le monde dépend du regard que l'on porte. Cela emporte de comprendre que si un flux d'énergie qui circule sans but dans le cosmos donne la vie, tout ce que nous concevons atteint un seuil où tout s'écroule. C'est ainsi que si Un dispose d'une vérité absolue il peut se suicider, car c'est un mort vivant qui ne peut développer que la mort qu'il porte.......
Quand j’écoute les commentateurs et les médias, je lis les articles et commentaires j’ai l’impression de ne pas regarder le même monde. J’ai souvent l’impression que beaucoup de faiseurs d’opinions construisent des pièces de théâtre toujours dramatiques.
VOIR EN LIGNE :
Texte
Nous vivons dans une économie capitaliste depuis l’avènement de l’industrialisation, et l’histoire des événements que nous avons compilés nous expliquent clairement que les possédants n’ont, sauf charité, jamais redistribué sans y être obligés. Ce n’est pas insultant que de faire état de cette réalité des comportements humains.
Si les tenants du capitalisme continuent de nous expliquer que c’est grâce à eux qu’a pu se développer la prospérité de nos peuples, la réalité de la mondialisation qui s’accompagne du triomphe du capitalisme dans les nouveaux pays nous en donne une preuve inverse.
Vivant donc dans un pays capitaliste nous perpétuons par notre réglementation économique sa prégnance et avons même, en reconnaissant la loi du marché réduit le rôle de l’ÉTAT, même s’il intervient toujours, mais il ne dispose plus de la puissance que donne la capacité d’émettre de la monnaie.
Faire donc ce constat c’est admettre que la majorité (y compris ceux qui sont clairement opposés au libéralisme) de la population vit suivant des principes capitalistes et est devenue favorable à la loi du marché du moins jusqu’à ce retour de manivelle du libéralisme (la crise financière) qui peut-être modifiera un temps soit peu la donne, mais pas dans le fond.
Ainsi s’opposer actuellement au système dominant sans avoir un projet de société comme le fut en son temps le communisme, rend impossible la gouvernance du pays et laisse obligatoirement ses pourfendeurs dans l’opposition jusqu’à ce que se dégage de nos intrications un projet fiable nourrissant une nouvelle espérance.
Nous avons vu nettement avec l’accession au pouvoir des socialistes en 82 que les comportements de consommation capitaliste et libérale des français ont eu raison de sa philosophie socialisante.
L’on ne transforme pas le capitalisme sans transformer les comportements qui le renforcent. Ce n’est donc pas en changeant de leader que l’on peut socialiser le capitalisme si je puis m’exprimer ainsi, mais en ayant un projet de culture sociétale (elle est en marche par la force des choses et non de par la volonté des hommes, mais cela sera long).
Avec le développement de la social-utopie grâce à des intellectuels sont nées des aspirations qui en donnant corps à une classe ont permis à ceux qui la composaient d’établir un rapport de force avec le capitalisme et le contraindre à la redistribution même si ce capitalisme par ses acteurs a su en tirer le meilleur profits par le consumérisme et le crédit, dont aucun citoyen aujourd’hui ne saurait se passer.
Si nous avons encore dans notre pays ce que nous appelons l’exception française, c’est que les conquêtes sociales et la solidarité sont encore maintenues par des institutions sociales (syndicats) et une culture socialisante dans le principe, de citoyens d’après guerre qui ont formé le gros des troupes de la Gauche, et qui, si certains l’on quittée, restent attachés aux systèmes de solidarité (SS, mutuelle, caisse de retraite) que les libéraux voudraient voir se fondre dans un système d’assurance concurrentiel.
Il y a donc un paradoxe entre des citoyens dans leur majorité aux comportements je vais dire libéral capitaliste et leurs attachements à des acquis socialisants.
La fin du communisme soviétique a mis un terme au débat d’idéologie politique qui c’est focalisé exclusivement sur les luttes de pouvoir des uns et des autres, donnant un large écho aux thématiques populaires et à la recherche du chef suprême salvateur, et à la quasi idéalisation de l’Entreprise au point que certain expliquaient que l’ÉTAT devaient se conduire comme tel. Ainsi s’entretenait une confusion entre entreprise et capitalisme au point que qui conteste le capitalisme se voit attribué la contestation de l’entreprise.
Or l’entreprise n’est qu’un lieu où se réalise le travail productif tandis que l’exploitation des individus en son sein est organisée par des lois et règlements que font et qu’appliquent des hommes.
Dans l’ensemble de cette situation le PS a suivi une évolution qui l’a conduit au pouvoir sans être en mesure de s’opposer au capitalisme dont il est devenu par réalisme un « protecteur » en essayant de le contraindre à quelques mesures de redistributions devant la quasi disparition du rapport de force en faveur de la classe la plus exploitée qui s’est fortement désyndicalisée (pour un ensemble de raisons qui seraient trop longues à développer).
Le PS continuerait paisiblement s’il n’y avait eu le paradoxe du vote de la constitution où la majorité des Français qui sont « libéral-capitalistes » votent contre une constitution libérale, alors qu’ils élisent majoritairement des assemblées et des présidents qui s’y réfèrent, et ainsi les militants du PS devenus « libéraux » votent majoritairement pour cette constitution qui institutionnalisait la loi du marché.
A cette occasion les nonistes se font entendre au sein du PS et débute l’épopée qui se poursuit aujourd’hui. Ce vote négatif de la constitution fait espérer un renouveau de la Gauche socialisante qui essaie d’imposer ses orientations à la candidate aux élections présidentielles, qui elle considère qu’elles sont la cause de son échec. Et sur cet échec au présidentielle se met en tête de conquérir la direction du PS pour prolonger l’espoir de changement qu’elle a fait naître. Nous sommes là dans le discours rhétorique car sur le fond rien n’a changé, nous nous comportons toujours comme des « libéral-capitalistes », si ce n’est que le président élu prépare l’adaptation de la société à la compétition des salaires et niveaux de vie découlant de la mondialisation.
Nouvelle donne, la crise vient bousculer les prévisions de la candidate, car cette déconfiture, passagère des vertus du libéralisme, redonne un coup de fouet aux valeurs socialisantes et alors commence au PS le positionnement des tendances qui détermineront le futur rang des présidentiables.
L’espoir qu’a fait naître cette crise d’un renouveau de la gauche ne pourra pas conduire ses acteurs aux commandes de l’ÉTAT. Parce qu’ils n’ont pas de projet Socialisant opposable au capitalisme et en auraient ils un qu’une fois au commande ceux qui les auraient élus ne les suivraient pas car ils seraient toujours acteurs de comportements « libéral-capitalistes ». C’est pour cette raison que sans débat d’idéologie de longue durée la Gauche ne pourra occuper qu’un statut d’opposition profitable en réactualisant un rapport de force dans le présent.
Reste aux autres socialistes à se positionner clairement pour ce qu’ils sont, des libéraux capitalistiques qui veulent faire faire du social au capitalisme sans le réformer, comme si l’exemple des subprimes n’était pas édifiant de cette impossibilité.
Alors l’on peut les mettre au centre, mais pas au centre gauche car en se moment dans la rhétorique le président est le centre gauche à lui tout seul.
Ainsi souvent nous oublions ce qu’est la réalité de nos comportement qui conditionnent notre existence pour tenir des discours d’à propos et parfois relayer seulement les faiseurs d’opinion au point que nous en arrivons à nous plaindre d’un processus démocratique du PS qui donne lieu à des railleries, alors que la compétition est partout dans notre monde et l’on trouve déplacé celle que se livrent des postulants à un poste de dirigeant pour un futur présidentiable. Cela en dit long sur l’évolution de l’image que nous pouvons avoir de la démocratie qui de plus en plus s’apparente pour certain à la désignation d’un dominant ce qui nous conduira inévitablement vers la dictature avec l’aval du peuple.
La lutte pour la dominance est inscrite dans nos gènes il n’y a donc aucune honte à en parler sauf que nous avons estimé à un moment de notre histoire que les dominés avaient aussi le droit à la parole et au respect en tant qu’humain, ce fut un pas important vers l’hominisation, et aujourd’hui il nous faut presque accepter devant la complexité de notre monde un retour vers la dictature des plus forts et la recherche du chef père du peuple.
C’est une bonne chose que le PS se querelle car la situation intérieure de ce parti le justifie et c’est aux militants de trancher quitte à se séparer s’ils ne peuvent plus vivre ensemble, mais certainement pas à demander à la justice de trancher leur différend.
Je comprends aussi que les français sont de plus en plus habitués à fermer leurs gueules, la fermer dans l’entreprise, la fermer dans la rue, et maintenant la fermer sur le net pour insurrection d’opinion, alors quand certains se querellent comme au PS cela fait désordre. Mais il faut bien reconnaître que le phénomène anormal est que les français la ferment.
Je soutien Mélenchon dans sa volonté "réunificatrice". Je vais m’en expliquer brièvement. Depuis 1989 le monde politique à vu la victoire du capitalisme, caché sous le vocable emblématique de libéralisme, ce qui me fait écrire souvent que je suis opposant au "libéralisme capitalistique", car je suis un libéral qui reconnait à chacun le droit d’entreprendre, de rester propriétaire de son investissement, mais s’il doit se faire aider pour atteindre son but, ceux qui l’aident doivent rester propriétaire du fruit de leur participation.
Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.
Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.
De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.
Nous franchissons donc là un pas vers la civilisation de l’économie, un pas qu’avait initié De Gaule avec la participation, non comme un pas civisilationnelle mais comme une régulation des profits. Nous changerions alors de relation économique par rapport, à celle d’aujourd’hui qui repose sur un rapport de dominant à dominé dont ce dernier accepte, et réclame cette contrainte volontaire que l’on appelle le salariat. cette relation permet aux possédant de transformer le travail de ceux qui l’aident, dans la réalisation d’un projet de production, en capital qu’il s’approprie légalement dans une acceptation reposant sur la base de rapport instinctifs animalier que nous avons modélisé par toutes nos théories économiques et comptables.
Nous croyons par elles avoir museler nos instincts alors que par le capitalisme nous les avons exacerbé, justifiant en cela que le possédant domine comme s’il s’agissait d’un pas en avant vers la civilisation de nos relations économiques, alors qu’il ne s’agissait que d’un changement de paradigme introduit par le christianisme qui limitait les possédants aux droit des naisses pour faire court, se devant d’être charitable.
L’opposition au capitalisme vers une recherche d’équité à donné le socialisme avec ses différentes variantes, et une tentative de moralisation de la vie économique par toutes les législations qui en sont sorties démontrant à contrario l’immoralité du système capitaliste justifié par l’appropriation du concept du libéralisme par les seuls possédant soumettant à ses conditions de compétition "sauvage" ceux qui travaillaient à leurs services, et que le libéralisme historique ne visaient pas. La chute du mur de Berlin a valorisé cette représentation du libéralisme, qui démontre aujourd’hui ce que nous savions de son développement par l’analyse de notre histoire sociale.
Nous savions qu’il justifiait la concentration des moyens financiers, économiques, et du pouvoir politique qui en découle en oligarchie ou ploutocratie, donnant naissance à la contestation par le socialisme qui en découla par l’émancipation des travailleurs avec ces deux branches, révolutionnaire et réformiste.
