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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 23:21

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Aprés Taddei Finkielkraut était l'invité de « On n'est pas encore couché » pour parler de « L'identité malheureuse » son dernier livre, la discussion fut moins chaude que chez Taddei.

Je ne pense pas lire son ouvrage, depuis que ce débat est sur la table, il c'est nourri de tous les vomis qui ont recouvert les éclairs d'intelligences de part et d'autre.

Ce n'est pas un Tabou de parler de l'identité française, car l'identité des humains n'est pas une spécificité française et si ce débat ce fit jour et alimente encore des nostalgiques c'est parce que le Nationalisme est redevenu un grain à moudre électoral. L'on peut parfaitement se sentir français sans détester ou haïr les autres. Ensuite, être fier d'être français implique des échelles de valeurs qui se positionnent forcément sur une mesure subjective par rapport à quoi, si ce n'est vis-à-vis des autres. Il y aurait donc des humains qui ne seraient pas fier d'être né quelque part.

Ainsi cette subjectivité ne peut devenir une règle que l'on peut imposer , si ce n'est de la brandir pour éliminer les autres.

Aucun être au monde ne peut naitre sans qu'on lui façonne une identité, sinon il adoptera celle de la première personne qui le nourrira. Si c'est un canard il fera coin coin et bougera du cul. Tout simplement parce qu'il est programmer pour survivre et s'attachera à ceux qui le nourrissent.

La famille que nous connaissons n'a pas toujours existé, ce creuset où l'enfant qui nait est pris en charge est multiforme. Mais quelle qu'elle soit elle lui façonne son identité, comme ceux qui l'élèvent ont eu la leur façonné, pour nous ce sont nos parents.

Il semblerait donc que d'une manière linéaire nous puissions remonter le passé, assuré d'y retrouver nos origines. Il n'en est rien, le nouveau venu recevra seulement qu'une fraction de l'identité de ses parents, car dans son environnement il rencontrera des tiers, tous ceux qui au fil des âges l'imprégneront plus ou moins. Egalement s'ajoutera tout ce qu'il apprendra bien ou mal du monde et des autres qui lui donneront un bagage mémoriel qu'il transmettra à son tour de manière imparfaite.

 

C'est donc cette imperfection qui est la source de toutes les évolutions à des rythmes différents suivant leurs natures et les champs qu'elle recouvre. Cette incapacité à tout transmettre fait qu'aujourd'hui nous ne parlons plus le Latin qui se pratiquait à la cour des grands dans toute l'Europe, y compris en Russie par exemple.

Ainsi personne ne peut garder son identité comme il l'a reçu, elle se métamorphosera. Comment peut-on vivre dans un monde où tous les jours nous voyons les choses se métamophoser, nous nous voyons, veillir et en ce qui concerne l'identité française il faudrait qu'elle soit immuable, coulée dans le rocs, alors que lui il s'effrite. Nous avons donc là de parfait intégristes qui s'ignorent. Cette absence de clairvoyance est le sympthôme d'une crispation pour ne pas dire plus, commune à tous les « peuples ».

Naturellement il y a de grands groupes de valeurs qui assemblent les uns et les autres qui, au milieu des us et coutumes forment, comme le dit Freud, les tabous et les Totems qui se réforment beaucoup plus lentement et entraînent même parfois des civilisations dans leur déclin jusqu'à la disparition, en ne laissant subsister que des vestiges et ce que les hommes se seront transmis partiellement. C'est en cela qu'au travers de notre identité nous retrouvons des traces de nos prédécesseurs, tous ceux qui ont concouru à ce que nous sommes devenus aujourd'hui, Egypte, indus, grèce rome juif chrétien franc etc..

Je ne connais pas une société qui légalise le vol ou le meurtre, sauf dans d'ex usages tribaux où un jeune couple qui s'unit, ne le peut que s'il rapporte la tête d'un vieillard.

 

Ensuite, l'on peut faire débuter son histoire, grâce à l'imperfection de la transmission, là où cela nous arrange en fonction de nos émotions sociales économiques intéressées, ça déroulera notre existence, mais ne constituera qu'un repère historique et non la base de notre identité qui n'est qu'un cumul d'événements qui l'ont précédé retransmis partiellement par mimétisme.

Il semble tout aussi évident que la nature même de l'environnement affecte cette identité, tout comme l'organisation sociale qui en découle, Si le groupe compte cent personnes nous aurons vite fait le tour des tiers qui nous apportent de quoi nourrir notre pensée, s'il en compte des milliards comme les sociétés il faut se faire une raison nous ne les rencontrerons jamais tous.

D'autre part, l'on peut faire débuter son histoire, grâce à l'imperfection de la transmission, là où cela nous arrange en fonction de nos émotions sociales économiques intéressées, ça déroulera notre existence, mais ne constituera qu'un repère historique et non la base de notre identité qui n'est qu'un cumul d'événements qui l'ont précédé retransmis partiellement par mimétisme et que nous ne pourrons jamais préciser nommément.

C'est en cela que notre identité, l'identité de tous les peuples ne sont qu'une imperfection de l'histoire humaine

Il semble tout aussi évident que la nature même de l'environnement affecte cette identité, tout comme l'organisation sociale qui en découle, Si le groupe compte cent personnes nous aurons vite fait le tour des tiers qui nous apportent de quoi nourrir notre pensée, s'il en compte des milliards comme les sociétés, il faut se faire une raison nous ne les rencontrerons jamais tous.

Ainsi chacun s'attachera à ce qui constitue son environnement sociaux économique, voire administratif comme les départements, les villes et villages. Il était courant d'entendre dire dans un village : "il, elle a épousé un étranger" en parlant d'un tiers de la ville d'à côté. Preuve s'il en était des conséquences de l'autarcie.

Malgré cela tous les nouveaux nait n'aurons de cesse de modifier ou d'apporter d'autres éléments à leur identité tandis que leurs parents s'attarderont sur leurs acquis d'autant plus s'ils n'ont pas de possibilités de mobilité (ne pas confondre avec le nomadisme). C'est dans des pays encore le cas tout comme nous, quand il n'y avait pas de moyen de transports, chacun s'identifiait à son clocher c'était une identité française aux sons de son "cloche merle".

 

Pour autant ce n'est pas aussi simple, car le poids de l'histoire que l'on se raconte et qui "formate" les esprits constitue un lien d'encrage, un lien de reconnaissance, un jalon pour certain, mais aussi un justificatif de moins nobles comportements qui ont débouché sur des colonisations et le racisme dans quasi totalité des pays suivants leur époque.

Sinon comment expliquer que l'après Tito est conduit la Yougoslavie à éclater pour reconstituer des états d'antan, pareil pour l'Ex-URRSS et nous-mêmes n'avons pas échappé au désir indépendantiste de citoyens qui, par leur âge n'avaient jamais connu ni vécu dans ces anciens territoires et ont du donc épouser des sentiments et des valeurs qui n'étaient pas les leurs et qu'ils n'ont pas connus. Ils ont épousé une histoire collective qui n'est pas la leur, ils ont épousé des souvenirs. Nous pouvons donc « épouser »une identité pour les raisons qui sont celles de ceux qui ont cette démarche, car ils y trouvent un intérêt.

Ainsi ceux qui demandent la nationalité épousent l'histoire de la nation à laquelle ils adhérent, mais elle n'efface pas comme par magie leur identité originelle, le temps opérera les syncrétisations dont sont capables les uns et les autres dans le respect du droit du pays où ils s'installent. C'est en cela qu'un étranger pourra dire que son pays d'accueil vient de telle origine et conserver les us et coutumes qui ont forgé son identité originelle si la loi du pays d'accueil ne l'interdit pas.

Il est juste de dire qu'il faut observer les réalités comme il le disait, mais il ne faut pas ignorer celles qui nous dérangent parce qu'elles ne nourrissent ou n'attestent pas nos jugements ou de nos égarements.

 

Pour simplifier, je suis humain parce que l'on m'a dit que j'étais cela et parce que des hommes ont nommé ce qu'ils pensaient être par rapport au monde qu'ils voyaient et comprenaient.

Le chien ne sait pas qu'il est un chien, mais ils se reconnaissent entre eux, même si c'est pour se rosser, par contre quand il répond au nom de Médor et autre, au nom auquel on l'a habitué à répondre, il sait alors quand quelqu'un le prononce qu'il s'agit de lui. Ainsi je ne sais pas quand je nais que je suis français ce sont les autres qui me le disent et ils formateront mon esprit à leur histoire.

En ouvrant les yeux le nouveau né découvre son monde., il sera à la limite modeste de ses sens qui ne lui permettront que de connaître l'espace qui l'entoure et se sera pour lui Son Monde.

Il n'aura même pas à se poser la question de savoir s'il l'aime ou pas, puisque la question ne se pose pas il est né là et y demeurera attaché, sinon il n'y aurait plus un Inuite dans le grand nord ils seraient tous dans le midi.

Alors, pour quelles raisons avons-nous entendu fleurir des expressions comme celle de : « Tu aimes la France ou tu la quittes », tous ceux qui ont épousé notre histoire ne peuvent pas nourrir les mêmes émotions que celui qui y a vu le jour. Le sentiment équivalant est celui du lieu où il est né. Mais l'on peut quitter ce lieu pour une foule de raisons y compris celles que l'on avance pour dire que l'on n'aime pas son pays parce qu'il me persécute, mais en fait ce n'est pas le pays qu'il quitte mais une organisation politique qui lui nuit ou une organisation économique qui ne le nourrit pas, bref la raison qui sera la sienne.

Il me paraît assez clair que quand d'aucun demandent que l'on aime la France c'est en fait: "nous n'aimons pas les étrangers" qu'ils pensent et devraient dire, d'autant plus s'ils sont pauvres.

Mon beau- frère qui vote FN a au moins la clarté de le dire : « j'aime les étrangers quand ils restent chez eux ».

Dans ses interventions finkielkraut des plaignait de la jeunesse nourrie au consumérisme et adoratrice des temples de la consommation, certainement, mais comme je l'ai écrit sils sont nés dans leur pays ils n'ont même pas à s'interroger de savoir s'il l'aime. Il créait de fait un problème là où il n'y en a pas, car il ne parle pas d'identité, mais de nationalisme, d'un peuple replié sur lui-même comme le sont les communautés qui intègrent les individus qu'ils en oublient leur individuation et sont capables du suicide altruiste qui sonne toujours un déclin.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 00:33

 

 

 

En 1999, j'écrivais : « Victime de nos jugements et malade de nos souffrances ». Je n'imaginais pas qu'il serait encore d'actualité en 2013 et que ses conséquences pousseraient les citoyens vers le FN.

 

La cours des miracles symbolise comme image d'Épinal toute la misère humaine montée des campagnes à Paris pour y faire fortune, en plus des autochtones.

Phénomène récurant dans toutes les grandes villes du monde pour les mêmes raisons comme ce sont les mêmes raisons qui nourrissent l'immigration.

Tous ces miséreux étaient voleurs, tricheurs, escrocs etc. par nécessité et avaient structuré un territoire de non droit dans des quartiers de Paris.

Chez nous il y a 25 ans environs que l’intégration n’est plus acquise et la crise économique a transformé de nombreux salariés en exclus potentiels.

Robert Castel définit 3 zones :

  • La zone d’intégration qui caractérise les individus ayant une situation de travail stable et de relations sociales nombreuses ;
  • La zone de vulnérabilité combinant précarité et faiblesse des rapports sociaux ;
  • La zone de désaffiliation, caractérisé par l’absence de travail et de liens sociaux.

 

Les trois zones ne sont pas totalement séparées, on peut ainsi compenser une situation de chômage par une forte activité sociale. Castel montre que l’exclusion n’est pas seulement d’ordre économique.

L’efficacité des «Trente Glorieuses » a permis d’endiguer toutes ces cours des miracles, même si ce fut après une catastrophe mondiale. Elle a permis de maintenir les individus pauvres autour d’une zone de vulnérabilité (chacun à en mémoire ces barres d’immeubles construites dans les couronnes qui de zones de vulnérabilité sont devenus des zones de désaffiliation), alors que celle de désaffiliation ne concernait qu’une partie de la population marginale. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le système économique ne parvient plus à donner du travail pour tous et d’un autre côté les individus sont touchés par le vide social. Le chômage est devenu une réalité quotidienne pour beaucoup ; les individus deviennent parfois des « normaux inutiles » car nous n’avons toujours pas prie en compte que le 21 siècle n’aura pas besoin du travail de tous..

