Publié le 4 Décembre 2010


 

La notoriété ouvre  les portes. Sans cela la  proposition de M Cantona serait passé inaperçus comme celles que nous lisons dans nos blogs ;

 

Si sa proposition de retrait est quelque chose de difficile et de dangereuse, elle peut constituer une menace efficace.

Il n’est pas sot de constater que l’impuissance des moyens traditionnels ne porte pas leurs fruits, la France, la Grèce, le Portugal, l’Espagne et d’autres par le passé, pour ne rappeler que la grève des mineurs anglais, ont échoué, malgré quelques succès que nous avons en mémoire face  Mes Balladur et Jupé.

 

Ceci ne remet pas en cause ce recours traditionnel à la grève et aux manifestations, mais pose l’interrogation de l’usage d’autres moyens de pression sur le pouvoir ou les entreprises.

J’ai le souvenir d’avoir défendu en 1988 l’idée d’utiliser le boycott comme moyen de pression face à l’incapacité de plus en plus avéré du monde salarial à avoir l’audace d’un conflit direct, pris entre la pression sur l’emploi et celle des crédits et nous pouvons ajouter le constat d’une désyndicalisation.

L’idée ne fit pas son chemin, même si nous pouvons constater que dans les super marchés l’on n’hésite plus rembourser la clientèle sans poser de questions, que certains constructeurs d’automobiles rappellent leurs clients, conscient d’éviter une fuite de clientèles par une mauvaise notoriété.

Cette proposition c’est transformé en association des consommateurs qui exercent une pression individuelle mais ne constitue pas une capacité de contestation pour améliorer les conditions de travail et de salaire dans certaines entreprises.

 

Aucun essai ne fut tenté pour en développer cette pratique et faire faces aux difficultés que ce moyen soulevait, les innovations sont toujours hasardeuses.

 

Au moins pour M Cantona son initiative sera suivit d’effet par quelques personnes qui ont rebondit à sa proposition.

 

Il est vrai que depuis 1973 et l’obligation de faire les dépôts dans des banques, celles-ci grâce à cela ont développé une capacité de création de monnaie qui les rend indispensable depuis que la banque de France y a renoncé, même si elle joue un rôle de garantie par subsidiarité de la BCE

 

 

En contre parti nous avons connu un développement sans précédant en faisant circuler la monnaie.

Mais la crise financière nous a contraint à refinancer leurs risques, pris par une cupidité sans précédant.

 

En lui-même le processus ne pêche que par la faiblesse de la répartition de la richesse qui oblige les gouvernements à s’endetter pour couvrir les financements des nécessités sociales que ne veulent pas financer  les populations dans leur ensemble.

 

Nous vivons alors le paradoxe de ces banques ou des détenteurs des masses financières par organismes interposés, comme des compagnies d’assurances et autres, qui détiennent par les dépôts ou les souscriptions des fonds disponibles, obtenu par obligation ou par souscription volontaire, une capacité de crédit qui leur fourni le pouvoir de peser sur les états, au point d’imposer des mesures de rigueurs sur le remboursement de fonds dont elles ne sont pas propriétaires, pour beaucoup, mais dont elles jouissent de l’usage. Un usage qui seraient bien utile à l'état pour ne pas s'endetter

 

Alors il est tout à fait juste de dire qu’en retirant nos dépôts, faute de moyen d’actions sur les compagnies, nous ébranlerions leur capacité de création de monnaie et celle du crédit. De quoi bloquer en un mois tout le processus financier des banques.

En l’état cela serait contre productif, mais si l’idée muri elle pourrait être source d’une nouvelle orientation des dépôts par la création d’une nouvelle banque Populaire  dans laquelle les salaries iraient effectuer leur dépôts obligatoires, et retrouver dans leur gestion le pouvoir que donne la possession de la création de monnaie qui a glissé des mains du peuple vers des particuliers.

 

Imaginer par aporie que tous les français déposent leur revenus dans une banque unique dont ils assumeraient la gestion, ils auraient créé de fait la banque de France, car dans leur totalité ils sont l’état.

Et nous pouvons comprendre que d’imposer les dépôts dans diverse banques à offert à leurs propriétaires nominatifs ou mutualiste comme la banque populaire le pouvoir de battre monnaie qui était celui du peuple.

 C’est ainsi qu’à fin d’éviter la thésaurisation et de lutter contre la dévaluation nous nous sommes rendus dépendant d’oligarchies financières qui imposent leurs lois et de plus nous ne pouvons pas les laisser s’effondrer pour garantir les dépôts que nous leur avons confié.

 

Alors Madame Lagarde devrait regarder les matchs de football pour comprendre que la marche en avant n’est pas la ligne droite et ainsi trouver dans les propos de M Cantona le fond de la rébellion face aux injustices d’une régression qu’elle cautionne, servile aux marchés financiers qui la presse.

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 3 Décembre 2010

 

 

Un ou des gouvernements pris à leur propre piège de la transparence.

Nous savons que la tolérance zéro implique la surveillance de tous les agissements des citoyens afin de détecter ceux anti sociaux.

 Certains sont même prêts à descendre dans les maternelles pour déceler les futurs délinquants ou criminels.

 

Il n’y a bien sur pas de limites aux délires des hommes autres son implosion.

Nous prendrons conscience de la fascisation d’un tel concept que lorsque un délirant plus fort que M Bauer proposera une ou des modifications génétiques pour éradiquer les  comportements anti sociaux détecter.

 

Je dis souvent que le crime n’est que social, c’est donc les relations sociale qu’il faut traiter.

 

Mais en attendant nous versons dans des processus éliminatoires  qui au fils des siècles, dont certains furent bien plus cruel que le notre, évoluent en même temps que l’évolution sociale qui modifient nos comportements sociaux.

 

Pour autant ceci n’exclut pas une recherche de sécurité, mais celle-ci ne peut aller jusqu’à rendre transparent l’homme ou transparente l’humanité, puisque nous savons que nos tabous et totems ne sont que des fondements momentanés dans la vie de l’humanité et dans son évolution.

C’est pour cela qu’ils ne sont pas identiques pour tous et il en résulte qu’ils  varient de nature, tant que de perceptions émotionnelles.

Notre modèle sociétal est un modèle parmi d’autres n’offrant aucune impartialité, il est seulement le produit d’une histoire des relations humaines qui avance au rythme des avancées technologiques et scientifiques de la connaissance de nôtre être, sans être en mesure d’apporter une solution définitive, et il tire son universalité de sa seule capacité à prospérer à l’exemple d’une cellule cancéreuse. Il est dont le producteur de sa propre destruction, mais c’est un autre débat.

 

Ainsi tout homme qui voudra par la dialectique apporter une solution définitive et radicale par l’élimination ouvrira la porte à la fascisation.

 

Nous avons donc tous besoins d’une grotte où cacher nos secrets, et nous avons besoin du mensonge pour ne pas nous entre-tuer en permanence, c’est le mensonge social garant de l’huilage de nos relations.

 

C’est en cela qu’il faut se méfier de la bien « pensance » dont ce gouvernement ce « légitimise » comme propriétaire et donc certains acteurs par une saine activité de sécurisation, se laissent emporter vers des délires

 

Que des criminologues se penchent sur les causes des comportements asociaux est une chose, qu’ils servent de cautionnement pour affirmer que tel ou tel comportement est irrévocablement criminel en est une autre.