La disparition de l’idéologie communiste, et de sa représentation dogmatique par certains états, a libéré le comportement hégémonique du "libéralisme capitalistique", jusqu’à la reconnaissance par le PS de sa suprématie par l’acceptation de la loi du marché, qui cache non pas le libéralisme dont il se prévaut, mais la loi des plus forts, soit le capitalisme organisé en société anonyme morale fondatrice d’un mode de vie
Le PS concrétisa sa transformation en parti social démocrate se donnant pour volonté la gestion de cette relation économique victorieuse, avec ses paradoxes, car chez lui cohabite des fidèles du socialisme historique réformistes et les nouveaux gestionnaires de la "financiarisation" de la vie, dont certains dénoncent les méfaits aujourd’hui.
Situation qu’ils ont en commun avec la droite l’UMP qui a suivit un parcours similaire car ceux qui étaient favorables à la régulation des excès du "libéralisme capitalistique (les keynésiens) ont perdu la partie au bénéfice de ceux qui étaient partisan de la "financiarisation" de la vie.
Dans ce schéma les autres partis ont été réduits à des portions congrues, pour la gauche, ce sont le NPA, le MPTT, les Communistes. Ce sont ceux que j’appelle les restes du mur de Berlin, rien de péjoratif en cela, comme à droite il y a les restes de la régulation Keynésienne.
Avec ces vestiges du socialisme, et un socialisme inféodé dans le PS à la logique de la loi du marché par la pensé social démocratie, les perspectives semblaient bouché, jusqu’à ce que Mélenchon fonde le parti de gauche, et se lance dans une refondation des vestiges de la gauche historique. C’est cette action que je soutiens, mais avec une ambition qui dépasse de loin celle que beaucoup attendent de ce parti de gauche. Pour le moment, il est accolé aux réalités actuelles de l’existence car il se doit de prospérer et offrir des espérances, mais il pose dans celles-ci quelques marques d’un futur qui va s’écarter du communisme, car le communisme est mort et il ne sert à rien de le ressusciter.
Ceci ne signifie pas que l’analyse marxiste du capitalisme soit fausse, mais elle doit s’ajuster à aujourd’hui, il faut en reconstituer une autre idéologie ou utopie en rapport avec notre monde qui par la technologie est devenu ultra rapide, universaliste (mondialisation, globalisation), qui par cette même technologie est devenu polluant, destructeur et suicidaire face à l’augmentation de la population engendré par le bien être, issus de la compétition politique et sociale capitalisme/socialisme, que chaque pays réclame et qui ne pourra pas être satisfaite. Il y a donc une autre évolution "civilisationnelle" à mettre en route, et je pense qu’il en a la capacité, pour cela il faudra qu’il refonde tous les restes de la gauche, quitte à changer d’acronyme.
Alors ceux qui vivent les affres de leur attachement paradoxal au socialisme historique dans le PS pourront le rejoindre, et ceux qui dans UMP vivent leur paradoxe keynésien pourront aussi se regrouper dans une social démocratie régulatrice des excès du "libéralisme capitalistique" (la moralisation du capitalisme) tandis que Mélenchon essaiera de définir un nouvel avenir au delà du capitalisme égoïste. Il faut comprendre que si le capital peut être un outil nécessaire, il n’est écrit nulle part qu’il n’est efficace que dans les mains de quelques uns, mais surtout c’est envisager une autre forme de croissance qui est à inventer en la retirant, en la faisant émerger de nos difficultés, et dans ce domaine les verts ont toute leur place. Nous pouvons donc penser si nous ne sommes pas trop mauvais (ce qui n’est pas le cas actuellement) que nos difficultés engendreront des révoltes qui réorganiseront nos comportement et déterminerons de nouveaux modèles théoriques autre que la refondation du paradigme du dominant animalier, même s’il ne nous abandonnera jamais (les taoïstes l’appellent le vieil homme qui nous habite), que sont le capitalisme et son corolaire la loi du marché qui se sont appropriés le libéralisme pour justifier de leur hégémonie..
Je crois que 2012 va être un tournant, si DSK est élu à la présidentielle il y aura une scission dans le PS car les miracles ne se produisent pas à l’Elysée mais à Lourdes, et les primaires démontrent toutes les divergences de pensé qui ne cohabiteront pas avec un parlement aux ordres.
Si Sarkozy est élu l’on fera un pas de plus vers le renforcement d’une dictature molle.
Quand à Mélenchon je ne vois pas son action se concrétiser par la conquête du pouvoir, il demeurerait, comme tout autre, prisonnier de ceux qui détiennent le pouvoir économique et financier, et les difficultés pour affronter ceux-ci seraient telles que ceux mêmes qui l’auraient élu l’abandonneraient, pour une raison simple, chacun ne réclame que du travail afin d’obtenir un revenu pour consommer un peu plus, c’est à dire accroitre les problèmes qui sont issus de cette seule vision consumériste du monde, et comme la notion de classe à disparu au profit de l’individualisme, presque tous quitteraient le bateau. Nous avons déjà eu cet exemple avec la gauche en 1983.
Ceci est la conséquence de l’abandon du débat d’idée pour la recherche de l’homme salvateur qui s’occupe du quotidien des français (l’infantilisation) auquel à conduit la présidentialisation de notre politique, ancré par l’inversion du calendrier électoral, alors que les français peuvent peser sur les choix politiques par leur représentation parlementaire.
Nous avons donc besoin d’un parti qui lise et traduise le présent dans la perspective d’un futur plus civilisateur de nos relations économiques qui n‘ont pour tout horizon qu’un affrontement pour le partage des richesses.
La politique à abandonné l’idéologie pour le pragmatisme financier, et très vite le dogme de la loi du marché démontré sa dictature en annihilant la liberté de penser autrement, mais surtout en entretenant une fracture intellectuelle, dans un monde où le savoir se multiplie à la vitesse des découvertes et des technologies alors que l’enseignement pour la plupart des français s’arrêtent avec leur scolarité qui ne leur donne plus les moyens de lire le monde.
Tenu de s’informer politiquement (88% par la télé) sur des médias médiocres qui ne véhiculent que des polémiques et des ragots, ils s’éloignent de ce qui devrait les rapprocher comme en témoigne cette enquête d’opinion.
69% des français se méfient des autres.
29% des français ont confiance en leur président,
31% en leur député européen
38% en leur député (parlement)
43% en leur conseil général
52% en leur maire.
Cela s’appelle un replie sur soi, car il faut attendre le niveau le plus étroit pour dépasser les 50%.
83% des français pensent que les hommes politiques ne se préoccupent pas des gens comme eux.
57% pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien
56% n’ont confiance ni dans la gauche ni dans la droite
C’est pire pour les organisations sociales économiques
13% ont confiance dans les partis politiques 81% s’en méfient
20% ont confiance dans les banques 74% s’en méfient
22% ont confiance dans le G20 72% s’en méfient
27% ont confiance dans les médias 67% s’en méfient
29% ont confiance dans l’OMC 65% s’en méfient
33% ont confiance dans les syndicats 61% s’en méfient
37% ont confiance dans les grandes entreprises privés 57% s’en méfient
40% ont confiance dans l’Union Européenne 54% s’en méfient
43% ont confiance dans les grandes entreprises publiques 51% s’en méfient
64% ont confiance en leur police 30% s’en méfient
78% ont confiance dans les hôpitaux 16% s’en méfient.
Nous voyons dans ce champ d’opinions que c’est la peur et la crainte qui prédomine.
27% des français sont pour l’ouverture au monde, 40% estime qu’aujourd’hui l’on doit s’en protéger, 32% ni l’un ni l’autre.
96% sont pour la réforme du capitalisme
69% estiment que leurs enfants auront moins de chance de s’en sortir
29% estime qu’il y a plus de corruption, 64% autant mais l’on n’en parle plus, 6% moins.
74% ont de la méfiance envers la politique au sens générique.
Un sondage et voila la sphère politique en émoi, certes ce n’est pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de la levé du voile de l’hypocrisie.
Je suis un des rares, d’avoir déclaré depuis 1999 le glissement vers des comportements fascisant. Pour m’en être expliqué souvent, il ne faut y trouver pas chez moi une notion péjorative vexatoire envers qui que ce soit, mais bien le constat de la mise en application de caractéristiques du fascisme. Par exemple la recherche d’un chef charismatique, le replie identitaire, le nationalisme, la remise en cause du libre échange, le contrôle de l’opposition, le contrôle de la vie civile, le contrôle du parlementarisme, l’opposition au capitalisme, au socialisme, l’embrigadement des masses (manipulation).
Cet ensemble de critères s’apprécient difficilements, car il faut placer une limite entre la nécessaire organisation de la liberté de chacun et le contrôle autocrate.
Pourtant les deux points qui sont essentiels pour y arriver sont : la désignation de boucs émissaires et la détermination d’un ennemi de l’intérieur.
Ce sont les deux éléments qui se nourricent des processus inégalitaires, et poussent les masses à se trouver des responsables à leurs maux, voie dans laquelle c'est spécialisé notre président depuis son élection. Sa stratégie et que quoi qui se passe il désigne des responsables pour apaiser les craintes ou satisfaire le besoin de « vengeance », de récrimination, de mesquinerie, de jalousie etc.
Etant dans l’incapacité de maitriser le développement des inégalités, leurs accroissements, que nous vérifions par ce que nous appelons les fractures, sociales, intellectuelles, communautaires, entretiennent par un phénomène d’inter réaction la recherche permanente de responsables jusqu’au point culminant de « catharsis » dans lequel nous sommes entrés.
Cela s’appelle un replie sur soi, car il faut attendre le niveau le plus étroit pour dépasser les 50%.
83% des français pensent que les hommes politiques ne se préoccupent pas des gens comme eux.
57% pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien
56% n’ont confiance ni dans la gauche ni dans la droite
C’est pire pour les organisations sociales économiques
13% ont confiance dans les partis politiques 81% s’en méfient
20% ont confiance dans les banques 74% s’en méfient
22% ont confiance dans le G20 72% s’en méfient
27% ont confiance dans les médias 67% s’en méfient
29% ont confiance dans l’OMC 65% s’en méfient
33% ont confiance dans les syndicats 61% s’en méfient
37% ont confiance dans les grandes entreprises privés 57% s’en méfient
40% ont confiance dans l’Union Européenne 54% s’en méfient
43% ont confiance dans les grandes entreprises publiques 51% s’en méfient
64% ont confiance en leur police 30% s’en méfient
78% ont confiance dans les hôpitaux 16% s’en méfient.
Nous voyons dans ce champ d’opinions que c’est la peur et la crainte qui prédomine.
27% des français sont pour l’ouverture au monde, 40% estime qu’aujourd’hui l’on doit s’en protéger, 32% ni l’un ni l’autre.
96% sont pour la réforme du capitalisme
69% estiment que leurs enfants auront moins de chance de s’en sortir
29% estime qu’il y a plus de corruption, 64% autant mais l’on n’en parle plus, 6% moins.
74% ont de la méfiance envers la politique au sens générique.
59% estime qu’il y a trop d’immigré en France.
Je vous laisse le soin d’apprécier les opinions qui renforcent la marche en avant vers le fascisme.