Au bout du processus, l’individu a le sentiment d’être sur la touche. C’est le phénomène de désaffiliation sociale de Serge Paugan. Le repli sur soi et donc l’isolement total qui aboutissent à une perte d’identification collective. L’individu a le sentiment de ne plus appartenir à une famille, à une nation, à un métier… Tout ceci menant à terme au phénomène de pauvreté, et développant la recherche de soutien ailleurs.

 

Si Jean Cottraux dans « demain sera une autre histoire » a mentionné que l’économie capitaliste suscite le passage à l’acte et l’impulsivité, il relève aussi qu’elle se caractérise par une tendance à susciter les comportements limite et antisocial. Cela réduit d’autant l’aura de la société « économico logique » qui désire servir d’exemple au monde. Cela réduit également les chances qu’une telle société se remette en cause puisqu’elle a un comportement pathologique face à un environnement qui est traumatique. Qu’en conséquence pour y vivre il faut se conformer aux pathologies normatives.

Celle qui c'est dessiné est la tendance à l’isolement grâce aux moyens techniques de communication et de diffusion qui accroissent et facilitent l’individualisme et l’égoïsme, en réduisant l’échange, la discussion, la solidarité.

Tout ce qui permet aux liens affectifs sociaux de se construire (ce que nous qualifions de socialisation) et l’on peut à juste titre s’interroger sur les nouvelles pathologies que vont développer des individus qui évitent le contact humain et vivent sur la défensive de probable agression.

Une tendance évidente semble être celle de la « victimisation » où chacun perçoit ce dont il est victime et demande réparation quand ce n’est pas vengeance, mais évacue de fait sa responsabilité passive. C’est à dire des individus qui nient leur intrication, leur participation, ne serait-ce que par leur consommation, dans la construction des événements de ce monde.

 

Dans l’exemple de Jhon B Calhoun sur les effets de la surpopulation (http://ddacoudre.over-blog.com/pages/du-rat-a-moi-7607770.html) l’on peut comprendre que les rats bêtas ne se sentent pas responsable de leur situation qui est due à l’action des scientifiques. Il n’en est pas de même pour les hommes qui ont développé une concentration urbanistique consécutive à l’industrialisation et au post industrialisme, dont les zones 2 et 3 de Castel en sont les lieux de rejet du surplus et de l’inadapté.

 

Cela fait comprendre aussi pourquoi construire des prisons n’apporte pas de solutions, puisque notre économie fabrique les exclus en tout genre et les maux dont elle se plaint. La prison et l’asile ne sont donc pas des «solutions » dans le sens de « traitement curatif », mais ne constituent qu’un traitement de confort d’une société malade qui, par ses comportements, ne peut pas guérir. Qui plus est lorsqu’une société dispose d’un capital intellectuel et scientifique dans la connaissance de l’être Humain semblable au notre, il semble curieux qu’au lieu d’apaiser ses souffrances elle accentue les comportements « déviant ». Comportements dont elle n’entrevoit d’y apporter une solution que par la répression.

 

Aussi, il paraît paradoxal qu’une société aussi riche et « éduquée » que la notre ne voit pas dans l’accroissement de la prolifération de la répression un symptôme de disfonctionnement de son organisation socio-économique. Comme s’il était sain que l’avenir d’un emploi passe par la publicité d’augmentation des personnels pénitentiaires, policiers et la professionnalisation de l’armée. Il y a là de quoi s’interroger plutôt que de montrer les autres du doigt.

C’est pourquoi une économie organisée offrant une assurance est loin d’être une société d’assisté. Si par les garanties qu’elle offre elle permet aux individus de sortir du «cloaque » dans lequel ils s’enfoncent, en vivant de plus en plus dans des zones concentrationnaires en surpopulation. Tout en s’isolant (individualisme, égologisme) avec pour conséquence une frustration affective qui pousse à la boulimie et à l’agression. Situation qui augmente le stress des individus et les comportements pathologiques qui en découlent, dont la caractéristique de ces trente dernières années et de conduire la population à une tendance marquée à la paranoïa devant des réalités d’insécurité dues aux comportements pathologiques qui trouvent une source de passage à l’acte dans la course à la consommation, à la croissance.

 

Ainsi, l’économique est la source même de tous les comportements pathologiques individuels ou collectifs consécutifs à la production de nos biens et services. Pathologies qui s’accroissent en fonction des moyens d’échanges et de productions envisagés et mis en œuvres. Elles n’en demeurent pas moins d’avoir comme socle notre tempérament inné sur la base de structures génétiques dont la fonction est de permettre à l’espèce humaine de survivre, comme c’est le cas pour tout le Vivant.

Nous pouvons donc facilement comprendre que ce n’est pas en remodelant nos bases innées que nous allons améliorer nos comportements conditionnés par l’hostilité de l’environnement, mais en faisant en sorte que chacun y trouve de quoi vivre.

Alors l’homme dirigera son intérêt pour l’existence vers d’autres buts, sous réserve qu’il ne s’agglutine pas dans des espaces restreints et qu’il ne poursuive pas sa régression intellectuelle en suivant les médias et certains hommes politiques dans la déliquescence volontaire. Régression sous deux formes, une en se réfugiant à nouveau dans le dogmatisme religieux ou idéologique, l’autre qui paraît paradoxale, est que l’homme tout en disposant de plus de connaissances, est devenu incapable de les partager et d’en faire une source de débat utile à l’éveil de la réflexion et de l’intelligence.

 

 

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 00:17

 

Je pensais qu'avec Hollande l'on en finirait du climat de haine entretenu par le « Sarkozisme » passant son temps à opposer les citoyens entre eux sur des sujets clivant, immigration, identité, laïcité, alimentant les médias au jour le jour d'affaires minables sans aucun intérêt pour la nation, mais qui atteignait ce besoin de considérations vital pour l'humain qui s'accommode mal de l'indifférence et réclame que l'on parle de ses bonheurs et de ces souffrances.

 

Il n'y a rien de bien nouveau en la matière, si ce n'est que c'est devenu un instrument de manipulation des populations. Cet état de fait est apparut dans tout l'occident à la suite de l'effondrement de l'union soviétique et du débat politique qu'elle nourrissait.

J'ai encore le souvenir d'avoir posé la question au sein du parti socialiste en 1990, « par quoi allons-nous remplacer le vide qui vient de se créer ? ». La réponse fut « par ce que nous mettons en place », il s'agissait du virage vers la social-démocratie.

Aussi plus tard nous retrouvons dans une enquête l'absence de ce débat politique et l'apparition formulé de ce besoin de considération. C'est ainsi que les citoyens attendaient en 1999, date de l'enquête CCA, que l'entreprise invente un avenir pour eux, et que l’État agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

En 10ans de 89 à 99 « l'égologisme » caractérisant le développement de l'individualisme, dont le summum fut le client roi, se concrétisait par des attentes plutôt curieuses, puisque dans une démocratie les citoyens n'accordaient plus leur confiance dans les hommes politiques, 2% seulement, mais dans une structure totalitaire que l'on appelle l'Entreprise, et au surplus ils pensaient que chacun d’eux est le nombril de la France qui doit recevoir tout de l'état, mais pas de devoir à se solidariser avec les autres.

14 ans plus tard nous pouvons mesurer les dégâts de ces choix et de ces attentes. Les entreprises leurs ont apporté pour tout avenir la précarité et la délocalisation, et l'état n'a jamais pu se pencher sur la singularité de 68 millions de citoyens.

Comment dans une société instruite et éclairé peut-on ainsi se tromper aussi fondamentalement.

Nous ne pouvons trouver la réponse que dans ce qui alimente au quotidien la pensé de chacun au point que lorsque l’on l'interroge les citoyens ils régurgitent la nourriture médiatique dont ils ont été abreuvée.

Ce sont donc les médias qui on rempli le vide laissé par l'effondrement du mur de Berlin relayant en cela le besoin de considération humain, ils ont joué le rôle des faiseurs d'opinion en remplacement du débat d'idées pour le compte des victorieux de la guerre froide. Loin de moi la nostalgie d'un système que j'ai combattu, mais je ne dois pas avoir honte de reconnaître mon échec dans l'espérance d'un avenir radieux qu'offrait l'effondrement d'une dictature, puisque les citoyens ont confié leur avenir à une autre, renvoyant l'état à chien de garde du système comme les journalistes, et donc aujourd'hui ils se mordent lesdoigts

Alors pouvons nous nous étonner de voir le FN faire école et les citoyens glissaient lentement vers la fascisation en toute ignorance, car par ce besoin de considération, ce n'est pas de savoirs dont ils ont été abreuvés, mais de médias réalités qui le flatte, qui lui laisse croire que son existence les intéressent ; même si elle a sa place, car le quotidien est important pour chacun puisque c'est l'univers où il vit.

Le reproche que je formule c'est médiatiquement de prendre toute la place, non parce que le besoin est exprimé par les citoyens, mais parce que sur cette justification l'on peut annihiler les débats essentiels, maintenir une chape de plomb sur les esprits et en plus faire de l'argent.

 

Si la majorité des citoyens 62% pensent que les hommes et femmes politiques sont pourris (87% au FN, 70% et chez les moins de 35 ans ce qui est particulièrement inquiétant) ce n'est pas parce que ils les connaissent, mais c'est par l'image que rapportent d'eux les médias. Leur souci n'étant pas d'informer mais de faire du buz, de la polémique, de vivre et de vider en définitive les poubelles de la république et l'on ne peut s'étonner que dans les thèmes du FN les citoyens se cherchent un éboueur pour la France.

Un jour de mauvaise humeur en 1999 j'écrivais ceci : Nous restons accolés au système mercantile dans lequel se vend mieux tout ce qui est racoleur, scabreux, polémique, et où le voyeurisme a pris le pas sur l’information.

Je vais le redire d’une manière plus primaire qui trouverait sa place dans Charlie hebdo. J’ai déjà mentionné le rôle important de l’information, qui dépasse de loin son seul rôle d’organe informateur. Et dans un monde où l’on se personnalise aussi par leur intermédiaire, à vendre de la « merde » tout le monde veux devenir Caca.  

Mais comment le savoir ?

Une histoire l’illustre. Deux hommes discutent sur un trottoir et s’arrêtent. – « tu crois que cela en est ? – Je ne sais pas. Un des deux mais le doigt dedans et goûte. - Oui ceci en est ! - Et bien on a bien fait de ne pas mettre le pied dedans ! »

Cette histoire illustre la régression où nous sommes, encore contraints aujourd’hui de mettre le doigt dedans pour nous rendre compte quand cela en est afin de ne pas y patauger.

Il me semble que nous y sommes et jusqu'au cou. La démonstration est cette affaire léonarda qui a mobilisé jusqu'au sommet de l'état, remué les poubelles d'une famille comme nous aimons le faire, conditionné à cela depuis tant d'années, libéré toutes les acrimonies avec des rebondissements inattendus telles les déclarations de Copé qui envisage que les étrangers payent leurs soins sur notre territoire et de revoir le droit du sol.

 

Le décomplexé de l'UMP ne sait plus comment accrocher ses wagons à la locomotive du FN, celui-ci doit boire du petit lait et il suffit de regarder les airs ironiques de ses dirigeants.

 

 

 

 

 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 23:43

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Le 12 octobre à la suite de mon article « L’imbécilité est-elle une partie intégrante de l’intelligence humaine » mpag m'écrivait le commentaire suivant que je copie intégralement.

par mpag (---.---.187.29) 12 octobre 12:21

Il ne s’agit pas d’imbécillité mais de la conséquence de notre évolution psychologique

En clair nous ne sommes plus fait pour vivre dans notre monde

Notre cerveau est façonné par son interaction avec notre environnement mais son évolution est très lente pour acquérir des caractères biologiques et évolutive et par conséquent s’avèrent incompatible avec les bouleversement rapides de nos modes de vies



En clair notre cerveau actuel est profilé pour résoudre les problème de l’époque préhistorique

gout du risque, aversion pour la perte et inversement, prédisposition à la violence sont les conséquences de notre évolution

la bourse, le capitalisme, et la violence gratuite sont leurs réponses.



