Publié le 16 Mars 2011

 

Nous naissons unique mais dépendant.

 

Être un sujet unique porteur de notre individualité ne s’acquiert pas, nous naissons comme cela grâce à la dépendance, l’attraction de deux Êtres dont nous allons être culturellement dépendants.

Nous qui tenons tant à notre individualité, imaginons-nous seul dans un espace ou tout serait uniforme, quelle que soit notre capacité individuelle : nous en mourrions.

Pour vivre, il suffirait que dans cet espace uniforme il y ait une chose qui dénote, quelque chose avec laquelle il peut y avoir un échange d’information qui créerait un mouvement, qui attirerait notre attention comme nous le disons. Alors cette chose deviendrait le centre de notre existence non pas parce qu’elle a une quelconque, valeur mais parce que l’information que nous captons d’elle nous donne un repère auquel nous allons nous associer pour nous mettre en mouvement.

Dans l’uniformité d’un ciel bleu, ce serait un tout petit nuage et dans une uniformité nuageuse ce serait un coin de ciel bleu.

Ainsi s’il y a vie et mouvement, ce n’est pas parce que nous avons une existence unique, avec son tempérament, mais parce que nous pouvons « nous regarder, nous percevoir, nous sentir » les uns les autres et acquérir un caractère.

S’il y a vie et mouvement, c’est parce qu’il y a le monde, un miroir gigantesque dont nous deviendrons le reflet.

Ainsi, dès que l’on naît, on est dépendant de la matrice maternelle, puis des tiers que l’on côtoie. Et quand l’on est enfin à l’âge de comprendre que l’on est qu’un sujet unique il est trop tard, parce que le Moi a déjà été en partie façonné par les autres et l’environnement. 

Peut-il en être autrement ? 

 

Aussi, affirmer son indépendance vis à vis d’autrui cela conduirait à s’isoler et ne plus avoir conscience d’exister ; à ne plus rechercher de lien avec l’autre (qui est toujours une entrave à sa « liberté arbitraire ») ; exercer une tyrannie irréductible, ce qui s’avérerait impossible (dans le sens où le tyran doit toujours être en état de vigilance donc tenir compte des autres). 

 

L’individualisme n’est donc qu’un état d’être. L’individualisme c’est le commencement, c’est la naissance sans cesse recommencée. A l’inverse se réaliser en tant que personne, individu, sujet unique (se personnaliser) en partant de tout ce que nous ont apporté les autres ajouté à notre tempérament, pour forger notre caractère, notre singularité dont découlera notre existence : c’est un autre discours.

Ce n’est pas être indépendant des autres, mais être dépendant de toutes leurs histoires. De plus les nouveaux venus, en fonction de l’apprentissage et du savoir qu’ils auront accumulé, seront en mesure de faire évoluer la relation de dépendance de l’Homme à l’Homme et à son environnement.

Non pour en être indépendant, mais pour s’y développer et améliorer si possible sa condition humaine en prenant en compte ses différences et ses singularités. Mais pour cela encore faut-il comprendre ce discours.

Si bien qu’avoir une association d’idées que d’autres n’ont pas eue, n’est pas être indépendant d’eux. C’est simplement faire une analyse à partir de ce qui est notre existence unique à laquelle nous associons les informations d’événements que nous vivons, ainsi que les informations sur la vie des autres que nous avons emmagasinées dans notre mémoire.

Sauf que ceci inclut quelque chose d’important la reconnaissance due à autrui d’être ce que chacun devient, tout en affirmant sa propre personnalité source de créativité qui est pondéré par le groupe.

Ce dernier point n’est pas une décision concertée du groupe, mais plutôt une obligation immanente (obligation de se rencontrer, conscience collective ou loi des probabilités) pour atteindre des objectifs collectifs qui dépassent la seule capacité d’un individu et exigent la durée. Le tout dans une convergence de buts au travers d’enchaînements d’événements associatifs et dispersifs. Dans ce cas affirmer son indépendance revient à nouer de nouveaux liens d’interdépendances dans la permanence d’une sociabilité qui bien que variable, n’en reste pas moins incontournable.

 

 à la recherche d'un paradoxe irréalisable

Toutefois, ce n’est pas dans l’optique de la reconnaissance de cette sociabilité que l’on s’éduque. Elle est le plus souvent regardée comme le moyen de se garantir la recherche d’une indépendance et d’une autonomie individuelle par l’Independence économique.

En fait les individus veulent une sociabilité qui leur garantisse « la liberté arbitraire » au travers de l’individualisme qui génère en fait une désocialisation par la disparition des phénomènes de solidarité qui lient inévitablement les individus entre eux, au prétexte de la nécessité de se livrer à la compétition sans foi ni lois.

Cela pour maintenir une activité basée sur la croissance de la consommation qui, pour être attractive, doit être désirée et donc, dans nos pays riches, « individualisante ».

Ceci renforce notre perception de sujet unique qui finit par considérer qu’il peut exister tout seul, et qu’en disposant des moyens financiers il peut tout obtenir des autres dans un meilleur rapport coût/avantage compétitif qui forcément exclut des tiers.

Ces derniers deviennent alors sources de problèmes et engendrent une désocialisation qui se révèlent par un accroissement de désenchantement (mal être), de la délinquance et de ce que nous appelons aussi les incivilités.

Et curieusement au lieu de faire face à ce problème, les individus réclament une protection isolationniste pour étouffer le problème. Problème qui ne pourra que croître puisque les individus réclament une sociabilité « désocialisante » et « désolidarisatrice ».

 

Par certains côtés cela ressemble à du suicide psychique, parce que par idéologie dogmatique les individus sont à la recherche d’une indépendance et d’une autonomie individuelle qui en fait ne dépendent que des autres et de la place que l’on a dans une communauté humaine que l’on s’évertue à juger trop pesante.

 

Ceci sans se rendre compte que ce sont des Autres que l’on parle ainsi, de l’Autre sans lequel on n’aurait pas conscience de sa propre existence.

 

Et non content de parler ainsi, l’on agit ainsi, car dans notre organisation économique l’Autre est devenu un coût. Si bien que la vie est devenue un coût qui se marchande.

 

Si nous devions donner le symbole de l’échec de la contestation de Mai 68 qui se voulait nourrir de nouvelles espérances émancipatrices, ce serait l’individualisme qui s’est retourné contre ses promoteurs dans la recherche d’une autonomie devenue castratrice de la liberté positive.

Ceci parce que l’idée a été reprise et réorientée par une économie « rationalisante » qui emploie un langage ambivalent tendu vers un seul objectif, faire le meilleur rapport coût/avantage qui conduit à ce que Gérard Mermet a appelé « l’égologie ».

De plus, le mode de vie urbanisé « concentrationnaire » n’est pas étranger à cette recherche d’autonomie qui est une réponse à la promiscuité, et à tous les petits problèmes qui en découlent, et qui demandent un effort permanent de civilités.

Dans cet univers l’autonomie se rapproche plus de la recherche d’un havre de paix où l’on peut souffler sans devoir en permanence composer avec l’autre (les trois quarts des français vivent dans des zones urbaines).

Généralement ce besoin d’évasion se compense par une consommation dont les grands magasins, centre commerciaux et autres ont su en faire l’analyse psychologique pour offrir la possibilité de jouer, se promener et rêver.

 

Les individus compensent l’ennuie, le désœuvrement par une consommation presque compulsive, ou se fédère par les drames ce que nous vivons depuis trente ans, et dont l’actualité le démontre encore.

 

Ceci et la conséquence des cités urbaines où les citadins ne disposent d’aucun horizon, d’aucune perception apaisante mais où l’autre est toujours présent grâce à la télévision notamment.

 

Nous nous trouvons ainsi devant une situation étrange, celle d’un univers aussi « concentrationnaire » que les cités urbaines qui devrait pousser les individus à rechercher l’évasion dans de grands espaces pour se régénérer, en clair de disposer de plus temps pour une retraite ou de congés apaisant.

Au lieu de cela ils se « ré agglutinent » la plus part dans des espaces tout aussi concentrationnaires pour consommer des produits ou du tourisme. Ce phénomène est connu dans l’étude des comportements des animaux dans les zoos, des individus dans des établissements d’aliénés et dans celui des prisons. Les animaux libérés retournent vers leur cage, certains aliénés retombent malade quand on leur dit qu’ils sont guéris, des détenus craignent leur libération et compensent l’incarcération par une boulimie nutritionnelle.

 

Chaque individu tient de son existence unique la capacité d’analyser les informations qu’il perçoit à l’aide d’une structure cérébrale identique à chacun.

Les différenciations ne viendront que par l’apprentissage du traitement des informations qu’il ramènera à soi de manière immanente, pour ensuite les restituer et donner un mouvement à son existence.

Mais nous savons aussi que les informations partent des cités urbaines pour se répercuter dans les « campagnes » (la dernière campagne électorale sur l’insécurité en a été le parfait exemple).

Ainsi, chaque vie s’exerce dans un milieu restreint dû à notre condition humaine et nous ne traitons que des informations partielles.

De telle manière que plus nous nous écartons d’une qualité des relations humaines plus nous réduisons la quantité et la qualité d’informations perceptibles ; plus nous n’écoutons qu’un type d’informations ciblées, moins nous disposons d’une appréciation globale. On comprend mieux que s’affirmer indépendant des autres, affirmer son individualité en ce sens n’est qu’un processus régressif qui conduit à la désintégration de toute communauté humaine ou société si l’individu ne veut exister que pour « soi-même ».

De fait l’individu génère un surcroît de violence car celui-ci ne peut avoir conscience de son individualisme que par l’existence des Autres qu’il veut paradoxalement ramener à son image, niant par-là leur propre individualité, alors que l’Autre n’est là que comme repère et complément.

