Publié le 18 Décembre 2011

 

Nous ne sommes pas dans une crise, le monde est devenu tout petit, par les technologies nous nous y déplaçons d’un bout à l’autre sans bouger ou en quelques heures, nos désirs se sont parés d’immédiateté, et la vie sociale est devenu une agrégation d’égoïsmes tribaux au travers de repères de reconnaissance que ce soit par la famille les amis les groupes de ceci ou cela, ont exclus les anciens repères de classe et fait éclaté la notion de nation.

 

Cela ne peut pas ne pas être sans incidence sur l’évolution notre évolution et celle monde puisque il y a une onde de répercussion qui c’est propagé en Asie et en Amérique du sud et à atteint ce que nos appelons le Maghreb, certainement avant de descendre en Afrique centrale.

 Nous ne pouvons pas considérer par là que cela soit une crise parce que nous en mesurons ses effets.

Peu importe par quelles expressions cette évolution se manifestera, il  s’agira de ne pas se tromper sur l’analyse, du moins faute d’être des génies de la déduction, d’en être au plus prêt.

 

Il ne faut donc pas confondre les symptômes et la maladie. J’ai déjà expliqué cela pour le vote blanc, le vote blanc n’est pas la maladie, il est que l’éruption de boutons qui indiquent que l’on a attrapé la rougeole, et il ne faut pas les prendre pour de l’acné qui indique que l’on passe au statut d’adulte.

 

Si nous les prenons pour des boutons d’acné, alors devenir adulte signifie passer sous une dictature, avec 65% des français qui ont confiance en la police et seulement 13% dans les partis politiques il ne nous manque qu’un Napoléon.

Je n’ai pas trouvé de meilleure métaphore pour être bref.

 

 Il en est donc de même avec ce que nous appelons la crise de la dette. L’endettement indique que la main invisible du marché est pour le moins aveugle et cette crise de la dette est le symptôme de sa cécité.

Ainsi donc toutes les mesures qui vont être prise pour résorber l’endettement, non contentes d’apporter une autre éruption boutonneuse, ne rendra pas la vue à la main invisible.

 

Nous avons mis en place ce que nous conseillaient les néolibéraux, le marché régulateur par une libre concurrence à laquelle nous avons sacrifié les services publics et ses entreprises.

 

Nous l’avons également étendu à toute l’Europe en créant la BERD (La Banque européenne pour la reconstruction et le développement, j’aime bien le terme reconstruction) pour faciliter le passage à l’économie de marché le 29 mai 1990 sur une idée du  président F. Mitterrand, ensuite nous avons développé toutes les structures qui en découlaient  dont  l’OMC et le dernier maillon fut l’adhésion à  l’Otan, pour lequel nous étions l’anormalité.

 

Donc tous les gouvernements successifs ont contribué à la mise en place de ce pouvoir invisible régulateur et créé les conditions de son irréversibilité, avec deux particularités l’abandon régalienne de la monnaie et la gestion de l’état comme une entreprise marque de fabrique de notre président. Le dernier maillon est en cours, c’est déposséder l’état de ses prérogatives et installer constitutionnellement un aveugle aux commandes. Doit-on y voir le signe d’une folie ?

 

Faisons en une traduction plus classique, une politique structurelle peut se définir comme une action de L'État pour modifier en profondeur et durablement les structures de l’économie.

L’école classique (fin du XVIII ième siècle, début du XIX ième siècle) considère que L'État doit éviter toute intervention susceptible de fausser les mécanismes du marché et de contrarier les effets de la «main invisible ». L'État doit donc être un État minimal qui, selon Adam Smith, doit limiter son intervention à trois fonctions : protéger la nation contre les autres nations (armée), protéger les individus contre l’injustice et l’oppression (police et justice) et se charger d’infrastructures qui ne peuvent être rentable pour le privé. Monnaie, armée, justice, police, étant les fonctions régaliennes de L'État.

L’école néoclassique affirme aussi que L'État a comme rôle de faire respecter l’ordre naturel du marché. En effet, si les conditions de la concurrence pure et parfaite sont respectées, l’économie est à l’équilibre et l’optimum est atteint. L'État doit respecter cet ordre naturel car toute intervention de sa part risque de perturber. L'État a toutefois un rôle économique à jouer.

Il doit faciliter le fonctionnement du marché et donc créer les conditions propices à la concurrence pure et parfaite et veiller au respect de celle-ci (loi antitrust ou libéralisation des échanges, par exemple). Paradoxalement, L'État intervient pour mettre en place les conditions de sa non-intervention.

 

Là nous ne sommes pas dans la métaphore mais ce que l’on apprend en économie, et c’est de cela dont nous mesurons l’échec aujourd’hui.

 

J’espère que certaines décisions ou intervention du président Sarkozy apparaitrons plus clairement, en particulièrement le sauvetage des banques, celui de l’euro, et situe l’interventionnisme de l’état non pas comme une démarche pour s’occuper de la vie des français mais de maintenir en place la main invisible du marché devenu aveugle.

Pour ceux qui me lise vous comprenez mieux pourquoi je qualifie notre président d’illusionniste, il ne s’agit pas pour moi d’être insultant en cela.

 

De plus ceci se trouve confirmé par l’appréciation de spécialistes  d’anticipation du devenir des états qui considèrent que l’on ne peut se fier aux déclarations de notre président car elles ne sont pas suivit d’effet, s’entendent quand elles laissent comprendre qu’elles vont réguler le marché.

 

Nous aurons pu lire que l’on enseigne que la monnaie est un pouvoir régalien, ce pouvoir que nous avons abandonné au bénéfice des banques de deuxième rang et du marché financier. Dans ce cadre là également les déclarations du président et de certains ex camarades socialistes ne visent pas à remédier à cela mais à préserver cette main invisible.

 

Alors l’on peut lire ça et là les propositions de solutions systémiques qui ne sont pas dénués de sens si l’on pense qu’il s’agit d’une crise financière systémique, sauf que toutes les projections de ces corrections indiquent un accroissement des difficultés.

 

D’ailleurs les observateurs économiques ne s’y trompent pas et les conseils financiers non plus. Il n’y a que les populations qui s’y trompent à lire et entendre ceux qui disent qu’il faut accepter l’austérité, même chez les socialistes qui ne la remettront pas en question comme ils n’ont jamais remédié aux décisions de leurs prédécesseurs, mis dans l’impossibilité s’ils accèdent au pouvoir d’avoir des moyens d’actions, eux ou d’autres.

C’est les conséquences de l’irréversibilité, nous avons créé un « dominant systémique » qui rejettera tous ceux qui ne s’y soumettront pas.

Le dernier acte en sera sa constitutionnalisation une décision « criminogène » qui ferait de tous ses opposants des délictueux, comme les américains avaient fait des communistes.

 

Nous en arrivons à d’identique folie, et parfois je me demande ce que peut faire encore De Villepin avec Sarkozy, ou il y a tromperie ou quelque chose a du échapper au premier

 

C’est ainsi que dans presque tous les pays qui accèdent au développement nous avons le même schéma dont les effets apparaissent plus ou moins en fonction de leur croissance en cours.

Il est acquit que ce schéma déstructurera leur mode de vie et qu’ils en arriveront aux mêmes impasses.

La première étant qu’ils transfèreront à terme leur pouvoir ou le pouvoir de leurs états, non au peuple dans le cadre du libéralisme, mais à ceux qui créeront des oligarchies, des ploutocraties, et la démocratie ne sera qu’une façade.

 

Nous pourrions penser que je me trompe, pourtant nous le vivons et peut s’en rendent compte.

Je vais essayer de l’illustrer brièvement.

 

L’accession de la gauche en 81 c’est faite sur un mal entendu la fin du keynésianisme régulateur a cédé de la place au néolibéralisme dont l’entrée de R.Barre fut le début c’est le début de la remise en cause de l’échelle mobile des  lois de 1950, et l’instauration du salaire au mérite, le glissement vers l’égologie et la tribu est enclenché, la tertiarisation achèvera la lutte des classes plus tard, mais chacun attend de la gauche déjà un intérêt égoïste alors que la gauche parle de solidarité que chacun s’approprie et à laquelle il ne souhaite pas participer.

 

Le changement de paradigme qui confirme la victoire de la loi du marché s’installe officiellement en 1984, et la réconciliation du monde du travail avec l’entreprise se déroule sur sa base, et ne tarde pas à envahir les esprits.

 

C’est ainsi qu’en 1999, nous pouvons déjà mesurer ses effet sur les citoyens. Les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, (la tribu) sur eux-mêmes 68%,(l’égologie) tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques (le pouvoir et ailleurs). 


Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen, (la dérégulation de la solidarité).


Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains, (un autre mode de vie).

 

Nous avons mis en place tout cela, et l’échec est au bout.

Ce n’est pas un échec systémique financier qui n’est que l’outil de pouvoir, c’est une déstructuration de la société solidaire. Nous avons a nous félicité d’avoir conservé bon gré malgré un système de protection sociale qui a amortie les chocs grâces aux syndicalismes et aux socialistes libéraux, faut aussi le dire.

J’ai déjà écrit les résultats qui confirment cet échec par la défiance des français à toutes les structures néolibérales qui ont été mise en place (Les résultats : Vague 3 - octobre 2011 - Le Baromètre de la confiance politique du CEVIPOF - CEVIPOF)

 

Nous ne pouvons pas songer un seul instant, que les mêmes structures mise en place dans les pays en développement ne produisent pas les mêmes effets.

Iils apportent une impasse car il n’y a pas de solution de remplacement théorisé, seulement des lignes de conduite qui vont de la décroissance à la nouvelle croissance et sont diversement perçus.

Donc le capitalisme est définitivement encré, jusqu'à sa déchéance qui subviendra, s’il continue de vouloir se développer sur la base de l’immédiateté de profit rapide et immatériel.

 

Cette approche produit tant de déchet qui périra dessous, ou bien il renonce au néolibéralisme et redonne aux peuples le pouvoir de fixer leur choix politique, (que l’on illustre par le keynésianisme réorganisé à la mesure du monde d’aujourd’hui), en disposant des moyens monétaires dont le capitalisme bénéficiera de toutes les façons tant que ne se dessinera pas une nouvelle idéologie.

 

C’est en cela que ceux qui proposent d’inventer demain s’inscrivent, non dans une crise, mais dans le changement sociétal. Naturellement nous aurons à faire le choix entre les vrais et les faux prophètes.

 

 Et j’en terminerai par là.

 

Demain ne se construira pas en intelligence, je suis désolé pour ceux qui y croient, mais cela ne c’est jamais vérifié. Çà ne signifie pas qu’il ne nous faut pas faire des choix, mais ils ne se suffisent pas même avec leur rétroaction.

L’échec de la main invisible en est la démonstration, pourtant cet enseignement nous avait été délivré, nous ne devons pas confier notre existence à des marchands.