J’aurais souhaité que l’information concernant cet état dramatique de perte de confiance des français, fasse plutôt la une que le dérisoire score du FN, car avec une telle situation le FN devrait être élu au premier tour.
Mais voila, cette étude d’opinions démontre qu’il est placé par les français au même rang que les autres, et qu’en définitive tout le débat autour de ce sondage n’est que du Buzz médiatique, ou de la stratégie politique, mais indique assurément une chose, c’est que le sondage dans son extrapolation par les correctifs est faux, sans pour autant évacuer le risque, à le répéter, qu’il fasse franchir à certains le pas qu’ils n’auraient pas fait. Ce fameux seuil invisible qui fait que les opinions basculent.
Et pendant que nous dissertons du futile, car le glissement vers la fascisation aura lieu avec ou sans le FN, les prix du pétrole augmentent; et de manière tout à fait indigne, mais caractéristique de ce gouvernement, Madame Lagarde désigne comme responsable de l'augmentation du prix de l’essence les pompistes, boucs émissaires tout désigné.
Pourtant la production de la Lybies ne représente que1 578 000 millions de barils jour sur les 69 930 000 millions de barils jour de tous les producteurs, où est donc la raison pour que les marchés aient peurs, où est la raison pour que nous payions plus cher ce produit à la pompe.
Où est notre président grand chantre de la régulation du marché, il a là l'occasion de joindre le geste à la parole, car il ne faut pas oublier que plus de 70% de nos produit sont issus du pétrole, et que ce n’est pas seulement l’augmentation à la pompes que nous paierons, et là, quels boucs émissaires ce gouvernement va nous désigner ?
En fait si j’ai compris nous sommes de beaux Dindons, et une fois de plus l’on nous a gavés de farce, pendant que l’on se distrait sur des faits divers et des sondages de diversion d’autres se remplissent les poches, et nous fermons nos gueules.
Et comment ne pas trouver normal que 67% des français se méfient des médias. Lien de l’enquête d’opinion. CEVIPOF / CNRS
L’info journellement draine inexorablement ces faits divers, un rendez vous émotionnel et compassionnel dont les dérives s’entrevoient de plus en plus, sans que les médias n’y apportent la moindre rectification. Toujours fidèles au buzz ils ne traitent que de ce qui peut faire réagir la population, indifférents des conséquences qui peuvent en découler.
Deux nouvelles info ont traité de fait divers, l’un sur la libération des prévenus appréhendés en possession de cocaïne, l’autre et l’affaire du Quick d’Avignon.
Dans le premier les journaux rapportent que pour cause d’audience tardive ayant dépassé les 6H, les prévenus ont été relâché après que le juge des libertés aient refusé de prolonger de 24h l’incarcération, à la demande de qui ? Nous ne le savons pas, mais cela ne peut être le procureur du parquet de Draguignan.
Si les trois prévenus sont passés en comparution immédiate, cela signifie que la garde à vue c’est terminée sur la constitution d’éléments probants qui ont obtenus l’accord du procureur pour passer en comparution immédiate, mais aucun journaux de nous informes des éléments pris en compte par le procureur. Donc seule notre suggestion comble ce vide.
La situation après la clôture de l’audience est la suivante.
Impossibilité de prolonger une garde à vue, donc passage obligé devant le juge des libertés pour demander une incarcération préventive pour les motifs définies par la loi.
La détention préventive qui se situe pourtant dans la phase préjuridictionnelle respecte une procédure complexe qui fait intervenir l’Officier du Ministère Public et le juge de la détention.
Les conditions examinées sont les suivantes
Conserver les preuves et les indices matériels ou empêcher, soit une pression sur les témoins ou les victimes, soit une concentration frauduleuse entre inculpés, coauteurs ou complices.
Préserver l’ordre public du trouble actuel causé par l’infraction ;
Protéger l’inculpé ;
Mettre fin à l’infraction ou prévenir son renouvellement ;
Garantir le maintien de l’inculpé à la disposition de la justice.
C’est donc après avoir examiné ces points que le juge n’a pas prononcé la détention préventive.
La presse nous rapporte que le syndicat des officiers Synergie, connu d’obédience de droite, à estimé que la nationalité étrangère des prévenus imposaient leur mise en détention provisoire. C’est leur libre interprétation, basé sur une suggestion et non sur les débats qui ont opposé les prévenus et le juge, jetant une appréciation spécieuse, nous arrêtons les délinquants les juges les relâches
Sur le risque de se soustraire à la justice, le fait d’être étranger n’est pas plus aggravant que celui d’être métropolitain, d’autant plus, que pour ceux qui en profitent pour prendre le large, existe un ensemble de procédures internationales pour les retrouver.
C’est donc bien gratuitement que ce syndicat a crié haut et fort qu’il y avait un « disfonctionnement de la justice », et dans les commentaires figurants au bas des articles des journaux qui avaient relaté cette info, la plus grande majorité s’indignait de cette libération.
Nous en arrivons ainsi par une désinformation médiatique, a faire désirer de la part de certains citoyens des pratiques de justices qui relèvent plus de la dictature que du respect des droits de l’homme, mais le plus grave, c’est que chacun, d’eux, se pense bien fondé dans son indignation ignorante des procédures.
Cette affaire n’est pas plus grave que des milliers d’autres, mais du fait qu’elle fait la une elle le devient. Je ne dirais pas qu’il y a des dessous politique car je n’en ai pas la preuve, mais les officiers de polices qui connaissent la loi bien mieux que moi, ont fait cette déclaration en toutes connaissances de cause pour nuire aux juges, et ancrer dans l’esprit des citoyens une pratique dictatoriale (comme en Tunisie, Egypte et ailleurs) qu’une arrestation entraine de fait un enfermement, alors que celui-ci en droit n’intervient qu’après le jugement ou sur l’appréciation du juge des libertés.
Si l’indignation des citoyens repose souvent sur l’ignorance des procédures ou des réflexes émotionnels, tel n’est pas le cas des professionnels de police et la connivence des médias qui se font de l’argent sur ces affaires, ne cherchent même pas à donner des éléments éclairants et détournent l’attention d’autres événements bien plus importants que le quotidien de la police et de la justice.
La deuxième affaire concerne ce jeune garçon décédé à la suite d’un vomissement et chez lequel il à été découvert des staphylocoques dorés dans l’estomac, tandis qu’une enquête à établie que sur le sol et chez des salariés du Quick ont été également découvert de tel staphylocoques.
La décision du parquet à été d’ouvrir une plainte pour homicide involontaire.
Il va de soit que de ces événements listés et rapportés par la presse il en ressort que chacun de nous va faire le lien de cause à effet sans autres interrogation.
Souvent nous rencontrons ce type de situation sur laquelle nous portons notre jugement suggestif sur la base de brides d’informations, dont par la suite nous n’en connaissons rarement la conclusion. Ainsi nous restons de fait sur un jugement personnel erroné que nous transposerons au fil des conversations comme un élément d’expérience, sans imaginer qu’il puisse être faux.
Mais qu’en est-il de ces petites bêtes dorées.
Les staphylocoques sont présents partout dans l'environnement : l'air, l'eau mais aussi sur notre peau et nos muqueuses. Il aime particulièrement les cavités du nez, la gorge, le pharynx et les zones humides comme les aisselles et le périnée. On estime que trois personnes sur dix sont porteurs sains de la bactérie, donc sans développer de maladie.
Mais le staphylocoque doré reste potentiellement très dangereux car il produit des toxines nocives pour plusieurs organes. Les infections les plus fréquentes sont celles de la peau, comme les panaris ou les furoncles, et les infections alimentaires.
Voilà donc du travail pour les enquêteurs établir que le staphylocoque trouvé dans l’estomac du jeune garçon provient bien du Quick, autant vous dire dés à présent que le Quick sera relaxé, mais cela nous ne le serons pas, et pour le moment la rumeur poursuivra son œuvre.
Est-ce si difficile que cela de consulter le net pour avoir des informations sérieuses, il semble que pour les journalistes le temps est si urgent qu’ils ne vérifient rien, indifférent à la désinformation à laquelle ils donneront cours.
Le parquet n’en n’est pas moins exempt de critique, ce n’est pas rien d’incriminer un tiers d’homicide involontaire, sur la base de ce résultat car nous pouvons imaginer qu’il y a pu y avoir un certain nombre de clients qui ont semé malgré eux ses jolies petites bêtes sur qui sait quoi.
Nous nous pencherions sur toutes les infos, nous y trouverions la légèreté de leur traitement, mais les conséquences n’en sont pas nulles, car elles contribuent à former l’opinion publique, et dans des cas aussi important que ceux concernant la sécurité et la liberté des français, ils ne devraient pas se le permettre.
Je doute qu’un jour nous puissions retrouver une information digne de ce nom. Les journaux est autres médias sont dans la concurrences de l’urgence sur les mêmes thèmes à qui en traitera le plus le plus rapidement. Alors ce sera peut-être à nous citoyens qui nous informons à + de 88% auprès d’eux d’aller chercher chaque fois le complément utile à notre réflexion, dire que nous ne leur faisons pas confiance de suffit pas à inverser les maux de la suggestion et de la rumeur.
Il l’avait dit il la fait. Il avait dit qu’il sanctionnerait les responsabilités dans l’affaire du meurtre de Laetitia, sous entendu les manquements en causes dans la mort de cette jeune fille.
Le président de la République avait promis des "sanctions" pour les "fautes" et "dysfonctionnements" ayant permis, selon lui, la remise en liberté sans suivi de Tony Meilhon, un délinquant multirécidiviste, principal suspect du meurtre de la jeune fille de Pornic.
C’est donc le directeur interrégional des services pénitentiaires (DISP) de Rennes, responsable du drame de cette famille, quand il les recevra je doute qu’ils soient convaincus de cela. Si par la plus grande des émotions ils acceptent cette version, il y a lieu de s’interroger du le délire dans lequel nous franchissons un pas de plus.
Il ne s’agit pas de mettre en cause cette famille, mais l’action de notre président qui a fini par trouver une roue de la charrette judiciaire à dénoncer, sans aucun égard pour cette personne, dont l’enquête ne dit pas qu’elle est responsable de l’absence de suivit du prévenu, mais d’un ensemble de problèmes.
Selon M. Mercier: problèmes de "liaison" entre milieu fermé et milieu ouvert, "mauvaise utilisation des moyens informatiques", "choix inadaptés sur l'affectation des moyens", "charges de travail lourdes"...
Les inspecteurs relevaient aussi que les conclusions d'un audit mené sur ce SPIP, transmises en septembre 2010 à la direction interrégionale des services pénitentiaires, n'avaient pas été prises en compte.
Si quelqu’un arrive à faire le lien avec le prévenu qu’il me fasse un signe pour me dire où je suis passé à côté.
Nous sommes en plein usage de la rumeur, rumeur développé par notre président, il va falloir le surnommer le scénariste, comme son presque homologue mexicain qui avait scénarisé la reconstitution de l’affaire Casser, secrétaire général à la sécurité actuellement, surnommé le « scénariste ».