Mon interlocuteur en l'espèce a vu juste et il n'est pas le seul.

Un homme Théodore Monod, scientifique, explorateur naturaliste et humaniste érudit en a écrit : l'homme avance vers l'hominisation avec une lenteur désespérante, et il disait de notre planète : «La terre est un jardin bordé de nuit. Tels des aveugles nous avançons, mais sûrs de nous, fiers, cruels, consommateurs, assoiffés de profit. Moderne ? Que restera-t-il à nos enfants de cette oasis si humaine ? Seront-ils seulement là pour contempler nos méfaits ? »

Un contemporain tout aussi célèbre Hedgard Morin écrit dans son livre qui date de 1973 « le paradigme perdu : La nature humaine : « Le terminus de l'hominisation est en même temps un commencement. L'homme qui s'accomplit en homo sapiens est une espèce juvénile : son cerveau est débile sans l'appareil culturel : ses aptitudes ont besoin d'être nourri au biberon. Ce sur quoi s'achève l'hominisation. C'est sur l'inachèvement définitif, radical et créateur de l'homme. »



Il n'y a donc pas de réponse juste à donner à l'interrogation de mpag, mais elle laisse envisager une évolution future dont nous n'avons que quelques ébauches.

Certaines ont fait l'objet d'un livre de Claude Allègre « La science et le défie du XXI siècle » du 09/2009. Il y aborde ce que l'on peut espérer ou craindre des techniques de manipulation de notre espèce par la génétique et autres procréations ou productions d'organes in vitro.

Ceci viendrait en contradiction avec la déclaration de François Roustang, philosophe et psychanalyste, théoricien et praticien de l'hypnose et Auteur, qui disait : « l'on a jamais vue le culturel envahir le génétique », car il est vrai que la génétique n'est pas le destin.



C'est ainsi que ce qui fait la gloire des puissants de notre époque et qui forge les convictions économiques de nos hommes politiques contemporains, la bourse, le capitalisme, la violence gratuite qui se renouvelle sans cesse, ne sont que des comportements d'un cerveau du primate de l'âge préhistorique donc chacun se glorifie d'y soumettre la planète sous le fallacieux prétexte de la mondialisation au point de la rendre détestable, pour développer dans tous les pays une organisation économique capitaliste qu'ils présentent comme le summum de l'intelligence, alors qu'elle n'est en fait que les restes de nos instincts grégaires distordus par un monde où la science va plus vite que la capacité d'absorption des populations, et que les hommes préhistoriques qui nous dirigent, en France comme ailleurs, n'utilisent que pour entretenir leurs archaïsmes.



En fait en s'accaparant et en contingentent la créativité du cerveau humain dans une pensé unique comptable pour leur seul bénéfice, ils constituent un frein au développement de leur espèce, car nous prenons pour intelligent des obscurantistes.

Nous sommes donc en plein obscurantisme économiquesqui va développer chez les populations l'édification de tous les inquisiteurs possibles et imaginables avec leurs bourreaux et leurs buchers que nous ne reconnaissons même plus.

Comme hier les populations chantaient et dansaient devant les exécutions publiques de tous les mécréants qui oser verser dans l'éréthisme, religieux à l'époque, économique de nos jours, nous nous chantons les louanges de la fascisation en marche qui ne sera pas au pas de l'oie.

Nous trouvons là, la constante primitive que mentionne mpag, elle n'est pas nouvelle, elle se renouvelle cycliquement à chaque évolution sociétale. Les taoïste disent « le vieil homme » qui nous suit partout en parlant de notre cerveau primitif, nous comprenons bien qu'il ne s'agit pas d'une découverte récente.



Pourtant il y a eu une révolution à partir de 1950.



Encore en 1950 les scientifiques s'opposaient sur l’idée que seulement leur spécialité spécifique était la plus capable d’expliquer le monde. Pourtant c'est la "trasdisciplinarité"qui a fini par prendre le pas en battant en brèche cet égocentrisme scientifique développant l'idée selon laquelle ne peut être prises en compte que les recherches pointues compétitives dans une spécialité donnée. Cette démarche de transdisciplinarité a été qualifiée de «vision sommaire du Tout » par Murray Gell-mann (prix Nobel 1969 pour la théorie des quarks) qui a contribué à la création d’un institut pluridisciplinaire, le Santa Fe Institut1, et Benoît Mandelbrot (polytechnicien qui décrivit la géométrie Fractale en 1975) exprime la même idée en se qualifiant de «pionnier par nécessité ».

Nous voyons là une démarche que les plus intelligents de ce monde ont faite, conscient de ne détenir aucune vérité et conscient que c'est la transdisciplinarité qui est et à été à l'origine de l'essor de l'évolution technologique, même si elle a été accaparé par des esprits primitifs pour faire de la monnaie.

Face à cela il faudrait que l'on croit que la pensé unique et la compétition, sur laquelle veillent tous les chiens de gardes populeux du journalisme et des médias, et la pierre philosophale d'un capitalisme salvateur. Il faut vraiment être un homme préhistorique pour croire cela.



Je livre ci-dessous deux commentaires d'hommes qui ont marqué leur temps et qui avec d'autres ont contribué au succès de la transdisciplinarité. Il est bien évident que leurs propos démontrent la fracture intellectuelle qui existe aujourd'hui entre le monde des Savoirs et celui qui est dispensé aux masses populaires.





« La diversité de la vie sur Terre représente une information distillée au cours de quatre milliards d’années d’évolution biologique, et sur la relation analogue qu’entretient la diversité culturelle humaine d’Homo sapiens sapiens. Je soutiens que la diversité biologique et la diversité culturelle méritent toutes deux de grands efforts afin d’être préservées »… « Mais il n’est pas réellement possible de considérer ces questions isolément. Le réseau de relation qui lie l’humanité à elle-même comme le reste de la biosphère est aujourd’hui si complexe que tous les aspects s’affectent les uns les autres à un point extraordinaire. C’est une étude du système tout entier qu’il faut réaliser, aussi sommaire doive-t-elle être, parce qu’aucune mise bout à bout d’études partielles d’un système adaptatif complexe non linéaire ne peut donner idée du comportement du tout. Certains efforts débutent pour mener une telle étude sommaire des problèmes mondiaux, intégrant tous les aspects pertinents, qu’ils soient aussi bien environnementaux, démographiques et économiques, que sociaux, politiques, militaire et idéologiques. La vocation de l’étude n’est pas de se réduire à une simple spéculation sur le futur, mais de tenter d’identifier, parmi les multiples sentiers possibles pour l’avenir de l'espèce humaine et le reste de la biosphère, quels sont ceux qui avec une probabilité raisonnable pourraient mener à une plus grande durabilité. Durabilité est ici entendu au sens large pour inclure non seulement l’évitement d’une catastrophe environnementale, mais d’une guerre désastreuse, d’un despotisme généralisé à long terme et d’autres fléaux de cet acabit tout au tant. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage un nombre d’allusions au Santa Fe Institue, que j’ai contribué à fonder… ». Murray Gel-Mann. Le quartz et le jaguar.



« Convaincu de devoir créer sa propre mythologie, Mandelbrot ajouta cette phrase à son entrée dans le Who’s Who : « La science irait à sa perte si (comme le sport) elle plaçait la compétition au-dessus de tout, et si elle clarifiait les règles de cette compétition en se confinant à l’intérieur de spécialités étroitement définies. Les rares savants qui ont choisi d’être nomades sont essentiels au bien être intellectuel des disciplines établies » ? Ce « nomade volontaire » qui se qualifiait de « pionnier par nécessité », quitta l’institution académique en quittant la France et en acceptant le refuge que lui offrait le Thomas J. Watson Research Center d’IBM. Gleick. La théorie sue le chaos. »





Erreurs dans l’identification de régularités : « Les systèmes adaptatifs complexes identifient des régularités dans des flux de données qu’ils reçoivent et compressent ces régularités en schéma. Dans la mesure où il est aisé de commettre deux types d’erreurs- prendre l’aléatoire pour du régulier et inversement- il est raisonnable de supposer que des systèmes adaptatifs complexes puissent tendre à évoluer vers une situation à peu près en équilibre où l’identification de certaines régularités s’accompagneraient des deux types d’erreurs.

A considérer les structures de la pensée humaine, nous pouvons identifier, grossièrement, la superstition avec un type d’erreur et la dénégation avec l’autre. Les superstitions se caractérisent par la perception de régularités là où il n’y en a de fait aucune, et la dénégation revient à rejeter la preuve de régularités manifestes, même quand elles sautent aux yeux. Un tant soi peu d’introspection et d’observation des autres êtres humains, et chacun de nous pourra déceler qu’il y a une corrélation de ces deux erreurs avec la peur.

Dans le premier cas, les gens sont effrayés par le caractère imprédictible et particulièrement non contrôlable de la plupart de ce que nous voyons autour de nous. Une part de cette imprédictibilité a pour origine ultime les indéterminations de la mécanique quantique ainsi que les limitations supplémentaires qu’impose le chaos aux prédictions. A quoi s’ajoute une quantité considérable d’agraindissement (avec l’imprédictibilité qui s’en suit) provenant de l’étroitesse du spectre couvert par nos sens et nos instruments et de leurs capacités limitées. Enfin nous sommes handicapés par les insuffisances de notre faculté de comprendre et les limites de notre capacité de calcul. Le résultat de tout cela, tant de choses sans rime ni raison, est notre effroi, et nous imposons au monde qui nous entoure, même à des faits aléatoires et à des phénomènes accidentels, un ordre artificiel fondé sur des relations de causes à effets erronées. Ainsi nous nous rassurons avec illusion de prédictibilité, de maîtrise même. Nous nous berçons de pouvoir manipuler le monde en faisant appel aux forces imaginaires que nous avons inventées.

Dans le cas de la dénégation, nous sommes bien capables de déceler de réelles structures mais elles nous effrayent tant, que nous nous voilons les yeux devant leur existence. La certitude de la mort est la régularité la plus menaçante de nos vies. Et le nombre de croyances, dont certaines plus ancrées, ont pour fonction d’apaiser cette inquiétude face à la mort. Un large partage de croyances spécifiques de ce genre au sein d’une culture amplifie d’autant leur impact sur l’individu. Mais ces croyances impliquent l’invention de régularités, de sorte qu’à la dénégation s’ajoute la superstition ». «Si ce type d’analyse se justifie, nous pouvons alors conclure à une tendance probable à l’erreur dans les deux directions pour les systèmes adaptatifs complexes intelligents ».

« En terme plus anthropomorphiques, nous pouvons nous attendre à ce que partout les systèmes adaptatifs complexes soient sujet à un mélange de dénégation et de superstition » Gell-Mann, le quartz et le jaguar. »



Il nous reste qu'à leur emboiter le pas à la suite de milliers d'autres qui sont au cœur de nos innovations dont personne ne connait les noms, car ils ne sont pas des stars du système anesthésiant.

Les plus intelligents ont appris tout cela pourquoi pas nous, qui nous l'interdit.

Nous ne trouvons pas dans ces écrits les vociférations d'un FN à l'adresse des ignorants, les lynchages médiatiques ou les buchers allumés par des fagots de mots qui rapportent de la monnaie, en enflamant le cerveau primitif.

Il n'y a pas d'insulte en cela seulement le constat que ceux qui nous expliquent vouloir notre bien nous maintiennent dans l'ignorance de ce qui grandit l'humain pour devenir un être civilisé et présentent leurs erreurs et leurs superstitions comme des vérités.



Pourtant, nous restons dans une version généraliste d’un «maximum minimal » du Tout, à cause d’un enseignement général tronqué. Certaines disciplines manquant du fait même de sa limite arbitraire, fixée dans sa durée par nos contraintes économiques, et nos pratiques culturelles.

Une situation dont nous devrons tous sortir, pour entrer dans le maximum possible dans l’intérêt socio-économique de l’espèce, en faisant de l'enseignement pour adulte une source de créativité rémunérée tout au long de l'existence.