 

Ceux qui ont fait ce constat et l’on présenté dans une métaphore biblique parlaient d’hommes qui avaient les mêmes comportements que nous car il n’y a pas des millions d’années d’écarts pour que nous soyons différents.

Pour eux leur monde était plat et ils croyaient en connaitre les extrémités. Déjà ils pensaient qu’une gouvernance mondiale serait renversée par dieu.

 

Je ne suis pas croyant mais j’ai lu les fondements de notre société, non comme un livre écrit par des dieux, mais par des hommes qui ignoraient qu’ils faisaient de la sociologie. Cette gouvernance mondiale que l’on nous propose pour sauver l’aveugle est la dernière folie de ceux qui nous dirigent.

 

C’est ainsi que la société va se confronter, je l’ai déjà écrit, le marché contre les peuples, les événements qui se réalisent autour de cela et fonderont notre futur n’apparaitrons pas immédiatement à notre regard, mais ils sont déjà en cours et il y a une course poursuite entre le marché et le peuple qui se déroule autour de la « constitutionalisation » du marché.

C’est une raison essentielle pour virer le président, car cela fermerait la porte à toute innovation, et existentiellement c’est impensable.

C’est en cela que le président est un faux prophète quand il propose d’inventer demain et qui m’interroge de la place de De villepin dans son giron,.

je  le vois plutôt comme un refondateur de cette droite qui s’autocratise et veut pour demain inventer une dictature démocratique pour faire également survivre l’aveugle.

 

pourtant la main invisible peut être entendue, comme l’égale de dieu, comme l’ordre des choses dont nous sommes ignorants, mais alors elle inclut toutes les possibilités qui en émergent du fait des interactions antagonistes et ne peut être exclusive. Nous nous trouvons en face de la même structuration que les religions, ce qui est normal puisqu’elles ont fondés nos sociétés et notre psychisme. Il sera intéressant de suivre les effets de la main invisible dans l’Asie qui a d’autres cultures, et dans le Maghreb qui accède à la modernité et dont la religiosité est un risque du suicide altruiste en cas de conflit. 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 16 Décembre 2011


La condamnation de Chirac fournit le Buzz et les déclarations de satisfactions s’enchaînent.

Même l’UMP n’ose pas dire qu’il la regrette tant eu même ont surfé sur la probité, la moralisation et tous les laveurs de conscience qui finissent par se baigner dans le sang.


Ce n’est pas qu’il ne faille pas de justice, des comportements éthiques, déontologique, moraux, mais dans un monde où le « vice » et facteur de croissance il devient difficile de développer la « vertu ».


Alors l’appel à la mesure, au discernement, au bon sens, à la clairvoyance, à la compréhension, à l’entendement, à l’intelligence, à la lucidité,  ce que l’on appelle la tolérance qui fonde aussi le libéralisme semble disparaitre de nos sociétés pour laisser la place à la passion, la manipulation, la haine, la vengeance, l’irrationalité, à l’opprobre,  à l’abjection, à la culpabilisation, au discrédit, au mépris, au ridicule, au scandale, à la turpitude à la vilénie.

Un peu comme si reniant les réalités de notre condition humaine nous recherchions la vertu absolue, pour les autres bien sûr.


La vertu absolue comme d’autres courent après la liberté absolue, la vérité absolue ignorant qu’ils creusent leur tombe en étant incapable de poser une mesure humaine, nous sommes au bord de cette implosion, et nous n’en sommes pas responsable car nous sommes mortels.

Il est donc important de comprendre ceci :

 

 

 

le Savoir est l’élément dans lequel baigne notre nature culturelle, et il nous faut regarder notre existence à l’échelle de l’espèce et de sa durée, tout en sachant chacun prendre au quotidien au travers des mots qui définissent l’humain et son monde, le plaisir que cela nous offre d’y appartenir.

Tout ceci commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il est donc nécessaire de comprendre que quelqu’un qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car il est déjà mort. En fait c’est un mort vivant qui ne pourra plus rien apporter au monde, hormis sa destruction, car pour vivre il ne peut développer que la mort qu’il porte.

 

Nous pouvons donc comprendre combien il est difficile d’y échapper et pourquoi je n’en tiens pas les hommes responsables, mais seulement acteurs de leur destin dont ils ont la difficile tâche de réunir par leur intelligence les éléments qui conduiront à leur éviter de s’entre tuer.

 

En économie jean Marie Albertini la posé sous cet angle.

 La rareté n’a rien de « naturel ». Dans le règne animal elle n’a pas de sens. L’animal s’adapte à son milieu ou il meurt. La rareté économique a une toute autre signification. Elle naît de la volonté de posséder ce que l’autre possède, afin de mieux l’imiter. L’autre nous incite à désirer un bien car il craint de voir notre désir se porter directement sur lui, avec quelques conséquences fort désagréables. Il accroît notre désir des choses, qu’il nous présente en faisant semblant de nous les refuser. Nous l’avons dit, c’est cette relation qui crée la rareté, et non une simple relation aux choses.


Son « invention » complétée par celle de la monnaie, s’inscrit dans la quête d’une violence non supprimée mais détournée. Elle est un acte de paix au même titre que l’invention de la monnaie, du travail, et fonde l’activité économique.

La monnaie rend les biens échangeables, le désir ne débouche plus sur le vol et la capture, mais sur la production qui permet de se procurer de la monnaie. La nécessité de produire des biens pour accumuler la monnaie institue le travail et développe la rationalité instrumentale, la technique. La production suscite de nouveaux désirs, les excite et accroît le sentiment de rareté par le désir contrarié de ce que possède l’autre (les « locomotives »). Pour vaincre la rareté, de nouvelles techniques sont mises au point. Nos vieux démons de la violence à l’état plus ou moins brut, qui nous jettent dans la guerre (ou sa préparation, activent cette évolution. La technique et son application à la transformation du monde élargissent le champ des productions possibles. A chaque élargissement du possible, la rareté ne recule pas, elle progresse.

Tout progrès technique, toute nouvelle production fait apparaître de nouveaux besoins et exige de nouvelles ressources. La rareté précédente est remplacée par une rareté nouvelle, encore plus contraignante. Les imbrications entre l’organisation des hommes et l’organisation des choses multiplient les accaparements, les inégalités, les désirs et les raretés. »…/


« « nous sommes ainsi lancés dans une course sans fin qui condamne à la croissance et par-là même à la rareté. Dieu fasse que nous nous complaisions dans la poursuite de ces leurres, car aujourd’hui nos techniques sont si puissantes que le déchaînement de la violence « traditionnelle » signifierait, le suicide de l’humanité. »…/

 

 « le passage de la société traditionnelle à la société moderne se fait au moment où le détournement de la violence, autrefois dominée par le sacré, se réalise principalement sous l’égide de la rareté économique et son instrument : la monnaie. Certes, dans la société traditionnelle, l’économique existe ; mais il est en quelque sorte enkysté, voire intégré dans des rapports sociaux dominés par le sacré et le politique. La maîtrise de la rareté passe alors par les interdits (du sacré et du politique), par l’exercice de la vertu privée.


Enfin pour conclure sur un trait psychiatrique, la personnalité narcissique n’hésite pas à utiliser tous les moyens – chantage, séduction, violence verbale, mensonges – pour parvenir à ses fins, c’est à dire au sommet de l’entreprise et de la fortune. Cette dynamique n’a pas besoin de notre vertu, mais au contraire de nos vices, ou de certains de nos vices : ceux qui nous incite à posséder plus de choses »


Voila donc en bref ce qui guide nos sociétés devenu moderne que nous étendons au monde entier.

Ne vous méprenez pas il ne s’agit pas de faire de la morale seulement de dire que nous sommes guidés par nos vices et notre narcissisme, et que l’effondrement de la croissance conduit à retourner notre violence contre nous même que nous appelons l’insécurité sur laquelle se sont construite toutes les actions politiques de ces 20 dernières années.


Au cas où cela aurait pu échapper au regard de quelques uns nous avons passée notre temps à vides des poubelles et à jouer, les deux piliers de la dictature. Et nous pouvons en conclure qu’il est urgent de virer Sarkozy et Merkel et permettre à la BCE de financer la croissance.


Je vous invite donc à situer l’action de Chirac dans cette échelle des choses.


Et bien, j’ai le courage d’écrire même, si j’ai toujours été son opposant, qu’il ne mérite pas la peine qui lui a été donné sur le sujet de sa condamnation, même si je suis pas un naïf, et que le secret défense couvre bien des agissements qui feraient bondir tous les vertueux criminogènes.

ainsi comme Emmanuelli, Jupé, Chirac ferme sa gueule, cela aura été son dernier acte politique, ne pas faire appel, et sa fille adoptive aurait pu se dispenser de sa déclaration.


Toutes les communes d’une certaine taille ont pratiqué et pratique encore sous des formes plus discrète la délégation de certains de leurs agents au service d’organisations, voire même prêtent les services de leurs agents à l’organisation de fonctionnement d’associations en tout genre dont aucune n’este en justice. Il n’y a pas un homme politique qui ignore cela et je ne m’arrête qu’à eux.


Cette pratique de la délégation existe dans le monde syndical sinon il y a long temps que le peu qui en reste chez certains aurait disparu.


Il appartient donc au législateur de codifier cette pratique et de faire financer aux yeux de tous par la collectivité de nécessaires délégations, du au choix de laisser la liberté aux citoyens d’adhérer ou non à une organisation politique ou syndicale.

C’est le droit d’association mettant un terme à la moi Chapelier l’interdisant. La liberté d’association a du se défendre de nombreux affront, avant d’être élevée au rang de liberté constitutionnelle en 1971, puis restaurée à l’égard des étrangers en 1981, et enfin garantie par la Cour européenne de Strasbourg en 1999.

 

Mais il faut savoir que nos choix ont toujours une incidence, et ce n’est pas parce que les citoyens n’adhérents pas à ces organisations que les activités démocratiques des unes et des autres cessent et que l’appel à leurs services diminuent.

Aussi aucun responsable politique ne prendra le risque de leur disparition, même s’ils les minimisent ou luttent les uns contre les autres.

Seul les peuples ignorants peuvent prendre ce risque, les narcissiques vertueux qui s’ignorent et que d’autres exploitent.


Chacun peut copier cet article et le donner à un politique aucun deux ne dira le contraire de ce que j’écris, mais entre quatre yeux, car ce que j’écris n’est pas diplomatique.


A vouloir faire fi des difficultés de la réalité tragique de ce monde à la poursuite de vertus mortifères nous le foutrons en l’air bien plus vite que si nous étions tolérant sans accepter ce qui ne l’est pas.


Alors quand j’entends notre président appeler à l’hallali d’une poubelle qui se vide et s’horrifier de crimes communs, alors qu’il à participé la boucherie libyenne (Natostop/Otanstop: démocratie de l'Otan en image, merci à seph pour le lien) je dis qu’il y a du discernement à avoir, et non à se réfugier dans la vertu.  