Souvent je lis çà et là que notre président parle en état d’urgence, et qu’il faudrait presque l’en excuser.il serait temps de comprendre que c’est justement contraire,il parle sciemment et en toute connaissance de cause.
C’est donc sciemment qu’il à développé cette rumeur d’une faute dont la conséquence sous entendu, de là la rumeur, aurait été le fil conducteur de la mort de cette jeune fille, car c’était cela qu’il fallait que la population retienne.
Quelle circonstance auraient été une cause légitime d’un manquement ayant débouché sur la mort de cette jeune fille.
1°) le fait pour un agent de ce service de savoir que le prévenu préparer une agression contre une personne, il ne s’agit pas seulement de savoir, mais de disposer d’éléments factuels qui le démontrent.
Sinon tous ceux qui chantent en fin d’assemblée ou rassemblement « c’est la lutte finale », il faudrait les appréhender.
2°) le fait de savoir qu’une personne déclare vouloir en tuer une autre, ne constitue pas un motif valable d’appréhension d’un citoyen, il faut que la menace repose sur des éléments probants, comme pour le banditisme et le terrorisme.
Pour appréhender un citoyen il faut des preuves comme quoi il va commettre une infraction, si son passé peu être un élément de suspicion, il ne peut être un élément probant d’un passage à l’acte.
Nous pouvons comprendre que sous l’émotion une partie de la population n’est cure de ces considérations légales, mais à ce jour la police et la justice y sont tenus.
Ce qui est moins normal, c’est qu’il semble qu'elles importent peu à notre président, (qui ne peut les ignorer s’il a été avocat) garant jusqu'à preuve du contraire de la justice dont il est le premier magistrat.
Alors que vient faire ici notre directeur régional avec son informatique, ses choix, sa surcharge de travail.
Nous sommes là dans la non preuve qui sert de preuve à un passage à l’acte, mais jusqu’où allons nous aller comme cela.
Notre président serait-il prêt d’aller jusqu'à la falsification pour ne pas se déjuger.
A ce jour, hormis des pathologies connues qui conduisent à un internement après avis de psychiatres, personne n’est en mesure de dire quand un individu va passer à l’acte pour commettre un crime, indépendamment du crime organisé, de la guerre ou autres actes terroristes sciemment réfléchit.
Vendre le suivit des SPIP comme moyen de dissuasion d’un passage à l’acte est pure démagogie, tous les psychiatres savent qu’en l’espèce il n’y a pas de solution pour anticiper cet instant, et en rendre responsable spécieusement le SPIP est inadmissible de la part de notre président.
Les progrès de la science nous permettent d’entrer dans le cerveau humain pour lire ses pensés, de nombreuses études sont faites sur ce sujet, toujours avec l’espérance que nous pourrions y lire ce que va faire l’individu et déceler le mensonge, peine perdu.
Même la justice américaine y a renoncé après quelques tentatives.
Par contre nous avons des éléments suffisamment probants pour nous interroger ou nous demander jusqu'à quand le président va abuser la bonne fois des citoyens qui s’émeuvent devant ces crimes.
Ce comportement pose un véritable problème de fond, quand l’on mesure l’absence de relation entre les deux faits, il y a de quoi être sur ses gardes si l’on appartient à la fonction publique, car à tout moment l’on peut servir de boucs émissaires pour accréditer une rumeur construite intentionnellement par notre président. Les fusibles ne sont plus les politiques mais les citoyens, il faut lui reconnaître cette innovation.
Notre président avait dit qu’il serait le président des victimes, un jolie slogan qui réchauffe les âmes des nostalgiques de la vengeance.
Sauf que quand nous analysons les chiffres de la délinquance et de la criminalité, il y a tous les ans environs 1 200 000 personnes misent en cause pour un crime ou délit avec un taux de récidive d’environ 6.5% soit 78 000 personnes dont 5% pour une première récidive. (Source INSEE et ministère de la justice.)
En conséquence tous les deux ans environ 2 322 000 citoyens sont condamnés, je vous laisse continuer le raisonnement mathématique, qui bien sur si nous le menons jusqu’au bout sera faux car la comptabilisation de l’existence est toujours fausse. C’était juste pour faire mesurer la porter et la limite du slogan, car par ailleurs il y a depuis longtemps des lois qui viennent en aides aux victimes.
Depuis 1975 que la criminalité et la délinquance c’est accru mathématiquement il y a plus de 40 millions de citoyens qui se sont vus condamnés, (il ne va plus lui rester beaucoup d’électeurs)
En définitive sur la base de réalité criminelle et délinquante, à force de répétitivité, un sentiment d’insécurité et d’impunité c’est développé, bien au delà de la réalité, parce que certains secteurs sont plus en évidence que d’autres. En effet, la délinquance et la criminalité évolue également en fonction de la réalité du droit et des environnements économiques.
Je ne prends que l’exemple du vol de paquets de cigarettes dans les distributeurs de tabac, qui aurait songé que la lutte contre le tabagisme par la taxation induirait des vols de tabac pour satisfaire une demande qui se fait jour d’un tabac meilleur marché pour ceux qui ne sont pas frontaliers de l’Espagne.
Ainsi rien n’est simple, et au lieu d’en expliquer la complexité notre président développe les désirs d’accroissement punitif par deux thèmes celui de l’émotion vengeresse et la faute laxiste de ceux qui ont vocation à assurer et punir la criminalité et la délinquance, qui comme vous pouvez le lire concerne beaucoup de français, et non seulement les cas que nous vendent les JT.
C’est ainsi, sans nier toutes les erreurs des uns et des autres, si certaines sont médiatiques compte tenu du nombre de crimes et délits, il doit bien y en avoir d’autres, mais delà en s’en servir pour justifier la survenance d’un crime (affaire Laetitia) il y a un pas que notre président à franchi pour enfoncer le clou, et justifier dans la population le désir d’une réforme de la justice correctionnelle dans laquelle les jurés populaire seraient moins laxistes que les juges professionel.
Car la finesse et le but final est là, notre président pense que, sensibilisé aux problèmes de sécurité par une permanence de faits divers, il en découlera chez les jurés populaires une plus grande sévérité, satisfaisant en cela les extrêmes de droites qui ne voient de solution qu’en la manière forte.
Nous avons l’exemple des jurys populaires en assise, globalement cette juridiction fonctionne sans grandes difficultés, mais il à été estimé utile de lui rajouter une juridiction d’appel. La particularité des assises et qu’elles jugent des crimes les plus graves dont l’instruction des dossiers, souvent longs et approfondis, fournissant assez d’éléments objectifs d‘appréciation pour limiter les erreurs sous la bien vaillance du président.
Rien de semblable dans les bureaux de jugements en correctionnelles, soumis à l’urgence permanente, seule la connaissance du droit et l’expérience permettent de palier les insuffisances de l’urgence.
Mais hormis cela quand l’on va dans cette institution c’est pour rendre la justice, et rendre la justice c’est apprécier le comportement d’un citoyen prévenu d’avoir commis une infraction au droit et duquel nous allons entendre en dernier les explications pour mesurer l’application de la peine qu’il subira une fois juger coupable, et pas avant.
Nous n’allons pas dans ces tribunaux pour punir les prévenus de nos propres peurs, ce qui me parait aujourd’hui le but recherché. Nous n’y allons pas pour nous venger d’un quelconque tors que nous reporterions sur d’autres. Nous n’y allons pas pour juger au faciès.
Pourtant beaucoup sont favorable à ces jurés populaires pour ces raisons, beaucoup pensent que ces juridictions doivent nous protéger d’un ennemi intérieur qui ente nos banlieues, qui vicient notre jeunesse, nous n’allons pas dans ces tribunaux pour donner corps à des fantasmes.
L’urgence électorale en direction du FN va le pousser une fois de plus à faire à la va vite une réforme qui pourrai être un pas supplémentaire de la responsabilité citoyenne, dans ce qui nous touche le plus au quotidien, loin des hypothétiques risques d’un sérial killer même sexuel, pour rendre la justice, non pour réaliser une campagne punitive.
En l’état de l’ambiance présente ce qui pourrait être une réforme d’un passage à la responsabilité adulte dans un domaine aussi sensible et difficile juger son voisin de palier, en suppriment l’espace ou la distance maintenu par le professionnalisme des juges, et une réalisation à haut risque pour la recherche, non d’une noble intention, mais d’une fin électorale.
L’on ne peut tout de même pas attendre d’un président qui infantilise en permanence les citoyens qu’il ait pour eux un projet d’une telle responsabilité qui exige plus qu’être adulte.
Je ne dirais pas que la magistrature est sur ces sujets sans équivoque, mais elle a acquis une compétence qui la préserve en parti des rumeurs et des ragots qui sillonnent nos informations et phagocytent l’esprit des citoyens.
Nous avons suffisamment développé la polémique, fait de la politique un théâtre, qu’il serait honteux et ignominieux que nous transformions ce prétoire en chienlit, car la liberté de citoyens en dépendent, et si certains ne rêvent que d’enfermement avant de poursuivre par des internements pour en arriver à des camps, nous n’y feront qui perdre un peu plus d’humanité.
Déclaration de Hortefeux en entré en matière de la loi loppssi.
« Les bons résultats depuis 2002 n’ont pas été obtenus par hasard : ils sont non seulement le fruit d’une mobilisation totale des acteurs de la sécurité, mais aussi des réponses législatives complémentaires qui ont été apportées pour mieux garantir la sécurité des Français.
Source INSEE.
En 2008, 1 172 000 personnes ont été mises en cause pour un crime ou délit par les services de police ou les unités de gendarmerie. Le nombre de mis en cause a augmenté continuellement entre 2003 et 2008 (+ 22,6 % en cinq ans). Un peu plus de 15 % des mis en cause sont des femmes. Elles sont sur-représentées au sein des escroqueries et des infractions économiques et financières (hors législation du travail) avec 29 % des mis en causes. Près de 18 % des mis en cause sont mineurs (207 800 personnes). Pour des atteintes aux biens, une personne mise en cause sur trois à moins de 18 ans.
L’exploitation émotionnelle de la capacité meurtrière des humains devient pénible, particulièrement son utilisation morbide par notre président qui surfe sur la mort et le drame des citoyens pour être élu, et non content de cela il revoie la faute aux autres.
Jamais un président n’a mis autant en accusation les citoyens, jamais aucun ne les a monté les uns contre les autres.
Je suis rarement insultant car cela ne précise rien si ce n’est son humeur. Mais je n’arrive pas à trouver de qualificatif approprié pour définir son action.
Je vais reprendre un mot qui me parait le plus juste, il mène une entreprise de déconstruction.
Il est entrain de déconstruire la société française, mais dans son langage il appelle cela des réformes et la modernité. Loin de moi l’idée d’une stagnation, elle est d’ailleurs impossible, mais envisager la découpe de la société pour la mettre en vente, dans le plus obscur des scénarios je n’avais pas envisagé cela, du moins j’avais cru comprendre que ce n’était pas pour cela que des français l’avait élu.
C’est ainsi qu’il en est revenu à la sacralisation du capital, source de progrès, et à la précarité source d’innovations.
Mais que nenni de la réalité même si elle démontre que la concentration des capitaux a apporté un accroissement des inégalités salariales, fiscales, et si elle étrangle l’état. Son objectif n’est pas d’apporter une solution, mais de transférer ce qui est encore des services de l’état vers ceux qui possèdent de la monnaie pour les acquérir.