La perception de ce phénomène que l’on cultive est rendue possible par le fait que chacun perçoit qu’il a une existence unique, mais qu’il ne perçoit pas que c’est l’Autre qui y donne vie.

L’Autre lorsqu’il est le pendule, le nuage ou le coin de ciel bleu.

 

En conséquence la contrainte exercée par un discours d’autonomie laisse supposer qu’en son nom on acquiert l’indépendance et la « liberté arbitraire ». Cette autonomie rejette le contrôle interne et, par l’impossibilité de son exercice toujours interféré par l’Autre, pousse l’individu à se sentir « agressé » dans son indépendance, et à réclamer pour les Autres l’autoritarisme répressif d’un contrôle externe dans le but de faire face aux conséquences d’une anomie issue d’une individuation trop faible.

Existence unique et désir de voir l’Autre identique à notre image, constituent un paradoxe irréalisable

Ainsi nous vivons en permanence dans cette dichotomie. Cette dernière ne semble alors ne pouvoir être surmonté que par une uniformisation négatrice de toute individuation.

Ce sont les débats dans lesquels nous sommes entrés ou vers lesquels l’on nous pousse.

Alors que l’individuation permet à l’individu de vivre en harmonie avec le groupe.

 

Donc, l’individuation reste la seule solution civilisatrice au paradoxe, tandis que l’individualisme le nourrit dans un retour aux sources animalières.

 

Nous voyons donc que l’autonomie n’est pas seulement posséder un moyen économique ; ce n’est pas seulement dire « j’existe » ; ni retirer un usage exclusivement personnel de l’acquis. C’est plutôt une intégration socialisante dans une solidarité « organico/mécanique » « capitalisatrice » des énergies et compétences, dans laquelle chacun devrait être un partenaire nanti d’une capacité « transgressive » de jugement, sans laquelle aucune évolution ne peut être accompagnée et aucune créativité ne peu naître.

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 14 Mars 2011

 

 « Toi, père de l’information, tu lui attribues une efficacité contraire à celle dont elle est capable ; car elle produira l’oubli dans les âmes en leur faisant négliger la mémoire ; confiants dans l’information, c’est du dehors, par des caractères étrangers, et non plus du dedans, du fond d’eux-mêmes, que ceux qui écoutent ou lisent chercherons à susciter leurs souvenirs ; tu as trouvé le moyen, non pas de retenir, mais de renouveler le souvenir ; et ce que tu vas procurer à tes disciples, c’est la présomption qu’ils ont la science, non la science elle-même ; car, quand ils auront beaucoup écouté et lu sans apprendre, ils se croiront très savants, et ils ne seront le plus souvent que des ignorants de commerce incommode, parce qu’ils se croiront savant sans l’être ».

 

 

Si j’ai rappelé ce discours de Socrate à Phèdre que j’ai actualisé en caractère gras, c’est pour souligner, que l’ensemble comportements humains forme un système adaptatif complexe. C’est à dire une organisation en mouvement difficile à cerner, dont la compréhension nécessite une accumulation de connaissances, qui croissent, au fur et à mesure que l’Homme répond à ses besoins et interrogations.

L’Homme n’est qu’un «animal » en stage d’apprentissage, et qu’il n’y a que notre suffisance qui nous empêche de le comprendre. C’est à dire que notre apprentissage consiste à prendre la mesure de notre capacité intellectuelle et psychique. Pour cela l’Homme doit se regarder comme il regarde les autres espèces, locataire passager de notre planète. Il ne doit pas avoir honte de n’être qu’un mammifère parmi tant d’autres.

Certes un mammifère intelligent, mais un mammifère intelligent qui s’est fabriqué pour l’instant l’arme la plus meurtrière «La Vérité», la vérité absolue, pour ne pas sombrer dans la folie, l’angoisse, la peur de l’incertitude en découvrant la conscience de «Soi ».

Une Vérité plus meurtrière que nos instincts primitifs, mais il est plus facile de le comprendre aujourd’hui.

 

Même si nous retenons l’idée que l’homme a été créé par le divin ou qu’il est venu d’ailleurs, la communication avec le divin ou «l’ailleurs » doit être difficile ou incompréhensible, pour que ses prophètes inspirés du divin ou ses théoriciens de «l’ailleurs » aient traduit et dicté tant de «Vérité » qui assassinent ?

 

Ainsi, l’Homme devra se débarrasser de la vérité absolue, comme Newton nous a délivrés de l’idée de position absolue dans l’espace et Einstein du temps absolu, cela pour mieux comprendre ce que ces absolus nous empêchaient de voir.

C’est à dire que les vérités absolues sont comme des verrous qui ferment des portes et empêchent d’aller au-delà. La vérité absolue, c’est aussi celle que détiennent les psychiques clos attachés, aux modèles théoriques comptables, aux « dominants systémiques », aux dogmes, au-delà de leurs constructions nécessaires, incapables de se corréler, de se réformer. De sorte qu’ayant refoulé l’animal dans son cerveau primitif, il développe ce qui fait sa fragilité pour survivre et sa force pour évoluer, son intelligence.

Ceci en gardant à l’esprit, que les mathématiques qui ont fait sauter tant de verrous, ne pouvant calculer de nombres infinis, il y a forcément un point où tout cela s’effondre ; et également tout raisonnement a un point où tout s’effondre, un point ou il y a une place aussi pour ceux qui ont besoin d’une « Vérité », une place où l’on peut mettre un Dieu, un abri où l’homme peut reposer sa vigilance et poser ses secrets.

 

De telle manière que l’animal que nous sommes qui a besoin de vérité, et qui se croit, civilisé parce qu’il se dit « bonjour », ne s’ouvre aux autres que de manière hégémonique, et il laisse le travail de corrélation, d’acculturation au « temps », parce qu’il n’a pas de contrôle sur lui.

 

Dans ce système adaptatif complexe qu’est notre monde, ce qui est le plus intéressant à mes yeux et de savoir comment y intégrer le développement de l’intelligence comme source de revenu direct, en clair rémunérer les hommes pour apprendre.

 

Certaines formes de financements existent actuellement suivant les États : les prestations versées par les allocations familiales, le versement de bourses, la rémunération de stages professionnels etc. Dans l’organisation codifiée par la comptabilité nationale, les sommes dépensées à cet effet, suivant leurs provenances, sont qualifiées de charges, d’investissements ou de dépenses ; et cette codification n’est pas plus absolue, que ne l’est notre place dans l’espace.

Enfin nous pouvons observer que l’enseignement est d’autant mieux perçu que ceux qui le reçoivent y trouvent une utilité immédiate ; mais nous pouvons aussi observer qu’il n’a pas suffit à éradiquer la violence et la pauvreté ; certainement peut être parce que les personnes de ces milieux difficiles font le lien direct et immédiat, entre ce que leur apporte l’enseignement et son inutilité pour les sortir de leurs situations présentes. S’ils percevaient une rémunération pour apprendre, il en irait peut-être autrement du moins pour une partie d’entre eux.

 

Il y a donc une place pour l’imagination pour s’interroger du dedans. Je peux même dire qu’il n’y a que cela, mais à une condition, que nous libérions du temps pour cela, avec un espace de réflexion dans ce champ clos qu’est notre cerveau.

Tout ceci commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s’écroule, Il est donc nécessaire de comprendre que quelqu’un qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car il est déjà mort. En fait c’est un mort vivant qui ne pourra plus rien apporter au monde, hormis sa destruction, car pour vivre il ne peut développer que la mort qu’il porte.

Nous comprenons alors le danger de la pensé unique et l’utilisation de « caractères étrangers » que sont les médias dont leur fonction se borne à rappeler des souvenirs et empêcher de s’interroger, car ils font plus de l’information qu’un commerce incommode.

Ils n’aident plus à s’informer, mais vendent de l’émotion et du spectacle pour obtenir de l’audimat, comme un parfumeur vend de l’érotisme pour placer son parfum. Ce ne sont plus des médias d’information mais des Buzzeurs.

 

Note, chaque fois qu’un Etre se trouve en situation de réflexe de survie, c’est le cerveau primitif qui intervient sans contrôle du cerveau cognitif. Ensuite des scientifiques estiment que l’évolution de notre boîte crânienne a entraîné, une naissance prématurée qui expliquerait qu’un enfant, contrairement à l’exemple des autres mammifères, ne survivrait pas sans aide prolongé, et que sa construction se prolonge en dehors de la protection utérine.

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 13 Mars 2011

Quand j’écoute les commentateurs et les médias, je lis les articles et commentaires j’ai l’impression de ne pas regarder le même monde. J’ai souvent l’impression que beaucoup de faiseurs d’opinions construisent des pièces de théâtre toujours dramatiques.

VOIR EN LIGNE :
Texte

  Nous vivons dans une économie capitaliste depuis l’avènement de l’industrialisation, et l’histoire des événements que nous avons compilés nous expliquent clairement que les possédants n’ont, sauf charité, jamais redistribué sans y être obligés. Ce n’est pas insultant que de faire état de cette réalité des comportements humains.

Si les tenants du capitalisme continuent de nous expliquer que c’est grâce à eux qu’a pu se développer la prospérité de nos peuples, la réalité de la mondialisation qui s’accompagne du triomphe du capitalisme dans les nouveaux pays nous en donne une preuve inverse.

 Vivant donc dans un pays capitaliste nous perpétuons par notre réglementation économique sa prégnance et avons même, en reconnaissant la loi du marché réduit le rôle de l’ÉTAT, même s’il intervient toujours, mais il ne dispose plus de la puissance que donne la capacité d’émettre de la monnaie.