Ce besoin existe et se manifeste par l'intermédiaire des portables que chacun consulte pour savoir ce qu'en dit wikipédia, comme hier l'on lisait l'encyclopédie. Aujourd'hui nous pouvons faire mieux puisque nous avons plus besoin de tous travailler, nous pouvons réorganiser notre existence pour devenir au fil des ans, en nourrissant notre cerveau de Savoirs, le commencement du successeur de l'homo sapiens qu'évoquent Monod et Morin.

Cela avant que les hommes au cerveau préhistorique n'utilisent la science comme l'explique Allégre pour façonner un humain à la mesure de leurs avidités, serviles, taisant, productif et mange tout.

Il l'appelleront l'homme parfait, car ajustable à leur comptabilisation.



Et comme rien n’est jamais simple je conclurai avec ce propos de Victor Hugo «l’homme qui ne médite pas vit dans l’aveuglement, l’homme qui médite vit dans l’obscurité. Nous n’avons que le choix du noir ».

Il nous reste donc à l’éclairer.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 22:08

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Ce qui est devenue l'affaire Léonarda est une calamité intellectuelle.

Le président en personne obligé de venir s'expliquer au JT, dans l'organe d'information de masse spécialiste du story stelling et de la désinformation à grande échelle pour tous les français qui n'ont pas la chance de pouvoir s'informer dans d'autres lieux, ce qui exigent du temps et de la patience pour trouver l'info la plus approprié et la plus sure.

S'il y avait une mauvaise décision à prendre, celui qui se veut l'homme du consensus la prise.

Autoriser Léonarda à revenir en France poursuivre sa scolarité. Comment peut-on aussi cyniquement proposer à une adolescente de ce séparer de sa famille, nous qui avons voté des lois pour le regroupement familial, tant nous avions mesuré les difficultés sociales que cela posait.

 

C'est toujours dur les périodes préélectorales. J'ignore qui a porté cette affaire devant les médias, car il a fallu qu'ils en soient informés et pas eux seulement pour que cette expulsion, une parmi tant d'autres, devienne l'affaire politique que nous connaissons et dont le président a eu l'imprudence d'y mettre les pieds et pour laquelle presque tous les hommes politiques se sont exprimés.

Il faut imaginer que de Léonarda ils s'en foutent comme de l'an 40, suivant l'expression consacré, il faut imaginer que pour interviewer et filmer cette famille les médias ont du payer pour en avoir la primeur.

ET nous citoyens en bons nigauds nous avalons toutes les couleuvres tant elles sont bien huilés.

Les Uns en attendent une retombée électorale les autres une retombée financières par l'audimat.

Dans cette affaire aussi triste soit-elle pour cette famille, qui y a-t-il de nouveau que nous ignorions qui mérite de faire la Une médiatique, si ce n'est un intérêt de circonstance compte tenu de l'ambiance générale qui se focalise autour de la montée électorale du FN.

 

Valls, même si je ne partage pas ces lois d'expulsions, a assumé la logique dans laquelle durant la campagne électorale le FN et les décomplexés de l'UMP ont obligé le PS à renier son humanisme historique dans ces dossiers. Certes Roccard par sa célèbre phrase « nous ne pouvons pas accueillir la misère du monde » avait jeté un pavé dans la mare, et permis à tous ceux qui avaient peur de l'autre, de l'étranger de justifier son exclusion. Depuis lors nous n'en sortons pas quelles que soient les mesures prises, même au mépris de l'humanisme. Notre président en se posant entre deux chaises pour calmer la grogne des socialistes « authentiques » qui sont encore au PS, et j'espère plus pour longtemps, a manqué à mon sens de Courage Politique. La loi est là, où il l'abroge, ou il l'applique.

Son rang de président ne lui donne pas le privilège d'être au dessus de la loi, même si un ami m'en disait « la loi est une putain que chacun baise à sa manière ».

Dans mon dernier article j'expliquais les éléments qui emportaient la montée du fascisme et j'indiquais que celui-ci s'opposait à l'humanisme. L'humanisme n'est pas de l'angélisme ou « tout le monde et bon tout le monde il est gentil », c'est de la compassion

Le problème des immigrés légaux ou pas est insoluble, en faire un cheval de bataille électoral et de la dernière indignité. Loin de moi l'idée qu'ils ne constituent pas une source de difficultés (les pauvres naturellement, les riches sont accueillis à bras ouvert, il ne faut pas le minimiser dans nos jugements), mais si ce n'était pas le cas il ne serait pas nécessaire que des citoyens soient humanistes, car il est bien plus facile d'être xénophobes, "ostracistes", c'est dans notre nature humaine, et la civilisation nous apprend avec grande difficulté, même difficultés séculaires de regarder l'autre comme son semble, car c'est dans son regard que nous existons et c'est lui qui nous nomme. Cette difficulté est le propre de l'humain, elle n'est pas celle d'une nation en particulier, mais peut être cultivé par des communautés au nom d'une identité primordiale pour se construire avec ce que chacun met en commun sur un territoire pour exister en tant que société dans l'histoire des siècles. Et il ne peut en être autrement.

Le passé et le futur n'existe pas, le premier constitue notre banque de données analogiques notre mémoire, le second l'action du lendemain où nous conduirons le malaxage de nos souvenirs et savoirs mémorisés en fonction de l'environnement qui nous sollicite.

C'est ainsi que cette affaire Léordana n'est qu'un symptôme, l'éruption de circonstance d'une société qui n'a plus d'espérance, plus d'idéal depuis longtemps et qui vote en toute conscience pour des illusions que leur vendent ceux qui se partagent le pouvoir, et qui faute d'avoir le courage de mener le combat économique contre les plus forts qui les accablent s'en prennent aux plus faibles d'entre eux les immigrés. Il y a une logique comportementale à cela, incapable de s'entraider eux mêmes pour soulager les plus démunies de leurs concitoyens pour quelles raisons iraient -ils aider ceux qu'ils considèrent comme des étrangers et des inopportuns économiques, car par notre comptabilisation de l'existence, une fois les plus puissants servis au banquet du capitalisme il n'y a pas de place pour les faibles s'ils ne peuvent compter sur l'humanisme et la solidarité de quelques convives.

Et il me semble, quand un sondage de BVA indique que 65% des français son contre un retour de Léonarda qu'il n'y ait plus beaucoup d'humanistes ni de convives solidaires, ce qui ne préfigure rien de bon, car pour faire court c'est à l'humanisme du 17 siècle que nous devons notre existence d'aujourd'hui, sinon la xénophobie et la tyrannie qui nous habite l'aurait toujours emporté.

 

Comme c'est grâce à l'humanisme que des Hommes ont échappé dans toutes les sociétés à leurs bourreaux perclus de vérités.

Le plus triste et tragique, c'est qu'une fois ces indésirables évacués comme les difficultés ne cesseront pas ce sont leurs propres concitoyens les plus faibles d'entre-eux qui deviendront la cible de ces 65%.

Si notre président n'est pas convaincu de cela qu'il relise le programme de Fillon qui nous prépare ces nouveaux pauvres qui deviendront les ennemies de l'intérieur à exclure du banquet.

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 02:38

 

Dans un monde où il n'y a jamais eu autant de monnaie disponible autant de richesse, autant de milliardaires, comment dans une civilisation qui n'a pas son pareil dans l'histoire humaine, l'on peut être en crise ? L'imbécilité est telle de nos jours qu'elle est un critère d’intelligence.

Voilà 35 ans que nous menons des politiques d'austérités et de rigueurs pour aider à l'investissement productif et préserver l'emploi. Cela a débuté avec la démission de Chirac en 1976 et la première nomination de R. Barre. Exception faite d'une relance malencontreuse sous le premier septennat "Mitterrandien" nous vivons dans des crises permanentes pour le bon peuple, tandis que les financiers et d'autres s'enrichissent « éhontément ».

A tout bon socialiste il conviendrait de réguler cette dérive capitalistique, voire faire front et porter la "révolution" dans les Etats qui exploitent leurs citoyens pour être les plus compétitifs. De ce fait, ils rendent le Bien Être légitime auquel nos savoirs, notre travail, nos technologies et nos luttes sociales nous ont amené, « comptablement » trop coûteux et inacceptables. Au point qu'il faut que les pays développés renoncent à leur Bien Être que financent les dites charges, ou l’endettement d’où le slogan "vivre au dessus de ces moyens", qui remonte à Barre, pour s'aligner sur ceux qui n’ont pas eu le même développement «géo historique » que l’occident.

 

Tous les cinq ans nous avons droit aux mêmes slogans

De plus les élites que nous avons instruites dans nos écoles, nourries au sein de la République se parent de l’immoralité présumé de l’économie pour justifier sans honte l’austérité et la rigueur qu’ils imposent au bon peuple, arguant que ce sont les riches qui créaient des emplois par l’investissement.

35 ans que cela est démenti par la réalité, ce n’est pas un jour, pas une semaine un mois, 35 années, mais personne n’en à cure ou l’on a l’esprit bouché ou l’on est imbécile. Et tous les cinq ans nous avons droit aux mêmes slogans des candidats, tous pour l’investissement productif pour la lutte contre le chômage. Sans rire depuis le temps, il faut tout de même être imbécile pour reconduire ceux qui nous promettent la solution au prix d’une constante rigueur et austérité, dont seule une frange de riches bénéficie plus amplement que le reste de la population, même si les français ont acquis du patrimoine, même si la misère à reculé, il en demeure des fractures, une sociale et une intellectuelle

 

La réforme des retraites, ce parfait exemple

Avec la réforme des retraites nous sommes dans le droit fil de cette imbécilité, pire elle se pare d’un argument de mauvaise foi totalement contre-nature, nous vivons plus longtemps nous devons travailler plus longtemps. Toute son existence l’homme ou l’humain l’a passé à rechercher s’il pouvait faire travailler un autre à sa place (animaux ou esclaves). Contraint de s’atteler au travail (la contrainte volontaire) il n’a de cesse de chercher des solutions pour y substituer des machines qui le soulage, et augmente son espérance de vie. C’est donc l’inverse, c’est parce que l’humain a recherché en permanence à se soustraire au travail et aux affres qu’il engendrait que nous avons progressé. (Pardonnez-moi le raccourci car c’est un peu plus compliqué compte tenu de la place sociale du travail). En fait nous posons mal la question ce que nous recherchons ce n’est pas un travail mais une source de revenu qui donne accès à l’autonomie économique qui nous permet d’acquérir les biens et services que nous réalisons par une activité travail. Ce n’est pas la même chose.

Cela ne retire en rien la place vitale du travail, mais pose la problématique du sens de l’existence si le travail n’est plus la seule nécessité existentielle. Mais surtout ce qui nous occupe, quelles nouvelles sources de revenu pour compléter celle devenue insuffisante du travail dans sa répartition  au sein de la population dans une société d’organisation économique capitaliste.

L’évolution de l’économie dans le monde et nos moyens de productions imposent d’avoir cette réflexion, il semble que l’intelligence ne soit pas de s’interroger, mais de choisir la formule la plus imbécile, « on vit plus longtemps travaillons plus ».

 

Nous avons dans nos économies très automatisés plus de main d’œuvre qu’il n’en faut

Ce n’est pas qu'il n’y a pas du travail pour tous, c’est que nous n’avons pas besoin du travail de tous pour produire ce que nous désirons, ce n’est pas la même chose, ni ça ne conduit pas au même genre d’interrogations.  Si depuis 35 ans nous nous étions posé la problématique sous cet angle peut être aurions nous eu d’autres possibilités à explorer que de rouler sur cette autoroute du désastre qu’est la pensé unique. http://ddacoudre.over-blog.com/article-l-autoroute-du-desastre-113203819.html

Mais si nous voulons donner du travail à tous c’est simple, comme au temps des Canuts il suffit de casser les machines et nous manquerons de mains-d’œuvre.

