera contraint devant l’interdépendance de nos économies de partager par le principe de la solidarité égoïste pour se répartir la rareté, car le travail ne pourra plus être la seule source de revenus, comme c’est déjà le cas pour des activités (joueurs de foot par exemple).

Une brève caricature pour s’interroger.

L’émergence de la lutte contre l’exploitation de l’homme par l’homme a nourri le débat philosophique par la recherche de l’émancipation des salariés. Il semble aujourd’hui que celui-ci soit clos puisque c’est à corps et à cris que les prolétaires cherchent un emploi. Et pour cause ils sont toujours à l’écoute de citoyens qui au nom d’un libéralisme désuet disent aux autres citoyens qu’ils n’ont pas à utiliser leur pouvoir pour émettre de la monnaie, et qu’il faut laisser cela à une structure de régulation de la circulation monétaire que les riches mettent à disposition des autres pour s’enrichir un peu plus. Pire certains réclament que l’argent des prélèvements, qui leur ont été imposés par le conflit durant des décennies, soit utilisé pour favoriser l’investissement. C’est une formule pour reprendre ce qui a été donné à contre cœur. OK je fais une caricature, mais à quoi sert le pouvoir du peuple si c’est pour le refiler à des particuliers (groupes oligarchique et autres) afin qu’ils nous exploitent au mieux, allant jusqu’à s’approprier les connaissances de ceux qu’ils emploient (chercheurs et autres).

Nous avons sous les yeux l’exemple des USA, comme nous avons celle du communisme Chinois après avoir eu celui de l’union soviétique. Dans chacun de ces états il y a une fracture sociale et intellectuelle. Le libéralisme étasunien fondé sur la capacité d’entreprendre, la culture du travail mis en commun par les soviétiques ou le développement d’une chine communiste qui se capitalise en transformant certains de ses dirigeants en milliardaires disposent toujours des mêmes fractures. Cela devrait nous interroger, mais non, nous relançons le débat archaïque du libéralisme qui oppose le public et le privé par une vue tronqué de la réalité. La majorité des grandes entreprises du monde sont en SA et ils sont peut nombreux ceux qui les détiennent en nom propre. Ainsi suivant le jeu d’achat ou de vente d’actions, chaque citoyen qui dépose son argent en banque devient un actionnaire momentané de l’une d’entre elles. C’est un processus d’auto exploitation, et non d’un partage de l’enrichissement. Les intérêts qu’un salarié reçoit de ces placements (pour ne parler que des plus nombreux) peuvent parfaitement être ceux qu’il réalise en travaillant dans l’entreprise dans laquelle il a fait son placement. Aujourd’hui avec les moyens informatiques ou ceux à venir nous pourrions suivre cette circulation et savoir d’où proviennent les intérêts des placements que fait la banque et qui, momentanément devient un actionnaire, soit un employeur.

Des comportements antinomiques.

Notre situation consiste à avoir des entrepreneurs qui recherchent un profit qui se réalise en réduisant à sa plus petite quotité les frais pour l’obtenir et les salariés recherchent le meilleur revenu qui constitue une augmentation des frais pour acquérir des biens et services au plus bas prix, ce qui conduit à la réduction des frais parmi lesquels figurent leurs revenus. En fait ces comportements antinomiques n’arrivent jamais à leurs termes en même temps, sauf quand il génère un état de guerre. C’est ainsi que des entreprises se créaient et d’autres ferment, que des productions et services se déplacent et d’autres apparaissent, car ils se succèdent sur un marché en surproduction qui correspond à notre organisation économique faite pour amasser des capitaux et non à la satisfaction des besoins humains (la financiarisation de l’économie en est l’évidence).

Dans le processus de financiarisation nous avons invité les salariés à être ceux qui se licencient sans le savoir pour recevoir de meilleurs rendements. Là encore c’est un processus qui ne se voit pas quand l’on a que son souci individuel à préserver, comportement naturel mais combien archaïque dans un monde d’interdépendance le plus complet, comme jamais atteint. Nous avons démocratisé le capitalisme par sa financiarisation disponible pour tous, et nous pensons que cherchant à réduire les coûts de production des biens et services, qu’ils soient rendus par un particulier ou une collectivité afin de recevoir de bons « intérêts » nous créerons des emplois.

C’est désopilant d’entendre gémir des entrepreneurs afin de réclamer une réduction des prélèvements de l’état, comme si celui-ci créait des services inutiles, ou si les citoyens devaient laisser leur avenir ne dépendre que de quelques particuliers anonymes ou d’un chef d’état omnipotent.

Le libéralisme n’est pas notre ennemie.

Le libéralisme n’est pas notre ennemi, d’ailleurs par quoi le remplacerions-nous, ce sont les hommes qui s’en prévalent pour maintenir une organisation d’économie capitaliste qui le sont. Bien qu’ils la cachent sous l’appellation de la loi du marché, celle-ci nous conduirait inévitablement au retour à la servitude d’avant 1804 pour le moins. Dans un marché concurrentiel ouvert et surabondant les entrepreneurs, profession libérales ou artisans de toutes sortes se concurrence dans un tour over de fermetures et créations multiples. De la sorte pour éviter les conséquences même de cette concurrence volontaire accepté et revendiqué par les libéraux capitalistiques ils sont conduit à vouloir disposer des conditions d’embauches pour coller aux aléas du turnover, et dans le même temps veulent réduire les garanties du chômage structurel qu’il en découle, au risque de créer des crises graves qui s’ouvrent sur le fascisme.

Aujourd’hui la perspective de remise en cause de l’amortisseur social que sont les prestations d’entre aide ou de solidarité dirigent des voix dans ce sens dans tous les pays d’Europe.

Ainsi, si pour facilité les créations d’emplois il faut réduire, limiter ou abroger toutes les législations et accords qui ont vu le jour depuis 1804 pour redonner vigueur au fait du Prince, je ne vois pas la signification du social libéralisme à moins qu’il veuille abolir la condition du salariat, mais je n’ai pas entendu cela.

Nous avons encore un effet de confusion. Le libéralisme offre la liberté d’entreprendre. Aujourd’hui celle-ci emporte une collaboration avec tous ceux qui s’y associent afin qu’ils soient regardés comme des égaux et puissent disposer des disponibilités financières pour ce faire.

Ça ce sont les communistes et le front de gauche qui tentent de le faire sans qu’ils puissent se couper de la comptabilité capitaliste qui est la réalité du quotidien. Cela limitera de fait leur chance de réussite puisqu’ils ne peuvent pas en sortir. Ce n’est donc pas demain que de nouveaux indicateurs de valeurs économiques viendront abolir le capitalisme.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 00:45

Des paroles et des actes

L’émission des paroles et des actes proposait un débat autour du pessimisme des citoyens et du déclin présumé de la France en Europe et dans le monde.

C’est le genre de débat que nous affectionnons, car chacun peut cerner la France qui l’intéresse, mais généralement pour les hommes politiques au pouvoir les l’indicateurs sont celui de la croissance et le PIB. Pourtant nous en avons beaucoup d’autres, le pouvoir d’achat, l’échelle des salaires, les conditions sociales, l’emploi, le temps de travail, les créations d’entreprises, les innovations, les productions alimentaires, les productions industrielles, culturellement n’autre rayonnement artistique, et je dois certainement en oublier en dehors de la balance du commerce extérieur, la crise identitaire qu’engendre le développement de la pauvreté et l’indicateur de bonheur.