Faire donc ce constat c’est admettre que la majorité (y compris ceux qui sont clairement opposés au libéralisme) de la population vit suivant des principes capitalistes et est devenue favorable à la loi du marché du moins jusqu’à ce retour de manivelle du libéralisme (la crise financière) qui peut-être modifiera un temps soit peu la donne, mais pas dans le fond.

Ainsi s’opposer actuellement au système dominant sans avoir un projet de société comme le fut en son temps le communisme, rend impossible la gouvernance du pays et laisse obligatoirement ses pourfendeurs dans l’opposition jusqu’à ce que se dégage de nos intrications un projet fiable nourrissant une nouvelle espérance.

Nous avons vu nettement avec l’accession au pouvoir des socialistes en 82 que les comportements de consommation capitaliste et libérale des français ont eu raison de sa philosophie socialisante.

L’on ne transforme pas le capitalisme sans transformer les comportements qui le renforcent. Ce n’est donc pas en changeant de leader que l’on peut socialiser le capitalisme si je puis m’exprimer ainsi, mais en ayant un projet de culture sociétale (elle est en marche par la force des choses et non de par la volonté des hommes, mais cela sera long).

Avec le développement de la social-utopie grâce à des intellectuels sont nées des aspirations qui en donnant corps à une classe ont permis à ceux qui la composaient d’établir un rapport de force avec le capitalisme et le contraindre à la redistribution même si ce capitalisme par ses acteurs a su en tirer le meilleur profits par le consumérisme et le crédit, dont aucun citoyen aujourd’hui ne saurait se passer.

Si nous avons encore dans notre pays ce que nous appelons l’exception française, c’est que les conquêtes sociales et la solidarité sont encore maintenues par des institutions sociales (syndicats) et une culture socialisante dans le principe, de citoyens d’après guerre qui ont formé le gros des troupes de la Gauche, et qui, si certains l’on quittée, restent attachés aux systèmes de solidarité (SS, mutuelle, caisse de retraite) que les libéraux voudraient voir se fondre dans un système d’assurance concurrentiel.

Il y a donc un paradoxe entre des citoyens dans leur majorité aux comportements je vais dire libéral capitaliste et leurs attachements à des acquis socialisants.

La fin du communisme soviétique a mis un terme au débat d’idéologie politique qui c’est focalisé exclusivement sur les luttes de pouvoir des uns et des autres, donnant un large écho aux thématiques populaires et à la recherche du chef suprême salvateur, et à la quasi idéalisation de l’Entreprise au point que certain expliquaient que l’ÉTAT devaient se conduire comme tel. Ainsi s’entretenait une confusion entre entreprise et capitalisme au point que qui conteste le capitalisme se voit attribué la contestation de l’entreprise.

Or l’entreprise n’est qu’un lieu où se réalise le travail productif tandis que l’exploitation des individus en son sein est organisée par des lois et règlements que font et qu’appliquent des hommes.

Dans l’ensemble de cette situation le PS a suivi une évolution qui l’a conduit au pouvoir sans être en mesure de s’opposer au capitalisme dont il est devenu par réalisme un « protecteur » en essayant de le contraindre à quelques mesures de redistributions devant la quasi disparition du rapport de force en faveur de la classe la plus exploitée qui s’est fortement désyndicalisée (pour un ensemble de raisons qui seraient trop longues à développer).

Le PS continuerait paisiblement s’il n’y avait eu le paradoxe du vote de la constitution où la majorité des Français qui sont « libéral-capitalistes » votent contre une constitution libérale, alors qu’ils élisent majoritairement des assemblées et des présidents qui s’y réfèrent, et ainsi les militants du PS devenus « libéraux » votent majoritairement pour cette constitution qui institutionnalisait la loi du marché.

A cette occasion les nonistes se font entendre au sein du PS et débute l’épopée qui se poursuit aujourd’hui. Ce vote négatif de la constitution fait espérer un renouveau de la Gauche socialisante qui essaie d’imposer ses orientations à la candidate aux élections présidentielles, qui elle considère qu’elles sont la cause de son échec. Et sur cet échec au présidentielle se met en tête de conquérir la direction du PS pour prolonger l’espoir de changement qu’elle a fait naître. Nous sommes là dans le discours rhétorique car sur le fond rien n’a changé, nous nous comportons toujours comme des « libéral-capitalistes », si ce n’est que le président élu prépare l’adaptation de la société à la compétition des salaires et niveaux de vie découlant de la mondialisation.

Nouvelle donne, la crise vient bousculer les prévisions de la candidate, car cette déconfiture, passagère des vertus du libéralisme, redonne un coup de fouet aux valeurs socialisantes et alors commence au PS le positionnement des tendances qui détermineront le futur rang des présidentiables.

L’espoir qu’a fait naître cette crise d’un renouveau de la gauche ne pourra pas conduire ses acteurs aux commandes de l’ÉTAT. Parce qu’ils n’ont pas de projet Socialisant opposable au capitalisme et en auraient ils un qu’une fois au commande ceux qui les auraient élus ne les suivraient pas car ils seraient toujours acteurs de comportements « libéral-capitalistes ». C’est pour cette raison que sans débat d’idéologie de longue durée la Gauche ne pourra occuper qu’un statut d’opposition profitable en réactualisant un rapport de force dans le présent.

Reste aux autres socialistes à se positionner clairement pour ce qu’ils sont, des libéraux capitalistiques qui veulent faire faire du social au capitalisme sans le réformer, comme si l’exemple des subprimes n’était pas édifiant de cette impossibilité.

Alors l’on peut les mettre au centre, mais pas au centre gauche car en se moment dans la rhétorique le président est le centre gauche à lui tout seul.

Ainsi souvent nous oublions ce qu’est la réalité de nos comportement qui conditionnent notre existence pour tenir des discours d’à propos et parfois relayer seulement les faiseurs d’opinion au point que nous en arrivons à nous plaindre d’un processus démocratique du PS qui donne lieu à des railleries, alors que la compétition est partout dans notre monde et l’on trouve déplacé celle que se livrent des postulants à un poste de dirigeant pour un futur présidentiable. Cela en dit long sur l’évolution de l’image que nous pouvons avoir de la démocratie qui de plus en plus s’apparente pour certain à la désignation d’un dominant ce qui nous conduira inévitablement vers la dictature avec l’aval du peuple.

La lutte pour la dominance est inscrite dans nos gènes il n’y a donc aucune honte à en parler sauf que nous avons estimé à un moment de notre histoire que les dominés avaient aussi le droit à la parole et au respect en tant qu’humain, ce fut un pas important vers l’hominisation, et aujourd’hui il nous faut presque accepter devant la complexité de notre monde un retour vers la dictature des plus forts et la recherche du chef père du peuple.

C’est une bonne chose que le PS se querelle car la situation intérieure de ce parti le justifie et c’est aux militants de trancher quitte à se séparer s’ils ne peuvent plus vivre ensemble, mais certainement pas à demander à la justice de trancher leur différend.

Je comprends aussi que les français sont de plus en plus habitués à fermer leurs gueules, la fermer dans l’entreprise, la fermer dans la rue, et maintenant la fermer sur le net pour insurrection d’opinion, alors quand certains se querellent comme au PS cela fait désordre. Mais il faut bien reconnaître que le phénomène anormal est que les français la ferment.

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 13 Mars 2011

 

Je soutien Mélenchon dans sa volonté "réunificatrice". Je vais m’en expliquer brièvement.
Depuis 1989 le monde politique à vu la victoire du capitalisme, caché sous le vocable emblématique de libéralisme, ce qui me fait écrire souvent que je suis opposant au "libéralisme capitalistique", car je suis un libéral qui reconnait à chacun le droit d’entreprendre, de rester propriétaire de son investissement, mais s’il doit se faire aider pour atteindre son but, ceux qui l’aident doivent rester propriétaire du fruit de leur participation.

Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.

Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.

Nous franchissons donc là  un pas vers la civilisation de l’économie, un pas qu’avait initié De Gaule avec la participation, non comme un pas civisilationnelle mais comme une régulation des profits.
Nous changerions alors de relation économique par rapport, à celle d’aujourd’hui qui repose sur un rapport de dominant à dominé dont ce dernier accepte, et réclame cette contrainte volontaire que l’on appelle le salariat. cette relation permet aux possédant de transformer le travail de ceux qui l’aident, dans la réalisation d’un projet de production, en capital qu’il s’approprie légalement dans une acceptation reposant sur la base de rapport instinctifs animalier que nous avons modélisé par toutes nos théories économiques et comptables.

Nous croyons par elles avoir museler nos instincts alors que par le capitalisme nous les avons exacerbé, justifiant en cela que le possédant domine comme s’il s’agissait d’un pas en avant vers la civilisation de nos relations économiques, alors qu’il ne s’agissait que d’un changement de paradigme introduit par le christianisme qui limitait les possédants aux droit des naisses pour faire court, se devant d’être charitable.


L’opposition au capitalisme vers une recherche d’équité à donné le socialisme avec ses différentes variantes, et une tentative de moralisation de la vie économique par toutes les législations qui en sont sorties démontrant à contrario l’immoralité du système capitaliste justifié par l’appropriation du concept du libéralisme par les seuls possédant soumettant à ses conditions de compétition "sauvage" ceux qui travaillaient à leurs services, et que le libéralisme historique ne visaient pas.
La chute du mur de Berlin a valorisé cette représentation du libéralisme, qui démontre aujourd’hui ce que nous savions de son développement par l’analyse de notre histoire sociale.

Nous savions qu’il justifiait la concentration des moyens financiers, économiques, et du pouvoir politique qui en découle en oligarchie ou ploutocratie, donnant naissance à la contestation par le socialisme qui en découla par l’émancipation des travailleurs avec ces deux branches, révolutionnaire et réformiste.