Le processus logique est calqué sur la précarité, à ses yeux tout ce qui offre des garanties pour se protéger des vicissitudes de l’existence et à pourfendre, si cela ne conduit pas à un service marchand qui vassalise, si cela ne conduit pas à une organisation machinéenne entre carotte et bâton, c’est là toute la haute philosophie de notre président, nous renvoyer au monde animalier.
2.5 Millions d’années d’évolution « civisilationnelle » humaine pour çà, pour s’entendre dire que le plus fort doit diriger et que les autres doivent vivre leurs conditions précaires, et l’UMP est unanime derrière cet homme, nous tenons là un sacré projet pour la France.
Et il est passé à l’acte, réforme de l’armée, réforme sur l’Independence française, réforme des services de police, réforme de l’éducation, réforme de la justice, réforme de la fonction publique, réforme hospitalière, et tout cela dans l’urgence toujours précédé d’un faits divers pour justifier d’une réponse aux désirs des populations.
J’en ai certainement oublié d’autres, mais je reste tout de même sur une interrogation, comment des élus UMP ont pu accepter tout cela, démentant de ce fait tout ce qu’ils avaient pu admettre du précédant gouvernement de même obédience. Comment ont il pu se déjuger de la sorte, devant ce qui ne fut que leurres, illusions, et entendre dire nous sommes obligés de continuer sur cette voie car à force de tromper l’opinion publique elle nous sera à un moment favorable.
Alors cette affaire de Laetitia à démontré publiquement les mensonges de notre président au point d’en avoir révolté la magistrature.
Il a fini par faire croire que la garde à vu est une sanction, au point que les citoyens sont heurtés quand un prévenu est relâché avant son jugement.
Il à fini par faire croire que la suggestion de dangerosité suffit pour obtenir une condamnation.
Il a fini par faire croire à la présomption de culpabilité.
Il a fini par faire croire au danger imminent des récidivistes.
Il a fini par faire croire aux dangers du net.
Il a fini par faire croire que l’aggravation des mesures de répression est la solution.
Il a réussi à faire croire que le traitement social de la délinquance est du laxisme.
Il a réussi à faire croire que les juges sont laxistes,
Il a réussi à faire croire que la police ne faisait pas son travail.
Il à réussi à faire remettre en cause les droits de l’homme par des citoyens.
J’arrête, et tout cela sans qu’une voie dissonante ne s’élève dans sa majorité.
Nous avons sous les yeux l’organisation sociale étasunienne qui depuis que nous l’observons n’a réglé aucun des processus d’inégalités chez elles, et en fervent admirateur, il nous en importe des modèles et regarde autour de lui tout ce qui dans d’autres états fonctionnent sans remettre en cause cette allégeance américanophobe.
Nous sommes face à un président sans aucune vue, ni projet pour la France, si ce n’est de se glorifier des fonctions internationales qui nous échoient à tour de rôle, et de s’ancrer irrémédiablement dans la mondialisation, dont nous savons qu’elle n’apportera plus de croissance. Les seuls enjeux deviennent des enjeux de prestige, autour du sport, l’on se félicite de nos médailles, et de nos candidatures à l’organisation de ceci ou cela
Nous savons bien que rien n’est parfait, que la victoire du capitalisme ronge les revenus du travail, désocialise une partie de la population, et nous savons que si nous traversons ses difficultés, c’est grâce à la solidarité égoïste construite de longue date, généralisé au lendemain de la guerre, et par la structure publique dont les grandes écoles ont formé les fonctionnaires, mêmes si nous pouvons nous plaindre de leur formatage et leur vision technocratique.
La même situation en 1929 sans les amortisseurs sociaux ont conduit à la guerre
Je ne l’en rendrais pas responsable non plus, mais ce président me fatigue de surfer sur l’ignorance et la peur des citoyens avec un sujet de prédilection pour la nécrologie, là ou il y a un cadavre il y a un membre du gouvernement quand ce n’est pas le président lui-même.
Je ne peux pas laisser croire que la folie meurtrière habite l’humain, ou alors il faut dire que les guerres sont des crimes et ne pas nous faire chier avec les crimes de droit communs, ou dire que la vie est criminogène.
Nous venons au monde sans aucune capacité à tuer un semblable, et sans d’inhibiteur de violence intra humaine.
Nous sommes aussi démunie qu’un vers de terre, éventuellement nos ongles, nos dents, et peut être la course à pied. A l’aube de notre apparition, nous étions tellement démunies que nous ne mangions que des fruits et des "grenouilles", nous ne risquions pas de pêcher ou chasser. Pour cela il a fallut des millions d’années, il a fallut une course exponentielle aux outils et aux techniques, en un mot un accès à la culture et à la civilisation.
Aujourd’hui grâce à la culture et la civilisation nous apprenons à tuer, et nous disposons de tout un tas d’outils ou d’engins capables de causer volontairement ou non la mort de son semblable, quand nous ne l’organisons pas en masse, et cela commence souvent dés l’enfance par des jeux. Tout cela grâce à la culture, l’apprentissage que nous en faisons, que ce soit par les histoires, les contes, les films, les livres, l’éducation, pour disposer de deux choses, de ressources et de territoires, car le jeu n’existe pas, il n’est qu’un apprentissage à une capacité d’être une fois adulte.
La seule chose qui nous préserve d’une catastrophe, c’est l’existence de mécanismes émotionels d’équités, d’altruismes, et d’égoïsme solidaire, qui développent la morale, que nous énonçons dans les Lois pour préserver la sécurité de tous sans aliéner la liberté de chacun.
En cela la police et la justice sont indispensables, mais ne peuvent être que des contres poids dissuasifs aux conditions sociales de chaque société, qui développent plus ou moins les conditions d’émergence à nos instincts querelleurs, batailleurs, possessifs, conquérants, qui en l’absence de moyens culturels et civilisés sont incapables, sauf accident, de donner la mort.
Le crime n’est donc que social et culturel, sans le premier silex, dans un coup de colère l’homo sapiens n’aurait pas retourné cet outil contre son semblable, il y a 2.5 millions d’année.
nous tuons parce que nous avons apprit, construit des outils, et organisations socio économiques frustrantes et dangereuses pour la vie.
Alors partant de ce constat, toute personne prétendant diriger le destin des autres devrait savoir cela, 2.5 millions d’année que nous n’avons pas trouvé la solution, alors pouvons nous penser y arriver aujourd’hui.
Donc la capacité d’agressivité ne doit pas être prise comme seulement l’expression de violence, mais en un sens plus générique qui est la capacité d’agir pour aller prendre chez l’autre (son alter ego et le monde) ce qu’il vous donne afin d’exister quelles qu’en soient les motivations. L‘Homme n’est donc pas irrévocablement un être violent. Il est lui-même la construction d’un amalgame d’informations ordonnées qui ont élaboré son psychique ; mais il a la difficile responsabilité à partir de celui-ci, de quantifier et qualifier les informations qu’il perçoit dans l’ignorance la plus totale du monde objectif, en bâtissant au fil des millénaires l’image de ce qu’il a pu comprendre de lui et du monde. Et ce n’est qu’à partir des définitions qu’il leur donne qu’il est en mesure de transformer une agressivité innovatrice en violence mortelle intra espèce en l’absence d’un inhibiteur inné.
Donc l’information est capitale pour l’homme, et traiter l’information oblige d’apprendre, d’apprendre en permanence, sinon on la subit. Nous la subissons dans toutes les formes imparfaites et barbares dans lesquelles nous la figeons en nous croyant possesseur de la compréhension ultime. De ce fait nous faisons en permanence le procès de l’Homme, au lieu de celui de sa construction psychique, même si celle-ci porte un nom par acteur, tout en n’ayant jamais appris à cet acteur comment fonctionnait un organe aussi essentiel que son cerveau, avec lequel il allait devoir passer sa vie
Ceci précisé, devant la prestation de notre président autour de l’affaire Laetitia dans laquelle nous savons qu’il a menti sur la réalité des événements, pour apitoyer la population et diriger sa haine, sa vindicte.
Comment pouvons-nous accepter cela. Comment sa majorité peu accepter cela.
La dernière décision du président d’exiger que les responsables de l’état passent leurs vacances en France relève de l’Autocratisme.
Il y a comme dans bien d’autre domaine un devoir de réserve qui tient à la représentation des fonctions que l’on assume. Cela se fait au quotidien, même pour les plus humbles d’entre nous quand nous percevons l’anachronisme qui peut y avoir entre nos pensés, nos fonctions et nos actes.
C’est ce que j’appelle trouver le juste à-propos, acte particulièrement difficile qui ne se bonifie qu’avec l’expérience de la vie entre souffrances et bonheurs.
Il ne faut donc pas espérer le trouver chez ceux qui ont peur de tout, et qui attendent de l’existence que du bonheur ignorant le mode échec sur laquelle se construit notre existence.
La conséquence en est un seuil de tolérance de plus en plus bas jusqu'à atteindre la folie, c’est dans se cycle que nous nous sommes installés, listant les faits divers au quotidien, toujours surpris qu’il y en ait toujours malgré toutes les lois d’opportunités, escalade somatique dont l’on sort toujours déçue car elle à une limite irréversible au-delà de laquelle si l’on accepte pas le risque de nos propres organisations, alors nous construirons des dictatures qui causerons plus de morts et de souffrances que celles qu’elles voulait éviter.
Toutes les mesures punitives trouvent leurs seuils d’accoutumance où elles deviennent moins efficientes. Les cris d’orfraie du ministre de l’intérieur au constat de l’augmentation des accidents mortels ni changerons rien. N’importe quel scientifique nous démontrerait la probabilité de ce risque, dans lequel n’entre pas que le comportement délictueux du conducteur, ce qu’étayent toujours notre ministre et qui a fini par criminaliser les citoyens normaux.
Il y a même un seuil ou la répétitivité des mises en garde devient contre productive.
Chacun de nous peut vérifier cela avec ses enfants, alors pourquoi voudrions nous qu’il en soit différent avec un gouvernement qui materne la population la culpabilise en permanence, se précipite à son chevet aux moindres maux.
L’infantilisation de notre société est visible et je laisse le soin aux spécialistes d’en tirer les conclusions.
Il y a comme une abdication du monde des adultes qui ont fini par prendre conscience que depuis qu’ils votent pour des dirigeants qui leurs promettent le bonheur, les difficultés perdurent et s’accroissent.
Mais voilà nous avons pour la plus part abandonné le terrain citoyen, pour nager dans le bonheur illusoire de la consommation et aujourd’hui où il faudrait du juste à-propos, nous ne disposons que de haines de rancœurs de mesquineries et la politique se résume à des procès de personnes, tellement elles se ont vendues leurs images plus que leur politique.
Alors nous nous trouvons devant une nouvelle réaction inappropriée de notre Randall national qui fait des lois aussi vite que Lucky Luke tire au révolver.
Il n’y avait que dans les dictatures communistes que les dirigeants ne partaient pas en vacances à l’étranger. Ce président ne recule devant rien, une fois de plus il va faire rire de nous.