Alors, chacun choisit parmi tous ces indicateurs celui qui correspond à ce qu’il attend en fonction de sa place dans la société. S’il est chômeur il ne va certainement pas être optimiste et trouver que la situation s’améliore avec un chômage structurel que chacun s’accorde à vouloir économique parce que cela donne l’espérance qu’il va disparaitre si l’on prend les bonnes décisions économiques. Voilà trente ans qu’ont les cherches et certains employeurs ou hommes politiques sont affirmatifs, la bonne solution est la suppression des charges et l’augmentation du temps de travail. Trente ans de réflexion pour cela. C’est ainsi que dans cette émission nous avons eu l’ex patron ASSILOR Xavier Fontanet versant dans la caricature pour expliquer que dans la compétition économique l’état était un poids pour les entreprises, heureusement que Bolony et Joffrin ont sorti le débat du tiercé où l’avait placé Mr Fontanet en comparant l’entreprise à un cheval de course et l’état à un joker plus ou moins pesant. Enfin l’absence de représentant du monde salarié donné un arrière goût propagandiste dans la ligne des déclarations du gouvernement, qui par son premier ministre et son président prêchent pour l’optimisme dans leurs discours pour combattre la morosité ambiante. La note la plus amusante que j’ai trouvé fut l’intervention de l’agriculteur Pierre Priolet qui, fustigeant les grandes surfaces et le marché financiarisé, posait que les charges et l’impôt n’est pas un problème quand l’on est payé au juste prix.

Globalement se posait la problématique du coût de l’hédonisme occidental dans la compétition internationale. Je ne suis pas allé au bout de cette émission. C’est inadmissible que notre société et les autres pays occidentaux refusent de considérer que l’amélioration du niveau de vie des citoyens et le seul coût réel d’un produit. Quand nous achetons un produit ou un service nous achetons seulement le niveau de vie de ceux qui y ont concouru, même de manière inégale. De la sorte quand des chefs d’entreprises ou des hommes politiques réclament de devenir compétitif avec des pays du monde qui n’ont pas notre développement social, c’est renoncer à notre bien être qu’il nous est demandé, que celui-ci soit financé par le marché privé ou réglé par l’impôt sur le marché public. Il ne faut pas oublier que l’impôt et les taxes sont seulement le mode de règlement indirect des services que nous acceptons de mettre dans un pot commun, puisque l’état c’est chacun de nous. La différence vient du fait que pour ceux qui n’ont pas un revenu suffisant les citoyens s’accordent à les faire bénéficier des services gratuitement et répartissent leurs coûts sur les plus aisés. Présenté sous cette forme nous comprenons mieux l’indécence qu’il y a à réclamer pour les « riches » des allégements d’impôts et taxes, alors qu’ils bénéficient des services de la communauté.

Historiquement depuis la guerre de 14/18, l’Europe a perdu son leadership mondial au bénéfice des états Unis, et ceux-ci l’on perdu cette année au profit de la Chine. Les économies de tous les pays sont interdépendantes et il est particulièrement surprenant de parler d’indépendance économique en assurant nos productions, quand plus de 70% de notre activité est du à l’utilisation du pétrole que nous achetons à l’étranger.

Quand nous assurons notre indépendance alimentaire en cultivant ce dont nous avons besoin avec des salariés et des agriculteurs à l’aide de chevaux du cru, nous pouvons dire que nous avons notre Independence alimentaire. Mais quand celle-ci dépend de tracteurs, qui certes peuvent être fabriqués sur notre territoire par des entreprises et des salariés français, nous restons toujours dépendant de ceux qui nous vendent leur pétrole pour les faire fonctionner. Nous pourrions multiplier les exemples de ce type et cela est vrai pour tous les états. Il convient donc de s’interroger sur ce qui fait les différences. Ce que je ne vais pas faire là, car pour chacun d’eux leur développement est lié a leur histoire socio politique, sur un territoire donné. Notre développement est lié a celui du libéralisme qui a généré l’émergence du socialisme qui fut une forme plus abouti et pérenne de la solidarité caritative préconisé par notre culture judéo chrétienne à partir du moment où grâce à l’imprimerie les savoirs se sont démocratisés. Cette solidarité socialisante a donné notre modèle social et c’est celui-ci qui aujourd’hui est remis en cause. Et curieusement ce ne sont pas les autres états qui le remettent en cause, mais ceux qui créant des entreprises en France et ne peuvent pas en vendre le coût à leur clientèle dans un marché ouvert où n’existe pas la concurrence loyale, mais l’organisation de la loi du profit en recherchant ce qui coute le moins cher. Or ce qui coute le moins cher, c’est quand l’on se passe du travail de l’homme ou qu’il travaille gratuitement. C’est donc cette recherche là qui dans nos sociétés conduit à constituer un chômage structurel. Face à l’augmentation du bien être qui se caractérise par le temps libre et un service de soins performants les organismes de productions de biens et services se restructurent pour, quoi qu’il advienne ne pas dépasser un ratio de charges salariales suivant leur nature. Souvent je donne comme référence le pourcentage de l’industrie en 1850. Celle-ci représentait entre 25 et 27% de l’activité d’alors et aujourd’hui nous oscillions entre 25 et 22%. Sur une aussi longue période ceci est indicatif d’une constante malgré toutes les modifications intervenues.

Mais nous pouvons comprendre d’où provient cette constante, quand nous savons que toutes les entreprises s’en tiennent à des ratios de gestion, suivant la nature de leurs productions. Ainsi, quand la vie des salariés s’améliorent en utilisant les productions et services et qu’ils coutent plus afin de s’acheter leur niveau de vie, c’est le ratio qui dicte la politique de l’emploi des dites sociétés pour maintenir leur rentabilité et réaliser ses investissements productifs qui, se sont tournés vers la robotique. Si les robots sont créateurs d’emplois, leur finalité vise à remplacer l’homme au travail, leurs défauts c’est qu’ils ne cotisent ni ne paient d’impôt, tout comme le cheval ou l’âne d’antan. Nous avons donc là une capacité de travail qui n’est pas socialement solidaire, hormis d’avoir augmenté les capacités de production et réduit la pénibilité des tâches. Or demain, c’est ce que disait Marc Simoncini, fondateur du site de rencontres Meetic, la robotique et l’informatique va envahir notre existence et l’humain sera intellectuellement dépassé par leurs performances, et j’ajoute au point que nous aurons de moins en moins besoin de son travail, mais plus de son intelligence.

Dans ce schéma qui se déroule actuellement et va croissant, nous pouvons comprendre que tous ceux qui sont écartés de ces enjeux par une information médiocre et des débats ancestraux comme celui de l’opposition public privé, ou celui autour du libéralisme ont de juste raisons d’être inquiet et d’imaginer que notre pays s’étiole puisque il ne peut fournir un revenu à tous ceux qui en demandent dans l’actuelle situation.

En fait nous pouvons établir une comparaison avec les canuts qui se sont révoltés contre l’arrivé des innovations technologiques (le métier Jaquard). Celui-ci réduisait de fait leur revenu et devant cette situation ils ont détruit ce qu’ils pensaient nuire à leur situation de l’emploi. Et bien aujourd’hui nous faisons également la même chose devant la remise en cause de notre modèle social et l’avènement de « l’intelligence » artificielle. A la différence prêt c’est que ne saisissant pas et ne maitrisant pas la situation, les citoyens s’en prennent aux immigrés, comme si le refoulement des immigrés allait arrêter le déferlement des innovations technologiques qui vont envahir le 21 siècle.

S’il y a un but à se donner c’est bien celui de facilité l’émancipation des salariés des autres états en créant un indicateur social. S’il y a quelque chose à exporter c’est notre modèle social, et non d’importer la pauvreté, et si le travail ne suffit plus, alors rémunérons notre intelligence pour ne pas être les esclaves des machines que nous créons pour nous remplacer. Notre pays est plein de ressource car les ressources se trouvent dans « l’intelligence humaine » et c’est vrai pour l’humanité entière, mais encore faut-il apprendre pour qu’elle ait quelque chose à moudre.