Ainsi 35 ans après nous en sommes encore aux mêmes thèmes et ils génèrent leurs effets néfastes, car si je chambre un peut les citoyens ils ont conscience de cette durée qui se manifeste politiquement dans les votes (abstentions blancs) mais plus insidieusement par des stratégies et des choix fascisants.
Notre société, ne manque ni de "capabilité", ni de savoirs, ni de technologies, ni de main d'œuvre, ni de capacité de compenser les matériaux en voie d'extinction, ni de quoi nourrir l'humanité, elle n'a pas besoin du travail de tous, la robotique pallie largement au travail humain. Alors où est la difficulté. Peut-être dans nos têtes, incapables de nous réformer pour incorporer dans nos existences toutes ces merveilles de facilité que nous avons créé sur l'empilement des savoirs siècles après siècles.
Toutes les majorités, tous les gouvernements et notre président aujourd'hui avec sa majorité soutiennent l'investissement, dois-je vous rappeler les déclarations de chacun. Rien n'y fait, rien depuis 35 ans à une embellie prés sous le septennat "Mitterrandien".
Les gouvernements successifs ont passé leur temps en programme d’amenuisement des prélèvements obligatoires qui ne sont que la source des chiffres d'affaires des entreprises qui vivent sur l'hédonisme de notre société. Ils en ont appelé comme notre président à devenir compétitif, sans jamais dire que pour atteindre ce résultat ce que qui est envisagé c'est la diminution des salaires et des avantages sociaux qui sont le chiffre d'affaire de ceux qui retirent leurs dividendes de la croissance. Même nous en reviendrons à Germinal que cela ne nous sauverez pas.

L'évolution de cet après guerre et sans précédant dans l'humanité et nous la gérons avec des bagages culturels des siècles passés seulement actualisés aux technologies comme celles des communicants qui ne vendent que des mirages et des affiches publicitaires.


Croyez vous que depuis 35 ans ce sont des incapables qui ont dirigé l'état et les entreprises. C'est notre élite et tout cela pourquoi, pour refuser d'admettre que l'organisation Capitaliste du travail n'est plus adapté à l'évolution des Savoirs et technologies disponibles, il en restreint même les potentialités, en s'accaparant tout ce qui est seulement monnayable.


Aux siècles derniers des hommes qui formaient l'élite ont suivit le scientisme raciste qui était la pensé dominante dans l'occident, aujourd'hui nous suivons celle de la loi du marché et réduisons l'existence à une comptabilisation.

Nous avons les cerveaux vides de toutes innovations sociétales, (si ce n'est régresser au nom de faux prétextes comme celui de travailler plus parce que l'on vie plus longtemps alors que nous n'avons pas besoin du travail de tous). Nous avons par la pensé unique tari le débat d'idées nous ne pouvons donc pas en avoir. L’on ne peut tenir compte de ce que l’on ignore. Nous avons donc dans ce siècle l’obligation d’emmagasiner des Savoirs et de nous ouvrir à la diversité pour donner à nos cerveaux de la matière à malaxer pour être créatifs et innovants.

Ce n’est pas ce que nous faisons. Il en découle inévitablement des peurs devant un monde complexe dont les moyens de communication font circuler les hommes et les choses qui deviennent incompréhensible aux ignorants et aux peureux. Alors devant les difficultés que cela génèrent ils n’ont d’autres ressources que le replie et l’exclusion, et au lieu de remettre en cause ce qui les aliène, l’organisation Capitaliste, ils rejettent ce qui est leur « liberté » le libéralisme.

Cela conduit au développement d’un ennemi fatal qui est le Fascisme.

C’est ce qui ressort d’une enquête réalisé par le CEVIPOF en janvier 2013 qu’il intitule les nouvelles fractures. http://www.cevipof.com/fr/france-2013-les-nouvelles-fractures.

Contrairement à une image d’Epinal le fasciste n’est pas un méchant monsieur que l’on reconnait, c’est monsieur tout le monde dans toutes les classes sociales avec une prédilection pour les ignorants et les plus âgés. L’on n’est pas fasciste par intuition ou parce que l’autre a fait de ce qualificatif une insulte, alors que sans le savoir il véhicule des choix et une opinion qui le sont.

Des critères objectifs existent et ont été avancés à la suite de l’étude du développement du fascisme dans le monde après la deuxième guerre mondiale. Un des spécialistes en était Robert Paxon.

Les plus connus sont la recherche d’un chef autoritaire, l’anti libéralisme, l’anti parlementarisme (tous corrompus) la désignation et la stigmatisation d’un ennemie de l’intérieur qu’il soit politique ou communautariste, le nationalisme qui engendre le replie sur soi, une forme de brutalité par une volonté de contrôle des individus, et plus généralement il s’oppose à l’humanisme.

L'opinion glisse inexorablement vers la "fascisation" 

Pour ceux qui s’intéressent à l'opinion des Français nous savons depuis longtemps que l'évolution de cette opinion glisse inexorablement vers la "fascisation". La dernière étude du cevipof de janvier le confirme et j’ai retenu trois des critères essentiels qui y conduisent:

  1. Les Français se cherchent un chef pour rétablir l'autorité 87%, le plus haut score est au FN, UMP,  FG, respectivement 97%, 98%,et 74% le plus petit score et au PS avec 70% ; ceci s'oppose de fait naturellement au régime parlementaire, dont nous avons fait le wagon de traîne en faisant suivre l'élection du président de celle du parlement. Il n'y a donc rien de surprenant dans cette évolution.
  2. La méfiance, la mondialisation et le replie sur soi, des valeurs inverses au libéralisme (à ne pas confondre avec le capitalisme) recueillent 78, 61 et 58%. Les meilleurs scores se trouvant chez le FN 95,82, 92%, puis l'UMP 78, 49, 53% et le FG 75, 73 et 61%.
  3. Enfin, l'ennemi de l'intérieur, il y en a deux :
  • le politique corrompu qui ne tient pas compte des idées des français et roule pour lui, nous avons là 62,72, et 82% le meilleurs score au FN 87, 98, 94% suivit du FG 64,67, 80% et l'UMP 55, 73, 85%.
  • L’immigration et l'islamophobie avec les différents effets communautaristes ou intégristes au fil des buzz. "il y a trop d’étranger en France, et l'on ne se sens plus chez soi recueille 70 et 62% dont 99 et 95% au FN et 83 et 75% à l'UMP. La religion musulmane et jugé incompatible avec les valeurs de la société française pour 74% dont 94% au FN, 81% à l'UMP, 72 au Modem, 67 au FG et 59 au PS.

Nous avons là les trois critères qui vont peser dans le débat des municipales, comme les prémisses de l’affaire récente des Roms, et dont l’on comprend que  Valls sur la base des l’indications de cette étude se place pour 2017, tout comme Fillon qui y pense aussi à conscient de cette évolution et se trouve hésitant entre enfourcher ses critères pour avoir une chance d’être élu ou rester le social démocrate de droite qu’il est.

Sur ces thèmes le PS a tout à perdre, et comme il ne peut rien gagner sur le champ économique il y a fort à parier qu'il sera le grand battu de ces élections.

Mélenchon a une partie de son électorat qui est "populiste", car favorable à ces thématiques, mais en tout état de cause il a intérêt à offrir une alternative au FN, ce qui n'est pas acquis.

Il y a peu de chance que l’opinion des français change, elle devrait même s’amplifier dans cette voie.

Nous vivons dans des mondes imaginaires, parce qu’ils sont imaginaires avec toutes leurs souffrances et joies, nous pouvons en changer, parce qu’ils sont imaginaires nous avons des possibilités quasi infinis de dérouler d’autres existences, mais dans notre vieux continent habitué à ses scléroses n’érige que des autoroutes du désastre par ces citoyens les plus instruits que soutiennent les plus ignorants.


En conclusions, l’imbécilité doit être une partie intégrante de l’intelligence humaine et je ne préfère pas savoir où je l’ai été !

http://ddacoudre.over-blog.com/pages/le-capitalometre-8441227.html
http://ddacoudre.over-blog.com/article-le-joule-pour-corriger-le-libertarianisme-qui-cache-des-seigneuries-entrepreneuriales-
114768419.html
http://ddacoudre.over-blog.com/pages/remunerer-les-hommes-pour-apprendre-7538257.html
 

 

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 02:46

Le développement du capitalisme par l'accélération de l'industrialisation c'est fait dans la douleur et le conflit, chaque avancé sociale a été l'objet d'un rapport de force auquel peu de salarié ont en réalité participé, la plus part enfermés dans leurs peurs ou dans leurs servilités. Ne voyez en cela aucune animosité, seulement le reflet de la réalité, ce ne sont que des minorités de salariés qui ont soufflé le vent des luttes sociales. Il est bon ton d'y associer tous les salariés, surtout quand l'on espère leurs voix, mais c'est faux et aucune réalité historique ne démontre que la masse majoritaire des salariés se mobilisent pour défendre leurs intérêts. Ce sont généralement aujourd’hui ceux qui sont organisés et solidarisés autour des syndicats qui le font, et nous pouvons constater depuis un certain nombre d'années (1995) que plus ils sont faibles plus les exigences patronales de servitudes se développent.

Mais le syndicalisme n’est pas une assurance en soi car nous le savons dans des pays ils ne sont que la courroie de transmission du ou des pouvoirs politiques et économiques.

Nous ne pouvons donc pas nous dispenser d’une forme de culture du discernement par l’acquisition des Savoirs pour pouvoir trouver, non une quelconque vérité, mais le juste à propos des choses sachant qu’ils ne resteront pas ce qu’ils sont. Pourtant ils s’encreront dans le creuset culturel de notre naissance, en sachant que l’on devra se soumettre à des frustrations générées par la structure culturelle qui devient notre « dominant systémique » en opposition à nos « dominants biologiques » avec lesquels nous venons au monde. Quelle que soit la culture sous laquelle nous naissons le groupe constitué nous l’imposera croyant détenir en elle une véracité irréductible.

Ceci étant précisé il est bon de rappeler que dans notre société la liberté du commerce suit des réglementations, mais que n'importe quel commerçant ou entrepreneur, propriétaire de son commerce ou de son entreprise, peut travailler 24h sur 24 et jusqu'à sa mort s'il le désire, rien ne l'interdit.

Par contre, lorsque celui-ci doit employer du personnel pour atteindre ses buts il ne peut le faire sous n'importe quelle condition. Depuis l’abolition de l’esclavage et de la servitude sous la revendication de philosophes, d'humanistes, d'anarchistes, puis des syndicalistes se sont élaborés aux fils des siècles des droits qui protègent les salariés contre leur exploitation par les détenteurs du pouvoir économique. Dans l'histoire sociale il fut courant de voir s'opposer les salariés entre eux et il été courant de présenter les syndicats comme des casseurs d'entreprises que leurs revendication allez ruiner.

L'histoire nous démontre que ce ne fut pas le cas, et que bien au contraire la croissance salariale fut contributrice au développement du commerce. Si les salariés avaient continués à travailler jusqu'à 18h/jours comme au 19 siècle, le débat autour du travail du dimanche n'aurait même pas lieu car les magasins en question n'existeraient pas. En fait ils existent depuis peu, depuis que la législation sur la réduction du temps de travail c'est développé suite aux revendications syndicales, pour que l'évolution technologique débouche sur du temps libre. C'est dans ce temps libre qu'une bonne partie des salariés se livrent au bricolage et font le chiffre d'affaire des ces magasins. Les salariés des dits magasins sont donc bien mal venus de se plaindre de l'activité syndicale, car sans elle ils n'auraient pas existé.

Mais il y a plus profond, un principe biologique veut que la vie est parcimonieuse de sa consommation d’énergie, elle consomme ce dont elle à besoin, évite les efforts inutiles et recherches les solutions les plus appropriés dans son environnement.

Nous n’échappons pas à cette observation et ce n’est que contraint que nous travaillons, et devant cette contrainte les hommes ont développé milles et un moyen de confier l’activité à d’autres avec des raisons fallacieuses sorties de la compréhension de leur propre existence qui à distordu au fil des siècles les comportements instinctifs à en oublier qu’ils sont le garant de notre perpétuation, et croire par exemple que le primate est plus meurtrier que l’être civilisé.