La disparition de l’idéologie communiste, et de sa représentation dogmatique par certains états, a libéré le comportement hégémonique du "libéralisme capitalistique", jusqu’à la reconnaissance par le PS de sa suprématie par l’acceptation de la loi du marché, qui cache non pas le libéralisme dont il se prévaut, mais la loi des plus forts, soit le capitalisme organisé en société anonyme morale fondatrice d’un mode de vie

Le PS concrétisa sa transformation en parti social démocrate se donnant pour volonté la gestion de cette relation économique victorieuse, avec ses paradoxes, car chez lui cohabite des fidèles du socialisme historique réformistes et les nouveaux gestionnaires de la "financiarisation" de la vie, dont certains dénoncent les méfaits aujourd’hui.

Situation qu’ils ont en commun avec la droite l’UMP qui a suivit un parcours similaire car ceux qui étaient favorables à la régulation des excès du "libéralisme capitalistique (les keynésiens) ont perdu la partie au bénéfice de ceux qui étaient partisan de la "financiarisation" de la vie.

Dans ce schéma les autres partis ont été réduits à des portions congrues, pour la gauche, ce sont le NPA, le MPTT, les Communistes. Ce sont ceux que j’appelle les restes du mur de Berlin, rien de péjoratif en cela, comme à droite il y a les restes de la régulation Keynésienne.

Avec ces vestiges du socialisme, et un socialisme inféodé dans le PS à la logique de la loi du marché par la pensé social démocratie, les perspectives semblaient bouché, jusqu’à ce que Mélenchon fonde le parti de gauche, et se lance dans une refondation des vestiges de la gauche historique.
C’est cette action que je soutiens, mais avec une ambition qui dépasse de loin celle que beaucoup attendent de ce parti de gauche.
Pour le moment, il est accolé aux réalités actuelles de l’existence car il se doit de prospérer et offrir des espérances, mais il pose dans celles-ci quelques marques d’un futur qui va s’écarter du communisme, car le communisme est mort et il ne sert à rien de le ressusciter.


Ceci ne signifie pas que l’analyse marxiste du capitalisme soit fausse, mais elle doit s’ajuster à aujourd’hui, il faut en reconstituer une autre idéologie ou utopie en rapport avec notre monde qui par la technologie est devenu ultra rapide, universaliste (mondialisation, globalisation), qui par cette même technologie est devenu polluant, destructeur et suicidaire face à l’augmentation de la population engendré par le bien être, issus de la compétition politique et sociale capitalisme/socialisme, que chaque pays réclame et qui ne pourra pas être satisfaite.
Il y a donc une autre évolution "civilisationnelle" à mettre en route, et je pense qu’il en a la capacité, pour cela il faudra qu’il refonde tous les restes de la gauche, quitte à changer d’acronyme.

 Alors ceux qui vivent les affres de leur attachement paradoxal au socialisme historique dans le PS pourront le rejoindre, et ceux qui dans UMP vivent leur paradoxe keynésien pourront aussi se regrouper dans une social démocratie régulatrice des excès du "libéralisme capitalistique" (la moralisation du capitalisme) tandis que Mélenchon essaiera de définir un nouvel avenir au delà du capitalisme égoïste.
Il faut comprendre que si le capital peut être un outil nécessaire, il n’est écrit nulle part qu’il n’est efficace que dans les mains de quelques uns, mais surtout c’est envisager une autre forme de croissance qui est à inventer en la retirant, en la faisant émerger de nos difficultés, et dans ce domaine les verts ont toute leur place. Nous pouvons donc penser si nous ne sommes pas trop mauvais (ce qui n’est pas le cas actuellement) que nos difficultés engendreront des révoltes qui réorganiseront nos comportement et déterminerons de nouveaux modèles théoriques autre que la refondation du paradigme du dominant animalier, même s’il ne nous abandonnera jamais (les taoïstes l’appellent le vieil homme qui nous habite), que sont le capitalisme et son corolaire la loi du marché qui se sont appropriés le libéralisme pour justifier de leur hégémonie..


Je crois que 2012 va être un tournant, si DSK est élu à la présidentielle il y aura une scission dans le PS car les miracles ne se produisent pas à l’Elysée mais à Lourdes, et les primaires démontrent toutes les divergences de pensé qui ne cohabiteront pas avec un parlement aux ordres.

Si Sarkozy est élu l’on fera un pas de plus vers le renforcement d’une dictature molle.

Quand à Mélenchon je ne vois pas son action se concrétiser par la conquête du pouvoir, il demeurerait, comme tout autre, prisonnier de ceux qui détiennent le pouvoir économique et financier, et les difficultés pour affronter ceux-ci  seraient telles que ceux mêmes qui l’auraient élu l’abandonneraient, pour une raison simple, chacun ne réclame que du travail afin d’obtenir un revenu pour consommer un peu plus, c’est à dire accroitre les problèmes qui sont issus de cette seule vision consumériste du monde, et comme la notion de classe à disparu au profit de l’individualisme, presque tous quitteraient le bateau. Nous avons déjà eu cet exemple avec la gauche en 1983.

Ceci est la conséquence de l’abandon du débat d’idée pour la recherche de l’homme salvateur qui s’occupe du quotidien des français (l’infantilisation) auquel à conduit la présidentialisation de notre politique, ancré par l’inversion du calendrier électoral, alors que les français peuvent peser sur les choix politiques par leur représentation parlementaire.

Nous avons donc besoin d’un parti qui lise et traduise le présent dans la perspective d’un futur plus civilisateur de nos relations économiques qui n‘ont pour tout horizon qu’un affrontement pour le partage des richesses.

La politique à abandonné l’idéologie pour le pragmatisme financier, et très vite le dogme de la loi du marché démontré sa dictature en annihilant la liberté de penser autrement, mais surtout en entretenant une fracture intellectuelle, dans un monde où le savoir se multiplie à la vitesse des découvertes et des  technologies alors que l’enseignement pour la plupart des français s’arrêtent avec leur scolarité qui ne leur donne plus les moyens de lire le monde.

Tenu de s’informer politiquement (88% par la télé) sur des médias médiocres qui ne véhiculent que des polémiques et des ragots, ils s’éloignent de ce qui devrait les rapprocher comme en témoigne cette enquête d’opinion.

69% des français se méfient des autres.

29% des français ont confiance en leur président,

31% en leur député européen

38% en leur député (parlement)

43% en leur conseil général

52% en leur maire.

Cela s’appelle un replie sur soi, car il faut attendre le niveau le plus étroit pour dépasser les 50%.

 

83% des français pensent que les hommes politiques ne se préoccupent pas des gens comme eux.

57% pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien

56% n’ont confiance ni dans la gauche ni dans la droite

 

C’est pire pour les organisations sociales économiques

13% ont confiance dans les partis politiques 81% s’en méfient

20% ont confiance dans les banques 74% s’en méfient

22% ont confiance dans le G20 72% s’en méfient

27% ont confiance dans les médias 67% s’en méfient

29% ont confiance dans l’OMC 65% s’en méfient

33% ont confiance dans les syndicats 61% s’en méfient

37% ont confiance dans les grandes entreprises privés 57% s’en méfient

40% ont confiance dans l’Union Européenne 54% s’en méfient

43% ont confiance dans les grandes entreprises publiques 51% s’en méfient

64% ont confiance en leur police 30% s’en méfient

78% ont confiance dans les hôpitaux 16% s’en méfient.

Nous voyons dans ce champ d’opinions que c’est la peur et la crainte qui prédomine.

 

27% des français sont pour l’ouverture au monde, 40% estime qu’aujourd’hui l’on doit s’en protéger, 32% ni l’un ni l’autre.

 

96% sont pour la réforme du capitalisme

69% estiment que leurs enfants auront moins de chance de s’en sortir

29% estime qu’il y a plus de corruption, 64% autant mais l’on n’en parle plus, 6% moins.

74% ont de la méfiance envers la politique au sens générique.

59% estime qu’il y a trop d’immigré en France.

 


 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 9 Mars 2011

 

Un sondage et voila la sphère politique en émoi, certes ce n’est pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de la levé du voile de l’hypocrisie.

Je suis un des rares, d’avoir déclaré depuis 1999 le glissement vers des comportements fascisant. Pour m’en être expliqué souvent, il ne faut y trouver  pas chez moi une notion péjorative vexatoire envers qui que ce soit, mais bien le constat de la mise en application de caractéristiques du fascisme. Par exemple la recherche d’un chef charismatique, le replie identitaire, le nationalisme, la remise en cause du libre échange, le contrôle de l’opposition, le contrôle de la vie civile, le contrôle du parlementarisme, l’opposition au capitalisme, au socialisme, l’embrigadement des masses (manipulation).

Cet ensemble de critères s’apprécient difficilements, car il faut placer une limite entre la nécessaire  organisation de la liberté de chacun et le contrôle autocrate.

Pourtant les deux points qui sont essentiels pour y arriver sont : la désignation de boucs émissaires et la détermination d’un ennemi de l’intérieur.

Ce sont les deux éléments qui se nourricent des processus inégalitaires, et poussent les masses à se trouver des responsables à leurs maux, voie dans laquelle c'est spécialisé notre président depuis son élection. Sa stratégie et que quoi qui se passe il désigne des responsables pour apaiser les craintes ou satisfaire le besoin de « vengeance », de récrimination, de mesquinerie, de jalousie etc.

Etant dans l’incapacité de maitriser le développement des inégalités, leurs accroissements, que nous vérifions par ce que nous appelons les fractures, sociales, intellectuelles, communautaires, entretiennent par un phénomène d’inter réaction la recherche permanente de responsables jusqu’au point culminant de « catharsis » dans lequel nous sommes entrés.