Je n’ai pas particulièrement suivit l’épisode des vacances de MAM, sa bourde ou celle de Jupé avait une plus grande porté politique sur la réalité du fond de ce gouvernement, que les avantages que tire de sa fonction ou de ses relation MAM.
Mais l’enseignement qu’il me semble utile de regarder est l’enchainement des fait qui reposent sur des appréciations suggestives exprimant des frustrations, et des jeux de manipulation.
Ben Ali et Moubarak, ne sont pas des dictateurs, personne n’à oser dire cela, que dans un excès d’euphorie, d’espérance, de colère, les populations concerné le disent, que nous aussi nous le disions, soit, mais pas ceux qui ont la charge d’informer la population.
En Tunisie et en Egypte il n’y a pas de révolution pour l’instant, non plus.
Ces deux pays sont des états de droit et c’est en faisant voter des lois comme nous sur la sécurité des personnes et de l’état qu’ils en sont arrivés là.
A contrôler l’information, à contrôler internet (comme les chinois) à contrôler les opposants, leur crédo étaient que les forces de l’ordre soient visible pour être un maximum dissuasive.
Je vous paris mon billet que c’est ce que va proposer le gouvernement. Face à la recrudescence des accidents de la route, bref ils en faisaient juste un peut plus que nous, et moins habilement, d’où l’aide de MAM.
Alors c’est avantageux de laisser penser que ces dirigeants étaient des dictateurs et non des autocrates, des hommes qui voulaient disposer du pouvoir absolu, tient comme notre président, cela évite de se regarder.
Et voila qu’avec l’affaire des vacances de MAM cela se retourne contre elles.
Je n’en suis pas fâché, mais je ne trouve pas cela décent, à moins de démonter la réalité de connivences.
Sinon il va falloir interdire les vacances en dictatures aux français, il va falloir refuser toutes les productions qui nous arrivent de ces pays. J’ai le souvenir de Mitterrand qui disait « s’il ne fallait commercer qu’avec des démocraties l’on ne commercerait pas avec grand monde ».
Quand le pouvoir économique et financier échappent aux dirigeant politiques, il ne leur reste plus qu’a se regarder le nombril, et parfois plus bas. Depuis des années nous vivons comme cela, et durant ce temps là, durant toutes les périodes ou l’information insignifiante a capté notre attention, le gouvernement démantèle l’état, sa fonction publique, sa justice, son éducation, sa solidarité, contrôle l’information, contrôle la population, tout cela avec notre bénédiction.
Alors sommes nous sur qu’en criant sus aux dictateurs et vive la révolution, ce n’était pas de nous que nous parlions
Les articles ne manquent pas pour qualifier d’indécente l’instrumentalisation de l’affaire Laetitia.
Depuis l’affaire Dutroux de triste mémoire les affaires de mœurs sont devenues les affaires par excellences pour se répandre en compassion, en empathie, voire si jamais cela nous laissait indifférent nous serions catalogués comme des salauds.
Le crime n’est que social, je le dis souvent et le répète car dans la nature il n’y a ni crimes ni délinquances, ces notions tiennent donc à nos organisations sociales, et varient en fonction des différentes cultures. Ne pas confondre mon propos avec leurs survenances une fois les interdits posés, cela dépend d’un processus d’intégration et de dissuasion proportionné.
L’affaire Laetitia, devenu tristement le feuilleton de ce début d’année par les bons soins de notre très pressé président, peut être abordée sous le regard de ses proches, sous la probabilité du risque, sous l’aspect émotionnel, et sous son instrumentalisation.
Ainsi donc, les affaires de mœurs, devenues les crimes et délits les plus graves, ont donné lieu à une aggravation punitive incessante de la loi, suivant un vieux principe plus le crime est perçu comme grave plus on le punit fort, et des affaires n’ont pas manqué pour suscité et exciter le désir de vengeance
Seule la victime est fondé à réclamer vengeance, c’est une émotion naturelle qui nous habite. C’est ainsi que lorsque nous sommes victime d’un délit ou d’un crime pour exprimer notre souffrance nous serions prêts à faire au centuple à l’autre ce qu’il nous a fait.
Ce comportement instinctif pourvoyeur d’une chaîne de délits et crimes c’est vu restreint par la loi, dont la maitrise est devenue un acte de civilité.
La loi de la thora d’abord, connu sous le Viel adage œil pour œil dent pour dent, signifiant déjà que l’on ne pouvait pas faire à son agresseur plus que ce qu’il avait fait, exit donc la mort pour qui ne l’a pas donné, et la mort pour celui qui l’a donné fabrique d’autres meurtriers.
Dans les temps qui suivirent ce sont installé les supplices, les mises à mort ou bannissement, et la prison n’était qu’un lieu d’attente de son sort.
Les punitions barbares n’avais parfois plus de lien de causes à effets pour ne répondre qu’à un comportement émotionnel lié aux valeurs sociales des différentes époques, dont souvent l’exécution publique était aussi apprécié, que le sont aujourd’hui nos storystelling de criminels, par exemple au XV siècle l’infanticide d’un enfant était autorisé, un deuxième valait le bucher.
Ce n’est qu’a partir du 19 siècle que la prison et les dédommagements, deviennent essentiellement les moyens punitifs, auxquels se substituent aujourd’hui des peines de remplacement en fonction des dangerosités observées, car la fonction sociale de la prison n’a pas apporté toutes ses preuves, et ne peut se suffire.
Nous voyons donc qu’au fil du temps nos désirs de vengeance ce sont trouvés socialisés en excluant toute barbarie punitive.
Il a été organisé par la loi, donc transféré à l’état en dehors des passions et des émotions des victimes ainsi que de la vindicte populaire, pour répondre à plusieurs préoccupations dans le droit fil des droits de l’homme, et constitue incontestablement un acte de civilisation, car ils couvrent autant l’agressé que l’agresseur.
Or le cas d’espèce de Laetitia déplace le problème de la vengeance, car à la victime décédée se substitue la partie civile ou le parquet, et nous entrons dans le domaine de la suggestion compassionnelle, emphatique, égoïste ou des poursuites légales.
Si cela n’enlève pas aux proches la souffrance collatérale au crime ou délit, elles n’en sont pas les victimes.
Cette distinction s’éclipse de plus en plus et dans trois phénomènes nous voyons mêmes les parties civiles se substituer aux victimes pour réclamer la vengeance en leur nom, et parfois même bien qu'éloigné des faits, elles réclament en fait en leur nom et propre histoire ce qu’elles attribuent aux victimes.
C’est le cas dans les crimes des victimes de la shoah, ceux touchant, les crimes sexuels et les crimes contre des policiers. Nous avons là trois évolutions de valeurs sociales du crime.
Nous nous détachons donc du fait pour juger les émotions qu’ils suscitent en fonction de la barbarie qui les accompagne ou de leur poids politique.
Pour ne pas douté de l’évolution de la valeur sociale du crime il suffit de se souvenir que les avorteuses étaient chassées comme des sorcières et qu’il existait une brigade spécialisé.
L’IVG a mis fin à ce crime, tout comme le fera une loi sur l’euthanasie, distinguer ce que nous jugeons acceptable ne peut se faire sans émotions, et nous oblige à disposer de gardes fous pour se protéger d’elles.
Alors cela devrait inciter ceux qui expriment leur compassion ou leur empathie à conserver une certaine distance avec un événement aux valeurs fluctuantes particulièrement quand il s’agit d’ôter la vie.
Nous sélectionnons les bons des mauvais morts qu’en fonction d’appréciations arbitraires développées par nos sociétés.
Les sociétés modernes sont de plus en plus orientées vers la recherche du risque Zéro. Ceci est le résultat d’une désaccoutumance aux risques divers, due aux progrès techniques et sociaux, ainsi qu’à la prise en charge du règlement des conflits par l’État ; les seuils d’intolérance aux risques et à l’anomalie sont grands, et l’application du principe de précaution devient le mode de gestion des problèmes.
Celui-ci permettant aussi aux décideurs de s’exonérer des responsabilités, face à la judiciarisassions de nos sociétés, c’est l’exemple même de la réaction de notre président dans l’affaire Laetitia, en dénonçant des manquements, avant même que l’enquête ai apporté le déroulement des faits. Pire les protagonistes en viennent à l’hypothèse qu’une absence d’un contrôle serait la cause du crime, comme si nous avions la certitude qu’un contrôle empêche le passage à l’acte, autant dire que s’il n’était pas né, il n’aurai tué personne.
Ainsi la gravité d’un crime ou d’un délit ne dépend pas du fait seul, mais de l’environnement sociaux culturel qui l’accompagne, particulièrement comme nous le vivons dans les crimes sexuels dont la sévérité contraste par rapport aux peines infligées aux femmes pour infanticide (10ans en moyenne avec une part de sursis).
Si nous pouvons admettre que le citoyen lambda à qui on livre une information brute réagit émotionnellement à chaud, ce ne peut être admissible des personnes politiques qui vivent en permanence dans une stratégie d’acteur, d’en arriver à définir les bons et les mauvais crimes comme l’on définie les bons et mauvais morts en fonction d’une stratégie politique.
Notre président à enfourché un cheval de bataille sécuritaire conséquent de la dégradation de la socialisation, de l’évolution du féminisme et du terrorisme.
En cela au lieu d’être le gardien de la raison culturelle et civilisatrice dans un monde émotionnel, il pousse à l’irrationalité des réactions et aux peurs phobiques, pour naviguer dans la subjectivité et la perception détachées du fait, dont il a fait depuis 2002 son pouvoir électoral, et comme nous le voyons depuis quelques temps, il renvoie ses responsabilités aux autres que ce soit la justice ou la police.
La conséquence et une lente dégradation et modification du droit français.
Le climat d’insécurité, domaine du FN depuis longtemps, c’est imposé par la réalité des faits mais aussi par une phobie collective dépassant de loin la constance de ceux-ci sur la durée, de 1985 à aujourd’hui, quand l’on analyse les taux de criminalité.
Ce climat à développé le principe de précaution qui exige de déterminer une dangerosité potentielle avant la survenance d’un passage à l’acte.
Si cela est envisageable dans biens des domaines en matière pénale l’on ne peut punir l’intention si aucun élément de présume de sa réalisation effective.
Nous passons alors du fait incontestable à une virtualité, à de l’imaginaire, à de la suggestibilité, pire nous en arrivons à imaginer des risques là ou ils n’existent pas.
Cela ouvre la porte à toutes les inquisitions, et la récidive devient un excellent cheval de Troie devant la stupeur populaire qui découvre l’inefficience des seules approches par l’aggravation des systèmes punitifs et qui au lieu de s’interroger ou de rechercher une approche plus innovante, voire sociale réclame encore plus de sévérité, voire s’il n’y avait pas notre adhésion aux conventions des droits de l’hommes, plus de barbarie, comme la castration chimique, non comme thérapie, mais comme punition pour remplacer la castration physique.
Indéniablement la dangerosité nous revoie vers les méthodes d’un passé dont nous connaissons historiquement les horreurs quelles viennent des criminels ou des systèmes punitifs.
L’autre glissement que fait émerger l’affaire Laetitia et la présomption d’innocence.