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 14 Décembre 2011


Ils sont fabuleux les médias que nous avons, je nous invite à lire ce lien ensuite (Télévision: de l'info sans infos). Depuis  que les hommes politiques ne disposent plus du pouvoir que celui d’être fantoche, à espace régulier ils occupent la scène médiatique et pratique la diversion.

 

Notre président en est devenu le spécialiste, il prend une affaire la fait monter au pinacle par les médias, contre leur gré ou avec leur consentement,  et le buzz suit, il ne lui reste qu’a retirer les marrons du feu.

Çà lui a réussi car les français même s’ils veulent le virer dans leur majorité ne se rapproche pas des autres et les mettent tous dans le même discrédit.

 

L’on ne peut pas décemment dire que cela puisse échapper à un observateur tant c’est devenu lourdingue.

Et bien si, hameçonnage après hameçonnage ça marche encore, le derniers en date été le rapport sur la fraude à la sécu, aujourd’hui c’est celui du financement des syndicats.

Pour cela il a deux techniques, celle de faire réaliser un  reportage à la suite du rapport, soit le caché de manière visible pour qu’il intéresse les médias.

 

Je le critique certes, mais lui aussi en à été l’objet comme beaucoup d’autres d’ailleurs y compris  Villepin et quelques socialistes etc. c’est une spécialité de notre monde. Ceux qui ont suivit des cours de communication le savent.

L’hameçonnage dans ce monde de requin leur va comme un gant, c’est la diplomatie.

J’en rigole moins quand il vient déstabiliser, si ce n’est jeter l’opprobre sur des institutions garantes de la solidarité comme la Sécurité sociale ou de la démocratie comme les syndicats.

 

Nous aurions tord de croire que ceci est le fruit du hasard, c’est murement réfléchit et vise la récupération d’un électorat certes de droite, ceux qui ont toujours de l’Omo dans leur tête, mais plus largement les abstentionnistes ou les votes blancs, car il sait que sans eux il ne pourra pas être élu, et il a certainement plus de donné que moi pour cibler ses actions.

 

Mais je n’ai rien contre cela, c’est aux citoyens d’être éclairés, c’est leur droit de vouloir jouer l’éternel recommencement.


Je vous invite à lire cet ouvrage par Jean Cottraux, publié chez Odile Jacob, «La répétition des scénarios de vie, ou Demain est une autre histoire », c’est un psychiatre et il est coauteur du « livre noir de la psychanalyse ».

 

En résumé il explique qu’une « addiction » psychique conduit à recommencer toujours le même scénario, une femme battu se séparera de celui qui la frappe et si elle recommence sa vie sans soutient psychologique elle se remettra avec quelqu’un qui la battra à nouveau.

 

Et bien ce qui est vérifiable dans les circonstances de la vie, l’est en politique.

 

Nous nous séparons rarement de ceux qui nous dirigent, c’est ainsi que les citoyens étatsuniens quand ils sont trop « frappés » par les démocrates élisent un républicain et vice versa.

Nous faisons aussi cela depuis 30 ans, c’est le bipartisme qui c’est installé, « gauche droite, droite gauche » (pour faire court car ce n’est pas cela du tout, la gauche au pouvoir n’a existé réellement que jusqu’au 17 juin 1984), nous innovons avec les cohabitations mais ce ne sont que cerises sur le gâteau. Nous faisons donc, vous l’avez compris, une addiction à la pensé unique, et faute de soutient psychologique nous n’en sortirons pas.


Même si je traite le sujet avec humour ne croyaient pas que ce n’est pas sérieux.

 

Ainsi une fois de plus sort un rapport caché qui fait le Buzz, et comme pour tous les autres sujets la bave se déverse et les nettoyeurs surgissent.

 

J’ignore quels sont les financements des employeurs ou du moins j’en connais quelques uns mais je n’ignore pas ceux des syndicats, il y a certes à redire, mais rien qui justifient un opprobre. Ils ne font pas partie de toutes ces poubelles du monde que nous déversent les médias, et s’ils avaient du fric il y a longtemps qu’ils auraient une radio, une télé, financeraient les grèves, et ne pleureraient plus misère.

 

Ceci dit ils sont composés d’hommes et nous retrouvons donc les faiblesses qui s’y attachent.

 

Souvent des militants posaient la question de savoir si les avantages obtenus par leur actions devaient n’allez qu’aux seuls adhérents

.

Je nous invite donc à y réfléchir et de faire le Buzz avec.

 

Il leur était répondu Invariablement que les syndicats défendent les intérêts de classe du salariat et que la solidarité impose de s’occuper des intérêts de tous sans exception.

 

Alors quand je lis que 65% des français n’ont pas confiance dans les syndicats, je pense que l’on peut considérer qu’il faille avoir l’audace de ses convictions et renoncer à tous les avantages sociaux qu’ils ont apportés par leurs luttes ( c’est facile les accords existent dans les archives), ou alors restituer la part de salaires qu’ils leurs doivent et nous verrons qu’ils n’auront plus de problèmes de financements.

 

Aller je ne suis pas si méchant, mais je n’ai jamais rien accepté de quelqu’un que je n’aimais pas, c’est pour cela que je n’ai en politique que des adversaires et pas d’ennemies.

 

Alors à tous ceux qui se jettent sur les hameçonnages qu’on leur tend prenez le temps de la réflexion, les anges çà n’existes pas, mais les diables non plus, et à ceux qui nous manipule depuis tant de temps par des affaires toujours insipides pour se présenter en père des peuples comprenons qu’ils sont entrain de déstructurer la France de ce qui les gêne encore.

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 14 Décembre 2011


Les anglais s’écartent du projet de contrôle des budgets des états.

Loin de nous faire gausser nous devrions nous interroger. Ils ont une habitude à sentir les coups fourrés leur histoire le démontre, cela tient-il à leur insularité ou à leur culture ultra libérale, je n’ai pas de réponse.

 

Tout aussi historiquement, quand l’Allemagne impose sa vision à l’Europe il en nait pour le moins des troubles. Il ne s’agit pas de germanophobie, mais d’un constat.

 

Nous pourrions même dire que la France a eu son temps napoléonien en la demeure.

Examiné séparément ces événement ne fournissent aucune indication juxtaposé ils rappellent que toute tentative d’unification de l’Europe c’est soldé par une guerre.

 

Un troisième élément vient se surajouter, c’est que nous sommes dans une économie capitaliste et arrivons au terme d’un cycle d’hiver de komdratieff,
Hivers La dépression
Récession+déflation
Romantisme + bas quantité Libéralisme, globalisation Dégraissages Concentrations Luxe Baisse des salaires Dérégulation Chômage Services Précarité Surpopulation Racisme solidarité familiale durée 10 ans.
Crise du siècle Macro-économie > Les cycles de Kondratieff.

 

Il devient plus compréhensible pourquoi tant de riches placent leur argent en Suisse sur les conseils de leurs gestionnaires, et pourquoi les anglais se tiennent à l’écart.

 

Ainsi donc les mesures de réduction de la dette vont selon toute probabilité entrainer diversement les états dans le froid de l’hiver de komdratieff dans lequel nous sommes entrées.

 

Ce n’est généralement pas ce type d’information que délivre la presse, l’affaire DSK est plus passionnante.

La presse nous délivre également brièvement le crédo du moment produire en France, un revirement à 180 degré de ceux qui soutenaient le libéralisme économique de la grande UE.

Drôle de pied de nez de l’existence qui nous oblige à nous dédire sans dire que l’on se renie.

 

Poser leur donc la question avec quels moyens ils vont réindustrialiser la France puisque les états se sont coupés ou s’apprêtent à se couper leurs moyens de relance économique, qui pratiqué dans l’échec par le gouvernement Fillion est entrain de s’expatrier en Suisse (je n’ai pas pu m’empêcher de le faire, c’est malhonnête mais cela me fait plaisir).

Et donner moi une raison pour que les marchés financiers investissent dans le destin des états de l’UE, alors que ce sont eux qui les font plier, en économie il n’y a pas de baguette magique en dehors de décisions politiques.

 

Certains avance l’idée de sortir de l’euro, pourquoi pas sa construction à été mal ficelé.

 

Pourtant il y a un petit hic, je vais essayer de l’expliquer par une métaphore.

 

Dans l’existence il n’y a pas de retour en arrière, le passé n’existe que dans notre cerveau, aussi les événements écoulés ont induits leurs effets et l’on ne peut revenir dessus, c’est ainsi qu’en permanence nous devons vivre le présent en imaginant demain.

 En construisant l’UE c’est comme si nous montions à une échelle est qu’une fois sur le barreau, celui de dessous s’efface, de sorte qu’en permanence nous soyons obligés d’en poser un autre et puis un autre sans arrêt.

Ceci fut valable pour toutes les civilisations et l’on peut en retenir comme règle observable historiquement que lorsque l’on s’arrête d’en poser un nouveau pour reculer, c’est la chute qui survient. C’est ainsi que sortir de l’Europe ou abandonner l’euro sera reculer et chuter.

 

 En conséquence de quoi nous sommes dans une impasse, les décisions de ce sommet européen vont nous faire reculer, donc chuter, et si nous sortons de l’Europe nous chuterons aussi.

N’aurions-nous que le choix d’une chute ?

 

Certainement pas, il ne reste que le choix le plus difficile, avancer et poser un nouveau barreau. Déjà en 1999 je posais le problème du rationalisme scientifique qui s’imposait comme une science en économie et faisait des critères de Maastricht un carcan dont il faudrait en son temps s’émanciper. Ce moment est venu.

 

Incapable d’avoir pu le faire par la volonté politique ce sont les événements, comme toujours, qui vont nous conduire, non à sortir de l’euro, non à renoncer à l’Europe, mais à donner une identité à cette Europe asexué en commençant par la libérer de la pression du marché.

 

Cela en faisant racheter parla BCE toutes les dettes  au-delà des capacités de financement des différents états, ensuite doté la BCE du pouvoir régalien afin de financer les états si nécessaire et la BEI pour créer une réindustrialisation sur la base des défies du futur.

 

Remplacement des énergies polluantes, production de biens durables,  productions agroalimentaires, dépollution, récupérations et traitement des déchets, enseignement universitaire rémunéré permanant, et la liste n’est pas exhaustive compte tenu de la prolifération des progrès scientifiques.

Il y a là pour notre Europe un challenge à relever pour ouvrir la porte à un autre mode d’existence exportable aux 9 milliards d’humains qui vont arriver.

 

Enfin donner à cette Europe une identité dans laquelle les populations se reconnaissent sans aliéner leur souveraineté démocratique, et cela (faute d’envisager une langue commune que les futures générations adopterons si nous ne nous écroulons pas) commence par des pratiques sociales communes. En 58 ans l’Europe a été incapable de réunir les populations sur des valeurs sociales, anglais en tête.