Difficile de croire que la France décline quand elle n’a jamais eu autant de richesse, et ce n’est pas parce que nous perdrons des places au PIB que forcément nous nous appauvririons. C’est seulement notre organisation capitaliste du travail qui n’a plus d’opposition socialisante et creuse les inégalités, parce que les citoyens ont abandonné les syndicats et les partis, dans l’espérance et l’attente d’une apparition miraculeuse qui viendrait changer le monde sans qu’ils quittent leurs lits et leurs télévisions. Et bien non, ça ne fonctionne pas comme cela, et nous le savons puisque nous avons tour à tour épuisé trois présidents salvateurs.

S’il y a problème cela ne vient pas de nos présidents, mais bien de nous qui les élisons.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:56

Le projet de loi sur la transition énergétique fait figure d’amuse gueule, mis à part le projet de réduction du nucléaire, il n’est rien dit sur la mise en place de nouvelle technologie. La plus part des objectifs sont à atteindre d’ici 2030,

Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, ne serait-ce que pour l’exemple à donner, mais de là a croire que ceci va solutionner la pollution, n’est qu’une douce illusion avec une population mondiale qui atteindra en projection moyenne 8 400 000 000 d’individus énergivores dont les courants marins ou aériens nous feront bénéficier de leur pollution, sans parler des déchets. Bref rien de bien encourageant en perceptive, sinon de dire au monde rouler à vélo. Sauf peut-être une réalisation qui nous viendra des états Unis, une énergie nucléaire non polluante à sel fondu. C’est ce à quoi s’entreprennent plusieurs scientifiques du MIT (Massachusetts Institute of technologie) en créant une start-up Transatomic. Il y a 50 ans les états unis avaient déjà essayé puis abandonné cette option. Les états unis rejoindront ainsi la Chine qui développe un programme de recherche industriel sur ce thème. C’est plus facile pour eux car elle n’a pas de lobby nucléaire, même si son parc est de 21 centrales et 28 en prévision. Aujourd’hui ces centrales ne fournissent que 2,11% de sa consommation d’énergie électrique c’est dire si les centrales thermiques vont polluer encore longtemps d’ici 2030.
La centrale du MIT sera le premier prototype d’ici 5ans, s’ils arrivent à le financer, car l’on sait que c’est oser que de vouloir concurrencer l’industrie du nucléaire dont les industriels se « contre foutent de ses risques » et de son impact puisque c’est la meilleure source énergétique actuelle, et il a fallut Fukushima pour inquiéter, mais l’on a l’exemple que ce ne sont pas les industriels du nucléaires qui s’inquiètent.
La France avec ITER à pris un engagement dans la fusion thermonucléaire contrôlé, ce qui ne change rein aux risques de cette industries. La mise en route d’ITER se fera progressivement de 2018 à 2026, l’on peut donc postuler qu’ITER remplacera la réduction du parc nucléaire de 75% à 50% d’ici 2030 prévus dans le projet de loi. D’ici là l’on saura qui a fait le meilleur choix d’avenir la Chine, le MIT, si les industriels étatsuniens ne coupe pas ses financements, de choisir un nucléaire sans uranium et sans déchet radio actif.
La France possède une réserve de sel de thorium qui lui permettrait de fournir de l’énergie durant 190 ans. Depuis 2012 il y a 1199 centrales à charbon en construction dans le monde, et ces centrales sont la source d’énergie la plus polluante, mais à le coût de production le plus faible, pourtant plus élevé que celui à sel de thorium http://energieduthorium.fr/. Il est tout de même curieux que dans un projet de loi sur la transition énergétique ce sel soit oublié.
Ce projet de loi pousse les citoyens à économiser l’énergie, drôle d’approche si l’on considère que la fonte des pôles va entrainer une modification du Gulf Stream dont la conséquence directe pour l’Europe sera un refroidissement en freinant le développement des rentrées océaniques qui assurent notre climat tempéré. Ce qui sont croyants ou superstitieux c’est le moment d’allumer des cierges, car ils ne changeront à la situation, pas plus que cette loi, mais comme cette loi ils vous donneront l’impression de faire quelque chose d’utile pour ne pas subir la situation.
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 01:07

Incapable de penser autrement, nous n’avons plus qu’à attendre la tempête.

Depuis sa dernière déculottée électorale, j’ai retenue du gouvernement la dernière action de son ministre de l’intérieur qui a du recevoir conseil d’un ex prédécesseur à ce poste, Hortefeux, car comme lui l’avait fait à Grenoble ( Violences à Grenoble: Brice Hortefeux veut «frapper les délinquants au portefeuille» - 20minutes.fr,) notre ministre l’a fait à St-Ouen, une action coup de poing. (Trafic de drogue : Cazeneuve va prendre des mesures "extrêmement puissantes" à Saint-Ouen - Le Point).

Bref nous sommes toujours dans la communication, et les ministres se doivent de se déplacer, insigne représentation de leurs efficacités, pour satisfaire aux niaiseries populaires. La communication est à la politique ce que l’esthétique est aux nouveaux produits, il redonne un coup de nouveauté aux mêmes choses. Nous avons eu également la vague frontiste qui a emporté Jean-Marie Le Pen, un feuilleton qui a tenu la Une et alimenté les sites. Amusant de croire qu’en éliminant papa, le FN n’aurait plus de relents fascisants, quand l’on a pu voir le déroulement et le discourt du FN au défilé sous jeanne d’Arc. D’aucun se prennent à rêver d’un FN au pouvoir qui bouterait l’immigré hors de nos frontières. Nous avons également d’ex chefs d’état qui ont été remplacés pour inefficacités par les citoyens, et donnent des conférences de spécialistes, alors qu’il a échoué à l’écrit présidentiel et reformule ces recettes politiques en changeant le nom de l’officine pour appliquer au nom du parti Républicain ce qui a échoué sous l’UMP. Tout cela passionne les médias et les citoyens, et chacun y va donc de son tampon d’identification pour se distinguer dans la continuité. Quand nous n’avons pas des déclarations tonitruantes du genre de celle du maire de Venelles en voulant interdire l’islam en France. Nos droits de l’homme semble devenir une course à la connerie, mais au moins l’on sait où elle se trouve.

Le socialisme en panne.

Dans le même temps d’autres citoyens prennent des initiatives politiques et créaient des courants de pensée comme Nouvelle Donne ou d’actions comme Blanc Bleu Zèbres, qui viennent s’ajouter à des initiatives personnelles d’hommes déjà connus, comme Asselinau ou moins connu comme Etienne Chouard, et j’en oublie certainement, car des groupements, comme Attac ou les adeptes de la décroissance, sont tenus au silence médiatique. Il faut la volonté de vouloir s’informer du monde des idées pour les « entendre », mêmes ceux qui s’aventurent sur des voies « racialistes » ou intégristes pour trouver une espérance illusoire dans la pensé unique. Pourtant les uns ou les autres ne quittent pas leur sentier culturel qu’ils refaçonnent à la queue leu leu comme les aveugles de Breughel. Car penser autrement ne se décrète pas et je ne sais même pas si nous sommes capables de le faire en conscience, puisque cela revient à développer une pensé pour laquelle nous n’avons pas d’exemple.

Je suis toujours friand de ce type d’initiative, car elles sont indicatives de l’enfermement dynamique dans lequel nous vivons. L’occident vie suivant une forme de pensé séculaire qui s’accompagne de comportement socio économique remodelé par le libéralisme dans lesquels nous sommes éduqués et instruits. C’est ainsi et toutes nos réflexions vont dans le même sens. Nous recherchons des solutions à des actions passées qui nous ont apporté les problèmes que nous vivons, alors que quand nous les avons réalisées nous pensions que c’était pour le meilleur. Mais naturellement ce qui est le meilleur pour certains ne l’est pas forcément pour tous, c’est ce que nous apprend l’histoire humaine et que démontre l’activité d’économie libérale capitalistique qui a du se faire bousculer par le socialisme pour s’humaniser. Si le capitalisme a conquis le monde le socialisme est en crise et se cherche une nouvelle voie.