 

Je rappelle avoir écrit la défiance des français en 2010 dans  un article le capitalisme en question. http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=68577.

Où n’en sommes-nous en 2011, guère mieux.

 

69% des français se méfient des autres.

29% des français ont confiance en leur président,

31% en leur député européen

38% en leur député (parlement)

43% en leur conseil général

52% en leur maire.

Cela s’appelle un replie sur soi, car il faut attendre le niveau le plus étroit pour dépasser les 50%.

 

83% des français pensent que les hommes politiques ne se préoccupent pas des gens comme eux.

57% pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien

56% n’ont confiance ni dans la gauche ni dans la droite

 

C’est pire pour les organisations sociales économiques

13% ont confiance dans les partis politiques 81% s’en méfient

20% ont confiance dans les banques 74% s’en méfient

22% ont confiance dans le G20 72% s’en méfient

27% ont confiance dans les médias 67% s’en méfient

29% ont confiance dans l’OMC 65% s’en méfient

33% ont confiance dans les syndicats 61% s’en méfient

37% ont confiance dans les grandes entreprises privés 57% s’en méfient

40% ont confiance dans l’Union Européenne 54% s’en méfient

43% ont confiance dans les grandes entreprises publiques 51% s’en méfient

64% ont confiance en leur police 30% s’en méfient

78% ont confiance dans les hôpitaux 16% s’en méfient.

Nous voyons dans ce champ d’opinions que c’est la peur et la crainte qui prédomine.

 

27% des français sont pour l’ouverture au monde, 40% estime qu’aujourd’hui l’on doit s’en protéger, 32% ni l’un ni l’autre.

 

96% sont pour la réforme du capitalisme

69% estiment que leurs enfants auront moins de chance de s’en sortir

29% estime qu’il y a plus de corruption, 64% autant mais l’on n’en parle plus, 6% moins.

74% ont de la méfiance envers la politique au sens générique.

59% estime qu’il y a trop d’immigré en France.

 

Je vous laisse le soin d’apprécier les opinions qui renforcent la marche en avant vers le fascisme.

 

J’aurais souhaité que l’information concernant cet état dramatique de perte de confiance des français, fasse plutôt la une que le dérisoire score du FN, car avec une telle situation le FN devrait être élu au premier tour.

Mais voila, cette étude d’opinions démontre qu’il est placé par les français au même rang que les autres, et qu’en définitive tout le débat autour de ce sondage n’est que du Buzz médiatique, ou de la stratégie politique, mais indique assurément une chose, c’est que le sondage dans son extrapolation par les correctifs est faux, sans pour autant évacuer le risque, à le répéter,  qu’il fasse franchir à certains le pas qu’ils n’auraient pas fait. Ce fameux seuil invisible qui fait que les opinions basculent.

 

Et pendant que nous dissertons du futile, car le glissement vers la fascisation aura lieu avec ou sans le FN, les prix du pétrole augmentent; et de manière tout à fait indigne, mais caractéristique de ce gouvernement, Madame Lagarde désigne comme responsable de l'augmentation du prix de l’essence les pompistes, boucs émissaires tout désigné.

Pourtant la production de la Lybies ne représente que1 578 000 millions de barils jour sur les 69 930 000 millions de barils jour de tous les producteurs, où est donc la raison pour que les marchés aient peurs, où est la raison  pour que nous payions plus cher ce produit à la pompe.

Où est notre président grand chantre de la régulation du marché, il a là l'occasion de joindre le geste à la parole, car il ne faut pas oublier que plus de 70% de nos produit sont issus du pétrole, et que ce n’est pas seulement l’augmentation à la pompes que nous paierons, et là, quels boucs émissaires ce gouvernement va nous désigner ?

En fait si j’ai compris nous sommes de beaux Dindons, et une fois de plus l’on nous a gavés de farce, pendant que l’on se distrait sur des faits divers et des sondages de diversion d’autres se remplissent les poches, et nous fermons nos gueules.

Et comment ne pas trouver normal que 67% des français se méfient des médias. Lien de l’enquête d’opinion. CEVIPOF / CNRS

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 21 Février 2011

 

 

L’info journellement draine inexorablement ces faits divers, un rendez vous émotionnel et compassionnel dont les dérives s’entrevoient de plus en plus, sans que les médias n’y apportent la moindre rectification. Toujours fidèles au buzz ils ne traitent que de ce qui peut faire réagir la population, indifférents des conséquences qui peuvent en découler.

 

Deux nouvelles info ont traité de fait divers, l’un sur la libération des prévenus appréhendés en possession de cocaïne, l’autre et l’affaire du Quick d’Avignon.

 

Dans le premier les journaux rapportent que pour cause d’audience tardive ayant dépassé les 6H, les prévenus ont été relâché après que le juge des libertés aient refusé de prolonger de 24h l’incarcération, à la demande de qui ? Nous ne le savons pas, mais cela ne peut être le procureur  du parquet de Draguignan.

 

Si les trois prévenus sont passés en comparution immédiate, cela signifie que la garde à vue c’est terminée sur la constitution d’éléments probants qui ont obtenus l’accord du procureur pour passer en comparution immédiate, mais aucun journaux de nous informes des éléments pris en compte par le procureur. Donc seule notre suggestion comble ce vide.

La situation après la clôture de l’audience est la suivante.

Impossibilité de prolonger une garde à vue, donc passage obligé devant le juge des libertés pour demander une incarcération préventive pour les motifs définies par la loi.

La détention préventive qui se situe pourtant dans la phase préjuridictionnelle respecte une procédure complexe qui fait intervenir l’Officier du Ministère Public et le juge de la détention.

Les conditions examinées sont les suivantes

  1. Conserver les preuves et les indices matériels ou empêcher, soit une pression sur les témoins ou les victimes, soit une concentration frauduleuse entre inculpés, coauteurs ou complices.
  2. Préserver l’ordre public du trouble actuel causé par l’infraction ;
  3. Protéger l’inculpé ;
  4. Mettre fin à l’infraction ou prévenir son renouvellement ;
  5. Garantir le maintien de l’inculpé à la disposition de la justice.

C’est donc après avoir examiné ces points que le juge n’a pas prononcé la détention préventive.

La presse nous rapporte que le syndicat des officiers Synergie, connu d’obédience de droite, à estimé que la nationalité étrangère des prévenus imposaient leur mise en détention provisoire. C’est leur libre interprétation, basé sur une suggestion et non sur les débats qui ont opposé les prévenus et le juge, jetant une appréciation spécieuse, nous arrêtons les délinquants les juges les relâches

Sur le risque de se soustraire à la justice, le fait d’être étranger n’est pas plus aggravant que celui d’être métropolitain, d’autant plus, que pour ceux qui en profitent pour prendre le large, existe un ensemble de procédures internationales pour les retrouver.

C’est donc bien gratuitement que ce syndicat a crié haut et fort qu’il y avait un « disfonctionnement de la justice », et dans les commentaires figurants au bas des articles des journaux qui avaient relaté cette info, la plus grande majorité s’indignait de cette libération.

Nous en arrivons ainsi par une désinformation médiatique, a faire désirer de la part de certains citoyens des pratiques de justices qui relèvent plus de la dictature que du respect des droits de l’homme, mais le plus grave, c’est que chacun, d’eux, se pense bien fondé dans son indignation ignorante des procédures.

 Cette affaire n’est pas plus grave que des milliers d’autres, mais du fait qu’elle fait la une elle le devient. Je ne dirais pas qu’il y a des dessous politique car je n’en ai pas la preuve, mais les officiers de polices qui connaissent la loi bien mieux que moi, ont fait cette déclaration en toutes connaissances de cause pour nuire aux juges, et ancrer dans l’esprit des citoyens une pratique dictatoriale (comme en Tunisie, Egypte et ailleurs) qu’une arrestation entraine de fait un enfermement, alors que celui-ci en droit n’intervient qu’après le jugement ou sur l’appréciation du juge des libertés.

Si l’indignation des citoyens repose souvent sur l’ignorance des procédures ou des réflexes émotionnels, tel n’est pas le cas des professionnels de police et la connivence des médias qui se font de l’argent sur ces affaires, ne cherchent même pas à donner des éléments éclairants et détournent l’attention d’autres événements bien plus importants que le quotidien de la police et de la justice.

 

La deuxième affaire concerne ce jeune garçon décédé à la suite d’un vomissement et chez lequel il à été découvert des staphylocoques dorés dans l’estomac, tandis qu’une enquête à établie que sur le sol et chez des salariés du Quick ont été également découvert de tel staphylocoques.

La décision du parquet à été d’ouvrir une plainte pour homicide involontaire.

Il va de soit que de ces événements  listés et rapportés par la presse il en ressort que chacun de nous va faire le lien de cause à effet sans autres interrogation.

Souvent nous rencontrons ce type de situation sur laquelle nous portons notre jugement suggestif sur la base de brides d’informations, dont par la suite nous n’en connaissons rarement la conclusion. Ainsi nous restons de fait sur un jugement personnel erroné que nous transposerons au fil des conversations comme un élément d’expérience, sans imaginer qu’il puisse être faux.

Mais qu’en est-il de ces petites bêtes dorées.

Les staphylocoques sont présents partout dans l'environnement : l'air, l'eau mais aussi sur notre peau et nos muqueuses. Il aime particulièrement les cavités du nez, la gorge, le pharynx et les zones humides comme les aisselles et le périnée. On estime que trois personnes sur dix sont porteurs sains de la bactérie, donc sans développer de maladie.