L’accoutumance de la garde à vu utilisé comme moyen de pression et de dissuasion, à fini par alimenter le vieil adage il n’y a pas de fumé sans feu, si bien que de justes investigations policières emporte la notion de présumé coupable pour celui qui à été mis en garde à vu.
L’opinion publique sous l’information des médias en arrive donc à se substituer aux juges et au droit protégeant la liberté de l’individu qui ne peut être punit qu’une fois déclaré coupable. En fait l'opinion exige des juges la même suggestibilité qui les habite, fondé non sur la connaissances des faits, mais sur les ragots ou divagations journalistiques et les instrumentalisations politiques du pouvoir.
Il y a là une anticipation qui inverse la charge de la preuve, et transforme le présumé innocent en présumé coupable.
S’il appartient au plaignant d’apporter la preuve de ce dont il porte accusation envers un autre, dans la notion de présumé coupable, c’est à ce dernier de prouver qu’il n’est pas concerné par un fait, et s’il refuse de se justifier il devient coupable.
Les pouvoirs de l’investigation n’emportent pas l’obligation de réponse, n’importe quel citoyen peut, avec ses raisons, garder le silence.
J’indique cela car d’en l’esprit de l’opinion publique, celle-ci estime qu’a partir du moment où l’on a rien à se reprocher, cela emporte de répondre aux interrogations, et rejette de ce fait un soupçon sur celui qui ne s’y soumettrait pas.
Nous somme là devant le même phénomène constaté dans des supermarchés qui demandent aux clients d’ouvrir leurs sacs. Bien qu’ils n’en aient pas le droit (sauf dans le cadre de la loi), la plus part des citoyens s’y soumettent et tout refus s’entache de suspicion.
Nos sommes donc passé d’une présomption d’innocence à une présomption de coupable, et il appartient au citoyen de démontrer qu’il n’en est pas un.
Ce glissement n’est pas insignifiant et procède du changement de nature de nos comportements vis-à-vis des autres, il faut alors ne pas s’étonner de la prolifération de boucs émissaires, d’une recherche d’élimination des éléments asociaux, et le plus grave d’une perte de discernement.
Nous avons posé comme principe l’intégrité de l’homme dans le corps et l’esprit, mais ceci ne peut pas résister à des approches suggestives irrationnelles par rapport aux réalités factuelles.
Or nos jugements le sont immanquablement, il convient donc de s’en protéger, et ce n’est pas ce que fait notre président depuis sa mandature, il les exploite dans le cadre d’une stratégie bien roder, se servir des faits divers émotionnels pour justifier le contrôle de la population à des fins hégémoniques aux bénéfices des oligarchies économiques.
Ses récentes mise en cause de la justice et de la police relève de la dérive où conduit la tolérance zéro, c’est une notion fascisante et inhumaine, il faut donc être un fou pour croire en cela, d’autant plus quand les politiques que l’on dirige sont des facteurs criminogènes.
Ce sujet est si sensible que même le PS et d’autres n’osent pas le prendre à rebrousse poil tant le risque d’être évincé est grand, nous allons donc vers une société culpabilisatrice et forcément de plus en plus inquisitrice.
Mouvements économiques et criminalité : quelques pistes de réflexion
NicolasBourgoin
Maître de conférences en sociologie et démographie à l’université de Franche-Comté, chercheur au LASA (Laboratoire de Sociologie et d’Anthropologie).
Résumés
Que signifie une corrélation chronologique significative entre détérioration économique et niveau de criminalité sanctionnée ? Que le chômage est un facteur de délinquance ou que la répression pénale s’accroît pendant les périodes de récession ? Optant pour le second terme – sans toutefois négliger le premier – sur la base de travaux méthodologiques récents, nous montrons que le chômage masculin et le taux de détention ont suivi des évolutions parallèles entre 1975 et 2009 et que les chômeurs sont surreprésentés chez les entrants en prison. La répression pénale, qui touche prioritairement les catégories sociales défavorisées, s’accroît en période de récession. L’État paternaliste remplace l’État « maternaliste » comme le montre la corrélation significative entre détention et inégalités sociales. Le contrôle social s’est durci depuis 1975, parallèlement à la crise économique, l’État tirant de plus en plus sa légitimité du pénal au détriment du social. Cette évolution idéologique, qui s’accélère depuis 2002, renforce le rôle propre du facteur économique et conduit alors à une explosion de l’effectif annuel des incarcérations.
Les élections en perspectives offrent l’occasion de s’adresser aux postulants, et eux de faire connaitre leurs projets.
En la demeure les primaires, même si j’étais contre, engagent un débats d’idées si longtemps absent de notre pays. Certes il y a peu d’innovations tant chacun circulent dans les mêmes sentiers, et tant nos difficultés sont récurrentes d’un système capitaliste tricentenaires modifiant son paradigme. Je m’en suis expliqué dans un article « les aveugle de Breugle ».
Ce n’est pas un reproche en l’espèce, nous sommes instruits dans un même moule, donc difficile par la réflexion de sortir d’un seul modèle de pensé. C’est l’Être bloqué et nos élites n’y échappent pas.
Il nous faut donc des électrochocs pour sortir de notre ronronnement. Souvent des conflits ou des difficultés nous obligent à nous retourner sur nous même et en émergent des audaces.
C’est le débat d’idées qui devrait si substituer, pour ne pas être obligé de passer par des conflits militaires, car il est mobilisateur de conflits moins meurtriers.
Or les oligarchies au pouvoir imposent par le marché leurs pouvoirs aux états, ne laissant aux hommes politiques que celui du contrôle de la pensé, des populations et de la maitrise de la contestation. Aussi en muselant toutes tentatives de « conflictualisassions » des relations sociaux-économiques par la répression policière, meurent dans l’œuf toutes possibilités d’innovations.
La situation est à ce point grave qu’au niveau de la communauté européenne il est envisagé une définition du terrorisme économique qui enterrerait définitivement toutes formes de contestation par le boycott et à cour terme y ferait entrer le droit de grève.
Ainsi toutes les portes de possibles innovations se ferment.
Il faut comprendre en cela quelque chose de fort simple.
Par la comptabilisation de l’existence humaine nous avons fabriqué et élaboré des outils mécaniques traitant de milliards de données, dont le service n’est pas contestable, mais nous avons également formé des milliers d’hommes à leur utilisation, à tel point qu’ils sont devenue eux aussi des outils performants que nous avons portés en toute logique aux commandes de toutes les oligarchies.
Il devient donc peu probable que d’elles viennent des nouveautés ou des audaces, car elles les mesureront avant toute chose à des outils mécaniques prés programmés qui ne pourront rien déterminer d’autre que ceux pourquoi ils ont été construit.
En résumé si chacun comprend que dans une entreprise l’on ne donne pas le pouvoir aux machines, il serait temps que nous comprenions que celui du monde nous l’avons confié aussi à des machines, ou des modèles, ou des systèmes qui cooptent tous, des hommes pour les gérer, et auxquels ils retirent toutes créativités ou innovations autres que celles qui leurs sont consubstantielles et musellent toutes critiques de leurs imperfections.
Ce sont ce que j’appelle les « dominants systémiques » au sein desquels l’humain disparait.
A l’écoute des propositions, nous entendons toujours les mêmes, le partage de la richesse, une meilleure répartition la lutte contre ceci ou cela etc.
Si cela est déjà une bonne chose, et n’est pas négligeable, ce ne sera pas suffisant pour innover dans les relations économiques d’une économie capitaliste qui a conquis le monde en restant sur la base d’un truisme animalier, dominant dominé, qui n’a vécu qu’une courte évolution en 1804.
C’est le passage passé de la servitude contrainte de l’antiquité à la contrainte volontaire par le louage de sa force de travail à partir de 1804.
Nous sommes donc toujours sous l’égide du dominant et dominé, nous sommes toujours dans l’ordre des comportements animaliers que nous imaginons par outrecuidance avoir laissé derrière nous, comme si cela était possible.
Nous n’avons pas franchie le seuil de partenariat économique, étape indispensable pour ériger un nouvel âge économique que nous pouvons définir ainsi :
Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.
Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans l’aides des tiers, il ne parviendrait pas à ses fins.
De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.
C’est déjà un peu ce qui se pratique dans les scops, leur structure n’empêche nullement la formation de capital, seulement il n’est plus entre les mains de quelques particuliers.
Cette forme d’organisation productive est reprise dans certaine proposition sans être pour autant une innovation. Elle change le rapport dominant à dominé et offre une nouvelle forme de relations économiques dans l’entreprise, qui dans le cadre d’un mode de production répandu influencerait à n’en pas douter les relations humaines dans la « coresponsabilisation », contrairement à l’esprit d’entreprise, qui vassalise les salariés et par extension les états par le jeu de la démocratie, car ils votent pour ceux dont ils se sentent solidaires. Existent autour de cela des difficultés que je n’aborderais pas.
D’autres proposent des renationalisations de certains secteurs, bien, c’est un choix politique, il n’y a aucune contre indication technique, seulement un débat public privé essentiellement dogmatique.
Tous n’ont pas encore compris que l’axiome d’Adam Smith et mort sous la pollution que n’a pas perçut le seul intérêt particulier.
Pourtant croire que tout ceci suffira pour le futur n’est pas suffisant, cela résoudrait un certain nombre d’inégalités, nouerait de nouvelles relations économiques, sans nous rendre plus compétitif sur les marchés des moins disant qui se réalisent sur la base d’une exploitation de la main d’œuvre des pays d’Asie, dont l’on nous propose d’adopter leur conditions pour être à égalité de compétition.
Certes les tenant de cette option ne le disent pas clairement, mais réunissent les conditions de son exécution, et prônent un seuil social universel, dont l’on voit mal qu’il soit sur la base du mieux disant. Pour ceux qui ont de la mémoire M Chirac parlait de « moyennisation » d’un seuil social.
L’équation à solutionner est la suivante, la population mondiale augmente, heureusement pas exponentiellement, elle se regroupe essentiellement dans les métropoles engendrant une concentration humaine source de difficultés, d’autant plus que l’empilement est vertical.
Corrélativement la circulation de l’information fait se propager une aspiration des populations au bien être occidental basé sur le consumérisme et les solidarités.
Dans ce même temps les productions basées sur l’extraction du pétrole représentant environ 70% des productions aux quelles aspirent les populations ne pourront pas être remplacées à hauteur égale par leur substitue, d’où l’intérêt que nous avons pour la récupération etc. malgré la recherche de nouvelles sources de gisement que rentabilise le prix de vente du baril qui couvre les coûts.
Brièvement la possession de la rareté source de motivation est à se répartir entre plus de personnes, et forcément dans cette compétition certains restent et resteront sur le pavé, et tous les pays se battent pour que ce ne soit pas eux, y compris dans l’UE.
En fait une redistribution des rôles et des productions c’est réalisé et de nouvelles puissances prennent leurs essors ayant aspirées ou importées le Savoir et savoir faire occidental, et les oligarchies multinationales occidentales ont trouvé dans ces pays les conditions d’exploitation digne du 19 ième siècle pour y réaliser leurs marges, il nous est quasiment devenu impossible d’arrêter cela, car toutes les innovation qui critique la Machine sont tués dans l’œuf par les forces du maintient de l’ordre, que ce soit dans les démocraties ou les dictatures.