 

Imaginer un instant l’évolution intervenu depuis ce concept.

 

L’accident mortel fortuit sous toutes ses formes conduit, vers une inculpation pour homicide involontaire susceptible d’emprisonnement, comme si l’humain avait la maitrise de son action de manière déterministe sans jamais subir le poids de la société.

 

Or si dans les années 70, avec audace face à des préjugés forts, madame Veil n’avaient pu convaincre le parlement de la nécessité de libéraliser l’avortement, aujourd’hui ces criminologues patents et ce gouvernement nous expliquerait qu’il s’agit là d’un crime patent dont il ne faut tolérer aucune exception et dont il faut expurger les désirs même en entrant dans le cerveau des femmes, idem pour la faute d’adultère  qui à disparu du système punitif pour ne fournir qu’un élément de d’appréciation dans le divorce.

 

Quelques dates en souvenir.

.

La loi du 31 juillet 1920, réprime fortement l'avortement (défini comme un crime) et interdit la propagande pour les méthodes anticonceptionnelles.

Le 23 juillet 1939 : le Code de la famille accroît la répression de l'avortement. Une prime à la première naissance est créée. Création de brigades policières spécialisées dans la chasse aux avorteuses. Arrestation de Madeleine Pelletier, une féministe qui défend le droit à l'avortement.

juillet 1971 : création de l'association Choisir, par Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir, pour défendre les personnes accusées d'avortement.

 

 

1975 vote de la loi Veil pour cinq ans avant sa reconduite définitive. Nous voyons bien que la tolérance zéro n’a pas résisté au temps.

 

L’absence de souvenirs chez nos contemporains par la prégnance d’une sous culture, fait qu’ils acceptent de reconduire des structures de chasse aux sorcières comme cela existait pour la chasse aux avorteuses, alors que l’histoire nous dit que cela fut un échec.

Allons-nous tolérer que ces chasseurs aillent chercher le crime et le délit dans le cerveau de nos enfants, pour se protéger de comportement dont notre structure sociale est économique et pour la plupart productrice.

 

Ceci ne veut pas dire qu’il faut accepter l’insécurité, seulement qu’il faut ne pas réunir les conditions de son émergence, ce que n’a jamais pu régler les systèmes punitifs aussi violents soient-ils.

Alors il faut se méfier des raccourcis politiciens, et dans ce cadre là, la chasse organisé autour de l’affaire Wikileaks en est la démonstration.

 

Tous les gouvernements ont toujours voulu tout connaître de leur population et tenir secrets leurs agissement pour ne pas être déstabilisé et bénéficier de l’huilage sociétal que constitue le mensonge.

 

Naturellement divers niveaux se développent et si le peuple dans une démocratie peut prétendre à tout savoir, il ne peut dans les faits connaître que ce qui est disponible face à des rapporteurs qui filtrent l’importance de l’information qu’ils nous livrent ou qu’ils reçoivent de personnes, qui avec leur propre filtre estiment que l’information dont ils sont détenteur doit être connu de tous.

 

Ceci n’empêche pas le « secret défense » ou le « secret diplomatique » mais signifie qu’ils ne sont ni l’un ni l’autre à l’abri d’indiscrétions ou de volonté de transparence des uns et des autres de manière parfaitement légitime.

 

Ce besoin de transparence est le fruit d’un paradoxe, celui d’une société qui met sous surveillance sa population au point d’avoir légitimer des « polices privés », d’accepter d’ouvrir les sacs dans les supermarchés, et d’avoir des hommes d’états qui dans leur lutte pour la probité osent mentir, manipuler, tricher, et s’étonnent que certains cherchent chez eux ce qu’ils ont à cacher pour informer le monde ou leur nuire.

 

Le secret est donc une nécessité protectrice dans une civilisation dont le paradigme ne peut contrôler en totalité et parfaitement nos comportements innés primitifs qui ressurgirons au fils de ses imperfections.

 

L’affaire Wikileaks démontre qu’il ne peut être gardé de manière absolue un secret et qu’il y a toujours une faille qui se fera jour et il faut savoir l’accepter sans transformer en criminel ceux qui en font l’usage, car sans cela, les puissants, même dans une démocratie se conduiraient aux pires exactions sur leurs semblables.

 

Au nom de la transparence des millions d’hommes ont péri sous Mao et d‘autres, et nous en condamnant cela nous nous apprêtons à commettre les mêmes agissements au nom du secret en criminalisant leur acteurs.

En quoi donc notre culture serait supérieure à la leur, de quelle légitimité tenons-nous la justesse absolue de notre vision de la circulation de l’information de ce qui doit être connu ou tu ?

 

De plus il n’y a pas de seuil de référence pour définir ce qui doit être su ou caché, la liberté de dire égale la liberté de cacher, seule notre seuil de tolérance et la compréhension de cet huilage de la société qu’est le mensonge fixe ce qui nous est acceptable face à ceux qui disposent du pouvoir sur les autres.

 

Nous ne sommes pas dans ce registre avec la tolérance zéro, il n’est donc pas surprenant que notre ministre M Besson condamne l’action de Wikileaks, la qualifiant de criminelle, alors qu’elle n’est que le produit d’un contre pouvoir qui émerge grâce à la technologie dont la maitrise échappe aux puissances, bien qu’elles l’utilisent elles mêmes pour surveiller les populations est le monde.

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 8 Novembre 2010

Flagrant délit d’instrumentalisation.

 

Au JT de 20 h du 28 octobre j’écoute que la chaine Algésiras a diffusé un message de Ben Laden   menaçant les français d’être malveillants envers les musulmans.

Cette annonce est suivit de l’interview d’un expert « Ben Ladiniste » précisant ses pratiques de communication et ses caractéristiques comportementales, ainsi que l’étendu et la limite d’un réel contrôle des groupes se recommandant d’Al quaida par ce dernier. Aucune info précise sur les risques réels d’attentats ne fut apportée.

Derrière  suivit un reportage de quelques images de soldats en armes circulant dans une gare SNCF, illustrant les mesures de sécurité du niveau rouge du plan Vigie Pirate en prévention des attentats.

 Vint à la suite justement un reportage sur les attentats en Irak et l’interview d’une infirmière émettant le désir de quitter ce pays. 

Ensuite une interview rassurant du ministre des armés E. Morin, suivit un reportage sur l’entrainement de l’armé de l’air dans le cadre d’intervention en vol d’arraisonnement d’un avion non identifié, en l’espèce il s’agissait d’arraisonner pour l’exercice un avion de tourisme genre Jodel.

 

La boucle était fermer, L'épouvantail de service est de sorti, Ben Laden menace, dormaient braves gens, l’état veille du sol au plafond, et les français n’auront pas à quitter leur pays.

Hier soir 29 octobre au même JT était montré l’allocution du Président Obama informant son peuple que deux colis suspects furent trouvé dans des avions de transport de fret en provenance du Yémen et qu’il prenait des mesures en collaboration avec le gouvernement de ce pays etc. Où en sommes nous arrivé, deux colis suspects, et le président du plus puissant pays du monde fait sur le sujet une conférence de presse, mais ce n’était pas là mon sujet. 