Mais le staphylocoque doré reste potentiellement très dangereux car il produit des toxines nocives pour plusieurs organes. Les infections les plus fréquentes sont celles de la peau, comme les panaris ou les furoncles, et les infections alimentaires.

http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/staphylocoque-dore-4351.html

Voilà donc du travail pour les enquêteurs établir que le staphylocoque trouvé dans l’estomac du jeune garçon provient bien du Quick, autant vous dire dés à présent que le Quick sera relaxé, mais cela nous ne le serons pas, et pour le moment la rumeur poursuivra son œuvre.

Est-ce si difficile que cela de consulter le net pour avoir des informations sérieuses, il semble que pour les journalistes le temps est si urgent qu’ils ne vérifient rien, indifférent à la désinformation à laquelle ils donneront cours.

Le parquet n’en n’est pas moins exempt de critique, ce n’est pas rien d’incriminer un tiers d’homicide involontaire, sur la base de ce résultat car nous pouvons imaginer qu’il y a pu y avoir un certain nombre de clients qui ont semé malgré eux ses jolies petites bêtes sur qui sait quoi.

Nous nous pencherions sur toutes les infos, nous y trouverions la légèreté de leur traitement, mais les conséquences n’en sont pas nulles, car elles contribuent à former l’opinion publique, et dans des cas aussi important que ceux concernant la sécurité et la liberté des français, ils ne devraient pas se le permettre.

Je doute qu’un jour nous puissions retrouver une information digne de ce nom. Les journaux est autres médias sont dans la concurrences de l’urgence sur les mêmes thèmes à qui en traitera le plus le plus rapidement. Alors ce sera peut-être à nous citoyens qui nous informons à + de 88% auprès d’eux d’aller chercher chaque fois le complément utile à notre réflexion, dire que nous ne leur faisons pas confiance de suffit pas à inverser les maux de la suggestion et de la rumeur.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 17 Février 2011

 

 

Il l’avait dit il la fait. Il avait dit qu’il sanctionnerait les responsabilités dans l’affaire du meurtre de Laetitia, sous entendu les manquements en causes dans la mort de cette jeune fille.

 Le président de la République avait promis des "sanctions" pour les "fautes" et "dysfonctionnements" ayant permis, selon lui, la remise en liberté sans suivi de Tony Meilhon, un délinquant multirécidiviste, principal suspect du meurtre de la jeune fille de Pornic.

C’est donc le directeur interrégional des services pénitentiaires (DISP) de Rennes, responsable du drame de cette famille, quand il les recevra je doute qu’ils soient convaincus de cela. Si par la plus grande des émotions ils acceptent cette version, il y a lieu de s’interroger du le délire dans lequel nous franchissons un pas de plus.

 

Il ne s’agit pas de mettre en cause cette famille, mais l’action de notre président qui a fini par trouver une roue de la charrette judiciaire à dénoncer, sans aucun égard pour cette personne, dont l’enquête ne dit pas qu’elle est responsable de l’absence de suivit du prévenu, mais d’un ensemble de problèmes.

Selon M. Mercier: problèmes de "liaison" entre milieu fermé et milieu ouvert, "mauvaise utilisation des moyens informatiques", "choix inadaptés sur l'affectation des moyens", "charges de travail lourdes"...

Les inspecteurs relevaient aussi que les conclusions d'un audit mené sur ce SPIP, transmises en septembre 2010 à la direction interrégionale des services pénitentiaires, n'avaient pas été prises en compte.

Si quelqu’un arrive à faire le lien avec le prévenu qu’il me fasse un signe pour me dire où je suis passé à côté.

 

Nous sommes en plein usage de la rumeur, rumeur développé par notre président, il va falloir le surnommer le scénariste, comme son presque homologue mexicain qui avait scénarisé la reconstitution de l’affaire Casser, secrétaire général à la sécurité actuellement, surnommé le « scénariste ».

Souvent je lis çà et là que notre président parle en état d’urgence, et qu’il faudrait presque l’en excuser.il serait temps de comprendre que c’est  justement contraire,il parle sciemment et en toute connaissance de cause.

C’est donc sciemment qu’il à développé cette rumeur d’une faute dont la conséquence sous entendu, de là la rumeur, aurait été le fil conducteur de la mort de cette jeune fille, car c’était cela qu’il fallait que la population retienne.

 

Quelle circonstance auraient été une cause légitime d’un manquement ayant débouché sur la mort de cette jeune fille.

1°) le fait pour un agent de ce service de savoir que le prévenu préparer une agression contre une personne, il ne s’agit pas seulement de savoir, mais de disposer d’éléments factuels qui le démontrent.

Sinon tous ceux qui chantent en fin d’assemblée ou  rassemblement « c’est la lutte finale », il faudrait les appréhender.

2°) le fait de savoir qu’une personne déclare vouloir en tuer une autre, ne constitue pas un motif valable d’appréhension d’un citoyen, il faut que la menace repose sur des éléments probants, comme pour le banditisme et le terrorisme.

Pour appréhender un citoyen il faut des preuves comme quoi il va commettre une infraction, si son passé peu être un élément de suspicion, il ne peut être un élément probant d’un passage à l’acte.

Nous pouvons comprendre que sous l’émotion une partie de la population n’est cure de ces considérations légales, mais à ce jour la police et la justice y sont tenus.

Ce qui est moins normal, c’est qu’il semble qu'elles importent peu à notre président, (qui ne peut les ignorer s’il a été avocat) garant jusqu'à preuve du contraire de la  justice dont il est le premier magistrat.

 

Alors que vient faire ici notre directeur régional avec son informatique, ses choix, sa surcharge de travail.

Nous sommes là dans la non preuve qui sert de preuve à un passage à l’acte, mais jusqu’où allons nous aller comme cela.

Notre président serait-il prêt d’aller jusqu'à la falsification pour ne pas se déjuger.

 

A ce jour, hormis des pathologies connues qui conduisent à un internement après avis de psychiatres, personne n’est en mesure de dire quand un individu va passer à l’acte pour commettre un crime, indépendamment du crime organisé, de la guerre ou autres actes terroristes sciemment réfléchit.

Vendre le suivit des SPIP comme moyen de dissuasion d’un passage à l’acte est pure démagogie, tous les psychiatres savent qu’en l’espèce il n’y a pas de solution pour anticiper cet instant, et en rendre responsable spécieusement le SPIP est inadmissible de la part de notre président.

Les progrès de la science nous permettent d’entrer dans le cerveau humain pour lire ses pensés, de nombreuses études sont faites sur ce sujet, toujours avec l’espérance que nous pourrions y lire ce que va faire l’individu et déceler le mensonge, peine perdu.

Même la justice américaine y a renoncé après quelques tentatives.

Par contre nous avons des éléments suffisamment probants pour nous interroger ou nous demander jusqu'à quand le président va abuser la bonne fois des citoyens qui s’émeuvent devant ces crimes.

 

Ce comportement pose un véritable problème de fond, quand l’on mesure l’absence de relation entre les deux faits, il y a de quoi être sur ses gardes si l’on appartient à la fonction publique, car à tout moment l’on peut servir de boucs émissaires pour accréditer une rumeur construite intentionnellement par notre président. Les fusibles ne sont plus les politiques mais les citoyens, il faut lui reconnaître cette innovation.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 14 Février 2011

 

 

 

Notre président avait dit qu’il serait le président des victimes, un jolie slogan qui réchauffe les âmes des nostalgiques de la vengeance.

Sauf que quand nous analysons les chiffres de la délinquance et de la criminalité, il y a tous les ans environs 1 200 000 personnes misent en cause pour un crime ou délit avec un taux de récidive d’environ 6.5% soit 78 000 personnes dont 5% pour une première récidive. (Source INSEE et ministère de la justice.)

En conséquence tous les deux ans environ 2 322 000 citoyens sont condamnés, je vous laisse continuer le raisonnement mathématique, qui bien sur si nous le menons jusqu’au bout sera faux car la comptabilisation de l’existence est toujours fausse. C’était juste pour faire mesurer la porter et la limite du slogan, car par ailleurs il y a depuis longtemps des lois qui viennent en aides aux victimes.

Depuis 1975 que la criminalité et la délinquance c’est accru mathématiquement il y a plus de 40 millions de citoyens qui se sont vus condamnés, (il ne va plus lui rester beaucoup d’électeurs)

En définitive sur la base de réalité criminelle et délinquante, à force de répétitivité, un sentiment d’insécurité et d’impunité c’est développé, bien au delà de la réalité, parce que certains secteurs sont plus en évidence que d’autres. En effet, la délinquance et la criminalité évolue également en fonction de la réalité du droit et des environnements économiques.

Je ne prends que l’exemple du vol de paquets de cigarettes dans les distributeurs de tabac, qui aurait songé que la lutte contre le tabagisme par la taxation induirait des vols de tabac pour satisfaire une demande qui se fait jour d’un tabac meilleur marché pour ceux qui ne sont pas frontaliers de l’Espagne.

Ainsi rien n’est simple, et au lieu d’en expliquer la complexité notre président développe les désirs d’accroissement punitif par deux thèmes celui de l’émotion vengeresse et la faute laxiste de ceux qui ont vocation à assurer et punir la criminalité et la délinquance, qui comme vous pouvez le lire concerne beaucoup de français, et non seulement les cas que nous vendent les JT.

C’est ainsi, sans nier toutes les erreurs des uns et des autres, si certaines sont médiatiques compte tenu du nombre de crimes et délits, il doit bien y en avoir d’autres, mais delà en s’en servir pour justifier la survenance d’un crime (affaire Laetitia) il y a un pas que notre président à franchi pour enfoncer le clou, et justifier dans la population le désir d’une réforme de la justice correctionnelle dans laquelle les jurés populaire seraient moins laxistes que les juges professionel.