J’ai été, est reste favorable à une UE, pas celle qui c’est construite bien évidement, car c’est une Europe entrepreneuriale, un temple de la consommation asexué.


Mais historiquement cela reste un projet grandiose, aucun état ne sait jamais construit sur un consentement commun de ses populations.

C’est cela que vont foutre en l’air les marchands du temple.

 

Nous avons tous l’esprit bloqué (j’ai expliqué cela dans un article), L’existence se construit sur le mode échec, l’ennuie avec ceux qui nous dirigent c’est qu’ils n’admettent jamais se tromper, et donc persistent dans leur idées pour en faire des dogmes destructeurs, comme le futur projet des 17.


Nous avons pourtant dans nos cerveaux assez de ressources pour concevoir une Europe des états.
Vouloir aujourd’hui réduire la souveraineté des états est une folie, car ce n’est pas les marchands qui construirons l’Europe, mais les populations par le renouvellement générationnel, et cela demande du temps et de ne pas abandonner ce projet.

 

Il ne faut pas être un génie pour comprendre que la compétition économique divise et asservi, et c’est cette base qui a été choisit comme liant européen.
Si ce fut un moyen de départ, nous n’avons pas su passer à l’étape suivante si ce n’est de faire de l’UE une grande entreprise. Un état n’est pas une entreprise, il y a là confusion des genres.

 

Il n’y a donc pas à s’étonner que les populations s’en écartent, et elles ont assez de bon sens pour comprendre qu’elles se font « plumer » à tous les niveaux.

Nous en somme là, c’est à dire une impasse, et les propositions des 17 sont suicidaires car elles nous bloquent sur un barreau avec comme seule alternative le recul.

 

L’on peu raisonnablement penser unir les populations dans la reconnaissance de l’espèce humaine que nous sommes, avec les diversités "géohistoriques" qui sont les leurs, nous avons la capacité cérébrale d’absorber cela.

La seule entrave en est le dogme qu’il soit religieux politique ou économique.
Nous sommes entrain de cultiver les trois, et l’intérêt d’une harmonisation des sociétés dans des choix dans l’intérêt de l’espèce humaine se dissous au bénéfice d’une gouvernance impérialiste au travers du commerce et de la finance.

Aujourd’hui plus qui hier nous disposons des moyens technologiques et des intelligences pour y parvenir, même si l’humain devra se méfier des risques d’être écarté dans le futur par des résultats pondus par des machines que nous aurons conçues. Ce risque devient encore plus certains si nous confions notre destiné à des marchands.

 

C’est ce qui est entrain de se produire avec les marchés financiers, mais d’un autre côté cette société est fragile car sa complexité technologique s’arrête lorsque l’on coupe la lumière.


Les peuples disposeront donc toujours d’un moyen d’actions pour se révolter.

 

Néanmoins la révolte n’est pas une finalité, et il vaut mieux y substituer le développement de l’intelligence que nous possédons tous, et en faire une source de revenus pour que dans nos cerveaux en les instruisant des Savoirs en émerge des idées nouvelles autres que celles recuites depuis des millénaires d’une gouvernance mondiale (l’apocalypse de St jean).

 

Mais pour cela, il faut virer les marchands du temple, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas leur place et ne sont pas un atout pour le développement du bien être, mais pas aux commandes politiques.

L’écart entre les Savoirs disponibles, les codes de compréhensions des initiés, et ceux détenus par les populations est devenu un véritable abîme.

 

La vitesse avec laquelle ont évolué, les connaissances de l’humain, les découvertes de tout ordre n’ont pu être suivit par tous, cela a développé et accru la désinformation et la manipulation bien au delà de ce qu’avaient pu faire les deux acteurs de la période de la guerre froide.


Le seul moyen de palier à cela c’est l’enseignement afin que les peuples deviennent des acteurs éclairés, sinon l’écart entre les premiers qui découvrent et eux se creusera, et nous savons tous que des populations peuvent prendre des décisions contre leurs intérêts, tout comme aujourd’hui nous savons que la recherche de l’intérêt individuel ne rebondi pas sur l’intérêt collectif comme le pensait Adam Smith.

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 13 Décembre 2011


Depuis 1989 le monde politique à vu la victoire du capitalisme, caché sous le vocable emblématique de libéralisme, ce qui me fait écrire souvent que je suis opposant au "libéralisme capitalistique", car je suis un libéral qui reconnait à chacun le droit d’entreprendre, de rester propriétaire de son investissement, mais s’il doit se faire aider pour atteindre son but, ceux qui l’aident doivent rester propriétaire du fruit de leur participation.


Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.


Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.


Nous franchirions donc là un pas vers la civilisation de l’économie, un pas qu’avait initié De Gaule avec la participation, non comme un pas « civilisationnel » mais comme une régulation des profits.
Nous changerions alors de relations économiques par rapport, à celles d’aujourd’hui qui reposent sur un rapport de dominants à dominés dont ces derniers acceptent, et réclament cette contrainte volontaire que l’on appelle le salariat.

Cette relation permet aux possédants de transformer le travail de ceux qui l’aident, dans la réalisation d’un projet de production, en capital qu’ils s’approprient légalement dans une acceptation reposant sur la base de rapport instinctifs animaliers (dominant /dominé) que nous avons modélisé par toutes nos théories économiques et comptables.


Nous croyons par elles avoir museler nos instincts alors que par le capitalisme nous les avons exacerbés, justifiant en cela que le possédant domine comme s’il s’agissait d’un pas en avant vers la civilisation de nos relations économiques, alors qu’il ne s’agissait que d’un changement de paradigme introduit par le christianisme qui limitait les possédants aux droits des naisses pour faire court, se devant d’être charitable.


L’opposition au capitalisme vers une recherche d’équité à donné le socialisme avec ses différentes variantes, et une tentative de socialisation de la vie économique par toutes les législations qui en sont sorties démontrant à contrario « l’asservicement » du système capitaliste justifié par l’appropriation du concept du libéralisme par les seuls possédant, soumettant à ses conditions de compétition "sauvage" ceux qui travaillaient à leurs services, et que le libéralisme historique ne visaient pas.


La liberté d’entreprendre n’emporte pas la liberté d’exploiter, encore aujourd’hui il est difficile de faire comprendre cela.


La chute du mur de Berlin a valorisé la représentation aliénante du libéralisme, qui démontre aujourd’hui ce que nous savions de son développement par l’analyse de notre histoire sociale.


Nous savions qu’il justifiait la concentration des moyens financiers, économiques, et du pouvoir politique qui en découle en oligarchie ou ploutocratie, donnant naissance à la contestation par le socialisme qui en découla par l’émancipation des travailleurs avec ces deux branches, révolutionnaire et réformiste.


La disparition de l’idéologie communiste, et de sa représentation dogmatique par certains états, a libéré le comportement hégémonique du "libéralisme capitalistique", jusqu’à la reconnaissance par le PS de sa suprématie par l’acceptation de la loi du marché, qui cache non pas le libéralisme dont il se prévaut, mais la loi des plus forts, soit le capitalisme organisé en société anonyme morale fondatrice d’un mode de vie que soutien en France le MEDEF.


Le PS concrétisa sa transformation en parti social démocrate se donnant pour volonté la gestion de cette relation économique victorieuse, avec ses paradoxes, car chez lui cohabite des fidèles du socialisme historique réformistes et les nouveaux gestionnaires de la "financiarisation" de la vie, dont certains dénoncent les méfaits aujourd’hui.


Situation qu’ils ont en commun avec la droite l’UMP qui a suivit un parcours similaire car ceux qui étaient favorables à la régulation des excès du "libéralisme capitalistique (les keynésiens) ont perdu la partie au bénéfice de ceux qui étaient partisans de la "financiarisation" de la vie. Le réveil du keynésianisme par Devillepin sera difficile.


Dans ce schéma les autres partis ont été réduits à des portions congrues, pour la gauche, ce sont le NPA, le MPTT, les Communistes. Ce sont ceux que j’appelle les restes du mur de Berlin, rien de péjoratif en cela, comme à droite il y a les restes de la régulation Keynésienne.

Avec ces vestiges du socialisme, et un socialisme inféodé dans le PS à la logique de la loi du marché par la pensé social démocratie, les perspectives semblaient bouchés, jusqu’à ce que Mélenchon fonde le parti de gauche, et se lance dans une refondation des vestiges de la gauche historique.


C’est cette action que je soutiens, mais avec une ambition qui dépasse de loin celle que beaucoup attendent de ce parti de gauche.


Pour le moment, il est accolé aux réalités actuelles de l’existence car il se doit de prospérer et offrir des espérances, mais il pose dans celles-ci quelques marques d’un futur qui va s’écarter du communisme, car le communisme est mort et il ne sert à rien de le ressusciter.


Ceci ne signifie pas que l’analyse marxiste du capitalisme soit fausse, mais elle doit s’ajuster à aujourd’hui.

Il faut en reconstituer une autre idéologie ou utopie en rapport avec notre monde qui par la technologie est devenu ultra rapide, universaliste (mondialisation, globalisation), qui par cette même technologie est devenu polluant, destructeur et suicidaire face à l’augmentation de la population engendré par le bien être, issus de la compétition politique et sociale (capitalisme/socialisme) que chaque pays réclame et qui ne pourra pas être satisfaite sur la base de nos productions actuelles, de notre croissance.


Il y a donc une autre évolution "civilisationnelle" à mettre en route, et je pense qu’il en a la capacité, pour cela il faudra qu’il refonde tous les restes de la gauche, quitte à changer d’acronyme.

 Alors ceux qui vivent les affres de leur attachement paradoxal au socialisme historique dans le PS pourront le rejoindre, et ceux qui dans UMP vivent leur paradoxe keynésien pourront aussi se regrouper dans une social démocratie régulatrice des excès du "libéralisme  capitalistique" que veut représenter Devillepin (la moralisation du capitalisme) tandis que Mélenchon essaiera de définir un nouvel avenir au delà du capitalisme égoïste.


Il faut comprendre que si le capital peut être un outil nécessaire, il n’est écrit nulle part qu’il n’est efficace que dans les mains de quelques uns, mais surtout c’est envisager une autre forme de croissance qui est à inventer en la faisant émerger de nos difficultés, et dans ce domaine les verts ont toute leur place.


Nous pouvons donc penser si nous ne sommes pas trop mauvais (ce qui n’est pas le cas actuellement) que nos difficultés engendreront des révoltes qui réorganiseront nos comportements et déterminerons de nouveaux modèles théoriques autre que la refondation du paradigme du dominant animalier, même s’il ne nous abandonnera jamais (les taoïstes l’appellent le vieil homme qui nous habite), que sont le capitalisme et son corolaire la loi du marché qui se sont appropriés le libéralisme pour justifier de leur hégémonie..