Voila qu’en 1966 j’ai effectué mon service militaire dans l’armé de l’air au contrôle de la circulation aérienne dans la station radar du Mont Agel au dessus de Monaco, et mon travail consistait à recueillir toutes les informations sur un avion détecté par les radars de la station et de l’identifier avant qu’il franchisse la ligne LIP définissant l’espace de sécurité.

Ligne imaginaire qui cerne notre territoire, et si d’aventure l’avion repéré n’a pas pu être identifié avant son franchissement, nous déclenchions  alors le décollage d’un avion de chasse avec mission d’identification, voire d’arraisonnement pour le contraindre à l’atterrissage.

 Un jour un avion à base altitude et à vitesse réduite 300 Km/h franchit la ligne et fut déclaré ennemie, la chasse décolla et le poste de guidage prit le relais pour donner les coordonnées au chasseur et le suivre sur radar jusqu’à la fin de l’opération.

 

Ce jour là l’avion inconnu n’était qu’un Jodel faisant Nice Bastia allez retour. Le lendemain au briefing ce fut une engueula du groupe d’identification par le capitaine d’escadron, expliquant que carburant nécessaire à l’opération de prise en chasse était supérieur au prix du Jodel.

 

Ainsi 45 ans après cet événement anecdotique, les auditeurs de FR3 auront appris grâces à Ben Laden que notre territoire est sous surveillance, que tous les avions sont suivit de leur départ à leur arrivé par les stations radars de tous les territoires qu’ils survolent, pour ceux qui en ont les moyens.

 

L’on comprend évidement qu’au-delà de l’information le message sous jacent du reportage laissait entendre qu’un 11 septembre n’était pas possible en France puisque le pouvoir veille, comprenons celui de M Sarkozy, car qui sait que notre territoire est sous surveillance. A l’époque de la dites guerre froide nous classions tous les avions venant des pays de l’Est en U, ennemies et ils bénéficiaient d’un suivit privilégier si je peux le dire ainsi, je suppose qu’aujourd’hui ce doit être ceux de certains pays du Maghreb et d’Asie mineure.

 

Mais au-delà de ce fait, je rappelle que j’ai eu l’occasion d’écrire après les régionales que le tout sécurité deviendrait la ligne de conduite du gouvernement pour assurer la réélection de M Sarkozy.

De la même manière il faut s’attendre d’ici 2012 de n’avoir que des informations alarmistes pour que la cloche de Pavlov tinte Sarkozy. C'est-à-dire que les français ont été conditionnés depuis 2002 à associer le nom de Sarkozy pour tous problèmes de sécurité, un nom que malgré nous nous avons mémorisé avec l’aide de la couverture médiatique et qui ressurgit à une annonce sécuritaire.

 

Personnellement je ne crois pas à cette information de menace de Ben laden, j’ai été vacciné avec les mensonges et les manipulations de Bush, je reste convaincu d’une autre manipulation sans être capable d’en fournir la preuve autre que ma conviction.

Celle-ci s’encre d’autant plus que ce pouvoir manipule à outrance l’information et utilise en permanence l’émoi émotionnel, au point qu’il ne me parait plus crédible, se caractérisant par des effets d’annonces quand il s’agit d s’opposer aux puissances financières et économiques.

Il est plus prompt pour s’en prendre aux faibles comme nous l’avons vu avec le conflit sur les retraites.

 Ceci dit cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas des illuminés qui veulent en découdre avec le monde occidental, mais ce n’est pas nouveau. De mon époque il y avait des brigades rouges et des indépendantistes de tout poil, et il y avait autant de risques, mais les gouvernants de l’époque n’en faisaient pas une ligne électorale, car l’ennemie était à l’EST et la chasse aux espions ouverte, c’était plutôt l’indépendance militaire avec l’arme atomique qui était un argument politique électif.

Les temps changent mes les ignorants sont toujours bernés.

 

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 8 Novembre 2010

Le gouvernement pisse sur les manifestants et les médias disent qu’il pleut.

 

 

Un gouvernement dogmatique encré sur une activité illusoire d’une loi du marché source de croissance comme s’il s’agissait d’une potion magique à faire boire aux citoyens qui s’en abreuvent depuis  1983 et dont nous devons constater qu’elle nous apporte le déclin programmé de l’Europe

Dans ce conflit sur la retraite, il est encore plus désopilant de vérifier que la perception de la loi du marché pour ce gouvernement est sélective, car le rapport de force qui s’instaure sur la base d’une demande et d’une offre sociale est partie intégrante de la loi du marché, mais bien sûr eux ce n’est pas de ce marché là au sens générique dont il parle, mais celui de la bourse.

 

L’on ne peut donc pas rejeter d’un revers de main le durcissement du conflit présent comme s’il s’agissait d’une saute d’humeur de tradition française

Il est assez consternant de voir au travers des médias et des commentateurs la négation d’une situation qui n’est que la poursuite d’une régression sociale commencé en 1977 poursuivit sous le gouvernement socialiste à partir de 1983 et engendrait par la loi du marché avec toutes ses structures et codifications réglementaires dans le cadre de la libre circulation des biens, des capitaux et des productions.

 

En fait de libre marché c’est un conflit permanant de « guerre » économique ou la logique de la production au moindre coût pour de plus grand profit, fait circuler les capitaux et les production vers les pays où les salariés non ni protection sociale ni retraite pour la plus part.

 

C’est dans l’avènement d’une situation sociale semblable que les pays occidentaux se sont engagés pour être dans les secteurs concurrentiels compétitifs, car technologiquement tous ces pays sont aussi avancés que nous car nous leur avons exporté notre Savoir.

 

Corrélativement il n’y a jamais eu autant de monnaie en circulation et autant de richesse de créer. Naturellement elle est inégalitaire et à creusé ce que nous appelons la fracture sociale et la rémunération du capital financier au détriment de l’emploi et de la rémunération du travail.

 

Pourtant il ne manque pas de voix pour réclamer toujours plus de réduction de charges sociales, simple salaire différé, pour rendre compétitive les entreprises

Or ce sont ces dites charges qui financent notre solidarité sociale et son niveau de prestations actuel. Toutes réductions réduit d’autant les moyens d’actions de toutes les prestations tout en creusant les inégalités sociales qui en découlent en fonction des revenus salariaux, entre ceux qui devrons se contenter d’un régime minimal, vers lequel nous glissons, et ceux dont le revenue leur permettra de souscrire des prestations auprès de compagnies privées.

 

Ce conflit autour de la retraite est un véritable cheval de Troie que pousse le gouvernement.

 

Il est relativement incompréhensible qu’au moment où la côte du président est au plus bas, il décide d’engager cette réforme sachant pertinemment l’opposition qu’elle suscite

Peut-être n’avait-il pas estimé à sa juste mesure, que la haine et la peur sur laquelle il surfe depuis son élection, en faisant s’opposer les citoyens entre eux, cristalliseraient leurs mécontentements sur ce sujet.

 

Ceci étant le gouvernement affiche une détermination inquiétante, il chercherait le coup dur qu’il ne s’y prendrait pas mieux.

Il fait du mensonge une règle de communication que suivent les médias. L’essoufflement de ce conflit est en permanence mis en exergue, alors que sur le terrain cela ne se vérifie pas, d’une manière pour être vulgaire, le gouvernement pisse sur les manifestants et les médias disent qu’il pleut.

