Tant que je me souviens.
Publié le 8 Octobre 2024
|
Je me souviens d’un monde plus beau. Je me souviens du bruissement de l’eau. Alors. Je graverai des arbres bleus aux feuilles d’adverbes en fleurs d’épithètes. Je relierai mes mots par des coordinations à mes milles pensées encore à conjuguer. Je rirai vert de Mai aux sons rubis foncés parlant rose carminé épuisant d’écarlates lettres d’un monde voulant apparaître. Je me souviens du langage des cieux. Je me souviens de leurs figures de dieux Alors ! J’accrocherai mes mains au creux des étoiles y pendre mes chagrins. Je verrai dans les champs le retour des libellules parties depuis si longtemps. Je sèmerai des accents en grains de nouvelles les jours de chalands, où d’aubes vols de « Bigourelles » annonçaient le printemps d’abondantes voletés d’hirondelles. Alors ! Je me souviens du murmure des sables . Je me souviens des vagues d’ondes des dunes. Alors. J’éprouverai des savoirs coulant dans mes veines de globules espoirs. J’imposerai l’énergie dessus les étiquettes corroborant les prix. Je jetterai l’argent au fond des poubelles avec sa mort dedans au coin d’une ruelle, face au « strad’or » pleurant d’une faim si cruelle.
|
Je me souviens des soupirs de l’abîme. Je me souviens d’ un cours tumultueux Alors. Je naviguerai des mers d’eau cristalline. sans nitrate vert. Je marcherai pieds nus sans crainte d’aiguilles place des bras perclus. Je boirai de l’eau « à la claire fontaine » sans plomb ni javel, où maître corbeau noyait d’hontes éternelles de goupils regrets.
Je me souviens d’un jour d’une heure. Je me souviens d’un matin flamboyant. Alors ! J’en ensoleillerai les soirs de vers-luisants éclairant nos chênaies urbaines. J'ombragerai les cieux récoltant le soleil fondu dans nos verres. J’écrirai des vers en pied aux murets des fontaines jaillissant nos je t’aimes d’hommes mûrs à embarquer vêtu de leurs fois hautaines vers des contrées lointaines,
Sicles , Talens, monnaies anciennes Bigourelles, insecte portant des nouvelles en argot. |