Je crois que 2012 va être un tournant, si  Hollande est élu à la présidentielle il y aura une scission dans le PS car les miracles ne se produisent pas à l’Elysée mais à Lourdes, et les primaires démontrent toutes les divergences de pensé qui ne cohabiteront pas avec un parlement aux ordres.


Si Sarkozy est élu l’on fera un pas de plus vers le renforcement d’une dictature molle et un grand saut suicidaire (je m’en expliquerais dans un autres article).


Quand à Mélenchon je ne vois pas son action se concrétiser par la conquête du pouvoir.

Il demeurerait, comme tout autre, prisonnier de ceux qui détiennent le pouvoir économique et financier.

Les difficultés pour affronter ceux-ci sont-telles que ceux mêmes qui l’auraient élu l’abandonneraient, pour une raison simple, chacun ne réclame que du travail afin d’obtenir un revenu pour consommer un peu plus, c’est à dire accroitre les problèmes qui sont issus de cette seule vision consumériste du monde, et comme la notion de classe à disparu au profit de l’individualisme, de « l’égologisme tribal », presque tous quitteraient le bateau.


Il faudrait donc donner du temps au temps, ce qui me parait peu possible aujourd’hui, tant les marchés pressent les états et les citoyens s’écartent des hommes politiques.


Ceci est la conséquence de l’abandon du débat d’idée pour la recherche de l’homme salvateur qui s’occupe du quotidien des français (l’infantilisation) auquel à conduit la présidentialisation de notre politique, ancré par l’inversion du calendrier électoral, alors que les français peuvent peser sur les choix politiques par leur représentation parlementaire.


Nous avons donc besoin d’un parti qui lise et traduise le présent dans la perspective d’un futur plus civilisateur de nos relations économiques qui n‘ont pour tout horizon qu’un affrontement pour le partage des richesses.


La politique à abandonné l’idéologie pour le pragmatisme financier, et très vite le dogme de la loi du marché a démontré sa dictature en annihilant la liberté de penser autrement, mais surtout en entretenant une fracture intellectuelle, dans un monde où le savoir se multiplie à la vitesse des découvertes et des technologies alors que l’enseignement pour la plupart des français s’arrêtent avec leur scolarité qui ne leur donne plus les moyens de lire le monde.


Tenu de s’informer politiquement (88% par la télé) sur des médias médiocres qui ne véhiculent que des polémiques et des ragots, ils s’éloignent de ce qui devrait les rapprocher comme en témoigne cette enquête d’opinion.

69% des français se méfient des autres.

29% des français ont confiance en leur président,

31% en leur député européen

38% en leur député (parlement)

43% en leur conseil général

52% en leur maire.

Cela s’appelle un replie sur soi, car il faut attendre le niveau le plus étroit pour dépasser les 50%.

83% des français pensent que les hommes politiques ne se préoccupent pas des gens comme eux.

57% pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien

56% n’ont confiance ni dans la gauche ni dans la droite

C’est pire pour les organisations sociales économiques

13% ont confiance dans les partis politiques 81% s’en méfient

20% ont confiance dans les banques 74% s’en méfient

22% ont confiance dans le G20 72% s’en méfient

27% ont confiance dans les médias 67% s’en méfient

29% ont confiance dans l’OMC 65% s’en méfient

33% ont confiance dans les syndicats 61% s’en méfient

37% ont confiance dans les grandes entreprises privés 57% s’en méfient

40% ont confiance dans l’Union Européenne 54% s’en méfient

43% ont confiance dans les grandes entreprises publiques 51% s’en méfient

64% ont confiance en leur police 30% s’en méfient

78% ont confiance dans les hôpitaux 16% s’en méfient.

Nous voyons dans ce champ d’opinions que c’est la peur et la crainte qui prédomine.

27% des français sont pour l’ouverture au monde, 40% estime qu’aujourd’hui l’on doit s’en protéger, 32% ni l’un ni l’autre.

96% sont pour la réforme du capitalisme

69% estiment que leurs enfants auront moins de chance de s’en sortir

29% estime qu’il y a plus de corruption, 64% autant mais l’on n’en parle plus, 6% moins.

74% ont de la méfiance envers la politique au sens générique.

59% estime qu’il y a trop d’immigré en France.

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 11 Décembre 2011


 

L’honnêteté intellectuelle engage à assumer la responsabilité de ses actes.

Qui se souvient de ce qu’il pensait il y a douze ans, qui se souvient avoir ainsi fait le lit de notre président.

Penser que seul les hommes politiques sont responsables de nos maux, et ne pas avoir conscience de ses propres actes dans les choix politiques effectués, c’est ou se mentir ou se dénier, avec en plus être certain de ne pas trouver une solution future.

J’ai suivi, l’âge aidant, le déclin de la participation citoyenne dans les instances ou s’exprime la démocratie, les partis et les syndicats.

Les partis, ceux qui décident des futurs projets politiques et les syndicats ceux qui équilibrent le poids de la domination capitaliste pour défendre les intérêts de classes du salariat (même s’il s’avère nécessaire d’exclure du salariat ceux qui perçoivent des stocks options ou occupent des fonctions de patrons)

Depuis 1973 date à laquelle les salariés durent déposer leurs salaires dans des banques a commencé l’aire de l’endettement, et avec elle « l’aliénement » à des remboursements mensuels.

Dans le même temps l’emprise télévisuelle accroissait ses entrées dans les foyers, les loisirs occupaient les réductions d’horaires avant de céder une part de leurs places aux temples de la consommation qui ont envahi notre univers.

C’est ainsi que face à l’hédonisme ce sont les instances démocratiques qui ont cédé du terrain.

Un monde associatif d’intérêt ludique et corporatiste c’est développé, et à partir de 1989 la pensé unique d’un discours gagant/gagnant grâce au commerce à envahi les médias, que ce soit nationalement ou « européénement ».

Pourtant dés 1999 une enquête CCA rapportait le fruit de cette évolution vers l’égoïsme que le sociologue Gérard Mermet nommait l’égologie, et mentionnait la reconstruction de la Tribu.

 Voilà ce que pensaient les français en 1999 dans l’enquête CCA. 

« Dans la vie de tous les jours les Français disent compter sur leur famille et amis pour 82%, sur eux-mêmes 68%, tandis que seulement 2% accordent leur confiance aux partis politiques.  

Dans le même temps les Français attendent de l’État qu’il agisse moins pour l’ensemble de la collectivité, mais qu’il prenne en compte la singularité de chaque citoyen.

Pourtant ils attendent de l’Entreprise, considération, restauration de liens sociaux par la convivialité et qu’elle invente des solutions aux problèmes contemporains.

 

J’ai déjà eu l’occasion de faire un article sur le sujet. http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=67133.

 

En ayant fait confiance en l’entreprise pour inventer des solutions aux problèmes contemporains nous ne pouvons aujourd’hui décemment nous penser victime d’une financiarisation de la société, en ayant cru qu’en faisant des dépôts, des prêts, des placements financiers il n’y aurait que des gagnants.

 

Nous avons cru que « l’entreprise » dans un élan de générosité inventerait des solutions pour les citoyens avant de penser à elle. (Il est toujours délicat d’utiliser le terme Entreprise pour désigner une production capitaliste qui broie également des entreprises et des artisans, mais je ne peux faire des discernements judicieux. Il faut le prendre au sens générique utilisé dans l’étude).

 

La réponse nous est parvenue ces dernières années sous deux exemples, les délocalisations, et le pouvoir des préteurs auxquels concourent toutes les stratifications de la société par le jeu des dépôts et d’un choix politique auquel nous avons participé.

 

Pire tous ceux qui ont porté leurs choix politiques sur l’affaiblissement des pouvoirs régaliens ont conduit des états dans l’impasse en voulant inventer un état qui ressemble à une entreprise.

Mal nous en prit et pourtant nous sommes sur le point d’enfoncer le clou plus profondément en retirant aux états leur souveraineté en matière d’élaboration de son budget au bénéfice d’une commission européenne.

 

Alors que devons nous penser de nous même, nous avons reproduit des comportements suscités par la lente mise en place d’évolutions politiques et technologiques dont nous n’imaginions pas qu’elles engendreraient une récession, car c’est vers cela que nous allons

.

La modification du traité européen s’il n’aboutit pas à redonner à la BCE un pouvoir régalien, il devient suicidaire.

 

Aujourd’hui il n’y a plus que 35% des français qui ont confiance en l’Entreprise.

 

Ce n’est bien sur pas l’Entreprise en tant qu’outil de production qui est en cause mais en tant qu’outil de capitalisation.

 

Cela confirme l’échec du MEDEF qui se voulait être la nouvelle organisation sociale, le nouvel ordre de vie des citoyens du pays autour de l’entreprise.

Il aura échoué au prés des français et dans son mimétisme par l’état Sarkozien qui a soumis toutes les administrations à la politique du résultat.

 

Juste pour la boutade, il devrait se l’appliquer et ainsi s’abstenir de se représenter.

 

Nous sommes entrées en campagne électorale, et il n’est pas un parti qui ne déclare dire la vérité aux français, il en découle à contrario qu’ils mentaient tous, et c’est peut-être cela qu’on perçut une majorité des français en se défiant de tout et de tous.

 

Pourtant il y a un paradoxe qu’il faudra que les français solutionnent, c’est le fait d’être à 96% d’accord pour modifier le capitalisme et ne pas vouloir voter pour les partis qui se revendiquent de cette modification, le NPA ou le Front de gauche pour attendre que les responsables PS ou UMP le fassent.

En seraient-ils encore à attendre que le PS et l’UMP inventent des solutions aux problèmes contemporains comme ils l’on espéré des entreprises.

Croient’ ils que c’est dans les temples de la consommation ou des loisirs qu’ils trouveront une réponse.

 

Il y a temps pour tout et lorsque l’on laisse une chaise vide il se trouve toujours quelqu’un pour s’y assoir, alors il ne reste que celles de l’abstention ou du vote blanc à occuper mais ce n’est pas la bonne place.

Alors en 2012 prenez la bonne place et virer les marchands du temple.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 2 Décembre 2011


Un jour un commentateur posait la question de savoir ce que retiendrait l’histoire de notre président.

J’avais répondu un grand illusionniste, il vient encore de l’illustre par un « travailler plus pour ne pas gagner moins », et la France a peur.

 

C’est fabuleux après le travailler plus pour gagner plus, il à le sens de la formule, mais à part séduire son auditoire, je ne vois pas qui n’en déduirait pas l’échec d’une politique, une régression.

Parfois je me demande ce qu’en pensent des hommes comme Jupé ou Devillepin, qui pour le premier a flatté les qualités et ses convergences avec notre président, et Devillepin qui a dit un jour, « ce n’est pas quand vous êtes entourés de cires pompes et de courtisans que vous faites avancer la France, pour le moins dans cette assemblé de Toulon ils étaient nombreux.

 

Au minimum cette nouvelle formule du président lui donne raison car elle est indicative de l’échec d’une politique.