Sa quête de recherche de discrédit de ce conflit situe bien l’incapacité de ce gouvernement et son dogmatisme que je rappelais au début.

 

La stupide bagarre des chiffres n’est qu’un élément de désinformation face à une réalité qui se voit sans devoir se compter.

 

Il faut savoir que pour déplacer autant de manifestant il est nécessaire que dans l’opinion le sujet soit mobilisateur et reconnu.

 

De part leurs effectifs aucune organisation syndicale n’à le pouvoir par ses seuls adhérents de réunir autant de citoyens, car même parmi leurs membres certain sont contraints comme d’autres par leur situation individuelle à ne pas participer.

Aussi quand il y a autant de citoyens dans la rue il n’est pas déplacé de parler de succès, ni il n’est déplacé de penser que la revendication est partagé par une majorité silencieuse ;

et c’est cette majorité que le gouvernement essaie de retourner.

 

Cela va peut-être vous surprendre mais dans un conflit la règle de la majorité est une ineptie.

 

Pour saisir mon propos il faut relire le Discourt sur la servitude volontaire de La Boétie.

Les faibles supportent toujours le tyran, ce n’est là qu’une configuration de la soumission au dominant.

Or pour qu’un dominant demeure il faut que la majorité lui soit soumise, c’est une condition essentielle à la pérennisation de son statut, où des organisations sociétales.

Dans notre présent à chaque élection nous désignons par elle notre « tyran », pourtant nous ne nous prévalons pas de l’existence de normes génétiques, mais de la capacité culturelle que nous offre aussi nos gênes en autorisant par l’apprentissage la démocratie.

Dans ses conditions nous ne pouvons pas attendre de la démocratie la décision et la mise en œuvre d’un conflit, c’est toujours une minorité opposé au « tyran » qui la met en œuvre, en l’espèce nous appelons cela l’opposition, et elle est forcément minoritaire sinon c’est elle qui exercerait la tyrannie du pouvoir.

 

C’est ainsi que circule un concept qui est, qu’un conflit ne doit pas gêner d’usager ni générer de troubles, en plus clair cela signifie que l’on peut soutenir ce que bon nous semble pourvu que personne ne prenne les moyens de l’obtenir de ceux qui nous soumettent. Un peu naïf mais efficace avec la répétition médiatique.

 

Un conflit ne reçoit sa légitimité que de la gêne que provoque une minorité d’acteurs agissants face à la majorité silencieuse acquise ou contrainte. C’est pour cela que les gouvernants condamnent les actions contraignantes qui visent la majorité silencieuse qu’elle soit opposé ou acquise au conflit, car cela leurs assurent la tyrannie de leur pouvoir.

Il n’y aura jamais tous les français dans la rue, car nous n’aurions plus à faire à un conflit d’intérêts, mais à une révolte, voire une guerre civile, en ce sens ce gouvernement compte ou est sûr de la soumission de cette majorité silencieuse, ou il est sûr de son organisation anti émeute créer après 1995.

 

En tout état de cause sa cause est perdue car les futurs gouvernants déferont ce qu’il aura fait. Soit parce que c’est l’opposition qui arrivera au pouvoir, soit parce que dans sa logique dogmatique la situation se sera aggravée et il faudra régresser encore plus.

 

Le combat à mener n’est pas là. Nous n’avons plus de vision à long terme recroquevillé que nous sommes sur l’immédiateté, et immédiateté financière qui plus est.

Nous ne pouvons ignorer que la situation présente est le résultat de nos actes passés sur lesquels nous n’avons plus d’actions possibles puisqu’ils n’existent plus. Fort de cela nous devrions être attentifs à nos actes présents qui conditionneront notre futur, sans être assuré que le résultat sera conforme à ce que nous pensons aujourd’hui qu’il sera plus tard.

 

Si notre monde était déterministe nous vivrions dans un monde fini et nous n’aurions pas à nous interroger sur le futur. Or les indicateurs économiques disent que la croissance exponentielle n’est plus là, que la dynamique des emplois de transfert c’est tassé, que la délocalisation va se poursuivre, en clair nous vivons les prémisses d’une mutation existentielle.

Les plus saut nous conduisent vers la régression sociale en restant attaché à un modèle économique essentiellement construit sur la consommation dont nous avons épuisé l’effet du renouvellement des produits jetables ou de durée limité pour assurer une croissance du plein emploi.

 

L’espérance qu’ils mettent dans les énergies nouvelles ne changera rien au niveau de l’emploi car ces technologies trouvent leur mise en valeur marchande plus profitable dans les pays d’Asie ou du Maghreb.

Il y a donc une urgence à trouver une source de richesse complémentaire à celle de la production de biens.

Ce n’est pas que nous ayons épuisé nos désirs de possession, c’est que d’autres pays se sont invités au partage et qu’il n’y en a pas pour tous, c’est pour cela que ceux qui seront les moins disant en bénéficieront, et c’est à cela que nous invitent nos gouvernants.

 

Nous pouvons en déduire que pour produire nous aurons trop de main d’œuvre, c’est déjà le cas dans les pays occidentaux et c’est ce qui rend cette loi sur la retraite stupide en l’espèce mais compréhensible sur le fond car elle est une étape régressive.

 

La situation présente exige de revoir l’assiette des prélèvements car le seul travail ne pourra pas supporter notre niveau de vie, et plus loin encore il faudra revoir le processus de création de monnaie que nous avons mis entre les mains de quelques oligarchies financières.

 

En fait ce conflit n’est que l’annonce d’une révolution économique d’une ampleur plus grande que ne le fut le communisme, et même la répartition plus juste des richesses ne sera pas une réponse si nous ne trouvons pas une autre source inépuisable de richesse pour maintenir une activité socialisante et créative, mais cela exige de regarder plus loin que l’immédiateté et de poser les actes qui construiront aujourd’hui ce futur.

 

Les organisations syndicales pour l’instant, ne jouent que les pompiers en s’arque boutant sur le maintient des acquis, voilà presque trente ans qu’elles n’ont plus de revendications novatrices, pourtant au moins deux ont un ancêtre commun, Fernand Pelloutier, il avait compris que la richesse se trouvait dans le Savoir et voulait instruire les travailleurs, aujourd’hui c’est toujours aussi nécessaire car nous ne l’épuiserons jamais. C’est pour cela qu’il est la richesse inépuisable dont nous disposons, et en faire une source de revenu est moins stupide que d’amasser de la monnaie pour qu’elle se détruise dans des bulles spéculatives.

Paralysé par la pensée unique nous ne sommes pas dans cette dynamique, aussi ce que nous construisons en développant la haine de l’autre ce n’est que la guerre.

 

 

En l’espèce

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 19 Juin 2010

Nous avons perdu l’antidote foot de la crise ?

 

Vaudeville, « croquignolesque » pantalonnade, clownerie, il ne manque pas d’adjectif pour qualifier la situation « footpolistique » à laquelle nous assistons.

 

Incroyable un président de la république française qui, dans une réunion bilatérale en présence de son homologue russe avec lequel il a abordé le rôle du G20, la régulation monétaire, et le rapprochement économique EU Russie, se sent obliger d’intervenir dans la cour de récréation footballistique de la France.