Lié à des évolutions technologiques sans précédent, cette situation a engendré un chômage structurel et une économie de restriction de classe recomposé (c'est-à-dire que la pauvreté frappe des salariés, mais également de petits entrepreneurs, tous comme des salariés se trouvent richissimes à l’égal de patrons ou rentiers) par une réorganisation de la répartition des tâches dans un marché mondial débridé où les Groupements d’Intérêts Economiques tracent de nouvelles frontières territoriales dont les dirigeants s’exonèrent des échecs sur le dos de la SA personne morale qui fait tous régler aux clients..

C’est sur ce constat de complexité que la plus part des citoyens ne voient plus dans nos hommes politiques que des incapables ou des politiciens véreux, et ils se détournent des partis pour tenter de penser qu’eux feraient mieux en conservant la même forme de pensé et de comportement, car c’est dans celle-ci qui ont été élevés.

L’homme bloqué.

Beaucoup de nos problèmes trouveraient une solution technique si nous n’étions pas psychologiquement bloqués. Il ne s’agit pas d’une tare, mais d’attitudes acquises que la raison n’arrive pas à faire évoluer sauf devant un drame, tel une guerre, car la guerre détruit l’organisation dynamique dans laquelle nous vivons et que nous ne savons pas faire évoluer au bénéfice de tous. Les crises cycliques du capitalisme sont connus et tous les jours nous le confortons par notre activité économique, que nous soyons riches ou pauvres. Riches nous en bénéficions, pauvres nous ne sommes pas capables de nous y opposer, cela réduit fortement la marge de manœuvre de ceux qui riches ou pauvres s’émancipent pour y trouver un substitut, et la raison ne déverrouille pas les blocages. Nous en vivons l’exemple avec la pollution, incapable d’actions d’envergures pour réduire ses sources, comme celle réussi pour les CFC qui avait réuni scientifiques chercheurs, politiques et industriels. Et pourtant nous continuons à déclarer que l’homme dispose du libre arbitre, alors que tout simplement il ne veut pas renoncer aux sources de revenus qui lui assurent sa puissance ou sa vie hédoniste en toute logique, car son système émotionnel lui indique son intérêt immédiat en conformité avec son apprentissage culturel.

Nous sommes capables d’imaginer pouvoir accéder à un bien être différent, il ne manque pas d’idées mais, soit elles ne passent pas la barrière psychologique, comme changer de nourriture, ou celles financières, car elles imposent de mettre en place des fonds considérables non rentables à court terme pour mettre en place les passerelles nécessaires afin d' assurer les transitions que la raison reconnait. En plus de ces difficultés les citoyens ne disposent plus du pouvoir de création monétaire pour avoir éventuellement le pouvoir de faire de tels choix. Nous sommes tellement encrés dans la culture de l’usure (intérêt de l’emprunt) qu’il nous est impossible d’imaginer que l'on puisse emprunter sans intérêts, juste soumis au frais de gestions et au maintient de son pouvoir d’achat.

A chaque étape, du développement de notre civilisation occidentale, ceux qui la vivait pensaient que l’existence ne pouvait pas être autre que celle de leur organisation que venait confirmer l’apprentissage social auquel ils étaient soumis.

Aujourd’hui nous sommes dans la même situation. Par exemple la Raison emporterai que nous relogions tous les habitants qui se trouvent dans la zone des 7 m inondables du fait du réchauffement climatique. Il n’en est rien, bien que nous sachions et connaissions les zones qui seront recouvertes. Nous en arrivons même au dénie, en espérant une inversion « magique » de cette situation décrite par les scientifiques et spécialistes. Pourtant quand l’on demande aux citoyens qui seraient les mieux qualifiés pour gouverner, plus de la majorité disent des spécialistes.

Il est donc difficile de nous détacher de tout ce qui nous lie à une stabilité organisationnelle, si ce n’est pas un « drame » qui nous y contraint. Et cette impuissance collective que met en évidence cette problématique de la monté du niveau des eaux touche tous les pays du monde et ne peut être attribué à l'éducation spécifique d’une culture.

Les Savoirs

Aujourd’hui nous disposons de Savoirs sans précédant, mais seul quelques individus y ont accès et peuvent se qualifier de découvreurs en faisant évoluer les étapes « civilisationnelles » par des découvertes, des pensés (idéologiques ou philosophiques) qui trouverons leurs temps ou s’étioleront. Ce creuset d’idées existe de tout temps. Hier c’était la vérité religieuse qui les muselait, aujourd’hui c’est celle de la loi de la comptabilisation de la vie, où tout à une valeur financière.

Dans ce cadre nos ancêtres du néolithique auraient du mourir, et c’est oublier que dans une France de 68 millions d’individus, seulement 28 millions d’actifs perçoivent des revenus qui font vivre les 40 millions autres, que sont donc les quelques milliers d’immigrants qu’il est si urgent de bouter hors de France et qui nourrissent nos Unes et font trembler les urnes.

Nous posons la comptabilisation de nos existences comme une vérité absolue, comme le furent celles des religions édificatrices, et s’interroger sur la validité de notre organisation comptable devient blasphématoire. L’humain a besoin de certitudes. Hier il les trouvait dans les religions et il était prêt à bruler tous ceux qui les mettaient en cause, comme nous sommes prêts à vilipender tous ceux qui contestent la comptabilisation de l’existence, même leur faire la guerre.

Nous avons dans la souffrance, grâce à des penseurs, passé au-delà des absolues religieux, et au lieu de nous ouvrir l’esprit par l’acquisition de Savoirs disponibles, nous ne trouvons rien de mieux que de reconstituer d’autres absolus qui seraient plus justes parce qu’ils seraient comptables.

Nous assistons donc depuis des années à des débats de chiffres plus que des débats d’idées, puisque nous nous avons l’esprit bloqués sur la rentabilité de toutes nos actions, par l’homo-oéconomicus que nous instruisons, à un point que tel qu’il ne voit même plus que notre organisation bancaire limite la prise d’initiative des individus, et donc notre évolution dans les étapes « civilisationnelles », d’un siècle qui ne va pas manquer d’en être une, tant par ses découvertes et l’accroissement de sa population que par la pollution produite.

L’homme bloqué s’il ne s’ouvre pas aux Savoirs ne pourra donc nous conduire qu’aux drames qui le suivent depuis sa sédentarisation, en restant fidèle à lui-même et à son histoire humaine, alors que nos Savoirs permettent d’espérer autre chose que de s’accaparer la puissance dominatrice acquise sur ceux précédemment élaborés.

L’Éden.

Nous vivons au rythme du capitalisme et plus personne ne croit que l’on puisse culturellement arrêter l’exploitation de l’homme par l’homme, nous en sommes même arrivés à réclamer cette exploitation en exigeant des emplois.

Imaginer donc les serviteurs grecs ou romains réclamer de rester dans leurs conditions de servitudes, imaginer les serfs réclamants de rester au service de leurs seigneurs, imaginer les esclaves réclamants leurs conditions. C’est certainement ce que chacun ont fait, sinon les prolétaires ne seraient pas restés en servitude jusqu’en 1804. Il n’y a donc rien d’anormal à ce que les salariés réclament leur condition sociale. Il ne faut pas compter sur eux pour sortir de leur condition, sauf pour ceux qui s’émancipent, non pour devenir « l’exploiteur » capitaliste, mais pour donner un autre élan au développement culturel humain qui édifie des sociétés imaginaires pour améliorer sa condition humaine afin de retrouver un Éden qu’il aurait perdu.