 

Car la finesse et le but final est là, notre président pense que, sensibilisé aux problèmes de sécurité par une permanence de faits divers, il en découlera chez les jurés populaires une plus grande sévérité, satisfaisant en cela les extrêmes de droites  qui ne voient de solution qu’en la manière forte.

Nous avons l’exemple des jurys populaires en assise, globalement cette juridiction fonctionne sans grandes difficultés, mais il à été estimé utile de lui rajouter une juridiction d’appel. La particularité des assises et qu’elles jugent des crimes les plus graves dont l’instruction des dossiers, souvent longs et approfondis, fournissant assez d’éléments objectifs d‘appréciation pour limiter les erreurs sous la bien vaillance du président.

 

Rien de semblable dans les bureaux de jugements en correctionnelles, soumis à l’urgence permanente, seule la connaissance du droit et l’expérience permettent de palier les insuffisances de l’urgence.

 

Mais hormis cela quand l’on va dans cette institution c’est pour rendre la justice, et rendre la justice c’est apprécier le comportement d’un citoyen prévenu d’avoir commis une infraction au droit et duquel nous allons entendre en dernier les explications pour mesurer l’application de la peine qu’il subira une fois juger coupable, et pas avant.

 

Nous n’allons pas dans ces tribunaux pour punir les prévenus de nos propres peurs, ce qui me parait aujourd’hui le but recherché. Nous n’y allons pas pour nous venger d’un quelconque tors que nous reporterions sur d’autres. Nous n’y allons pas pour juger au faciès.

Pourtant beaucoup sont favorable à ces jurés populaires pour ces raisons, beaucoup pensent que ces juridictions doivent nous protéger d’un ennemi intérieur qui ente nos banlieues, qui vicient notre jeunesse, nous n’allons pas dans ces tribunaux pour donner corps à des fantasmes.

 

L’urgence électorale en direction du FN va le pousser une fois de plus à faire à la va vite une réforme qui pourrai être un pas supplémentaire de la responsabilité citoyenne, dans ce qui nous touche le plus au quotidien, loin des hypothétiques risques d’un sérial killer même sexuel, pour rendre la justice, non pour réaliser une campagne punitive.

 

En l’état de l’ambiance présente ce qui pourrait être une réforme d’un passage à la responsabilité adulte dans un domaine aussi sensible et difficile juger son voisin de palier, en suppriment l’espace ou la distance maintenu par le professionnalisme des juges, et une réalisation à haut risque pour la recherche, non d’une noble intention, mais d’une fin électorale.

L’on ne peut tout de même pas attendre d’un président qui infantilise en permanence les citoyens qu’il ait pour eux un projet d’une telle responsabilité qui exige plus qu’être adulte.

Je ne dirais pas que la magistrature est sur ces sujets sans équivoque, mais elle a acquis une compétence qui la préserve en parti des rumeurs et des ragots qui sillonnent nos informations et phagocytent l’esprit des citoyens.

Nous avons suffisamment développé la polémique, fait de la politique un théâtre, qu’il serait honteux et ignominieux que nous transformions ce prétoire en chienlit, car la liberté de citoyens en dépendent, et si certains ne rêvent que d’enfermement avant de poursuivre par des internements pour en arriver à des camps, nous n’y feront qui perdre un peu plus d’humanité.

 

Déclaration de Hortefeux  en entré en matière de la loi loppssi.

« Les bons résultats depuis 2002 n’ont pas été obtenus par hasard : ils sont non seulement le fruit d’une mobilisation totale des acteurs de la sécurité, mais aussi des réponses législatives complémentaires qui ont été apportées pour mieux garantir la sécurité des Français.

 

Source INSEE.

En 2008, 1 172 000 personnes ont été mises en cause pour un crime ou délit par les services de police ou les unités de gendarmerie. Le nombre de mis en cause a augmenté continuellement entre 2003 et 2008 (+ 22,6 % en cinq ans). Un peu plus de 15 % des mis en cause sont des femmes. Elles sont sur-représentées au sein des escroqueries et des infractions économiques et financières (hors législation du travail) avec 29 % des mis en causes. Près de 18 % des mis en cause sont mineurs (207 800 personnes). Pour des atteintes aux biens, une personne mise en cause sur trois à moins de 18 ans.

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 13 Février 2011

 


L’exploitation émotionnelle de la capacité meurtrière des humains devient pénible, particulièrement son utilisation morbide par notre président qui surfe sur la mort et le drame des citoyens pour être élu, et non content de cela il revoie la faute aux autres.

Jamais un président n’a mis autant en accusation les citoyens, jamais aucun ne les a monté les uns contre les autres.

Je suis rarement insultant car cela ne précise rien si ce n’est son humeur. Mais je n’arrive pas à trouver de qualificatif approprié pour définir son action.

Je vais reprendre un mot qui me parait le plus juste, il mène une entreprise de déconstruction.

Il est entrain de déconstruire la société française, mais dans son langage il appelle cela des réformes et la modernité. Loin de moi l’idée d’une stagnation, elle est d’ailleurs impossible, mais envisager la découpe de la société pour la mettre en vente, dans le plus obscur des scénarios je n’avais pas envisagé cela, du moins j’avais cru comprendre que ce n’était pas pour cela que des français l’avait élu.

C’est ainsi qu’il en est revenu à la sacralisation du capital, source de progrès, et à la précarité source d’innovations.

Mais que nenni de la réalité même si elle démontre que la concentration des capitaux a apporté un accroissement des inégalités salariales, fiscales, et si elle étrangle l’état. Son objectif n’est pas d’apporter une solution, mais de transférer ce qui est encore des services de l’état vers ceux qui possèdent de la monnaie pour les acquérir.

Le processus logique est calqué sur la précarité, à ses yeux tout ce qui offre des garanties pour se protéger des vicissitudes de l’existence et à pourfendre, si cela ne conduit pas à un service marchand qui vassalise, si cela ne conduit pas à une organisation machinéenne entre carotte et bâton, c’est là toute la haute philosophie de notre président, nous renvoyer au monde animalier.

2.5 Millions d’années d’évolution « civisilationnelle » humaine pour çà, pour s’entendre dire que le plus fort doit diriger et que les autres doivent vivre leurs conditions précaires, et l’UMP est unanime derrière cet homme, nous tenons là un sacré projet pour la France.

Et il est passé à l’acte, réforme de l’armée, réforme sur l’Independence française, réforme des services de police, réforme de l’éducation, réforme de la justice, réforme de la fonction publique, réforme hospitalière, et tout cela dans l’urgence toujours précédé d’un faits divers pour justifier d’une réponse aux désirs des populations.

J’en ai certainement oublié d’autres, mais je reste tout de même sur une interrogation, comment des élus UMP ont pu accepter tout cela, démentant de ce fait tout ce qu’ils avaient pu admettre du précédant gouvernement de même obédience. Comment ont il pu se déjuger de la sorte, devant ce qui ne fut que leurres, illusions, et entendre dire nous sommes obligés de continuer sur cette voie car à force de tromper l’opinion publique elle nous sera à un moment favorable.

Alors cette affaire de Laetitia à démontré publiquement les mensonges de notre président au point d’en avoir révolté la magistrature.

Il a fini par faire croire que la garde à vu est une sanction, au point que les citoyens sont heurtés quand un prévenu est relâché avant son jugement.

Il à fini par faire croire que la suggestion de dangerosité suffit pour obtenir une condamnation.

Il a fini par faire croire à la présomption de culpabilité.

Il a fini par faire croire au danger imminent des récidivistes.

Il a fini par faire croire aux dangers du net.

Il a fini par faire croire que l’aggravation des mesures de répression est la solution.

Il a réussi à faire croire que le traitement social de la délinquance est du laxisme.

Il a réussi à faire croire que les juges sont laxistes,

Il a réussi à faire croire que la police ne faisait pas son travail.

Il à réussi à faire remettre en cause les droits de l’homme par des citoyens.

J’arrête, et tout cela sans qu’une voie dissonante ne s’élève dans sa majorité.

 

Nous avons sous les yeux l’organisation sociale étasunienne qui depuis que nous l’observons n’a réglé aucun des processus d’inégalités chez elles, et en fervent admirateur, il nous en importe des modèles et regarde autour de lui tout ce qui dans d’autres états fonctionnent sans remettre en cause cette allégeance américanophobe.

Nous sommes face à un président sans aucune vue, ni projet pour la France, si ce n’est de se glorifier des fonctions internationales qui nous échoient à tour de rôle, et de s’ancrer irrémédiablement dans la mondialisation, dont nous savons qu’elle n’apportera plus de croissance. Les seuls enjeux deviennent des enjeux de prestige, autour du sport, l’on se félicite de nos médailles, et de nos candidatures à l’organisation de ceci ou cela

Nous savons bien que rien n’est parfait, que la victoire du capitalisme ronge les revenus du travail, désocialise une partie de la population, et nous savons que si nous traversons ses difficultés, c’est grâce à la solidarité égoïste construite de longue date, généralisé au lendemain de la guerre, et par la structure publique dont les grandes écoles ont formé les fonctionnaires, mêmes si nous pouvons nous plaindre de leur formatage et leur vision technocratique.

La même situation en 1929 sans les amortisseurs sociaux ont conduit à la guerre

Je ne l’en rendrais pas responsable non plus, mais ce président me fatigue de surfer sur l’ignorance et la peur des citoyens avec un sujet de prédilection pour la nécrologie, là ou il y a un cadavre il y a un membre du gouvernement quand ce n’est pas le président lui-même.

Je ne peux pas laisser croire que la folie meurtrière habite l’humain, ou alors il faut dire que les guerres sont des crimes et ne pas nous faire chier avec les crimes de droit communs, ou dire que la vie est criminogène.