 

J’aurais été son homologue je m’en serais offusqué ou bidonné de rire, mais quand l’on se souvient de la place idéologique dans laquelle l’ex URSS tenait ses sportifs internationaux quelle que soit la discipline, l’on peut comprendre qu’il soit compatissant envers celui qui la remplacé dans cette stratégie politique, en ayant consacré le foot et l’équipe de France antidote à la crise monétaire.

 

Nous n’avons d’ailleurs pas manqué  d’interviews de la ministre des sports et de sa secrétaire, qui me il semble, consacrent l’expédient anti crise « Sarkozien ».

Nous connaissions le rôle éducatif du jeu, le président a élevé l’un d’entre eux, le foot, au rang d’intérêt national, invitant les citoyens à se regrouper derrière leur équipe nationale face à l’adversité de la crise financière.

 

Fabuleux dans le même temps où des mesures de rigueurs voient le jour, le président avait demandé aux citoyens de se fédérer derrières des hommes qui gagnent des millions à courir après un ballon rond.

 

Alors maintenant que son superbe leurre se délite dans les injures d’Anelka, autour de quoi allons nous fédérer les citoyens. Je pense qu’ils devraient participer à la manifestation du 24 juin sur les retraites, avec le slogan « les millionnaires à la retraite ».

 

A là place de cela notre président rebondit sur l’impair de Nicolas Anelka, c’est tout simplement sublime, nous n’avons jamais eu un président aussi Zébulon (rebondissant).

 

Ceci ne relève pas l’estime en laquelle il tient la population, nous sommes en plein storystelling dans laquelle chacun vient mettre son grain, et où tous finissent par croire en l’histoire qu’ils se racontent.

 

Depuis quelques années la polémique dynamique rebondissante à remplacé l’analyse objective ennuyeuse. Ainsi dans ce sport, et d’autres, des émissions polémiques du genre « on refait le match » nourrissent l’opinion publique et la presse rebondit sur tous les « buzz » pour ne pas dire plus.

 

En fait l’équipe de France n’aurait jamais du être au Cap compte tenu de sa prestation durant les phases qualificatives. Nous avons tous en mémoire la main qualificative. Nous pouvons tirer sur Domenech, il n’est pas nul au point de ne pas choisir les meilleurs joueurs malgré les cousinages, il y en a tout de même 23 sélectionné et ils ne sont pas tous « cousins ». Nous pouvons lui contester ses choix tactiques, mais nous ne pouvons lui reprocher de ne pas être capable de courir à la place des joueurs.

 

Or ce que nous avons vu durant ces phases qualificatives c’est une équipe de France en dessous des capacités nécessaires à une participation mondiale.

 

La chance par la main d’Henry nous ayant donné un coup de main, quelles raisons nouvelles sont intervenus pour que subitement une équipe moyenne en prestation acquiert les capacités à briguer la finale. Rien ! si ce n’est toutes les storystelling que les polémistes et les faiseurs d’opinion ont construite, rien ! ci ce n’est la médiocrité d’un président qui soulève des espoirs d’illusionnistes comme à son habitude.

 

J’avais estimé que si nous franchissions le premier tour, cela aurait été une bonne performance. Cela ne m’empêchait pas d’espérer plus, mais de ne pas être déçu de leur échec annoncé. Ils n’étaient pas à la hauteur, seulement cela, et il n’y a que les commentateurs pour faire croire qu’un entraîneur peut transformer tous les quatre ans 23 joueurs en champion du monde permanant. Que l’on se raconte cette histoire et que l’on se nourrisse de cette illusion, c’est humain, tous les pays engagés le font, mais que l’on y croit en niant l’observation factuelle pour en appeler au miracle, c’est un comportement infantilisant auquel cette société nous conduit dans trop de domaine pour cacher en fait nos incapacités chroniques et notre vide d’espérance.

 

En fait la maladresse de N.Anelka tombe à point donné, il va être la source de polémique et de catalyseur d’opinion dont les journalistes ont besoin pour faire du papier autour d’une élimination attendue. Déjà nous les entendions sur les choix de l’entraineur sur les petites histoires internes ou nationales des joueurs, sur la méthode de communication, avec Anelka ils tiennent le bouc émissaire, ce sera le Kerviel du foot, et notre président à l’affut d’événements populistes ne s’y est pas trompé, pourtant c’est un échec supplémentaire sur cette capacité à mobiliser qu’il avait mise dans l’équipe de France, mais tous l’oublieront.

 

 

 

 

 

 

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Publié le 15 Juin 2010

Un président Sophiste. Y aura-t-il un journaliste pour le relever ?

 

Une petite phrase  plus longue qu’un discourt. « Puisque l’on vie plus longtemps le bon sens emporte de travailler plus longtemps ». C’est en substance la petite phrase clé de l’intervention du président s’exprimant sur le projet de loi concernant la réforme sur la retraite.

 

J’avoue que j’en suis resté coi, avec tout le sérieux qui sied à la fonction présidentielle il se pare du plus stupide sophisme (raisonnement faux ayant l’apparence d’un raisonnement logique et fait dans le but de tromper) que l’on puisse émettre.

 

Comment au niveau d’une telle fonction peut-on sans aucune vergogne dire et énoncer une telle stupidité contre dite par toutes les analyses sociologiques que nous pourrions faire sur le sujet.

 

Le tableau ci-dessous indique la durée du travail dans les principaux états industriel dont la durée d’espérance de vie en 1835 était de 39 ans pour les hommes et 41 ans pour les femmes

 

Durée du travail en 1837 dans les principaux états industriels

       Pays

HEURES DE TRAVAIL PAR SEMAINE

Angleterre

69

Etats-Unis

78

France

72 à 84

Prusse

72 à 90

Suisse

72 à 84

Autriche

72 à 80

Tyrol

78 à 80

Saxe

72

Saint-Blaise (Saxe)

84

Bonn (Prusse)

94

 

 

Compte tenue du ratio espérance de vie et durée du travail d’aujourd’hui, le sophisme de notre président conduirait à ce que les travailleurs de 1837 auraient du prendre leur retraite à 32.4 ans dans le cadre d’une semaine de 72 h et 37.8 dans le cadre d’une semaine de 84 h, or nous savons qu’ils travaillaient jusqu’à leur mort.

 

Il n’y a donc aucun lien de bon sens entre les deux, seul le rapport de force entre le désir de ceux qui produisent la richesse et la faisabilité réelle existentielle et non comptable permet de déterminer la volonté des uns et des autres.

 

En 1837, de l’absence de revenus des travailleurs le bon sens commandait de travailler toute sa vie, plus tard la loi de 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes par capitalisation (ROP) défendu par le parti Radical fixe la retraite à 65 ans alors que l’espérance de vie est  inférieure à 50 ans, cette loi est combattue par le patronat qui accuse  l’incitation à la paresse et le dénonce déjà le sur coût des charges, et la CGT anarchosyndicaliste qui y voit une retraite pour les morts.

Nous voyons bien que le bon sens n’y est pour rien, mais le président est devenu le spécialiste du surf sur l’ignorance populaire concernant son histoire sociale, que chacun peut compléter en cherchant : la retraite en France sur wikipédia.

 

La situation sociale et économique compte tenus de la création de richesse de ces dernières années commande exactement l’inverse.