S’il le pense c’est donc possible, mais pas dans une société capitaliste ou la relation économique est une relation de distribution et répartition de la rareté que stimule la compétition innée.

Mais il faut penser que s’il en est ainsi ce n’est pas parce que les autres sont des méchants ou des salops. Au contraire, si c’était le cas se serait beaucoup plus facile de les circonscrire. Hier imaginer un Eden relevait du mythe, aujourd’hui cela relève du possible grâce aux Savoirs, mais bien sur il ne faut pas demander cela aux hommes bloqués même s’ils sortent des grandes écoles où ils ont appris à compter. Les Savoirs sont la colle qui permet d’assembler à notre convenance tous les grains de sables(nos actions) pour améliorer notre condition humaine suivant nos désirs, mais ce n’est pas sans risque si l’on confie cela à des hommes qui ne voient dans leurs semblables que des individus à exploiter.

Ce siècle sera fabuleux, tant par ses espérances scientifiques que par ses risques avec au commandes des hommes bloqués, dont le discourt actuel, régenté par le pouvoir financier ne nous propose que de régresser parce que le bien être couterait trop cher, et lire dans le cerveau toutes les pensées qui viendraient contrarier la pensé unique « mécaniste ».

Travailler n’est pas une finalité, la terre nous offre ses ressources sous réserve de disposer de l’intelligence de les faire surgir et d’en user pour leur utilité et non pour s’enrichir de comptes opulents comme nous le faisons. Or ce que nous réclamons c’est justement cela, avoir un travail afin de disposer d’un revenu, certains pour survivre, d’autres pour s’enrichir sans fin. Nous sommes devenus incapables de penser qu’un revenu peut être distribué pour d’autres activités que celle de « piller » les ressources de la planète et les énergies humaines pour écrire les possessions de quelques uns dans des lignes de comptes que beaucoup envie, ce qui leur assurent la pérennité, et prive les autres d’un Éden aujourd'hui possible.

Si demain nous ne nous faisions pas payer pour travailler, il y aura plus de travail à réaliser que de bras disponibles. Ce n’est donc pas après le travail essentiel que nous courons, 3,5% d’agriculteurs et 22% d’activités d’industrielles pour la différence en services, mais après un revenu.

Nous nous trompons de cibles.

L’entreprise est un outil, nous en faisons une seigneurie, nous portons leurs insignes comme hier les valets portaient les blasons de leurs seigneurs. Nous n’avons pas besoin du travail de tous, mais tous doivent disposer d’un revenu d’autonomie économique. Avec un smic un célibataire joint les deux bouts, s’il vie en couple avec un conjoint inactif, ils passent de fait en dessous du seuil de pauvreté. Créer et innover sont sans limite et nous en mettons par la recherche du profit et la disponibilité monétaire qui sélectionne, soit, mais toujours dans l’intérêt des mêmes. Apprendre est la condition sine qua non de notre développement, et nous croyons toujours que c’est la richesse quitte à soumettre des populations pour la conserver. Nous sommes des êtres singuliers en quête perpétuelle de reconnaissance et la culture de l’effort par la contrainte volontaire nous cache que la recherche du « moindre effort » est également fondatrice, « le droit à la paresse » comme l’avait écrit un auteur, mais au-delà l’observation de la nature nous démontre que c’est toujours dans l’économie de consommation d’énergie que chaque organisme cherche son développement.

Nous sommes comme nos ainées, éduquée dans une culture nous y restons attachés. Combien de fois entendons nous dire que c’était mieux avant, remonterions nous comme cela jusqu’au Cro-Magnon. Combien de fois n’entendons nous pas le désespoir de gens qui disent que les usages culturels se perdent. Toutes ces attitudes sont autan de freins à l’émanation de solutions possibles, car vouloir maintenir les situations passé en l’état, c’est refuser d’accepter et faire face ce à quoi elles ont donné cours.

Souvent je cite en exemple l’accroissement du coût des productions écologiques auxquelles ont renoncent parce qu’elles renchérissent la commercialisation d’une production. Nous nous comportons comme cela parce que nous avons une comptabilisation capitaliste faite pour faire du profit et que c’est culturellement accepté comme un absolu. Pourtant rien ne nous empêche devant l’ampleur du problème de la pollution de sortir du circuit marchand les coûts écologiques. Qu’est-ce donc qui nous contraint de manière irréductible de n’avoir qu’un système de comptabilisation, rien, hormis la lutte des chefs de guerres ancestraux qui ne s’envahissent plus (enfin presque plus) pour s’attribuer les richesses convoités, mais s’opposent par PIB interposé et bien sur, sortir l’activité écologique du PIB serait s’affaiblir.

Qui est à l’origine de tout cela.

Or c’est nous citoyens qui votons pour des élus qui restent bloqués sur leur vision du monde, non pas parce qu’ils sont mauvais ou incapables, ils défendent des intérêts qu’ils pensent essentiels pour eux et les autres, et nous partageons leurs points de vue par nos votes, tout en nous en plaignant, pour ne pas être de ceux qui en profitent. C’est pour cela que malgré des pensées qui évoluent et apparaissent, nous n’écoutons que celles uniques des faiseurs d’opinions que relais les JT. Nous ne croyons mêmes plus aux espérances qu’offriraient d’autres points de vue, si ce n’est de considérer comme un acte positif que de déverser sa rancœur dans un parti xénophobe comme le FN ou rester chez soi., tandis que les classes dites moyennes, qui sont celles parmi lesquelles se manifestent les découvreurs et les émancipateurs, réélisent les mêmes de puis trente ans.

Alors, quand j’écoute tous ces citoyens de plus en plus nombreux à décrier leurs élites politiques, leurs reprochant d’être devenus compétentes, d’être devenus des professionnels de la politique comme il se dit. Là encore ils sont dans la confusion, même si comme nous le savons quelques uns se corrompent. Plus de la moitié des citoyens verraient bien pour gouverner des spécialistes ou des chefs d’entreprises, sans avoir conscience que c’est ce qu’ils ont, des hommes politiques devenus des spécialistes et des gouvernements qui dirigent comme des chefs d’entreprises. Le motif de leur mécontentement est donc ailleurs. ils serait bien plus dangereux pour la démocratie que ce soit ces citoyens sans discernement qu’il faille suivre. nous remplacerions une dictature molle par une dictature totalitaire au nom de la démocratie. Nous avons une double difficulté. Celle d’une élite politique qui se coupe des citoyens, 50% d’abstention, et des citoyens de moins en moins clairvoyant, pire de la graine d’esclave.

L’élite d’une nation c’est comme les feuilles d’un arbre, elles s’exposent au soleil pour réaliser la photosynthèse et faire vivre le tronc nourricier et les ramures qui les portent. Leur destiné est celée par leur interdépendance. Mais quand la compétition exige, comme dans les forêts tropicales, une course au soleil sur un sol fertile, celui qui élève son feuillage sans s’occuper des ramures et du tronc nourricier, à la moindre tempête il se couche pour laisser sa place à d’autres.