C’est ainsi qu’en accédant à la civilisation l’humain à transformé des comportements instinctifs dont certains sont classés asociaux et a fini par imposer aujourd’hui le travail comme une finalité à laquelle il consacre sa vie à ne plus comprendre que l’on puisse vouloir y consacrer moins de temps, en travaillant moins pour dégager du temps libre. Egalement à ne plus regarder le travail comme une nécessité impérieuse, un acte d’utilité vital pour la prospérité de l’espèce, mais le concevoir comme un moyen d’assouvir le culte du dominant animalier qui sommeille en nous, tiré  non de ce que nous connaissons du primate que nous étions il y a des millions d’années, mais des formulations qui nous arrangent en prenant parfois le monde animalier en exemple, car elles et ils justifient ce à quoi l’on aspire ou que l’on ne veut renoncer. Pire, comme aujourd’hui à se regarder comme une denrée consommable pour un ogre sans limite qui n’est qu’un « dominant systémique » que nous maintenons par mimétisme culturel qui s’appelle le Capitalisme, et que nous présentons comme une valeur irrépressible.

En fait il n’est qu’une organisation culturelle que nous nous passons des uns aux autres par la circulation de l’information en exploitant nos processus émotionnels et psychologiques pour l’encrer comme vérité de la même manière que les livres religieux encrent leurs rites cultuels.

Avec somme toute une différence notoire, c’est que les rituels cultuels génèrent une moralisation de l’existence malgré tous les errements que nous lui connaissons, alors que d’aucun soutiennent que l’économie capitaliste n’a pas de morale, juste pour pouvoir en son nom transgresser toutes les lois culturelles qui imposent de tenir l’autre comme son semblable et ainsi déterminer un espace d’activité où la morale ne s’exercerait pas, où l’éthique serait absente et l’humain deviendrait une marchandise monnayable. C’est ce que faisaient les dominants sociaux dans certaines de nos sociétés archaïques en faisant travailler ceux qui n’était pas bien né ou pas les dignitaires de quelques organisations sociétales.

C’est ainsi que l’on se raconte la jolie histoire du capitalisme fondateur de notre progrès alors que quand l’on examine les époques où il a été triomphant il n’a fait qu’asservir les populations. En revanche la volonté de ne pas se soumettre à sa tyrannie et s’affranchir des efforts que génère l’activité travail ont été un facteur de développement et d’innovations tout au tant que la concurrence ou la recherche du gain.

Aujourd’hui la rationalisation de l’existence par l’apport des sciences semble accréditer l’idée qu’il ne pourrait exister d’autres relations du travail et du commerce que celle et celui du capitalisme. Nous sommes là devant un phénomène aussi spéculatif que ce qu’a pu l’être le racisme scientifique qui partant d’une observation d’organisation culturelle la transforme en vérité scientifique pour l’imposer à tous.

Nous sommes devant ce même danger, et nos éminentes élites ne sont pas plus clairvoyantes que ce qu’ont pu l’être celles de cette triste périodes qui s’appuyant sur les bases du travail de Linné 1707/1778 ont définit des supériorités humaines imaginaires qui se sont écroulés seulement en 1945 avec la défaite de celui qui les a porté à leurs summum de l’atrocité.

C’est en cela que la supériorité du capitalisme n’est qu’imaginaire, mais comme on peut le constater entre la naissance du racisme scientifique et son éclatement il c’est écoulé des siècles, et durant ces siècles les plus instruits comme les plus ignorants ont crut et ont été porteurs de cet imaginaire, car c’est sur cela que repose notre société culturelle. 

Par contre l’humain d’une manière irrépressible recherchera à dépenser le moins d’énergie pour obtenir ce qu’il désire ou ne fera que les efforts nécessaires pour atteindre son but. Ce n’est donc que sous la pression sociétale et sous l’impulsion inné du besoin de reconnaissance et d’estime de soi qu’il fait du travail et de l’effort un culte qui donne un sens à son existence et lui fait accepter en contre partie des contraintes et des soumissions pour disposer d’une autonomie économique essentielle à sa survie.

L'évolution de notre sémantique en dit long sur l'évolution qui se dégage, quand l'on considère qu'il faut savoir se vendre sur le marché du travail, l'on devient sans s'en rendre compte une bête de somme. Encore dans notre code civil, il est dit que l'on loue sa force de travail, mais grâce à des salariés comme ceux qui se lèvent contre des interdits qui les protègent de leur pleutrerie, comme dans l’affaire du travail du dimanche, des esprits avisés d'un autre temps songeront peut-être à l'actualiser.

"L'égologisme" bon ton dans lequel nous sommes entrés nous a régénéré la Place de Grêve que l'on nomme le pôle emploi et les employeurs comme à tout cheval demandent de voir la dentition. Bête de somme j'ai écris, ce doit être un lapsus.


Nous sommes donc dans un débat idéologique il n’y a pas de sciences économiques, seulement un mimétisme structurel de notre activité économique qui s’impose par la rationalité que génère les sciences, mathématiques par exemple pour nous donner la comptabilité dont nous faisons grand cas et qui sert de mesure.

 La mise à disposition de temps libre rendu possible par l'évolution technologique, la productivité et le désir humain a créé plus d'emplois dans les activités de services et de loisirs. L'emploi n'est pas une finalité et dans un monde où l'on aura besoin de moins en moins besoin de la main d’œuvre humaine il faudra bien se trouver d'autres sources de revenus que seulement celles du travail.

 

En fait il n'y a pas d'emploi à sauver, mais des biens et services que l'on désire à produire pour se les approprier. Et pour y parvenir l'on a besoin de moins en moins de main d’œuvre, de moins en moins besoin d'y consacrer du temps. C’est une bonne chose, sauf que l'homme devra se trouver des activités valorisantes pour obtenir une reconnaissance sociale et une source de revenu pour l'échanger contre les biens et services disponibles.
C'est ce débat, qui se pose et que personne n'ose aborder. Il semble donc que nous soyons à contre courant de ce que suggère l’évolution en voulant maintenir la pression d’un capitalisme financier qui ne sert que les dignitaires, comme dans nos anciennes civilisations archaïques.

Penser notre existence en dehors du capitalisme n’est pas chose facile, il ne faut compter ni sur la population, ni sur les élites au pouvoir, leur structuration cérébrale « mimétisé » les en empêche. C’est pour cela que les évolutions se font toujours dans une confrontation ou lorsque l’on s’écrase contre le mur. C’est le même processus que l’explosion des bulles financières, il n’y a que quand le processus d’espérance de gain explose que l’on sait que l’on a atteint une limite.

 

C’est ce qui lentement mais surement se met en place, et l’épisode des Roms n’est pas de bonne augure car c’est un indicateur de désespérance.

«C'est illusoire de penser qu'on règlera le problème des populations Roms à travers uniquement l'insertion».


C'est par ces propos destinés aux voix FN et autres qui se nourrissent de l'ostracisme, de la xénophobie et du racisme que le Buzz alimente les médias.

Connaissez-vous une société qui ait réglé ses difficultés de toutes natures par la répression, comme le suggère en opposition cette phrase sibylline de Valls. 


Le crime n'est que social et nait du seul fait de l'organisation culturelle des uns et des autres. Un interdit génère de fait une transgression volontaire ou non et même ces transgressions deviennent suivant l'évolution "géohistorique" des populations de nouvelles règles culturelles.


Ainsi dire que les Roms ne veulent pas s'intégrer ou s'insérer est aussi juste qu'inexact, nous disions les mêmes choses de tous les groupes de populations qui, sous un angle ou un autre, élevé dans une culture l'emporte avec eux dans leur migration. La Culture native n'est pas un vêtement que l'on pose en traversant une frontière, mais des comportements qui s'encrent et que l'on prend, sans éducation et instruction humaniste, pour des vérités irréductibles qui transforment ceux qui ne les partage pas en étranger, voire ennemie; et ils deviennent de fait des boucs émissaires tout désignés. Généralement ces populations deviennent problématiques quand elles ne disposent pas de revenus d'autonomie économique, car alors leur culture devient un refuge, un ciment de leur cohésion, leur permet de résister à la misère sociale, mais leur développe également un handicap en les marginalisant.


Toutes les grandes villes du monde disposent de leur quartier identitaire où s'y regroupent ceux qui pensent détenir une identité spécifique parce qu'ils partagent une même origine, une même langue ou une même culture, et nous savons que le métissage qu'il soit biologique ou culturel demande des générations pour que les différences s'acceptent.

Notre pays comme les autres se sont développés dans ce cadre, la particularité de notre époque est essentiellement liée aux facilités de communication.

Il ne serait pas juste d'ignorer que ces populations marginalisées n'ont pas posés de problèmes et n'ont pas nourri la délinquance et la criminalité, il suffit de se souvenir de l'immigration Italienne ou Chinoise dont la cinématographie c'est emparé pour réaliser des filmes restés célèbres, tel Alcapone.

Des tombereaux d'hommes politiques ont sur ces communautés immigrantes tenus les mêmes propos que ceux des ex ministres de l'intérieur ou de Valls.

Pour n'en rappeler qu'un resté célèbre, c'est celui attribué à Casimir Pierrier président de la III république " qui sont ces barbares qui se pressent aux portes de nos villes" c'était dans les années 1894/95 quand la misère d'une organisation d'un capitalisme triomphant poussait les plus démunis vers les couronnes des villes. Il semble que si ce n'est plus aujourd'hui la misère, à quelques exceptions, c'est la pauvreté. La différence c'est qu'aujourd'hui cette pauvreté est essentiellement structurelle (malgré quelques problématiques) et ne tient qu'à l'organisation de notre économie capitaliste, car nous disposons des moyens de nourrir les populations, comme des moyens de leur assurer une activité rémunératrice.


C'est ainsi que ceux qui soutiennent une organisation du commerce qui spécule par exemple sur les denrées alimentaires et développent la pauvreté pour ceux qui ne peuvent les acquérir sont les mêmes qui nous expliquent que ces pauvres qui se pressent aux portes de nos villes ne sont pas insérables.

Cela nous revoie aux déclarations de jules Guesde dans les années 1880. Je n'en rappellerais qu'une " dans l'intérêt de la collectivité il faut considérer l'immigration d'un œil favorable, et même recommander le mélange des races qui en résulte, grâce auquel les frontières entre les nations disparaitront, la haine chauvine s'éteindra et un nouveau soleil apparaitra à l'horizon: la fraternisation de l'humanité toute entière.../les races se fondront dans l'humanité et le vieux démon, qui poussait vers les guerres sanguinaires sera oublié"

De Gaulle à réalisé ce vœux pieux, mais ces successeurs en redonnant au Capitalisme la main mise sur l'économie permettent de faire resurgir les vieux démons et les conditions du développement de la haine, faute d'apporter une réponse politique au Malthusianisme qui c'est installé en Europe par une austérité inapproprié dans un monde où il n'y a jamais eu autant de richesses et autant de moyen de se nourrir.

Depuis fort longtemps j'ai expliqué que la porte à la fascisation de la société c'est ouverte à l'insu de ceux mêmes qui l'entretiennent sans le savoir en toute bonne foi, ignorant des conditions qui y conduisent. Dans cette démarche il y en a une qui est la désignation d'un ennemi de l'intérieur, qui catalyse toutes les frustrations, nous l'avons en ce qui concerne la fixation sur les immigrés ou les Roms en l'espèce comme d'autres ont ciblé en leur temps d'autres populations.

Il semble que le capitalisme triomphant à toutes les époques génère les mêmes réactions, nous revivons donc ce que dénoncé Jules Guesde dans les années 1880. Ce fut en vain, nous savons ce qu'il en est advenu, il y a donc de fortes probabilités que de semblables événements s'organisent sous de nouveaux paradigmes qui nous les rendrons inaccessibles à notre compréhension et encore plus aux nouvelles générations qui ne possèdent aucune culture sociale et de moins en moins de conscience politique.

C'est ainsi que pour des raisons essentiellement électoraliste certains soufflent sur les braises de nos vieux démons que réveille l'organisation capitaliste du commerce, fier de déclarer que tout est à vendre à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

 

 

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 02:58

 

Le gouvernement fait sa rentrée et moi la mienne sur le net après deux bons mois de vacances dont une bonne partie dans les Antilles auprès s de ma famille sans quoi je ne pourrais me payer ce séjour.

80 jours, non pour faire un tour du monde, mais loin des informations mortifères de notre presse nationale et de ces JT nécrophages, bien que je n’ai pu échapper à l’accident du train espagnol à grande vitesse.

 80 jours en plongé avec des poissons qui rotent et pètent sans aucun bruit audible pour nous humble humain, loin d’une opinion médiatique que les spécialistes se plaisent à manipuler et qui devient un authentique danger pour la démocratie et la justice.