Je ne veux pas dire par là qu’il serait impossible que par la résistance des populations se développes des conflits, mais ceux-ci ne rempliraient pas les puits de pétrole ni les mines de matières premières.
Au contraire ils accéléreraient leur épuisement et accroitraient la rareté et toutes les dérives et déviances qui en découlent pour se l’approprier, d’autant plus que les populations seront concentrées sur des espaces restreints (mégalopoles et urbanisations verticales).
Simultanément la recherche, si elle innove dans les productions de substitution n’offrent pas les moyens d’une relève à la hauteur de la consommation, ni l’orientation des productions vertes étranglés par la profitabilité.
Nous consommerons donc toutes nos ressources et accroitrons de ce faits les rejets polluants, même s’ils constitueront une activité de remplacement, sous réserve de les sortir de la loi du marché qui ne favorise que les innovations lucratives.
Il faut comprendre simplement que les détenteurs de capitaux, duquel les populations participent par leurs placements de l’épargne, n’investissent que dans des projets rentables à leurs intérêts particuliers pour couvrir des frais et distribuer des dividendes.
Ce n’est donc pas sur leurs fonds qu’il faut conter pour mener des politiques d’intérêts collectifs, comme celui de la dépollution de la lutte contre la délinquance etc., sauf à leur emprunter cet argent contre remboursement.
C’est ce que nous faisons depuis 1973 et la crise de l’endettement montre ses limites.
Aujourd’hui face à la crise de l’endettement désarmant tous les états dans leur logique entrepreneuriale, il n’y a que deux alternatives soit organiser la régression des moyens d’intervention de l’états et l’austérité sociale, soit recouvrer le pouvoir régalien de battre monnaie, que ce soit dans chaque états ou au niveau de la BCE, parce que la croissance qui permettrait d’alléger la dette de reviendra pas, d’autant moins que nous restons dans la poursuite du consumérisme que réclament les exclus et les classes moyennes au nom de l’égalité et de la répartition des richesses, et cela accroitra la rareté.
Tous les états se trouvent devant cette situation sans disposer des moyens d’en inverser le cours, d’autant plus, que tous, conscients de cette impasse ont développé la lutte contre toutes les initiatives alternatives qui pourraient se faire jour en développant la policiarisation de leur société, en faisant naitre ce désir chez leurs concitoyens, sur les deux bases les plus connues, la lutte contre le terrorisme et l’insécurité.
Le fait que tous les états aient développé la même structuration, dans le contrôle de leurs populations, démontre une stratégie d’acteurs, démontre une organicité volontaire consubstantielle des « dominants systémiques » (même si elle est complexe) afin de museler toutes contestations en l’encadrant par les forces de police et en criminalisant toutes agitations belliqueuses.
Enfin un dernier élément en l’état, la croissance permanente d’une immigration ne se jugulera pas, même par un replie sur soi ou quelque politique d’immigration que ce soit.
J’ai essayé de résumer l’équation complexe que nous avons à solutionner, et nous pouvons la résumer en une phrase : où trouver une nouvelle source de richesse capable de maintenir une croissance source d’emploi et de socialisation afin de redonner une consommation de biens durables renouvelables, assurer une promotion sociale, rompre la spirale sociale de la délinquance, et permettre aux états de garder chez eux leurs populations.
Cette source existe, nous l’utilisons depuis la naissance de l’homo-sapiens, c’est notre intelligence, elle s’est développé difficilement par l’empilement de savoirs réfutables toujours laissés au bon vouloir des nécessités nourricière et sociétale dont elle est indivisible.
Si l’industrialisation à fait exploser les Savoirs, nous demeurons accrochés à la valeur travail et attendons du savoir qu’il débouche sur un emploi.
Mais nous ne nous sommes jamais interrogés s’il pouvait être en lui-même une source d’activité rémunératrice. Nous n’avons jamais imaginé si l’éducation permanente de la société de Delors et Chaban Delmas pouvaient devenir une activité à part entière au même titre que les services le sont devenus, que les emplois tertiaires le sont devenus élargissant la notion du travail à toutes activités rémunérés en dehors de la seule acception marxiste.
De quoi imaginer que permettre un enseignement permanant rémunéré des populations, actives ou non, pourrait être un élément moteur de la croissance générant son propre dynamisme comme l’on été les congés payés, la réduction du travail, générant les loisirs et le bricolage (le faire soi même). En quoi cette activité serait moins porteuse de croissance que le football par exemple, ou tous les championnats du monde.
Quelle est la ville qui n’a pas son ou ses stades, son ou ses gymnases, qui les empêcheraient d’avoir des centres d’enseignement pour adultes.
Imaginer la masse d’emploi mobilisable en matière de travaux public et du bâtiment, en formation de formateurs, en création de fournitures pour la construction de ces centres d’enseignements pour adultes.
Dans une estimation rapide en 1999 j’avais évalué l’engagement financier à auteur de 1400 milliard d’euros, et le revenu distribué pour un enseignement à mi-temps sur la base du smic en complément au revenu du travail ou en remplacement suivant les situations à 772 milliard d’euros.
Nous avons là à la fois les moyens de développer l’intelligence des populations, et celui d’accroitre la possibilité que surgisse dans les cerveaux des uns où des autres, la ou les innovations qui demain seront peut-être notre futur.
Occuper les populations à une activité éducative dans des lieux réservés à cet effet créera forcément une émulation et une compétition reléguant à l’archaïsme le paraitre consumériste.
Encore aujourd’hui beaucoup ont du mal à comprendre que le « libéralisme capitalistique» dont certains nous assurent les mérites, en référence à son historicité distordue, n’est que de l’archaïsme animalier.
Certes ils ont la certitude de savoir que nos comportements grégaires enfouis seront prompts à ressurgir, mais delà à expliquer qu’il s’agit d’une modernité il y a un pas qu’ils ont allégrement franchi, niant sans cesse que c’est du conflit et de l’émancipation que sont sortis toutes nos réalisations grâce à des découvreurs, et non à un dogme.
Ou alors il faut accepter que les imperfections du dogme génère du sens, d’où le comportement régressif de la pensé unique.
Une telle perspective d’enseignement rémunéré pour adultes rencontrera inévitablement des handicaps. Le premier et celui du permanant refus de s’instruire, il nous affecte déjà enfant, il repose sur un comportement biologique qui fait que nous pensons à toutes les étapes de l’existence disposer du savoir nécessaire pour comprendre notre environnement. Je l’ai dit nous ne pouvons pas nous extraire de l’animal humain, mais nous pouvons le guider.
Nous pouvons lui expliquer que les éléments constituant la compréhension du monde d’aujourd’hui n’est plus à la porté de nos seuls sens, je l’ai écrit, ils sont si limités que nous utilisons des machines, alors ces centres serait un moyen de refaire ce retard.
Ensuite les populations considèrent l’enseignement des savoirs seulement comme un moyen d’accession au travail concernant une période classé comme adaptation au monde adulte.
Or il est plus que cela il est la substance qui a nourri notre évolution pour sortir de l’âge de pierre. C’est pour cela qu’il est nécessaire de disposer d’un savoir faire correspondant aux nécessités et d’un enseignement général à poursuivre tout au long de l’existence, assuré que nous n’en viendront jamais à bout et qu’il sera une source de croissance limitée que par notre propre existence.
La période de construction des centres d’enseignement constitueront un investissement productif pour les entreprises, donc permettrait des investissements et fournirait des placements aux fonds qui nourrissent la spéculation.
Mais nous pouvons comprendre deux chose, l’une que ce n’est pas un projet à la porté des individus, deux qu’il ne peut que poursuivre un intérêt collectif dont les individus retireront diversement leur intérêt.
Toute fois à terme le financement d’un revenu pour un enseignement rémunéré ne peut se réaliser que par l’investissement de l’état dans un projet d’intérêt collectif se mariant aux intérêts individuels représenté par le capitalisme qui s’en réformera de fait mieux que si nous avions voulu le faire.
Ajuster les deux ne présente pas de difficultés particulières qui soient en dehors de nos moyens.
Certainement cela fera bouger les lignes des pouvoirs comme celles de l’offre et de la demande, bien sur notre relation au travail évoluera, il en découlera forcément l’abandon d’activités ostentatoires que nous développons pour maintenir l’emploi et d’autres naîtrons.
Dans un tel scénario la relation du travail deviendra une relation partenariale, genre scops (mais ce n’est pas limitatif tout le monde ne souhaitera pas partager les profits et les pertes), ce qui n’empêchera nullement la formation de capital, sauf qu’il ne sera plus dépositaire de quelques oligarchies, de fait elles se dissoudront sans qu’ils besoin de lois anti trust, redonnant ainsi le pouvoir aux politiques et de ce fait à la démocratie.
Les stratifications sociales qui en découleront en fonction du mérité seront moins contestables, même si nous savons ne pas pouvoir supprimer les distensions humaines car le monde idyllique n’existe pas.
La compétition demeurera une émulation et non un moyen d’élimination des plus faibles en les renvoyant dans des ghettos d’où émanent les dérives et les déviances pour survivre.
Importé dans les états, l’immigration s’inversera les populations les moins prolifiques la réclamerons où délocaliseront leurs productions (désolé pour ceux qui font leur commerce sur ce thème)
Est-ce une innovation de se diriger dans cette voie, pas tout à fait, nous y sommes en permanence depuis des siècles, c’est une des capacités essentielles des facultés humaines, nôtre aptitude à l’apprentissage et à l’inventivité qu’il en émane.
C’est d’elle que sont sortis toutes nos réalisations, même les pires chez ceux qui croyaient détenir la vérité.
Nous y avons pensé, c’était le « capital humain », l’association en dit long sur la restriction quelle emporte.
En fait nous ne ferions que démocratiser les savoirs tout au long de l’existence en franchissant une étape supplémentaire, un saut dans la civilisation que nous mesurons en possessions, dont nous savons qu’elle est productive, car c’est au savoir des élites d’antan et à la scolarisation obligatoire des populations que nous devons notre prospérité d’aujourd’hui.
Si nous ne détruisons pas tout dans une troisième guerre mondiale qui se dessine, nous seront obligé de nous engager dans cette voie, ce n’est pas celle des hommes aux esprits bloqués qui hantent les instances de décision fier de réduire l’existence à une mesure comptable, et sans projet humain autre que s’auto-éliminer.
Je ne pense pas un seul instant que nos élites ne soient pas consciente de cette impasse, sauf qu’elles se tiennent par le revers de la veste comme les aveugles de Bruegel, ou ne sortent pas de l’autoroute que leur trace la loi du marché.
Donc ils n’auront jamais connaissance qu’en dehors d’eux ils puissent exister des sentiers différents, ou d’autres paysages au delà des barrières de sécurité de leurs autoroutes.
Certes ils vont vite, arrivent à destination, surveille tout le trajet, mais en définitive quand survient un incident il devient dramatique car elles ne vivent que dans un couloir.
Fort de leurs faits (machine), imbus de leur Être, ils sont pour beaucoup entrés en religion, c’est pour cela qu’au travers de la gouvernance mondiale ils en appellent à un Pape.