C’est ce que nous faisons actuellement avec une élite au pouvoir qui expose son feuillage au soleil des accords de Maastricht ou a celui du capitalisme sans s‘occuper des citoyens qui n’en veulent plus, incapable de penser autrement, nous n’avons plus qu’à attendre la tempête. Pour l’éviter il nous faudrait penser autrement, mais penser autrement ce n’est pas attendre le trait de génie d'une idée que nous ignorons et qui surgirait comme d'une pochette surprise, mais observer l’existence avec intelligence, puisque aujourd’hui nous avons les savoirs pour la développer. C'est par les savoirs que Copernic qui était chanoine, médecin et astronome a pu théoriser un autre univers( héliocentrisme), tout comme Galilée a inventer une lunette pour regarder et trouver un autre monde en s’opposant à l’ordre immuable des théologiens jésuites de l’église catholique et romaine. Aujourd'hui c'est nous qui maintenons l'ordre économique et nous jetons l'anathème à ceux qui s’opposent à la loi du marché. Il nous reste à découvrir un Copernic et un Galilée des temps modernes pour remplacer celui qui c'est fait écraser sous le mur de Berlin.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 22:28

Dans le grand champ de foire de la loi du marché, le manège le plus prisé est celui des casseroles. Que ce soit pour celles que certain hommes politiques se trainent ou que ce soit la vitesse avec laquelle ils se font éjecter du siège.

Dans ces départementales nous avons dont eu droit à un gigantesque bouleversement. Sans avoir démérité localement des tas d’élus ont glissé de leurs casseroles où ils avaient posé leurs popotins pour une popote locale, qui à quelques différences prés étaient la même, que le département soit géré par une équipe UMP ou PS. Ce n’est pas la grande révolution, d’un peuple qui dit en avoir mare de la gestion UMP/ PS, d’avoir reconduit la même alternance dont chacun se plaint, au point que seulement 6% des citoyens nourrissent une espérance dans l’avenir.

Déjà dans un article j’avais écris que le 22 et 29 les citoyens feraient une révolution. J’avais à souhait induit une méprise pensant à un tour (une révolution) sachant que chacun penserait à révolte. La révolution à dont eu lieu, le manège suit sa révolution et les casseroles changent d’occupants. Ne chercher pas du mépris dans mes propos, il n’y en a aucun envers des hommes qui s’occupent des affaires du peuple, même si certains d’entre eux ne sont pas respectables et entachent la fonction politique et la vie des partis.

Nous avons tord de rejeter le parti politique, c’est le moyen le plus démocratique pour donner la parole au peuple, afin que celui-ci y dise ce sur quoi ils se rassemblent ou s’opposent. Cela ne fonctionne plus, l’assesseur politique ne fonctionne pas, comme ne fonctionne plus l’ascenseur social. En panne tous les deux, le second nous donne des chômeurs et un rejet de ceux qui viennent dans l’espoir d’y monter (l’immigration) et le premier celui du rejet de l’élite qui vit en vase clos et draine des slogans populistes (au sens péjoratif qui a fait sa place, n’en déplaise à Mélenchon) de communicants avertis. Ainsi, une fois de plus les citoyens votants ont fait le tour de la nasse qui les enserrent et n’ont pas eu l’audace d’un changement, l’audace d’un risque. Alors, tant pis pour eux, le gouvernement continuera la déréglementation du travail, l’austérité budgétaire, tandis que se tiendra à l’affut, tapis dans le leurre politique le parti du changement sous son nouveau sigle en remplacement de l’UMP, pour faire exactement la même chose de ce qu’ils critiquent aujourd’hui, comme ceux d’aujourd’hui ont critiqué la gestion de ceux d’hier pour en fait, faire de même économiquement, si ce n’est pire avec la loi Macron et celles à venir. En écoutant le premier ministre j’ai eu l’impression d’entendre Sarkozy après ses échecs retentissants dans les élections intermédiaires et celle des régionales. J’ai entendu le message des Français avait-il dit, nous allons accélérer les mesures du programme du gouvernement et apporter une réponse au besoin de sécurité.

J’ai entendu la même chose du gouvernement Valls, comme celui de Sarkozy à l’époque. Il avait pris une déculotté et la réponse avait été nous continuerons dans la lancée qui est la notre, et en 2012 les français l'ont viré, comme ils virerons Hollande en 2017. Je veux bien que l’on critique le FN quand il dit qu’il y a un parti UMPS, mais dans ce cas il y a au moins un entêtement similaire. Mais soyons sérieux, que voulons nous qu’il fasse d’autre que de subir des choix politiques qu’il ne fixe plus.

Pourtant la question que l’on peut se poser c’est : pourquoi les Français attendent que ce soit l’UMP et le PS qui fassent les changements qu’ils espèrent, alors qu’ils savent depuis longtemps qui ne les feront pas.

Nous sommes devant ce phénomène curieux de votes de résignations, qui faute de pouvoir changer de manège, les citoyens changent les occupants des casseroles, et s’en retournent heureux, de n’avoir rien accompli de fondamental, si ce n’est bien sur pour les militants des uns et des autres qui croient farouchement à la validité des situations d’échecs patents des politiques qu’ils soutiennent.

Nous avons un sérieux problème d’information politique, les ravages de la pensé unique sur laquelle veille les « chiens de gardes » nous gratifie d’une abstention politique qui ne trouve pas de partis où se poser et qui manifeste un rejet qui ne peut qu'aboutir à une « dictature démocratique ».

Il est urgent, et je vais me répéter, car j’avais déjà écris cela après l’échec des régionales de Sarkozy, il devient urgent que les petites formations ou individualités se rencontrent pour faire un état des lieux dont la finalité est en l’espèce assuré d’une « catastrophe » programmée. Ce ne sont pas les politiques départementales qui vont changer quoi que ce soit. Donc à tous ces hommes politiques des petites formations de se rencontrer et d’imaginer demain pour offrir à plus de 50% de citoyens une alternative économique. Cela passera peut-être par la conquête de la BCE. Il n’y a pas de raison que ce soit impossible, mais à condition ne de pas compter sur ceux, qui quoi qu’il advienne suivent les « tyrans » du moment. Quand j’imagine que la seule note d’espérance des citoyens est de voter pour un parti fascisant, je pense qu’il y a là, non pas un minimum d’interrogation à avoir, mais une indispensable et urgente interrogation à avoir de la part de partis tel le PS et l’UMP. Mais cela ne semble pas les effleurer outre mesure, comme s’ils n’étaient pas concernés par ce type d’évolutions des convictions politiques d’une partie de la population. Le premier en appelle sans cesse à une réponse d’un front républicain révolu, et l’autre se demande comment récupérer certaines franges de la politique du FN sans dire qu'il se fascise.

Les citoyens disent à 62% compter sur leurs votes pour changer les décisions politiques en France. En fait quand l’on compte ceux qui veulent un changement autre que l’UMPS par leur vote, il n’y a plus que 6 639 401, dont 5 142 117 voix du FN du premier tour, soit 15% des inscrits.

Un vieux proverbe dit personne ne laisse la proie pour l’ombre, alors j’ai bien peur que les casseroles tournent encore longtemps, à moins que le abstentionnistes se décident de choisir, ce qui devrait inciter les petites formations à se remettre en cause pour être un choix possible.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:12

Dans l’aéronautique les productions se réalisent autour d’une marge de sécurité occiliant autour de 99, 4%. C’est dire s’il y a peu de chance d’une imperfection technique. C’est à ces conditions que le transport aérien est devenu sûr.

Mais quand survient un accident il faut compter sur un miracle pour s’en sortir. Mais ce ne sont pas les conséquences de l’accident de cet A 320 qui c’est crashé dans les alpes qui m’interpelle, mais le traitement informatif par les chaînes.

Je me suis interrogé si cela n’allait pas jusqu’à l’indécence. Il y a quelque chose de macabre à vouloir tenir des temps d’antenne autour de tel drame, même quand il n’y a rien à dire, et aller jusqu'à interroger des villageois qui n’avaient rien à dire et on le leur faisait dire pour dire quelque chose sur le sujet. Ce n’est plus de l’information mais de la télé réalité, un spectacle du désespoir des autres directement chez nous.