Jai lu au travers d’une information les admonestations de Mélenchon envers l’instrumentalisation par Valls de la phobie sécuritaire initié par le front national. Phobie reprise par les gouvernements successifs dans une gestion de la « peur sur la ville » entretenue par l’inertie d’élans qui se situent au croisement de plusieurs sources et où s’y mélange dans la confusion des évolutions thématiques, la sécurité routières, les violences diverses, l’insécurités et les incivilités.

Ainsi les faits divers restent le met favori des médias et le repas de choix de ce gouvernement comme ce le fut le cas du précédent.

Avec le gouvernement Sarkozy a été franchie un seuil ou la dangerosité présumé c’est inscrite dans la loi et donne une marge de manœuvre à l’arbitraire, car il ne peut y avoir une mesure incontestable de la dangerosité si elle n’est pas corroboré par un fait, et d’aucun de se plaindre d’un « je vous l’avais bien dit que c’était un danger ».

Rien de bien nouveau dans cette appréciation de notre quotidien qui est fait d’actions exigeant une maitrise et un apprentissage de l’existence qui ne peut se réaliser sans erreurs. Une bonne partie d’entre-elles se résorbent naturellement par l’information et de nouvelles apparaissent, car il ne peut y avoir d’existence sans risque de quelques natures qu’ils soient.

S’y préparer et y faire face ne les supprimera pas, car chacun et singulier et ne vit pas la vie de tous les autres et succombera forcément, bien évidement tous les risques n’ont pas les mêmes conséquences et nous essayons d’écarter ceux qui sont traumatisants et asociaux. D’où la panoplie des codes de réglementations qui donnent un aperçus clair que nos relations sociales ne sont pas un fleuve tranquille, et que leurs dangerosités réciproques ont été encadrés depuis longtemps, et cela sans apporter de solutions définitives.

Il y a donc la nécessité de comprendre que c’est dans un creuset sociétal inégal, tant par les conditions sociales économiques que culturelles s’élaborent les événements qui conduirons à des passages à l’acte à risques ou asociaux. C’est en ce sens que les Canadiens avaient imaginé suivirent les enfants des leurs admission dans les maternelles, et que ce projet fut un instant envisagé, d’abord par Jospin et ensuite par Sarkozy, chasser le primo délinquant.

En conséquence la sécurité, n’est pas une affaire passagère, mais une partie intégrante de notre existence qui fluctuera au rythme  de l’évolution des sociétés et de leur interdépendance.

Je rappelle ceci pour que d’aucun ne s’imagine qu’il puisse exister une société sans risques ni événement asociaux car le crime n’est que social. Ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser faire, ce à quoi s’emploient police et justice accompagné par des services sociaux.

Nous pourrions en penser que leurs actions est suffisante, ce que dément l’histoire humaine dans des temps ou la répression était bien plus barbare qu’aujourd’hui.

Alors l’on peut comprendre l’exaspération des agents de police ou des magistrats et autres qui ne font que remplir un tonneau des danaïdes. Mais il est plus important d’être au fait de cette réalité humaine qui emporte d’en prendre la mesure pour ne pas tomber dans une société liberticide qui s’imaginera avec les moyens modernes d’aujourd’hui solutionner le crime social et les risques de l’existence en imaginant que nos prédécesseurs ne pensaient pas y arriver avec leurs moyens qu’ils pensaient en leur temps modernes.

Depuis donc une trentaine d’année la sécurité est sortie du domaine des spécialistes, police magistrature, services sociaux pour devenir un service de nécrophagie de l’opinion publique, l’on sert du mort et des drames bien au-delà de la nécessaire information préventive des risques de l’existence.

Est-ce le fait du hasard certainement pas, peut-on montrer du doigt un « complotiste », pas plus, mais l’on peut désigner ceux qui se sont servis de cette partie intégrante de notre existence pour politiquement exister et soumettre les populations a l’image d’une insécurité permanente bien au-delà des faits réels existants.

C’est donc ce sujet d’insécurité que le gouvernement de JM Ayrault à choisit avec le fait divers de l’agression d’un urgentiste. Pas moins de cinq ministres, c’est sans dire que le prochain gouvernement en 2017 devra sur le même thème faire se déplacer le parlement dans son ensemble pour démonter à l’opinion publique son efficacité dans l’espoir d’une réélection, car bien sur ce déplacement n’a que cet objet, tous comme ceux du gouvernement précédant.

Imaginez bien que la situation que connait la ville de Marseille ne sera pas solutionner par quelques forces de police ou de CRS en plus, mais cela calme l’opinion publique et lance les partis politiques dans une surenchère à la pèche aux voix du front national.

Le gouvernement précédent pour cette même raison collait à l’opinion publique qu’il sollicitait aux travers de faits divers plus ou moins crapuleux, hormis de remplir les prisons, durcir des lois et mettre sous surveillance la population, le problème semble demeurer en son entier, car le crime est social puisque nos enfants ne naissent pas criminels.

Aussi il faut reconnaitre à Mélenchon la justesse de ses critiques en vers ce gouvernement qui ne peut pas faire l’impasse du terrain « sécuritariste » dans lequel le Front National a poussé tous les partis politiques qui doivent répondre à une opinion publique soumise aux JT nécrophages qui leurs ingurgitent journellement le met favori de FN, l’insécurité étayé par les faits divers.

De la sorte, le FN lentement mais surement a dévoyé les actions de ces deux gouvernements en les poussant vers le spectacle de communiquant, vers des mesures liberticides et une « policiarisation »  croissante de la société.

Il m’arrive d’écrire que Ben Laden à contraint les pays occidentaux à bon nombres de mesures liberticides par peur du terrorisme plus efficacement que s’il avait disposé d’une armée pour le faire.

L’observatoire des actes terroristes dans le monde et en EU du à des islamistes sont presque insignifiants et c’est en leur nom que se décrète l’état d’urgence du plan vigie pirate, peut-on rêver d’un meilleur résultat, contraindre avec leur participation les pays occidentaux dont le leader ship est la liberté de mettre ses citoyens sous surveillance.

C’est ce qu’obtient le FN avec le « sécuritarisme », j’ai bien peur que notre président ne comprenne cela que lorsqu’il sera battu en 2017.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 03:54

 

 

Le 20 et 21 juin c’est tenu la énième conférence sociale sur le thème de la lutte contre le chômage ou pour l’emploi suivant l’usage que fond les communicants, au menu toujours les vielles recettes, la formation professionnelle. Penser le premier plan de formation professionnelle que j’ai discuté c’était dans la poursuite du projet de Jacques Delors et Chaban  Delmas sur leur vision de la nouvelle société, depuis lors ils se sont adaptés à l’évolution des métiers qui sont apparus. La formation professionnelle a absorbé les formations d’adaptations à un emploi qui étaient exclusivement à la charge des entreprise, et ont permis de changer de parcours professionnel soit volontairement, ou pour être orienté vers de nouveaux emplois face à la disparition d’autres. Je rappelle pour mémoire que nous n’avons plus d’industrie textile ni celles des bassins miniers du nord, ou comme certaine qui disparaissent du seul fait d’un phénomène de mode tel l’industrie chapeliers et d’autres ont vue le jour les métiers de l’informatique, sans parler des services qui représentent plus de 70% de notre activité et qui ont donné le jour à de nouveaux secteurs liés aux progrès des technologies de remplacement de l’homme au travail et de la réduction de ce temps pour les salariés, qui ont généré par leur temps libre un marché du bricolage et du loisir.

 

Je rappelle cela pour faire comprendre qu’il y a une certaine impossibilité à adapter les demandes d’emplois  (offre des employeurs) aux disponibilités de la main d’œuvre à l’unité. Il est donc normal qu’il y ait toujours un volume de turn-over d’emplois que gère en principe le pôle emploi  qui donne de la souplesse à l’organisation économique, quand les employeurs ne recrutent pas directement ou quand comme aujourd’hui tout un ensemble de groupes ne s’occupent de venir en aide aux demandeurs d’emplois salariés. Le chiffre de (500 000 semble excessif mais même si on le retient, il est acceptable au regard des 28 millions de Salariés.

 

C’est donc une illusion de faire croire que là se trouve la solution et que la formation professionnelle favorisant l’adéquation des chômeurs aux demandes des employeurs va apporter une solution. C’est ce qu’il se fait déjà et qui c’est quasiment fait de tout temps, ce fut, est c’est un sujet majeur pour les organisations syndicales. Il n’y a donc rien à attendre de ce coté là, hormis la satisfaction de ceux qui bénéficieront de ces quelques aménagements. Insignifiant par rapport cette volonté que rapportent les médias d’un rassemblement des forces vives de la nation regroupé dans une conférence nationale pour lutter contre le chômage. A ne pas douter que la demande patronale va être semble et identique à elle-même, soit moins de charge et plus de facilité de licenciement.

Il y a un secteur pourvoyeur d’emplois, ce sont les nouvelles technologies, les luttes contre la pollution et le remplacement des matières premières en voie de disparition.

 

Sauf que les unes ou les autres malgré des réalisations ne sont pas de grandes envergures, ne sont pas à la hauteur des déclarations communes d’urgence d’engager la lutte pour l’emploi, une ritournelle trentenaire, car le nerf de la guerre reste le financement et celui-ci n’étant plus à disposition de l’état, ce dernier se borne à des mesures incitatives qui n’aboutissent à pas grand-chose, car les intérêts financiers exigent des retours sur investissement moins rentables dans ces chantiers du futur que dans la continuité de l’exploitation de ceux aujourd’hui, quitte à délocaliser pour les valoriser un peu plus, puisque nous savons que toute augmentation de salaires  qui ne peut être vendu supprime des emplois et tout réduction de salaire tout autant en freinant la croissance.

 

Face à cette impasse chacun sait ce qu’il en est advenu depuis trente ans, la chasse aux boucs émissaires accusés d’être la cause de nos mots, les patrons voyous, les profits exorbitants, les paradis fiscaux, la chasse aux fraudeurs, la chasse à la corruption, les salariés fainéants et j’en passe.

 

Sans nier la réalité de tout cela et leurs teneurs qui fluctuent au fil des politiques, je vous paris mon billet que même si nous supprimions tout cela pour obtenir une société exemplaire, nous aurions les mêmes problèmes, car ce ne sont pas ces contrevenants qui nous les créaient, mais des citoyens parfaitement « honnêtes » employeurs ou salariés qui nourrissent les maux dont nous nous plaignons, car ils suivent une organisation économique capitaliste. Je ne veux pas être péjoratif avec ce concept ou crier au scandale de l’exploitation de l’homme par l’homme, même si je suis un opposant à cette organisation économique libéralisé dont il nous est possible de changer sous réserve que les citoyens ne croient pas que leurs maux, viennent des autres.

 

Indépendamment des orientations de production du futur, il est important de comprendre d’où nous vient notre richesse. Les plus dogmatiques où les intégriste du capital vous dirons de la compétition et du capitalisme.

 

La lecture de notre histoire dit tout autre chose, elle nous dit que cette production de richesse provient de la faculté génétique de l’humain d’avoir des aptitudes à l’apprentissage face à un environnement hostile (or de son biotope naturel).

Ce sont toutes les traces des civilisations qui démontrent que la mise à disposition des savoirs accumulés et transmis se sont réorganisés jusqu’à aujourd’hui pour donner notre vie actuelle malgré ses inégalités. Nous pouvons lire dans notre histoire un certain nombre d’étapes essentielles dans la transmission des savoirs.

Les mésopotamiens pensaient que l’initié devait instruire l’initié, Socrate que la plèbe devait y avoir accès, et il faudra attendre un prêtre Morave qui crée les premières écoles mixes d’enfants du peuple qui étaient considérés comme ne pouvant pas apprendre. Ensuite l’écriture par l’imprimerie sort des mains des copistes pour permettre la circulation des idées et des savoirs, enfin avec jules Ferry la scolarité devient obligatoire contre le désaveu des populations qui estimaient que retirer les enfants du travail réduisaient leurs revenus, je ne rappelle pas les lois différentes sur ce sujet.

Nous pouvons également retenir de notre histoire de l’apprentissage qu’à toutes époques des hommes se sont positionnés pour disposer des savoirs dont ils retiraient le pouvoir de dominer l’ignorant.