Depuis la fin des trente glorieuses avec le premier choc pétrolier de 1973, nous sommes dans une permanence de crise plus ou moins grave. C’est ainsi qu’attribuer ses échecs à une crise est un désaveu de son aptitude à y faire face.

Souvent je l’écris sans être compris il n’y a pas de crise de la dette, c’est seulement la lutte des dominés contre les dominants, et il faudra bien un jour qu’évolution se fasse au détriment d’une révolution.

 

Sauf que jours après jour nous élaborons les conditions d’une révolution ou d’une dictature si cette première échoue selon toute probabilité, car le peuple est devenu pleutre et le pouvoir dispose de moyens de répression de plus en plus grands, par des forces anti émeutes ou de conditionnement médiatique.

Ainsi notre avenir se trouve dans une évolution, par un moyen plus ou moins pacifiste qu’autorise le vote en démocratie.

 

Ainsi il apparait que l’état de crise est une situation normale de l’évolution d’une organisation, qui par son intermédiaire démontre ses insuffisances, comme le symptôme démontre l’état d’une maladie.

Vu le nombre de crises qu’il y a eu, notre organisation est bien malade, sauf que nous élisons ceux qui dénoncent les symptômes et ne soignent pas la maladie, come un obèse qui observe sur sa balance sont état de santé et qui continue à se gaver (que ces personnes ne s’offusquent pas de mon exemple).

 

Quelque part nous sommes soumis à une addiction de certains hommes politiques qui sont conscient que leurs décisions ont concouru à l’état actuel de la France, mais sont incapables de se soustraire à leur maladie politique. Alors il soigne le symptôme, la dette en l’espèce, et non la maladie qui l’a développé, le financement privé.

Ils ont donc le cerveau bloqué. Souvent j’écris cela, il ne s’agit pas d’une insulte, je préférerais car ce serait moins grave.

 

Le cerveau bloqué fait partie d’un état normal, nous y sommes tous plus ou moins soumis par notre condition culturelle issus de notre existence environnementale « géohistorique ».

En clair, l’on ne choisit ni ses parents ni le lieu ou l’on nait, et chacun d’eux façonnera ce que nous deviendrons.

Pierre Daco en donné une définition plus explicite, c’est une personne qui dispose d’une radio avec des milliers de stations et qui ne trouve jamais une raison ou une émotion qui le pousse à changer de station. Nous en sommes là, et tous là, de telle manière que ceux qui expliquent qu’ils y a d’autres radios ne sont pas écoutés.

A partir de ceci devient plus compréhensible le rôle du communicant et le choix permanent des formules de notre président.

 

Les mots désignent les choses, les font exister et nous devenons grâce à notre cerveau malléable ce que disent les mots.

 

Notre système sensoriel  perçois l’environnement et l’émotion qui en découle a une fréquence qui va du zéro à l’infini, c’est par le mot nous la situons en un point précis, il en devient fondateur puisqu’il se réalise et attirera à lui ceux qui l’entendront. C’est un phénomène d’attraction bien connu, comme celui du clou d’un pendule.

Mais ce qu’il est important de savoir pour ne pas avoir un cerveau bloqué, c’est que tout autour de du mot existe des valeurs émotionnelles que nous définissons parfois restrictivement par des adjectifs ( ex je t’aime un peu passionnément ) qui élargissent à peine l’éventail des possibilités.

 

Ainsi quand un millions de personnes disent chacune je t’aime il y a autant de puissances émotionnelles qui ne sont pas défini par ce mot que de personnes, elles ne sont donc pas désigné, et de fait ignoré,(ce qui ne veut pas dire que celui à qui l’on s’adresse, par ses sens ne la perçois pas)

Ainsi le mot fonde et castre à la fois.

 

Et bien en politique et en économie puisque c’est de cela que je débats, il en est de même.

Aussi quand je dis la dette n’est pas le problème, tous ceux qui se laissent attirer par les mots : la crise de la dette, ignorent toutes les autres possibilités.

 

Nous vivons très concrètement cela depuis l’installation dans le vocabulaire de la loi du marché.

Nous sommes partie de l’esclavage et de la servitude pour en arriver  à la « liberté » de louer sa force (physique ou intellectuelle) de travail pour ceux qui n’avaient que cette puissance productrice (1804).

Se louer, si cela ne libérait pas d’un « dominant » offrait la possibilité d’une « liberté relative » de choix en contractant, (c’est le contrat Social de JJ.Rousseau qui s’inspire en partie des idées de Montesquieu et des théories de Hobbes et Locke.)

Il y a donc incontestablement un progrès dans l’évolution de la condition humaine.

Or depuis la reconnaissance de la loi du marché, la notion de marché à fait école, a attiré (phénomène d’attraction), et toutes nos relations se sont vus qualifié de marché, le marché du travail, de l’emploi, le Mercato etc.

De fait le signe d’une régression, dans ce que nous pourrions considérer comme un progrès par ses réalisations technologiques, et que nous ayons fini par considérer que pour trouver un emploi il fallait savoir se vendre, et réalisé des formations pour cela.


Trouver des justifications à cela est de même nature que ceux qui justifiaient l’esclavage et le servage.

Ceci n’est pas juste une formule, compte tenu du caractère fondateur du mot, c’est qu’à terme la condition humaine va évoluer à nouveau vers une autre forme de servitude, si nous n’y sommes pas déjà,  naturellement différente de celle qui a existé, mais qui n’en demeurera pas moins une régression de notre évolution sociale pour le moins.

 

Nous pouvons convenir par exemple que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire. Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins. De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.

 

 

Ce mot de marché qui ne différencie plus de situations ou de champs d’actions devient castrateur des autres possibilités de relations commerciales et productrices qui existent et auxquelles nous pouvons accéder par la réflexion ou l’émotion en définissant de nouveau mot pour cela, et pour créer de nouveaux mots le « conflit » (qui peut être un vote) est incontournable.

 

Faute de pouvoir le faire nous demeurerons avec un cerveau bloqué sur la pensée unique et nous générerons pour le futur une nouvelle crise pour le moins (je vais le dire comme cela) car ce sont les mots du présent qui l’élaborent.

Aussi faut’ il entendre que l’usage de formules et de mots par notre président n’est pas le fruit du hasard, et il ne faut pas s’en gausser, ce serait une erreur.

 

Souvent je râle seul dans mon coin quand j’écoute ou je lis l’exploitation de l’ignorance.

Je n’ai jamais reproché à un acteur politique de défendre ses convictions, même d’utiliser le leurre ou la manipulation, ou l’illusion des mots comme notre président, dans la mesure où l’instruction et l’intelligence et l’information des citoyens leur permet de faire le trie eux mêmes.

 

Or en plus de la fracture sociale nous avons une fracture intellectuelle, et l’utilisation de formule lapidaire et de mots clés par notre président et d’autres en est la démonstration évidente.

Quand l’on veut s’adresser en toute intelligence à des citoyens éclairés l’on à pas besoin d’avoir de tel recours.

C’est ainsi que de vouloir faire de l’enseignement qu’un grand marché du savoir technologique mercantile nous entraine dans une régressons de l’éducation citoyenne. Il ne devient donc pas bien compliqué d’imaginer les conséquences dans le futur.

 

La civilisation est l’action d’utiliser sa raison pour maitriser son système émotionnel, sans supprimer le réseau court indispensable à la survie de l’espèce, dont les mots clés sont le désir et la peur.

Il en résulte que par le choix des mots nous pouvons le solliciter et lui faire imaginer des dangers là ou il n’existe pas. Nous avons entendu cela dans l’intervention de notre président. La France à peur.

 Or depuis sa désignation comme ministre de l’intérieur, il a assuré son élection essentiellement sur le sentiment d’insécurité qui a soustrait au FN avec les voix.

 

Je ne pose pas la question de savoir si c’est vrai ou pas, c’est ce qui est constatable, et aujourd’hui s’il utilise ce mot dans son discourt économique et sur les valeurs de la France qui doit se redresser,

 

C’est que depuis ces années il a assimilé dans l’esprit des citoyens son NOM à celui de sécurité.

 

Dés lors en stigmatisant la France qui a peur, le réflexe sera de voter Sarkozy le Zorro de la sécurité.

Je me demandé quand il ferait tinter la clochette de Pavlov, j’ai ma réponse, ses communicants sont forts.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 30 Novembre 2011

 

 

Le 21 janvier 2010, j’écrivais un article intitulé « qui sont ces fous qui nous commandent ».

Aujourd’hui je trouve globalement que leur état de santé ne c’est guère amélioré, depuis les primaires la campagne électorale est lancée, quoi qu’en disent les uns et les autres, il suffit d’écouter les commentaires politiques, d’analyser les déplacements  des hommes politique.

 

Le président, ou son staff envoie le gouvernement au charbon, et comme cela l’on peut écouter des interventions explicatives de la politique du président, même s’il n’est plus comme par le passé au avant poste, se limitant de donner la mesure dans un certain nombre d’interventions, avec sa psychologie pour les « nuls » (n’y voyait pas d’offenses, car il s’agit d’une stratégie bien élaboré) qui ne vise pas comme les ouvrages ainsi titrés de simplifications pédagogiques en direction des ignorants, (de ceux qui pour toutes sortes de raisons ont été écartés de la possession du savoir nécessaire à la compréhension de la complexité du monde).

 

Pour nos gouvernants et d’autres il ne s’agit que d’être convaincant en touchant le système émotionnel régit essentiellement par le désir et la peur qui fait peut cas de la capacité de critique, de réflexions, d’analyse. Or  les citoyens ou l’humain de manière générale, perçois par ces mêmes capteurs émotionnels son environnement, de sorte que s’il n’accroit pas l’apprentissage qui lui donne les codes de décryptages sociaux politiques, il entre dans la méfiance, le doute, il perd la confiance nécessaire à toute démocratie, et met en danger l’organisation qui donne aux peuples le droit à la parole.

 

Nous sommes dans ce processus depuis une vingtaine d’années au minimum par une lente et perceptible dégradation que tous les sociologues mesurent qui se répercutent dans l’élaboration de nos actes sociaux économiques. Sans faire de publicité, tous les deux ans Gérard Mermet sort son ouvrage Francoscopie où il donne sa lecture de l’évolution du comportement de français que chacun peut librement apprécier. Mais au moins il y a là une grille de lecture plus précise que les sondages spéculatifs.

 

C’est donc dance cadre que j’écoutais Valérie Precresse dire : le travail ne se partage pas, les heures supplémentaires offrent un pouvoir d’achat moyen de 450 € ans, il faut travailler plus et mieux.

Voilà un exemple d’intervention creuse d’un membre du gouvernement, c’est ainsi que 450€ représente 2.7% d’un smic annuel, et  c’est heures supplémentaires ne seront bien évidemment pas accomplies par un demandeur d’emploi.

 

En fait la problématique soulevée est l’organisation du temps de travail. En 1985 un auteur dont je n’ai plus l’ouvrage en mémoire écrivait que 2 heures de travail jours suffiraient à réaliser notre production.