Il est évident que la technologie n’y est pas pour rien puisque maintenant les chaînes font appel à tous ceux qui avec leur téléphone caméra peuvent filmer un événement. Une certaine manière de voir sa propre existence faire l’information. Mais nous voyons bien qu’il y a une certaine prédilection à s’accaparer tous les drames. J’ai le souvenir d’avoir écrit sous la présidence Sarkozy que là où il y avait un mort il y avait un membre du gouvernement, à croire qu’ils faisaient fonction de croque mort. Nous sommes sous un gouvernement du changement, mais pas dans ce domaine, trop sensible électoralement. En écoutant les chaînes et le temps incroyable qu’elles y ont consacré, allant jusqu'à s’immiscer parmi les familles des victimes que ce soit en Espagne ou en Allemagne je me suis demandé si dans le spectacle de la mort nous n’en faisions pas un peu trop et, si cela plaisait au français quelles en étaient les raisons. Si l’on peut apprécier la logistique qui se met en place dans ce genre de drame depuis maintenant bien longtemps, je pense au premier plan orsec de 1952 qui ont été modernisé en 2004 et ont démontré leur efficacité, il en est autrement des médias et des dirigeants politiques qui se pensent devoir personnellement attester la compassion de la nation par leur présence.

Alors, m’est revenu en mémoire le traitement de l’information sur la première guerre en Irak, où ce drame était traité exactement comme l’est celui-ci. Cela avait soulevé une vague d’indignation dans la classe politique et dans la population, au point que Guillaume Durant, qui faisait avec cette guerre le reality show d’aujourd’hui, c’était fait rappeler à l’ordre. A l’époque il présentait le 20 heure sur la cinq, chaîne de Silvio Berlusconi.

Si la manifestation de la compassion envers les autres est une marque d’humanité, je ne crois pas que ce soit cela qui anime les chaînes qui se précipitent en tous lieux où il y a un drame qui peut faire de l’audimat. Est ce une nouveauté en soi, certainement pas, tant il y a de filmes qui en font commerce, mais ce sont des films. Tandis que les chaînes recherchent les témoins des drames, si elles pouvaient donner une caméra à un assassin pour qu’il puisse filmer son crime elles le feraient. Ce débat à déjà eu lieu et deux films ont été réalisés, « La mort en direct »1980 (une écrivaine à succès, apprend qu'elle est atteinte d'une maladie incurable et qu'il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Elle est contactée par une chaîne de télévision qui souhaite la filmer pour son émission La Mort en direct. Refusant l'offre, elle sera filmée à son insu par Roddy, un cameraman, grâce à une caméra implantée dans son cerveau), l’autre « Le prix du danger » 1986 (Dans une société futuriste, "le prix du danger" est le nouveau jeu d'une chaine de télévision. Un homme doit rejoindre un endroit secret en évitant cinq hommes venus pour le tuer. S'il réussit, il empoche beaucoup d'argent…./ ). Mais voilà nous sommes en 2015, ces filmes cultes sur le sujet des limites du voyeurisme ne se posent plus, même les citoyens en sont devenu accros. Je ne suis pas psychanalyste mais je pense que nous dépassons depuis fort longtemps le seul phénomène de la compassion et de l’empathie quand le drame devient le sujet essentiel qui donne un sens à l’existence et à la réélection des hommes politiques.

Quand nous voyons nos chaînes parcourir le monde pour nous apporter un drame, ce n’est pas le fait du hasard. Par contre une découverte fabuleuse à été réalisé par Jean Antoine Barret physicien à l’université de bordeaux et à l’institut Max Planck de Gottingen. Après celles de Uri et Miller sur les acides aminés en 1953 ; celle de Sutherland sur les nucléotides en 2009, ce jeune home découvre que l’énergie de la Vie tient dans une goutte d’eau, il n’y a bien que les abonnés des revues scientifiques pour le savoir.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 21:56

La confusion autour de l’individualisation, conduit-elle à fabriquer des individus sans âmes ?

Aujourd’hui le phénomène récurant, même le monde rural qui s’amenuise veut ressembler à l’homme des cités urbaines dans son «impersonnalisation » et/ou sa variété. Par «impersonnalisation » il faut comprendre le désintérêt plus ou moins marqué pour et par l’existence de son voisin dû à une forme de croyance en un «culte de l’individu ». Culte de l’individu, car la société, présente aujourd’hui et, réduit l’individu à un être devant s’accaparer seulement toutes choses, avec lesquelles certes il va peaufiner sa singularité (personnalisation). Mais si cette singularité ne trouve pas les moyens de la reconnaissance, d’une identification collective différenciée, si personne ne peut s’y reconnaître, alors elle n’est qu’une «impersonnalisation », et il ne restera sur terre qu’un regroupement d’individus sans «âmes ».

Ceci conduit à une individuation faible, anomique, par le désir affiché de vivre le sentiment commun «d’un égoïsme ».

Également «culte de l’individu » incité et favorisé par des consommations de biens et de services individualisants qui malgré leurs variétés conduit à l’anonymat, car ils sont finalement communs à tous. Cette pseudo personnalisation, qui devrait être l’affirmation des capacités de l’individu tout en étant au service du groupe, mène en définitive également à une individuation faible, car elle n’est plus issue d’un sentiment émotionnel relationnel, mais induite par une démarche à finalité mercantile qui organise les émotions, en partant de la connaissance que nous avons d’elles.

Illusion d’un individualisme devrions-nous dire, car les individus possèdent et utilisent des biens et des services issus le plus souvent de productions de masse qui leur ôtent de fait cette originalité individuelle qu’ils recherchent. Raisonnement schizophrénique qui pousse chacun à rechercher une individualisation qui le déçoit dès qu’il la découvre chez les autres, tout en invitant les autres à souscrire à ses propres choix qu’il juge être les meilleurs, et pour lesquels l’adhésion du plus grand nombre lui apporte une certitude réconfortante. D’une certaine manière cela nous conduit à un ensemble de comportements stéréotypés débouchant sur une individuation faible, qui limite la source d’autonomie de pensée et d’action par une forme de «croyance dans la loi du marché » qui exerce sa répression uniformisante grâce à la consommation et nous amène à tendre, à pratiquer ce que Durkheim appelait une solidarité mécanique, avec l’image d’une solidarité organique.

Si bien que cette perception toujours présente, rassurante et sécurisante de «communauté de famille » est réclamée par les citoyens. Mais l’État, ancré dans une idéologie libérale, renvoie cette demande à l’initiative personnelle privée. De fait les individus qui constituent l’état se retournent vers la valeur refuge qu’est la famille et également les amis (dont les moyens sont inégaux), mais aussi vers ce qu’ils reconnaissent comme assurant leurs ressources : « l’Entreprise ».

De telle manière que nous assistons à la cohabitation paradoxale de choix politiques libéraux et d’une demande sociale sécurisante pour compenser l’isolement dans lequel la forme d’autonomie contrainte imposée par l’organisation libérale a plongé la famille. Il s’ensuit une dichotomie du raisonnement engendrée par la recherche d’un égoïsme valorisant et d’un lien familial affectif sécurisant et vital, propre à la «communauté de famille » organisée autour de l’activité économique.

Ce besoin organique s’exprime par la recherche d’une appartenance à un «corps » spécifique qui se manifeste par des symboles : tel la reconnaissance vestimentaire ou un mode de consommation qui n’ont plus rien à voir avec le phénomène de mode. Car ils relèvent de la recherche d’une identification d’appartenance à un groupe différencié, du besoin de recomposition d’un lien social en compensation de la quasi-disparition du groupe familial élargi ou de souche, et de son substitut représenté par un des rôles régulateurs de l’État qui est de proposer des projets communs, malgré les antagonismes de classes, dont la disparition laisse croire qu’il y a égalité de but entre l’employeur et le salarié Il ne s’agit plus d’un comportement marginal original comme il en a toujours existé, mais d’une lutte contre l’isolement affectif par la poursuite de buts matériels, d’une course à l’activité en tout genre, d’un mode de vie, devant la disparition de projets idéologiques fédérateurs pourvoyeurs de débats que l’entreprise à monopolisé comme structuration universelle de la vie.