 Je rappelle pour mémoire le chômage de longue durée des séniors et tous les plans dit consensuellement de prés retraité, payé par le régime ASSEDIC à partir de 56 ans et 7mois dans le meilleur des cas qui durent depuis des années, car ce fut mis en place sous la présidence de VGE.

 

Nous allons donc avoir de large développement sur ce thème sans qu’aucun journaliste ne soulève se sophisme énorme, comme s’ils avaient le cerveau bloqué par le doigt sur la couture du pantalon. Pire trouverons nous un philosophe pour le relever.

 

Il parait à peine croyable que notre président puissent dire tant et tant de contre vérité, et qu’il continue sans relâche sur la même ligne sans que cela ne soulève aucune indignation populaire.

Il faut bien constater toute son habileté car il envisage un certain nombre d’efforts à faire faire aux parlementaires pour faire avaliser l’effort régressif demandé aux salariés, et ces derniers, satisfait d’un bouc émissaire désigné, focaliseront sur lui sans s’attarder sur l’essentiel comme nous le voyons depuis des années sur tous les sujets.

 

Fernand Pelloutier où es-tu ?

 

La limite de l’usage des mathématiques se résume par cette histoire. 3 lapins dans un champ, un chasseur tire et en tue un, combien en reste t’il. En logique comptable deux, en réalité existentielle un, le mort, car les deux autres ont fuit au bruit du coup de feu.

 

Pour la retraite il en est de même, la logique comptable n’est plus adaptée à la réalité existentielle qui commande, non de travailler plus, mais moins dans le cadre de l’économie de croissance actuel.

Au moyen âge la science à du sortir de l’emprise de la théologie, aujourd’hui il nous faut sortir de la théologie financière qui n’est pas plus le reflet de la réalité de l’existence que l’était les écrits biblique de la genèse.

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Publié le 15 Juin 2010

Le président va encore manquer une occasion.

 

Le président va encore manquer l’occasion de se mettre en conformité avec ces discours socialisants. Pour beaucoup nous savons que ce n’est que de la rhétorique, mais souvenons nous, il fut éloquent sur la nécessité de faire entrer de l’éthique, de la réforme dans le capitalisme et le système bancaire. Aujourd’hui avec le service de santé et les fonds de retraite ils en a l’occasion.

 

Souvent je dis que nous sommes dirigés par des « modèles mathématiques », et que ce sont les « dominant systémiques » qui nous gouvernent.

J’ai là l’occasion d’en faire une démonstration.

La formation du capital se fait à partir d’une activité économique de production et de services service au sens large incluant le crédit pour rester simple.

En soi le processus est une réussite, et il ne pêche que par la répartition de la formation du capital et l’annexion du pouvoir souverain du peuple par le développement de situations de monopoles au travers d’oligarchie et de ploutocratie.

 

D’où la nécessité s’en restreindre la liberté d’entreprendre d’en limiter les effets d’accumulations privative du pouvoir du peuple.

 

Ainsi quand nous avons transféré le pouvoir des Etats d’émettre de la monnaie au système bancaire nous avons construit un « dominant systémique », quand nous avons facilité le transfert des capitaux nous leur avons permis de s’affranchir des décisions de régulation des Etats.

 

Je rappelle cela car nous parlons de puis quelques temps de la dette Grecque, et de l’évasion des capitaux.

 

Ce n’est donc personne en particulier qui dirige cela, mais tous un nombre de dirigeants qui se contentent d’appliquer les modèles mathématiques qui régissent la formation du capital et sa circulation, (par exemple le plan comptable en tant que modèle général).

 

Ainsi quand il faut désigner un dirigeant un gouvernant un responsable quel qu’il soit, nous le choisissons toujours en fonction des modalités de comportements que nous vivons et qui sont tracés, guidés, dirigés par toutes nos codifications.

 

Si bien qu’en croyant faire un choix librement consenti nous cooptons celui qui correspond au cadre dans lequel nous vivons. C’est le poids du « dominant systémique », et non celui de tel ou tel individu qui a un moment peut prendre les rênes du pouvoir, comme un animal peut prendre la tête de son groupe.

 

Changer cela nécessite non pas de changer de dirigeant, mais de développer d’autres modes de pensé, c’est le débat d’idées, celui que nous avons supprimé par la pensé unique.

C’est annoncer mettre de l’éthique et de la réforme dans le capitalisme.

 

Donc dans le discours notre président est dans cette voie, sauf qu’il n’en a jamais fait la démonstration, et qu’il s’inscrit, en allant un peu vite, dans la pratique de l’annexion du pouvoir du peuple.

Cela ne va pas faire plaisir, mais quelque part ce que nous élisons sur le plan international ne sont que des hommes de paille, et quand nous connaissons le poids de la globalisation sur nos existences, je vous laisse fermer la boucle.

 

Pour revenir aux retraites les modalités de calcul du montant de ces retraites, est un « modèle mathématique », influencé par le modèle général comptable puisqu’il s’inscrit en classe charge par sa source de financement qui vient en déduction du capital, comme les salaires et autres.

Ce modèle est le produit de l’histoire sociale à un moment donné, même le produit de conflits et de décisions politiques, fait pour répondre à un besoin.

 

Il semble donc évident que la malléabilité de ses composantes puissent s’ajuster (taux, nombre, âge), mais soit tributaire de son assiette de calcul qui repose essentiellement sur les salaires.

 

Des salaires à une époque ou le système capitaliste construisait essentiellement son capital sur le travail et la production de bien, encadré par la régulation des Etat.

 

Or aujourd’hui ce n’es plus le cas, ce n’est plus le cas depuis les années 1973 environs, des transformations profondes sont intervenus et les produits financiers sont devenus la source de cette formation de capital.

Une des incidences de cela fut la destruction d’emplois, donc de salaires, donc de cotisations et de prélèvements de toutes natures, tandis que l’abandon des régulations a lancé les Etats dans la compétition du moins disant, sur les prélèvements obligatoires engendrant toutes les niches fiscales et autres, d’aujourd’hui qui ne font qu’appauvris le pouvoir du peuple en le soumettant de plus en plus sous la domination du « dominant systémique ».

 

 

Pour tant que pouvons nous constater ces dernière années, qu’il n’y a jamais eu autant de monnaie en circulation dans le monde, que la part qui revient au salaire diminue dans les pays riches et augmente peu dans les pays en voie d’industrialisation, alors que dans ces pays nous constatons une élévation du nombre de Milliardaires.

 

Que savons nous, que depuis la fin mercantilisme la création de richesse c’est construite dans les pays occidentaux, et que le processus d’appropriation du capital a permis a ces détenteurs d’investir dans les autre pays du monde, car il faut comprendre que sans l’apport de la richesse occidentale ces pays n’auraient pu faire en quelques années le développement économique qui nous a demandé prés de 400 ans.

 

Je n’ai pas idée des sommes monétaires que cela peut bien représenter, j’en parle seulement pour donner un ordre d’idée de la circulation de la richesse produite en occident, non de par la volonté des hommes, mais par la puissance des « dominant systémiques » qui indiquent que nous sommes des Etats ou le rapport financier n’est plus productifs. (C’est plus compliqué que ce que je l’écris chacun la bien compris).