Il est bien évident que dans le bâtiment ou le temps de transport est partagé, arrivé sur le chantier, les salariés repartiraient dans la majorité des cas.

 

Une réduction du temps de travail ou sa répartition impose suivant sa proportion une réorganisation de ce même temps suivant les branches professionnelles.

Mais qui donc va écouter Valérie Precresse entrer dans des explications techniques, quasiment personne au-delà de trente seconde sur le même sujet.

 

Il faut travailler plus et mieux, diantre serions-nous des fainéants. Une étude américaine nous apprend ainsi  que si la France est l'un des pays du monde ou il y a le plus de vacances surtout quand on rajoute les RTT, (réduction du temps de travail) les Français sont aussi les plus productifs du monde.

Un Français rapporte 25,15 dollars par heure, voici la suite du classement:

2 - États-Unis -> 24,64 dollars par heure.
3 - Royaume-Unis -> 23,22 dollars par heure.
4 - Canada -> 22,37 dollars par heure.
5 - Australie -> 20,63 dollars par heure.
6 - Italie -> 19,79 dollars par heure.
7 - Japon -> 18,89 dollars par heure.

Des chiffres qui montrent que les Français sont loin d'être des fainéants.

 

Alors que veut dire notre ministre, qui sera allé chercher les études sur les taux de productivités, les yeux et oreilles rivés sur TF1 et autres organes de non information.

 

Que cache cet argumentaire si ce n’est une mise à niveau de la compétition économique avec les pays  à faible coût.

Hier soir j’écoutais Laurent Wauquiez, expliquez qu’il était indécent de laisser une telle Dette à nos enfants, voilà l’argumentaire émotionnel par excellence.

 

J’ai eu la chance d’être un enfant d’après la guerre 39/45, alors que nos ascendants venaient de laisser à leurs enfants un pays remplie de déchirement (collaboration), de destruction.

Ce sont donc tous ces enfants qui ont tout reconstruisent, et c’était autre chose que d’avoir à pleurer sur des lignes comptables virtuelles, sur des bouts de papiers imprimés qui ne font que des pauvres virtuels, ignorant qu’ils disposent d’une richesse que personne ne peut leur prendre l’intelligence.

 

C’est ainsi que de cheminement émotionnel en cheminement émotionnel nous finissons par entrer dans la recherche de solutions qui sont de plus en plus drastiques, de plus en plus inquisitrices, de plus en plus autocratique, moins en moins démocratique, pour en arriver à une espèce de folie collective de nos dirigeants qui envisagent une gouvernance européenne désignée qui viendrait sanctionner la souveraineté populaire d’un état qui dérogerait aux critères de la règle d’or.

 

Durkheim a appelé cela le suicide communautariste, lorsqu’une organisation intègre uniformément ses membres elle supprime sa capacité de respiration que constitue la diversité des genres des opinons, et se suicide.

 

C’est ce que nous propose l’Allemagne pour sauver l’Euro.

 

Plus catastrophique est le dogmatisme intégriste qu’entraine irrationalité émotionnelle, devant l’échec d’un idéal salvateur, le néolibéralisme.

 

 Leurs « prêtres », dans l’esprit font exactement comme les soviétiques du temps de Staline, Ils  dénient leurs échecs, resserrent tous les mouvements respiratoires, et renient les identifications souveraine qui caractérisent les nations.

La souveraineté se caractérise par l’organisation de la cité par ses membres sans exclusive, politique économique, monétaire, culturelle.

 

Sa capacité à la souveraineté se distingue par le respect qu’elle obtient face aux autres par sa force armée, et la capacité à se doter des moyens de permettre à ces membres de disposer de l’égalité et de la liberté.

En économie cette égalité et liberté s’obtient par la capacité d’un état d’émettre de la monnaie sans passer par des banques privés qui ne peuvent être les garantes de l’intérêt collectifs.

 

Cette capacité et un moyen d’équilibrer de réguler le capitalisme, de ne pas soumettre les citoyens au pouvoir de ceux qui dans le jeu actuel des rapports au travail accumulent de la monnaie et asservissent à leur désirs les autres en les privant du moyen d’égalité et de liberté que garantie une banque centrale, en faisant peser un aléa sur ceux qui par déterminisme systémique et technologique étouffent les populations.

 

Un homme ou une femme se différencie par leurs corpulences et leur sexe (pour faire court), une nation par son armée et sa capacité d’émettre de la monnaie ; protéger son territoire et réguler sa capacité de production et d’échange.

C’est ainsi que nous avons une Europe asexuée dont tous les responsables se sont soumis à un pouvoir spéculatif multiformes auquel nous participons tous sans même parfois le savoir, que j’ai depuis longtemps qualifié de « dominant systémique ».

 

Un pouvoir déstructurant que l’on nomme impersonnellement le marché, la mondialisation, la globalisation, où l’on en désigne des hommes responsables, qui en fait n’on aucun pouvoir, tandis que dans le même temps l’on retire au peuple (par la « décitoyennisation » et l’accroissement de l’ignorance social-économique) le pouvoir qu’il détient de peser sur son destin, même dans le cadre d’une Europe.

 

L’Europe n’est pas le diable, l’obscurantisme dont font preuve aux moins deux de ses dirigeants  le deviendra si nous ne les virons pas.

Les drames ne sont pas spontanés, ils s’édifient lentement, sans que nous soyons capables de relier entre eux les éléments qui seront détonnant.

 

C’est pour cela qu’ils nous sautent à la figure, qu’ils soient naturels ou sociologiques, et l’hystérie à laquelle conduit la peur, est qu’en voulant absolument sans protéger dans l’absolu, l’on en accélère l’avènement de certains. C’est exactement ce qui se passe avec la folie collective autour de la Dette.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 24 Novembre 2011

 

 

C’est fabuleux que nous ne puissions pas avoir de débat sensé sur le nucléaire sans qu’à l’image de tous les sujets qui se traitent par l’audio visuel cela se termine par des diatribes émotionnelles qui ferment les portes à la réflexion et a une information éclairé des citoyens pour qu’ils puissent faire des choix en toute intelligence.

 

La mise en place des centrales nucléaires d’aujourd’hui n’ont pas été sélectionné à l’époque (il y a 50 ans)sur des critères de sécurité, au fil des déboires, Three Miles Island, Tchernobyl, Fukushima, plus tous les incalculable efforts des ingénieur pour rénover les cœurs des réacteurs qui s’affaiblissent sous l’effet des bombardements neutroniques.

En France nous avons la moitié du parc qui a dépassé sont temps de fonctionnement (30 années) et réclame une escalade de mesure de sécurité.

 

En 1944 Alvin Weinberg défend toute sa carrière l’ l’usage de centrale de Thorium à sel fondu dont les avantages en matière de risque par la fabrication de U233 sont quasi nul.

Mais voila les chercheurs d’Oak RIGE qui élaborent deux petits prototypes de centrale à sels fondus et en 1962 Kennedy présente la solution comme celle de l’avenir par excellence, et  en 1965 le Molten Salt Réactor Experiment va fonctionner durant 13 000 heures, en 1969 les chercheurs dessinent un véritable réacteur de 1000 MégaWatt.

Mais voila que la toute puissante Atomic  Energy Commision (AEC) sans fournir la moindre explication leur coupe tout financement pour soutenir les réacteurs classique de refroidissement à eau et ce à sodium qui présentent incontestablement les risques que nous connaissons.

 

Murray Rosenthal chargé du programme du réacteur à sels fondus, explique qu’à son avis le projet à été victime de la susceptibilité des membres de la commission AEC à laquelle ils réclamaient sans cesse des financements pour réaliser leur réacteur.

 

Pourtant en 1973 des chimistes du CEA auxquels se joignent des chercheurs d’EDF décident de poursuivre les travaux relisant le rêve de tout concepteur, de toute autorité de sécurité de tout exploitant de centrale nucléaire, un réacteur docile et presque sans risque. Les laboratoires au Japon en Russie aux Etats Unis et en république Tchèque ainsi qu’en France continuent de faire évoluer le projet.

 

Actuellement les chercheurs du CNRS à Grenoble viennent de tracer le dessin d’un réacteur à sel fondu de 1500 MWatts plus abouti que celui initial de Oak-Ridg, Daniel Heuer du LPSC de Grenoble, explique : en raison de la place occupée par le Thorium dans le tableau périodique des éléments, il est beaucoup moins susceptible de former par capture neutronique les fameux éléments transuraniens » dangereux pour des dizaines de milliers d’années, il recycle de toute façon sans cesse son combustible.

 

Si au fil des déboires nucléaires le discours de l’industrie nucléaire à changer, cela n’a pas fait changer la structure fondamentale de l’architecture des centrales.

 

 C’est en cela que nous nous laissons ici comme ailleurs emporter devant notre ignorance sur ce sujet comme sur d’autres par l’adresse des communicants sans apporter une réponse aux problèmes de fond.

Daniel Ingersoll : au début du nucléaire nous faisions peu cas des risques potentiels et donc de sûreté intrinsèque des différents réacteurs envisagés parce qu’il régnait alors un sentiment d’urgence pour commencer la bombe atomique, et les choix des réacteur ont été guidé par leur capacité à produire rapidement du Plutonium et le choix du réacteur sous pression (REP) dont nous possédons  58 spécimens en France, parce qu’il est compact, rustique rapide à mettre en œuvre est idéal pour un sou marin à propulsion nucléaire, Analyse Charle Forsberg.

Bénéficiant d’aucune restriction de financement pour les réalisations de la Navy, à l’heure de la production de réacteur civil producteur d’électricité, l’Atomic Energy Commission à choisit le REP car il est fin prêt, et coupé les vivres au réacteur à sels fondus, nous sommes loin de l’avis de susceptibilité émis par M.Rosenthal.

Aujourd’hui face à l’industrie du nucléaire les scientifiques n’ont plus voix au chapitre, alors que les chercheurs de Oak Ridge avait la conviction à cette époque qu’il parviendrait à rendre n’importe quel réacteur aussi sur que désiré. Or a partir de 1980 certain états (l’Autriche, la Suède, les pays bas, et même la commission AEG appellent à repartir sur de nouvelles bases, à s’éloignent des REP à risques pour entrer dans la sureté intrinsèque d’autres utilisations du nucléaire telle les centrales à sels fondus.

 

Mais elle est rejeté  par l’industrie du nucléaire, comme aujourd’hui celui-ci rejette  le remplacement progressif des REP par des énergies renouvelables, peu polluante,( nous l’entendons dans les débats actuels les tenants des REP en sont même au chantage à l’emploi) car venter des réacteurs à la sûreté intrinsèque, risquait selon les industriel de renvoyer une image négative des installations existantes se rappelle Jack Barkenbus.