Suivant les époques nous lisons que des découvreurs apparaissent remettant en cause les acquis établis parfois au prix de leur vie et qu’aucun d’eux n’étaient des ignorants, mais avaient bénéficiés des scolarités ou études universitaires sélectives.

Aujourd’hui il en est de même l’apprentissage reste la clé de l’évolution, et malgré une démocratisation du savoir, les Savoirs universitaires ne restent accessibles qu’à un certain nombre comme celui de certaines grandes écoles.  Ceux qui naturellement seront choisis ou s’approprieront le pouvoir par leurs compétences maintiendront ainsi un écart entre les initiés d’aujourd’hui et la plèbe, tous citoyens d’une démocratie qui perpétue les clivages ancestraux dont nous retrouvons les conséquences dans l’organisation économique.

 

C’est donc dans notre longue histoire les savoirs aussi imparfaits qu’ils soient et leur démocratisation qui ont assuré note évolution et notre existence hédoniste.

 

De tout temps la compétition a existé ainsi que l’exploitation de l’autre et nous savons que cela n’a jamais offert quelques progressions de l’humanité que ce soit, si ce n’est que ceux qui en étaient les dominants s’accrochaient à leurs pouvoirs et supprimaient en vain leur opposants ou transposer dans le civil les découvertes militaires.

Alors que veut dire mon propos dans un pays qui cherche le plein emploi

 Rien d’autres que de signaler que nous n’avons aucune capacité à découvrir d’autres voies d’emplois, obsédé par la recherche financière dans l’activité travail qui d’écoule directement de la réorganisation de notre pensé qui remplie son cerveau de savoir  pouvant être utilisé pour satisfaire les désirs qui apparaissent au fil des réorganisations cérébrales.

Ainsi nous pourrions envisager de faire de l’enseignement universitaire une source de revenu pour tous les citoyens adultes, redistribuant ainsi de quoi alimenter une croissance autre que seulement celle de la consommation de biens jetables.

 

Si déjà nous inscrivions dans un cursus universitaires les chômeurs nous ferions un investissement intellectuel et socialement valorisant.

 

 Ensuite si nous étendions cela à tous les citoyens dans des conditions à définir nous obtiendrons deux résultats.

Un celui de devoir investir dans la création d’infrastructures universitaires pour adultes avec la création de locaux propices au BTP et non « délocalisables », des fournitures d’études divers, des enseignants. Nous aurions là une relance de la croissance immédiate, qui repose la question de la création monétaire, car ce ne sont pas des capitaux privés qui vont investir dans ce processus, mais l’état. Il faut donc sortir du système monétaire actuel ou accorder à la BCE le droit de prêter aux états sans intérêts.

 

Le second dans le droit fil du déroulement de l’apprentissage la démocratisation des savoirs universitaires tout au long de l’existence auprès de la population adulte multipliera les chances de faire éclore des découvreurs dans tous les domaines. C’est essentiellement ce dont nous avons le plus besoin, non qu’il n’en existe pas, mais ils ne sont pas compris ou entendu d‘une population dont la majorité des savoirs scolaires au niveau bacs semble ne pas porter de fruits, puisque nous demeurons avec les maux séculaires d’une organisation capitaliste.

 

Pire nous construisons par la pensé unique une autoroute du désastre, comme au siècle passé le racisme scientifique à généré le sien. La progression du FN par des citoyens exaspérés en est un annonciateur et ce ne sont pas les mesures de ce gouvernement qui vont changer la donne, pas plus dans sa lutte contre la corruption que celle contre les paradis fiscaux. Non que je soutienne l’un ou l’autre ou qu’il faille laisser faire, je veux simplement dire que croire, que c’est chez eux que nous aurons la solution est une erreur que nous paierons cher peut-être au prix d’un désastre. http://ddacoudre.over-blog.com/article-l-autoroute-du-desastre-113203819.html.

 

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 16:01

 

Ces derniers temps circule dans les médias ces arguments.

- déficit plus important que prévu des caisses de retraites ; 

 - on vit plus longtemps et il faudrait travailler plus longtemps ; 

 - la Commission européenne l’exige pour ramener les déficits publics à 3 % du PIB.

 

Impuissant depuis 1977 à résorber l’évolution du chômage qui est la conséquence directe, non pas d’un manque de travail, mais d’une relocalisation des productions en fonction du lieu où leurs coûts de production est le plus rentable, quand ceux-ci ne peuvent être vendus à la clientèle autochtone aux prix de la vie hédoniste que nous avons construite, santé, solidarité, loisirs, ou quand les productions de sont pas « délocalisables ».

 

Une autre cause est le remplacement de l’homme au travail par le machinisme permettant de moins y consacrer de temps et d’efforts conduisant à un taux de productivité consommateur d’emplois.

Une autre en est l’accessibilité aux moyens d’échanges (monnaie) que par la fonction travail et le placement financier pour les consommations à court moyen et l’on terme qui engendre des surcoûts important par ses intérêts qui sont autant d’heures de travail capté à d’autres (généralement cet aspect n’est jamais comptabilisé en nombre d’emploi, globalement cela représente 30% d’emplois captés qui seraient disponibles si l’emprunt se faisait sans intérêt). D’où l’importance de la loi de 1973 sur la création monétaire.

 

Il va de soi que la recherche des réductions des coûts créaient de fait un manque de ressources pour toutes les recettes qui reposent sur le revenu, que ce soit l’impôt ou en l’espèce les cotisations salariales retraites. La recherche d’économie n’est pas en soi productive si elle n’emporte pas une redistribution. Or les deux sources de financement, le travail et le rapport financier se réduisent du seul fait de l’organisation « capitaliste ».  

 L’un parce que la consommation qui le soutient se réduit, l’autre parce que les intérêts d’emprunts ne sont plus supportables. Reste donc à triturer le contenue des vases communicants (durée de cotisation, âge de départ, années de référence, fonds de compensations, remise en cause des régimes) tout ce qui n’apportera aucune solution, sauf la régression, puisque nous en arriverons au fil des ans à retrouvez les pensions retraites des années  50 soit 40%.

 

D’autres estiment que parce que l’on vit plus longtemps il faut travailler plus longtemps. J’invite ses amoureux du travail à aller trouver un employeur et de lui proposer de travailler gratuitement contre nourriture et logement toute sa vie, d’un coup l’on règle la difficulté.

Le salariat est apparu dès que les liens féodaux ont été suffisamment lâches pour permettre à des hommes de disposer librement de leur force de travail. Bien que cette liberté soit plus formelle que réelle, car ne disposer que de la force de ses bras pour subsister et assurer ses lendemains, borne nécessairement cette liberté. C’est ainsi qu’au XIV ième siècle, apparaît le terme «prolétaire » qui qualifiait ceux qui ne possédaient que leur descendance (proles, en latin), et les pauvres dont l’existence ne dépendaient que de leur capacité à louer leur bras.

Mais la plupart du temps leur activité professionnelle les faisait qualifier «Brassiers », «manouvriers », «journaliers ». Ils étaient plus comme des domestiques, car la plupart du temps ils s’intégraient à la famille de leurs employeurs, dont ils partageaient le gîte et le couvert, à l’instar de la «famille » romaine qui désignait en fait l’ensemble des esclaves. Cette intégration limitait la précarité de leur existence, parce que le salaire correspondant (modeste fraction de la récolte, quelques pièces de monnaie équivalentes à un argent de poche) ne permettait pas de trouver une autonomie, à moins de trouver d’autres occupations complémentaires, ce qui n’était pas chose facile. Malgré des conditions qu’il ne faut pas regretter, cette société rurale, dure pour les pauvres et les sans grades, était immergée dans un monde de relations personnelles, voire familiales qui lui donnaient un sens (communauté de famille).

Avec l’avènement de l’industrialisation, les liens personnels ne comptent plus, du fait d’une part de l’urbanisation (migration vers les cités industrielle), d’autre part par la structure industrielle qui mobilise des masses de travailleurs que l’on voit mal s’installer dans la famille de l’employeur. La seule forme qui subsistera en la matière, héritée de la ruralité, sera le «paternalisme ». Un paternalisme qui donnait un sens à l’intégration dans l’entreprise, de la même manière que nous parlons aujourd’hui, «d’esprit d’entreprise ».

Le salaire devint le mode dominant de mobilisation et de rémunération de la force de travail, sans que pour autant la condition des travailleurs s’améliorent, car ils passent d’un dur labeur rural, à un prolétariat qui les plonge dans la misère, et il faut attendre la première loi «sociale » votée en mars 1841 pour voir le travail des enfants limité dans les filatures. Au XIX ième siècle le salaire devient un prix comme un autre, soumis aux fluctuations de l’offre et de la demande en fonction de l’intensité de la concurrence, ce n’est donc plus le juge ou la coutume qui le fixe. Cette relation est analysée par le code civil en 1804 et reconnue comme résultante d’un échange de libres volontés, et considéré comme une forme de «louage de service ». (Imposture du contrat de travail, plutôt contrat d’adhésion).

Ainsi le salarié privé de liens familiaux ruraux, privé d’une fixation d’un salaire coutumier, voit la recherche d’un travail et du salaire correspondant devenir essentielle, et s’imposer comme la valeur référentielle quelles que soient les lentes transformations qui ont jalonné jusqu’à nos jours, sa durée, son organisation, sa rémunération en fonction des trois grandes périodes qui marquent notre société industrielle.

Or personne ne conteste que peu de salariés travaillent à la production de biens consommables qui ont été la base de l’essor du capitalisme, et il n’y a donc pas d’emplois ou du travail pour tous dans ces activités classiques. Pour des raisons qui tiennent aux développements des technologies, des nouvelles ressources tant que du déplacement de productions. Nous pouvons donc dire que dans certains états nous n’avons pas besoin du travail de tous, parce que la production de surplus (la productivité) libère des Hommes pour d’autres activités. Nous avons donc consacré cet espace libéré à l’usage des services et de la distraction. Mais même ces espaces là, demeurent insuffisants si la production de biens qu’ils induisent ne compense pas directement les transferts d’emplois, indépendamment des fluctuations démographiques in situ.

Il est donc possible de transformer des activités de non/ travail en travail pour que ceux qui si activent perçoivent le coupon d’échange indispensable (monnaie), en attendant que l’intrication de nos actions passés engendre les activités du futur.

Que pourraient penser les romains soumis au travail d’alors s’ils voyaient nos contemporains se désespérer parce qu’ils n’ont pas de travail ?

Ainsi si un instrument de torture à pu être un qualifiant   dégradant pour une activité qui aujourd’hui donne de la souffrance à ceux qui n’en ont pas ; c’est qu’il y a une place pour le raisonnement. Et la possibilité d’accepter de rémunérer des hommes pour apprendre pour que chacun ait un revenu, et comme avec la cotisation machine les déficits et les déséquilibres disparaitront

Alors l’on se demande ce que vient foutre dans le raisonnement puisque nous vivons plus longtemps travaillons plus longtemps en dehors de duper leurrer ceux des citoyens qui n’ont aucune connaissance de l’histoire de leur développement social, et c’est d’autant plus honteux que les hommes politiques qui défendent cette option eux la connaisse, mais sont incapables de s’opposer aux rigueurs qu’imposent une « comptabilisation capitaliste de notre économie » et plient donc l’’existence humaine aux chiffres.

Ensuite avoir l’audace de se dire social faute d’être socialiste c’est comme quand Sarkozy voulait Moraliser le capitalisme, il faut vraiment être nullissime pour croire qu’une organisation qui repose sur l’exploitation des « Vices humains» va se moraliser.

Je ne veux pas par mes propos nier l’importance sociale et utilitaire du travail, mais il faut que l’on cesse de prendre les citoyens pour des pipes, juste pour ajuster une productivité concurrentielle de l’économie dont tous les travailleurs des pays  développés comme le notre n’y feront que perdre leurs acquis. Ainsi quand dans une société l’on vous invite par modernité et évolution à renoncer à ce que vous avez acquis cela s’appelle la régression.

Un dernier point la commission de Bruxelles n’a aucune autorité pour exiger de ramené les déficits des caisses de retraite à hauteur des 3% des déficits publics

 

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