 

Alors face à ses évolutions du modèle capitaliste, notre « modèle mathématique » du calcul des retraites et du système de santé universel est devenu obsolète.

 

La logique des gains de productivité pousserait à réduire le temps de travail et sa durée dans la vie, exactement l’inverse de ce qui est préconisé, car ce qui est préconisé n’est que le renoncement devant l’impossibilité de taxer les produits financiers.

 

La compétition prônée par modèle général (plan comptable, ne peut conduire qu’à réduire toujours plus les freins à la formation du capital, donc à importer les seuils sociaux des pays en voie de développement industriel.

Nous sommes entrée dans cette voie, cela ne signifiera pas que tous seront pauvres, seulement que nous nous enfoncerons dans un processus inégalitaire encore plus marqué avec les conséquences sécuritaires plus accrus que celles que nous connaissons.

 

La solution au problème des retraites ne résulte que dans le changement de l’assiette de cotisation, tout autre formule n’accroitra qu’injustice et fracture.

 

Alors il me semble que sur ce dossier notre président avait l’opportunité de faire la démonstration de sa volonté de justice, d’éthique et de réforme.

 

Comme le dirait l’africain de Cabanel, c’est au pied du mur que l’on voit le maçon.

 

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Publié le 15 Juin 2010

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Publié le 15 Juin 2010

Bûcher pour pédoclastre.

 

Notre espèce culturelle avec ses pulsions instinctives, n’a plus des  représentations comportementales dite primitives depuis longtemps.

 Aujourd’hui nos représentations se sont  diversifiés au gré des espaces géographiques ou nous avons vécu et qui ont fondé nos sociétés normatives, au point que nous prenons leurs représentations éphémères pour  naturelle.

Naturelle au sens d’inamovible parce que nous les croyons pour beaucoup inscrite dans le substrat consubstantiel, dans nos gènes.

Or il n’en est rien

Les humains ont tant de fois confondue, par ignorance, la représentation normative avec la « vérité » génétique de leur être qu’ils ne connaissaient pas, que nous nous en sommes assassinés et que nous nous en assassinons toujours.

Pourtant il y a des millénaires que cela est su ou fut compris par certains hommes initiés à la compréhension de leurs semblables.

Mais la lenteur avec laquelle circulait l’information de l’initié vers le profane revêtît tant de paraboles, que le savoir des initiés vers les profanes  en devinrent des ritualisations sacralisés. De véritables verrous vers la connaissance de l’être humain, dont encore aujourd’hui nous le vérifions chez des fondamentalistes de tous crins.

 

Si dans leur biotope (l’espace originel) nos instincts primitifs n’ont pas été criminalisés,  il ne peut en être dit de même de notre ascension culturelle (incidente de la sédentarisation et de la concentration humaines).

L’ancien testament pour ne retenir que lui en rapporte et en décrit toutes les horreurs au nom d’un ordre normatif.

Je ne cite que lui car c’est dans ses lettres, dans son verbe que nous trouvons la source de nos frustrations sexuelles, la condamnation de la nudité et de certaines formes de relations sexuelles qui avaient pour volonté de résoudre les problèmes de ces temps là, et qui fondent toujours avec quelques transformations (adultère homosexualité) celles qui sont les nôtres à ce jour.

 

Avec la fronde pédoclastre sur le clergé, il semblerait que l’histoire ait rattrapé ceux qui ont tant aimé les lettres et le verbe de dieu, au point de se livrer au célibat et aujourd’hui défrayer  la chronique, en s’interrogeant sur cette vague d’épuration à destination des ignorants, des profanes comme hier, qui ne se sont jamais interrogés sur la fonction de leurs fantasmes.

 

Le pédophile ou le « pédoclastre » est devenu en quelques 15 ans le criminel le plus honni.

 

Pourtant sa lutte à été entreprise bien avant. J’ai quelques souvenirs de lutte de camarades dans les instances internationales autour des années 80.

Ils défendaient avant toutes ces associations d’aujourd’hui, deux choses, faire cesser le travail des enfants dans les pays émergeants, ou même dans des pays d’Amérique du sud, et faire cesser le commerce sexuel des enfants auquel se livraient des familles, plus tous les proxénètes.

Aucun d’entre eux n’aurait imaginé l’impact que cela aurait chez nous, dans une société riche où les gouvernants font de la chasse au criminel une raison d’exister, sans solutionner ou si peu le problème chez les autres.

 

Le drame de l’affaire Dutroux fut l’électrochoc salutaire, mais également la voie royale à l’explosion de silences que l’intimité familiale recouvrait. Cette intrusion dans l’intimité de la vie privée, si elle trouvait ses justifications pour faire cesser des sévisses, elle développa son lot d’irrationalité, dont l’affaire Outrau fut l’exemple, avec la prolifération d’analyses consensuelles qui ne dévoilaient jamais les suicides qui en ont découlé.

 

Si j’ai pris le temps de placer le cadre, et rappeler le poids, des pulsions humaines, le poids de notre démarche culturelle, évolutive en fonction des espaces géographiques qui développent notre histoire, que nous formalisons par des normes rigides, c’est pour souligner la trace que chacun laisse dans nos corps, dans nos mémoires, et dans les événements qui surviennent et que nous ne pouvons feindre d’ignorer.

 

Nous sommes face au cumul de notre histoire avec cette chasse ouverte au pédoclastre, le mot n’est pas trop fort, et aux victimes d’Outreau et des suicides, s’ajoute un crime.

 

Le dernier drame qui en témoigne est celui de trois habitants de Béziers qui ont livré un homme au bûcher et ainsi en voulant se faire les justiciers de l’immonde crime social, se retrouvent encourir le risque de réclusion criminelle à perpétuité.

 

Un bref rappel de l’événement.

Trois habitants de Béziers, dont deux mères de famille, ont été mis en examen jeudi pour assassinat après avoir été interpellés mardi dans l'enquête sur le meurtre d'un voisin qu'ils soupçonnaient de pédophilie, a-t-on appris auprès du procureur de Béziers. Ils encourent la réclusion à perpétuité.

Ils l’on étranglé, puis mis le feu à son appartement et brûler le cadavre du même coup.

 

Voila où l’irrationalité conduit, nous savions déjà par l’affaire Outreau où elle nous avait mené, mais d’aucun de rechercher, pourquoi ?

 

Pourquoi des frustrations sexuelles qui ont jalonné notre histoire depuis que nous avons honte de notre sexualité, en plein 21 siècle, au moment où nous disposons des connaissances psychiatriques, psychologiques, neuroscientifiques, nous traitons ce problème comme des hommes du moyen âge, avec nos peurs et nos fantasmes, prêt à dresser des buchers et nous lancer dans l’épuration inquisitrice

Il est vrai que le moyen âge ne disposait pas d’une presse écrite et audiovisuelle, pour amplifier au-delà de la réalité des événements à en faire des spectacles émotionnels.

 

Dans l’affaire Outreau, c’est la presse qui aurait du se trouver au banc des accusés à la place du juge, demain c’est elle qui devrait craindre la perpétuité à la place de ces trois habitants de Béziers pour incitation à la haine. Pourtant comme elle a su faire ses choux gras de ses sur le dos du juge dans l’affaire Outreau, elle se délectera de la manne financières du sort de ces trois biterrois.