Nous venons au monde sans aucune capacité à tuer un semblable, et sans d’inhibiteur de violence intra humaine.

Nous sommes aussi démunie qu’un vers de terre, éventuellement nos ongles, nos dents, et peut être la course à pied. A l’aube de notre apparition, nous étions tellement démunies que nous ne mangions que des fruits et des "grenouilles", nous ne risquions pas de pêcher ou chasser. Pour cela il a fallut des millions d’années, il a fallut une course exponentielle aux outils et aux techniques, en un mot un accès à la culture et à la civilisation.

Aujourd’hui grâce à la culture et la civilisation nous apprenons à tuer, et nous disposons de tout un tas d’outils ou d’engins capables de causer volontairement ou non la mort de son semblable, quand nous ne l’organisons pas en masse, et cela commence souvent dés l’enfance par des jeux.
Tout cela grâce à la culture, l’apprentissage que nous en faisons, que ce soit par les histoires, les contes, les films, les livres, l’éducation, pour disposer de deux choses, de ressources et de territoires, car le jeu n’existe pas, il n’est qu’un apprentissage à une capacité d’être une fois adulte.


La seule chose qui nous préserve d’une catastrophe, c’est l’existence de mécanismes émotionels d’équités, d’altruismes, et d’égoïsme solidaire, qui développent la morale, que nous énonçons dans les Lois pour préserver la sécurité de tous sans aliéner la liberté de chacun.

En cela la police et la justice sont indispensables, mais ne peuvent être que des contres poids dissuasifs aux conditions sociales de chaque société, qui développent plus ou moins les conditions d’émergence à nos instincts querelleurs, batailleurs, possessifs, conquérants, qui en l’absence de moyens culturels et civilisés sont incapables, sauf accident, de donner la mort.

Le crime n’est donc que social et culturel, sans le premier silex, dans un coup de colère l’homo sapiens n’aurait pas retourné cet outil contre son semblable, il y a 2.5 millions d’année.

nous tuons parce que nous avons apprit, construit des outils, et organisations socio économiques frustrantes et dangereuses pour la vie.

Alors partant de ce constat, toute personne prétendant diriger le destin des autres devrait savoir cela, 2.5 millions d’année que nous n’avons pas trouvé la solution, alors pouvons nous penser y arriver aujourd’hui.

Donc la capacité d’agressivité ne doit pas être prise comme seulement l’expression de violence, mais en un sens plus générique qui est la capacité d’agir pour aller prendre chez l’autre (son alter ego et le monde) ce qu’il vous donne afin d’exister quelles qu’en soient les motivations. L‘Homme n’est donc pas irrévocablement un être violent. Il est lui-même la construction d’un amalgame d’informations ordonnées qui ont élaboré son psychique ; mais il a la difficile responsabilité à partir de celui-ci, de quantifier et qualifier les informations qu’il perçoit dans l’ignorance la plus totale du monde objectif, en bâtissant au fil des millénaires l’image de ce qu’il a pu comprendre de lui et du monde. Et ce n’est qu’à partir des définitions qu’il leur donne qu’il est en mesure de transformer une agressivité innovatrice en violence mortelle intra espèce en l’absence d’un inhibiteur inné.

Donc l’information est capitale pour l’homme, et traiter l’information oblige d’apprendre, d’apprendre en permanence, sinon on la subit. Nous la subissons dans toutes les formes imparfaites et barbares dans lesquelles nous la figeons en nous croyant possesseur de la compréhension ultime. De ce fait nous faisons en permanence le procès de l’Homme, au lieu de celui de sa construction psychique, même si celle-ci porte un nom par acteur, tout en n’ayant jamais appris à cet acteur comment fonctionnait un organe aussi essentiel que son cerveau, avec lequel il allait devoir passer sa vie

Ceci précisé, devant la prestation de notre président autour de l’affaire Laetitia dans laquelle nous savons qu’il a menti sur la réalité des événements, pour apitoyer la population et diriger sa haine, sa vindicte.

Comment pouvons-nous accepter cela. Comment sa majorité peu accepter cela.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0

Publié le 9 Février 2011

 

La dernière décision du président d’exiger que les responsables de l’état passent leurs vacances en France relève de l’Autocratisme.

Il y a comme dans bien d’autre domaine un devoir de réserve qui tient à la représentation des fonctions que l’on assume. Cela se fait au quotidien, même pour les plus humbles d’entre nous quand nous percevons l’anachronisme qui peut y avoir entre nos pensés, nos fonctions et nos actes.

C’est ce que j’appelle trouver le juste à-propos, acte particulièrement difficile qui ne se bonifie qu’avec l’expérience de la vie entre souffrances et bonheurs.

Il ne faut donc pas espérer le trouver chez ceux qui ont peur de tout, et qui attendent de l’existence que du bonheur ignorant le mode échec sur laquelle se construit notre existence.

La conséquence en est un seuil de tolérance de plus en plus bas jusqu'à atteindre la folie, c’est dans se cycle que nous nous sommes installés, listant les faits divers au quotidien, toujours surpris qu’il y en ait toujours malgré toutes les lois d’opportunités, escalade somatique dont l’on sort toujours déçue car elle à une limite irréversible au-delà de laquelle si l’on accepte pas le risque de nos propres organisations, alors nous construirons des dictatures qui causerons plus de morts et de souffrances que celles qu’elles voulait éviter.

 

Toutes les mesures punitives trouvent leurs seuils d’accoutumance où elles deviennent moins efficientes. Les cris d’orfraie du ministre de l’intérieur au constat de l’augmentation des accidents mortels ni changerons rien. N’importe quel scientifique nous démontrerait la probabilité de ce risque, dans lequel n’entre pas que le comportement délictueux du conducteur, ce qu’étayent toujours notre ministre et qui a fini par criminaliser les citoyens normaux.

Il y a même un seuil ou la répétitivité des mises en garde devient contre productive.

Chacun de nous peut vérifier cela avec ses enfants, alors pourquoi voudrions nous qu’il en soit différent avec un gouvernement qui materne la population la culpabilise en permanence, se précipite à son chevet aux moindres maux.

L’infantilisation de notre société est visible et je laisse le soin aux spécialistes d’en tirer les conclusions.

Il y a comme une abdication du monde des adultes qui ont fini par prendre conscience que depuis qu’ils votent pour des dirigeants qui leurs promettent le bonheur, les difficultés perdurent et s’accroissent.

Mais voilà nous avons pour la plus part abandonné le terrain citoyen, pour nager dans le bonheur illusoire de la consommation et aujourd’hui où il faudrait du juste à-propos, nous ne disposons que de haines de rancœurs de mesquineries et la politique se résume à des procès de personnes, tellement elles se ont vendues leurs images plus que leur politique.

 

Alors nous nous trouvons devant une nouvelle réaction inappropriée de notre Randall national qui fait des lois aussi vite que Lucky Luke tire au révolver.

 

Il n’y avait que dans les dictatures communistes que les dirigeants ne partaient pas en vacances à l’étranger. Ce président ne recule devant rien, une fois de plus il va faire rire de nous.

Je n’ai pas particulièrement suivit l’épisode des vacances de MAM, sa bourde ou celle de Jupé avait une plus grande porté politique sur la réalité du fond de ce gouvernement, que les avantages que tire de sa fonction ou de ses relation MAM.

Mais l’enseignement qu’il me semble utile de regarder est l’enchainement des fait qui reposent sur des appréciations suggestives exprimant des frustrations, et des jeux de manipulation.

Ben Ali et Moubarak, ne sont pas des dictateurs, personne n’à oser dire cela, que dans un excès d’euphorie, d’espérance, de colère, les populations concerné le disent, que nous aussi nous le disions, soit, mais pas ceux qui ont la charge d’informer la population.

 

En Tunisie et en Egypte il n’y a pas de révolution pour l’instant, non plus.

 

Ces deux pays sont des états de droit et c’est en faisant voter des lois comme nous sur la sécurité des personnes et de l’état qu’ils en sont arrivés là.

A contrôler l’information, à contrôler internet (comme les chinois) à contrôler les opposants, leur crédo étaient que les forces de l’ordre soient visible pour être un maximum dissuasive.

 

Je vous paris mon billet que c’est ce que va proposer le gouvernement. Face à la recrudescence des accidents de la route, bref ils en faisaient juste un peut plus que nous, et moins habilement, d’où l’aide de MAM.

 

Alors c’est avantageux de laisser penser que ces dirigeants étaient des dictateurs et non des autocrates, des hommes qui voulaient disposer du pouvoir absolu, tient comme notre président, cela évite de se regarder.

Et voila qu’avec l’affaire des vacances de MAM cela se retourne contre elles.

 Je n’en suis pas fâché, mais je ne trouve pas cela décent, à moins de démonter la réalité de connivences.

Sinon il va falloir interdire les vacances en dictatures aux français, il va falloir refuser toutes les productions qui nous arrivent de ces pays. J’ai le souvenir de Mitterrand qui disait « s’il ne fallait commercer qu’avec des démocraties l’on ne commercerait pas avec grand monde ».

 

Quand le pouvoir économique et financier échappent aux dirigeant politiques, il ne leur reste plus qu’a se regarder le nombril, et parfois plus bas. Depuis des années nous vivons comme cela, et durant ce temps là, durant toutes les périodes ou l’information insignifiante a capté notre attention, le gouvernement démantèle l’état, sa fonction publique, sa justice, son éducation, sa solidarité, contrôle l’information, contrôle la population, tout cela avec notre bénédiction.

 

Alors sommes nous sur qu’en criant sus aux dictateurs et vive la révolution, ce n’était pas de nous que nous parlions

 

Voir les commentaires

Rédigé par ddacoudre

Publié dans #critique

Repost0