J’écris régulièrement que les politiques (à l’exception d’un ou deux) n’ont plus de pouvoir économique, ni financier et font leur commerce électoral en exploitant l’insécurité et les crimes et délits.

Le poids des marchés et des groupes est tel qu’il met un frein à toutes alternatives et exerce un véritable monopole écartant des alternatives valables.

 

Comme nous le voyons au travers de ce bref exposé, nous avons dépendu directement d’un choix guerrier car à l’époque c’était la course à l’armement entre l’Occident et l’Urss.

Aujourd’hui ce n’est plus le cas, mais la puissance des industries et des marchés que nous avons élaborés est comme un tanker difficile à faire changer de cap d’autant plus si nous élisons leurs défenseurs.

Epine supplémentaire la disponibilité des financements, au niveau du nucléaire passer d’un concept à un autre demandes des investissements à long terme que nous ne pouvons trouver sur le marché financier qui travaille sur une plus value à court terme si ce n’est sur du spéculatif.

 

C’est ainsi que l’impossibilité créé par les point de convergence des critères de Maastricht enlèvent toutes possibilités aux états de financer des projets de grandes envergures comme le réclame la sortir progressive du nucléaire (d’ici 2040 plus ou moins) en fonction de l’épuisement des ressources.

 

 Alors que le thorium est disponible pour 10000 ans, entre les deux la cherté de l’uranium permettra de juteux profit, comme pour le pétrole, comme pour l’agroalimentaire avec 9 milliard d’humains en perspectives.

Nous assistons donc aujourd’hui à un débat médiocre sur le sujet, un débat, comme nous le disons, politicien, et ceux chargés de l’information, comme sur tous les autres sujets en font un spectacle réjouissant, un théâtre dans lequel nous sommes les marionnettes.

 

Le net regorge d’information sur le thorium et Science et Vie dans son numéro 1130 de novembre 2011 en fait un historique très complet avec lequel j’ai rédigé cet article.

L’information existe mais il faut aller la chercher ailleurs que sur les chaînes TF1, A2, FR3 qu’écoutent 92% des français.

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 22 Novembre 2011

 

Seule les protagonistes du drame changent, mais les acteurs médiatico-politique restent les même et nous construisent la même soupe d’hypocrisie compatissante pour faire s’apitoyer dans les familles et prendre une fois de plus en otage une famille dans la souffrance pour l’exposer publiquement.

 

«  La prévention de la récidive doit être une priorité absolue de tous les services de l’Etat et, en particulier, de tous ceux qui ont à gérer les questions liées aux viols et aux crimes sexuels.  » Soucieux de « tirer au clair les éventuels dysfonctionnements de la chaîne pénale  » dans l’affaire Agnès, le Premier ministre.

 

Une fois de plus certains politiques à l’aube des élections s’invitent comme passage médiatique obligé dans ce drame personnel, en promettant pour la énième fois une surenchère de mesures, qui ne seront que des leurres destinés à faire la démonstration de leur préoccupation.

 

Les professionnels savent qu’ils soient psychiatres, psychologues que l’exercice de la connaissance des émotions d’autrui à des limites, et que tous leurs diagnostics à es siennes également.

 

Il est donc inutile d’imaginer pouvoir s’en préserver en multipliant des examens qui ne sont fait que pour rassurer.

Lorsque se construit un passage à l’acte il est indéniable que l’environnement en est un facteur le favorisant, mais dans la construction psychique de l’acte il est quasi impossible de déterminer le détonateur qui peut même ne pas apparaitre anormal à la conscience de celui qui va être l’auteur d’un drame sinon il n’y en aurait jamais.

Il n’y a pas de moyens absolus de se préserver de cela, mais ce type de comportement dans le cas présent n’était pas envisageable autrement qu’a postériori comme le font tous les commentateurs spécialisés ou non.

 

Trop souvent c’est l’expression d’une pensée magique qui s’exprime, il a dit, fait, donc il était prévisible d’un passage à l’acte. Voila une analyse gratuite, une analyse de dangerosité présumé, qui pour quelques individus mettraient ou priveraient d’autres de recouvraient l’estime de soi sans laquelle l’on ne peut vivre, après avoir été l’auteur d’un drame.

Cette affaire ne pose pas le problème de la récidive, ni d’un quelconque manquement des services de prévention, d’insertion de suivit etc.

 

J’ai sous les yeux encore dans ma bibliothèque un mémoire de 600 pages traitant de la récidive, tous les pays y ont planché, certains ont même posé le problème de la gravité des sanctions comme facteur d’aggravation des risques pour la victime.

C’est le cas type de ce drame, il tue pour ne pas être pris, comme d’autres brulent les voitures de leurs délits pour ne pas laisser de traces.

Comme dés l’enfance nous apprenons à mentir pour ne pas être puni, comme dans les entreprises certains cachent leurs malfaçons erreurs pour éviter la sanction du règlement intérieur etc.

Certes il n’y a aucune comparaisons quand aux conséquences, mais dans la construction mentale cet ado à hérité de nos pratiques.

Cela ne rend pas la société responsable, mais souligne que nos conventions construisent des facteurs de risques. Nous pouvons bien naturellement nous protéger de certains ou d’un très grand nombre, mais il nous sera toujours impossible d’en arriver au risque zéro puisque c’est nous qui les construisons.

 

Ainsi ce type de drame ou d’autres fluctueront en fonction des histoires individuelles plus ou moins bien inséré dans la société, dans le milieu familial, en fonction de déficiences mentales, ou de la prise en charge par la société.

Ainsi de quelques bords politiques que l’on soit, à moins d’être le saint esprit, il nous faudra toujours faire face à divers types de drames, et celui-ci est bien un moindre risque, sauf qu'il est malvenu de le dire. Et bien tant pis je l’écris, car 130 enfants de moins de 15 ans meurent d’un accident de la route, et 6418 sont blessé, et dans le monde. Statistiques écologiques.

 

Alors où le bas blesse, comment en sommes nous arrivés à faire de drames auxquels l’on a peu de chance de succomber  une focalisation, je m’en suis déjà expliqué dans un article http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=88485.

Nous observons depuis le développement des droits de l’enfance et de la protection de la femme une exploitation commerciale de la sensibilisation des citoyens à ces thèmes.

C’est par une régularité journalière de fais divers s’y rapportant, c’est une cinématographie qui en instrumentalise l’émotion par des films, des feuilletons télévisés, c’est l’entrée sur toutes les chaînes d’émissions d’histoires criminelles reconstruites,   bref notre quotidien en est rempli.

 

Ceci pose un double problème. Le premier et la contribution à la nécessaire sensibilisation socioogiques des risques que notre organisation sociale construit dans tous les domaines y compris celui ayant trait à la sexualité. Rien à redire c’est un moyen d’information des citoyens qu’ils sachent ce dont ils sont capables dans leur plus petite unité l’individu.

Le second est l’enjeu qu’est devenue cette information, nous avons franchit une étape qui se rapproche non plus de l’information mais du voyeurisme et de la télé réalité, pour certain, annihilant toute distance et recul nécessaire en faisant de ces thèmes une distraction, qui pour être attractifs se doivent d’être émotionnel, et sortent du réel pour bâtir une histoire qui envahira l’esprit et l’imaginaire de ceux qui la regarde.

 

L’on ne peut éviter ce phénomène, mais l’on peut prendre du recul avec, particulièrement en invitant des professionnels, qu’ils soient psychiatres, sociologues, psychologues ou criminologues, comme celui que j’ai écouté, expliquant que cet ado avait prémédité sont assassinat pour que sa victime le dénonce pas. Remarque évacué par le commentateur, certainement plus par incompétence que par le sens caché problématique de cette remarque.

En 1999 j’ai écrit ceci, car s’il était possible pour moi de lire cette orientation c’est qu’elle était devenue lisible par sa factualité

 

Nous ne sommes plus au fait des mutations ou évolutions, à cause de la diffusion d’un savoir sociologique trop pauvre, face à une évolution technologique trop rapide, et d’un encodage relationnel devenu un code complexe d’initiés. Mais également parce que nous croulons sous une information dantesque, que plus personne n’a le temps ni de lire ni d’écouter dans son ensemble. Cela conduit à rester accolé au système mercantile dans lequel se vend mieux tout ce qui est racoleur, scabreux, polémique ; et où le voyeurisme a pris le pas sur l’information. Ceci, alors que des hommes ont payé un lourd tribut, par leur vie, pour nous en sortir, afin que par « l’intelligence » nous soyons aptes à les reconnaître.

 

Pourtant, il nous faudra encore certainement quelques siècles de développement de l’intelligence pour ne plus nous complaire à fabriquer des morts, nous délecter de l’odeur des cadavres, à tel point que nous en faisons un divertissement. Je ne veux pas par-là ignorer la violence, ni croire que c’est en l’interdisant qu’elle va disparaître, mais souligner que si notre éducation tend encore à mettre en exergue nos caractères de charognards, c’est que nous avons dû nous égarer quelque part.

 

Nous nous sommes effectivement égaré quelques part, et cet égarement va nous conduire sur une voie inquisitoriale, voire sur celle du lynchage, en passant de celui médiatique au réel, comme ce fut le cas dans la triste histoire de Grégory, où la passion entretenu par la presse à conduit a la mort d’un innocent et celui qui en cru au médias de se retrouver dans la peau d’un assassin.

 

Cela ouvre la porte aux retours du pilori comme certaines propositions le suggèrent, il est net que l’exploitation de tel drame nous entraine dans l’hystérie collective. Elle construit des pratiques d’empathie de posture comme toutes ces marches blanches en tout genres,  Nous entrons dans la symbolique qui n’est pas sans poser de grave interrogations, quant l’empathie devient une posture qui suit l’événement médiatique sciemment construit. L’instrumentalise de la douleur d’une famille spécifiquement choisit au milieu d’autres, devient un enjeu politique, en tient à l’écart certains drames bien plus cruel.

 

Imaginer le drame des enfants mourant de faim dans une lente agonie, c’est diablement plus cruel que le drame de cet enfant.

 

 Je ne compare pas des drames, je renvoie à sa place celui d’Agnès et de cet ado, une place ou ils auraient du rester dans le drame et le deuil des familles concernées, car il n’apporte rien que nous ne sachions déjà, sinon de maintenir un voyeurisme  de nous donner bonne conscience nous humain qui sommes et avons été et sommes capable des comportements les plus abjects.

 

Il serait tant qu’il y ait une réaction salutaire. Pour les plus âgés, qu’ils se souviennent des informations sur le Biafra de 1967 à 1970, tous les jours aux infos au moment du repas nous avions droit à des squelettes d’enfants agonisants, qu’en est-il aujourd’hui, un enfant meurt de faim toutes les cinq secondes.

 

Alors jusqu’où irons-nous dans l’escalade, si ce n’est pour atteindre le risque zéro en ce domaine de pratiquer le principe de précaution, et donc comme pour la vache folle décimer tout le troupeau.

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0