L’homme n’a plus à rechercher un sens à son existence l’économie la lui dicte, il n’a pas à s’interroger sur l’utilité de ce qu’il réalise, si cela lui permet de déboucher sur l’obtention d’un revenu. S’il s’interroge c’est la monnaie qui va lui dicter les choix qu’il doit faire. Nous vivons donc cet étrange paradoxe d’un homme qui clame de toute part sa liberté, son libre arbitre et qui en fait conditionne ses choix aux disponibilités de la monnaie d’échange, dont les détenteurs sont les arbitres de nos existences. En fait quand l’on apporte une attention particulière à la formation de la valeur d’un échange nous nous rendons rapidement compte que rarement nous parvenons à un accord. Alors que faisons-nous, nous faisons appel à la monnaie et c’est elle qui va déterminer notre choix, que nous dirons volontaire, histoire de se convaincre que nous disposons d’un choix qui n’est pas imposé par notre environnement. Mais pas sous n’importe quelle condition, dans un but grégaire celui de devenir puissant, de devenir le dominant seulement par le jeu du dynamisme enclenché, afin de ne pas avoir à s’interroger, à analysé moralement, le bien fondé de nos choix, vu que nous parvenons rarement à un accord s’il n’y a pas un intermédiaire décisionnaire qui s’impose à nous. Ce besoin d’arbitrage constant annihile en fait cet individualisme de référence où se confond, être un être singulier unique qui va se trouver une place dans la collectivité dont il est interdépendant, et celui qui croit que tous les autres sont un marché à sa disposition, et ils seront des individus sans âme.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 22:29

Oh , ils ne vont pas changer grand-chose, le lendemain ce sera comme hier. Je l’ai déjà écris cela fait 30 ans que ça dure, et ils n’ont toujours pas compris que ce sont eux qui en sont les responsables.

Ils s’imaginent que c’est la faute aux hommes politiques, aux marchés, aux arabes, aux fainéants, aux élites, à l’OMC, aux syndicats, aux criminels délinquants, à l’UE, à la Chine, aux plombiers Polonais, au libéralisme, aux parlementaires, à la météo, au terrorisme, aux charges, aux impôts, aux taxes, aux riches, aux pauvres, à l’austérité, aux immigrés, aux musulmans, et je dois en oublier, car depuis 30 ans que cela dure nous avons passé au chinois notre pays. Depuis 30 ans tout y est passé, nous avons enfin trouvé la clé de la révolution post sociaux démocrate, le vote FN.

Nous pourrions penser que cela nous interroge et qu’au XXI siècle il semble acquis pour tous que l’homme providentiel n’existe pas, et bien non, en l’espèce cet homme providentiel est une femme.

Et nos hommes politiques, non pas de mots assez violents pour la vilipender. Nous aurions pu penser qu’ils se seraient interroger sur ceux qu’ils ont pu faire ou n’ont pas fait pour être l’objet d’un tel rejet. Puis nous pourrions penser que cette dame n’est pas la seule à présenter une alternative, il ne manque pas d’autres partis. Hé bien non ! Il y a une focalisation qui dépasse de loin la seule adhésion à des valeurs politiques. Elle semble symboliser la révolte contre le tout, le raz le bol de ne plus rien comprendre dans ce monde et dans ce pays. Imaginer, ce sont des élections « de conseil général », des élections sans enjeu politique où les responsables de quelques formations qui soient font globalement leur boulot, hé bien rien n’y fera, l’on virera tout ce qui sera PS ou UMP. Faut-il qu’ils en aient gros sur la patate.

En fait depuis très longtemps nous sommes dans une nasse, j’écrivais ceci en Mars 2011 : Chacun connait ce filet long qui se termine par un cul de sac, prisonnier du suivisme, victime d’une voie directionnelle, le poisson qui l’emprunte fini sur l’étal du poissonnier. Nous vivons exactement cela en politique, la loi du marché est la nasse dans laquelle tous les hommes politiques sont, qu’ils y soient opposés ou non, et en son fond ils tournent en rond, se disputant la recherche d’une sortie, incapable par leur réflexion insuffisante devant un temps qui ne permet aucun retour en arrière, de trouver une solution. Ils finiront donc sur l’étal des oligarchies cooptés par les modèles systémiques dominants (les dominants systémiques).

Ne croyons surtout pas que c’est le FN qui va nous apporter une solution, si nous ne virons pas les « dominants systémiques » qui nous dirigent et que nous entretenons, je dis bien que nous entretenons, vous et moi. Moi j’en ai conscience, ce qui ne semble pas être le cas des citoyens, sinon comment font-il de puis 30 ans pour voter pour des partis bonimenteurs, qui sont dans le déni permanent de n’y être pour rien dans l’évolution d’un pays qui se fascise.

En 2010 j’écrivais ceci, car la monté de la fascisation de la population se mesure : En ce moment de part ses prises de position et ses déclarations, la potentielle présidente du front national se montre une digne héritière. S’il est regrettable de voir toute la presse en faire ses choux gras, comme si nous étions devant une déclaration exceptionnelle, qui n’est qu’une harangue de plus à destination de tous les xénophobes et racistes, qui commencent à se faire nombreux y compris en l’Europe.

Ceci devrait mettre en alerte tous les démocrates. Non les déclarations de Marine le Pen ou autres, il n’y a aucune nouveauté, ci ce n’est le fait qu’après les événements que nous avions vécu en 2002, nous nous retrouvions devant la même situation, comme si depuis rien ne c’était rien produit. Il en ressort au moins une indication c’est que la politique des gouvernants depuis lors n’ont rien changé à la condition des citoyens. Cela démontre l’erreur de l’UMP et l’incurie de ses parlementaires qui ont cherché leur salut sur le terrain miné de la xénophobie qui élève des boucs émissaires en ennemie de l’intérieur et ouvre la voix au fascisme.

Nous sommes en 2015, et 60% des citoyens développent au moins un des critères de la fascisation, c'est-à-dire qu’il y en a dans tous les partis. Le premier de ces critères est la recherche d’un chef charismatique. En démocratie le chef charismatique c’est le peuple, quand nous nous éloignons de cela, nous ouvrons la porte au fascisme, et c’est depuis longtemps que nous avons poussé ce portillon, et ces élections vont nous montrer combien de citoyens vont l’emprunter en pensant faire une révolution de palais d’une monarchie gouvernementale qui n’est plus soutenu que par 20% de la population.

Un psychiatre dirait quand l’on met son corps en souffrance et que l’on ne trouve pas de solution pour l’apaiser, alors l’on songe au suicide. Le vote FN c’est cela, c’est l’aboutissement d’une population qui n’est plus capable de se prendre en charge, et qui tous les jours se rend aux JT, et reproche à d’autres de se rendre à la mosquée ou à l’église.

Regardons autour de nous, il y a d’autres partis, le Fg, debout la république, Nouvelle donne, sans oublier des particuliers et les traditionnels partis de gauche, personne n’est obligé d’écouter les chiens de gardes « du vingt heure » qui ressassent inlassablement leur prêches mortifères pour décérébrés. Les citoyens ont certes raisons de demander des comptes à ceux qui les promènent depuis tant d’années, mais si je dis que les partis de pouvoir ne s’interrogent pas sur leurs responsabilités dans ce qu’il est entrain d’advenir, c’est également valable pour les citoyens, comment dans une démocratie en arriver à un vote suicidaire de la dite démocratie.

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