 

Sans le rabattage médiatique à outrance sur les agressions pédoclastres, autre que celui de la mise en garde et de l’éveil nécessaire à cette réalité, sans rappel des autorités politiques qui ont fait de ce sujet un enjeu électoral, une démonstration de leur efficience, nous n’en serions pas là.

Nous avons été jusque dans l’absurdité la plus totale, au bord d’ouvrir les cerveaux pour y trouver les fantasmes pédoclastres qui font l’objet d’un commerce lucratif, car ils visent une préférence sexuelle primitive garante de la survie de l’espèce, toujours présente, malgré les cataplasmes culturels, eux-mêmes incident à la déviance et de la perversité de nos instincts.

L’on ne peut ignorer cela, et ne pas vouloir le voir par « consensualité » conduit à d’autres drames, et encore je ne les énonce pas tous.

Alors il y a du discernement à avoir, tout autant avec notre histoire humaine, qu’avec l’interdit normatif d’aujourd’hui, il y a du discernement à avoir entre de véritables agressions et leur ersatz culturel, il y a du discernement à avoir entre une réelle souffrance et sa construction.

 

Il n’est donc pas normal qu’aujourd’hui avec les moyens de cette distinction nous en soyons encore à diffuser des spectacles aussi lamentables que celui donné par antenne 2 dans son émission les infiltrés. Pour rester sur l’exemple pris au début ce n’était qu’une parabole pour profanes ignorants, qui cause une crise déontologique aux journalistes.

C’est une émission tout juste bonne à construire des cas comme ces trois personnes qui devaient se penser bien fondé de dans leurs actes, puisqu’elles supprimaient un potentiel pédoclastre.

De la même manière que le journaliste se sentait bien fonder de dénoncer les sources de son reportage, car les millions de « biterrois » que ces spectacles ont façonné l’auraient désapprouvé du contraire.

 

J’essaie de faire comprendre qu’il y a des peurs privées et des angoisses publiques. Or nous avons pris la mauvaise habitude de transformer des peurs privées en angoisses publiques.

Et au bout du compte nous nous rendons compte que l’instrumentalisation de ces angoisses publiques fabrique des « crimes ».

Je pense que ce n’est qu’un début (trop long d’expliquer pourquoi), la gestion du pays par la peur est la marque de ce gouvernement. J’ai eu l’occasion de dire qu’il pratique la pulsion de mort, presque tous les jours nous le vérifions là ou il y a un cadavre nous y trouvons un membre du gouvernement.

Je dis cela de manière peu courtoise parce qu’ils n’ont pas honte d’en faire une exploitation politicienne.

Je n’en ferais tout de même pas les responsables de quoi que ce soit, ils ne sont que des acteurs de l’existence comme nous tous, mais ils ont transformé profondément la perception du risque et tellement laminé le seuil de tolérance pour répondre à deux exigences électorales suicidaires   : le risque de précaution et la tolérance zéro, et nous sommes entrain de transformer nos lieux de vie en camp de concentration.

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Rédigé par ddacoudre

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Publié le 15 Juin 2010

Il faut réformer la communauté européenne

 

Par le traité de Rome se poser la première pierre d’une espérance, celle que par le commerce, des peuples antagoniques par leur histoire se réunifient pour vivre en paix.

Mais nous étions en 1957 et il y a long temps que tous ceux qui présidaient à cet esprit ne sont plus.

Le temps les a remplacés par des marchands, de plus financiers. Cette construction d’une Europe des peuples n’a trouvé que des représentations symboliques au travers du parlement européen. Tout n’est pas négatif loin de là, mais d’évidence durant toute cette période, c’est une Europe des marchands qui c’est construite avec une gestion entrepreneuriale.

Il a fallut cette la crise financière pour que tombent les illusions. Durant des années nous avons été nourris de la prospérité qu’apportait à tous les pays membres le marché européen dans la compétition mondiale.

Quand nous en suivons les vertus aux travers de l’endettement des états, c’est la prospérité des marchands que l’on constate et non celui des populations.

Le choix politique de donner le pouvoir au marché financier au détriment des peuples, fut un choix dogmatique, non un choix incontournable, et ce choix conduira l’Europe vers la récession face au marché mondial dont la Chine est devenu un acteur incontournable

 

La crise grecque, n’est que le début irréversible d’une situation qui va inévitablement s’étendre à tous les états, car la croissance nécessaire pour sortir des déficits ne sera plus jamais au rendez. En conséquence de quoi il faut repenser les marchés financiers et la création de monnaie, dans une économie qui se recentre sur des productions « propres » et de nouvelles énergies pour palier à la cherté de celles actuelles qui se fera jour. Un challenge qui va demander des années et des années sans être assuré de nous apporter la croissance nécessaire à la réduction des déficits.

Il va donc de soi que tour à tour tous les états mettront en place des mesures d’austérités.

 

L’interdiction faite à la BCE par les traités, de venir en aide à un état en difficulté est le symbole même de la puissance du marché face au pouvoir des peuples. Un état souverain se trouve ainsi réduit au rend d’une simple entreprise dont l’avenir dépend, non des décisions que peut prendre ses citoyens, mais des prêts que peuvent consentir des banquiers, parce que les « marchands » ont imposé une rentabilité du produit financiers au détriment du travail, qui est la source de presque tous les financements. Il devient donc facile de comprendre que si  leurs parts diminuent, les activités ou les services qui s’appuient sur eux se trouvent en difficultés.

 

Cette incapacité de la BCE est conséquente au fait de l’inexistence d’un Europe politique, d’une Europe du pouvoir de ses peuples. Si le fait que les états aient renoncé individuellement à émettre de la monnaie fut compensé par ce pouvoir remis aux mains de la BCE d’y pourvoir, la situation de la Grèce en eut été tout autre.

Mais il ne sert à rien de pleurer sur ce qui n’existe pas, mais de comprendre la fabuleuse escroquerie dont sont victimes les populations, non de l’Europe voulu en 1957, mais de celle construite depuis 1973.

La France (pour ne parler que d’elle) va donc emprunter sur les marchés financiers de la monnaie à un taux faible pour la prêter à un taux plus élevé à l’état grec, mais moins que ce que le feraient le marché s’il prêtait directement la monnaie à la Grèce.

.

 

Voilà donc un acte de solidarité politique exemplaire entre les peuples, (et notre gouvernement s’en félicite) et en plus sous réserve que l’état grec applique des mesures d’austérités seulement supporteront par sa population. Ce sont donc bien des marchands.

Ce sont ces mêmes dirigeants qui nous assurent que c’est de l’Europe qu’il faut attendre notre prospérité, et d’elle de recevoir une augmentation de notre pouvoir d’achat.

Les masques sont enfin tombés et ce n’est pas une mauvaise chose en soi.

 

Je ne vois pas pourquoi les marchés financiers s’arrêteraient en si bon chemin, compte tenu que tous les états sont endettés. Personnellement je verrais cela d’un bon œil, car la situation obligerait les états à donner à la BCE un pouvoir politique de création de monnaie.

Mais j’ai bien peur que les marchés soient assez futés pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or.

 

Ce premier Mai il n’y a pas eu grand monde dans les rues, j’ai bien peur qu’un jour nous le regrettions, sinon espérer un miracle.

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Rédigé par ddacoudre

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